RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [Juin 1755] Happy Holy War! And may the odds be ever in your favor !

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Messalina


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MessageSujet: [Juin 1755] Happy Holy War! And may the odds be ever in your favor !   Dim 19 Oct - 22:04

Ce qui est arrivé, ne peut être changé.




Engagez-vous, battez-vous, ne pensez qu’à votre Déesse, disait-il… Basíleios, tu n’étais vraiment rien d’autre qu’un abrutit, prêt à tout pour te débarrasser de tes responsabilités de chevalier et son code d’honneur. Il y a dix ans, tu avais aussi oublié d’aborder le sujet des Guerres Saintes… Ces bains de sang dont seuls les fous se réjouissent.

Je quittai ma demeure, sans savoir si je la reverrai. J’attelai ma monture en silence, seul le cliquetis métallique de mon armure parvint à mes oreilles. Montant à cheval, je me tournai pour observer une dernière fois ma chaumière. Je vis mon frère, souriant, me saluant de loin, comme à l’époque, où j’allais vendre mes fromages au marché… Mais l’illusion s’évapora bien vite… Ma main se porta à mon visage, y glissant mon masque d’acier. Bien que n’étant plus obligatoire, j’aimais le porter dans ces conditions. Je pus laisser les larmes couler le long de mes joues, sans montrer de signe de faiblesse. Donnant un coup de talon dans les flancs de mon cheval, celui-ci se mit au galop.
-Je ne mourrai pas avant de t’avoir retrouvé… Je te le promets… Cinna…
Je traversai le village de Rodorio, comme si des œillères obstruaient ma vue, je ne pus dire s’il y avait du monde dans les rues en ce funeste jour. Toutes les pensées du monde se bousculaient dans ma tête. Pourquoi devait-on nous battre ? Pourquoi devait-on tuer les pions d’un plan qui les dépassent ? Pourquoi devais-je participer à cette mascarade ? Les notions de bien et de mal, allaient disparaître… Egorger, tuer, torturer allait devenir des actes de bravoure, respect et honneur, pour les heures et jours à venir.

L’entrée du sanctuaire se dessina devant moi. J’allais devoir protéger ce lieu, au péril de ma vie. Pourquoi devions-nous défendre les maisons zodiacales ? Et les villageois, qui s’en souciaient ? Les ennemis n’aller pas passer sans rien leur faire. Il était presque évident, qu’au moins certains, profiterai de leur vulnérabilité. Je mis pied à terre, en face des marches menant au premier temple. Je retirai selle et longe à mon cheval, ainsi il pourra éviter ce massacre. Le gratifiant d’une ultime caresse sur ses joues, je collai mon front au sien. Sa chaleur me réconforta l’espace d’un instant.
-Il est temps.
Je donnai un coup sur le fessier de mon destrier pour le faire fuir, ce qui allait devenir, très bientôt, un champ de bataille. J’entrepris mon ascension. La lumière se reflétait dans les pièces d’argent qui cachaient ma poitrine, mes jambes et mes avant-bras. Je n’avais pas l’armure la plus fournie, mais je l’aimais telle qu’elle était. Mes couettes voletèrent au rythme de mes pas, mon étole turquoise sur les bras suivant le même mouvement. Certains étaient déjà à leur poste, prêts pour la bataille. J’avais un pincement au cœur en passant devant-eux. Si les ennemis parvenaient jusqu’à moi, ça signifiait que ceux, que je croisais à ce moment, seraient morts ou proche de donner leur dernier souffle de vie.

Je priai pour que quelqu’un vienne annoncer qu’il s’agissait d’un exercice, pour déterminer les chevaliers fidèles. Mais personne ne vint pour me faire arrêter de gravir ces marches. Je pénétrai le premier temple… M’efforçant de rester concentrée sur ma route, je m’abstins de chercher Ãmon. Il était en première ligne, avec Mashia de la Vierge… Même si je n’étais pas forcément proche de lui, il n’était pas un « inconnu » ou un nom sur la liste. J’avais entendu des apprentis dire, que la Vierge n’était pas forcément en état de se battre… J’espérais que ce n’était qu’une rumeur sans fondement. Une fois le temple du bélier traversé, une boule au ventre me saisit. Il fallait rester droite et forte, je chéris mon masque une nouvelle fois… Ma lèvre inférieure trembla de plus en plus, au fur et à mesure de ma montée. J’arrivai à la maison du Taureau, à nouveau, l’image des chevaliers, que je croisai, baignant dans leur sang, surgit devant mes yeux. Je craignais réellement que le sanctuaire se transforme en une boucherie. Cette maison serait protégée par son propriétaire : Hector du Taureau. À ses côtés se trouverai Corell du Lion. Encore un nouveau rempart à détruire pour nos ennemis. Tous ces noms, n’étaient vraiment que des noms pour moi… Pourtant, j’espérai au fond de moi, qu’ils s’en sortiraient tous sans mal. Prenant grand soin de ne regarder aucun visage, afin de ne pas me déconcentrée lors de mes combats à venir, je pris l’escalier qui mené à la maison que j’allais devoir protéger : La Maison des Gémeaux. Je m’étais toujours sentie à l’aise quand je la traversai, peut-être parce que j’étais une Gémeaux, et comme la plupart des porteurs de cette armure, j’avais quelque part un jumeau…

En haut des marches, je me retournai pour voir la vue qu’offrait se petit palais. Je vis le village à travers les arbres, l’entrée, les deux premières maisons, des ombres courants de gauche à droite. L’air était lourd, comme si la gravité s’était intensifiée. La Guerre possède cette faculté… Rendre un soleil plus brillant, un coup de vent plus violent, une pluie plus tranchante, le panorama était sans doute plus beau aujourd’hui, qu’il ne l’était avant que la guerre ne soit annoncée. Sûrement par réflexe, je priais le Dieu unique que Papa vénérait, puis la sainte vierge que Mamma aimait. Mamma, Papa… Seraient-ils fier de voir que leur fille était une Silver Saint ? Quelle se battait pour que le monde ne sombre pas dans le chaos ? Ou aurait-il honte de voir à quel point leur famille a été détruite ? Que les jumeaux s’étaient battus pour une boite en argent, alors qu’ils avaient toujours tout partagé…

Je ne devais pas laisser mon passer me détourner de mon chemin. Ce qui est arrivé, ne peut être changé.

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MessageSujet: Re: [Juin 1755] Happy Holy War! And may the odds be ever in your favor !   Mar 21 Oct - 20:12

~ Asgard – Idavoll

La promesse d'une longue nuit se murmurait entre les rangs. Un long silence annonciateur de rudes batailles. Le village avait été évacué dans un calme relatif juste avant que les sombres nuages ne déversent sur le Sanctuaire une pluie orageuse qui ne cesserait. Il lui sembla que cette dernière ne prendrait fin qu'à la fin des hostilités à venir, comme un décompte, un compte à rebours sinistre. Son regard attrapa la sombre silhouette des temples zodiacaux qui s'étendaient face à lui. Lui, il n'était pas un saint. Lui, il n'avait pas un temple à défendre, pas d'armure à porter, pas sa place ici. Pourtant, il avait tout de même quelque chose à préserver, quelque chose qu'il ne voulait pas perdre, quelque chose qu'il pouvait faire, même sans armure, même sans titre, même en étant celui qu'il était aujourd'hui, dans toute son imperfection, avec toutes ses erreurs... Le guerrier contempla le village à la teinte grisâtre en contrebas. Cet endroit l'avait accueillit. Cet endroit, il le connaissait bien, même si il l'avait fui, même si il en était parti. Un grondement le fit sortir de ses pensées moroses alors que le tigre qui l'accompagnait l'observait de son regard ambré. Il n'eut pas la force de lui sourire et reprit simplement sa marche, ignorant la pluie qui alourdissait son pas, dégoulinait sur ses vêtements. Sa fraîcheur était presque agréable, en fait. Kappa lui avait demandé de prendre part à cette guerre qui se préparait, il avait donné ses ordres alors que l'esprit du traître était encore embrumé par les paroles de la sainte de la vierge. Elle avait raison, il ne l'ignorait pas et il avait su par avance que cette confrontation serait douloureuse. De la colère. De la crainte. Du regret. .. Et d'autres émotions aussi vivaces mais plus ténues. L'ombre du premier temple se dévoilait et le guerrier sentit sa respiration se bloquer, sa gorge se serrer alors qu'il s'avançait avec une lenteur grave. Dohko inspira profondément alors qu'il se retrouvait face à ces premières marches montant jusqu'au temple du bélier. C'était la première fois qu'il allait les monter sans un accompagnateur depuis sa sortie de prison. Il n'y avait jamais été sinon, sauf dans cette vie antérieur dont il n'avait plus aucun souvenir. La vision de ce temple ancien, érodé par le temps mais toujours debout éveillait pourtant en lui quelque chose et il s'attendait presque à voir... quelque chose. Mais bien vite, cette impression fut remplacée par une autre alors que le tigre l'observait de nouveau du haut des marches. Cette fois ci, le guerrier parvint à lui offrir un pâle sourire. Courage, songea t-il alors qu'il sentait l'aura de Mashia et du propriétaire du premier temple. Était ce l'eau qui alourdissait ses pas ou ce sentiment perfide qui entravait ses chairs ?

Cette traversée fut la plus éprouvante. Il salua les deux présents avec cet air grave que peu lui connaissait, celui qui, au fond, avait déjà vécu la rudesse de la guerre et de ces conséquences sur l'homme. Il fit des efforts louables pour ne pas paraître plus inquiet qu'il ne l'était, plus désolé également, plus troublé tout autant lorsque son regard attrapa la silhouette de la vierge auréolé de son aura d'or. Elle était une sainte d'or après tout, elle était forte, elle avait un rôle à jouer. Il n'avait pas oublié ses mots aussi ne s'attarda t-il pas plus que nécessaire, non pas pour fuir – bien que – mais pour lui épargner sa présence. Tout avait été dit plus tôt. Ou presque. Il aurait pourtant voulu lui déclarer quelque chose, une dernière chose avant que tout ne commence, un message de prudence, de soutien mais sa voix se refusa à lui et il suivit l'animal qui l’entraînait jusqu'à la sortie avec son assurance féline. La pluie qui s'écoula drue dès lors qu'il dépassa le temple lui fut salutaire, remettant de l'ordre dans ses pensées. Hù... Reste ici s'il te plaît. La créature sauvage l'observa avec ce rien d'acuité qui prouvait qu'il n'était pas un animal ordinaire. Les doigts du guerrier glissèrent sur la fourrure gorgée d'eau de l'animal avec une certaine affection. Son compagnon de toujours. Son souvenir. Je peux me débrouiller seul, ne t'inquiète pas pour moi. Et je serai plus rassuré si tu étais... avec elle. Elle sera sûrement encore plus en colère contre moi, mais elle ne le sera pas contre toi, déclara t-il doucement avec un sourire qui se voulait aussi franc que possible mais sonna comme plus las qu'il ne l'était. Il comprenait et acceptait les griefs de cette dernière, il était responsable de ses actes. Le tigre frotta sa tête massive contre sa main dans un geste d'au revoir avant de se diriger vers le premier temple qu'ils venaient à peine de franchir. Son cœur se serrait douloureusement à chaque battement. Était il lâche d'ainsi agir ? Probablement. Soit prudente...

Elle serait en première ligne. Si elle tombait... L'homme secoua la tête avant de continuer son ascension. Le cinquième temple... Cela lui paraissait si loin. Chaque pas qui l'éloignait de la maison du bélier lui paraissait plus pénible. Plus douloureux. Pourquoi n'était il pas resté à ses côtés ? Pourquoi continuait il à s'éloigner ? Encore. Il devait lui faire confiance, il devait...

Rah ! Ça ne te ressembles pas Dohko ! lâcha t-il un peu brutalement en plein milieu de son ascension qui l’entraînait jusqu'au troisième temple. Il avait salué comme il se devait le propriétaire de la maison du Taureau, le remerciant pour l'avoir laisser passer – même si il ne faisait que suivre les directives du Grand Pope – ainsi que son confrère du lion. Il inspira profondément, faisant peu cas de la pluie qui dégoulinait sur son visage, sur sa tunique chinoise gorgée d'eau. C'est trop tard maintenant, il n'y a plus qu'à lui faire confiance... Et si il sentait quoi que ce soit d'étrange, il se précipiterait jusqu'au premier temple. Voilà, ce serait aussi simple que cela. Pour l'instant, il devait juste leur faire confiance, Hù était auprès d'elle, il ne laisserait pas quelque chose lui arriver. Le guerrier grimpa les dernières marches qui lui restait pour atteindre le palier le menant au temple jumeau des gémeaux. Il devait se rendre encore deux temples plus haut pourtant... Il aperçu en haut de ce promontoire une silhouette gracile faisant fi de la pluie qui s'écrasait sur elle. Elle contemplait ce monde assombri, meurtrie et ce paysage baigné par cette sombre atmosphère, cette attente, cette torpeur trompeuse que la pluie ne faisait qu'aviver. Si il se retournait, il apercevrait encore la maison du bélier. Plus haut, il ne le pourrait plus. Dohko resta quelques instants à contempler la demoiselle malmenée, étrange statue d'airain à la longue chevelure bleutée arborant sur son visage, ce masque d'argent qui dissimulait aux regards extérieurs, le faciès de la guerrière. Ce masque avait quelque chose de grave presque intimidant. Nulle émotion, juste la froideur de ce regard sans vie.

Tu ferai mieux de venir t'abriter dans le temple des Gémeaux. La voix du chevalier noir était douce, un rien amusé presque, par l'attitude égarée de la belle qui semblait se perdre dans sa contemplation passive. La guerre. C'était la guerre qui sonnait à leur porte. Il entraîna la guerrière de la grue – il avait reconnue l'armure d'argent de cette dernière – jusqu'à l'abri que constituait la maison zodiacale, résonnant du bruit de leur pas. Ils étaient littéralement trempés. Dohko contempla sa tunique d'un œil critique avant de l'ôter tout simplement afin de retirer le surplus d'eau que cette dernière avait un peu trop emmagasinée. Il n'y avait nul gêne de sa part lorsqu'il se détourna vers la sainte de la grue, ce n'était de toute façon pas un bout de tissu qui le protégerait lors des combats à venir. Son cœur rata un battement à cette pensée.
Je suis Dohko, en fait. Dohko, juste Dohko, pas de titre, pas d'armure. Ou elle le connaissait de réputation – le traître, l'ancienne balance – ou bien elle ne le connaissait pas du tout, et en cela, les présentations étaient de rigueur. Et tu dois être la sainte de la grue, si je ne me trompe pas. Il ne connaissait pas le nom de tous les saints du Sanctuaire et le sien ne lui revenait pas en mémoire – dans cette mémoire tronquée qu'il possédait. Le guerrier lui offrit un sourire contrit avant de déposer sa tunique sur le sol et de laisser de nouveau son regard dériver sur le paysage terni. La pluie ne s'arrêtera pas de si tôt... Ils allaient devoir combattre sous ce déluge ou bien dans les temples en prenant le risque de les détruire. Ce qui risquait fortement de se passer, il n'était pas naïf sur ce point.

