RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
Bienvenue sur Saints Of The Past !

Venez rejoindre la communauté des Chevaliers du XVIIIème siècle, à l'époque de Shion et Dohko, incarnez votre propre personnage, choisissez votre Armure et participez à l'histoire de l'ancienne Guerre Sainte !

Veuillez vous connecter ou vous inscrire


RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
 

Partagez | 
 

 [Juillet 1742] Jeux d'enfants (PV Sylphe)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Arbhaal


Juge des Enfers
Juge des Enfers
avatar

Messages : 490
Armure : Sourcil de la Wyvern

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
190/190  (190/190)
Dieu Protecteur: Hadès Hadès

MessageSujet: [Juillet 1742] Jeux d'enfants (PV Sylphe)   Mer 21 Jan - 18:20

J’avais depuis bien longtemps cessé de compter les jours qui défilaient depuis notre départ des ruines de Carthage. Ou du moins des décombres poussiéreux et cachés que Grand-Ma nommait de la sorte. Je soupçonnais la vieille femme d’embellir la réalité, comme à son habitude, pour faire rêver l’enfant que j’étais de moins en moins, mais je n’allais certes pas m’en plaindre. La vie nomade représentait une existence à la fois riche d’enseignements, mais également source d’un ennui souverain lors des voyages. Un enfant d’à peine dix ans se lasse vite du défilement du paysage, aussi beau soit-il. De manière exceptionnelle, nous avions établi notre campement près de ruines de longs mois durant. A vrai dire, j’avais même du mal à me remémorer le voyage qui avait précéder notre arrivée en ce lieu étrange. Grand-Ma et mon père, Isaac, me taquinaient souvent sur ma mémoire capricieuse, et je tachais au mieux d’apprendre maintes connaissances sur tous les sujets possibles, par les livres, pour leur donner tort. Cette occupation, étrange et atypique pour un tzigane, ne manquait pas d’agacer Mère, mais je me refusais à écouter ses interminables sermons. Pour un enfant des routes, je savais que maitriser l’usage des lettres s’avérait un réel privilège. C’est convaincu de ce fait, que je finis par poser le lourd pavé que j’étudiais depuis une semaine pour m’émerveiller devant notre lieu d’arrivée : la porte d’or ! Notre caravane s’arrêta à distance respectable de ce passage où une populace frénétique criait, avançait, se faufilait, dans une véritable marée humaine incessante. Les chariots furent vite placés en cercle, et un bon feu fut allumé en un rien de temps. Nous étions momentanément chez nous, comme à chaque endroit où nous montions notre campement. Grand-Ma finit par vite s’amuser de mes regards d’enfants curieux en direction de la ville grandiose qui se présentait dans le lointain. La porte d’or me sembla l’entrée vers un royaume magique, où merveilles et prodiges sont monnaie courante. Moins compréhensive, Mère me gratifia d’un coup de pied au derrière pour me pousser hors de son chemin.

Va donc courir loin du camp ! Tu me gênes ! J’ai un repas à préparer pour tout le campement, et je n’ai pas envie de t’avoir dans les pattes !

Bien heureux d’obéir à cette injonction, pour une fois, je me ruais hors du cercle des chariots pour courir vers un petit bosquet, non loin de la haute muraille qui entourait la cité de Constantinople. Etouffant un bâillement, je m’assis contre la pierre froide pour attendre que les heures défilent. J’avais bien envie de m’infiltrer dans la cité pour en explorer toutes les splendeurs, mais ce projet risquait d’être long, et je ne voulais pas être en retard pour le repas du soir. Je promenais un regard attentif sur les alentours et m’assurais d’être seul, au beau milieu de quelques arbres épars. Une fois rassuré, j’invoquais d’une pensée, une petite sphère enflammée avec laquelle je me mis à jongler sans broncher. Père aimait bien que je pratique ce tour pour les badauds, même si Mère m’accusait de faire appel au pouvoir du Malin. Quelle sottise ! Comme si j’avais besoin d’une entité quelconque, pour faire usage de ce feu qui coulait dans mes veines depuis aussi longtemps que je me souvienne.
Revenir en haut Aller en bas
Sylphe


Chevalier d'Or
Chevalier d'Or
avatar

Messages : 502

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
190/190  (190/190)
Dieu Protecteur: Athéna Athéna

MessageSujet: Re: [Juillet 1742] Jeux d'enfants (PV Sylphe)   Ven 23 Jan - 14:20

~ Quand on m'appelait encore par ce Nom ! ~


Dans une course folle, Eldir se lovait entre les différents ateliers de rue pour éviter de se faire prendre par la Prévôté du quartier. Non pas qu'il avait fait quelque chose de mal, un simple petit pain qui venait de sortir du four, il fallait bien le goûter et il s'était proposé de le faire sans trop le dire. C'était peut-être là son erreur. Le propriétaire de la boulangerie était parti tout de suite en invectives sur un voleur de pain. Non mais non, il n'avait pas volé, il testait ! Les gens ne se montraient pas agréables quand ils s'y mettaient. Dans un grand sourire, la petite tête blonde que l'on appelait le Germain sillonnait le quartier depuis quelques années. Son père n'étant plus là pour l'aider, il avait appris à survivre et découvert aussi un ami que seul lui pouvait voir. Enfin, là, les gens d'armes du Pacha de la ville aux fesses, il ne demandant pas son reste et tentait de trouver un coin pour éviter la justice un peu trop expéditive des autorités ottomanes.

Une fois dans une petite ruelle, il montait quatre à quatre le mur latéral pour arriver sur le toit. Quelques tuiles encore humides faillirent le trahir mais dans un geste de la main, son compagnon féérique fit éclater des étincelles qui séchèrent en un instant le coin. Surpris encore une fois par les pouvoirs de son ami, il se posa sur le toit en entendant ses poursuivants en train d'hurler des ordres dans tous les sens. Il ouvrit alors le baluchon où se trouvait son trésor de la journée. Une odeur le prit aux narines et dans un grand sourire, il prit une bouchée en entendant son ventre hurler de plaisir. Il regardait autour de lui en machouillant quand il vit au loin les lourdes remparts de la Cité. Elles étaient donc si proches qu'il se demandait combien de temps il avait couru pour éviter des démons.

Contemplant les alentours, son Danseur bondit sur une tuile en direction de la rue principale menant aux Remparts. S'il ne se trompait pas, cela menait directement à la Porte d'or de l'Occident. Une fois son repas terminé, il suivit alors son compagnon à travers les toits pour se rapprocher de l'entrée de la cité. Des cris, des hurlements, des bruits de chariot démontraient un capharnaum monstre dans ce secteur. Des marchands aux voyageurs, des gardes de l'armée aux douanes, tout cela était un monde à part entière dans la cité et jamais le petit voleur ne venait dans ce coin tenu par l'une des Guildes d'assassins la plus désagréable qui soit. S'infiltrer dans le quartier n'était pas la meilleure idée mais voilà que son danseur entrait dans le jeu et il s'avançait, grognant intérieurement, Eldir le suivit en faisant bien attention à chaque mouvement. A sa grande surprise, il arrivait dans un coin des murailles et sentit quelque chose d'anormal dans la région. Sur le qui vive, il sentait une chaleur étrange dans l'air, il ne savait pas pourquoi.... Soudain, il vit trois types en noir en train d'avancer vers lui mais ils s'arrêtèrent sur un quidam qui avait eut le tort de passer sans payer la "seconde taxe" de passage.

Dans un souci de discrétion, il passait derrière la muraille, on arrêtait pas un gosse de toute façon, il aurait payé avec quel argent ? Et puis les gardes le connaissaient de vue et se moquaient de ses petites affaires. C'est alors qu'il sentit une nouvelle fois cette chaleur. Son Danseur aussi et dans un bond, il était arrivé sur le jeune garçon en train de s'amuser avec une sphère enflammée. Il bondit dessus pour faire quelques pas de danse et des étincelles s'éparpillaient déjà dans les airs...

- Hé bé..... Je pensais pas rencontrer un magicien comme toi ici. Tu devrais pas montrer ca, ici les gens sont bizarres avec ce qui ont un don comme ça... et je sais de quoi je parle ! je me présente, m'appelle Eldir et toi ? Toi t'es pas de la région comme moi vu ta tenue.

Dans un grand sourire charmeur, le blondinet tendait la main vers le nouveau venu dans sa ville.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.saints-of-thepast.com/t7341-sylphe-chevalier-d-or-du-
Arbhaal


Juge des Enfers
Juge des Enfers
avatar

Messages : 490
Armure : Sourcil de la Wyvern

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
190/190  (190/190)
Dieu Protecteur: Hadès Hadès

MessageSujet: Re: [Juillet 1742] Jeux d'enfants (PV Sylphe)   Jeu 29 Jan - 14:42

Quel plaisir de savourer un brin de solitude. Lorsqu'on vit sans cesse dans des roulottes, partageant l'intimité et la proximité de toute une communauté, les moments de calme sont rares. Surtout avec une mère acariâtre sur le dos... Impossible de manipuler mon feu devant elle, sans être aussitôt victime d'injures, d'insultes voire de coups, si Père n'était pas dans les parages. Pourtant, je m'évertuais à lui expliquer que ces étranges flammes n'étaient en rien démoniaques. Mon corps les créait, tout comme de la salive chez un individu lambda. Il me suffisait de puiser dans cet étrange univers qui se trouvait dans mon esprit, pour faire apparaitre brasier et feu. Un avantage dans la vie, que ma mère ne voulait pas comprendre. Une soudaine apparition me fit pousser un petit cri de surprise. Un gamin d'environ mon âge venait de bondir près de moi, et me tendait la main comme si de rien n'était ! Un magicien, moi ? Euh peut être en effet, mais c'était la première fois qu'on me trouvait ce patronyme... Sorcier, démon, monstre, aberration oui mais magicien...

