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 [Novembre 1754] Le geste de bénédiction ne fait pas dévier le vent froid. [PV Sören]

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Messalina


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MessageSujet: [Novembre 1754] Le geste de bénédiction ne fait pas dévier le vent froid. [PV Sören]   Jeu 30 Oct - 23:47

Son nom s’était faufilé entre mes lèvres.




La nuit était belle, la neige était omniprésente, recouvrant aussi bien le sol, que les arbres et les toits. Le vent soufflait fort, faisant valser au rythme de son souffle, les minuscules flocons, impuissants. C’était un ballet d’une grande beauté, même si le froid mordait mes joues avec férocité, au point de les faire rougir.

J’étais bien loin de mon climat méditerranéen, mais si j’avais débuté ce périple vers Copenhague, il y avait une raison. Plutôt futile à vrai dire. Mais j’étais tombé sur un vieux journal, Le Journal des Sçavants, qui racontait l’exploit d’un astronome décédé dans cette ville. Il avait pu prédire avec exactitude que l’éclipse d’Io du 9 novembre 1676, aurait dix minutes de retard. Il avait également diagnostiqué que la Lumière mettait vingt-deux minutes à parcourir une distance égale à l’orbite de la Terre. Certes il était décédé depuis quarante-quatre ans… Mais peut-être, dans cette ville, se cachait encore des traces de ses recherches. J’avais envie d’en apprendre davantage. Il s’agissait d’une réelle révélation pour le monde de l’astronomie. Toutes connaissances est bonne à prendre ! Surtout quand celles-ci ont étés découvertes moins d’un siècle avant votre naissance.
Bien sûr, je n’avais pas pu quitter le sanctuaire, uniquement pour suivre une chimère de savoir. Je m’étais proposé pour rechercher des apprentis dans les régions au nord de l’Europe. Il m’avait fallu plusieurs jours avant d’atteindre mon but, mais j’y étais arrivé.

Pour raison personnelle, j’avais décidé de me faire passer pour un garçon. De ce fait j’avais laissé mes robes, crinolines et autres coquetteries. À la place, je revêtais un pantalon couleur terre ; une chemise, aux teintes crémeuses, ample qui dissimulait ma poitrine ; un veston d’hiver marron, pour ne pas avoir froid ; et surtout une casquette trop large, où se dissimulait ma longue chevelure. Mon visage était fin, certes, mais avec ma petite taille et mes membres délicats, je donnais l’impression d’être un simple gamin des rues de quinze ans… Ce déguisement marchait si bien que certains gentils hommes, me donnèrent quelques pièces pour que je puisse aller acheter un quignon de pain. Bien sûr, ce n’était pas par charité, mais plutôt pour donner l’impression d’être généreux. Ainsi, les femmes étaient davantage motivées à donner leur dote à ces mécréants. J’étais heureuse de ne plus vivre de cette manière… voilà bien l’un des rares avantages à servir une Déesse… Ne pas avoir à penser, à la meilleure manière, qui permettrait de faire s’élever, dans les rangs sociaux, un nom de famille. À vrai dire, je n’avais aucun souvenir de mon véritable nom… Peut-être Cinna s’en souvenait-il, lui…

Je secouai la tête, pour sortir le nom de mon frère de mon crâne. Mais en relevant les yeux, je vis une longue chevelure, similaire à la mienne, avancer dans l’obscurité.
-Cinna ?
Son nom s’était faufilé entre mes lèvres. Était-ce possible ? Je m’enfonçai dans les ruelles sombres, poursuivant cette ombre, au loin. Mais la nuit reprit ses droits, bien vite, trop vite… et je perdis la trace de l’inconnu.
Je n’avais pas confiance dans les ténèbres, et encore moins ce soir-là. Une appréhension inexplicable me saisit. Je voulu rejoindre l’artère principale, afin de me lover contre une devanture, le temps d’une nuit. Mais quelque chose m’en empêcha, au fond de moi… Se trouvait-il quelque chose ici ? Peut-être avait-ce un rapport avec ma quête de science ?

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MessageSujet: Re: [Novembre 1754] Le geste de bénédiction ne fait pas dévier le vent froid. [PV Sören]   Ven 31 Oct - 15:41

De quand datait sa dernière visite à Copenhague ? Quelques mois. Peut-être une année entière. Le Dauphin du Royaume, Canute, l’avait prévenu lors de leur rencontre. Cette ville était un comme un poignard de cérémonie. Magnifique et mortelle. Les rues, naguère sures, se transformaient la nuit tombées en de véritables coupe-gorges. Tout Guerrier Divin qu’il était, il se devait de faire attention, un coup de couteau pouvait perforer la peau d’une proie comme celle d’un prédateur tel que lui avec la même facilité une fois le dos tourné.

S’il s’était déplacé en cette capitale, c’était pour essayer de retrouver la trace de l’ancien Guerrier de Beta. Depuis quelques mois il n’avait plus donné signe de vie. Cela ne préoccupait pas Eren le moins du monde, après tout, celui qui décédait n’était tout simplement pas digne de porter une Robe Divine. Ce n’était pas l’avis du Héraut de Skald. Un guerrier-roi méritait qu’on s’attarde sur son sort, ne serait-ce que pour la légende, pour l’histoire, pour la chanson. N’était-il pas un barde avant d’être un guerrier ?

Il avait laissé son amure, carapace vermeille, en dehors de la ville, sous sa forme de totem. Si le besoin s’en faisait ressentir, il n’avait aucun doute de pouvoir la faire apparaître dans la seconde. Sous sa cape fine, il ne craignait pas le froid lui l’Asgardien. Il avait cependant pris le soin d’emporter son instrument, pour ne pas changer. Une heure loin de sa lyre lui paraissait une éternité.

La nuit était tombée depuis peu, et la neige reflétait faiblement la lumière vacillante des quelques torches qui illuminaient la rue. Les guerriers au château l’avaient laissé rentrer, reconnaissant là l’un des Protecteurs d’Asgard. Ils n’avaient pas la moindre idée d’où leur futur roi avait bien pu se perdre, et étaient navrés de ne pouvoir aider la Harpe Divine. Le taciturne Norvégien ne s’était pas découragé pour autant. Il allait prendre le temps d’arpenter les rues, faisant fi des avertissements qu’on lui avait formulé, et essayer de trouver quelque rumeur. Après tout, s’il y avait bien quelqu’un qui connaissait la rue, c’était l’ancien orphelin ! Effaçant toute trace de cosmos de son être, faisant taire son aura, il marchait dans les diverses rues mal pavées de la capitale danoise.