La guerre frappait aux portes du Sanctuaire.

Désolé, Kappa, mais je ne vais pas t'obéir aujourd'hui encore... Ce dernier allait devoir se faire une raison, mais après tout, il n'avait aucun réel pouvoir sur le guerrier sans armure qu'il était. Il resterait ici.
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Jara


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MessageSujet: Re: [Juin 1755] Happy Holy War! And may the odds be ever in your favor !   Dim 26 Oct - 2:40

Ils avaient vu juste.

Comme une malédiction se réalisant, depuis son temple, le jeune Capricorne n’eut besoin que d’entendre un coup de tonnerre pour se lever, l’air grave et solennel. Il portait déjà son armure, il connaissait déjà les ordres de Kappa, il savait déjà ce qui avançait droit vers le Sanctuaire et il n’avait pas besoin de voir pour comprendre le ciel. Il avait tout prévu. Quelques jours avant, il se souvenait avoir prévenu le nouveau Régent d’un orage qui ombrageait l’horizon. C’est étrange à quel point le présent prend vite la place du futur lorsqu’il nous effraie. Jara n’eut pas le temps de sentir les derniers rayons chaleureux du jour puisqu’ils furent aussitôt dévorés par une nuit prématurée, martelant le sol de son venin diluvien.

Il était si jeune, le plus jeune de tous sûrement et pourtant il devait porter sur ses épaules le poids de tant d’épreuve, de tant de titre et aujourd’hui, il allait devoir vivre une guerre. Une longue et interminable bataille dans laquelle il soupçonnait la vie de beaucoup des siens comme déjà disparue. Peut-être cela sera-t-il son cas ? L’Elu de Makara n’était pas de ceux qui n’envisageait pas cette éventualité. Comment être sûr que la lumière d’Athéna puisse encore les attendre par delà cette barricade de nues ?

Jara eut voulu ranger au fin fond de son esprit les dernières onces de conciliation qui persistaient encore à réchauffer son enveloppe devenue plus froide et sèche qu’à l’accoutumé. Sous ses airs d’éphèbe d’orient, on aurait pensé qu’il ne s’agissait que d’un automate, au mieux une oeuvre de marbre tel qu’on en voit près du Palais du Pope.

Lorsqu’il quitta son temple, l’Epéiste se retint de se retourner car cela semblait ne signifier n’être qu’un adieu. Or, il ne voulait pas lui dire adieu, ni à son temple, ni au Sanctuaire, ni au monde. Il voulait vivre et pour cela, son sang allait couler. Par ailleurs, il n’était même pas sûr de pouvoir discerner quoi que ce soit tant la pluie brouillait son accuité visuelle, pourtant surnaturelle. Véritables phares dans la nuit de forturne, ses iris d’or brillaient. Leur mouvement descendant de marche en marche faisait penser à un fauve en chasse lorsqu’on n’y voyait pas le corps. Jara feignit une grimace car les gouttes de pluie faisaient un atroce bruit lorsqu’elles tombaient sur le métal de son armure d’or. Heureusement, sa tête n’était pratiquement pas mouillée grâce à la cape écarlate qu’il portait comme un voile, souvenir de sa rencontre avec la Vierge. Afin de l’attacher, celle-ci y avait mis une broche d’argent en forme de lotus. Lorsqu’il se concentrait, Jara pouvait sentir le cosmos de Mashia. Il lui était souvent difficile de différencier la bonté qui en émanait de celle de sa déesse. Peut être était-ce parce que la Mokushi lui avait servi d’hôte.

Malgré la brume formée par la chute brutale de température, le Capricorne était toujours en mesure de voir tous les soldats du Sanctuaire crier, courir dans une cacophonie épouvantable autour de lui, descendant vers la zone de siège ou montant près des rescapés de Rodorio. Il avait l’impression d’avoir tant vécu que ses yeux semblaient aussi fatigués que ceux d’un vieil homme. De sa jeunesse, il espérait au moins en avoir la fougue bien qu’il ne pouvait savoir s’il s’agissait de la brûlure d’Excalibur en lui ou bien ceci.

Enfin, il voyait l’insigne des Gémeaux. Il était arrivé là où peut être toute cette guerre allait se dérouler pour lui. Il ne savait pas à quoi s’attendre et n’était pas au courant de la personne avec qui il allait combattre. En rentrant, il frotta sa capuche contre ses cheveux de jaie. Quelques gouttes perlaient encore sur ses boucles avant de s’échouer sur son front halé. La carnation de sa peau et de sa chevelure n’aidaient pas à le discerner dans ce sombre temple, inhabité depuis bien longtemps. Heureusement qu’il restait ces deux perles d’or à la place de ses prunelles.

Il y a quelqu’un ? demanda-t-il.

Il avança encore avant d’entrevoir deux silhouettes à l’autre entrée du temple, à l’opposée. Ils devaient avoir monté les marches du Sanctuaire. Le Porteur d’Excalibur reconnut aussitôt l’armure de la Grue. Il allait donc s’allier avec une Saint d’Argent. Celle-ci semblait si jeune… Finalement plus que lui même, comment avait-elle pu finir dans une telle condition, à devoir donner sa vie, même pour une cause aussi juste que la sienne ? Sur un ton austère, il s’adressa à elle.

Jara, chevalier d’Or du Capricorne.

Il fit une pause en regardant le deuxième individu. Il reconnut immédiatement son ancien maître. Dohko ? Mais que faisait-il là ? Cela faisait des semaines qu’il avait disparu et sûrement des mois que Jara ne l’avait pas vu. Il avait eu l’habitude de lui rendre visite en prison jusqu’à ce que l’ancienne Balance fut libérée, après cela, le jeune Indien ne trouva plus vraiment le courage de lui rendre visite de lui-même puisqu’il semblait s’être créé son propre environnement.

Dohko ? Il remarqua que celui-ci était torse nu et vit cette vieille tunique que Jara avait également porté lors de leurs entraînements par terre puis reposa son regard sur le chinois, pourquoi es-tu revenu ?

Son air abrupt, Dohko s’y était sûrement habitué bien qu’il avait eu droit à un ton un tantinet plus chaleureux lors de ses visites mais la fugue du Renégat avait fini par le refroidir. Lui qui ne se souvenait pas, lui qui ne se souvenait plus. Ca, il faisait tout son possible pour ne pas penser au fait que l’une des seuls personnes à avoir compter pour lui, à l’avoir épaulé ne se souvenait plus de lui. Non, il était juste vexé: pourquoi l'avait-il à nouveau quitté ?

Etait-il là pour Jara, pour cette fille ou… pour la Guerre ?
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Messalina


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MessageSujet: Re: [Juin 1755] Happy Holy War! And may the odds be ever in your favor !   Dim 26 Oct - 14:57

Peut-être la guerre me rendait-elle trop sensible…



Au bout de quelques minutes, une voix me sortit de ma torpeur. Étrangement, elle me semblait familière, comme si j’avais déjà entendu son écho, il y a très longtemps. Sans avoir le temps de broncher, l’inconnu me tira à l’intérieur de la maison, « à l’abri ». Je ne voulais pas fuir la pluie, non, elle me lavait de tous pêchés. Sentir ses fines gouttelettes marteler ma peau, me faisait me sentir vivante. Plus vivante que cette maison, totalement vide… Désertée ou abandonnée.

Comme une enfant, j’observai ce lieu sous toutes ses coutures, comme si je ne l’avais jamais vue auparavant. Silencieuse, perdue, désespérée…

L’homme se présenta, non pas de manière formelle et élégante comme le font les hommes nobles, ni de manière froide comme le demande la guerre… Sa voix était légère. Dohko… C’était étrange pour un chevalier de ne pas donner sa constellation, c’était une fierté pour la plupart d’entre eux, pourtant. Mais le plus étrange, c’était ce que ce nom m’évoquait… Un sourire de gamin, un paysage asiatique…
Je n’eus pas le temps de me présenter à mon tour, qu’il me désigna comme la Sainte de la Grue. Mon armure, la plus féminine sans doute, était facilement reconnaissable.
Je me tournai pour mieux voir cet inconnu. Mes yeux s’écarquillèrent, quand je me rendis compte qu’il s’était déshabillé… Mais… Mais… Mais… Pourquoi ? Vraiment ? Les chevaliers sont tous des pervers ! Comme si, c’était le moment ! Voilà sans doute pourquoi, Athéna nous avait fait porter ces masques, pour que les hommes ne puissent voir à quel point il était facile de nous surprendre. Lui, cette situation ne le dérangeait pas, il contemplait à nouveau le paysage sous la pluie, comme si de rien était. Il fit un commentaire, plus pour lui que pour moi. Mais qui était-il ? C’est là que je vis son dos et plus particulièrement les lignes d’encre et le dessin qu’elles formaient… Mais oui !
-Toi…
Le mot quitta mes lèvres dans un murmure, ma gorge se serra.

Je ne pus reprendre, qu’un nouveau cosmo fit son apparition dans la maison. Faisant volte-face, ma chevelure gorgée d’eau vola dans le mouvement. Il avait un teint halé, des yeux ambrés… Il se présenta sous le nom de Jara du Capricorne. Me voilà entourée de deux chevaliers d’or donc… Pourquoi avaient-ils besoin de moi ? Avant d’entreprendre de répondre, je vis le regard du saint divaguer sur mon compagnon de fortune. Ses sourcils s’arquèrent le temps d’un instant, ne l’avait-il sans doute même pas remarqué.
La voix du saint d’or était sévère, trop sévère et grave pour son âge. Ils devaient sans doute se connaitre. D’un côté je les enviais d’avoir quelqu’un à leur côté, sur qui ils savaient qu’ils pouvaient compter. Moi ? J’étais seule… Mais au moins, je n’avais rien à perdre. En tout cas pas ici, pas aujourd’hui…

Je n’étais pas au fait des dernières actualités du sanctuaire, et sur le moment, je ne compris pas pourquoi le Capricorne pouvait dire ça à la Balance. Il était un chevalier, d’or de surcroit, il était évident qu’il allait participer à la guerre. À moins qu’il y ait autre chose derrière. Dans tous les cas, nous devions éviter les tensions pour le moment.
-Je suis Messalina de la Grue.
Bien que mal placé, avec un peu de chance, les deux hommes allaient rester calmes. Mon regard derrière mon masque était sombre… Les trois larmes sous l’œil gauche de mon voile de métal reflétèrent parfaitement ce que je ressentais depuis ce matin : de la tristesse. L’empreinte de ce sentiment, transparaissait subtilement dans ma voix, malgré moi.
-Ne voulez-vous pas garder votre rancœur pour demain ? Si nous sommes toujours là. Et si vos cœurs ne pleurent pas les sacrifiés ?
Ce n’était pas des mots doux, si malgré cette phrase, ils décidaient de se disputer, ils passeraient pour des égoïstes, sans notion de la vie humaine. Et pourtant, eux connaissent les chevaliers qui se trouvaient entre nous et les ennemis. Comment pouvait-il penser à autre chose ? Peut-être la guerre me rendait-elle trop sensible… Mais je ne comptais pas mourir. J’avais une mission à accomplir. Plus importante que cette guerre, en tout cas à mes yeux. Et si ces deux chevaliers, n’étaient pas sérieux lors de la bataille, mon espoir, mon rêve, ne se réaliserait peut-être jamais. J’étais la plus âgée, je devais donc montrer l’exemple, laissant mes aprioris sur les chevaliers de côté, le temps d’une bataille.

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MessageSujet: Re: [Juin 1755] Happy Holy War! And may the odds be ever in your favor !   Dim 26 Oct - 17:38


La sainte qu'il avait rencontré ne semblait pas bien bavarde. Elle ne se présenta pas immédiatement, comme troublée par quelque chose et ce, jusqu'à ce qu'une seule et unique dénomination ne vienne passer la barrière de ses lèvres. Le guerrier noir haussa un sourcil circonspect face à l'injonction de la demoiselle avant de se souvenir d'un détail qui n'en était pas un. Il était amnésique. Est ce qu'elle le connaissait d'avant ? Est ce qu'on se connaît ? Cette question, il l'avait posé un nombre incalculable de fois tant et si bien que la prononcer une fois de plus lui paraissait trop familier. Son ton était presque las. Il s'était habitué pourtant, il y avait toujours cette réserve, cette culpabilité, cette angoisse presque. Lui, il n'avait pas le moindre souvenir d'elle, comme c'était le cas pour tous les autres. Il n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit qu'un autre chevalier s'approcha, cette fois ci pourtant, Dohko le connaissait. Non pas d'avant lorsqu'il était encore chevalier d'or de la balance, mais de maintenant. D'il y a quelques mois pour être aussi sincère que possible. L'accueil fut plutôt froid, bien plus glacial que ne l'était la morsure de l'eau sur sa peau. Ses paroles faisaient échos à d'autres, toutes aussi amère, toutes aussi vindicatives, toutes aussi douloureuse.Tu m'as abandonnée ! Il n'était pas sûr de pouvoir faire de nouveau face à de telles paroles aussi vite. C'était blessant mais mérité. Cette douleur là qui s'épanouissait dans sa poitrine comme une fleur de carnage qui avait éclos sous sa seule bêtise mais il n'était pas seul à en subir les conséquences. Il avait fait du mal en s'échappant de ce carcan qu'était devenu le Sanctuaire et en même temps... Peut être était ce un mal nécessaire. Peut être était ce un châtiment qu'il devait endurer, un de plus, qu'importait au fond.

