RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [Juin 1755 Post GS] Deux navires dans la nuit, une espérance

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Jack


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MessageSujet: [Juin 1755 Post GS] Deux navires dans la nuit, une espérance   Dim 8 Mar - 14:16

Eclaircie passagère


Arrow Temple du Bélier

Artémis resplendissait dans le ciel en attendant son frère dans le ciel. Le navire de sa fille, le Black Pearl, mouillait au large du Cap Sounion et levant les yeux vers le continent, Jack voyait encore au loin ces lourds nuages noirs qui couvraient le Sanctuaire terrestre de son sinistre voile. Les marins regardaient eux aussi vers là-bas, inquiets pour les leurs encore sur le champ de bataille. Claquant sa cape, il fit signe au Capitaine de le suivre et ils allèrent ensemble dans sa cabine, les yeux parmes trouvèrent rapidement ce qu'ils cherchaient. Les deux nourrissons étaient là, endormis dans la paix des justes.

- Capitaine, ordonnez que l'on se prépare à partir, envoyez aussi un messager au "Hollandais" pour que l'on se prépare à rentrer chez nous !

Le Capitaine sentit que ce n'était pas le moment de poser des questions. Il se retirait dans un lourd silence. Jack restait là et observait les deux bébés en se demandant comment on avait pu en arriver là. Calmes et détendus, ils ne se rendaient pas compte que leurs existences seraient difficiles. Pensif, il concentrait son cosmos pour se libérer de sa Scale. Reprenant forme totémique, elle pouvait maintenant se reposer et récupérer de ses forces sous les légers embruns de la Mare Nostrum. Ann n'était pas encore revenue... Cela ne l'inquiétait pas plus que cela, son cosmos ne semblait pas s'affaiblir, elle ne tarderait pas. Il levait alors une chaise pour s'asseoir à son tour, prit un verre en étain et y versa le rhum de la bouteille lui tombant sous la main. Chaque gorgée faisait du bien.

Le Capitaine était revenu sur le pont supérieur en hélant ses ordres avec un ton braillard que tous ses subordonnés ne connaissaient que trop bien. L'heure était enfin arrivée, ils allaient se barrer de cette mer huileuse qui durait depuis le début de la nuit. Contents de rentrer chez eux, ils se mirent au travail en chantant. Leur chef était à l'arrière, observant le continent, il sentait que les choses avaient dû être plus que compliquées. Jack O'Bannon... Il l'avait croisé quelques fois et son ton vulgaire et gueulard lui avait toujours plu, il était bien le père de sa "Captain adorée". Si Mary avait entendu cette pensée, il aurait senti un coup invisible derrière la tête. Un sourire fendit ses joues à cette simple pensée. Mais son père... Il n'avait quasi rien dit depuis son arrivée, avait chuchoté quelques mots et ordres sans donner dans la surenchère. Froid, pragmatique, sans cette harangue habituelle, il était resté dans sa cabine et son visage... Oui, le vieux ne dégageait plus tout à fait la même chose.

Quelques cris plus tard, un canot partait pour le Hollandais. Le capitaine entendit un son venant d'en dessous, le vieux jouait donc de sa flûte mais la tristesse qui en émanait touchait tous les matelots. Sombre, limite mélancolique, il comptait bien engueulé le Général pour ça, non mais ho !, l'heure était pas à la joie, inutile d'en rajouter dans la sinistrose. Il descendit quatre à quatre les marches du pont supérieur, évitait un petit tonneau dansant avec le roulis et entrait dans sa cabine. Stupéfait, un regard de prédateur le fixait et le glaça sur place. Devant lui, deux pupilles d'une froideur assassine s'étaient retournées vers lui comme deux dagues plantées dans sa chaire. Tombant sur ses fesses, il voulait fuir mais n'en avait pas la force, il se sentait comme prisonnier de ce regard.

- Que voulez vous ? Demandait machinalement le Général.

- Rien rien.... Désolé... Répondit le Capitaine en reculant.

Hagard, il se retirait sans un mot de plus. Encore assis, Jack posait sa flûte sur la table. Dérisoire, ce n'était pas quelques notes de musique qui allaient calmer son humeur. Depuis des années, il s'était refusé à se laisser porter par son ancienne nature. Le prédateur était mort en lui ce jour de 1666. Mais là, suite à cette défaite, comme une bête immonde dans son corps, ses scrupules portaient de plus en plus le deuil. Pséma, les Spectres... Ils le paieront pour toutes les souffrances infligées ! Réajustant ses lunettes sur son nez, il se levait pour ouvrir une fenêtre. Les clapotis de la mer lui permettaient de se calmer, tel un somnambule, il arpentait son âme pour tenter de trouver une raison à tout ceci. Dans son esprit, une mécanique se mettait en marche avec un sourire mauvais, le long requiem venait de commencer. La lumière des flammes de 1666 s'éteignaient pour laisser place de nouveau à la Grande Nuit.