Alors qu’il s’élançait dans une contre-allée peu éclairée, il fut comme happé par une énergie improbable. Une aura de cosmos venait fugacement de se manifester dans son dos. Le jeune homme se retourna et vit passer un jeune homme, habillé d’une drôle de manière. Ce n’était clairement là pas un Danois. Etait-il la source de cette énergie ? Il devait en avoir le cœur net. Il le héla.

« Hep ! »

Son interlocuteur s’était arrêté, et semblait le regarder. Il fit deux pas en sa direction, et, d’une voix calme et froide s’annonça.

« Tu n’es pas Asgardien, mais tu es éveillé au cosmos. Qui es-tu, étranger ? »
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MessageSujet: Re: [Novembre 1754] Le geste de bénédiction ne fait pas dévier le vent froid. [PV Sören]   Ven 31 Oct - 21:03

Un Ase d’Odin


Un son m’interpella. Comme si quelqu’un m’avait hélé. Je tournai la tête, afin de découvrir l’identité de la personne, ayant osée m’empêcher de poursuivre ma route. Il fit deux pas dans ma direction. L’obscurité se fendit en partie, me laissant entrevoir la silhouette de l’inconnu à travers ses entrailles.
C’était un jeune homme plutôt imposant par sa taille… En même temps du haut de mon mètre cinquante, il n’était pas difficile de me sembler imposant…
Sa voix retentie, aussi tranchante que le couperet du bourreau. Les sonorités qui sortirent de sa bouche furent graves, légèrement rauques, et surtout possédèrent un accent des pays du nord. J’avais face à mois un authentique scandinave.
Mais ce n’est pas la mélodie de sa voix qui manqua de me faire tressaillir, mais plutôt ce qu’il me dit. J’étais tellement heureuse à l’idée d’avoir retrouvé mon frère, depuis toutes ces années, que mon cosmo avait profité de la brèche, pour laisser une trainée d’énergie derrière moi.

S’il savait ce qu’était le cosmo, il y avait de forte à parier, qu’il soit un de ces chevaliers des terres de glace : un Ase d’Odin. Je n’avais pas le choix… Je pris une voix plus grave que la mienne, dissimulant mon timbre féminin au profit de celui d’un garçon n’ayant pas encore fini de muer.
-Là d’où je viens, on se présente avant de demander le nom de quelqu’un !
Jouant la carte de l’insolence, je le regardais avec défi, les sourcils froncés. Malgré tout, je pris garde à ce que mon chapeau ne s’envole pas… Qui pouvait prédire sa réaction, s’il se rendait compte que j’étais une femme.

Je ne lui laissai pas le temps de me répondre, que je mis mes mains dans mes poches, avant de me tourner et me remettre en marche. J’étais presque certaine qu’il ne lâcherait pas le morceau, aussi facilement. Je devais trouver un prénom dont je me sentais assez proche, pour me sentir concernée, quand je l’entendais. Mais trouver une raison pour me trouver là, était chose bien moins aisée… Je n’allais pas partir sur un débat scientifique avec lui… C’était une brute du nord, il avait certainement ses cellules grises à moitié congelées… Déjà que peu de saint s’intéressaient aux sciences, on n’allait pas me faire croire que j’avais le digne héritier de Gabriel Fahrenheit. Bon, certes, il s’agit d’un scientifique Allemand et pas Suédois ou Danois…

J’atteignis l’artère principale. Mes doigts fins viraient au rouge, et je sentais la brûlure glaciale me consumer de plus en plus. Je m’assis devant une échoppe fermée, me lovant contre la pierre humide, prête à y passer la nuit. J’étais une sainte, passer une nuit dans cet environnement, n’allait pas m’être fatale, normalement. Mon masque d’argent me manquait, avec lui sur mon visage, je n’aurai pas pu sentir les caresses langoureuses du vent d’hiver. Mais j’étais heureuse de sentir le métal de mon armure contre ma peau, sous mon déguisement de garçon. Mes paupières étaient déjà lourdes. Je reprendrai mes recherches sur Ole Christensen Rømer, demain, à la première heure. Ses recherches, s’il en restait une trace, n’allaient pas disparaître... En... Une... Nuit...

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MessageSujet: Re: [Novembre 1754] Le geste de bénédiction ne fait pas dévier le vent froid. [PV Sören]   Dim 2 Nov - 22:02

Les pays scandinaves étant sous l'égide de la couronne d'Asgard, Sören fut bien étonné de la réponse de son interlocuteur. Cette personne n'était pas à sa place, c'était un fait, et plutôt que de s'atteler à la tache simple qu'était de lui répondre, elle avait joué la carte de l'audace. Volontairement ou non, l'Ase qu'il était ne pouvait se permettre de l'attraper par le bras et l'envoyer traverser le mur le plus proche. Enfin, si, il pouvait, mais ça serait tout de même plutôt mal vu - sauf probablement de Zeta Prime, qui avait l'habitude de traiter même les autres Ases de la sorte. A peine l'inconnu avait ouvert la bouche qu'il s'était de nouveau mêlé au flux succinct de passants. Sören soupira. Encore. Cela risquait d'être une longue soirée.

Suivant à distance son nouvel ami, la Harpe divine se demandait ce qu'il allait bien pouvoir faire de lui. Il n'était pas question, donc, de lui coller une avoine, comme ça, de but en blanc. De la même manière, il n'avait aucune envie de le laisser se balader à son aise sur un territoire sous l'influence des Ases. Il restait cependant la possibilité de nier son existence, tout simplement. Après tout, il n'était pas ici sur les ordres de leur général. Une question d'Etat passait avant cette mission secondaire. Cependant ...