Il ne répondit pas immédiatement, appréciant presque l'intervention de la guerrière alors que lui ne savait vraiment que répondre. Dohko n'était pas un grand orateur, même si il parlait beaucoup, il agissait d'instinct et avait tendance à faire de même avec les mots. Il coula au jeune saint d'or un regard un rien fatigué. Parfois, il voulait tout avouer. Tout déballer. Comme ce qu'il avait fait avec Mashia bien malgré lui. Ce n'était pas une excuse, ce n'était qu'une justification bancale qui, de toute façon, ne concernait que lui. Elle savait. L'ancienne balance cala son dos contre le mur la colonne la plus proche, croisant les bras contre son torse. C'est une rancœur mérité Messalina et je pense qu'il vaut mieux crever l’abcès tout de suite. Si on le peut, il vaut mieux combattre sans regret et sans question laissée en suspend en gardant l'esprit aussi lucide que possible. Un sourire vint un instant effleurer ses lèvres, bien pâle comparé à ceux dont chacun était coutumier. Il se retourna finalement sur Jara pour répondre à sa question – à son reproche. Je n'avais aucune raison de ne pas revenir Jara. Certes, je suis parti sans prévenir, mais j'avais mes raisons, aussi mauvaises peuvent elle être. Je ne cherche pas à me justifier de mon comportement, je sais que je n'aurai pas dût et crois moi, je le regrette sincèrement. Mais je ne peux pas revenir en arrière, alors je ne peux que m'excuser pour mon égoïsme et affronter ce qu'il adviendra ici comme chacun d'entre vous, avec mes propres forces.

C'était un monologue déclamé en toute sincérité, cette fois, bien à l'image du chevalier de la balance quand bien même pouvait on sentir au fond de sa voix, l'ombre du regret, de la culpabilité. Je ne veux pas perdre le dernier endroit qu'il me reste. Il n'avait plus de souvenir hormis ceux ici. Ici, dans ce lieu si familier dont sa mémoire était pourtant vierge. Il s'écarta de son appui pour faire face au chevalier du capricorne et à celle de la grue. Je peux toujours aller ailleurs si ma présence vous incommode, je ne suis pas à une seule entorse aux ordres de Kappa près, finit il avec une espèce de sourire amusé à la mention du grand pope actuel qui avait distribué ses ordres et qu'il avait sciemment ignoré. Après tout, il était un chevalier noir, il n'avait même pas à répondre aux ordres de ce dernier. Et puis, il avait toujours été un peu comme ça: mieux vaut demander pardon que permission.
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MessageSujet: Re: [Juin 1755] Happy Holy War! And may the odds be ever in your favor !   Lun 17 Nov - 23:01

Je deviens folle


Dohko avait décidé de répondre au Capricorne. Le but de ma vie allait être compromis, j’en avais bien peur. Ils avaient des choses à se dire, certainement des vieux souvenirs à raviver ou que sais-je… Ces choses, je ne les connaissais plus. Je ne savais plus ce que ça faisait de retrouver quelqu’un qu’on a perdu. J’avais érigé un mur entre les autres et moi. J’avais beau me répéter que c’était leur faute, j’avais tort. Cette forteresse qui me gardait prisonnière loin de tous, je l’avais érigée de mes mains.
Je ne voulus pas interférer davantage dans leur conversation. Leur tournant le dos, je m’enfonçai dans la troisième maison zodiacale. L’ennemi était proche, certes, mais je ne pouvais observer ce paysage désolé plus longtemps.

Tout était sombre, froid, comme mort. Depuis quand ce lieu était-il abandonné ? Je n’arrivai même pas à trouver le nom d’un seul saint, ayant veillé sur cette maison. En avait-il seulement eut ?
Les murmures des deux chevaliers d’or, arrivaient encore jusqu’à moi.
Je m’enfonçai plus en profondeur dans les ténèbres, jusqu’à ce que le silence devienne roi. Je soupirai. Ma main passa sur mon visage, retirant le masque qui s’y trouvait. J’inspirai une grande bouffée d’air frais. Les sentiments que je gardais au fond de moi, furent sur le point de se déverser de mes yeux. Je voulu m’assoir dans un coin pour pleurer. Laisser toutes cette souffrance me quitter.

Comme un appel, une étincelle brilla au coin de mon œil. Tournant la tête, je la vis. Elle était là, comme si elle m’attendait depuis toujours. Hypnotisée par sa beauté, j’avançai dans sa direction. On l’avait arrêté au milieu d’une danse gracieuse et délicate. À mes yeux, elle était la plus sublime de toutes : l’Armure des Gémeaux.
Je me laissai tomber sur les fesses, face à elle, ramenant mes genoux contre mes seins. Je l’observai.
-Tu dois être la seule ici capable de comprendre ce que je ressens…
Ma voix fut empreinte de tristesse. Je me sentis tellement idiote… Me voilà si mal, que j’en venais à parler à une masse d’or. Alors que je calai mon front à mes jambes, j’entendis un crissement métallique. Comment un ennemi aurait-il pu arriver jusqu’ici ? Je me relevai instinctivement en faisant volte-face. Il n’y eut que le vide pour me défier. Alors que je muselai à nouveau mon visage, je remarquai quelque chose de changé. Le casque de l’armure des gémeaux s’était tourné : se fut un visage doux, presque bienveillant, qui me scruta. Abasourdit, je tombai en arrière.
-Je deviens folle…
Se fût alors le visage mesquin qui me fit face. Non vraiment… Quelque chose n’allait vraiment pas bien avec moi. Avançant à quatre patte jusqu’à elle, je redressai mon buste, tout en restant à genoux.
-Est-ce que… Tu me comprends ?
Les minois échangèrent à nouveau de place. J’avais vraiment mangé quelque chose d’avarié. Ou alors c’était cette marchande que j’avais recueillie, elle avait dû essayer de m’empoisonner !

Nous passâmes plusieurs longues minutes à nous observer. Silencieuse, je ne pus détacher mon regard une seconde, de la marionnette devant moi.
-Tu es chanceuse de ne faire qu’un avec ta sœur.
Cinna, mon jumeau, mon recto, mon tout. J’aurais tout donné pour être à ses côtés, à ce moment précis. Sentir ses bras me serrer contre lui, caressant mes cheveux avec cette tendresse qui était sienne. Laissant sortir de ses lèvres des paroles douces et rassurantes, afin de me réconforter.
Le 25 mai 1728, se fût mon cri qui perça en premier la nuit. Pourtant c’était lui qui avait toujours eut le rôle de l’aîné. Il était fort et protecteur… Je lui avais volé l’armure de la Grue, elle ne m’était pas destinée, elle aurait dû lui revenir. Pourtant j’aimais mon armure. Elle était mon dernier lien avec lui.
-Penses-tu que les jumeaux peuvent se retrouver ? Qu’importe la distance ou les épreuves ?
Les visages dansèrent et se fut un air dépourvu de bonté qui me répondit. J’avais eu ma réponse. Me relevant, prête à affronter mon destin, je me fis bousculer de sorte à tomber en avant, ma tête heurtant le marbre du sol.
-NON MAIS ÇA VA PAS ?!
Me tournant pour défier cette imbécile d’armure d’or, qui avait eu l’audace de me pousser dans un moment pareil, je ne pus m’empêcher de me sentir encore plus idiote que précédemment. Choisissant la voie de la maturité, je me remis sur pied au lieu de la gifler.
-Si tu n’es pas au courant, nous sommes en pleine Guerre. Alors trouves-toi un porteur et va te…
Elle me percuta à nouveau.
-Mais tes précédents propriétaires ne t’ont pas…
Et encore.
-Mais tu vas…
L’un de ses bras bougea pour s’abattre sur ma joue. Les quatre fers en l’air et à moitié sonnée, j’essayai de ne pas exploser. Mes poings se crispèrent. Elle voulait la Guerre, elle l’aurait !

Prête à me battre, je me mis en position de combat, sautillant sur place. Une lumière argentée m’éblouit.
-KYAH !
Mes bras se croisèrent sur ma poitrine dénudée. Mon armure repris sa forme plus loin.
-Mais tu ne vas pas t’y mettre, toi aussi !
Alors que j’avançai vers elle, la Grue recula.
-Arrête tes enfantillages ! Reviens ici tout de suite !
L’armure d’argent se tourna, avant de prendre son envol, telle une étoile filante. Ah non… Mais c’est qu’elle avait bien choisi son moment celle-là pour faire une crise de jalouse injustifiée ! Je foudroyai du regard le masque d’or, qui me souriait.
-J’espère que tu es satisfaite !
J’allais devoir me battre, seule, sans armure et surtout sans vêtements ! Je n’étais pas prête d’oublier cette Guerre… Prenant mon courage à deux mains, avec le peu de dignité qu’il me resta, je me mis en marche pour rejoindre à nouveau la Balance et le Capricorne. J’entendis presque le rire sournois de l’armure du troisième signe.

Je vis leurs silhouettes à contre-jour. Non, je ne pouvais pas me présenter de cette manière, mais je ne pouvais pas non plus me terrer dans cette maison. Une armure filante dorée atterri devant moi. S’en voulait-elle de m’avoir privée d’armure, dans un moment aussi critique. Je tournai la tête en faisant la moue.
-Si tu crois que te mettre sur mon chemin, me fera te pardonner, tu te mets le gantelet dans l’œil !
Alors que je la détournai, le menton haut, les bras toujours sur ma poitrine. Un faisceau de lumière dorée me pris au dépourvue, l’armure se disloqua avant de se poser avec délicatesse sur ma peau. S’en voulait-elle de la situation gênante qu’elle avait provoquée ?
-Je te préviens, ce n’est que pour cette fois ! Et parce que je n’ai pas d’autre choix.
Alors que les morceaux de métal s’apprêtèrent à s’enfuir je repris.
-C’est bon, c’est bon ! Je suis désolée ! Satisfaite ?
L’armure se remit en place. Étrangement, elle avait choisi de prendre une forme plutôt féminine, laissant les parties hautes de mes bras, mes seins et mes cuisses, découvertes. Vraiment, c’était étrange d’être recouverte d’autant de métal. La Grue n’avait pas fini d’être jalouse.

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MessageSujet: Re: [Juin 1755] Happy Holy War! And may the odds be ever in your favor !   Mar 18 Nov - 23:12

Je tentais de rejoindre les premiers temples du zodiaque, là où j'avais ressenti cette présence, le plus vite possible. J'avais déjà laissé le Temple du Cancer derrière moi, et était presque arrivé à la troisième demeure, celle des Gémeaux. Je parvenais à y ressentir plusieurs Cosmos, dont un que je ne connaissais que trop bien.

Le Chevalier de la Grue et moi avions une histoire assez particulière depuis que je l'avais aidé dans cette taverne italienne. Il était difficile d'estimer à quel niveau se situait notre relation. Elle était assez difficile à cerner et je n'étais pas non plus le plus ouvert et loquace des personnages. En gros, nous étions assez incompatibles à première vue, et pourtant, nous semblions nous rapprocher, petit à petit.

Le Cosmos du Chevalier du Capricorne était lui aussi perceptible. Mais il y avait quelqu'un d'autre dans le Temple des Gémeaux. Un Cosmos qui me semblait familier, mais en même temps inconnu. C'était une sensation assez étrange et je n'aimais pas me retrouver perdu de la sorte. Je décidais tout simplement d'arrêter d'y penser. Mes yeux me permettraient d'enlever tous les doutes!

Je voyais déjà l'entrée du Temple, lorsqu'une lumière dorée s'en échappa, m'aveuglant pendant plusieurs secondes. Le Cosmos qui s'en dégageait était incroyable. Un combat se déroulait-il déjà dans la Demeure des Gémeaux? Difficile à dire! La lumière commençait à se dissiper peu à peu, tandis que le Cosmos s'amenuisait. J'ouvrais les yeux à nouveau avec peine. Pendant l'espace d'un instant j'avais eu l'impression de ressentir le Cosmos de Messalina à son paroxysme!

Je me précipitais alors à l'intérieur du Temple. Après quelques pas, j'étais finalement confronté à une incroyable image, aussi spectaculaire qu'inattendue! Portant l'Armure d'Or des Gémeaux, la demoiselle me faisait face à présent. Obnubilé par cette image, je ne remarquais même pas encore la présence des autres personnes dans la pièce, ou tout du moins, je les oubliais pendant un instant.

- Messalina? Mais qu'est-ce que...

Mes yeux laissaient transparaître le choc de cette vision. C'était incroyable que la jeune fille qui paraissait si fragile il y a quelques années, devienne maintenant un Chevalier d'Or! Mon regard se faisait petit à petit plus serein. C'était une bonne chose, une bonne nouvelle. C'était le moment le plus propice pour que le Chevalier des Gémeaux se manifeste!
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MessageSujet: Re: [Juin 1755] Happy Holy War! And may the odds be ever in your favor !   Dim 23 Nov - 2:12

Kyros...


Alors que l’armure des Gémeaux jouissait de mes excuses, je restai méfiante vis-à-vis d’elle. Certes elle avait le rang d’or, mais vue la scène qu’elle m’avait piquée un peu plus tôt, je n’arrivais pas à être certaine, qu’elle me prêterait sa force durant tous les combat à venir. Le plus important était que je ne sois pas totalement nue face aux autres chevaliers. Alors que j’étais soulagé à l’idée que personne n’ai pu assister à ce moment gênant, j’entendis l’écho d’une voix familière. Mes yeux s’écarquillèrent et je sentis mes joues picoter. Je tournai la tête pour observer le nouvel arrivant dans ce qui allait devenir ma nouvelle demeure.
-Kyros…
Je le toisai quelques instants, sans bouger. Dans ses yeux bleus je vis de la surprise. C’était plutôt à moi d’être surprise ! Qu’est-ce qu’il faisait là ? Il devait protéger la maison du Lion normalement ! Certes, qu’il descende toutes les marches pour venir me protéger, était une idée plutôt… Comment dire.. Séduisante, valorisante, craquante… Mais je savais qu’il n’était pas ce genre d’homme. Et de toute façon, il n’y avait rien entre nous, de sérieux !
Son regard se fit plus doux, comme apaisé. J’avais cette envie irrésistible d’aller me blottir dans ses bras et oublier cette Guerre, mais j’étais trop fière pour le montrer une telle faiblesse.

