RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [Juin 1755] Renaissance aux portes du monde

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MessageSujet: [Juin 1755] Renaissance aux portes du monde   Mar 3 Mar - 11:20


Voles de tes propres ailes, a-t-il dit

-> Un lien Brisé // Maison du Lion [Sanctuaire]


Une heure. Un jour. Peut être une seconde ou une semaine.
Difficile de dire combien de temps ce voyage aurait duré. Aspirée par un néant qui n'en est pas un. Aux portes d'un nouveau monde qui sera désormais le sien. Le voile immatériel les avait recouverts. Non... le voile tissé par Pséma l'avait recouverte, l'avait accueillie. Elle n'était pas visiteuse indésirable, mais bien là où elle devait être, là où elle doit être, là où elle aurait toujours du demeurer ?

Elle ne dira rien. Pas un mot. Pas la plus petite phrase ne s'extirpera de ses lèvres scellées. Les remords ont disparu. La peine a disparu. Les doutes se sont volatilisés comme par magie, uniquement grâce à "sa" présence.
Elle devrait s'en étonner. Ça ne sera pourtant pas le cas.

Un nouveau monde se dessine sous ses prunelles d'ébènes alors que le voyage prend fin. Où est-elle ? Elle n'en a pas la moindre idée et, là non plus, ne se posera pas la question. Elle est là où elle doit être.
Lentement les bras se détachent pour la laisser libre de ses mouvements. Une gestuelle douloureuse qui lui rappelle sans cesse son combat contre Kyro et le profond rejet de l'armure d'or.

Elle le suit sans mot dire. Son regard balaye légèrement l'endroit où elle se trouve comme si elle redécouvrait ses sens les uns après les autres, la vue étant le premier d'entre eux.
Ils ne sont pas seuls. Il y a d'autres êtres vivants, d'autres êtres humains qui parcourent cet étrange endroit. Chacun fait montre d'un grand respect pour celui qu'elle suit en silence. Les pas dans lesquels elle a mis les siens et qu'elle suit comme un automate.

Les corridors se succèdent sans jamais se ressembler. Puis la lumière claire obscure irradie d'une étrange lueur alors qu'ils pénètrent dans une vaste pièce.
Reculée, à l'abri des regards indiscrets, s'opère alors une étrange magie.
Le métal se mêle au métal. Le fantôme du Scorpion d'or apparaît, alors qu'elle le ressent avant même de le voir.
La puissance développée par Pséma la laisse interdite, comme paralysée. Même Shion... même Marcus... n'ont jamais engendré pareille aura.

L'ombre fusionne avec le métal cosmique sous ses yeux attentifs. Peu à peu la forme du Scorpion qu'elle connait sur le bout des doigts se matérialise sous ses yeux. Il est en train de donner la vie à une nouvelle armure, son armure. En tous points identiques à l'armure d'or du Scorpion, elle se pare de reflets bleutés alors que son métal est d'un noir de jais brillant. Simplement... magnifique.

La scène est tellement puissante, un peu surréaliste quelque part, que la grecque ne souffle mot, osant à peine respirer de peur de troubler sa concentration. Achevée, l'armure resplendit d'un puissant cosmos qui irradie dans toute la pièce.
Le Bélier Noir ne prononce pas un mot, mais le regard qu'il pose sur elle est on ne peut plus loquace. Alors elle s'avance, lentement, pas après pas.
Elle ne craint rien, elle ne redoute rien. Ses doigts s'élèvent dans les airs alors qu'elle se rapproche du Scorpion Noir. L'armure rayonne à son approche. Un cosmos pourpre l'entoure doucement, sans commune mesure avec l'or éclatant qui l'avait agressée au temple du Lion.

Le contact survient. Et dès que la pulpe de ses doigts frôle le métal ardent, sans que pour autant la moindre brûlure ne vienne abîmer ses chairs, le Scorpion d'ébène explose dans un éclat de lumière marine, alors que chacune des parties qui le compose se place là où elle doit être, comme si l'armure connaissait déjà par coeur le corps de sa nouvelle porteuse.

Son corps a beau être meurtri, ses blessures étant bien loin d'être refermées, Ahina se sent parfaitement à l'aise dans cette nouvelle armure.
Elle lui semble encore plus légère que celle d'Athéna, encore plus malléable, comme si chaque morceaux de métal fusionnait parfaitement avec son épiderme, telle une seconde peau.

"Merci, Pséma" Murmure-t-elle dans un souffle en levant les yeux vers le Bélier Noir.

Un léger sourire se dessine sur son visage alors qu'il acquiesce lentement d'un signe de tête. Suivant ce geste, sa paume s'élève dans les airs. Une boule d'énergie illumine sa main alors qu'elle enveloppe Ahina qui se sent transportée par delà les airs.
Ses paupières se ferment doucement alors qu'elle laisse l'aura de Pséma s'emparer d'elle une fois encore. Quelque chose qui est devenu naturel à une vitesse inhumaine, quelque chose dont elle devrait se méfier pourtant. Mais non. Aucune méfiance, pas la plus petite crainte.

Lorsqu'elle rouvre les yeux, elle se trouve au sommet d'une grande falaise surplombant la mer. L'armure d'ébène du Scorpion a disparu, mais cela n'a pas la moindre importance, car elle sait, oui elle sait, qu'elle pourra désormais l'appeler quand elle le souhaite. Tout comme elle sait, tout comme elle sent, que la précieuse armure créée pour elle, répondra à chacune de ses demandes dans l'instant.

Machinalement, elle baisse les yeux vers son corps pour en constater les dégâts. Ses plaies ont été lavées... mais quand ? Elle n'en a pas le moindre souvenir. Un large bandeau de tissu blanc recouvre sa poitrine et un fin pantalon de lin tout aussi pâle couvre ses jambes. Son épiderme est constellé de nombreux plaies pour la plupart toutes refermées, et d'hématomes d'un noir profond.
L'entaille qui coure de son aisselle jusqu'à la naissance de son nombril est recouverte d'un épais bandage.

Son regard se perd sur l'horizon d'une mer peu agitée, alors que le soleil se lève doucement d'entre les flots. Aujourd'hui sonne le glas d'une nouvelle ère. Aujourd'hui... sonne le glas de sa renaissance.


© Narja - S. Amakusa pour Never Utopia
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[Juin 1755] Renaissance aux portes du monde

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