Il n'eut pas à se poser la question bien longtemps, d'un autre côté. La menue personne semblait avoir décidé de passer la nuit sur le perron d'une porte. Quelque peu protégée de la neige, elle risquait cependant de se congeler pendant la nuit. Ces gens du sud ne connaissaient-ils pas le froid ? Il s'insinuait dans les plus chauds vêtements et vous mordait plus fort que les loups, sans s'arrêter. Le Héraut de Skald s'était habitué au dur climat Asgardien y étant confronté depuis sa plus tendre enfance, et une petite descente de température ne lui était pas plus dérangeante qu'une simple brise. Mais pour cet inconnu ... Sören ferma les yeux quelques secondes puis s'approcha de la masse allongée sur la pierre froide.

" Si tu dors là, tu mourras. Viens, étranger, et peut-être te donnerais-je mon nom." lança-t-il calmement une fois à un mètre de lui. Il y avait une taverne pas bien loin et si la clientèle n'était pas des plus fameuses, ils auraient surement droit à une température bien plus accueillante.

La neige crissait sous ses pas alors qu'il s'éloignait vers l'établissement. Il sourit en voyant l'enseigne. Il s'agissait d'une clé de sol.
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MessageSujet: Re: [Novembre 1754] Le geste de bénédiction ne fait pas dévier le vent froid. [PV Sören]   Lun 3 Nov - 21:06

Était-il sérieux ?


Ma joue était collée à la surface froide de l’embrasure de la porte, toujours assise, à moitié endormie, je sentis la même odeur que plus tôt. J’ouvris l’une de mes paupières pour confirmer, ce que mon odorat avait deviné. L’homme aux cheveux corbeaux s’approchait de moi. Que pouvait-il bien me vouloir ? Ce n’était tout de même pas, une petite trace de cosmos, qui allait me valoir une escorte, jusqu’à leur chef.
Il vint cependant se planter face à moi. Je levai la tête, mes iris turquoise le foudroyant. Heureusement qu’il n’était pas dans ma tête, il aurait découvert un bon nombre de nouveaux noms d’oiseaux siciliens. La plupart m’ayant été enseigné par mon frère et mon père… D’ailleurs, la seule fois, où j’eu osé en prononcer un devant Mamma, j’avais écopé d’un coup de cuillère en bois sur le crâne. Mais ça, c’est une autre histoire…

Sa voix était décidément aussi froide qu’une pierre. Cependant, prenant plus garde à ce qu’il allait dire, je me rendis compte que son accent était légèrement différent des gens d’ici. Était-il en mission ? Je devais rester sur mes gardes. S’il découvrait que j’étais une sainte, ça pouvait vite mal finir pour moi. Il avait certainement une meilleure endurance sur ce type de terrain.
Je suivis ce qui ressemblait à un ordre, me relevant avec un peu trop de délicatesse pour un garçon, et tapant mon pantalon pour le remettre en place. Pour lui, ce type de comportement devait être étonnant… Mais je savais que les hommes du grand nord, prenais la plupart des nôtres pour des femmes dépourvues de virilité. Avec un peu de chance, il n’y ferrait même pas attention, mettant ça sur le dos de la différence de culture.
Cependant, je ne pus m’empêcher de lâcher pour moi-même :
-Je ne vais pas mourir pour si peu.
Étais-je trop téméraire ? Possible. Mais j’avais décidé de jouer les garçons effrontés et je n’étais pas femme à obéir facilement. Encore moins à une brute des pays froids.

Me mordant la lèvre, pour me retenir de déverser plus de venin. Je le suivis silencieusement. Subitement, je me cognai le nez dans son dos, le géant s’étant arrêté brusquement devant une taverne. Levant la tête une nouvelle fois, je vis une clé de sol sur l’enseigne. Était-il sérieux ? Il n’allait tout de même pas payer un pot à un gamin. Surtout à un gamin, qui donnait plus l’impression d’être un chien sauvage, qu’une jeune femme éduquée. L’un dans l’autre, je n’étais pas à ma place dans ce type d’endroit… Je ne l’avais jamais été. Je ne supportais pas l’odeur âcre de sueur et boisson. Et n’abordons pas le sujet de la clientèle de ce type d’établissement. Non, très peu pour moi. Mais d’un côté, j’étais curieuse de savoir, ce qu’il avait derrière la tête. Ou peut-être avait-il découvert que j’étais une femme, et comptait aller dans une chambre me faire des choses peu catholiques ! D’ailleurs, était-il seulement catholique ? Non, dans mon souvenir le Danemark était pour la « nouvelle » église, dans tous les cas, ce n’était pas le sujet !
Prenant mon courage à deux mains, je donnais un coup d’épaule à l’Ase en passant à côté de lui, avant de pousser la porte d’entrée. La retenant du coude, je le laissais fixer la pancarte encore quelques secondes. Un sourire en coin se dessina sur mes lèvres. Prenant soin d’imiter sa voix, son accent et son ton, je me permis de lui répliquer avec un regard de défi :
-Si tu dors là, tu mourras. Viens, étranger, et peut-être te donnerais-je mon nom.

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MessageSujet: Re: [Novembre 1754] Le geste de bénédiction ne fait pas dévier le vent froid. [PV Sören]   Mar 4 Nov - 10:23

Lorsqu’il le poussa, laissant choir cette phrase comme une sentence, Sören se sentit tiraillé. La situation était comique, et son nouveau contact n’y était pas étranger. Utilisant sa propre phrase d’approche, il l’avait imité presque à la perfection. Une esquisse de sourire apparut sur le visage du guerrier divin. Cette personne était exaspérante, ou du moins, essayait de l’être. Mais d’un autre côté, elle n’avait pas refusé son conseil, et l’avait même suivi. La curiosité était donc bien présente des deux côtés du duo.

Contrairement à ce que la Sainte avait espéré, la taverne Danoise n’avait rien de ces horribles établissements de bas étage que l’on rencontrait dans les mauvais quartiers des mauvaises villes. Le royaume du Danemark ne vivait pas là une période faste, et l’ambiance de toute la capitale s’en trouvait fort ressentie. Deux ou trois pauvres pécores sirotaient des boissons fermentées, à base de houblon ou de miel, à différents coins de la pièce. A vrai dire, La Clé de Sol n’était plus que l’ombre de ce qu’elle avait pu être, et Sören, qui connaissait le zinc depuis quelque temps, en était le premier désolé. D’habitude, des musiciens se partageaient la scène et se lançaient des duels d’improvisation. Elle était déserte ce soir, comme tous les soirs depuis un mois. La lyre qui pendait accrochée à sa ceinture était le seul instrument de l’auberge cette nuit-là.