Soudain, un uppercut le prit de plein fouet. Sonné, ses mains se posèrent sur l'embrasure de la fenêtre pour ne pas s'effondrer. Que se passait-il ? Quelque chose venait de l'atteindre mais le coup était venu de nulle part. Non, il le ressentait, c'était comme si son coeur venait de s'arrêter quelques instants. Un froid lancinant traversait son âme, sa main se posait sur sa poitrine et il avait l'impression qu'une aiguille venait de se planter en lui. Il hurlait de douleurs et son cosmos éclatait d'une noirceur jamais connue de lui. Tel un fauve, des crocs apparaissaient entre ses lèvres, du sang coulait à ses commissures ! Qui avait osé ? Qui avait osé s'en prendre à sa chaire ? Cette souffrance... il ne pouvait plus la subir... Soudain, tout stoppait. Goutte après goutte, du sang tombait entre les planches de la cabine, son cosmos toujours en proie à cette vindicte, Jack ne bougeait plus. Au dessus, des cris se répandaient dans tous les ponts, les marins devaient faire face à des illusions terribles.

- Mary. La mort ne te sied guère... N'oublies pas le sang qui te porte, n'oublies pas ce que nous sommes, une O'Bannon est une sirène qui ne laisse jamais un affront impuni ! Entends le chant des Sirènes !

Brusquement, dans un regard froid, les lèvres du Général s'ouvrirent pour laisser passer un son audible seulement par les Sirènes. La sororité, lien unique entre elles, se répandait dans les sons pour atteindre une soeur subissant un mal être. Elle pouvait entendre autour d'elle les voix des siens, leurs amitiés, amours et aussi soutiens face à l'indicible sentiment humain. La danse des filles des Mers ne pouvait naître avec les Mortels, car alors, on subissait le pire des cauchemars. Ses lèvres se fermèrent après l'élégie. Tout était terminé. La dernière flamme de 1666 venait de s'éteindre au plus profond de lui. Il ne bougeait toujours pas et aucuns marins, encore moins le Capitaine, n'avaient osé entrer dans la cabine. Un lourd silence s'était imposé à tous ! Seuls deux pleurs de bébés s'entendaient enfin...
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Ciarán


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MessageSujet: Re: [Juin 1755 Post GS] Deux navires dans la nuit, une espérance   Ven 13 Mar - 10:48

-> Temple du bélier.

La guerre était derrière lui, désormais, même si les stygmates que cette dernière lui avait infligé ne disparaîtraient pas pour autant aussi simplement. Il regarda son torse, dénudé, et y discerna une nouvelle série de blessures. Jusqu’alors il n’avait pas remarqué que les attaques de Caedus avaient réussi à trouver la faille dans sa cuirasse. Au niveau de son flanc droit, il avait un trou, probablement causé par l’une des armes fantômes qu’il avait invoqué. Il y rentra son doigt pour constater la profondeur de la plaie et ce dernier y plogea d’une phalange et demie.

« Chier, je pisse le sang. »

Il n’avait de plus aucune idée de ce qui était prévu pour les Marinas une fois qu’ils quittaient le sanctuaire, si plan il y avait. Il n’avait pas l’habitude d’écouter, et de surcroit il devait surement être en train de cuver lorsque ces hypothétiques consignes avaient eu lieu. Encore un bon point pour Dionysos, ce traitre à pied de bouc !

Traversant Rodorio à toute vitesse, il s’arrêta à une échoppe. Celle-ci ne tarderait pas à être ravagée par les spectres, il ne se soucia donc pas trop des regards étonnés lorsqu’il piqua une aiguille et du fil tout en disséminant du sang dans tous les coins. D’un autre côté, la plupart des passants scrutait le ciel avec un œil hagard, ne pouvait pas y discerner les voilures démoniaques de la flotte d’Hadès.

« Vous devriez y aller, vous allez tous mourir sinon. » maugréa-t-il en piquant une bouteille de mauvais rhum à une autre échoppe. Ignorant les cris du marchand, il s’aspergea la plaie avec le liquide tout en étouffant un râle de douleur. Pour se donner un peu de courage, il allait s’envoyer une rasade … mais la bouteille lui glissa des mains. Il était donc obligé de se recoudre sans petit plaisir.

