RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [Mars 1752] La Légende des Ninjas Nudistes

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Minato


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MessageSujet: [Mars 1752] La Légende des Ninjas Nudistes   Ven 13 Fév - 19:36

~ 4 mars 1752, 7h23, quelque part dans la cité d'Atlantis
    J'avais mal au crâne.
    Et c'était un euphémisme.

    J'avais l'impression de m'être fait piétiné par un cheval ou quelque chose de taille équivalente. Tous les membres de mon corps me lançaient, j'avais du mal à respirer, et mon crâne semblait être en train de chauffer à blanc, comme si son explosion n'était plus qu'une question de secondes. Paradoxalement, j'avais froid. Vraiment froid. Je sentais le vent souffler sur moi en m'arrachant un frisson. Malgré le poids considérable que mes paupières semblaient avoir, je parvins à ouvrir les yeux... Pour les refermer aussitôt. La lumière qui me frappait à travers les fentes de mon masque était trop aveuglante... Mon masque? Ce n'était pas normal. Je ne m'endormais jamais avec mon masque. je n'étais pas dans un lit. J'étais couché sur un pan incliné, dur, avec beaucoup de vent qui soufflait, sur l'intégralité de mon corps?!
    Je rouvris les yeux en tentant, maladroitement, de me redresser. Au-dessus de moi, le ciel aqueux de l'Empire sous-marin m'avait aveuglé, malgré l'éclat bien moindre que celui du soleil. En poussant un grognement, je parvins à baisser la tête pour découvrir qu'à l'exception du masque sur mon visage, j'étais nu comme un ver. Sentant la panique me gagner, je regardai à droite et à gauche, avant d'être saisi par un haut-le-cœur.

    J'étais sur un toit. Et pas sur n'importe quel toit. sur le toit d'un clocher d'Atlantis. Je surplombais la quasi-totalité de la ville d'une bonne dizaine, voir vingtaine de mètres. Autour de moi, rien. juste le vide. Même pas de vêtements ou d'armes. Et surtout, Totsuka-no-Tsurugi n'était plus en ma possession. Me mettant à genoux, un nouvel éclair de douleur nauséeuse me transperça le crâne, me force à porter une main à mes tempes. Avec une voix rauque et fatiguée, je tentai d'appeler à moi mon familier.

      « Kuro...? »

    Rien. Aucune réponse. Elle n'était pas là. Même pas dans mon ombre où elle se cachait d'ordinaire pour me suivre dans mes mouvements. Avec une certaine prudence sur ces tuiles instables, je m'approchai du bord pour voir en contrebas ce qu'il se passait, dans la rue. Il était encore tôt, et on pouvait compter moins d'une vingtaine de personnes en train de marcher sur l'avenue. Aucune, bien sur, n'eut l'idée de lever la tête. Il était trop tôt, elles étaient encore endormis... A mon grand regret, mes affaires n'étaient pas tombées en contrebas. Ou du moins n'étaient plus las.

    M'accroupissant sur le toit, hors de vue d'un passant qui pourrait avoir l'idée de lever les yeux, je tentai de reprendre mes esprits. Comment étais-je arrivé là? Je n'en avais aucun souvenir. Tout ce dont je parvenais à me rappeler, c'était d'avoir, le soir précédent, accepté de suivre Ciaràn pour boire un verre, après une séance d'entrainement particulièrement éprouvante que le rouquin avait pourtant passé tant bien que mal. Puis, c'était le vide complet, le néant... Quoi qu'il se soit passé, ces souvenirs avaient été arrachés à ma mémoire. Ou alors, inconsciemment, je refusais de m'en rappeler. C'était donc... Une gueule de bois?

    Avec difficulté, j'essayais de déglutir, mais je n'avais plus de salive. Ma gorge et ma bouche étaient aussi sèches que le sable du désert. Inversement, j'avais... très envie d'aller aux toilettes. Je ne pense pas que ma vessie pourrait contenir ce besoin plus de quelques minutes. Il fallait que je bouge, et vite. De préférence, en découvrant où toutes mes affaires et mon familier félin avaient foutu le camp.