Il me fallut cinq secondes pour virer au rouge pivoine. L’idée qu’il ait pu assister au moment où la Grue avait décidé de prendre son envol, germa dans mon esprit. Sans réfléchir, je le giflai. Mon bras droit s’était élevé seul, avant d’abattre ma paume sur son visage. Au moment même où le son de mon geste raisonna dans ma tête, je m’en voulu et ne pus dire si ce sentiment se dessina sur mon visage. Mais c’était tellement gênant ! Pourquoi fallait-il toujours qu’il arrive dans les moments où j’étais la plus fragile ?! Il ne pouvait pas faire comme tous les autres ? Juste passer sa route et m’ignorer ? Comment était-il possible de ressentir autant de confusion auprès de quelqu’un ?
Je me détournai de lui, sans m’excuser, parce que de toute façon il l’avait cherché. Ramassant à terre mon masque tombé, lors de l’apparition divine de la Cloth d’or, je le regardai une dernière fois, lui laissant voir la peur qui naissait en moi à l’approche des batailles. Ma main déposa avec douceur mon masque, voilant ainsi tous mes doutes et sentiments. Je ne serais sans doute jamais capable de me battre sans ce voile de métal.
J’avais peur de l’avoir blessé par mon geste, malgré tout ce que je pouvais me dire pour justifier mon acte. Et comme pour m’excuser, je repris la parole en première, bien qu’il me fut difficile de sortir un son d’entre mes lèvres.
-Maintenant, je serais peut-être en mesure de te tuer plutôt que de t’aimer.
La loi du masque… N’était-ce pas à cause d’elle, que nous nous étions rapprochés ?

Je n’osai pas bouger. Ne voulant ni avancer, ni reculer, je restai à ses côtés. Redoutant sa réaction, je préférai garder le silence, le temps de lui laisser le temps de digérer. Pourquoi les ennemis n’étaient-ils toujours pas arrivés ? S’ils avaient été là, je n’aurais pas eu à supporter tout ça !

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MessageSujet: Re: [Juin 1755] Happy Holy War! And may the odds be ever in your favor !   Mer 26 Nov - 22:50

Il n’aurait pas dû dire ça. C’était le premier reflexe qu’eut Jara après avoir ouvert la bouche. Ca ne ressemblait tellement pas au Capricorne, cette expression bien trop significative de ses sentiments… Cette nuit était la nuit pour laquelle il avait été entraîné durant la moitié de sa vie. Il se souvenait encore de ce jour où il avait été trouvé errant, nouvel orphelin en plein cœur de la souillure indienne. À partir de cet instant, peu importait son âge, tout devait aller vite. C’était d’abord pour son armure qu’il a dû se battre, puis pour sa lame et enfin pour sauvegarder Avalon mais à présent, alors que l’orage grondait, que les ondes diluviennes écrasaient les parois rocailleuses du Sanctuaire, il savait que tout ça n’avait eu comme seul et unique but que de le préparer au sang et à la mort de cette nuit. Alors pourquoi ? Pourquoi devrait-il s’exacerber devant un visage ?

Au fond, le Capricorne était dans le tort et il le savait très bien. Cela ne lui ressemblait pas de réagir ainsi et pour cause, il avait réagi comme un enfant et ça, il ne se souvenait même plus la dernière fois que c’était arrivé. Quand a-t-il réellement eu une enfance ? Bien sûr, ils avaient encore quelques souvenirs mais ils étaient si vagues… Jara a vécu homme. À neuf ans, il était un homme, à seize ans, il était un homme et aujourd’hui, c’était le jour où il devait être un homme plus que d’habitude. Quelle était la raison de ce caprice ? La mort justement. Il avait peur de mourir. Jusqu’à peu de temps, il était certains de pouvoir donner sa vie pour sa cause mais le grand abyme, il était déjà tombé dedans, à Mexico. Jara a déjà été mort et s’il est une chose qu’il se rappelle de ce chaos éternel, c’est qu’il n’avait pas vu de lumière au bout du tunnel. Beaucoup de connaissances allaient sûrement périr aujourd’hui. Kappa, Eidolon, Mashia, Celsius… Dohko. Il interrompit son regard vers la jeune Messalina. Même elle, une Sainte d’Argent qui n’avait sûrement jamais demandé à garder un temple du zodiaque et la voilà en première ligne. Mais l’Elu de Makara sentait cette épée de damoclès planer au-dessus de sa tête. Il s’agissait comme d’une étreinte dans son estomac lui criant de vivre ou de ne rien perdre. Dohko, il l’avait déjà perdu deux fois. Mais ce n’était pas une raison et la réaction de Messalina ne vint que le lui confirmer alors qu’elle partait, laissant les deux hommes seuls face à leurs tourments.

Jara prit sa place. Il s’avança et s’assit sur les marches d’où ruisselait la pluie venant éroder cette pierre millénaire. Aux côtés de son mentor, il n’y eut d’abord que le silence comblé par le cliquetis incessant des gouttes d’eau sur son armure. Un quelque filet trouva son itinéraire sur l’épaisse chevelure de jaie de l’Indien avant de couler le long de sa peau pour enfin s’engouffrer dans ses lèvres. Etrangement, le goût n’était pas salé mais bien amer. Il croisa ses bras sur ses genoux tout en voyant les premières lueurs de combat au loin, vers l’entrée du Sanctuaire.

Tu n’as pas à te justifier. Le vent lui-même ne parvint pas à étouffer ses paroles pourtant calmes, presque solennels contrairement à leur sécheresse coutumière. En fait, tu n’as même pas à t’excuser Dohko. C’est ma faute, je n’aurai pas dû réagir comme ça.

Il marqua une pause tout en retirant sa couronne cornue afin de la déposer sur le parvis des Gémeaux, laissant découvrir son visage entier. Le feu des dieux rugissait en lui. Il sentait même son bras-épée s’engourdir à nouveau, comme auparavant. Il n’était même plus mouillé tant la flamme d’Excalibur asséchait son corps. Il devait certainement être brûlant. Sa mine marmoréenne s’effaça lorsqu’il tourna son visage vers le Chinois. Enfin, c’est un pâle sourire qui s’y dressa. Peut-être le dernier.

Tu as parfaitement ta place ici et puis… quitte à y rester, je suis content que tu sois présent, alors reste s’il te plait.

Perdu dans son ultime conversation, le Capricorne ne sentit pas ce souffle ténébreux s’approcher, un souffle qu’il ne connaissait pourtant que trop bien… Le réveil des vieux démons…
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MessageSujet: Re: [Juin 1755] Happy Holy War! And may the odds be ever in your favor !   Mer 26 Nov - 23:39


~ Temple du Taureau

L'orage grondait. Un grondement rauque et puissant qui pénétrait son corps, glissait sur sa peau pâle et fragile alors qu'elle s'élançait toujours plus en avant sur les marches la conduisant à la prochaine maison. Là haut, vers ce lieu qui l'attirait. Vers cette lumière qu'elle croyait reconnaître et qui scintillait d'un éclat familier au milieu des sombres ténèbres. La cape d'encre sur ses épaules, la belle faisait fi des combats, des cosmos, son esprit tendu vers cette lueur vacillante qui s'approchait à chaque pas qu'elle réalisait. Elle avait eu peur. L'effroi avait étreint sa silhouette lorsque ses sens lui avaient fait perdre la trace de son mentor pourtant, elle pouvait de nouveau le sentir à cet instant, plus présent que jamais. Des cosmos s'affrontaient et s'éteignaient, mais de cela, elle n'en avait que faire. Elle, elle devait juste avancer, laissant sa voix douce et gracile s'élever dans les cieux ombrageux, chantonnant doucement en réponse aux violents assauts, les accompagnants, les rythmant peut être. Sautillante, presque guillerette, la fleur se tendait vers cette présence qui faisait bondir son cœur, accélérant ses battements dans un élan se faisant d'autant plus effréné. Elle ne cherchait pas à comprendre. Elle s'avançait juste, impatiente à l'idée de découvrir ce qui la faisait ainsi se presser tout en n'ayant une vague idée de ce qui se dissimulait là haut. Espoir. Il ne restait plus qu'une volée de marches avant de parvenir au parvis de ce temple, avant de découvrir ce qui s'y cachait, ce qu'elle désirait ardemment retrouver. Son rêve qui brillait de cet éclat enfantin, naïf et qu'elle n'avait eu de cesse de protéger toutes ses années de la morsure amère d'un monde trop dur.

Qu'as tu dit à ce moment déjà ?
Ces mots qui n'ont pas pu m'atteindre danse maintenant dans les cieux.
Même si je le sais très bien, je continue
De faire un vœux qui ne se réalisera jamais

Petite demoiselle perdue au milieu de la tempête, engoncer dans cette lourde cape sombre, simplement vêtue d'une robe pâle qu'on entrevoyait à peine sous le tissu ténébreux. Elle semblait si fragile, trop frêle pour gravir cet escalier, pour aller si loin. Et pourtant, elle se tint ici, face au temple des Gemeaux. La pluie ruisselait sur son visage d'ange, caressant ses joues, glissant dans sa chevelure rosé que cette dernière plaquait sur sa peau diaphane. Et elle le vit. Sa voix se tût.

Son cœur cessa de battre alors que le monde semblait s'être figé tout autour d'elle. L'or auréolait sa silhouette d'un éclat de noblesse sans pareille et quand bien même avait il grandit, la fleur aurait reconnu son sauveur entre mille autres. Comment pouvait elle oublier sa présence, son image qu'elle conservait précieusement dans un coin reculé de son esprit, bien à l'abri des affronts ? Un éclat de lumière illumina les traits de la demoiselle, un sourire radieux se dessinant sur ses lèvres rosées alors que son cœur s'élançait au même rythme que celui de ses pas frénétiques. Jara ! Il lui fallut un clignement de paupière pour qu'elle ne se dresse face à lui, sautant littéralement au cou de celui qui aurait dû être son ennemi en abandonnant la cape de son mentor dans sa fébrile course. Que lui importait en cette heure ces considérations bassement guerrière ! Elle, elle ne se préoccupait que de lui, de ce qu'il était, de ce qu'il était devenu et de tout ce qu'il représentait pour elle. Elle était si heureuse ! Tellement ravie de cette apparition, de cette découverte, et cela, même si le destin les avait chacun placé dans deux castes ennemies. Je suis tellement heureuse de te revoir Jara ! Je t'ai tellement cherché, si longtemps, dans tellement d'endroit ! Qui aurait pu croire que tu étais ici !?

Elle riait, et ce dernier était semblable à un tintement gracile, si peu en adéquation avec la solennité de l'instant. La guerre se jouait, les morts déjà se comptaient pourtant, la belle n'en avait que faire. Lorsqu'elle se redressa, abandonnant son étreinte pour offrir au jeune homme un sourire rayonnant, la jeune femme ne put s'empêcher de lui attraper la main, comme pour en tester la solidité, la véracité. Ce n'était pas une illusion de son esprit. Elle te va vraiment bien, cette armure. Comme quoi, tu es vraiment un chevalier. Seulement. Juste ces quelques paroles ravies, heureuses, simplement désireuse de renouer ce lien ancien qu'elle avait chéri du plus profond de son être. La pluie dissimulait les larmes qui se déversaient doucement de ses prunelles crépusculaires.

Aveugle au monde qui l'entourait, il n'y avait que la lumière de son soleil qui attirait le regard de la fleur des enfers.
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Kyros


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MessageSujet: Re: [Juin 1755] Happy Holy War! And may the odds be ever in your favor !   Jeu 27 Nov - 1:01

Pour une surprise, c'en était une et j'étais encore plus surpris quand la main de Messalina heurta ma joue. Mais que diable avais-je fait pour mériter ça exactement? Avais-je interrompu quelque chose? À part sa "promotion" à Chevalier d'Or, mais...

C'était donc, tout d'abord, frappé par l'incompréhension que je regardais la jeune femme remettre son masque. Un masque qui avait fait de notre relation ce qu'elle était aujourd'hui. Une bien difficile et étrange relation à vrai dire. Cela remontait à tant d'années déjà, lorsque que j'avais rencontré Messalina, par hasard, en Italie. J'avais commis le "pêché" de la voir sans son masque. Règle discutable au sein même du Sanctuaire, qui obligeait toute femme chevalier en portant un, d'aimer ou de tuer, celui qui verrait, ne serait qu'un instant, leur visage.

C'est ce qui avait bâti notre relation et qu'il l'avait façonné jusqu'à aujourd'hui. Et j'ignorais encore quelle était la profondeur des sentiments que le nouveau Chevalier des Gémeaux ressentait pour moi. Sa dernière phrase en étai bien illustrative.

- Maintenant, je serais peut-être en mesure de te tuer plutôt que de t’aimer.

"Maintenant tu es plutôt bien partie pour devenir schizophrène! - pensais-je, mais évitant de répéter cela à haute voix. Cependant, le fait que Messalina ne me donne pas la moindre justification me laissait encore plus perplexe et assez énervé. On ne frappait pas les gens sans raisons de la sorte!

- Qu'est-ce qui t'arrives? J'ai interrompu une réunion entre Chevaliers d'Or?

Je me retournais alors pour contempler les autres Saints présents dans le Temple. Avec la vision de Messalina vêtue de l'Armure des Gémeaux, ils étaient passés inaperçus pour moi. Jara du Capricorne était présent, mais le plus surprenant était la présence de Dohko. J'ignorais que le Chevalier de la Balance était de retour parmi nous.

- Seigneur Dohko? Vous êtes de retour, c'est une excellente nouvelle, mais...votre Armure!

Je me taisais subitement. Je me souvenais de ce que Kappa m'avait raconté sur le Chevalier de la Balance. C'était une histoire compliqué, c'était même un miracle qu'il soit auprès de nous de la sorte. Des menaces bien plus importantes que les Spectres pesaient sur nous, Dohko en avait été la victime et en demeurait la preuve. De ce fait, cette guerre était incompréhensible, si on s'y penchait quelques instants. Cependant, comment essayer de comprendre nos ennemis jurés?

Une pression cosmique innatendu et ténébreuses me tirait alors de ma torpeur. Plusieurs Cosmos, jusqu'à maintenant indétecables se manifestaient brusquement. Cependant, je ressentais comme une certaine familiarité dans ces Cosmos. L'un d'entre eux m'était terriblement et effroyablement familier! Je me tenais alors aux côtés de Messalina, le regard fermé.

- Est-ce que ça va?

Je ne voyais pas son visage, mais je la connaissais assez bien pour ressentir l'appréhension qui semblait la dévorer petit à petit. Elle n'avait jamais été impliqué dans une guerre de cette dimension, dans un combat qui pourrait décider de sa vie ou de sa mort, mais aussi de celle de ses compagnons.