Euh merci du conseil... Je suis assez habitué à l'intolérance pour tout te dire. Que ce soit ici ou ailleurs, tout ce qui sort de l'ordinaire fait peur, et la peur engendre la violence.

Tout sourire, pour remercier ce garçon de son bon conseil, je tendis la main à mon tour pour serrer amicalement la sienne.

Je suis Arbhaal ! Ravi de faire ta connaissance. Je suis avec le camp des gitans qui vient de s'installer à proximité de la ville. Nous devrions rester ici quelques jours, le temps de plumer les habitants avec des jeux, quelques spectacles et des ventes de filtres bidons.

C'est alors que je m'aperçus de la présence d'un étrange compagnon aux cotés d'Eldir.

Hey ! Mais qui est-il ? Salut toi !
Revenir en haut Aller en bas
Sylphe


Chevalier d'Or
Chevalier d'Or
avatar

Messages : 502

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
190/190  (190/190)
Dieu Protecteur: Athéna Athéna

MessageSujet: Re: [Juillet 1742] Jeux d'enfants (PV Sylphe)   Sam 31 Jan - 12:57

~ Dansons ! ~


Saisissant la main du jeune garçon, Eldir était heureux d'avoir trouver un ami dans les alentours de la cité. Habituellement, on ne pouvait pas dire qu'on s'amusait des masses dans ce quartier, les gens se prenaient la tête en permanence pour une pièce de plus pour une livre de farine ou de lin. Personnellement, il l'évitait le plus souvent possible mais son nouveau compagnon l'avait amené ici et sans se poser de questions, il était venu et ce magicien était apparu à l'embrasure des murailles. Ecoutant ses propos, ses yeux s'ouvrirent en grand ! Spectacles, jeux, représentations ! Ouaaaaaaaaah, il avait de la chance lui... Perdu dans cette contemplation, son esprit parvint enfin à accumuler les autres informations : Filtres bidons, plumer les gens. Non pas que cela le dérangeait, au contraire !, connaître quelques techniques ne feraient pas de mal mais ils devaient faire attention quand même.

- C'est génial ça ! Hâte de voir les spectacles ! Pour le reste.... Faites attention, il y les gens d'arme du Pacha de Constantinople et ils sont pas très... patients.

Alors qu'il terminait sa phrase, Arbhaal vit le petit Danseur sur le côté. Qui était-il ? Il se posait encore la question pour être franc mais depuis qu'il était arrivé dans sa vie, les choses étaient un peu plus simple. Il avait appris à l'apprivoiser ou le contraire, enfin il n'en savait rien. Personne ne le voyait jamais d'habitude, cependant un magicien le pouvait et c'était normal ! Peu à peu, les premières réponses du jeune Carthaginois résonnèrent dans ses oreilles.

- Les gens... Ici, ils sont comme ailleurs ! Ils ne croient pas en la magie, si tu dis que tu vois des choses étranges, on te voit comme un enfant du Démon ou un truc du genre.... Je ne sais pas pourquoi mais ils aiment pas ceux qui sont pas comme eux. Chrétiens, Mahométans, Juifs.... En fait, ils pensent tous pareils !

A peine avait-il terminé sa phrase que des gardes sortaient des arcades de la Porte d'or, ce n'était pas normal. Eldir prit la main du gitan pour se calfeutrer dans un coin, un homme de grande taille, un Ottoman, portant un cimeterre et on pouvait voir sous sa tenue une armure aux teintes cramoisies. De lui aussi se dégageait une aura meurtrière, c'était le lieutenant du Capitaine de la garde du Pacha. Il était craint pour sa brutalité et on pouvait déjà voir que les Gitans étaient interrogés longuement sur la raison de leur venue ici. Evidemment, ils n'allèrent pas plus loin mais.... Le lieutenant sortit de la roulotte de la mère du jeune gitan ! Il avait entre les mains une petite boîte scellée d'un étrange bout de papier. Pleurant, implorant même de ne pas lui prendre le trésor de la Famille, la mère d'Arbhaal se prit une violente claque du Lieutenant. D'une main, Eldir intimait à son nouvel ami de ne pas bouger...

- Ne bouges pas.... ce lieutenant me poursuit depuis un moment, il prends des objets dans les maisons depuis des mois et des mois pour les mener au Fort du Nord, près des anciens palais des Byzantins. Mais celui là, il en prends aussi pour lui.... Suis sûr qu'il en garde dans sa maison....

Dans un chuchotement, une aura entourait lentement le Danseur, une aura qui prenait la forme d'un beau loup blanc scintillant d'étincelles bleutées.

Sylphe a écrit:
HRP : Je te laisse décider ce qu'il y a dans cette petite boîte xD. Je n'ai rien précisé pour que tu sois raccord avec ton BG si besoin ou des RP futurs Smile


Revenir en haut Aller en bas
http://www.saints-of-thepast.com/t7341-sylphe-chevalier-d-or-du-
Arbhaal


Juge des Enfers
Juge des Enfers
avatar

Messages : 490
Armure : Sourcil de la Wyvern

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
190/190  (190/190)
Dieu Protecteur: Hadès Hadès

MessageSujet: Re: [Juillet 1742] Jeux d'enfants (PV Sylphe)   Mar 3 Fév - 19:57

Je restais muet et les yeux exorbités de surprise, puis vite de colère, en voyant ce sinistre sire s'emparait d'un objet familial. Grand-Ma avait toujours considéré ce petit coffre comme un bien précieux, et je la soupçonnais d'y cacher ses bijoux. Bien qu'en y réfléchissant, je n'avais jamais vu le sceau étrange qui le fermait être déchiré ou abimé. Mais pour une raison inconnue, voir ce trésor familial entre des mains étrangères me plongea dans une rage glacée. Pourtant, des bijoux on pouvait en vol... acheter d'autres ! Mais là, je sentais petit à petit la rage m'aveuglait. Sans même que je ne réalise mon geste, je plaçais mes mains en coupe pour y faire naitre une sphère enflammée tourbillonnante. D'un geste rapide, je la jetais de toutes mes forces sur le lieutenant de la garde qui se la prit en pleine figure. Son cri de douleur dû retenir à l'autre bout de la ville, à n'en point douter. Après avoir adressé une rapide moue d'excuse à Eldir, je me ruais en direction du tyran pour lui dérober la boite tombée sur le sol. Tel un petit démon, je poursuivis ma course, entrainant dans mon sillage, les rares gardes qui n'étaient pas en train de s'occuper de leur lieutenant. Malgré mon énergie encore intacte (vive l'adrénaline), j'étais désavantagé car je ne connaissais pas le terrain. Impossible de compter sur l'aide d'Eldir, qui avait toujours eu la sagesse d'éviter ces types. Je continuais donc à courir entre les arbres, agile comme un signe, pour tenter de semer mes assaillants. Un sourire se dessina sur mon visage, en entendant dans le lointain les imprécations de mon Père à l'encontre " de ce sale gosse voleur", et proposant un onguent pour soigner le visage du lieutenant et apaiser les brûlures. Parfait. Le mensonge grossier suffirait à ne pas pas lier aux gitans. Tout occupé à ces réjouissantes pensées, j'avisais enfin le mur d'enceinte qui se profilait devant moi, à travers les rares arbres. Sans ralentir, je bondis pour saisir une pierre et entamais l'escalade qui allait me mener sur les toits des maisons jouxtant le haut mur. Mais d'une main, cela n'allait pas être commode... Quoi qu'il en soit, hors de question de lâcher ce coffre !
Revenir en haut Aller en bas
Sylphe


Chevalier d'Or
Chevalier d'Or
avatar

Messages : 502

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
190/190  (190/190)
Dieu Protecteur: Athéna Athéna

MessageSujet: Re: [Juillet 1742] Jeux d'enfants (PV Sylphe)   Mer 4 Fév - 15:19

~ Mais mais mais ! ~


Mais quel... Telle une furie, le jeune gitan fonçait sur le lieutenant pour lui voler - plutôt reprendre - l'objet de sa famille. Non pas qu'Eldir trouvait ça mauvais mais c'était très dangereux là, surtout que Arbhaal ne vit pas une chose qui surprit énormément le citadin, le lieutenant semblait se nettoyer le visage comme si ne rien n'était. Il dégageait un aura rouge sang des plus meurtrières et ordonnait aux gardes de retrouver l'impétrant. A l'endroit où les flammes se consumaient, on pouvait voir une cuirasse rouge comme le sang, brillant légèrement de cette même force meurtrière. Le petit compagnon d'Eldir avait peur de lui et c'était naturel, ce type n'était pas normal. Ceci étant dit, sa course entre les arbres avaient été suivi de loin par Eldir et Il se décidait à tenter de le suivre en parallèles.

Sautant sur les chariots et les animaux d'un pas léger, il s'agrippait au mur d'une maison pour monter rapidement sur les toits. Une fois en haut, il fonçait pour aller dans vers l'un des murs d'enceinte. Jouant avec son danseur, il parvint à faire revivre le bois pour créer un pont naturel entre deux maisons. Au bout d'un moment, il s'arrêtait, sur le qui vive et entendit le bruit de gravas qui tombaient. Si dirigeant vers cette direction, sa tête sortit du ciel pour voir son nouveau compagnon en train de tenter de grimper quatre à quatre le mur. Alors que sa main se tendait vers le ciel péniblement pour s'accrocher. Le petit danseur bondissait entre les interstices des pierres pour faire pousser les racines et permettre à Arbhaal de monter plus tranquillement.