    Ce fut à ce moment que j'entendis un ronflement. Cela venait de derrière, de l'autre côté du clocher. Fronçant les sourcils, je me relevais pour longer le toit et faire le tour jus'au côté opposé à celui où je m'étais réveillé. Là, étendu tout du long dans une position improbable, Ciaràn était en train de dormir la bouche ouverte, et, lui aussi, sans le moindre vêtement.
    Je portais une main à ma bouche pour soutenir ma mâchoire qui manquait de se décrocher en imaginant le spectacle désolant que nous devions offrir. De ma vie, je ne pensais pas m'être jamais retrouvé dans une situation aussi improbable, ni n'avoir subis de pareille honte. Si quelqu'un me voyait dans cette situation... Pire, si Jack me voyait dans cet état... Mon déshonneur me vaudrait surement de me faire seppuku devant son regard réprobateur.

      « Ciaràn? Hé! Ciaràn! Qu'est-ce qu'il s'est passé? Qu'est-ce qu'on fiche ici?! »

    Me baissant vers lui, alors que je l'appelais, je lui saisit les épaules pour le secouer légèrement afin de le faire émerger. Il fallait qu'on fasse quelque chose, qu'on se cache quelque part... Et vite! Bientôt la ville se mettrait à grouiller d'activité, et perchés ainsi sur l'un des sommets de la ville nous risquions d'être repérés de loin. Sans habits ni outils d'aucune sorte, nous ne pourrions compter que sur notre vitesse pour parvenir à nous échapper sans être vu... Mais cela serait-il seulement possible? J'avais l'impression que mon corps était lourd, qu'il appartenait à quelqu'un d'autre... Et Ciaràn? Pourrait-il suivre?
    Sans que je m'en rende compte, la panique était en train de me gagner, et plus je pensais à la gravité de notre situation, plus mes craintes redoublaient... Et alors que mon cerveau continuait à carburer à plein régime, je ne parvenais pas, ou peut-être n'osais pas, à me poser la plus importante et terrible des questions.

    Qu'avions nous donc fait, au cours de la nuit précédent?
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Ciarán


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MessageSujet: Re: [Mars 1752] La Légende des Ninjas Nudistes   Mar 7 Avr - 15:59

Des femmes plantureuses, et une plage de sable fin. Des noix de coco contenant du rhum. Le bruit des vagues. La douce chaleur du soleil qui réchauffait sa peau, alors qu’il était allongé sur ce hamac. Ces vacances étaient franchement pas mal. Pour une fois qu’il se permettait un petit break, il allait en profiter. Ciarán se leva pour s’approcher de la mer, étrangement vite. Il ne sentait pas le sable sous ses pieds, mais d’un autre côté, pourquoi se plaindre ? Après tout, il devait surement être brulant en ce moment. Il allait rentrer dans l’eau lorsque la voix le surprit. Il se retourna et fixa un animal dans l’arbre. Il s’agissait d’un perroquet. Un perroquet très très laid. Tellement laid qu’il … portait un masque. Et il avait la voix de Minato ?

« Putain. Qu’est-ce que… »

C’était un rêve, tout simplement. Il ouvrit un œil et le ferma aussitôt. Toute cette lumière… Il n’en avait pas l’habitude, contrairement à la gueule de bois qui frappait ses tempes. Le sang battait la chamade, et son cerveau y était habitué. Combien de fois s’était-il réveillé ailleurs que dans son lit, avec cet arrière goût métallique dans la bouche ? Bien trop. Il se tourna vers le bruit, se demandant avec qui il avait trempé son biscuit la nuit dernière. Ca se finissait souvent comme ça. Trop d’alcool, trop de rhum, et il se réveillait dans les draps d’une inconnue. Parfois laide, souvent plutôt bien gaulée, il avait ce don inné pour s’éviter les pires rencontres, même à un état d’ébriété avancé. Sauf que cette fois-ci, pas de gonzesse à poil dans son pieu. Pas de pieu tout court. Juste son maître, qui semblait … être aussi nu qu’un ver.

« T’es à poil, pervers. » Lâcha-t-il d’une voix caverneuse, avant de refermer les yeux. Il avait l’habitude de se réveiller dans des endroits incongrus, cependant là, ça dépassait de loin les paillasses sales au coin de rues délabrées qu’il avait connu. Le haut d’un putain de toit ? Il ferma les yeux quelques secondes et respira bien fort, avant de se rendre compte qu’il était tout aussi nu. Comment étaient-ils arrivé là haut ? C’était improbable, mais pas impossible. Le rouquin se redressa, ou du moins essaya. « Non, ça va pas le faire. » il se recoucha aussitôt. S’il se redressait aussi vite, il allait se vider. Par tous les trous. En même temps.

