RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [Juin 1755] Mon coeur, ton âme, notre destin... (Mashia-Gabriel)

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Arboule


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MessageSujet: [Juin 1755] Mon coeur, ton âme, notre destin... (Mashia-Gabriel)   Mer 14 Jan - 18:03

J’étais dans une bulle. Une profonde méditation qui me séparait des sensations d’un corps mortel. Le temps s ‘écoulait comme du sable entre mes doigts. Un jour, deux ou dix ? Je l’ignorais et cela m’était égal tant mes préoccupations se tournaient vers de plus hautes considérations. Le Tout, le Un. Je cherchais à comprendre, mais plus encore à ressentir cette unicité, ce lien entre le monde et mon esprit. Mon corps de chair demeurait une étoile perdue dans un ciel illuminé par des millions d’autres, mais mon âme évoluait seule sur un chemin encore semi-obscur. Le cosmos, cette énergie infinie, m’était désormais connue, maitrisée, à un degré extrême. Au-delà de sa frontière, j’avais touché du doigt une vérité. Un sens profond en lien avec le cycle de la vie et de la mort. Alors que je plongeais plus avant dans la libération de mon esprit, une présence étrangère attira mon attention. Un appel, pas plus qu’un souffle, mais suffisant pour attirer ma conscience à elle. Mon corps se tenait toujours sur le rebord de la fontaine de mon village déserté, mais mon identité se trouvait sur un plan destiné à communiquer avec l’auteur de cette intrusion dans mon espace.

Qui es-tu ?
Le poids de ma volonté résonna comme le bruit d’un gong au-dessus d’une montagne. Son écho se répercuta longtemps pour assurer sa réception. Je me vis alors. Une silhouette assise en position du lotus, les yeux ouverts, prête à écouter, attentive à chaque réponse, même ténue. Cette présence était particulière, je le percevais pleinement. Une intuition me soufflait que cette rencontre n’était pas banale et qu’elle risquait d’avoir un impact sur la suite de mon parcours. Etait-il temps pour moi de sortir de mon isolement et de cheminer à mon tour sur la route du destin ?
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Mashia


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MessageSujet: Re: [Juin 1755] Mon coeur, ton âme, notre destin... (Mashia-Gabriel)   Sam 17 Jan - 11:21




Mashia Mokushi



Les chroniques d'une fleur de Lotus - Perdue dans le noir


Perdue dans le noir






Recroquevillée dans un coin sombre, une pauvre âme sanglotait. Depuis combien de temps ? Elle ne saurait le dire avec exactitude tant son esprit était embrumé, ses pensées et ses émotions chaotique. Perdue dans le noir, la présence souffrait de sa solitude, d'une vérité qui l'avait plongée là : depuis si longtemps, en fait, elle était seule et faible. Beaucoup lui aurait affirmé le contraire, mais eux ne pouvaient ressentir ce creux béant là, au niveau de son cœur. Ainsi qu'un goût doux-amer dans la bouche.

Puis, il y eut un murmure dans le lointain, trouble, presque inaudible.

Pourtant, l'enfant releva la tête instinctivement s'efforçant de percer les ténèbres de ses prunelles turquoises. En voyant approcher une silhouette blafarde, Mashia, telle qu'elle était des années auparavant, essuya en toute hâte ses quelques larmes argentées qui mouillaient ses joues.


« Qui suis-je ? Je ne sais pas … je ne sais plus. » répondit-elle, hasardeuse, de sa petite voix cristalline et fluette, comme une petite brise de printemps. « Je … je crois que je me suis perdue, que j'ai perdu quelque chose, mais … je n'arrive pas à me souvenir. »

Relevant son petit minois, la fillette qui ne devait pas avoir plus de sept ans, observa son interlocuteur avec un mélange de crainte et de tristesse. Ces cheveux d'or, ce teint de lune, ces paupières irrémédiablement closes.

« Vous devez être mon maître Asmita. »

L'enfant se redressa tout à fait, ses cheveux écarlates se froissant dans ses mouvements lents, comme si … elle était blessée. Ses petites mains cachaient son flanc d'où s'échappait malgré tout ses efforts, un liquide noirâtre. Elle approcha, et son pas sur le sol résonnait avec force. Pieds nus, habillée d'une petite robe toute blanche, Mashia ressemblait à une poupée fragile.

Comme cette fois là, en Chine.