- Allez, montes !

Sur un dernier geste, il prit sa main et l'aidait à monter sur le chemin de ronde du rempart. Reste qu'il fallait pas rester ici longtemps, si on les choppait ici, ce serait direct à la place des exécutions. D'un geste, il demandait à Arbhaal de le suivre et ils traversèrent le remaprt par le pont de bois pour le premier toit de la ville. Une fois en sécurité, le pont commençait à perdre de son énergie et tombait dans la rue d'enceinte.

- Mais t'es malade ! Ce type va te tuer ! Il a ordonné aux gardes de te chopper et vaut mieux se faire oublier un moment... Ce lieutenant.... Il dégageait quelque chose de bizarre et méchant.... J'avais l'impression d'avoir affaire à un Janissaire, ces malades qui pensent qu'à se battre et à tuer... Faut se mettre au vert ! Ta famille va bien, ils l'ont pas suspecté ! Mais on doit se faire oublier le temps que ça passe... En attendant, tiens !

Eldir prit dans sa sacoche un morceau de pain volé ce matin et une pomme. Il le coupa en deux avec un petit couteau artisanal et tendit une part à son pote d'aventure. Son regard se posait naturellement sur la boîte, elle devait avoir des trésors incroyables pour que le second du Capitan du Pacha veuille la récupérer. Machouillant, il laissait Arbhaal décider si ca valait le coup de savoir. Et puis bon, avec ce qui s'était passé, si le sceau s'était brisé, c'était pas bien grave non ?

Revenir en haut Aller en bas
http://www.saints-of-thepast.com/t7341-sylphe-chevalier-d-or-du-
Arbhaal


Juge des Enfers
Juge des Enfers
avatar

Messages : 490
Armure : Sourcil de la Wyvern

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
190/190  (190/190)
Dieu Protecteur: Hadès Hadès

MessageSujet: Re: [Juillet 1742] Jeux d'enfants (PV Sylphe)   Mar 17 Fév - 18:08

Bon sang quelle course ! Fort heureusement, par je ne sais quel miracle, Eldir se trouvait déjà sur le rempart et sa main salutaire me permit de grimper sans trop de mal. Pfiou, il venait de me sauver la couenne ! Sans un mot, je le suivis, lui qui semblait connaitre cette ville comme sa poche. Une fois en sécurité, je poussais un long soupir, avant de repousser la peur qui menaçait de m’envahir. Avec gratitude, j’acceptais la nourriture que me donna mon ami, et lui répondit, la bouche pleine.

Je connais bien ce genre de tyran. Il se lasse vite des gens qu’il malmène. Dès qu’il aura trouvé une autre proie, t’en fais pas, il nous laissera tranquille. Par contre, il est pas normal ce fou ! Comment il a fait pour pas se faire cramer par mon feu noir ? C’est la première fois que je vois quelqu’un résister comme ça !

Et c’était bien ce qui m’inquiétais au fond. J’avais beau faire le fanfaron, je n’en menais pas large. Eldir avait surement raison. Mieux valait se cacher quelques jours pour être sûr de se faire oublier. Ma famille allait jouer son spectacle sans s’en faire pour moi. J’étais débrouillard et ils le savaient. Machinalement, je baissais le regard vers le coffret pour lequel je venais de risquer ma vie. Je sentais qu’Eldir observait lui aussi la boite scellée. Je déglutis en essayant en vain de repousser mon envie de l’ouvrir. Grand-Ma me tuerait… Mais bon, je venais de protéger ce trésor d’un voleur de la pire espèce, je méritais bien d’en connaitre le contenu, non ?!

Bon… Euh… Au point où nous en sommes… On ne fait pas de mal…

Le front luisant de sueur pour une raison inconnu, je tournais la serrure du coffre, invisible car masquée par le sceau, vers moi. D’un geste lent, j’approchais ma main du papier où était inscrit un mot que je ne parvenais pas à déchiffrer, et je tentais de le déchirer. J’écarquillais alors les yeux de surprise et constant que j’en étais incapable. Agacé, je redoublais d’effort mais rien à faire ! Soudain, une aura blanche puis dorée auréola le sceau. Une terrible douleur me paralysa la main et je lâchais le coffre qui tomba entre Eldir et moi.

Mais c’est quoi ce truc ?! Je viens de me brûler ! Ce coffre est piégé ! Si j’avais su, j’aurais laissé le lieutenant pour qu’il se crame à ma place. Tu veux essayer de l’ouvrir ? Peut-être que ça vient de moi…
Revenir en haut Aller en bas
Sylphe


Chevalier d'Or
Chevalier d'Or
avatar

Messages : 502

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
190/190  (190/190)
Dieu Protecteur: Athéna Athéna

MessageSujet: Re: [Juillet 1742] Jeux d'enfants (PV Sylphe)   Jeu 19 Fév - 17:25

~ Obsidienne de flammes noires ! ~


Eldir ne savait pas quoi répondre. Il savait même pas que le feu pouvait être noir, c'était d'ailleurs étonnant de prime abord. Quelques instants de répit ne faisait pas de mal après tout, ils mangèrent ce maigre repas sans se soucier du reste mais cette boîte avait éveillé leur attention ? Qu'est ce qu'elle était ? C'était quoi ce sceau bizarre ? Arbhaal avait décidé d'en avoir le coeur net et il tentait de l'ouvrir, c'est là que des crépitements dorées lui chatouillèrent la peau de trop près. Finalement, il s'était retourné vers Eldir pour lui demander de l'ouvrir.

Mais comment faire ? Il tenait pas à se brûler non plus. Assis, les bras croisés, ses pupilles observait la boîte. Il n'aimait pas prendre des coups pour rien et ces inscriptions bizarres étaient pas très sympas si on osait dire. Voyant un bout de bois dans un coin, il le prit et il trembla en l'approchant des marques. Chaque lettre éclatèrent dans un craquement sinistre, on aurait dit que le ciel lui tombait sur la tête. Assommé par un impact inconnu, l'enfant tombait à la renverse sur le toit. Que s'était-il passé ? Il n'en savait rien encore... Tout était flou dans sa tête mais la boite s'était ouverte. Péniblement, il se reprit en regardant Arbhaal, il osait pas s'en approcher mais sa curiosité était plus forte.

- Bon bah.... qu'est ce qu'il y a là dedans ?

Ouvrant avec son bâton le coffret un peu plus, il vit apparaitre une drôle de pierre noire, une obsidienne ou un truc comme cela. Elle brillait d'une flamme noire comme celle de Arbhaal, un trésor familial certainement. Son bâton commençait à lui des mêmes flammèches et il le jeta sur un toit adjacent pour éviter de se brûler avec. S'asseyant de nouveau, il regardait le caillou et se tourna vers son nouvel ami pour prendre la parole.

- Bon, ca fait des flammes comme les tiennes ? Un trésor de famille ?

Le jeune garçon regardait cela comme un papillon observant la lumière, mais, son instinct, comme une chose venue du passé, lui intimait de se méfier. Habituellement, avec son ami spirituel, il ne craignait pas la magie mais là on était plus dans la meme configuration ! Quelque chose semblait se dessiner sur la pierre, une série de symboles, de lettres anciennes qui respiraient un vide qui lui faisaient peur à cet instant. Pourquoi ? Il n'en savait rien et était encore plus curieux de savoir en fait !

Revenir en haut Aller en bas
http://www.saints-of-thepast.com/t7341-sylphe-chevalier-d-or-du-
Arbhaal


Juge des Enfers
Juge des Enfers
avatar

Messages : 490
Armure : Sourcil de la Wyvern

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
190/190  (190/190)
Dieu Protecteur: Hadès Hadès

MessageSujet: Re: [Juillet 1742] Jeux d'enfants (PV Sylphe)   Mer 4 Mar - 18:14

Je poussais un petit cri de surprise lorsqu’Eldir fut propulsé en arrière par l’ouverture du petit coffre. Mon premier réflexe fut de me diriger vers mon nouvel ami pour l’aider à se relever mais un bref regard sur le contenu du coffret me stoppa net dans mon élan. Hagard, les bras ballants, mes yeux demeuraient braqués sur ce joyau sans que je ne parvienne à m’en détourner. Je n’avais jamais ressenti une telle attraction. Les étranges lettres mouvantes qui définissaient un langage inconnu défilèrent dans mon esprit, comme si ce dernier savait instinctivement sa signification. Une étrange chaleur monta en moi, en même temps qu’une étrange certitude. Oubliant totalement Eldir, ou le danger que nous courions encore, je tendis mes doigts vers la pierre pour la saisir avec précaution. Son simple contact me plongea en catatonie. L’espace d’un instant, ou d’une heure, d’un jour peut-être, j’oubliais qui j’étais, pour me souvenir de qui je fus, et je serais. Le feu noir qui couvait en moi se condensa sur cette pierre qui me renvoya immédiatement la brulure familière en l’amplifiant de sa force propre. Du fond de mon esprit, je vis un démon de feu, volant dans un ciel zébré d’éclairs pourpres. Dans le lointain, les cris d’agonie et de terreur montaient en un chœur ininterrompu. Une présence pesante domina alors la scène pour me plonger dans une totale obscurité. Une voix divine… La mort ? Je n’entendais pas les mots, mais j’en saisissais pourtant le sens profond. L’ultime vérité liant un passé guerrier, un présent incertain et un futur écrit. Je crus alors sentir un poids étrange sur mon épaule, suivit par la fraicheur typique du métal. Je repris alors conscience, le front en sueur, les larmes aux yeux et tremblant comme une feuille.