« Oh fait chier ! »

Une idée lui vint alors qu'il finissait la suture. S’il ne pouvait se rappeler du plan pour se regrouper, peut-être pouvait-il tenter de ressentir les cosmos environnants ? L’un d’entre eux pourrait peut-être lui indiquer la marche à suivre maintenant que la guerre était perdue. L’irlandais ferma les yeux et se concentra. Ce n’était pas un exercice évident pour la plupart des chevaliers divins, mais après tout, n’était-il pas un élu ? En quelques instants, il avait localisé l’un des cosmos qu’il avait croisé au temple du cancer. Celui du vieux bonhomme.

« J’aurais préféré une nana, mais on va pas chipoter. »

Une vingtaine de minutes plus tard, le brave Ciarán se trouvait face à un navire. Le cosmos qu’il avait localisé devait se trouver à l’intérieur. Il se demandait ce que faisait le papy à lunettes en ce moment même. Pourquoi ne pas le découvrir lui-même ? Il monta à bord en passant par la passerelle principale. Un marin fit mine de s’interposer, mais voyant la tête du roux, il s’arrêta en cours de route. Sans s’arrêter, ni même s’annoncer, il poussa la porte de la cabine ou se trouvait … un jeune homme. Etrange. Et des gamins. Encore plus étrange. Mais aussi une bouteille.

« Chais pas toi, mais j’ai b’soin d’un verre. » lança-t-il à l’inconnu.
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Jack


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MessageSujet: Re: [Juin 1755 Post GS] Deux navires dans la nuit, une espérance   Dim 15 Mar - 12:02

Encore un verre ?


Alors que la cabine s'ouvrait, le Général fit volte-face pour mettre une raclée à celui qui venait d'oser ! Devant lui, le regard fixé sur la bouteille sur la table, son homologue de l'Arctique venait d'entrer en pensant uniquement à sa soif inébranlable. Etonné un instant, il avait fixé Jack et les enfants dans le berceau avant de passer à autre chose aussi vite, il ne posait pas de questions et c'était là l'essentiel. Ce sens de la discrétion lui plaisait et d'un geste de la main, il prit la bouteille et lui la lançait. Après tout, vu le sang encore frais sur sa chemise, il venait de sortir d'un combat et pas indemne ! Les autres ne donnaient pas de nouvelles, cela l'inquiétait...

Sans un mot, il le laissait profiter de la liqueur des marins et se retournait pour regarder vers la fenêtre. Ses pensées allaient vers celui qui se faisait appeler Eren. En effet, ils avaient convenu de se revoir dans le Temple du Lion et c'était une opportunité qu'il ne voulait pas louper ! Asgard avait changé de chef et il avait l'air d'en avoir rien à foutre du passé, au temps pour lui, cela permettait d'ouvrir le début d'un vieux règlement de compte et sans taper sur les Ases paradoxalement. Pas dans leur ensemble mais contre quelques uns ! Yul avait permis de le faire changer d'avis sur la question, la bonhomie d'Eren de même... Oui, il devait en finir avec son passé et la mort d'Elizabeth. Un sourire mauvais en coin, ses sens le ramenèrent vers le Kraken en train de boire le rhum de tout son saoul !

- Ta blessure est pas terrible ? Se décidait-il à parler. Qui t'a fait ça ? Ce traître ?

Lors de la fuite, il se rappelait que Minato avait bloqué ce Caedus, il avait même pensé qu'il s'en occuperait de lui même mais cela n'avait pas été le cas ! Son disciple avait pris certainement la relève et il n'en était pas sorti indemne. Il savait que l'ancien Kraken avait un don d'invocation de lames étranges venues du néant. L'histoire de ce traître était assez singulière, suivant d'Odin avant de rejoindre ses rangs et enfin de s'épancher pour la gloire d'Athéna ! Bientôt, il encenserait Hadès si cela continuait ! Bref....

- Caedus est toujours vivant ?

La question fusait alors que Jack prenait une autre bouteille et un peu de nourritures dans un placard ! Il lui fit signe de s'asseoir et lui déposait le tout devant lui. La blessure sur son flanc était un coup d'épée et cela ne le rassurait pas des masses, il sentait déjà la réponse à venir mais il préférait l'entendre de vives voix mais aussi savoir quelles techniques avaient été la cause d'un possible échec. Les clapotis de l'écume sur le navire le faisaient bouger et la houle se rapprochait dans le coin, fallait pas rester longtemps !

Attendant la réponse, Jack savait déjà ce qu'il allait dire à Ann dès son retour, elle seule avait gardé la tête sur les épaules et connaissait bien quelques Ases. Elle était l'atout dont il avait besoin dans sa quête et elle était la première concernée, non ?