- Ne t'inquiètes pas, tout ira bien, je reste auprès de toi. Quand l'adversaire se présentera, ne faiblis pas! Ne montre pas la moindre hésitation et ait confiance en toi! Tu es un Chevalier d'Or à présent Messa!

Je ne la regardais pas en lui disant ces paroles qui, je l'espérais, lui permettrait de se calmer et de lui donner confiance. Il fallait que je me montre confiant, rassurant et sans failles! Je savais que tant que je ferais passer une image forte, elle saurait trouver la force nécessaire également pour aller de l'avant!

Nos ennemis arrivaient enfin, qui serait mon adversaire? Étais-je préparé pour la nouvelle surprise que le destin m'avait réservé?
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Kappa


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MessageSujet: Re: [Juin 1755] Happy Holy War! And may the odds be ever in your favor !   Jeu 27 Nov - 4:23


Arrow Temple du Taureau

Un sourire triomphant et mauvais se dessina sur les lèvres de Kappa lorsque Shion décida de lui céder le passage. Peu importe ce qu’il disait pour le justifier, il savait qu’il ne pouvait pas les arrêter. En regardant le Grand Pope s’éloigner rapidement, il ne put s’empêcher de lui lancer :
- Tu es toujours aussi sage, Shion ! Tu sais reconnaître ta défaite lorsque tu la regardes dans les yeux...
Mashia s’était approchée de Kappa pendant ce bref échange et le Verseau posa sa main sur son crâne avec affection. Il lui sourit, tandis qu’elle levait des yeux enfantins vers lui, puis déposa un baiser dans ses cheveux avant de lui dire :
- Tu es prête ? Nous allons poursuivre notre montée.
Puis, tournant la tête, il ajouta d’une voix plus forte :
- Tu viens, Hector ?! Nous y allons !

Le petit groupe entama sa montée sous une pluie battante illuminée d’éclairs tous plus violents les uns que les autres. Les trois silhouettes obscures étaient régulièrement éclairées par mère nature, tandis qu’elles poursuivaient imperturbablement leur ascension. Bientôt, la puissante aura malveillante qu’ils dégageaient tous les trois s’engouffra dans le troisième temple Zodiacal, sillonnant entre les colonnes. Les défenseurs présents sur place attendaient de pied ferme, mais rapidement, la peur creusa son chemin dans leurs coeurs. Patientant, le coeur battant, Kyros et ses compagnons attendaient le mal mystérieux qui s’approchait à grands pas. Et puis soudain, un immense éclair déchira les cieux, illuminant les trois silhouettes qui pénétraient lentement dans le Temple des Gémeaux : à leur tête, Kappa avançait d’un pas décontracté. A sa gauche, et à un pas derrière, Mashia de la Vierge, à l’apparence mi humaine mi animale, le suivait en calquant sa démarche sur la sienne. Et à la droite du Verseau, à hauteur de la Vierge, Hector du Taureau, dont les cheveux et la pilosité avaient viré au noir d’ébène, suivait lui aussi celui que l’on surnommait le Mage des Glaces.

Un sourire mauvais et amusé sur ses lipes, Kappa s’avança encore de quelques mètres et s’immobilisa à quelques pas de son disciple, qui semblait abasourdi par une telle apparition. Le regard du Verseau Noir se posa sur Messalina, à ses côtés, puis sur la jeune spectre, Lily, sur Jara du Capricorne et enfin sur Dohko. Ses yeux azurés revinrent se poser sur le Sibérien, et tandis qu’il croisait les bras sur sa poitrine, il rompit le silence :
- Kyros ! Ne t’avais-je pas confié la surveillance du Temple du Lion ? Qu’est ce que tu fais, ici ? Bah, peu importe... Si je te croise maintenant, je n’aurai pas à le faire plus tard ! Et comment vas tu, Messalina ?
Son regard détailla un instant l’armure que la jeune femme portait, et il fronça légèrement les sourcils. L’armure des Gémeaux avait elle un nouveau porteur ou était ce exceptionnel ? Aucune importance... Il ne demanda rien.
- Nous n’allons pas vous faire perdre votre temps, Kyros ! Je veux passer avec mes hommes, je ne te veux aucun mal. En tant que ton maître, et pour la première fois depuis que tu es devenu mon disciple, je t’ordonne de nous laisser passer sans faire d’histoires ! Vous n'êtes de toute façon pas de taille contre nous ! Je te sauve la vie en te demandant ça !

Kappa observa Kyros dans les yeux en soutenant son regard sans ciller, puis poursuivit :
- Tu n’es pas stupide, et de tous ceux qui sont ici présents, toi seul sais de quoi je suis réellement capable ! Nous savons tous les deux que vous ne nous arrêterez pas ! Alors facilites toi la tâche et laisses nous passer. Si tu coopères, aucun mal ne sera fait à aucun d’entre vous, et particulièrement à ta petite Messalina, ajouta t’il d’un ton mauvais alors qu’un sourire carnassier naissait sur ses lèvres.
Le Verseau n’était pas aveugle. Il connaissait mieux que personne son disciple et avait vu l’intérêt qu’il portait depuis toutes ces années à la jeune femme. Et ce soir, il s’en servirait pour le forcer à plier. Aucune pitié, pas de quartiers...



Dernière édition par Kappa le Mar 31 Mar - 0:24, édité 1 fois
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Mashia


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MessageSujet: Re: [Juin 1755] Happy Holy War! And may the odds be ever in your favor !   Jeu 27 Nov - 19:44




Mashia Mokushi



Les chroniques d'une fleur de Lotus - Guerre




Contrariétés




=> Temple du Taureau


Des paroles et de la stupeur du Bélier, Mashia s'en désintéressa totalement. Haussant les épaules, elle balaya sa condescendance – qui n'en était pas, bien évidemment, mais au travers du prisme de sa folie, comment ferait-elle la différence? - d'un geste de la main, avant de faire une moue contrariée, encore. Cela n'allait pas, rien n'était à sa place ici. Cette sensation dérangeante enfla, tant et si bien que la jeune femme, après avoir sourit devant la renaissance d'Hector, s'était élancée à la suite du meneur. Tout du long de la montée de ces nouvelles marches – il y'en avait décidément de trop – on ne l'entendit plus. Et ce silence dans lequel la fille Mokushi s'était drapée, n'avait rien de rassurant. Une chose l'ennuyait plus que tout le reste. Shion avait osé emporté sa proie avec lui, sans demander son reste. Il aurait put lui demander la permission non ?! Cette seule pensée, celle qu'on lui ait retiré son jouet, la courrouça, à un tel point que ses oreilles de louve se plaquèrent contre son crâne.

Rageusement, sa démarche se faisait plus assurée, colérique. Le visage fermé et grave, Mashia montrait les crocs. Gare à celui ou celle qui éveillerait son attention – d'une mauvaise façon. - Le clapotis de la pluie accompagnait chacun de leurs pas. Ceux là ne cessèrent de résonner, prélude à leur arrivée prochaine au Temple des Gémeaux. Un fin sourire flotta sur son visage de porcelaine. Qui s'effaça aussitôt quand sa silhouette fut happée tantôt par l'ombre, puis la lumière. L'éclat des torches la dérangeant, la belle leva la main et aussitôt, ces dernières furent soufflées. Un vent pernicieux, plus glacé que l'aura du Verseau, s'était immiscé chez les guerriers présents. Une impression étrange enserrait leur cœur, une sensation grisante. À leur glacer le sang.

Son rire s'envola, chant hypnotique faisant écho à celui d'une spectre ayant fait elle aussi son apparition. La fine silhouette de la Vierge se détacha du reste du groupe pour commencer à danser tel un feu follet, gracieuse et malicieuse. Insaisissable aussi, elle flottait autour des protagonistes, les frôlant, leur échappant s'ils tentaient de se saisir d'elle. Ses pas se stoppèrent, elle releva très lentement le visage vers Dohko. Son regard avait changé, son visage aussi, en le reconnaissant. Pouvait se lire sur son faciès, une colère terrible, une envie de tuer qu'on ne lui soupçonnait pas. Adieu la douceur de Mashia, remplacée par de la haine à l'état brut !

« TOI ! » siffla t-elle entre ses dents, le pointant du doigt : « Traître ! M'avoir abandonné deux fois ne fut pas suffisant, apparemment, tu as maintenant l'audace de te dresser contre notre Maître ! »

Peu à peu l'air se raréfia, des formes sinueuses et luminescentes surgirent de partout à la fois pour prendre place en ces lieux. Une, principalement, alla se poster aux côtés de la jeune femme à la chevelure devenue noire : un chien fantomatique aux allures démoniaques qui hurla sa hargne en même temps qu'il posa un regard flamboyant à l'ancien chevalier de la Balance.

« Je peux jouer, maintenant Kappa-chan ? »







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Saikhan


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MessageSujet: Re: [Juin 1755] Happy Holy War! And may the odds be ever in your favor !   Jeu 27 Nov - 22:07


Dohko laissa l'ombre d'un sourire effleurer ses lèvres face à la réaction de Messalina qui s'échappa, laissant les deux hommes déverser ce qu'ils avaient sur le cœur sans les incommoder de sa présence. Non pas qu'elle dérangeait, songea le guerrier, mais il trouvait son attitude respectueuse. Il la remercierait probablement plus tard, quand ils auraient plus de temps, quand elle sera revenu du temple peut être. Jara quant à lui, s'excusa simplement, à l'abri des oreilles, simplement comme un enfant qui avait réagis trop promptement. Malgré lui, l'ancienne balance ne put empêcher son sourire de s'affirmer devant ces mots, ce murmure. Ce n'est rien. C'est compréhensif, ne t'inquiète pas. Dire qu'il était heureux de se retrouver ici aurait peut être été exagéré mais en effet, il comprenait les paroles du jeune homme. La guerre paraissait moins pesante en compagnie de nos êtres chers songea t-il en laissant son regard dériver sur le paysage sinistre et ombrageux. D'ici, il ne voyait pas le temple du bélier. Il avait un mauvais pressentiment à ce sujet mais préféra le laisser de côté pour l'heure. Il devait lui faire confiance... A elle et à Hù. Il était auprès d'elle après tout. Mais nous n'allons pas y rester Jara, d'accord ? On s'en sortira. Le Sanctuaire ne tombe pas aussi facilement. Sa voix était conviction certaine. Il n'avait nulle raison de ne pas y croire, ne le devait absolument pas. Après tout, ce dernier avait survécu des milliers d'années, traversé les âges et les ères en supportant cette même mission de protection. Ils ne pouvaient que s'en sortir et, même si Dohko n'était plus pour l'heure un chevalier d'or, il n'en demeurait pas moins égal à lui même. A ce qu'il avait été longtemps été.

Le chinois redressa la tête lorsqu'il vit un autre homme les rejoindre. Il haussa un sourcil circonspect avant de laisser ses lèvres s'ourler d'un sourire amusé. Tu n'interromps rien d'important. Enfin, je pense. Les phrases suivantes pourtant, vinrent assombrir ses prunelles de jades alors que ce dernier se détournait du blond en agitant sa main devant ce dernier d'un geste un rien agacé. Pas de seigneur je te pris. Je ne suis même pas un saint d'Athéna actuellement, simplement un allié de circonstance. Appel moi seulement Dohko, ça ira très bien. Il n'avait rien d'un seigneur, n'était pas un chevalier d'or non plus. Il haussa les épaules en ce qui concernait son armure. Il l'appellerait quand il combattrait mais pas avant, peu désireux qu'il était de revêtir cette protection aussi sombre que la nuit, réceptacle de souvenirs sinistres.

Peut être plus tôt que prévu. Trop tôt. Il fut surpris de voir débarquer une demoiselle à l'allure gracile et semblant parfaitement malvenue en plein milieu d'un champ de bataille... Et qui semblait connaître Jara. Un haussement de sourcil accompagna cette apparition subite cependant il n'eut guère le temps de s'y attarder. Le monde s'ébranlait. Son cœur également. Là, à la limite de leurs sens, il pouvait sentir la présence d'un sinistre poison. Lui plus que n'importe qui en était sensible. Il le connaissait pour avoir croquer dans la même chair, pour avoir caresser son amère saveur, sa macabre présence. Un frisson dégringola le long de sa colonne alors que ses prunelles se portaient vers ce qui approchait, voile macabre à la funeste silhouette. Une première apparition, bien rapidement suivie par une seconde. Il les reconnut aisément quand bien même leurs essences étaient elles altérés par un pernicieux poison qu'il ne connaissait que trop bien. Était il choqué ? Probablement. Était il en colère ? Peut être. Était il perdu ? Clairement. Il sentit son cœur cesser sa course folle, s'arrêter simplement en même temps que le monde autour de lui se figeait.

Pourquoi l'avait il quitté ? Pourquoi l'avait il laissé ? Pourquoi n'avait il rien dit ? Pourquoi... Que cherches tu Pséma ? Cette organe vitale se tordit devant les mots assassins, chargé d'un venin violent. Elle n'était pas la même. Son physique avait quelque peu changé pourtant, il reconnaissait sa démarche et sa voix, reconnaissait la pâle lueur de son cosmos assombri d'une main habille. Comment avait il fait ? Était il ici ? Ne l'aurait il pas senti ? Reproche. Encore et toujours qui ne firent qu’agrandir plus encore, la blessure suintante de son cœur. Un peu plus. Il ferma les yeux, laissa la douleur se perdre, se confondre et après une inspiration, il se reprit. Ne plus fuir. Affronter.

Je ne pensais pas que tu allais sombrer encore plus profondément que moi, Mashia.

Pourquoi lui dire cela ? C'était vrai. Quand bien même avait il perdu la mémoire – ce qui ne semblait pas être son cas à l'heure actuelle songea t-il presque rassuré – sa personnalité était peu ou prou restée la même. Ce qui n'était pas le cas de son amie.