« J’crois qu’on a bu un truc louche hier. »

Ca, c’était évident. Déjà parce qu’ils n’étaient pas montés sur le haut de cette structure volontairement ; on les avait forcément aidé. De surcroît parce qu’un alcoolique fini comme lui tenait plutôt bien la bibine, et que là, il avait l’impression de s’être écroulé en bas d’une falaise en rebondissant trois ou quatre fois contre la roche. Il pressa fort sur sa tempe comme pour contraindre les souvenirs à revenir.

« La Bebida Del Diablo ? »

Il voyait encore cette étiquette, gravée sur sa rétine comme au fer rouge. Il en frissonna. Non. En fait il ne l'avait pas vue dans ses souvenirs. Au contraire, il venait de la décoller de son muscle pectoral droit. Il fixa le papier. Le regard dur de ce petit démon les avait pourtant avertis, mais ils n’avaient pas écouté. Ou du moins c’est ce qu’il supposait.

« Tu peux t’éloigner, j’pas envie de voir en gros plan tout ton attirail. »
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Minato


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MessageSujet: Re: [Mars 1752] La Légende des Ninjas Nudistes   Lun 11 Mai - 9:59

    Ciaràn mit quelques longues, longues secondes à émerger de son sommeil d'alcoolique. Mes gestes pour le ramener à la dure et froide réalité avaient progressivement transformé son sourire hagard en grimace de douleur, jusqu'à ce qu'il daigne ouvrir les yeux pour les refermer aussitôt. Il lui fallut encore une bonne minute pour émerger et m'observer de haut en bas. Pas vraiment la vision qu'il espérait avoir en se réveillant, j'imaginais... Et il ne manqua pas de le faire comprendre en soulignant mas nudité. A cela, je ne pu que répondre sur un ton sévère et quelque peu impatienté par l'urgence de notre situation.

      « Parce que tu te crois plus présentable? »

    Ciaràn sembla évaluer petit à petit la situation. Il se redressa, se recoucha avec un grognement, et sombra dans un silence assez gênant. J'imaginais qu'il devait se poser les mêmes questions que moi un peu plus tôt, même si j'espérais que son "habitude" pour ce genre de virée lui aurait permis, contrairement à moi, de conserver le souvenir des événements de la veille. Malheureusement, mon jeune élève ne semblait qu'à peine plus avancé que moi sur la question. Il semblait soupçonner qu'on nous avait fait ingurgiter une boisson qui serait plus que du simple alcool, mais à part ça...
    Nous étions donc sans pistes, et toujours coincés au sommet d'un clocher. Sans pistes? Pas tout à fait. Sortant une étiquette de son arrière-train -où, pour être plus exacte, de son épaule-, Ciaràn prononça un nom qui trouva un étrange écho dans mon esprit. La Bebida del Diablo... Mais où avais-je entendu ce nom? Je n'eu pas tellement le temps de me poser la question que l'Irlandais me rappelai ma nudité et notre situation précaire. Hésitant un instant, je défis finalement le bandeau de mon masque pour le renouer... Autour de ma taille. Le masque cachait à présent mes parties intimes. Plus de raison de faire l'indigné!

      « Viens, on ne peut pas rester là. Il faut qu'on retrouve nos affaire, ou au moins de quoi s'habiller... »

    Je me penchais alors sur le bord du toit ou non étions perchés, repérait un autre édifice une dizaine de mètres en contrebas, pris mon élan et sautais dans le vide. J'atterris avec trop de fracas à mon gout sur le toit de tuile, et manquai de glisser en me réceptionnant. Mes réflexes et sensations étaient toujours engourdies... Cette journée risquait d'être décidément bien longue.
    Faisant signe à Ciaràn de me suivre, j'attendis qu'il redescende à mon niveau avant de continuer notre chemin... Vers où? Je ne savais pas moi-même. Un peu instinctivement, je me dirigeais vers la partie du centre-ville où nous nous étions dirigé pour boire un verre le soir précédent. Je décidai au début de rester sur le toit, puis d'emprunter de petites ruelles désertes au fur et à mesure que nous approchions des zone plus fréquentées où un passant aurait risqué de lever les yeux vers nous. Bien entendu, personne nous suspendait son linge ou n'avais laissé un sac de vêtements sales dans la rue. C'était seulement dans les histoires que de tels coup de chance arrivaient. Cela aurait été trop beau...