L’aubergiste, un homme bon répondant au nom d’Olaf, ne connaissait le guerrier divin que de nom, et Sören ne prit pas la peine de s’annoncer. Il n’était pas là pour jouir de son rang, d’un autre côté. S’approchant de la barre, il commanda sous l’œil médusé d’un homme à moitié ivre.

« Bonjour aubergiste. Un thé noir. Avec du miel, je te prie. » lança-t-il

« D’accord. Et pour toi, saltimbanque ? » lui répondit le tenancier, se trompant apparemment de destinataire pour sa commande. La Harpe Divine ne lui en tint pas rigueur.

« Non. Le thé est pour moi. » répondit-il avant de se diriger vers une table dégagée proche de l’âtre. Olaf, surpris, n’eut pas le temps de lui demander ce que voulait son jeune ami, et se tourna donc vers Messalina.

« Curieux personnage... Et je te sers quoi à toi, jeune homme ? »
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MessageSujet: Re: [Novembre 1754] Le geste de bénédiction ne fait pas dévier le vent froid. [PV Sören]   Mar 4 Nov - 21:38

C'est calme...


Étrangement, ce lieu ne ressemblait pas du tout aux Tavernes, dont m’avaient habituée mon frère et mon maître d’armure. Les gens semblaient plus calmes, plus enclin à observer le fond de leur choppe qu’à regarder les décolletés des femmes. Cependant, il y faisait chaud, ou en tout cas bien meilleur que dehors. J’observai cet endroit, qui ne ressemblait en rien à ce qu’on avait de part chez nous. Même la scène au fond de la pièce, se trouvait vide. Je n’avais jamais vue d’endroit de ce type sans piano ou instruments. Ce fut une expérience particulièrement étrange pour moi.

Mon garde du corps autoproclamé s’avança vers l’aubergiste pour passer sa commande. Personnellement, j’étais trop absorbée par ce décor et cette ambiance, pour y faire attention. Il me fallut quelques instants pour me rendre compte qu’on attendait une réponse de ma part. Décidément, j’étais bien une femme… J’avais pris l’habitude de me taire dans les auberges, afin de ne pas me faire remarquer. Ma vertu étant la seule chose de valeur, que nous possédions, mon frère et moi, à l’époque. Et nous faisions tout notre possible pour garder cette richesse.
-La même chose.
Répondis-je à l’aubergiste, occupée à chercher du regard l’homme aux cheveux corbeaux. Il s’était installé un peu plus loin, à une table vide. Quel étrange personnage, décidément. J’avançai vers lui, évitant quelques chaises qui traînaient, ainsi qu’un homme un peu trop saoul pour tenir sur ses jambes. Je m’assis, sans prendre vraiment garde, si c’était en face ou à côté de l’Ase.
-C’est calme…
Mon accent sicilien à couper au couteau chanta cette remarque que je m’étais faite à moi-même, trop bas pour qu’il y fasse réellement attention. Mes yeux se posèrent sur lui un peu après ça. C’est vrai que je n’avais pas encore vraiment détaillé son physique. Je ne sais expliquer pourquoi, mon regard fut attiré par sa ceinture. Pas d’idées malsaines, je vous prie ! Je crus reconnaître un instrument à corde, comme une petite harpe, en nettement moins gracieux. J’avais était éduquée à utiliser sa grande sœur, fut une époque… Mais il est vrai que cet instrument portable, me semblait étrange. Je n’en avais jamais vue de similaire… Je connaissais les violons, les pianos, les harpes et tous les instruments dignes d’être joués par des femmes… Mais celui-ci ne me disait rien. Depuis que je m’étais éveillée au Cosmo, je n’avais pas vraiment eut le temps de poursuivre mon cursus musical, ceci dit.

Sortant de ma séance de béatitude, je le trouvais de plus en plus étrange. Je pensais réellement que les hommes étaient tous des bruts, de ce côté du continent. Mais il semblerait que je me sois en partie trompée.
-Alors tu es musicien ?
Il n’eut le temps de me répondre, que les boissons arrivèrent sur la table. L’odeur qui en émanait, était douce. Mon attention n’était alors plus tournée, vers mon compagnon de table mais plutôt sur le thé que j’allais boire.

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MessageSujet: Re: [Novembre 1754] Le geste de bénédiction ne fait pas dévier le vent froid. [PV Sören]   Mer 5 Nov - 11:42

Le calme. L’étranger en semblait étonné. Peut-être prenait-il les gens du nord pour de bruyants personnages ? Ce n’était pas le cas. Oh, ils avaient longtemps eu une image de barbares dans l’imaginaire général. C’était compréhensible, leurs ancêtres n’avaient pas laissé une bonne image, sans doute à cause de leurs raids le long des côtes de toute l’Europe. Ce temps-là était révolu depuis bien longtemps, et les païens avaient été remplacés par des gens tout ce qu’il y avait de plus normaux. L’homme du nord était dur, impitoyable, dressé par le long hiver et par le froid mordant. Ceci était d’autant plus vrai en Asgard, où le statut de Jarl revenait souvent au plus fort, au plus robuste, et ce depuis des décennies. Sören rebondit sur les dernières paroles de l’inconnu.

« Le calme est de rigueur. Ces auberges n’accueillent plus que de rares habitués et d’encore plus rares visiteurs, depuis la guerre. »

Puis, il se réchauffa les mains en prenant la tasse. Il huma le doux parfum du liquide, et en absorba une petite gorgée. Etait-il musicien ? C’était un fait, sinon à quoi bon se balader une lyre à la ceinture ? Cette question était probablement rhétorique, et l’Ase n’y répondit pas tout de suite. Il laissa quelques minutes passer avant de reprendre la parole.

« Je suis un barde, pour être plus exact. Je récolte les légendes, et je les chante pour quelques pièces aux ducs et rois qui veulent écouter. »

Ce n’était pas tout à fait vrai. Il n’avait jamais chanté pour personne d’autre que lui-même. Son statut s’était effacé le jour même où il avait endossé une robe divine, et il ne le retrouverai que dans l’hypothèse d’un abandon improbable de ce rang. Le Norvégien pinça une corde, et un son clair résonna dans la pièce. Lorsqu’il cessa, l’atmosphère semblait plus détendue.