Je t'aurai cru plus forte que lui. Que moi aussi... se retint il de rajouter. Que pouvait il faire à présent ? Il n'y avait qu'une seule option qu'il se répugnait d'utiliser pourtant, est ce qu'on lui laissait seulement le choix ? Il ne laisserait de toute façon personne d'autre lui faire face – ne pourrait pas le tolérer. Si c'était vers lui que se dirigeait toute sa rage et sa haine, alors il l'acceptait comme un juste châtiment pour la peine qu'il lui avait subir. Un grondement, faible feulement vint se perdre entre les coups de tonnerre. Cette nuit lui rappelait cette nuit là, lorsque le tigre poursuivait le loup, lorsqu'il n'était qu'un pion croyant affronter un sinistre démon. Les rôles semblaient inchangés. Immuables. Un tigre à la robe automnale se jeta sur le loup fantomatique, profitant de l'effet de surprise et de sa présence tapi jusque là. Il les avait suivi en silence depuis le temple du bélier, discret, invisible et à présent, après avoir un instant malmené son adversaire, il se plaça devant son allié. Dohko accueillit Hù d'un regard reconnaissant alors que l'animal feulait faiblement, menaçant.

Si tu veux me tuer, viens.

Ces paroles étaient si douloureuses à prononcer, labourait sa gorge de la plus horrible des manière pourtant, il ne cilla pas. Il s'était avancé au côté de son compagnon félin, laissant la pluie dissimuler en partie les émotions qui l'encombrait, le rabrouait.

Me détestes tu à ce point, Mashia ?

Spoiler:
 
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Hector


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MessageSujet: Re: [Juin 1755] Happy Holy War! And may the odds be ever in your favor !   Sam 29 Nov - 23:41

[Juin 1755] Prendre le Taureau par les cornes! [Ouvert]

Sans hésiter un seul instant, L'Aldébaran s'était précipité en direction des escaliers menant à la prochaine demeure! Personne dans la pièce n'eut assez d'audace pour lui bloquer le passage, comme si son imposante carrure avait réussi à dissuader le plus vaillant de ses opposants. Vêtu de son apparat de mauvais augure et nimbé de ce cosmos néfaste, sa silhouette n'en était que plus imposante, massive! Sa couronne cornue placée sous son bras, son visage s'était refermé, son regard inexpressif, il avançait sans se soucier des compagnons qu'il avait rejoint! D'ordinaire si avenant, il n'était désormais qu'une statue de marbre mue d'une volonté obscure! Même la balafre qu'il arborait habituellement au coin du visage avait disparu, preuve qu'il n'était plus le même! Il s'était laissé entrainé par ses deux compères, sans demander son reste, se contentant de rester en retrait!

En montant les marches du sentier Sacré, il n'avait pas jeté ne serait-ce qu'un regard en arrière, comme si l'avenir de cette demeure, de sa demeure lui importait peu! Il n'était plus son gardien et n'en avait de toute évidence pas l'étoffe, alors autant passer son chemin! Un ennemi aurait pu le détruire et le rayer de la carte, qu'il n'aurait pas esquissé le moindre geste! Défendre un tas de ruines sur le point de rendre l'âme, aussi symbolique soit-il ne lui importait plus, désormais il devait remplir une mission bien plus importante! Guidé par ses pairs qui lui intimaient de se diriger vers le sommet du Sanctuaire, il suivait d'un pas feutré, mais au combien puissant ses homologues, alors bien plus impatient que lui! La pluie elle-même paraissait hésiter, ruisselant timidement le long de son imposante armure de jais.

lui par contre n'hésitait pas! Convaincu de remplir une noble cause, il avançait, montant une à une les marches qui le mèneraient au temple suivant! Là-bas au loin, quelques mètres au-dessus de sa position, la vue de plusieurs silhouettes dorées le poussa à diminuer son allure! Laissant ses deux compagnons prendre les devants pour annoncer leur venue, il se stoppa quelques instants pour contempler leurs réactions! Par la suite, c'est dans une cohue grandissante qu'il foula le parvis de la maison des Gémeaux! Sans se montrer agressif et offensant pour ses hôtes, il fit exploser son cosmos pour leur signifier sa venue! Une impressionnante pression se répandit dans l'assemblée, donnant à ses protagonistes une vague sensation d'écrasement! Ce cosmos colérique, pour le moins titanesque laissa pour autant son maitre libre de ses mouvements, si bien qu'après avoir porté son regard tour à tour sur chacun des forces en présence il se place au centre du dédale.
    « Chevaliers pour le bien du Sanctuaire, je vous demande comme j'ai pu le faire auparavant de vous écarter! »
Le ton était clair, calme, mais pour autant ferme! Comme il avait pu le faire dans la maison précédente, comme un automate répétant son texte par coeur, il venait de leur intimer de le laisser passer! Que ses deux compagnons aient envie d'en découdre, n'y changerait rien, malgré la présence du commanditaire de cette expédition punitive, il poursuivrait sa route, avec ou sans eux! D'autant plus, que plus haut un Cosmos familier venait de s'éveiller lui-aussi, perdre du temps ne ferait que compromettre la réussite de leur mission! Le regard perdu dans ses pensées, du moins embrumé par les directives qu'on lui avait délivrées, le Buffle noir, attendait qu'on daigne le laisser poursuivre sa route! Face à lui un commando de quelques chevaliers lui barrait le passage, prêt à en découdre au moindre écart!

Quoique qu'il advienne il continuerait son périple, quitte à mettre en pièce un ou deux spécimens s'ils venaient à se montrer un peu trop vindicatif! Peu importe qui ils étaient, cela n'avait pas d'importance, il n'avait de compte à rendre à personne, si ce n'est à celui qui dégageait une aura glaciale, alors autant ne pas se préoccuper des dommages collatéraux! Même la petite fille, aussi naïve qu'elle semblait l'être ne ferait pas exception à la règle! Bras armé d'une conspiration aux idéaux obscures, le Géant d'ébène n'était pas là pour parlementer! Bien que son regard demeurait toujours inexpressif, son aura s'était peu à peu intensifiée, signe d'une impatience qu'il ne parviendrait guère à retenir plus longtemps! Pour leur forcer la main, il commença à avancer, sans se soucier des conséquences que son geste pourrait avoir pour la suite des événements!
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Messalina


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MessageSujet: Re: [Juin 1755] Happy Holy War! And may the odds be ever in your favor !   Dim 30 Nov - 0:59

Je défendrai mon Temple


Au vue de la réponse du Cygne, je fus soulagé de me rendre compte qu’il n’avait pas aperçu ma nudité. Ouf ! Mais j’allais devoir me faire pardonner, dans ce cas… Fort heureusement, il se rendit compte que nous n’étions pas seuls, et entama la discussion avec les autres saints présents et la gamine accrochée au cou de Jara. Elle ne semblait pas être au courant de ce qui se tramait ici… Comment avait-elle pu arriver jusqu’à nous sans embûche ?
Dans un élan de gentillesse, Kyros essaya de me réconforter. Enfin, c’est l’impression qu’il me donna, bien qu’il prit grand soin de ne pas me regarder. Il se dégageait de lui tellement de force… Cette fois, je lui prouverai que je n’ai pas besoin de lui pour me défendre ! Enfin… Je l’espérai du plus profond de mon cœur.

Bien que, j’avais l’impression d’être au côté de Jara et Dohko depuis des mois, il était désormais évident que les ennemis étaient enfin arrivés à notre porte… Ma porte… Mais lorsque l’éclair disparu, me laissant entrevoir qui se trouvait face à nous, je reconnu nos alliés. Je m’apprêtai à leur faire remarquer que ce n’était pas le moment pour faire des blagues, mais quelque chose au fond de moi me l’interdit. Du coin de l’œil je guettai la réaction de Kyros, avant de reporter mon attention sur les nouveaux arrivants.
La voix du Verseau brisa le silence. Elle était lugubre et particulièrement mauvaise, ça ne lui ressemblait pas. Ces premières paroles furent pour son disciple. Qu’avait-il pu se passer pour faire passer les saints du côté obscur de la force ? Kappa me demanda comment j’allais… Oh très bien, je m’apprêtai à prendre le thé… Sérieusement ?! Ce n’était pas le moment de chercher les ennuis, je connaissais trop bien mes faiblesses, je savais que je ne pouvais pas faire le poids. J’avais réellement l’impression que son regard de glace pouvait transpercer mon armure et mon corps… Il était sérieux. Mais pourquoi… Pourquoi maintenant ? Et pourquoi me menacer, moi, en particulier ? Qu’est-ce que j’avais encore fait ?! Se pourrait-il que… Des frissons parcoururent mon dos, lorsqu’il me toisa comme un gibier. Je me retins de reculer derrière le Cygne.
La vierge se dégagea et entama une espèce de danse folle, se glissant entre nous. Mon corps refusa de bouger pour l’éviter. Une spectatrice, voilà ce que j’étais. Rien de plus… Mes poings se crispèrent, manquant de m’ouvrir les paumes avec mes ongles.
N’était-ce pas le Saint du Gémeaux le plus facile à corrompre ? Pourquoi eux ? Mashia s’arrêta devant Dohko. Elle n’avait plus rien d’humain. Contrairement à tous ceux qu’il avait croisés jusqu’alors, un sentiment différent sembla atteindre la Balance. Il devait y avoir quelque chose de puissant entre eux.
Ce fut au Taureau d’arriver pour le Thé. Non, vraiment ? Lui aussi nous demanda de le laisser passer. Mais qu’est ce qui leur prenait, à tous ? Ils avaient servi de paratonnerre et leur cervelle avait surchauffée ?

-En tant que nouvelle Sainte des Gémeaux, je ne peux permettre à des êtres malveillants de franchir mon temple sans me battre.
Qui avait dit ça ? Je me rendis compte que ce furent mes propres lèvres qui articulèrent cette menace. Idiota ! Ce n’était pas parce que je portais de l’or que j’avais le niveau ! Maintenant je n’avais plus le choix.
-Kappa. Comment peux-tu te retourner contre le Sanctuaire, alors que tu en es le régent ?
Ahina, où était-elle ? S’il y a bien une personne qui connaissait les moindres secrets du verseau c’était elle… Je savais qu’ils étaient amis depuis l’enfance. S’il y avait un moyen de faire pencher la balance, elle devait en connaitre la solution.
-Et la Vierge n’est-elle pas censée être la plus pure de nous tous : chevaliers d’Athéna ?
Depuis quand étais-je devenue patriote ?
-Taureau, ta place n’est pas ici. Je vous demande de quitter les lieux. Et de retourner à vos postes !
Je n’avais absolument aucune autorité face à eux, hiérarchiquement parlant. Mais je ne pouvais les attaquer, sans avoir essayé la voie de la diplomatie.
-Dans le cas contraire. Je défendrai mon temple.
Ma voix n’avait pas flanchée, une seule fois. L’armure d’or et mon masque d’argent, m’avaient prêté leur force, afin de ne pas faiblir face à l’ennemi. Non, cette fois je ne me laisserai pas faire. Je protégerai la maison des Gémeaux.
Mon visage se tourna vers Kyros. Personne ne pouvait voir mon visage, mais lui pouvait me comprendre. Même si mes yeux étaient voilés par le métal, il devait sentir ma gratitude. S’il n’avait pas été là, s’il ne m’avait pas étreint avec ses mots, je serais restée une poupée sans vie face aux assaillants.

Je me concentrai à nouveau sur les trois protagonistes. Cette scène devait être particulièrement comique. Une silver saint en armure d’or, d’à peine un mètre cinquante, coiffée avec des couettes enfantines, qui sert de rempart face aux plus puissants chevaliers du Sanctuaire.

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Kappa


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MessageSujet: Re: [Juin 1755] Happy Holy War! And may the odds be ever in your favor !   Dim 30 Nov - 4:43



Une cruelle expression amusée se dessina sur le visage du Verseau Noir lorsque sa camarade posa ses yeux sur l’ancienne Balance. Il savait que sa réaction ne manquerait pas de vivacité, il ne fut pas déçu : une colère noire secoua la Vierge qui déversa sa vindicte sur Dohko, avant de demander au meneur du groupe l’autorisation de « jouer » avec lui. Celui ci lui répondit aussitôt :
- Oui, vas y ! Amuses toi, ma Princesse !
Pendant ce temps, Hector qui les avait rejoints déploya son cosmos avec force, afin d’imposer, de forcer son autorité et le passage. C’était très exactement ce que le Verseau Corrompu attendait de sa part, aussi ne fit il rien pour l’en empêcher. Comme prévu, Dohko répondit positivement aux provocations de Mashia, cela faisait déjà un gêneur de moins.

Le regard du mage des Glaces se reporta à nouveau sur son disciple, mais celui ci ne sembla pas savoir quelle réaction adopter, et ce fut finalement Messalina qui attira son attention. Lentement, Kappa tourna son regard glacial vers la jeune femme, et la toisa avec condescendance de toute sa hauteur : elle était petite, et il la dépassait bien d’une bonne tête, ce qui donnait encore davantage de poids à cette action pourtant anodine. Si la peur filtrait à travers elle, elle faisait de son mieux pour la cacher et tenter d’imposer son autorité au sein de ce qu’elle considérait comme étant son temple.
- Nouvelle sainte des Gémeaux ?! Répéta le Verseau avec dédain, visiblement amusé par une telle appelation. Tu me demandes de quitter les lieux, et de regagner mon poste ?! A ton supérieur et régent ?! Tu es sûre des tes paroles ?! Poursuivit Kappa d’un ton de plus en plus menaçant face à la bravade de celle qu’il considérait comme une sous fifre. Dans ce cas, je vais être très clair, Messalina ! Tu n’as rien à décider ! Et je n’ai pas de temps à perdre avec un chevalier d’argent se prenant pour un chevalier d’Or, parce qu’une armure aussi capricieuse que celle des gémeaux croit avoir vu en toi ce que de toute évidence personne d’autre n’a jamais vu depuis des années que tu portes cette misérable armure de la Grue, asséna t’il avec violence. Tu n’es pas à la hauteur, et que tu nous barres la route ou non, nous franchirons ce temple ! Tu aurais mieux fait de t’écarter et de savoir où est réellement ta place dans tout ça ! La situation te dépasse, et de très loin... acheva t’il d’un ton toujours aussi cassant.

Un léger soupir s’échappa de la bouche du Verseau, et il se tourna vers son frère d’armes le Taureau :
- Hector, pars devant rejoindre Eidolon... Nous allons régler leur compte à ces idiots, et nous te rejoindrons...
Puis, fixant son disciple avec un regard déçu :
- J’avais peut être tort, en fin de compte, Kyros... Tu es un idiot ! Si tu nous avais laissés passer, nous n’aurions pas à vous abattre pour passer. Tu sais pourtant qu’aucun d’entre vous ne nous arrêtera, et tu as pourtant laissé ta protégée se mettre en travers de notre route ! Je me vois donc dans l'obligation de l’éliminer, comme promis...