« Pourquoi êtes-vous revenu ? Qu'ai-je fais ? Pourquoi je suis ici ? Pourquoi je ne me souviens de rien ? Pourquoi ai-je mal ? Pourquoi … pourquoi … pourquoi ... »








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Arboule


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MessageSujet: Re: [Juin 1755] Mon coeur, ton âme, notre destin... (Mashia-Gabriel)   Lun 19 Jan - 18:21

Il est vain de chercher un semblant de la logique présente dans notre réalité lorsqu’on voyage par la pensée, dans un univers de cosmos unique. Je sentais la présence d’une enfant, mais cette apparence pouvait n’être qu’un leurre. La véritable personnalité qui revêtait ces traits pouvait tout simplement faire preuve d’une carence d’assurance, de confiance en elle, ou se sentir en danger, comme une fillette impuissante. En approchant ma conscience apaisée de la sienne, je tressaillis en entendant prononcer un nom qui n’était pas le mien « Asmita ». Ce mot, et toute l’histoire liée à lui, me fit frissonner non de peur, mais d’intuition, d’un vague souvenir à la lisière de ma pensée.

Je suis navré mais je ne suis pas l’homme dont tu parles. Je m’appelle Gabriel. Ne t'inquiètes pas, je ne te veux aucun mal.

Le seul moyen pour éviter de la brusquer demeurait de faire preuve de patience et de tact. Même si une certaine curiosité, que je qualifiais d’immature, consumait mon âme, je parvins à ne pas l’assaillir de questions. Une après l’autre, et rien d’autre.

Il est assez inhabituel de croiser une autre âme que la mienne en ce lieu hors du temps et de l’espace. Mais je me réjouis de ta venue. Je ne suis qu’un humble observateur, qui tente de démêler la Vérité parmi l’écheveau des brumes d’une réalité trop tangible.

Une fois parvenu près d’elle, je laissais mon cosmos se répandre, tel une vague dorée apaisante et rafraichissante. Sur son passage naquit un jardin de fleurs sauvages et d’herbes délicieusement odorantes. Une vulgaire illusion, certes, mais bien plus agréable qu’un vide béant pour entamer une conversation que j’espérais riche d’enseignement. Soudain, une sensation dérangeante mit à mal mes perceptions affutées. Une énergie malsaine, pernicieuse émanait de cette malheureuse, de sa blessure. Surpris, je tachais d’en évaluer la nature. Une prison, un esprit mauvais ? Je ne savais quoi penser mais le danger semblait bel et bien réel. De la souffrance, de la violence sanguinaire… Pourtant, tous ces sentiments négatifs semblaient bien éloignés de la nature profonde de cette jeune fille. Peut-être serait-elle en mesure de m’apporter des réponses ?
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MessageSujet: Re: [Juin 1755] Mon coeur, ton âme, notre destin... (Mashia-Gabriel)   Ven 23 Jan - 17:34




Mashia Mokushi



Les chroniques d'une fleur de Lotus - Perdue dans le noir


Dohko




Il cherchait des réponses, elle aussi, tout comme elle cherchait à éviter de les donner. Non pas par méfiance vis-à-vis de ce Gabriel, mais par appréhension. Et si Pséma l’entendait ? Pséma. Ce nom-là la fit tressaillir son joli minois de poupée se brisa en une expression d’intense détresse. Toutefois l’enfant ne chercha pas à se dérober quand le voyageur solitaire s’approcha pour la sonder. Il paraissait étonné de la trouver là, ignorait-il tout du cosmos et de ses mystères ? Pour être arrivé si loin dans ce Monde, c’était fort étonnant. Elle lui en fit part, non sans montrer une certaine gêne.

« Ce n’est pourtant pas si inhabituel que ça. Je me souviens qu’il est possible de rencontrer n’importe qui, de voir surgir n’importe quoi. Lors de ces cheminements de l’esprit, ces manifestations, si elles sont rares montrent que vous n’êtes pas encore assez éveillé, Gabriel. »

Se montrer si franche la dérangeait. D’ailleurs, la fillette ne tarda pas à prouver sa nervosité en adoptant une attitude enfantine : se balançant d’un pied sur l’autre, ou alors triturer nerveusement les pans de sa robe ou bien une mèche de sa chevelure rougeâtre. Ses petits yeux pers s’agrandirent en voyant l’œuvre du cosmos de l’étranger. Un mince sourire se dessina sur son faciès, puis, d’un coup un petit rire cristallin éclata dotant à ce monde couleurs et éclats. Du jardin de fleurs, des herbes folles, s’ajoutèrent l’image d’un lac immense et miroitant sous un soleil de plomb ainsi que le chant des mandarins. Ils se trouvaient sous l’ombrage d’arbres bien particuliers et, timidement, l’enfant s’en extirpa pour marcher dans la lumière. Comme hypnotisée, la gamine s’avança jusqu’au bord de l’eau et s’asseyant, trempa ses pieds nus dans l’eau.