Seigneur Hadès ?

J’avais chuchoté ces mots sans même savoir pourquoi. Je me rendis alors de nouveau compte de la présence d’Eldir devant moi. Quel rêve… Pas étonnant que cette pierre se soit trouvée enfermée dans ce coffre si longtemps. Machinalement, sans tenir compte de la perte d’une part de son éclat, je la rangeais dans ma poche.

Je n’y comprends rien… Peut-être restait-il des résidus de drogue ou de poison sur cette pierre ? J’ai eu une hallucination… Ou alors c’est la fatigue. Nous devrions nous mettre à l’abri.

Car il ne fallait surtout pas oublier que nous étions traqués. Autant gagner un endroit sûr en entendant que la situation se calme. Je pourrais alors essayer de comprendre le sens de cette étrange hallucination.
Revenir en haut Aller en bas
Sylphe


Chevalier d'Or
Chevalier d'Or
avatar

Messages : 502

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
190/190  (190/190)
Dieu Protecteur: Athéna Athéna

MessageSujet: Re: [Juillet 1742] Jeux d'enfants (PV Sylphe)   Jeu 5 Mar - 17:23

~ On est jamais tranquille ! ~


Etonné, Eldir regardait son nouveau compagnon de jeu avec une certaine angoisse. Il semblait ailleurs, comme s'il touchait quelque chose en regardant cette pierre toute moche. Mais, quelque chose de sinistre avait mis mal à l'aise le jeune garçon, c'était froid et chaud en même temps, comme si la grande Faucheuse venait de lui caresser le visage avec intérêt. Avalant sa salive, il se relevait lentement, sur ses gardes, et entendit Arbhaal chuchoter quelques mots. Mais quoi ? Cela il ne voulait pas le savoir en fait. Il le sentait, cette question pouvait se retourner contre lui et cette peur instinctive lui confirmait de ne pas tenter le diable !

Sa main caressa sa nuque alors qu'il vit la future Wyvern en train de mettre dans sa poche le trésor de famille. Il entendit cette fois clairement les mots suivants, oui, il fallait se casser du coin assez rapidement. Drogue ou Poison ? Il se demandait s'il avait pas été fumé dans les saunas du coin lui. Mais c'était un étranger donc il était impossible de fonder cette hypothèse. Avec un sourire maladroit, Eldir s'approchait de lui et regardait dans la rue adjacente. Un frisson le parcourut quand il croisa le regard d'un homme qui le toisait d'en bas.

Parmi la foule bigarrée, entre les étals des marchands et les animaux relâchant leurs crottes nauséabondes, un homme était là, debout à regarder dans sa direction. Il était pas un de ses officiers, non, rien de tout cela ! Il portait juste une cape assez lourde qui recouvrait en partie son corps mais ce qui était à noter, ce que Eldir notait avec effroi, c'était cette même armure rouge cramoisie qui apparaissait par endroits. C'était la troisième fois qu'il voyait ces drôles de gusses et la question était simple : c'était qui ? Mais pas le temps de trop se poser la question, fallait en effet se barrer dans les secondes à venir. Au moment où le blondinet se retournait pour héler Arbhaal, une ombre accompagnée d'un craquement sourd se faisait entendre derrière lui.

- Voilà donc les lapins recherchés ! Salut mes agneaux.... Ouais me sens d'humeur animalière aujourd'hui ! Alors, de une, vous allez me refiler ce qu'il y avait dans cette boîte ! De deux, vous allez gentiment m'accompagner si vous voulez pas qu'un Lion vous bouffe !

Encore une merde version trois étoiles venait de lui tomber sur la gueule. Se retournant lentement, Eldir sentait une odeur de sang émaner de ce type, les choses commençaient à se gâter pour les deux chenapans !
Revenir en haut Aller en bas
http://www.saints-of-thepast.com/t7341-sylphe-chevalier-d-or-du-
Arbhaal


Juge des Enfers
Juge des Enfers
avatar

Messages : 490
Armure : Sourcil de la Wyvern

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
190/190  (190/190)
Dieu Protecteur: Hadès Hadès

MessageSujet: Re: [Juillet 1742] Jeux d'enfants (PV Sylphe)   Ven 27 Mar - 19:54

Oh bon sang ! Pas le temps de se questionner sur cet étrange bijou que d’étranges poursuivants venaient de nous retrouver. Et ils étaient rapides, les bougres ! Suivant le regard d’Eldir, j’aperçus un homme vêtu d’une armure rouge peu engageante nous observer en contrebas. Mais avant d’avoir eu le temps de sonner le départ d’une énième fuite héroïque, l’un de ses comparses apparut comme par magie à quelques pas de nous pour nous apostropher. Pas de doute, il ne nous voulait pas vraiment de bien. Et le pire dans tout ça, c’était son sens de l’humour particulièrement navrant. Face à de tels individus, combattre relevait du suicide. Non que je manquais de courage, mais au vu du peu d’efficacité de ma « magie » sur le voleur en armure rouge, je devinais que je ne pourrais pas faire grand-chose à ses comparses. Mais qui pouvaient donc être ces types affreux ?! De manière incompréhensible, la seule vue de leurs armures rougeoyantes suffisait à me terroriser, mais également à me mettre en rage. Pourquoi ? Je l’ignorais. Mais une voix présente au fond de moi m’intimait de me méfier d’eux, et de les éliminer à la première occasion. Il fallait donc réagir et vite ! Je ne tenais pas à finir prisonnier au fin fond d’une geôle, en compagnie de mon nouveau camarade, qui se retrouvait en danger par ma faute. Mais quelle idée aussi de se rendre dans cette ville…. J’espérais que notre caravane filerait dès demain. A condition que je m’en sorte, bien évidement.

Vous voulez le contenu de cette boite, hein ? Je propose de couper la poire en deux…

Avant que le malandrin n’ait le temps de réagir, je lui balançais la boite, vide, à la figure avant de saisir la main d’Eldir pour l’entrainer à ma suite. Enfin tel était le plan, à la base. Car au moment où je me retournais pour me mettre à courir sans retenue, je heurtais avec violence un autre guerrier en armure rouge, probablement celui du marché en contrebas, qui me saisit au collet avant de me flanquer un bon coup sur la nuque. Je plongeais alors dans un trou noir insondable.
Revenir en haut Aller en bas
Sylphe


Chevalier d'Or
Chevalier d'Or
avatar

Messages : 502

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
190/190  (190/190)
Dieu Protecteur: Athéna Athéna

MessageSujet: Re: [Juillet 1742] Jeux d'enfants (PV Sylphe)   Sam 28 Mar - 0:39

~ De Charybde en Scylla... ~


Alors qu'Eldir criait à son ami de fuir, un léger passait sur sa nuque pour le faire entrer dans un trou noir à son tour. Les heures passèrent... Combien de temps ? Il était incapable de le dire et dans la douleur, ses paupières se relevaient pour voir deux lanternes devant lui. Le problème, c'était que ces deux lanternes étaient derrière des immenses barreaux métalliques et ce n'était pas le plus encourageant. Massant son cou, son corps se levait comme un automate et il faillit tomber en buttant sur quelque chose, ou plutôt quelqu'un. Sur le sol rocailleux, son ami avait été allongé sans la moindre délicatesse ! Manifestement, sa tentative pour s'échapper n'avait pas plût aux deux hommes en armure rouge.

En faisant un effort assez important, il le portait dans la couche de pailles humides. Il se réveillerait sous peu, des gargarismes en témoignaient ! Une fois habitué à l'obscurité, le jeune garçon se rapprochait de ses barreaux et vit deux hommes en train de jouer aux cartes à une table. Ils parlaient turcs et si Eldir comprenait quelques mots, il fût surpris de constater que leur langage se mélangeait aussi à du Grec, la langue des nobles de la cité. Il n'y connaissait rien mais quelques mots lui firent comprendre qu'ils avaient reçu des ordres très clairs pour empêcher qui que ce soit de libérer les deux enfants de leur cellule sans un ordre expresse du Capitaine-pacha du quartier. S'agenouillant de dépit, il se rendit compte que son petit ami féerique était encore à ses côtés, c'était au moins une bonne nouvelle dans la situation présente. Soudain, des voix se firent entendre dans le couloir et il se carapata au fonds de la cellule pour prendre la même position qu'Arbhaal avait précédemment. Il se taisait et faisait semblant de souffrir encore dans le comas !

- Malekoum Salam Capitan ! Les deux enfants sont encore endormis comme vous le voyez... Vous souhaitez qu'on prépare le fouet, ils ont volé quelque chose ces chenapans ?

- Non ! Vous avez ordre de ne pas les toucher Soufi ! Ces enfants ont quelque chose de particulier qui nous intéresse au plus haut point. Notre Commandant souhaite les préserver un temps ! Et ce n'est pas discutable actuellement ! Considérez juste dans votre rapport qu'ils ont volé une pomme et seront fouettés quand le Commandant l'ordonnera... En attendant, vous les laissez là et attendez les ordres !
Répondit abruptement leur chef.

Puis les voix s'éloignèrent alors. Eldir se demandait si cela n'avait pas un rapport avec cette pierre trouvée dans la boîte et aussi au sujet de son ami la fée. Il était clair que les "talents" étranges des deux jeunes garçons intéressaient les gardes de la Cité de Constantinople mais qui étaient-ils vraiment ? Qui était leur chef ? Bien des questions se cumulaient dans la tête du jeune garçon venu du Nord, dans ses souvenirs, il se rappelait encore avoir suivi son père lors d'un exode aussi forcé que difficile pour sa Famille. Est-ce que tout cela était lié ? Il n'en savait rien et pour l'instant, une seule chose l'intéressait, sortir rapidement des emmerdes dans laquelle ils s'étaient fourrés à leurs corps défendant. Sentant son ami se réveiller, il posa la main sur sa bouche pour éviter qu'il ne parlasse trop fort.