« Et si tu me disais ce que fait un serviteur d’un autre Dieu sur ces terres Asgardiennes, étranger ? Je ne veux pas que tu te fourvoies, tu n’y es pas forcément mal vu, c’est simplement que j’en serais un bien piètre gardien si je ne te posais pas au moins cette question. »

Il avait préféré préciser la raison de sa question pour que son interlocuteur, plutôt fermé jusqu’alors, ne la prenne pas mal. La politique et l’étiquette n’avaient jamais été le fort de l’orphelin, mais il essayait tout de même d’y mettre quelques manières.
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MessageSujet: Re: [Novembre 1754] Le geste de bénédiction ne fait pas dévier le vent froid. [PV Sören]   Mer 5 Nov - 20:52

Les yeux sont la fenêtre sur l’âme


J’humai la boisson, délicatement, avant de poser mes mains dessus. C’était agréable de sentir cette source de chaleur contre ma peau. Je portai la mixture à mes lèvres et fût agréablement surprise par son goût plus sucré qu’amer.
Il m’expliqua son métier qui ne s’arrêtait pas à uniquement jouer de la musique. C’était étrange cependant… J’étais certaine que le Vizconde di Marzo, n’aurait jamais laissé un homme comme ce nordiste, pénétrer sa demeure. Encore moins pour conter des légendes ou contes. Peut-être n’était-ce pas là le cas de tous les nobles gens. Mais pour qui aime jouer de la musique, ça devait être un beau métier.

Dégustant mon breuvage, je l’observai sans mot dire. Il prit son étrange instrument et en pinça une corde, comme avec une harpe. Le son produit fût particulièrement clair et brisa le silence alentour, le temps d’une seconde.
Mais la douceur de sa note fut tranchée à son tour, par sa voix cette fois. Ou plutôt la question qu’il me posa. Je ne savais s’il était obnubilé par la réponse, uniquement à cause de son devoir, ou si cette curiosité le rongeait lui, en tant que personne.
J’esquissai un sourire, tout en laissant un soupire glisser entre mes lèvres.
-Tu es têtu. Je ne suis pas ici pour servir ma divinité. Si là est ta question.
Évidemment, je n’avais pas répondu totalement. Je ne venais pas en ennemie, mais ma phrase pouvait porter à confusion. J’avais choisi le terme de « divinité » exprès, ainsi il ne pouvait deviner si je servais Athéna, Hadès ou encore Poséidon.
Je repris une gorgée de thé, avant de poser avec douceur ma choppe sur la table, de sorte à ne faire aucun bruit.
-Je suis ici uniquement pour satisfaire ma curiosité.
Je plantai alors mon regard dans le sien. Les yeux sont la fenêtre sur l’âme, disait-on, ainsi, il serait sans doute rassuré de voir que je lui disais la vérité. D’un côté, c’était dangereux, car si cette expression était avérée, il saurait que derrière le garçon qu’il avait ramassé, se trouvait une femme. Et dans n’importe quel pays, être une femme, à une heure aussi tardive, n’était pas une bonne chose.
-J’ai découvert qu’un astronome de ce pays, avait percé une partie du mystère de l’univers, il y a moins d’un siècle. Et je voulais savoir s’il restait, quelque part, certains de ses travaux…
Après avoir dit la vérité sur la raison qui m’avait faite venir ici, je me sentis rougir de honte. Ma tête se baissa, mon couvre-chef cachant une partie de mon visage. J’avais parlé avec trop de passion… Une erreur de plus… Maintenant, je ne pouvais vraiment plus prétendre être un gamin des rues. Rares étaient les enfants à savoir lire, alors en plus être capable de tenir ce genre de discours. Il n’y a que les riches, qui ont du temps à perdre à étudier… Pourtant je n’étais pas bourgeoise et encore moins noble ou princesse… J’étais une simple paysanne sicilienne, qu’un noble avait prise pour poupée. Et bien que cette époque fût révolue, j’avais gardé en moi ce désir de connaissance, que mon professeur m’avait transmis, malgré tout ce qu’il m’avait faite subir.

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MessageSujet: Re: [Novembre 1754] Le geste de bénédiction ne fait pas dévier le vent froid. [PV Sören]   Jeu 6 Nov - 0:14

Il ne pouvait mettre sa parole en doute sans lui manquer de respect, et ce n'était pas le genre du jeune homme. L'empreinte de cosmos qu'il avait ressenti était suffisante pour devoir prendre des pincettes avec l'individu inconnu. Il avait peut-être réduit son aura volontairement afin de l'attirer dans un piège, par exemple. D'un autre côté il avait peut-être, au fond de lui, un peu envie d'y croire. Croire que certains serviteurs des autres dieux n'étaient pas forcément en terre d'Asgard pour porter atteinte à leur pays. Qu'il pouvait y avoir du bon chez ces gens qu'il devait normalement considérer, au mieux, comme des ennemis potentiels.

" Certains disent que la curiosité est un vilain défaut." lança-t-il calmement, avant de reprendre sous l'œil étonné de celui qui partageait sa table. " Je ne suis pas d'accord avec eux, cependant." Il avait nuancé ses propos aussitôt. Encore une fois il n'avait pas envie de se mettre à dos l'étranger de surcroît.

Un astronome danois qui aurait percé les mystères de l'existence existait-il ? Il ne le savait pas vraiment. Il n'avait jamais été un homme de sciences, ni même un homme de lettres. Il n'était qu'un simple musicien et, s'il avait accepté ce fait depuis le début, ce n'était pas pour autant qu'il se considérait inférieur aux autres sages. Il avait cependant une bonne idée de la localisation de tels travaux...

" Je n'y connais pas grand chose en astronomie... cependant, si ces travaux se trouvent à Copenhague, ils sont forcément au musée national, mais ... il n'est pas encore ouvert." Cet établissement avait été fini dix ans plus tôt, en 1744, et n'était pas encore ouvert au public. Du moins, pas au public commun. Devait-il se mouiller pour cet inconnu ? Sören se pris le menton dans la main droite, et réfléchi quelques secondes.