Ce faisant, Kappa fit un pas de plus vers le chevaliers des Gémeaux, puis un autre, et bientôt, il se retrouva juste devant elle, à quelques centimètres. Son cosmos se déploya et un vent polaire se leva, agressif et violent, griffant les joues et le visage des ennemis du Verseau Noir. Il baissa ses yeux pour les plonger dans le masque qui dissimulait le visage de la petite Messalina, et reprit d’un ton froid :
- Très bien, tu veux défendre ton temple ? Ton voeu va être exaucé ! Pour la dernière fois, ôtes toi de mon chemin, ou apprêtes toi à souffrir !

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Mashia


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MessageSujet: Re: [Juin 1755] Happy Holy War! And may the odds be ever in your favor !   Dim 30 Nov - 21:41




Mashia Mokushi



Les chroniques d'une fleur de Lotus - Guerre




Commettre l'irréparable





La visible douleur de la Balance était quelque chose de précieux, de délectable. Ce goût suave dans sa bouche, accompagna la joie procurée à le voir si malheureux. Le traître allait payer. Assurément. La japonaise s'en assurerait. Perdue dans les affres d'une folie colérique, la Vierge souriait comme le faisait Kappa à ses côtés. Ô ils œuvreraient ensemble pour mener à bien leur but commun ! Si ils pouvaient éliminer quelques gêneurs au passage, ce ne serait que mieux ! Les ordres étant donnés, rien ni personne ne se dresseraient devant eux. Pas même cet homme là, dont le visage se décomposait en comprenant la vérité. Mashia n'existait plus. Elle ne serait plus jamais celle que tous connaissaient : Lotus, puis Athéna et enfin … quoi exactement ? Et qui s'en était réellement soucié ? Son regard courroucé glissa un moment vers le Verseau qui répondait aux menaces proférées par une femme à l'apparence juvénile, aussi petite qu'elle mais dont, assurément, le poids de son armure était bien trop important pour elle. Sans doute le Mage des glaces avait raison : les Gémeaux avaient décidé, en désespoir de cause, de peser sur les frêles épaules d'une femme-enfant, perdue dans un monde trop vaste. La détruire serait chose aisée. Avant de se focaliser sur sa proie, la dame écarlate opina du chef, ronronnant presque à l'adresse du meneur.

« Ce ne sera pas long, de toute manière. » Kappa avait toujours été à ses côtés, il était temps d'en faire de même, en empruntant le chemin de l'obscurité. Comme le faisait Hector qu'elle gratifia d'un petit clin d’œil. « Nous nous retrouverons en haut. »

Finalement, elle brisa sa position en se postant à quelques pas de son adversaire tandis que les esprits s'agitaient tout autour d'eux. Les voyaient-ils aussi distinctement qu'elle ? Entendait-il leur supplication ? Un grondement animal la fit pencher la tête sur le côté, cette soudaine attaque orchestrée par un tigre d'une belle taille la fit grandement plaisir. D'un tintement de clochette, la forme spectrale du loup accueillit son assaillant en ouvrant sa gueule, se ruant sur lui avec plus de vélocité que les muscles du félin puissent en être capable. Cette joute dura l'espace de quelques secondes, puis, les deux se séparèrent pour regagner leur place : aux côtés de leur maître.

« Je vais faire bien plus que tu tuer, Dohko. Tu vas connaître pire tourment que la Mort. »

Sur ces funestes paroles, sur ses sombres projets, la demoiselle qui fut autrefois la Déesse des Saints, frappa ses mains l'une contre l'autre, créant une vague d'énergie si intense, qu'elle balaya tout ce qui pouvait se trouver devant elle. Et, sans crier gare, la voici devant son rival, sur la pointe des pieds, à le regarder au fond des yeux. S'il plongeait son regard dans cet abysse, l'ancien chevalier de la Balance n'y verrait rien d'autre qu'une lueur sauvage, bestiale et primaire : l'envie du sang versé. Se pourléchant les lèvres, Mashia se téléporta avec lui.

« Entends-tu la rumeur lointaine des combats ? Nous ne sommes pas loin et nous sommes si loin d'eux en même temps. Personne ne viendra nous déranger. Hù aura bien du mal à suivre la cadence … tu es seul. Sans armure. »

Elle se détacha de lui en le repoussant sans douceur, vers l'arrière. Elle tourna autour de lui, tel le plus dangereux des prédateurs. Puis, peu à peu, la sienne se révéla, comme si elle avait toujours été là, à la draper. Elle ressemblait à l'armure de la Vierge, mais celle-ci avait regagné son temple, impuissante. À la place, une autre, d'un noir d'encre, recouvrait sa fragile silhouette. Son rire face à sa stupéfaction, fut sa seule réponse. Dans son autre main, un katana. La voici désormais prête à commettre l'irréparable.

=> Mashia accepte le défi







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Sören


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MessageSujet: Re: [Juin 1755] Happy Holy War! And may the odds be ever in your favor !   Lun 1 Déc - 18:03

[Temple du Taureau ->] Ils continuaient à grimper, et semblaient s’enfoncer, marche après marche, dans un enfer sans fin. Si Dante avait décrit l’Enfer de la Divine Comédie comme une succession de cercles, il s’agissait là d’une version montante, remplaçant les fosses démoniaques par des temples pavés. Oh, on pouvait contester en disant que les cercles, au final, n’étaient que neufs, et que les marches montaient vers les cieux au lieu de s’enfoncer dans la nuit mais ce ne serait qu’une broutille, n’est-ce pas ? Les jumeaux se regardèrent, et décidèrent de faire une légère halte. Sören prit sa sœur au niveau des épaules tendrement et sourit.

« Je suis content que tu sois là. La solitude n’est souhaitable que quand elle est désirée… » commença-t-il avant de changer de sujet. « Tu sens toi aussi que des cosmos s’élèvent dans le prochain temple n’est-ce pas ? Ils vont se battre, et nous devons connaître le vainqueur. »

Si elle ne comprenait pas, mais ce n’était pas grave, personne ne le pourrait. Sa mission à lui était de recompiler les faits. De savoir. De connaître. De retranscrire. Et sa mission à elle … Elle s’était imposé de le suivre, de le protéger, de rester unis en quelque sorte. C’était ce qu’il pensait, et il en était content. Comme il l’avait déjà dit par le passé, il n’avait pas envie de la voir rejoindre l’obscurité. Le musicien hocha la tête, et ils reprirent tous deux l’ascension. Bientôt la structure gracieuse du temple des Gémeaux apparût dans la brume. Ils arrivèrent sans plus de soucis sur le parvis où s’opposaient déjà deux chevaliers.

La vierge et un homme qu’il ne connaissait pas avaient débuté leur ballet mortel, et dans quelques secondes un autre couple allait se lancer dans la danse. Le Verseau noir et … Il s’arrêta quelques secondes. Ainsi, celle qu’il avait vu à Copenhague, celle qu’il avait aidé sans savoir pourquoi, celle qu’il n’avait plus jamais croisé depuis était une Saint. Il ne s’était pas imaginé qu’elle puisse être un chevalier d’or par contre. Ils ne devaient normalement pas quitter leur post. Messalina. Il ferma les yeux et se remémora brièvement leur rencontre. Il les rouvrit. Quelque part, au fond de lui, il espérait qu’elle soit assez forte pour éviter de mourir sous les assauts du traître.

A leurs côtés, un grand nombre de belligérants dont il ne savait pas grand-chose. Il en avait croisé un au temple précédent. Il s’était relevé après être tombé sous les coups de son adversaire. Le Taureau noir. Un autre visage croisé par le passé se trouvait face à lui. Un chevalier de glace qui était venu avec Ahina du Scorpion dans une mission diplomatique qui avait pour le moins mal tourné. Les autres n’étaient que des inconnus aux yeux du barde, qui s’obligea à les découvrir d’ici la fin de l’échange. Il voulait être consciencieux dans son travail, et cela passait forcément par obtenir ces patronymes là. Il regarda sa sœur, et prit position contre une colonne.

« Ca va commencer, il ne faut pas en perdre une seule miette. Un combat entre chevaliers d’or. »
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MessageSujet: Re: [Juin 1755] Happy Holy War! And may the odds be ever in your favor !   Lun 1 Déc - 23:00


Y a des jours comme ça...

Juin 1755 - Venant du temple du bélier

Lya au creux de ses bras, le Scorpion grimpe les marches du Sanctuaire quatre à quatre comme si le diable en personne était à ses trousses.
Si elle avait cru se débarrasser des deux Asgardiens, c'était raté, car Sören et la demie portion qui l'accompagne étaient toujours dans son sillon.

Elle arrive pile quand Dohko défie Mashia. Il a compris, il a déjà compris que quelque chose ne tournait pas rond. Ahina lui jette un regard entendu. Il est le seul à pouvoir réveiller Mashia... et elle est la seule à pouvoir sortir Kappa de cet état de noirceur qui ne lui va absolument pas.

Puisque Messalina avait décidé de s'en charger elle même, la sécurité du Sanctuaire et celle de Lya passait sans doute avant tout le reste.
C'est donc non sans jeter un regard entre fureur et tristesse vers Kappa et Mashia que la grecque passe son chemin.

-> Temple du Scorpion


© Narja - S. Amakusa pour Never Utopia


Dernière édition par Ahina le Lun 1 Déc - 23:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Juin 1755] Happy Holy War! And may the odds be ever in your favor !   Lun 1 Déc - 23:05

En temps de guerre, une personne s'attend à tout. Elle s'attend à voir ses amis et ses compagnons tombés au combat, à voir les pires atrocités et à subir les pires souffrances, mais si il y a bien une chose à laquelle on ne s'attend jamais, c'est à voir ses compagnons se retourner contre soi!

C'est avec horreur et incompréhension que je voyais apparaître les Chevaliers de la Vierge et du Taureau, ainsi que mon Maître, tous vêtus d'armures aussi sombres et sinistres que leur Cosmos actuel. C'était un spectacle que je n'avais jamais entrevu, même dans mes pires cauchemars, et pourtant je ne rêvais pas. Cette scène était bel et bien réelle, fort malheureusement!

Je ne comprenais pas ce qui se passait. Étaient-ils sous l'emprise d'un quelconque sort maléfique, ou bien les personnes se tenant devant nous n'étaient que des clones, tandis que les vrais Chevaliers avaient disparu? Difficile de croire à cette seconde possibilité lorsque Mashia reconnu Dohko, se jetant sur lui avec une ardeur et une violence inouïe. Ils étaient conscients, mais leur âmes semblaient corrompus. La seule chose à laquelle je pensais à ce moment était de savoir ce que nous pouvions faire pour les ramener à la raison!

J'étais muet, horrifié par ce spectacle. Voir mon Maître s'adresser à nous de la sorte, nous ordonner de le laisser passer, usant et abusant de son statut de régent, n'hésitant pas à nous menacer et à s'en prendre à nous, ne me laissait pas de doutes. Ce n'était pas Kappa! Ce n'était pas mon Maître! Ce n'était pas l'homme qui m'avait tout enseigné et qui m'avait sauvé lorsque j'avais failli tombé dans le désespoir et la solitude. Les laisser passer n'était pas une option. Nous ne le pouvions pas. Nous étions un rempart et nous devions nous comporter comme tel.

Messalina fût la première à réagir. Elle monta au créneau, ne reconnaissant aucune légitimité aux ordres et aux paroles de ce Kappa obscur. Et sa réponse me conforta encore plus dans mon idée. Cela ne pouvait pas être lui. Il était forcément manipulé. Jamais Kappa n'aurait été aussi dur envers l'un de ses Chevaliers! Il défia Messalina, mais il était tout simplement impossible que je reste immobile à le voir agir ainsi et insulter la jeune femme et la menacer sans que je réagisse. Si quelqu'un devait se dévouer pour l'arrêter, ça ne pouvait être que son disciple. J'ignorais encore comment, mais j'étais décidé à le faire revenir à la raison!

"Je ne vais pas le laisser insulter Messa comme ça! Que tu sois Kappa ou non ni change rien!"

Je m'interposais entre Messalina et Kappa, écartant la jeune femme du Verseau d'un léger geste du bras. Combattre mon Maître ne serait pas une tâche facile, pour deux raisons. Tout d'abord, il était extrêmement puissant, je le savais mieux que quiconque. De plus, il n'est jamais facile de combattre quelqu'un que l'on considère comme un frère, même s'il n'est pas en lui. Pour l'arrêter je serais obliger de le blesser et il n'y avait aucune certitude que son corps récupère, même s'il recouvrait ses esprits. Mais je ne pouvais pas me permettre de ne pas attaquer de toutes mes forces non plus. Son Cosmos ne mentait pas, ce serait Kappa en pleine possession de ses moyens que j'aurais à combattre.

- Si quelqu'un doit te combattre, ce sera moi! Je ne sais pas qui tu es, mais tu ne peux pas être mon Maître. Je vais te faire sortir de ce corps, qui que tu sois!

J'avais lancé cette phrase avec le plus de conviction possible, mais serais-je vraiment capable de me battre de toutes mes forces face à lui? Je grinçais des dents à cette simple idée qui me hantait, mais je n'avais pas le choix. De tous les combats que j'avais mené jusqu'à présent, celui-ci serait sans aucun doute le plus douloureux...psychologiquement et émotionnellement!

- Pardonnes-moi!

C'est alors qu'une voix retentit dans le Temple des Gémeaux. Comme sortant de sa torpeur dans laquelle les provocations de Kappa l'avait plongé, elle libéra sa colère. Je me tournais vers elle, tandis que je la voyais enlever son masque et le jeter contre une des colonnes du Temple. Son Cosmos augmentait petit à petit et rayonnait intensément.

J'étais impressionnée par l'expression de son visage, mais surtout par ce geste. Elle avait enlevé son masque de son plein gré, comme répondant au défi de Kappa, sans la moindre appréhension, sans la moindre peur. C'était la première fois que je la voyais aussi confiante et décidée.

Je ne savais pas quoi dire, ni quoi faire. Une partie de moi voulait empêcher Messalina de combattre contre Kappa, même si cela me permettait d'éviter un combat douloureux, mais une autre partie de moi refusait de mettre la jeune femme en danger de la sorte. Notre relation était encore un mystère. Nous ne savions pas quels sentiers nous empruntions. Mes sentiments pour elle était encore confus, mais je tenais à elle, je ne voulais pas la voir souffrir et encore moins mourir. Mais pouvais-je réellement intervenir?