- Chut.... On est dans la prison, sûrement le fort au nord de la Ville, chais plus son nom... bref, vas falloir jouer finement si on veut se barrer sans trop de casse. Officiellement, on est là pour avoir voler des pommes, sympa non ? Chuchotait le jeune Eldir avec une pointe d'amusement.

Et oui, quoiqu'il arrive, il restait égal à lui même et optimiste dans les pires situations. Et en regardant dans la poche de son ami, ouais, on se refait pas, il vit que la pierre était toujours là. Les gardes n'avaient pas pensé les fouiller sur le coup. Ou alors ils le savaient et attendaient de les interroger une fois réveillés... Le temps le dirait, mais en attendant, fallait se barrer et les talents pour le feu de son poto allait peut-être aidé dans cette situation merdique pour tous les deux !

Revenir en haut Aller en bas
http://www.saints-of-thepast.com/t7341-sylphe-chevalier-d-or-du-
Arbhaal


Juge des Enfers
Juge des Enfers
avatar

Messages : 490
Armure : Sourcil de la Wyvern

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
190/190  (190/190)
Dieu Protecteur: Hadès Hadès

MessageSujet: Re: [Juillet 1742] Jeux d'enfants (PV Sylphe)   Mar 21 Avr - 17:27

Citation :
Encore désolé du retard !

Mal de crane… Nausées… Colère, je nageais dans un océan brumeux de sentiments contradictoires et de sensations désagréables. Lorsque des voix proches s’élevèrent, je parvins à me raccrocher à ce témoignage de réalité pour ancrer la conscience et sortir peu à peu de ma léthargie. Mais lorsque je sentis une main se poser sur ma bouche, mon premier réflexe fut… de la mordre ! Je reconnus alors le visage d’Eldir, et je relâchais vite l’étreinte de mes dents aiguisées. Je répondis à ses paroles par un chuchotement discret.

Mince désolé ! Je pensais qu’on voulait m’étouffer… Des pommes, hein ? Bon sang, si seulement on avait ce genre de trucs à se mettre sous la dent…

La situation ne me semblait pas particulièrement encourageante. Coincés dans cette prison crasseuse, Eldir et moi étions dans de beaux draps. Fort heureusement, je sentais encore le poids du bijou dans ma poche. Ces gardes stupides ne m’avaient donc pas fouillé. Toutefois, mon ami avait raison sur un point. Il fallait prendre la clé des champs et vite. Un sourire torve se dessina lentement sur mes lèvres.

J’ai une idée…

Bon, une idée, cela restait un bien grand mot, mais aux grands maux les grands remèdes ! Notre cellule se composait de très peu de choses, mais fort heureusement, les paillasses étaient en… paille. Faisant appel à cette énergie qui dormait en moi, je fis naitre une sphère enflammée dans ma main, avant de la projeter sur le lit sommaire. Ce dernier s’enflamma alors en un instant. Je poussais un cri de surprise fort convaincant.

Au secours ! Au feu !


A ma grande satisfaction, les deux gardes sautèrent de leurs chaises comme des beaux diables.

Faut faire sortir les gamins avant qu’ils crament ! Vite !

Le premier garde braqua sa lance sur Eldir et moi, alors que le second tirait un trousseau de clés de sa poche pour ouvrir les portes de la geôle. C’était notre chance…
Revenir en haut Aller en bas
Sylphe


Chevalier d'Or
Chevalier d'Or
avatar

Messages : 502

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
190/190  (190/190)
Dieu Protecteur: Athéna Athéna

MessageSujet: Re: [Juillet 1742] Jeux d'enfants (PV Sylphe)   Mer 22 Avr - 19:50

~ Première Danse ~


Alors que le garde pointait sa lance sur la petite tête blonde, une aura enveloppait la peau de ce dernier comme un duvet soyeux et lumineux. Totalement azuréen, il dégageait un étrange froid et la lame se courbait sous la pression d'un froid venu du fin fonds de son âme. Si Arbhaal avait le don des flammes, celui d'Eldir semblait inexplicablement lié à la glace et au froid. Ouvrant subitement les yeux, il fit un geste de la main pour envoyer son danseur dans les airs, dans une série de pirouettes pleines de liberté, des fleurs de neige se formaient pour s'agglomérer sur le bout métallique de la lance. Mais cette glace n'avait rien de naturel, cela on le savait déjà, non, c'était la couleur de cette glace : elle était cristalline comme de l'améthyste.

Un cri retentissait de la gorge du second soldat quand il se rendit compte que les fleurs d'améthyste se collaient à sa peau et le brûlait en prime. Puis, tout stoppa. Eldir n'en croyait pas ses yeux et le gardien tenant ses clés à côté non plus, il tremblait de peur ! Le jeune garçon en profita pour lui chipper les clés pour les balancer à Arbhaal, après tout, il était celui qui avait commencé ce plan. Une fois libéré, ils partirent dans les couloirs des prisons, les vanités des puissants et des pauvres y étaient ici monnaie courante ! Tout le monde baignait dans une étrange obscurité teintée de l'odeur du sang. Réjouissant. Soudain, en se détournant un bref instant, il sentit une main se posa sur sa tête pour le repousser violemment en arrière.

- Tu crois quoi là ? Si vous partez de là, mes Maîtres me laisseront pas ma peau pour pleurer par...

La voix du garde se mourrait dans la peur. Ouais, il allait citer son Dieu ici et cela risquait d'attirer son attention, pas la peine d'en rajouter, il prit donc son cimeterre pour se mettre en garde. Il savait pas comment ils étaient parvenus à s'échapper mais il comptait pas les laisser aller plus loin. Ceci dit, alors qu'il allait les attaquer, deux auras derrière eux le fit reculer par instinct. Visions du futur mais il avait eut la sensation de voir un centaure ailé avec un dragon devant lui...

Revenir en haut Aller en bas
http://www.saints-of-thepast.com/t7341-sylphe-chevalier-d-or-du-
Arbhaal


Juge des Enfers
Juge des Enfers
avatar

Messages : 490
Armure : Sourcil de la Wyvern

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
190/190  (190/190)
Dieu Protecteur: Hadès Hadès

MessageSujet: Re: [Juillet 1742] Jeux d'enfants (PV Sylphe)   Lun 27 Avr - 18:32

Après tout le mal qu’Eldir et moi nous étions donné pour quitter notre cellule, il n’était pas question de se laisser stopper par un garde apeuré muni d’un petit cimeterre. Bon d’accord, ce type d’arme pouvait me couper comme un vulgaire saucisson sec, mais nos récentes mésaventures à mon compagnon et à moi-même m’avaient donnés une certaine assurance, que certains pourraient définir comme de l’insouciance enfantine. Lorsque le garde se refusa à nommer son dieu, l’envie de lui faire sortir le mot de la gorge me fit suffoquer. Qu’au moins on sache quel immortel, probablement né du cerveau enfiévré d’un quelconque prophète resté trop longtemps au soleil, était responsable de cette folie ! Une colère presque mystique commença à me gagner, et je sentis, à défaut de les voir par moi-même, mes yeux se nimbaient de flammes sombres. La présence d’Eldir à mes côtés me sembla alors à la fois totalement incongrue mais également allant de soi. Décidément, cela ne s’arrangeait pas dans ma tête… L’homme qui tentait de nous barrer la route semblait nimber d’une aura qui me mettait sur la défensive. Non à cause des pouvoirs qu’elle lui conférait, mais par sa seule nature. Ce garde demeurait une piètre menace, mais un œil divin semblait pointer au-dessus de lui. Et cette odeur persistante de sang… Un grognement rauque monta de ma gorge, fait inédit dans ma courte existence, et une voix qui semblait venue d’un futur encore si incertain, parla en mon nom.

Quel dieu servent tes maitres ? Parle ou tu n’auras que deux choix. Périr dans les flammes de l’enfer, ou demeurer geler tel une statue de glace pour l’éternité.

Pour corroborer ma menace initiale, une sphère de feu aussi sombre que la nuit naquit dans ma main, paume pointée vers le malheureux. Je venais d’avoir un aperçu des facultés impressionnantes d’Eldir, et je ne doutais pas qu’il avait encore assez de forces pour maitriser ce sbire pathétique. Ma sieste forcée m’avait fait récupérer mes forces, et je me sentais prêt à casser des briques ! Ou des cranes de garde. Il était grand temps que je retrouve ma vie d’enfant, car à ce rythme j’allais vite prendre gout au sang et à la chair calcinée… Devant ma menace, le garde sembla perdre contenance, et jugea que le danger qui courait sur sa vie demeurait plus pressant que celui, plus abstrait et lointain, que représentaient ses maitres.