" Il se pourrait qu'éventuellement tu puisses accéder aux documents que tu recherches. Je dois me renseigner... " dit-il en se levant, et avalant la fin de sa tasse d'un trait. Il avait décidé de se mouiller, il espérait ne pas se tromper. Le thé était tiède, mais sucré. Parfait pour l'Ase. "Olaf, met tout ça sur la note de la Harpe Divine. Et trouve une chambre pour le jeune homme, je reviens demain matin le chercher." Les yeux du tenancier s'écarquillèrent. Cet étranger était-il le fameux Ase d'Eta ?

"Ferme bien la porte à double tour..." commença-t-il une fois debout, avant de se pencher vers celui... ou plutôt celle qu'il avait démasqué. L'Ase d'Eta lui susurra quelques mots, tout juste assez fort pour qu'elle soit la seule à les entendre "Il ne fait pas bon d'être une femme dans une auberge inconnue..." Sur ces mots, il fit volte-face, et en une seconde, disparut à travers la porte de l'auberge.
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MessageSujet: Re: [Novembre 1754] Le geste de bénédiction ne fait pas dévier le vent froid. [PV Sören]   Jeu 6 Nov - 21:17

Je vous le promets.


Je m’étais attendue à ce qu’il se moque de moi, en apprenant que je poursuivais ce genre de chimère. Mais au contraire, il resta impassible à ma déclaration. Je relevai ma casquette avec mon index tendu, pour jauger sa réaction. Il me répondit avec sérieux qu’il savait où trouver l’objet de ma quête. Mais ce qui manqua de me faire tomber de ma chaise, à ce moment précis, fut qu’il se proposa de m’aider à l’atteindre.
Pourquoi ? Pour quelles raisons voudrait-il m’aider ? Et surtout, si ce musée était fermé, à part se faufiler là-bas, discrètement, je ne voyais pas d’autre méthode pour mettre la main sur ces précieux travaux. Dans tous les cas, j’en restai sans voix.

Il enfila la fin de sa boisson d’une traite. Je limitai, avec plus de difficulté, manquant de m’étouffer quand il demanda à l’aubergiste de m’héberger, pour la nuit. Et puis, comment ça il reviendrait me chercher ? Et puis c’était quoi ça « la Harpe Divine » ? Un pseudo digne d’un homme habillé d’un costume moulant bleu et d’un slip rouge, pour sûr ! Mais qu’est-ce que ça signifiait ? Le dénommé Olaf en fut choqué. Pour le coup, je n’étais pas certaine que son cœur tiendrait le coup. Mais il s’exécuta.
L’ase se leva, prêt à partir, me donnant ses instructions pour la nuit, comme si j’étais une gamine inexpérimentée. Il se pencha sur moi, assez proche pour que son souffle caresse ma nuque. Lorsqu’il eut fini sa phrase, le chanceux s’enfuit, sans me laisser le temps de lui donner une gifle, dont il se souviendrait ! Comment ça une femme ! Quand s’en était-il rendu compte ? J’étais pourtant douée à ce jeu !

-Aubergiste… Qu’est-ce donc, cette histoire d’Harpe Divine ?
L’homme, qui m’avait conduit jusqu’à ma chambre, me regarda avec un air totalement abasourdi. Sans me donner plus de détail, il me répondit qu’il s’agissait d’un chevalier divin connu, il semblait d’ailleurs éprouver un certain respect, pour ce guerrier légendaire.
Il ouvrit la porte et me laissa passer.
-As-tu des filles ?
Le changement de sujet, manqua de le faire trébucher. Je me retournai pour le regarder. Bégayant sous la pression, il eut du mal à me répondre.
-Bien. Fais en venir, une d’environs ma taille, dans ma chambre.
Il sembla partager entre son devoir de père et la peur des représailles, s’il ne m’obéissait pas. Je soupirai une nouvelle fois. Retirant ma casquette de mon index et mon majeur, je secouai la tête, laissant ma longue chevelure voler de gauche à droite.
Je repris de ma voix habituelle, douce et cristalline.
-Je ne lui ferai rien de mal. Je vous le promets.

Quelques instants plus tard, on vint toquer à ma chambre. Je découvris une jeune fille aux traits fins, blonde aux yeux bleus… On aurait vraiment dit une poupée en porcelaine. Je lui pris la main et la fit entrer silencieusement. Refermant la porte en bois massif derrière moi, je la fermai à double tour, comme me l’avait conseillé l’homme aux cheveux corbeaux.

Les rayons du soleil caressèrent ma peau, à travers la vitre, leur douce chaleur me tira d’un bien joli rêve. Ouvrant les yeux, je vis la jolie poupée allongée à côté de moi. Son corps dévêtu collé au mien, je passai mes doigts délicatement dans sa chevelure. Elle se réveilla peu de temps après. Je montai sur elle, mes mains relevant ses bras au-dessus de sa tête. J’effleurai ses lèvres avec les miennes, avant d’y déposer un ultime baiser.

J’enfilai une robe à corset, que ma délicate invitée, pris soin de serrer correctement. Je relevai mes cheveux en deux rivières distinctes, allant chacune d’un côté de ma tête. Je ne ressemblai plus à un gamin des rues, mais à une jeune femme de la ville. Il allait voir ce qu’était une sainte d’Athéna !
Une fois prête, la jeune fille n’osa plus me regarder en face. Je pris son menton entre mes doigts, la gratifiant d’un sourire doux.
-Tu peux y aller.

La demoiselle se tourna une dernière fois, me regardant avec un minois bien triste.
J’avançai vers elle, la plaquant contre la porte. Ma main glissa sur ses courbes alors que ma bouche souffla délicatement dans sa nuque. Mes doigts saisir le loquet, avant d’ouvrir l’ouverture de bois.
-Tu es plus belle quand tu souris.
Lorsqu’elle sortit, son teint était plus proche du carmin que de la porcelaine. J’entendis sa voix cristalline s’excuser. Les filles de ce pays étaient bien plus féminines et fragiles que je l’aurais pensé. Quittant à mon tour les lieux, je vis l’Ase de la veille.

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MessageSujet: Re: [Novembre 1754] Le geste de bénédiction ne fait pas dévier le vent froid. [PV Sören]   Jeu 6 Nov - 22:52

Il avait fait de cette nuit une sorte de jeu de pistes, grandeur nature. Il s'était dirigé au Musée National, demandant son chemin aux quelques passants qui trainaient encore dans rue à cette heure tardive. Sören prit quelques instant pour observer l'imposant bâtiment. Il n'était pas particulièrement hermétique à au premier des arts, mais il ne ressentait rien en contemplant cet édifice. A ses yeux il ne s'agissait de rien d'autre qu'une combinaison de pierres, sans âme. Il soupira, et décida de chercher une hypothétique entrée secondaire par laquelle se faufiler.