      « C'était par là qu'on a commencé la soirée, non? Tu te souviens pas de quoi que ce soit après qu'on ait bu ce truc? »

    Nous étions arrivés au bord d'une artère principale, non loin de la grande place du marché. Dans mon bas ventre, je sentais les parois de ma vessie de plus en plus tendues. Je ne parvenais plus à me résister et, sans m'en rendre compte, j'avais commencer à me balancer imperceptiblement de droite à gauche, d'un pied sur l'autre. Il fallait que je trouve un endroit où me soulager, et vite. Je n'aurais jamais pensé imaginer ça un jour, mais à cet instant-ci c'était une question vitale pour moi.

    En prenant une rue transversale, je pensais contourner la place du marché pour arriver non loin de la brasserie où je me souvenais que nous étions entrés. alors que nous allions passer un croisement, un attroupement retint mon attention. Il était normal que la place grouille de monde à cette heure matinale, avec tous les marchands qui s'affairaient à installer leurs étals, mais cette fois-ci tout me semblait statique. Immobile. Tout le monde était rassemblé et tourné dans une même direction, nous tournant à moitié le dos. Fronçant les sourcils, je pris le risque de m'avancer derrière une pile de caisse à l'ombre de la ruelle pour voir ce qu'il se passait. Une vision horrible s'offrit alors à moi, me coupant le souffle.

      « Par Poséidon... »

    Devant la foule, une troupe de gardes gardait les badauds éloigné d'un large mur. Sur celui-ci, avec de la peinture rouge -mais était-ce seulement de la peinture?- un message avait été écrit à grands coups de jets maladroits. LÉ NINJA NUDISTE ÉTÉ LA et, en plus petit à côté, MERDE O PIRATE, avec la dernière lettre à moitié terminée, peut-être en raison d'une interruption du travail de son auteur. Quelque chose me glaçait le sang dans ces phrases. Le termine ninja était employé. Ainsi que "nudiste". Mon regard interloqué se porta sur Ciaràn. Cet écriture ne pouvait pas être la notre... N'est-ce pas?
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Ciarán


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MessageSujet: Re: [Mars 1752] La Légende des Ninjas Nudistes   Mer 17 Juin - 12:07

« Deux secondes. »

Il ne pouvait pas se lancer dans ce genre de manœuvres aussi facilement que le japonais. Du moins pas encore. Il devait auparavant faire le vide dans son esprit, et surtout, surtout, vider sa vessie. Il se soulagea donc tranquillement en visant, plutôt amusé, la rigole. Il aspergea d’ailleurs un pigeon qui avait eu le malheur de se retrouver dans sa zone d’action.

« Ah, ça va mieux ! » murmura-t-il alors qu’il se retournait pour regarder où est-ce que son maître avait bien pu s’enfuir.

Bon, déjà, il n’avait pas le cul à l’air, contrairement au rouquin. Ce cache sexe de circonstances avait au moins pour lui de lui éviter de se balader avec les roubignoles à l’air. C’était quand même une mauvaise idée de prendre froid aux parties intimes ! Il se creusa la tête pour savoir comment lui allait s’en sortir pour ne pas se balader avec les parties nobles à la vue de tous. Il n’avait à priori pas d’échappatoire, il aurait les valseuses à l’air libre jusqu’à ce qu’il trouve de quoi se fabriquer un pagne.

D’un saut somme toute plutôt disgracieux, il rejoint son compagnon d’infortune. Il avait manqué de se ramasser en sautant par-dessus la ruelle, après tout, il n’était évident ni de sauter ni de maintenir l’équilibre en se tenant le scrotum à pleine mains. Il fit une moue et essaya de répondre du mieux qu’il le pouvait aux interrogations de celui-ci, mais mis à part l’étiquette de bouteille qu’il avait retrouvé collée sur son corps, aucune piste ne venait à lui.