Vous n’avez aucune chance de vous en tirer…. Le seigneur Arès ne laisse jamais une proie lui échapper. Ses prêtres et serviteurs sont monstrueux ! De vraies tueurs implacables et sanguinaires. Rendez-vous bien gentiment, les enfants, ou le sort qu’ils vous feront subir sera d’une cruauté que vous ne pouvez pas imaginer !
Revenir en haut Aller en bas
Sylphe


Chevalier d'Or
Chevalier d'Or
avatar

Messages : 502

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
190/190  (190/190)
Dieu Protecteur: Athéna Athéna

MessageSujet: Re: [Juillet 1742] Jeux d'enfants (PV Sylphe)   Dim 3 Mai - 23:58

~ Chorégraphie de la Nature ~


Un oeil sur Arbhaal, Eldir se sentait mal à l'aise. Il ne savait pas pourquoi il pensait à cela, il estimait qu'ils étaient dans la même merde mais ce sentiment de malaise ne le quittait pas. Puis, le garde répondit à la menace dans un ton mélangé de peur et de paternalisme. Il craignait autant pour sa vie que pour les deux gamins. Si son ami était prêt à le transformer en pierre incandescente pour avoir ses réponses, ce n'était pas le cas du gamin de Constantinople. Il ne pensait qu'à fuir et de savoir quel Dieu leur en voulait le laissait indifférent. Sa mémoire notait en tout cas avec soin les informations qu'il venait d'avoir, cela ne mangeait pas de pain n'est-ce pas ? Mais il ne voulait pas que la jeune gitan usasse de cette flamme noire dans le creux de sa main. Concentrant une énergie venu au plus profond de lui même, il s'unissait à la nature environnante et des racines explosèrent sous les pieds du lieutenant pour l'enfermer pour quelques temps, quelques secondes pas plus !

- Laisses le ! On s'en fout, ce qui compte c'est de vivre, on est pas de taille contre des types comme ceux qui nous ont enfermés ici ! Allons y !

Posant sa main sur son bras, il l'invitait à ne pas se laisser aller à la colère. S'il était torturé, sa propre famille encore en dehors de la ville serait en danger assez rapidement. Il ne fallait pas tenter plus avant le Diable dans ce genre de circonstances, Eldir n'était pas d'une nature explosive comme son ami, au contraire, il était d'un calme olympien en toutes circonstances et avait appris que garder son calme était le meilleur moyen pour prendre les meilleures décisions ! Eldir partit alors en courant en direction de la porte d'où était venu leur ennemi du jour. Les couloirs étaient sales et nauséabonds, il y régnait un parfum de sang et de mort qui ne rassurait pas le jeune garçon sur le coup. Et la suite ne le déçut pas malheureusement ! Ils arrivèrent dans une salle équipée de tout l'attirail du parfait bourreau. Des tables de tortures, des cages où gisaient des prisonniers dans un état lamentable. Et alors qu'Eldir s'arrêtait estomaqué par une telle perte d'Humanité, il ressentit quelque chose dans l'air. Il reculait d'un pas et vit un homme d'une trentaine d'années qui devait être dans une pièce latérale et avait été attiré par le bruit des nouveaux entrants.

Dans un ricanement, il prit la parole.

- Ahhahaha... Voici donc les gosses qu'on m'avait promis... Puis il regarda sa montre à gousset subitement. Mais votre heure n'est pas arrivée ! Oui, mon seigneur et Maître n'a pas donné d'ordre et je voudrai me montrer magnanime. Nous avons ici deux beaux spécimens de loups des Carpates que j'aimerai tester, regardez la porte derrière moi, continuez tout droit et allez à gauche. Voici des clés ! Une fois que vous serez sorti, je vous laisse une heure d'avance.... On va voir de quel bois vous êtes !

Un frisson parcourait l'échine d'Eldir mais bon, pas le choix, c'était la meilleure solution que de courir partout avec tous les gardes aux fesses. Avec un sang froid qui pouvait surprendre son impétueux ami, il s'avançait et croisait leur bourreau pour continuer son chemin. Une folle course poursuite commencerait dans une heure, ils allaient devoir se préparer à affronter des bêtes venant du Nord. Mais paradoxalement, un cosmos glacé se dégageait du jeune Eldir, sa place auprès d'Odin se réveillait lentement... Le destin d'être né entre deux étoiles, entre celle d'Odin et celle d'Athéna, il allait choisir pour un premier temps de ne pas choisir. Il fallait simplement survivre.

Il partit en courant !

Revenir en haut Aller en bas
http://www.saints-of-thepast.com/t7341-sylphe-chevalier-d-or-du-
Arbhaal


Juge des Enfers
Juge des Enfers
avatar

Messages : 490
Armure : Sourcil de la Wyvern

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
190/190  (190/190)
Dieu Protecteur: Hadès Hadès

MessageSujet: Re: [Juillet 1742] Jeux d'enfants (PV Sylphe)   Lun 4 Mai - 18:05

La main d’Eldir, posée sur mon bras, ainsi que son attitude étrangement sereine entreprirent de me calmer. Un exploit en soi, vu mon état de nerfs et d’agacement. Je suivis donc mon compagnon, qui venait de neutraliser en un clin d’œil le garde pétochard, pour atteindre une sorte de salle de torture. Le genre de lieu où deux enfants, pas encore adolescents, n’avaient strictement rien à faire ! Et voilà que le maitre des lieux, une sorte de sadique en mal de sensations, fit mine de se réjouir de nous voir, et nous proposa un petit jeu tout droit sorti de son esprit dément. Se faire courser par des loups affamés ?! Et puis quoi encore ?! Je n’avais qu’une envie pour l’heure, c’était rejoindre ma caravane, me cacher dans la roulotte de Grand-Ma, me goinfrer de pommes et de tartes, et dormir tout mon soul pour oublier cette histoire de dingues ! Toutefois, Eldir avait raison sur un point… Malgré nos talents mutuels, nous n’avions pas l’ombre d’une chance contre ces types en armure rouge. Eldir s’avançait déjà pour quitter les lieux, et profiter de l’heure de répit que nous offrait l’autre sadique, et je le suivis d’un œil interloqué. Comment faisait-il pour rester aussi calme ?! Avait-il un plan en tête ? A peine dehors, je saisis le bras de mon ami pour l’obliger à se tourner dans ma direction.

Non, mais tu es malade ?! Des loups ! On va se faire courser et dévorer par des loups ! J’ai déjà vu courir ces bestioles. Nous n’avons pas la moindre chance ! Ils vont nous repérer en un clin d’œil, et se jeter sur nous à la vitesse de l’éclair. On aurait dû tenter de se débarrasser du tortionnaire au lieu de se prêter à son jeu macabre !

J’étais en colère ! Non contre Eldir, mais face au destin qui nous harcelait depuis hier. Qu’avions nous fait pour mériter un tel traitement ? Nous n’étions que des gosses au final… J’avais toujours ressenti le fait que ma vie serait particulièrement brève. Mais fort de cette certitude, j’attendais la mort comme une amie en visite. Une sorte de fatalité bienveillante, pour laquelle je n’avais nulle crainte. Mais tout en sachant cela, je sentais le besoin de profiter pleinement de mon enfance insouciante, et de ses bienfaits. Et depuis plusieurs heures, des inconnus menaçaient cet équilibre ! Je priais pour qu’Eldir ait un sacré plan, car sinon nous risquions de servir d’en cas à des quadrupèdes affamés. Pour ce que je savais des loups, je ne serais jamais assez rapide ou précis pour que mes sphères de feu les atteignent. Que faire à part m’en remettre à la sagesse de mon compagnon d’infortune ?
Revenir en haut Aller en bas
Sylphe


Chevalier d'Or
Chevalier d'Or
avatar

Messages : 502

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
190/190  (190/190)
Dieu Protecteur: Athéna Athéna

MessageSujet: Re: [Juillet 1742] Jeux d'enfants (PV Sylphe)   Mer 6 Mai - 20:11

~ Un loup peut en cacher un autre ~


A l'arrêt, un sourire en coin, Eldir fit bondir son Danseur de son épaule pour faire quelques pirouettes sur le sol. Il prit alors la main de son compagnon pour desserrer son bras de son étreinte et fit quelques pas en avant. Depuis qu'il avait son petit ami avec lui, il avait ressenti une aura, une force sous-jacente qu'il n'avait jamais pu expliquer. Comprenant simplement que la Nature avait ses protecteurs depuis la nuit des temps, ces derniers oeuvraient pour que l'équilibre de la Nature ne soit pas brisé dans les grandes glaciations ou dans la folie des guerres. Ses jambes s'agenouillèrent alors sur les sol et il tendit le bras en fermant les yeux. Des étincelles argentées s'échappèrent du bout de ses doigts pour atteindre la créature féerique et celle-ci prit la forme astrale d'un loup blanc et majestueux.

- Tu vois ! Que peuvent deux loups affamés contre l'esprit même qui les guide ? Je sais que ce sera dangereux mais nous avons un allié de poids que notre ennemi ne connait pas, autant en profiter et surtout retourner contre ce fou ses pauvres sbires... On ne peut les laisser mourir de la sorte ! Eux aussi ont été torturé certainement par ce fou, mais saches que quand il va s'en rendre compte... Nous serons loin, viendra le temps où nous nous unirons de nouveau pour abattre cette forteresse de fous et aussi de tortionnaires... On ne doit ni vivre ni mourir ainsi, enfin c'est comme cela que je vois les choses, t'es pas d'accord ?

Il terminait son long monologue en caressant la tête de l'esprit devant lui. Cependant, comme si quelque chose se collait à l'aura du loup, on pouvait voir une autre aura derrière. Elle n'était pas azuréenne et froide comme celle d'Eldir, non, un force profonde et chaude se tapissait sous la glace mais le destin n'avait pas encore décidé ce que voulait Eldir. Pendant cet instant, l'enfant toujours calme laissait apparaître ses deux facettes, l'une froide et pragmatique, l'autre chaude et paternelle. L'esprit Loup en était-il lui même affecté ? Certainement. Mais le temps n'était pas venu de faire des choix, non, le noble Chiron regardait celui qui était né sous son étoile mais ne savait pas ce que le destin leur réservait à eux deux. Le temps était encore loin où le Sagittaire et le jeune Eldir se verraient dans le royaume céleste d'Alfheim. Se relevant, il fixait froidement son ami avec un sourire entendu. Ils avaient une petite heure pour se sortir de là, autant en profiter...