La sensation était agréable, elle se tourna vers Gabriel.

« Plus vous cheminez dans ce Monde, plus vous serez susceptible de le comprendre. N’utilisez pas vos dons, ils se manifesteront seuls, ce que nous voyons là n’est pas une illusion, mais une Vérité … »

Mais laquelle ? Songeuse, l’enfant se perdit dans ses réflexions, son cœur lui, glissa de nouveau vers l’angoisse. Les alentours ne tardèrent pas à se draper d’un manteau de noirceur. Les cieux devinrent menaçants, et des eaux surgit un dragon immense, serpentin qui fendit l’air dans un grondement sauvage. Tout en le regardant, elle murmura.

« C’est Dohko que j’ai perdu … Il est mort, je suis désolée mon ami. » le râle d’agonie de la créature se répercuta partout, la faisant souffrir. Une ombre se dessina derrière elle, prête à l’anéantir … Pséma.









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Arboule


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MessageSujet: Re: [Juin 1755] Mon coeur, ton âme, notre destin... (Mashia-Gabriel)   Mer 28 Jan - 11:00

Quelle rencontre étrange. L’espace d’un instant, j’hésitais à me défendre face à ce constat faussé sur mon éveil partiel. Devais-je avouer faire volontairement en sorte de cheminer seul sur ces voies ? Rechercher la solitude avec ardeur pour ne pas dévier de ma ligne de réflexion ? Le fait que cette jeune fille soit parvenue à passer outre mes protections, destinées à m’isoler, servait à justifier ma surprise initiale. Mais qu’importe. Les paroles guidées par l’égo ne sont que vent. Je me contentais donc de sourire d’un air énigmatique, observant avec bienveillance les effets de la volonté de mon interlocutrice. Sa maitrise et ses pouvoirs n’avaient vraiment rien à envier aux miens. Soudain, une atmosphère pesante vint troubler ma transe. Un manteau de ténèbres dévora le paysage fictivement créé, et un dragon s’envola vers les cieux, provoquant une vague de tristesse chez la jeune fille. Une conscience incroyablement néfaste et perverse menaçait de s’imposer entre elle et moi. Je la sentais peu à peu perdre ses moyens sous l’effet d’une peur irrépressible. Cette « chose » me faisait l’effet d’un parasite, prompt à fondre sur une proie pour la dévorer de l’intérieur, tel un ver nécrophage. Tout d’abord décontenancé face à cette présence et aux ténèbres qu’elle véhiculait, je me décidais vite à intervenir.

Ohm…

Un dôme de lumière pure s’éleva autour de la jeune femme pour dresser une frontière entre elle et l’esprit malfaisant. J’apparus alors aux côtés de Mashia pour lui poser une main bienveillante sur l’épaule.

En ce lieu unique, tu demeures gardienne de ta volonté. La peur nourrit l’emprise que cette créature exerce sur toi. Apaise donc ton âme, car tu es en sécurité auprès de moi.

La présence de cette volonté me troublait, tant elle demeurait tenace. Qui était-elle et pourquoi visait-elle Mashia ? Désormais à l’abri au sein de ce dôme dont je demeurais certain de l’imperméabilité, en me reposant sur mes expériences précédentes, j’en profitais pour tenter de percer la nature de ces ténèbres.

Qui est-ce ? Je n’avais encore jamais ressenti une telle malveillance. Veux-tu que je tente de l’expulser de ce lieu ? Je dispose de quelques capacités en ce qui concerne le bannissement des esprits mauvais…

Une chose continuait à me perturber. La créature cherchait-elle Mashia par hasard, ou la visait-elle plus particulièrement ? Ou pire encore, la jeune fille se trouvait-elle déjà parasiter par cette volonté ? Si tel était malheureusement le cas, j’aurais le plus grand mal à purifier son âme, si un tel exploit s’avérait possible.
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Mashia


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MessageSujet: Re: [Juin 1755] Mon coeur, ton âme, notre destin... (Mashia-Gabriel)   Mer 28 Jan - 16:31