« Ca s’pourrait. J’aime bien trainer dans les bars de là bas » indiqua-t-il avec un mouvement de menton, ses deux mains étant plutôt occupées pour l’instant. Ce fut à cet instant qu’il vit les deux graffitis, et qu’il commença à ricaner.

« Ah bah ouais, ça c’est mon écriture, j’la r’connaîtrait entre mille héhéhé. Pourquoi ça t’choque, quand on est bourré, on est bourré. On a une excuse et ... oh putain c’est quoi ça ? »

Un ballon venait d’atterrir sur le toit. Des enfants, non loin de là, devaient être en train de jouer à la balle, et avaient envoyé leur jouet près d’eux. Bientôt, ils seraient révélés ! Ciarán, cependant, y vit une opportunité de s’extraire de sa position de nudiste malgré lui. Il attrapa le ballon, et d’un coup sec, le coupa en deux. Il déchira la première partie pour fabriquer une sorte de ficelle qui permit de faire tenir la deuxième sur son sexe. Ce n’était pas terrible, mais pour l’instant ça ferait l’affaire.

« Au moins, j’risque pas de me refoutre ça sur le visage par la suite moi ! Allez on s’casse, sinon les gosses vont monter ici et nous balancer à la foule ! »

D’un bond chargé de cosmos, il grimpa sur l’immeuble d’à côté pour se soustraire à la vue de la rue. Il fallait vraiment qu’ils trouvent ce qui s’était passé la nuit passée, mais ce n’était pas en se faisant mettre en prison pour naturisme qu’ils allaient y parvenir.
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Minato


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MessageSujet: Re: [Mars 1752] La Légende des Ninjas Nudistes   Dim 28 Juin - 2:17

    La confirmation apportée par Ciaràn fut comme un pique de glace qu'on m'enfonçait lentement dans le cœur. C'était nous. C'était notre oeuvre. Nous avions marqué le cœur de la capitale de l'Empire Sous-Marin de la pire des manière. Déglutissant avec difficulté, je commençais sérieusement à penser à me faire harakiri, ne serait-ce que pour me libérer de cette intolérable fièvre qui m'envahissait. C'était donc cela, la honte. Le déshonneur qui avait poussé tant de personnes dans mon pays natal à mettre fin à leur jour. Je comprenais enfin. C'était dans mon sang.

    Le sinistre -et ridicule- fil que mes pensées paniquées étaient en train de suivre fut brisé par l'atterrissage d'une balle à quelque mètre de nous. Il ne manquait plus que ça : nous allions être découvert dans notre tenue d'Adam par des enfants. L'idée ne sembla pas le moins du monde déstabiliser mon élève, qui en profita plutôt pour découper l'objet et s'en faire un pagne. J'étais à la fois impressionné et effrayé par la décontraction dont faisait preuve Ciaràn dans une telle situation. Le jeune Irlandais avait de toute évidence bien plus d'expérience que moi en la matière, mais il n'en demeurait pas moi honteux de me voir ainsi aussi dépassé face à quelqu'un qui avait à peine plus de la moitié de mon âge. Décidant de me reprendre, je me contentai de le toiser de bas en haut avec une certaine perplexité.

      « Je m'abstiendrai de tout commentaire. »

    Entre ces détériorations de la propriété publique et nos tenues ridicules, il valait mieux que nous nous abstenions de se lancer des piques à bout de bras. Nous ne nous en sortirions plus. Sans compter que nous n'étions peut-être pas encore au bout de nos surprises...
    Continuant notre route par les toits, ce qui était sans doute la meilleure option tant que les rues n'étaient pas plus bondées, nous nous dirigeâmes vers le quartier le plus animé de la ville, celui des bars et des maisons closes. Au milieu de mes vagues souvenirs, c'était de ce côté là, à quelques blocs du marché, que Ciaràn m'avait entraîné la veille. Le trajet nous pris plus de temps de prévu : il nous fallut faire des détours par des ruelles et autres coins aux toits rapprochés pour éviter les grandes artères où nous nous serions fait repérer à coup sur. Lorsque nous arrivâmes finalement à destination, j'invitai Ciaràn à descendre avec moi dans une ruelle. L'avantage de ce coin-là, c'était qu'il était vivant la nuit et quasiment vide la journée. Nous pourrions nous y déplacer plus facilement.