Une heure plus tard, il s'était rendu à l'évidence. L'éventualité de s'introduire en catimini dans la galerie était à laisser de côté. Bien. Quand on ne pouvait trouver d'issue secondaire, on empruntait la principale, non ? Il avait une ébauche de plan, mais il se basait sur plusieurs éléments qu'il ne maîtrisait pas forcément. Il faudrait donc improviser, et pour ce faire, il avait besoin de faire une halte en dehors de la ville. Et peut être y dormir quelques heures.



Il fallait se rendre à l'évidence, les heures n'avaient été au final que des minutes, dérangé comme il l'avait été par une ébauche de tempête de neige. Lorsqu'il s'était présenté le lendemain à l'auberge, quelques cernes avaient élu domicile sur sa peau blanche, juste en dessous des yeux. Portant désormais une cape positionnée par dessus celle qu'il arborait déjà la veille, il avait un style pour le moins ... surprenant. La jeune inconnue l'attendait déjà, et il fallait avouer que sa nouvelle tenue était bien plus agréable au regard que la précédente. Il manqua presque de se demander comment il avait pu la prendre pour un vulgaire gosse des rues. Elle était bien plus douée pour le déguisement qu'il ne l'avait prédit. Et plus jolie, aussi. Tant mieux, ceci risquait d'être fort utile pour la suite.

La deuxième chose que l'Ase remarqua au sujet de Messalina c'était qu'elle était au final plus vieille que ce qu'il avait pu supposer. Il lui avait donné tout au plus la vingtaine, mais s'était apparemment trompé. Elle pouvait peut-être même être plus âgée que lui ! Il évita tout de même d'aborder aucun de ces deux thèmes avec l'italienne, ne voulant se montrer grossier sans le vouloir.

" Allons y." proposa-t-il simplement à la jeune femme, alors qu'il ouvrait la route. La neige crissait sous ses bottes, témoin de la tempête nocturne. Quelques minutes de marche silencieuse plus tard, l'étrange duo était arrivé à bon port, faisant face au grand bâtiment. Un soldat au regard perçant gardait la porte, et ne manqua pas de les héler. " Désolé, mais c'est fermé." lança-t-il d'une voix légèrement agacée. Ce fut le moment choisi par Sören pour laisser choir l'inédite cape. Sous cette dernière se trouvait une armure, d'un rouge vif. S'il avait pu concevoir que le pauvre Olaf accepte son identité sans la moindre preuve, il en aurait été tout autrement avec ce garde sans la présence de sa robe divine. "Attention au ton que tu emploie quand tu te diriges à un supérieur, soldat." répondit froidement le Norvégien. Son interlocuteur bégaya quelques mots avant d'être coupé de nouveau par un Sören tranchant. " Tu ne reconnais pas la duchesse de Haaland ? Imbécile ! Cherche moi le conservateur ! ". A peine le soldat avait disparu par la porte que l'Ase se tourna vers la Saint. C'était à elle de jouer désormais.

Un vieil homme ne tarda pas à se présenter à la porte. Derrière ses lunettes on devinait un oeil vif qui trahissait une certaine circonspection. L'homme affable, se dirigea vers la jeune femme. "Et bien, que pouvons nous pour vous, très chère ?"
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MessageSujet: Re: [Novembre 1754] Le geste de bénédiction ne fait pas dévier le vent froid. [PV Sören]   Jeu 6 Nov - 23:53

Je suis sincèrement désolée…


C’était assez étrange de marcher au côté de cet homme. Surtout vu nos accoutrements respectifs. La belle et la bête pouvait prendre tout son sens, ici. La ville était déjà en partie animée, et la neige, si blanche, donnait au paysage un air de contes de fées. J’étais une enfant du printemps, pourtant j’avais toujours aimé le froid hivernal. Bon, je trouvais aussi les petits bourgeons roses et le muguet très joli… Comme les feuilles d’automnes et le soleil qui se reflète sur la mer... D’accord, j’aime toutes les saisons !

Nous arrivâmes bien vite devant un bâtiment neuf. Il n’avait pas menti, la construction de ce musée était récente. Nous fûmes hélés par un soldat. Bien sûr, comme son travail l’exigeait, il nous précisa que le dit Musée était toujours interdit aux publics.
Regardant mon acolyte, afin de jaugeais de la suite, je le vis jeter d’une main la cape, qui le recouvrait jusqu’à lors. Il portait son armure de chevalier ? Comme ça, devant des civils ? Et surtout… C’était quoi cette couleur ? Ici tout était blanc, avec une armure aussi flashy, il ne pouvait pas passer inaperçu. Maintenant, je comprenais mieux pourquoi il était connu… Ce n’était pas forcément à cause de ses exploits…
Par contre, il se montra froid et plutôt hostile envers le garde. Il était vraiment allé loin pour me rendre service. Qu’attendait-il en retour ? Mais le pire, fût le nom qu’il me donna… Duchesse de Haaland… Avec mon accent typiquement italien ? Il se tourna vers moi. Pour le coup, il semblait-être fier de lui. Franchement… Les hommes du nord sont réellement dépourvus de subtilités.

