RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [Juillet 1746] Il n'y a que les fous et les Européens qui voyagent ! [Pv Dohko]

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Messalina


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MessageSujet: [Juillet 1746] Il n'y a que les fous et les Européens qui voyagent ! [Pv Dohko]   Dim 26 Oct - 18:49

Je n’étais pas là pour me faire des amis.


J’étais là, un genou à terre, la tête baissée, attendant que le Grand Pope m’ait donnée ses ordres. Je portai un chaperon turquoise, en dessous, se dissimulait mon armure argentée. Depuis un an, je n’étais plus la petite Messalina qui aller vendre ses fromages au marché, j’étais devenue Messalina de la Grue. Chevalier d’argent au service d’Athéna, une déesse grecque… Je ne comprenais pas encore grand-chose à ces histoires. Mamma, disait toujours qu’il fallait prier Dieu et la Sainte Vierge, qu’ils veillaient sur nous, pauvres pêcheurs. Mais ici, on me racontait d’autres histoires… Que la religion, qu’on m’avait enseignée, n’était que mensonge.
Au bout de quelques instants, l’homme au casque d’or et à la cape blanche me fit appeler. Je me relevai. Mon visage, caché derrière un masque d’acier, ne refléta aucune émotion. Je devais partir en voyage en Chine, pour trouver de nouveaux apprentis, afin qu’ils servent la déesse de la Justice : Athéna. Mais je n’allais pas faire ce périple seule, un autre chevalier m’accompagnerait.

Le lendemain, je me rendis à l’entrée du sanctuaire, pour rejoindre celui qui deviendrait mon compagnon de voyage. Alors que j’avais préparé mon voyage la veille, allant acheter des provisions, un cheval et quelques affaires, l’homme qui se trouvait devant moi n’avait rien de tout cela. Il était en tunique, un panier d'osier sur le dos et un sourire d’idiot sur les lèvres. J’allais donc faire équipe avec… Ça… Bien que plutôt grand, il avait l’air d’avoir à peine mon âge ? J’aurais sans doute été plus rassurée avec un homme, ayant quelques cheveux gris et du poil au menton. Je le toisai du regard, sans dire un mot. Sur mon visage on aurait pu lire de la déception et du scepticisme, si je n’avais pas eu à porter ce masque. Je ne descendis pas de cheval pour le saluer, préférant garder une stature droite et assurée, donnant l’impression d’être aussi impassible que le visage que je portai.
-Je suis Messalina de la Grue. Quel est ton nom ?
Ma voix fut glaciale. Je n’étais pas là pour me faire des amis. Nous avions une mission à effectuer : aller en Chine, trouver des apprentis et rentrer. Ça s’arrêter là. Il n’y avait aucun intérêt à se rapprocher de quelqu’un, tout le monde fini par vous abandonner de toute façon ou par vous oublier.

Sans vraiment lui laisser le temps de répondre, je fis tourner mon cheval pour que nous nous mettions en route. La route allait être beaucoup plus longue que prévue.

Le soleil était levé depuis peu et nous avancions à son rythme à lui. Mes cheveux étaient dissimulés sous leur capuche, ne pouvant suivre les mouvements de ma monture. Il devait certainement ce dire les mêmes choses que moi. Qu’il avait sans doute envie d’être avec un vrai chevalier, un homme. Être une femme, n’était pas bien vue de tous les chevaliers, le rôle d’une femme étant de s’occuper de son mari… Encore fallait-il en avoir un… Le seul, qui se rapprochait d’un mari, que j’aurais pu avoir, s’appelait Cinna et nous avions partagé beaucoup plus qu’un simple lit. Oui… Beaucoup plus…
Je me perdis quelques instants, qui furent dans la réalité peut-être des minutes ou des heures, pensant à mon jumeau disparu. L’oublierais-je un jour ? La blessure, dans mon cœur, était encore profonde, mais je ne pouvais pas m’effondrer. Je n’étais pas une jeune fille normale, j’étais un chevalier, une arme, un jouet pour les Dieux. Je ne devais rien éprouver, juste obéir. Voilà, la vie que je devais subir pour mes pêchés.