      « Il me semble que c'était ce quartier. Je ne sais pas où le bar où nous avons commencé la soirée se trouve, mais peut-être que ces traces nous y conduiront. »

    Avec une certain amertume, je lui indiquai ce que je venais de repérer. Dans une rue un peu plus loin, celle qui se dirigeait vers le marché, des traces de peinture rouge répandue au sol indiquait que les vandales de la veille étaient passés par là. A défaut de nous souvenirs exactement du bar où on nous avait servi la Bebida del Diablo, nous allions devoir remonter le temps étape par étape pour reconstituer notre soirée de la veille. Jamais je n'aurais un jour envisagé d'utiliser mes talents de traque pour me pister moi-même... Quelle misère.

    Longeant les murs, allant de couvert en couvert, j’agissais comme je l'aurais fait lors d'une infiltration en territoire hostile, où le danger et la mort pouvait surgir de chaque fenêtre, de chaque tournant, de chaque angle mort. Je me retournait fréquemment vers Ciaràn pour m'assurer qu'il me suivait sans faire d'erreur, lui jetant un regard noir à chaque fois qu'il faisait mine de se relâcher. Finalement, il nous fallut nous réfugier à nouveau dans d'étroites ruelles alors que les traces, à ma grande surprise, nous amenèrent non pas vers un bar, mais vers un grand bâtiment à quatre étages et aux nombreuses fenêtres. Là aussi, une petite foule s'était rassemblée autour d'un mur, prêt de la large entrée. Au-dessus de celle-ci, un panneau indiquait clairement l'usage des lieux : il s'agissait d'un hôpital.
    Un hôpital avec un trou béant au deuxième étage.

    Comme pour les graffitis du marché, je sentis la main de la honte se refermer sur mes entrailles. J'eu l'impression de mourir un petit peu alors que je contemplais la bouche entrouverte ce mur effondré où conduisaient les traces de peinture rouge. Quelque chose avait soufflé le mur d'une chambre à l'étage, comme une explosion, mais sans aucune trace d'incendie. Il n'était pas difficile de deviner qu'un éveillé au Cosmos était à l'origine de ce désordre. Ma tête commençait à me faire mal. Des images floues se mirent à défiler dans ma tête. Un lit d’hôpital. Ciaràn et moi en train de courir en hurlant. Le saut que nous avions fait à travers cette ouverture... Mais pourquoi... Qu'est-ce qui nous était passé par la tête? Que faisions nous à l'hôpital en premier lieu?

      « C'est bien... L'hôpital hein? On a... Est-ce que l'alcool est aussi une excuse pour CA? »

    Ce fut avec une certaine véhémence que je me tournai vers mon compagnon d'infortune, lui désignant l'énorme trou dans la bâtisse. Avions-nous fais des blessé? Tué quelqu'un, même?! Alcool ou non, ces actes ne sauraient restés impunis. Il faudrait en payer le prix, d'une manière ou d'une autre. Pourtant une main à mon visage, je m'enfonçai sans m'en rendre compte les doigts dans la peau comme pour atteindre mon cerveau et arracher les liaisons nerveuses défectueuses qui devaient s'y trouver. Je devais être en train de faire un cauchemar. Ou en train de devenir fou. Ou les deux.

    Avec un profond soupir de lassitude, j'observai l'hôpital et tentait de retrouver un semblant de logique. Nous avions été dans ce bâtiment la nuit dernière, c'était une certitude. Il fallait que nous en apprenions plus. A moins de faire demi-tour et de chercher un bar au hasard des rues, nous n'avions de toute manière pas beaucoup d'autres options. Le problème était qu'il nous fallait entrer dans ce lieu débordant d'activité, et où nos visages étaient surement connus. Tout ça pour peut-être trouver nos noms dans un registre, ou peut-être interroger un membre du personnel... Mais en arriverions-nous vraiment à de telles extrémités juste pour découvrir quelles autres infractions nous avions commis durant nos errements?

      « Nos affaires sont peut-être à l'intérieur. Qu'est-ce qu'on fait? On tente de passer par le toit ou tu as une autre idée? »

    Honnêtement, je commençais à nous penser au bout du rouleau. Peut-être étions-nous déjà recherchés, et nos noms en train d'être inscrits sur des annonces de recherches. C'en était peut-être fini de nous sans que nous le sachions. Était-ce ainsi que ma carrière en tant que serviteur de Poséidon allait s'achever?
    Nu dans une ruelle?
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Ciarán


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MessageSujet: Re: [Mars 1752] La Légende des Ninjas Nudistes   Mer 22 Juil - 13:46

« Ah bah merde alors. » dit il en admirant le travail.