Un vieilli homme, élégamment habillé marcha dans notre direction. Il était grisonnant, mais son regard était semblable à celui d’un jeune homme éduqué. J’étais certaine, qu’il avait été un homme très séduisant, dans sa jeunesse. Il se dirigea vers moi, sans porter réelle attention à l’Ase. Je fis mine d’en être gênée, détournant mon regard de lui, et repensant à la nuit dernière afin de me faire rougir.
-Je suis sincèrement désolée… Je ne voulais pas vous déranger, surtout pour si peu.
Mon visage de poupée se tourna légèrement vers lui, me mordant la lèvre, donnant l’impression d’un tic non contrôlé. Heureusement, j’avais passé assez de temps ici, pour être capable d’imiter l’accent danois traditionnel.
-Je voulais retrouver les travaux de l’homme qui avait inspiré mon grand-père…
Je détournai à nouveau le regard, sortant un mouchoir en tissu et le portant au coin de mes yeux.
-Ce dernier est sur son… son… lit de mort… Et je… Je voulais le faire sourire… Au moins… Au moins une dernière…
Je tournai le dos au conservateur, allant me blottir dans les bras de l’homme à l’armure rubis. Je collais mon front à son torse, sanglotant silencieusement. Je l’étreignis, de sorte à ce qu’il comprenne ce que je faisais. Levant à nouveau mon visage, je plantai mon regard brumeux dans le sien et esquissai un sourire qui se voulait timide.
-Merci, mon amour… Mais… Ce n’est rien…
Se faire passer pour une duchesse, pouvait nous être utile, mais s’il était si redouté, qu’il le laissait sous-entendre. Me faire passer pour sa fiancée, ne pouvait que nous ouvrir davantage de portes. Je restai encore quelques instants dans ses bras.
-Je suis simplement triste, de ne pouvoir lui offrir un dernier présent avant son… Son départ...
Je quittai les bras de mon « fiancé » factice, avant de jouer les pauvres petits filles éplorées, qui font semblant d’être fortes.

Le conservateur semblait avoir mordu à l’hameçon et gobé la canne avec. Cependant, je préférai rester sur mes gardes, en restant dans mon rôle.

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MessageSujet: Re: [Novembre 1754] Le geste de bénédiction ne fait pas dévier le vent froid. [PV Sören]   Ven 7 Nov - 11:39

Il devait se faire à l’idée que la jeune femme était beaucoup plus douée que lui pour la comédie. Devant l’air soupçonneux du vieil homme, elle s’était jetée dans les bras de l’Ase, jouant la demoiselle éplorée, et Sören n’avait pas prévu ce changement de plans. Oh, il aurait pu s’effacer et éviter un contact qu’il jugeait plus qu’étrange, mais cela n’aurait fait qu’ajouter à la suspicion du conservateur du musée. De plus, le contact de la belle italienne n’était pas dérangeant en soi. De quand datait la dernière fois qu’il avait tenu une femme entre ses bras ? De quelques années, au moins. S’il put réprimer sa surprise, il ne put éviter de légèrement rougir. Le musicien était vraiment une vierge effarouchée, et si l’un de ses pairs avait été là en cet instant, il aurait sans aucun doute subi une bonne douche de quolibets et autre noms d’oiseaux.

« On pourrait nous voir, très chère. » articula-t-il alors qu’elle s’éloignait de lui, presque aussitôt. Reprenant ses esprit, il s’adressa maintenant au gardien du musée. « Je vous prierai de garder ce que vous venez de voir pour vous. En tant qu’Ase, je ne devrais pas … »

Il semblait assez bien jouer le jeu, du moins assez pour troubler l’archiviste. S’il n’avait été que moyennement convaincu par le rang donné pour la jeune femme, il ne pouvait mettre en doute la véracité de l’armure. Il s’agissait bien là de l’un des sept guerriers divins, et le ton empreint de tristesse de la jeune fille ne pouvait quand même pas être feint ! L’homme prit la parole.

« Hmm… bien. Je saurai ne pas parler de votre secret. Mademoiselle, si vous voulez bien vous donner la peine de m’accompagner. » dit-il alors qu’il poussait la porte et disparaissait dans le bâtiment.

Si elle devait trouver quelque chose, ce serait en ces lieux. La présence de l’Ase n’était donc plus nécessaire. Esquissant un sourire, il se tourna vers la jeune inconnue. L’heure de la séparation était arrivée. « J’espère que tu trouveras ce que tu cherches ici, étrangère. Au revoir. » lui dit-il avant de se retourner et de s’éloigner. Il n’était pas doué pour les séparations, préférant aux longs discours de courts échanges. Il avait au moins pu l’aider dans sa quête, et espérait vraiment que ce geste ne resterait pas vain.
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MessageSujet: Re: [Novembre 1754] Le geste de bénédiction ne fait pas dévier le vent froid. [PV Sören]   Ven 7 Nov - 20:17

Messalina


Évidemment, mon plan avait fonctionné ! Aucun homme, ne peut refreiner, son instinct protecteur, en face d’une jeune fille en pleure. Enfin, aucun homme doté de savoir vivre et d’un brin de bon sens. Les poivrots et autres chevaliers divins, faisant exceptions à la règle. Bien entendu.
La porte s’ouvrit et le conservateur me montra la voie. Derrière moi, la brute du nord me sourit, avant de me faire ses Adieux.
-Attends-moi à notre lieu habituel ! Je te retrouverai bientôt.
J’avais prononcé cette phrase, assez fort, pour que le vieil homme et son garde ne soient pas étonnés que le chevalier abandonne sa dame, sans mot dire. Je me mis sur la pointe des pieds, approchant mon visage du sien. Sans vulgarité ou maladresse, je déposai un baiser sur ses lèvres, susurrant doucement :
-Adieu chevalier.

Je fis volteface, lui tournant le dos, j’entrepris ma marche vers mon but, avant de me retourner une dernière fois vers l’homme aux cheveux corbeaux.
-Messalina.
Il avait bien mérité une récompense, après m’avoir aidé. Disons qu’ainsi, nous étions quittes. J’avançais alors vers ce magnifique lieu, où des milliers de connaissances, œuvres et découvertes se bousculaient.

Malheureusement, toutes les œuvres et recherches n’étaient pas encore présente dans le musée, ce fut, ce que m’expliqua l’archiviste. Il me laissa passer quelques heures dans ce lieu fantomatique. Bien que n’ayant pas trouvé trace des travaux du scientifique danois, j’avais eu accès à d’autres travaux, tout aussi passionnants. Décidément, j’étais bien une femme avide de connaissances. Je n’aurais jamais pensé que me retrouver seule dans une musée, était aussi amusant.

La nuit tombée, je ne remis pas les pieds à l’auberge. Je marchai en direction du sanctuaire. Bien que celui-ci fût trop loin pour l’apercevoir ou le voir noter sur un panneau bleu réfléchissant. À mes côtés, se trouvait une nouvelle recrue pour le sanctuaire. Après-tout il s’agissait de ma mission officielle. Ma jolie poupée danoise me tint compagnie, jusque devant le Grand Pope. Ce qu’il advient d’elle après, restera un secret pour vous.

[The End]

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