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MessageSujet: Re: [Juillet 1746] Il n'y a que les fous et les Européens qui voyagent ! [Pv Dohko]   Lun 27 Oct - 16:03

Chevalier d’or. C’était ce qu’il était aujourd’hui et ce, depuis moins d’un mois à présent. Déjà ! Il lui semblait encore que c’était hier qu’il s’était agenouillé face au Grand Pope, prêtant allégeance à la Déesse Athéna en promettant d’honorer le nouveau rang qui était le sien aujourd’hui. Parmi les chevaliers d’ors, il était à présent leur plus jeune représentant suivi de près par son meilleur ami, Shion du bélier. C’était là pour lui, une fierté et une charge qu’il assumait pleinement du haut de ses 18 années – 17 en réalité, son anniversaire ne venant qu’en octobre. Il s’était entrainé quatre ans de plus dans les arènes du Sanctuaire avant de se montrer digne de l’armure dont il était devenu l’élu. Quatre années... Cela lui paraissait si loin, ce jour où il avait perdu son maître et qu’il avait suivi les deux chevaliers d’Athéna jusqu’ici. Autant de temps qu’il avait passé loin de sa Chine natale, celle-là même qu’il allait retrouver le temps d’une mission. Avec un autre saint, Dohko partait à la recherche de nouvel apprenti. Une charge qu’il était ravi d’endosser et qui lui permettrait de parcourir ce monde qui l’avait tant fasciné. Le monde était si vaste ! Il y avait tant de chose à voir, à contempler que simplement demeurer au sein de son temple lui paraissait bien terne en comparaison. Non pas qu’il ne respectait pas cette charge et, quand le temps sera venu, il s’acquitterait de cette tâche comme tout à chacun, mais si on lui donnait la chance de faire autre chose, il n’hésitait pas. La jeune balance n’était pas animal à demeurer enfermer entre quatre murs, aussi millénaire étaient-ils.

Après avoir salué son ami de la première maison, Dohko avait rejoint la personne qui l’accompagnerait. Une guerrière, la sainte de la grue qui le toisait du haut de sa monture derrière son masque d’argent. Ces masques l’avaient toujours intimidé. Il était difficile de discuter avec une personne dont on ne pouvait percevoir les émotions, tout du moins était ce son cas à lui. C’était troublant. Et sa voix glaciale n’aida guère à instaurer une atmosphère paisible et agréable. Quelque peu surpris par le ton employé par la jeune femme, le chevalier répondit avec un rien de perplexité : Dohko. N’étant pas saint d’or depuis suffisamment longtemps pour que la dénomination de son titre ne soit devenue une habitude, il mit une minute de plus à l’ajouter. Chevalier d’or de la Balance. Un sourire léger qu’il espérait communicatif vint s’insinuer sur ses lèvres suite à sa présentation entrecoupée. Je ne le suis pas depuis très longtemps, je n’ai pas encore l’habitude de le dire en une seul fois, s’amusa-t-il à préciser, nullement gêné par ce qui pourrait être considéré comme un manque de respect envers sa constellation. Il n’en était évidemment rien. Si il avait espéré que cela détendrait l’atmosphère, il s’était bien trompé cependant et la guerrière sur son cheval dépassa les portes sans en avoir cure. Cela ne commençait pas vraiment sous les meilleurs auspices, mais Dohko avait bon espoir que les choses ne s’arrangent en marchant – à pied dans son cas. Après tout, il était un chevalier de l'espoir, et il était d'un naturel optimiste. Le saint d'or demeura silencieux le temps qu'ils ne quittent le Sanctuaire, ce dernier disparaissant rapidement à leur vu. Ils avançaient d'un bon pas sans craindre d'un quelconque épuisement et ce, malgré la lourde charge qu'il portait sur le dos - en réalité, la pandora box n'était pas si lourde que cela, ce qui n'aurait pas été le cas pour quelqu'un d'autre que lui. Enfin, si on omettait ses confrères.