Elle était en colère, cela se voyait, cela se sentait. Mais elle avait de bonnes raisons de l'être. Plus que sa vie, c'était sa fierté qui était en jeu, son honneur, en tant que Chevalier, en tant qu'être humain. L'empêcher de mener ce combat, son combat, serait la tuer d'une autre manière. Combattre Kappa aurait été moins douloureux pour moi finalement. Mais, je n'avais pas le choix. Je ne pouvais aller à l'encontre de sa détermination, même si mon cœur m'incitait à faire le contraire! Elle était Chevalier d'Or, gardienne de la troisième Demeure Zodiacale. Il n'y avait pas un seul Gold Saint en qui je ne ferais pas confiance. Je ne pouvais déroger à cette règle, encore moins avec elle!

- Très bien Messa, je te le laisse, mais tâche de ne pas mourir, j'ai tellement de choses à te dire... Tiens bon!

Il restait un Chevalier Noir! Mon but serait à présent de le vaincre, le plus vite possible afin d'aller prêter main forte à Messalina! À nous deux, nous serions capable de vaincre Kappa et peut-être de le faire revenir à la raison, du moins ainsi je l'espérais et le désirais!

- J’avais peut être tort, en fin de compte, Kyros... Tu es un idiot ! Si tu nous avais laissés passer, nous n’aurions pas à vous abattre pour passer. Tu sais pourtant qu’aucun d’entre vous ne nous arrêtera, et tu as pourtant laissé ta protégée se mettre en travers de notre route ! Je me vois donc dans l'obligation de l’éliminer, comme promis...

Je n'accordais qu'un léger regard à cette imitation obscure de mon Maître.

- Nous verrons bien qui est l'idiot! Sous-estimes nous et tu le paieras cher, Kappa le saurait lui!

Je continuais convaincu qu'il n'était pas mon Maître et que de ce fait, il ne pourrait développer le total potentiel du Verseau. J'étais convaincu que Messalina pourrait lui tenir tête, du moins jusqu'à ce que j'arrive pour lui prêter main forte. M'interposant alors au Chevalier du Taureau, avant que ce dernier ne quitte les lieux, je faisais craquer mes doigts, tout en le défiant. Je n'avais jamais encore rencontré Hector, c'était la première fois et en de bien tristes circonstances. Mais, il me fallait faire au plus vite. Pour cela, j'allais tenter de le provoquer, le faire attaquer sans relâche jusqu'à immobiliser complètement cette masse de muscle. Cela allait prendre un peu de temps, mais je savais que mon contrôle de la glace était au niveau de celui de Kappa. Il était temps de montrer ce que l'entrainement de ces dernières années m'avaient apportés!

- Il ne reste plus que nous visiblement! Je serai ton adversaire. Qui que tu sois, tu ne passeras pas ce temple tant que je serai là! Ramène-toi mon gros! On va vite en finir!

Mon premier combat dans cette Guerre Sainte serait contre un de mes compagnons. Aussi injuste et douloureux que cela puisse paraître, j'avais mes raisons pour combattre de toutes mes forces et terminer ce combat aussi vite que possible!


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MessageSujet: Re: [Juin 1755] Happy Holy War! And may the odds be ever in your favor !   Lun 1 Déc - 23:42



Des marches, encore des marches
suivre le frère

Suivre. Encore et toujours. Je marche derrière Sören. Où il va, je vais. Est-ce aussi simple que cela. Mais la simplicité n'est guère d'occurrence en ces lieux. Tourment. Peine. Les âmes sont partout. Je ne suis pas mal à l'aise. Je ne suis pas à l'aise non plus.
Nous grimpons. Encore et toujours. Nous grimpons.
Stop. Mains sur mes épaules. Je souris.

"Pourquoi"


Simple question. Nous devons savoir qui gagne. Pourquoi. A quoi cela sert-il. Qu'est-ce que ça nous apporte. Nous n'avons de cesse de côtoyer la mort. J'ai l'habitude, Sören ne devrait pas l'avoir.
Les mots du Scorpion enflent dans mon esprit. Je me les répète sans cesse depuis que nous grimpons et je les reformule à haute voix pour Lui.

"Nous sommes au spectacle"


Voix faible. Je baisse les yeux alors que nous reprenons notre marche. Au spectacle... Je ne comprends pas. Pourquoi a-t-elle dit cela. Nous n'avons pas aidé, cela est vrai. Mais nous n'avons pas provoqué de mal non plus. Alors...

Je suis. Comme toujours. Une colonne. Stop.
Mes paupières papillonnent alors que je contemple les nombreuses personnes de ce temple. Mes sourcils se froncent. Moue de l'enfant contrariée.

"L'équilibre est brisé. Il n'est pas bien de rester ici."


Tout en disant ces mots mes bras s'enroulent autour de celui de mon frère. Regard attentif. Regard qui ne le lâche pas. Le Mal est ici. De celui que je n'aime pas côtoyer. Il perturbe tout. Il contamine tout. Je ne veux pas que Sören soit contaminé. Les esprits sont agités.
Je tire sur son bras.

"Il faut s'en aller"


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MessageSujet: Re: [Juin 1755] Happy Holy War! And may the odds be ever in your favor !   Mar 2 Déc - 0:58

Pour qui te prends-tu…


La voix du Verseau était aussi aiguisée qu’un couperet. Je savais que je n’avais pas sa force, bien sûr, je n’étais pas à la hauteur. Mais comment aurais-je pu rester là ? Les bras croisés à regarder le seul endroit du sanctuaire que j’aime, se faire détruire par des saints possédés ?
Mais ce ne fût pas l’insulte envers le temple des gémeaux qui fit mouche, mais celle envers mon armure : l’armure de la Grue.
-Pour qui te prends-tu…
Les mots quittèrent mon masque dans une mélodie basse et glaciale. Je mordis ma lèvre inférieure pour m’empêcher de le menacer davantage… Mais ça, il n’aurait jamais dû se le permettre. Le sombre saint ne sembla pas m’avoir entendue, trop occupé à donner ses instructions au Taureau.
Dans ma tête résonna les mots de Kappa. Kyros se mit entre nous, mais j’étais tellement absorbée dans mes pensées, que je ne m’en rendis pas compte. Tout ce qui me vient à l’esprit fut le port de Rodorio…

-Tu n’es qu’un imbécile à l’égo surdimensionné ! N’as-tu pas commencé avec une simple armure de Bronze ! Parce que ta précieuse armure d’or a changé de couleur, tu crois que je vais plier face à toi ?
Je parlai davantage pour moi-même que pour les autres. Pour qui se prenait-il ? Certes je n’étais qu’une Silver depuis dix ans. Mais j’aimais mon armure ! Lorsque nos routes, à Cinna et moi, se sont séparés, je n’avais que les morceaux d’argent qui composé la Grue pour me soutenir. L’amour que je portais à mon frère, je le lui avais donné à elle ! Elle était mon dernier lien avec lui. Comment osait-il la souiller de la sorte ?
Ma main se posa doucement sur mon masque, quelques mèches de cheveux dégoulinèrent de part et d’autre de mon visage.
-Pardonnes-moi…
Ma voix retentit. Cette phrase ne fut destinée qu’à une seule personne : Kyros. Mes doigts se crispèrent sur le métal, avant de l’arracher et de le jeter contre l’une des colonnes. J’avais mis assez de force pour le fissurer, mais pas le briser. Dans mes yeux turquoise ne se trouva plus que rage et détermination, toute la peur qui m’avait envahi depuis le matin, avait disparue.
-Je ne compte pas t’aimer ! Et s’il faut que je mette fin à mes jours pour t’arrêter, je le ferai !
Je sentis mon cosmo bouillir en moi, dans une sensation que je n’avais jamais connu avant. Était-ce l’armure des Gémeaux, qui répondait à la menace ? Tant qu’elle me prêterait sa force, pour détruire cette gangrène qui pourrissait au sein du Sanctuaire, rien n’avait plus d’importance.

Bien sûr, ce fut durant le seul moment où je semblais forte et digne d’être un chevalier d’or, que Kyros se décida à lâcher le genre de phrase maladroite qui vous transforme une femme en simple jeune fille… Razza d'Imbecille ! Je secouai la tête, afin de remettre mes idées en place. Ce n’était pas le moment pour penser romance. Non… Il y avait plus urgent… Je fixai l’épreuve qui m’attendait, avec l’espoir d’entendre toutes les fameuses choses que mon Prince Charmant avait à me dire.

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MessageSujet: Re: [Juin 1755] Happy Holy War! And may the odds be ever in your favor !   Mer 3 Déc - 14:59

Précédent : Temple du Taureau

Troisième parti, premier arrivé. Bien que le juge de la wyvern, un spectre de rang inférieur et le chevalier noir Ishiro aient quitté le Deuxième Temple les premiers, Fenrir arriva avant eux. Son corps massif tout en muscles lui permettait d'aller bien plus vite qu'eux, faisant trembler les marches sous son poids colossal.

Une fois arrivé sur le palier du Troisième Temple, la situation ne lui inspira rien de bon. Plusieurs combats avaient débuté, dont l'un opposant le Saint Noir du Verseau à une inconnue. Comment le Verseau pouvait-il être encore en si bonne forme alors qu'il avait déjà combattu dans la maison du Bélier ?! Sa "résurrection" probablement. Il s'aperçut que le Taureau était dans le même état, ainsi que la mystérieuse femme-loup qui lui avait demandé/ordonné/suggéré de le rejoindre une fois son combat terminé. Il se serait volontiers jeté sur elle pour comprendre le pourquoi de ses mots s'il avait été en meilleur état, mais ses forces s'amenuisant, il devait gagner les hauteurs et bientôt rendre la maîtrise de son corps à son jeune hôte.

Il avança donc comme si de rien n'était au milieu des combats et des personnes devisant plus loin. Avec un peu de chance, le courant d'air glacial qu'il amenait avec lui, ainsi que la glace qui se formait sous ses pattes et la pluie qui se changeait en neige dissuaderaient quiconque de lui chercher des puces.

Il prit tout de même le temps de poser les yeux sur deux cosmos glacés non loin. Il reconnut aussitôt le guerrier divin d’Êta qu'il avait croisé avec Eren et lui lança le regard typique du prédateur à ne pas déranger. A ses côtés, une jeune femme à l'allure... hors de ce monde. Comme si elle pouvait lire son âme, ou quelque chose de la sorte. Le Grand Loup pourtant ne leur adressa pas la parole, il avait choisi son camp.


Suivant : Temple du Lion
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MessageSujet: Re: [Juin 1755] Happy Holy War! And may the odds be ever in your favor !   Lun 8 Déc - 0:39

=> Temple du Taureau

Alors qu'il entrait dans le troisième temple, il sentait des tas de cosmos en train de se déchirer. L'ironie était que la jeune femme rousse du nom de Ceridwen lui avait échappé de justesse, il maugréait intérieurement car elle serait de nouveau un ennemi dans les heures à venir. Il se glissait à l'intérieur et vit les deux Ases croisés dans le temple précédent. Il les saluait avec respect mais se demandait bien ce qu'ils recherchaient en fait, il avait entendu parler d'une histoire de conteur ou de barde comme dans les temps anciens.

Il s'approcha alors d'eux et d'un signe de la tête prit la parole.

- Enchanté Barde et... Excusez moi, je n'ai pas l'honneur de vous connaître plus que cela, on s'est croisé tout à l'heure mais je me devais d'avancer ! Vous avez fait vite et je vous en félicite de tout coeur ! Cependant, excusez moi de vous poser cette question, mais vous êtes ici selon les termes de l'Alliance signée entre votre Maître et le mien n'est ce pas ?

La question était posée avec sérieux mais humanité, la bête en lui était apaisée pour quelques temps. Il se demandait bien ce qu'ils voulaient faire ici en ce moment, on était en pleine guerre et les risques d'être pris entre deux feux étaient bien présents. Prudent, le Vampire ne voulait pas se montrer désagréable avec les deux habitants du Nord. Son regard se portait en même temps vers les autres parties du Temple. Des cosmos se battaient avec une certaine rage dans les autres salles, mais, dans le Naos, une jeune Spectre était là. Elle discutait tranquillement avec un Chevalier d'or et à quelques pas de là, un Taureau noir semblait fixé intensément le regard du Cygne. Ces derniers étaient donc prêt à se battre dans les plus brefs instants et c'était leurs affaires. Un Chevalier de la nuit ne pouvait décemment entrer dans une histoire entre deux hommes. Non, ce qui lui déplaisait, c'était que le Chevalier d'or avait dû user d'un stratagème pour éviter qu'elle le combatte. Il ne comprenait pas pourquoi ils se regardaient ainsi, ils se connaissaient ? Il en savait rien !

- Mes amis, si vous me permettez, je vais vous ouvrir le chemin vers le temple suivant, sauf si vous attendez ici pour assister à quelques petites péripéties que je ne connais pas !

Il s'avança alors vers le Chevalier d'or et s'arrêtait de façon à voir chacune des deux personnes. Il les fixa et ne montrait pas d'animosité envers les deux personnes. Froid et distant, il devait quand même mettre les points sur les i à ces deux personnes !

- Spectre ! Je ne sais pas ce que tu fais, mais nous avons des ordres clairs du Seigneur Minos ! Que fais tu encore ici devant ce chevalier d'or à bavarder ? Les seigneurs noirs approchent et ils n'apprécieront pas une telle attitude, surtout que tu as laissé seul le noble Gilles qui a combattu courageusement ! Donc, comme je ne suis pas Juge des Enfers, je ne dirai rien ici même, tu en répondras à ton Seigneur et Maître..... Quand à toi.... Chevalier d'or ! Si tu souhaites continuer à discuter, je t'en prie, ne te dérange pas pour moi et laisses moi passer ! Mes amis Ases ici présents voudraient faire de même !

Le regard du Vampire cachait peu une colère palpable. Comme si l'influence de cet étrange cosmos l'affectait dans ses émotions, enfin bon, il avait dit poliment et clairement le fonds de sa pensée. Il attendait sa réponse en fixant la Furie qui ne faisait pas son devoir en l'état, non pas qu'il lui interdise des relations un peu étranges mais on était en guerre, pas dans une taverne à discuter de la soirée à venir !

Beshter a écrit:
Je défie Jara Smile sauf si il me laisse passer Razz

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[Juin 1755] Happy Holy War! And may the odds be ever in your favor !

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