Mashia Mokushi



Les chroniques d'une fleur de Lotus - Perdue dans le noir


Non, pas le Hasard




Il serait donc toujours là, tapi dans les ombres, les recoins les plus obscurs de son esprit. La petite fille avait senti sa fragrance avant même son apparition. Bien avant qu'il l'a frôle, prêt à la soustraire à ce monde-là, ce pan précieux de la conscience d'un autre auquel elle avait eut grande peine à s'accrocher. Bien avant qu'elle prenne réellement conscience qu'il allait l'y extraire de la plus brutale des façons. Mais l'étranger – à moins que ce ne soit elle, l'étrangère ? - en avait décidé autrement, jugeant sans doute que sa présence n'était pas un mal, ni un bien à proprement parler. Il voulait sans doute la préserver, petite fleur fragile, de cet être dont elle n'échapperait pas de toute façon. Seulement voilà, la lumière qui éclata, ainsi que la voix de Gabriel fit échos en elle, laissant sa propre nature éclater, entrer en résonance. Ce changement subtil fut aussi bref que le clignement de l’œil, mais bel et bien là. Elle avait absorbé la clarté du jeune homme, l'accueillant à bras ouvert en souriant. Chassés les noirs nuages, l'enfant leva son regard pers pour détailler la main qui avait touché son épaule. Ce simple contact réveilla ses craintes et, à l'instar d'un petit animal blessé, Mashia recula.

Il ne devait pas la toucher, au risque de voir sa lumière vaciller. Elle était corrompue, pas lui.

« Ce n'est pas un esprit mauvais, ni une créature mais un homme. » en était-elle tout à fait sûre ? « C'est Pséma du Bélier Noir, lui qui m'a corrompu, lui qui a corrompu aussi mes amis … Kappa … Hector … Eidolon … Dohko … Dohko … »

Le simple fait de prononcer son prénom lui était pénible, si douloureux qu'elle arrêta de parler pendant un long moment, laissant tout le loisir au Silence de s'imposer en ces lieux. Le paysage s'était évaporé, seul existait le noir. Puis, petit à petit, l'image de la fillette se transforma, s'épanouissant comme une fleur de lotus, perçant jusqu'aux plus cruelles ténèbres. Sa silhouette s'élança jusqu'à devenir une jeune fille à la si longue chevelure carmine qu'elle se froissait sur le « sol ». Ses pieds nus foulaient à peine le sol tandis qu'elle commençait à marcher.

« Il est là depuis ma naissance. Il est là pour m'anéantir, pour ce que j'allais devenir, ce que je fus, ce que j'étais, ce que je suis … je ne sais plus. » sa voix était à la fois douce et pleine d'incertitude. « J'étais Mashia, Sainte du Lotus, avant de devenir Athéna, la Déesse de la Sagesse. Je suis morte, pour revenir, m'échappant du Cycle pour revêtir l'armure de mon ancien maître, Asmita, l'armure de la Vierge. Aujourd'hui je ne sais plus qui je suis, ce que je suis … J'ai finalement échappé encore aux griffes de Pséma, au prix d'une vie … Dohko … quel sens vais-je donner à ma vie maintenant que j'ai tout perdu ? »

Elle stoppa ses pas pour se retourner vers Gabriel. Son visage était d'une neutralité absolue, ses joues, plus pâles que jamais.

« … je me suis réfugiée ici, mais notre rencontre n'est sans doute pas un fait du hasard Gabriel. Je suis perdue et corrompue, mais en vous voyant, j'ai la certitude que vous êtes un Saint. Vous représentez cet Espoir que j'ai perdu. » Un silence, elle reprit. « Si vous devez bannir un esprit mauvais, c'est bien le mien, mais avant acceptez la noble cause d'Athéna, embrassez ses desseins, soyez sa Lumière sur cette Terre, vous avez erré trop longtemps ici sans trouver de réponse. »








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MessageSujet: Re: [Juin 1755] Mon coeur, ton âme, notre destin... (Mashia-Gabriel)   Ven 30 Jan - 18:50

La déesse Athéna... Ce nom me frappa de plein fouet, tel une révélation, une énigme dont je savais la résolution toute proche. Je ne comprenais pas toutes les paroles de Mashia, mais je percevais sa peur, ses doutes. Elle venait de perdre un ami précieux, et d'autres chevaliers se retrouvaient corrompus par la faute de ce bélier noir. Je percevais son regard mais mon dôme de lumière résistait. Il n'entendait rien, ne distinguait rien. Mais cela ne durerait pas tant le lien de ce Pséma avec Mashia demeurait puissant. Ma gorge se serra lorsque je compris qu'elle était condamné. Elle, l'ancienne Athéna...