Bondissant sur l'esprit loup, il invitait Arbhaal à le suivre. Ils devaient aller à l'endroit où leur ennemi ne pouvait les attendre, soit dans les ruines de l'ancienne cité. Là bas, Arbhaal pourrait tout brûler, se lâcher et s'amuser comme un gosse. Alors qu'ils partaient, le futur Guerrier Divin expliquait son plan : Il fallait aller dans les ruines, retourner les deux loups pour en faire des alliés et enfin... attendre que le tortionnaire pointe le bout de son nez pour le combattre ! Ils avaient peu de chance de s'en remettre mais ils avaient la chance d'avoir pour eux l'insouciance de l'enfance. Le Feu, la passion et la furie mariés au calme, au sang-froid et à une forme de sagesse pouvait faire des merveilles contre un ennemi se sentant déjà victorieux, car il pensait affronter de simples gosses !

Alors qu'ils traversaient la cité, ils arrivèrent dans les ruines de l'ancien Cirque de Constantinople. On pouvait y voir des immenses chevaux de bronze qui trônaient à l'entrée et deux grosses tours faisaient encore office de point de passage pour les courses de char. Des anciens murs étaient encore présents par endroits et de nombreux chiens errants vivaient dans le coin, l'esprit loup pourrait en prendre possession si besoin. Tout cela expliqué, Eldir se demandait si cela suffirait contre un ennemi capable de manipuler cette force intérieure que lui ne ressentait qu'en cas de gros danger, et en ce moment, dingue comme ce vide ne cessait de palpiter !

Revenir en haut Aller en bas
http://www.saints-of-thepast.com/t7341-sylphe-chevalier-d-or-du-
Arbhaal


Juge des Enfers
Juge des Enfers
avatar

Messages : 490
Armure : Sourcil de la Wyvern

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
190/190  (190/190)
Dieu Protecteur: Hadès Hadès

MessageSujet: Re: [Juillet 1742] Jeux d'enfants (PV Sylphe)   Lun 11 Mai - 17:51

Je suppose que oui…

Oula, je ne m’étais pas attendu à voir de telles capacités chez mon compagnon d’infortune. Mais bon sang, je n’allais pas m’en plaindre ! L’esprit du loup semblait vouloir lui prêter main forte, un atout précieux au vu des épreuves qui nous attendaient. La seconde aura qui émanait d’Eldir me fit dresser les cheveux sur la tête d’hostilité sans que je puisse m’expliquer pourquoi. L »heure n’était pas vraiment aux interrogations, je suivis donc mon ami vers d’étranges ruines. La vue des chevaux figés me fit sourire, tant cet endroit avait dû être majestueux à l’époque. Pour un peu, un souvenir lointain serait venu me remémorer un passé ancien et heureux en ce lieu. Pour l’heure, je me contentais de secouer la tête pour chasser les brumes d’une mémoire qui me soufflait sans cesse ses fariboles pour tourner de nouveau mon attention vers mon compagnon.

Ce lieu sera une cachette idéale ! Puisque tu sembles capable de retourner les loups contre leur maitre, nous devrons tout miser sur l’effet de surprise. Je peux me placer en hauteur, si je trouve un emplacement accessible, ou dans un recoin. Le temps que notre bourreau ne trouve un moyen de défaire tes deux futurs amis, j’aurais le temps de le harceler par le feu. Mais j’ai un mauvais pressentiment…

Je ne parvenais pas à me débarrasser de la colère qui m’avait assailli lorsque j’avais vu le capitaine dérober le bijou de ma famille. Pourtant, ce sentiment me semblait inopportun. J’aurais dû avoir peur, ou être excité par la situation. Mais de là à ressentir cette fureur, cette soif de sang… J’avais un compte à régler avec ces tortionnaires… Leur affront dépassait de loin la capture d’un enfant. Je sentais encore la frustration de constater l’inefficacité de mes flammes sur ces hommes vêtu d’étranges armures. Cette fois, nous étions prêts ! Je me tournais de nouveau vers Eldir et… manquais de peu de chuter au sol, situé plusieurs mètres sous moi. Eberlué, je constatais que je me trouvais maintenant en haut d’une colonne brisée. Je distinguais alors un visage dans mon esprit. Un sourire carnassier, le regard d’un prédateur qui attend sa vengeance. La colère me gagna de nouveau, et je perçus les flammes voraces qui jaillissaient désormais de mon dos pour façonner une paire d’ailes sombres. Cela me semblait si naturel… Qu’étais-je en train de devenir ?! Bah, aucune importance pour l’instant… Je finis par poser un regard étrange sur Eldir, toujours en contrebas, proche de l’endroit où je me trouvais avec lui quelques secondes auparavant.

Je te parie qu’il n’attendra pas une heure pour se mettre à nous traquer. Un homme qui torture n’a aucun honneur… Attendons-le de pied ferme.

Si Eldir et ses futurs alliés loups occupait l’homme au corps à corps, cela devrait me laisser le champ libre pour l’attaquer sur un autre front, à distance. Nous ne pouvions pas mieux faire. C’est alors que j’entendis des bruits de pas discrets. Un sourire de satisfaction se dessina lentement sur mon visage encore enfantin. Je ne m’étais pas trompé. Il nous avait suivis…
Revenir en haut Aller en bas
Sylphe


Chevalier d'Or
Chevalier d'Or
avatar

Messages : 502

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
190/190  (190/190)
Dieu Protecteur: Athéna Athéna

MessageSujet: Re: [Juillet 1742] Jeux d'enfants (PV Sylphe)   Mar 12 Mai - 17:39

~ Le Monstre ~


Un pas après l'autre, il avait laissé ses loups suivre ses proies avec délectation. Ces gosses étaient naïfs quand même... Enfin par Arès, cela permettrait de sortir du train train quotidien : torture, torture, torture et exécution. Ouais, chacun menait la vie qu'il pouvait et le Bourreau y voyait là un nouvel amusement pour lui et ses petits chéris. Chaque pas, il avait suivi le traces en se disant qu'ils faisaient pas attention quand même, il était un peu déçu il fallait le dire. Toutefois, quelque chose le dérangeait chez eux, il ne savait pas quoi dire mais les auras qu'il avait ressenti le poussait à une haine et crainte en même temps à leur endroit. Se cognant la main sur le front, il quittait ce genre de pensées débiles pour se remettre à sa traque, il imaginait déjà les supplices qui allaient naître en les regardant le supplier de pas les butter. Les butter ? Oh que non ! Il pensait bien les faire souffrir avant de toute façon. Soudain, ses loups s'arrêtèrent à l'entrée de l'hippodrome ! Ah bah voilà, ils s'étaient cachés là les petits...

- Du calme mes mignons, du calme... je vous laisserai de quoi bouffer quand même, je ne suis pas un monstre hihihihi...

Soudain, alors que Arbhaal s'était caché dans un coin. Eldir sortait de l'ombre pour faire face au sale type. Il tremblait de partout comme une petite fille et ne savait pas si son plan fonctionnerait... Il commençait seulement à sentir en lui cette force qui se réveillait. Son petit Danseur derrière sa nuque, caché dans l'obscurité, attendait l'ordre de son jeune Maître pour l'instant. Les deux loups étaient là, ils grognaient déjà à la vue de leur proie mais tenus par des lourdes chaînes, ils attendaient que le Bourreau lançasse l'hallali.

- Bah ça alors.... Si je m'attendais.... C'est même pas drôle mais chose promise, chose dûe !

Soudain, les anneaux des chaînes se brisèrent et les deux loups foncèrent vers un blondinet désemparé. Sortant de torpeur une seconde avant, il esquivait la charge par une roulade sur le côté et observait les deux créatures qui glissaient sur le sol pour repartir vers lui. Eldir ne cessait de se dire " Cours cours cours, ne restes pas au sol " et il repartit à toute vitesse vers l'intérieur de l'Hippodrome en entendant les loups derrière lui. Mais la chance n'était pas de son côté, un immense mur lui faisait face et s'il sautait, il était mort. par un volte-face, son dos se collait au mur et il levait les mains vers les loups en criant quelque chose que lui même ne comprenait pas. Brusquement, bondissant sur son bras, le Danseur fit une série de cabrioles en se nourrissant d'un cosmos glacé et azuréen. Une fois au sol, il prenait la forme d'un loup majestueux et d'un cri à la lune mettait aux pas ses congénères... La surprise était totale pour le Bourreau qui arrivait quelques instants après derrière ses deux bêtes !

- Quoi ? Qu'est ce que c'est que ce bordel ?

- Mes frères.... Tuez ce Maître indigne !
Vociférait le loup dans un langage connu que de lui et de sa race.

Les trois loups bondirent sur le sale type dans un grognement sinistre, au point de le renverser sur le sol. Mais au même moment, comme si son coeur était sur le point de lâcher, Eldir retombait sur le sol inconscient. Ses yeux encore grands ouverts, il n'avait même plus la force de tenir debout et ne comprenait pas pourquoi... User de cette force intérieure demandait donc ce sacrifice, il fermait les yeux de fatigue. Dans un cri, le Bourreau repoussait ses assaillants, blessé lourdement sur ses flancs, il râlait et se préparait à attaquer quand l'esprit loup fonça sur lui pour le balayer sur le sol. Le coup avait été aussi violent qu'un boulet de canon mais est-ce que cela donnerait le temps à Arbhaal pour agir ? Eldir l'espérait en chutant dans l'inconscience !