Tu es sainte depuis longtemps Messalina ? Question pour le moins rhétorique que le jeune homme posa là une fois qu'il comprit que la cavalière ne dirait rien de plus. Dohko se disait que tant qu’à commencer quelque part, autant commencer par là. Ils allaient voyager ensemble un certain temps, la Chine n’étant pas forcément un pays frontalier de la Grèce. Le chevalier était un homme curieux sans pour autant avoir une quelconque arrière-pensée. Il ne pensait pas que cette question en soi soit d’une indiscrétion folle, mais elle pouvait amorcer un début de conversation. Il laissa quelques minutes à son interlocutrice pour répondre avant qu’il ne se décide à enchainer sur une autre, plus importante à ses yeux. Tu es déjà allé en Chine ? Non pas qu’il portait au nu son pays natal, mais il se souvenait parfaitement de la politique de ce dernier durant son adolescence. Une politique d'autarcie que l'Empereur encourageait avec véhémence et si lui était un natif de cette contrée et ne craignait pas ce courroux, ce ne serait pas le cas de la demoiselle à ses cotés. Était ce une bonne idée finalement, d'avoir une personne pour l'accompagner là bas ? A moins que l'Empereur ne soit revenu sur cette décision - ce qui l'étonnerait en soi. Pourtant, malgré tout, le jeune homme ne pouvait pourtant pas dissimuler son enthousiasme certain à l’idée de retrouver Lushan. Peut-être pourrait-il en profiter pour rendre visite au vénérable Shao durant leur mission.

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MessageSujet: Re: [Juillet 1746] Il n'y a que les fous et les Européens qui voyagent ! [Pv Dohko]   Mar 28 Oct - 21:59

Il était doux et agréable à monter



Le jeune chevalier de la Balance essaya, tant bien que mal, d’entrer en contact avec moi. Malheureusement pour lui, il ne posa pas la bonne question. Tout ce qu’il fit, c’est me faire me renfermer davantage. Depuis combien de temps étais-je la sainte de la Grue… Depuis ce funeste jour… Celui du décès de ma meilleure amie, Amalthée, et de la perte de mon frère… Non, décidément je ne voulais pas en parler, et encore moins avec un inconnu.
Il ne savait pas savourer le silence. À peine eut-il repris son souffle, qu’il me questionna sur un autre sujet. La Chine…
-Tout ce que je connais de la Chine… C’est ce que j’en ai lu dans les livres…
L’éternel étudiant, celui qui aime apprendre, pour qui toute connaissance est bonne à prendre, voilà mon signe. Dans la plupart des thèmes astraux, c’est ce qui nous définit, nous les natifs du signe aux deux visages. Je regrettai de ne pas avoir appris à lire et écrire plus tôt, il y avait tant de choses à découvrir, à apprendre, à comprendre ! Tellement d’innovation et d’invention ! Mes yeux brillèrent en pensant à tout ce que j’avais lu, et tout ce qu’il me restait à lire. Je ne pus m’empêcher de sourire.

Ma main glissa sur la crinière de mon cheval, le gratifiant d’une caresse affective. Il était doux et agréable à monter, au moins mes fesses ne se meurtriraient pas. Mais bien que menue, je ne pouvais le forcer à me porter pendant des heures. Je me laissai tomber sur le côté de ma selle, gardant la longe entre mes mains. Évidemment, au moment de me réceptionner sur mes pieds, un caillou décida de rouler en manquant de me déséquilibrer. Je réussi cependant à ne pas tomber, ceci étant presque un miracle pour le coup. Gênée, j’espérai que Dohko n’avait pas vue cette petite scène. Je rougis derrière mon masque, quelle vision pitoyable… Je n’étais pas un chevalier et encore moins une Sainte… J’étais une simple paysanne, rien de plus. Après cette mission, je rendrai mon armure… Retournant à ma vie, ma vraie vie.

Je ne m’étais pas rendue compte que ma capuche s’était baissée, laissant ma chevelure, à la teinte turquoise foncée, à l’air libre. Séparée en deux filets distincts, ma coiffure était singulière pour une jeune femme de mon âge. Souvenir d’enfance…
Heureusement, mon masque n’avait pas bougé, lui. Même si le choix était simple. Aimer ou tuer… L’un était trop douloureux pour que je le choisisse, de mon plein gré en tout cas.

Le soleil était à son paroxysme. Mon compagnon à quatre pattes avait soif, guettant un cours d’eau pour lui permettre de s’abreuvoir, je ne fis plus attention à l’autre être qui m’accompagnait. Avançant à la recherche de l’or bleu, je fini par entendre son bruissement doux. Je libérai l’animal de sa longe, le surveillant de sorte à ce qu’il ne puisse s’enfuir. Je comptai intérieurement mes provisions, afin d’être certaine d’en avoir assez pour quelques jours. Si nous avancions à bon rythme et si je régulai correctement la consommation de vivre, nous pouvions tenir quelques jours. Sans savoir pourquoi, j’étais certaine que quelque chose allait arriver… Et que mes belles prévisions, allaient être chamboulées, par un élément que je n’avais pas prévu.

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