Il avait failli trébucher en voyant le trou dans le mur. C’était un beau trou, tout rond, comme il les aimait. Bon, il était probable qu’il n’en fût pas le créateur, à son grand désarroi. C’était trop propre. Trop net. Cela n’avait rien à voir avec son travail habituel, qui était aussi brouillon qu’effectif. L’irlandais se gratta la tête quelques secondes, contemplatif. Quelque chose clochait avec ce trou, mais il n’eut pas le temps de savoir quoi. A peine avait-il dédié son esprit malade à cette entreprise qu’il s’était fait ramener aussitôt dans la réalité.

« Hé, mollo. J’en sais rien moi. Si ça s’trouve c’est même pas nous. Ou c’est just’toi qu’avait une envie pressante, qu’est-qu’j’en sais ! M’engueule pas ! Et pis ça peut pas être moi t’fassons.» se plaint le roux en pagne-ballon d’une voix nasillarde. « C’trop net l’machin. On dirait qu’ça été fait avec de l’énergie pure. Et moi j’sais pas manier l’énergie pure, j’cogne juste avec mes poings. »

Le gamin n’avait pas tort. Le trou, bien qu’impressionnant, dégageait une drôle d’image. Ce trou dans le mur, d’une circonférence parfaite, était tout sauf naturel. D’un autre côté, ce n’était pas très choquant non plus. On ne pouvait pas dire qu’ils étaient très naturels, eux, à vivre dans une cité millénaire, sous les océans. L’idée d’investir l’hopital était recevable, mais pas dans leur accoutrement actuel. L’ancien matelot faillit proposer à son maître d’assommer deux passants pour leur piquer leurs vêtements (il avait déjà utilisé ce stratagème en de nombreuses occasions), mais il se doutait de la réponse de ce dernier. L’honneur lui en empêcherait. Encore une connerie que cette honneur. S’il pouvait tirer parti d’une situation, il le ferait, sans se soucier du que-dira-t-on.

« Bah t’fassons on a pas trente mille solutions, va bien falloir s’engouffrer dans ce super bâtiment en ruines. Ca me rappelle une histoire où un gars se réveille au milieu d’un hopital entouré d’mecs qui veulent le manger. C’était assez drôle com’ histoire, j’trouve. » ajouta-t-il avant de bailler sans aucune retenue. Si le mal de crâne et l’arrière goût métallique dans la gorge semblaient s’être dissipés – après tout il avait une certaine prédisposition pour la bibine – le manque de sommeil commençait doucement à s’expresser. Dormir comme un malpropre sur un toit n’était certes pas sa pire nuit – rien n’égalerait jamais sa nuit à la Havane après avoir parié qu’il pourrait manger un pot entier de piments rouges – il n’en restait pas moins qu’il préférait dormir plus que quelques heures adossé à quelques tuiles inconfortables.

D’un bond démentiel, il s’élança au dessus de la rue, atterrissant sur le toit du bâtiment hospitalier dans un grand fracas. Si son saut avait été aussi discret que celui d’un prédateur en pleine chasse, sa réception, elle était digne des plus balourdes des proies. Quelques regards se levèrent depuis la rue, mais, l’image de la façade trouée retenait bien plus l’attention qu’un simple bruit de bois brisé. L’irlandais se releva puis s’épousseta, non sans un juron, de rigueur « P’tain de journée à la con. »

Sans attendre que son compère le rejoigne sur cette toiture, il s’approcha d’une porte qui leur permettrait de descendre dans le bâtiment. Sans difficulté, il la força et s’engouffra dans les escaliers, sous le regard apeuré du Japonais. Ils allaient sans doute se faire griller ! Quelques secondes plus tard, le rouquin réapparut par l’accès qu’il venait d’ouvrir, deux grandes toiles dans les mains. Il s’agissait de camisoles de patient. « C’était la réserve, héhéhé ! » annonça-t-il, fier de lui.
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[Mars 1752] La Légende des Ninjas Nudistes

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