C'était à lui de jouer...
Revenir en haut Aller en bas
http://www.saints-of-thepast.com/t7341-sylphe-chevalier-d-or-du-
Arbhaal


Juge des Enfers
Juge des Enfers
avatar

Messages : 490
Armure : Sourcil de la Wyvern

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
190/190  (190/190)
Dieu Protecteur: Hadès Hadès

MessageSujet: Re: [Juillet 1742] Jeux d'enfants (PV Sylphe)   Ven 22 Mai - 13:57

La riposte d’Eldir était spectaculaire ! Juché sur mon frêle promontoire, j’observais le combat tout en essayant de conserver mon calme. Lorsque je vis les loups affamés fonçaient sur mon ami, un cri d’angoisse jaillit de ma gorge malgré moi mais je me forçais à croire en lui. Je ne fus pas déçu. Notre bourreau eut la mauvaise surprise de voir deux loups, et un esprit non moins furieux s’en prendre à lui. Un juste retour des choses. Toutefois, une telle énergie n’était pas sans prix et Eldir tomba au sol, vraisemblablement épuisé. C’était donc à moi d’agir. J’avais peu de temps. Malgré ses blessures au flanc, et la hargne des loups, je me doutais que cet homme misérable risquait d’utiliser cette force capable de balayer tout adversaire. Manque de chance pour lui, Eldir et moi semblions disposer d’une étrange aisance dans l’utilisation de ce pouvoir, malgré notre jeune âge. Je puisais dans mes ultimes ressources pour créer une sphère de feu qui prit vite la taille de ma tête. Le front en sueur, je levais mon projectile avant de sauter de mon promontoire pour le jeter sur le sombre individu, quasiment au corps au corps. Son expression de surprise et de stupeur m’encouragea à tout donner ! Le feu noir le heurta de plein fouet et le bourreau poussa un hurlement comme je n’en avais jamais entendu. Mais alors qu’un sourire de victoire commençait à naitre sur mon visage, le bougre se rua vers moi, me saisit par le col et me planta son poing dans le visage. Sonné, les lèvres en sang, je me sentis projeté contre un mur proche. Le corps brisé et l’esprit embrumé, je distinguais le guerrier lutté contre mes flammes avec un certain succès. Une étrange aura rouge sang venait de naitre autour de lui et éteignit bien vite le brasier noir. D’un geste de la main, le bourreau fit valser les deux loups, plusieurs mètres en arrière.

Sales pestes ! Vous pensiez vraiment pouvoir triompher ?! Je ne suis pas le premier guerrier venu ! Je vais vous torturer des jours, des semaines durant pour vous faire payer cet affront, puis je sacrifierais vos âmes pures au seigneur Arès !

Alors que je me sentais gagner par une inconscience bienvenue, un cri reptilien de colère résonna dans mon esprit. Je sentis alors la pierre précieuse, toujours dans ma poche se mettre à briller, perçant le frêle tissu. Mon esprit laissa alors la place à un autre ou plus exactement à l’éveil d’une entité qui dormait en moi depuis toujours. J’étais elle, elle était moi. Devant le regard interloqué de mon assaillant, je me relevais sans même m’en rendre compte, un sourire terrible sur mes lèvres en sang. Une aura de flammes noires vint bien vite nimber ma petite personne et une voix que je ne connaissais pas parla par mon entremise.

Là où je vais t’expédier, personne ne viendra te chercher. Pas même le dieu de la guerre. Tu vas découvrir qu’une éternité dans le Cocyte est une punition bien plus savoureuse que toutes les tortures que tu pourrais infliger.

En un instant, je fus sur lui. Mon poing transperça son armure et sa chair pour saisir son cœur encore battant. J’extirpais ce dernier de sa cache pour le jeter au sol avec négligence. Hagard, l’homme me dévisagea comme si la mort elle-même venait de rendre son verdict.

Ceux qui s’élèvent contre les serviteurs du seigneur Hadès ne méritent qu’un seul châtiment.

Je tombais alors au sol, inconscient. A mes côtés, le cadavre de notre bourreau chuta à son tour dans une mare de sang.
Revenir en haut Aller en bas
Sylphe


Chevalier d'Or
Chevalier d'Or
avatar

Messages : 502

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
190/190  (190/190)
Dieu Protecteur: Athéna Athéna

MessageSujet: Re: [Juillet 1742] Jeux d'enfants (PV Sylphe)   Lun 25 Mai - 22:28

~ Tout est bien qui finit bien ! ~



Son âme, née entre deux Etoiles, voguait dans le Monde des Songes. Il ne sentait plus la vie et se demandait s'il était mort, le regard dans le vague, sa tête se tourna en entendant un son lointain. Un aura de flammes se rapprochait de lui dans des scintillements étranges, on aurait dit un cavalier ailé, il ne comprenait pas, il tentait de bouger la main pour s'en approcher mais il ne pouvait pas. Dans le ciel, deux cosmos brillaient plus que jamais, l'un doré et doux comme le levée du soleil, l'autre froid et guerrier comme la bise du Nord. Oui, il se demandait bien où il était et personne n'était là pour lui répondre. Soudain, un bruit perçait ses tympans, des flammes noires dévoraient son Monde onirique sans explications. Ses paupières retombaient de fatigue.

Une après l'autre, elles se relevaient. Quelle heure était-il ? Le soleil était à son zénith dans le ciel. Un léger vent chaud venant de la mer levait ses cheveux azuréens et dans le brouillard de son esprit, il vit son ami sur le sol. Encore endormi. Un léger craquement de vertèbres, il se relevait pour se poser sur le cul. Un cadavre devant lui, dans une mare de sang qui séchait lentement. Se levant comme une marionnette, son corps titubait pour voir qu'il était bien mort. Un cosmos glacé l'entourant, le sang se cristallisait dans des fleurs de glace et d'améthyste. Ses pupilles étaient recouvertes d'un voile blanc. Il s'agenouilla et prit une des fleurs pour la porter à ses lèvres, une étrange chaleur morbide émanait du corps du Bourreau. Qui l'avait mis dans cet état ? Il était brûlé de partout. Le regard d'Eldir se retournait vers son compagnon un vague sourire aux lèvres. Soudain, une présence douce l'entourait et il se rasseyait rassuré que personne n'était plus là. Au loin, une jeune femme à la chevelure de feu se retournait pour partir, qui était-elle ? Un ange gardien ?

Soufflant légèrement, il se mit à rire à gorge déployée. Sans raison, il était simplement heureux d'être vivant, qu'ils soient vivants après bien des moments aussi difficiles. Ils ne connaissaient pas quelques heures plutôt et là ils avaient affronté pour la première fois - enfin pour le futur Guerrier Divin de Delta - un ennemi éveillé au cosmos. Ce qui le surprit subitement était de voir le sable du sol vitrifié, était ce Arbhaal ? Il avait vu souvent des souffleurs de verre en action et il fallait une chaleur pas possible pour cela, avait-il pu faire ça ? Il le regardait et s'approchait, hésitant un instant en approchant la main, il le releva lentement pour tenter de le réveiller.

- Hey.... Je sais pas ce que tu as fait... Mais tu nous as sauvé la vie... Meurs pas hein...

Une inquiétude le traversait à ses propres mots. La respiration de son ami était toujours là mais si faible, il savait pas quoi faire, il se sentait perdu quand il entendit marcher derrière lui. Craignant le pire, il se relevait quand il vit une vieille femme, une romanichelle à priori qui venait d'arriver !

- T'inquiètes pas gamin, il vivra ! Il a un destin comme le tiens ! Mais au contraire de lui, tu choisiras le Nord et ton coeur te ramènera au sud, tu suivras la Dame qui t'enseignera tout !

- Hein ! Je comprends rien...

- Les cartes ne mentent jamais ! Mon petit fils sera un jour ton ennemi mais il sera aussi ton ami ! Les lignes de la destinée se sont entremêlées pour vous pendant ces quelques heures, je pense que tu en auras conscience un jour ! Il ne peut y avoir de ténèbres sans lumières... N'oublies jamais cela !

- Heuuuu temps qu'il meurt pas, ca me va...

- Il ne va pas mourir ! Il est trop tôt ! Seul un océan le détruira une fois mais tu arriveras trop tard, une nuit trop tard... Mais cela sera ton fardeau !


L'air con, il voyait la vieille femme prendre Arbhaal entre ses bras. D'un simple regard, le corps du cadavre s'entourait de flammes aussi brûlantes qu'un four et il disparaissait à jamais. Eldir ne comprendrait les mots de la Voyante que bien des années plus tard, quand le destin les rassemblerait dans le Temple du Lion. Ils partaient, il était à nouveau seul mais rassuré pour son ami, d'après elle, ils étaient les faces d'une même pièce. Il n'oublierait jamais cela, même dans les pires situations. Le destin est parfois cruel !

FIN

Sylphe a écrit:
HRP : Fin de la Chronique pour moi, enfin pour nous deux de fait, je pense qu'arrêter ici est le bon moment et l'idée de la prophétie de ta Grand Mère nous permettra de relancer une chronique plus tard ! Que je propose de suite - ma boîte MP est ouverte - pendant l'ellipse de Juillet/Aout 1755 ! Voilà, proposition lancée ! ^^
Revenir en haut Aller en bas
http://www.saints-of-thepast.com/t7341-sylphe-chevalier-d-or-du-
Contenu sponsorisé





MessageSujet: Re: [Juillet 1742] Jeux d'enfants (PV Sylphe)   

Revenir en haut Aller en bas
 

[Juillet 1742] Jeux d'enfants (PV Sylphe)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
RPG Saint Seiya : Saints Of The Past :: Histoires Parallèles :: Chroniques des Anciens Temps-