Je suis un Observateur. Depuis toujours, je suis seul et je perçois le monde par le regard des dieux. Même si je suis un Saint, comme tu le pense, ma vision ne changera pas. J'ai toujours senti une lumière aux confins de mon esprit, parfois même une voix douce qui résonne en moi. Athéna... Cela pourrait être elle...

Je ne savais que croire. Une chose restait sure néanmoins. Mashia n'avait personne d'autre vers qui se tourner. J'étais un individu à part. Je m'étais extirper de la route, du cercle entre vie et mort. Et depuis lors, j'avais toujours fait preuve d'une infinie compassion envers les souffrances, souvent vaines, des mortels. Là, la situation était bien pire. Sans un mot, je fis apparaitre mentalement mon Mala et poussais un soupir las. Je repris alors la parole d'un ton empli de tristesse mais également de détermination.

L'être humain est bien trop soumis à la souffrance pour trouver l’énergie de s'élever. Nul ne devrait pouvoir malmener le libre arbitre de son prochain. Je ne connais pas Pséma, ni les hommes dont tu me parles. Mais une chose est sûre... Je ne peux pas détourner mon regard de sa cruauté.

Mon énergie intérieure, cosmique, se déploya sous l'apparence d'une brume dorée qui vint saturer l’atmosphère. Je fis alors doucement tinter les perles de mon Mala.

J'irais trouver Athéna... Pour vérifier de moi même si elle est assez forte pour protéger réellement ce monde. Je ne tiens pas à me laisser asservir, par un esprit autre que le mien. Je te fais la promesse de cesser mes errances, jusqu'à ce que mes pas me guident devant ta... notre déesse.

Un dernier bruit de perles résonna avant de laisser place à un silence pesant. Le temps du bannissement était venu... Mais cela serait-il si simple de priver Pséma de sa proie ?
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Mashia


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MessageSujet: Re: [Juin 1755] Mon coeur, ton âme, notre destin... (Mashia-Gabriel)   Sam 14 Fév - 10:49




Mashia Mokushi



Les chroniques d'une fleur de Lotus - Perdue dans le noir


Au bord du gouffre




Il répondait à son appel, il acceptait d'avancer vers Athéna. Son errance cesserait et avec elle les doutes qu'il pouvait encore porter en son cœur. Les paroles de Gabriel étaient pour elle réconfortantes, aussi, se permit-elle un sourire. Sous certains angles, il lui rappelait son maître Asmita, et ses préceptes dont elle comprenait toute la portée aujourd'hui, alors qu'elle était au bord du gouffre. D'ailleurs, plus les secondes s'écoulaient, plus cette sensation d'être aspirée en arrière était forte. Les traits de son visage changèrent encore, tandis que le dôme commençait à menacer de tomber : son beau visage de porcelaine se fissura pour prendre des traits plus lupins, un regard bien plus mutin. Un sourire sadique étira ses lippes et, bientôt parée d'un voile écarlate, la jeune femme s'approcha, menaçante, vers Gabriel.

Mais alors qu'elle était sur le point de le toucher, la créature fut stoppée, percutant un mur invisible. En colère, elle frappa encore et encore la protection qui venait de l'exclure.

« Pséma vous détruira tous ! Tous jusqu'au dernier ! Vous n'êtes pas digne ! Lui seul œuvre pour la Déesse de la Sagesse ! » lui cria la créature dont la voix enfla jusqu'à devenir monstrueuse. Seulement, avant de perdre tout à fait pied, et dans un dernier sursaut de conscience, la douce jeune femme qu'elle fut s'adressa à Gabriel : « Mon armure ! Elle saura vous reconnaître ! Allez au Sanctuaire ! En Grèce … »

Finalement un râle bestial finit d'achever ses dernières paroles et, tandis que son corps se déchirait totalement, la bête lui lança un dernier regard suppliant. Ces mêmes yeux qui tantôt bleus, prirent une teinte sauvage et mordorée.

Un loup gigantesque et blanc se dressa devant le jeune homme hurlant sa colère à la face du ciel. Son pelage fut bientôt recouvert par endroit par des plumes écarlates …

… voilà la dernière image qu'elle lui laisserait … Tandis qu'une ombre armée d'un katana se jetait sur elle …

Fin.








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MessageSujet: Re: [Juin 1755] Mon coeur, ton âme, notre destin... (Mashia-Gabriel)   

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