Jack a écrit:
HRP : J'ai considéré que tu portais toujours ta Scale dans le doute... si besoin j'éditerai Wink

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MessageSujet: Re: [Juin 1755 Post GS] Deux navires dans la nuit, une espérance   Mer 18 Mar - 14:51

Sans réfléchir, il leva la bouteille et la regarda. Pour une fois, il ne s’agissait pas là de liquide bon à racler les chiottes sales d’un bar encore plus sale. Il se versa un fond de verre, puis il se l’envoya dans le gosier, sans même le gouter. Une fois que la première lame était passée, il remplit le verre jusqu’en haut, et décida de le siroter calmement. S’il aimait boire – et encore c’était peu dire – il savait aussi apprécier un bon verre quand on lui servait autre chose que du tord boyaux.

« Tu es le vioque. »

Cette information l’avait frappé de plein fouet, et il ne s’était pas attendu, qu’après autant de temps, son cerveau se mette à réfléchir. Et pourtant c’était le cas. Ces questions. Ce flot ininterrompu de paroles. Il n’y avait aucun doute, le jeune et le vieux n’étaient qu’un.

« Marrant. »

La notion de jeunesse éternelle n’intéressait pas l’irlandais. Après tout, il était promis à une mort jeune et violente, et ça, il le savait depuis longtemps. Savoir qu’il était possible de revenir dans le temps, ou du moins d’en donner l’image n’était pas pertinent dans ce cas là.

« Et ouais, c’est l’autre fils de pute qui m’a fait ça. Il a invoqué des épées et d’autres conneries dans le genre qui m’ont percé un deuxième trou d’balle. »

Il arrivait à la moitié de son verre, et autour de lui, les murs ne chancelaient pas encore. L’adrénaline du combat perdurait toujours et annihilait les efforts de l’alcool pour le faire chavirer. Dans un monde meilleur, ou quelque chose comme ça.

« Il est encore en vie, et si j’avais pas eu l’intelligence de le laisser s’barrer, ce serait pas mon cas. J’aime pas tomber sur des salauds plus forts que moi, mais faudrait êt’ fou pour prétendre qu’ils n’existent pas. »

Il s’était assis, et se balançait maintenant sur deux pieds de sa chaise, tenant dans sa main le brunâtre liquide. Il fit tourner un peu le verre pour former les mêmes vagues que celles qui faisaient danser le navire. Puis il reposa le verre sur la table.

« On s’est fait pas mal casser la gueule par les spectres, on dirait. Je me demande si les autres sont canés ou pas… » Ajouta-t-il avec une moue interrogatrice. L’autre glandu à l’épée, ou l’aveugle improbable, tout comme la nana garçon manqué, ou même ce con de maître. Ils s’étaient tous fait zigouiller ou quoi ?
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Melodias


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MessageSujet: Re: [Juin 1755 Post GS] Deux navires dans la nuit, une espérance   Sam 21 Mar - 13:00

Précédent : Bélier

Sylphe était formel. Les trois navires atlantes qui attendaient dans la baie du Cap Sounion étaient bien ceux qui devaient, aux dernières nouvelles, embarquer civils, Saints et marinas jusqu'à Atlantis. Or, de civils et de Saints il n'y avait point. C'est à peine si les vaisseaux étaient remplis de leurs équipages. L'esprit du vent fut renvoyé sur un signe de tête du Djinn marin, qui grimpa à bord d'un bond leste depuis le rivage, atterrir avec souplesse au milieu des matelots prêts à hisser la voile et lever l'ancre. Les autres ? Voyant le soin que mettaient les marins à éviter la cabine du capitaine, ils devaient être là-bas, sans doute. Des hauts gradés qui n'avaient certainement que faire de sa présence.

Melodias se rendit à la proue, observa la figure gravée dans le bois censée les guider sur le chemin des océans et les protéger des dangers en tous genres, monstres, houles dévastatrices, récifs. Il campa ainsi à l'avant du navire, ignorant les manœuvres de l'équipage autour de lui, le tangage régulier, les demandes concernant la situation là-bas, s'il voulait boire, manger ou se mettre au chaud. Qu'avait-il besoin de tout cela quand son unique repère coulait dans les limbes de la guerre ? Un djinn pouvait fort bien se passer des besoins primitifs pendant plus de temps qu'un Homme, d'autant plus qu'il n'avait pas été blessé.

La pluie diminuait enfin d'intensité, mais elle était toujours saturée, corrompue... Moins, mais toujours. Les premières couleurs dansantes de l'aube annonçaient l'arrivée du jour dans le lointain. Une brume matinale déposait la rosée sur les plantes et les logis maculés de sang, de poussière, de vide.

L'Histoire signait une nouvelle page avant d'en entamer sur seconde qui ne manquerait de parler de vengeance, de châtiment, de revanche, de violence.
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Jack


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MessageSujet: Re: [Juin 1755 Post GS] Deux navires dans la nuit, une espérance   Lun 23 Mar - 18:07

Assassinat programmé


Opinant de la tête, le Général répondit par l'affirmative à l'affirmation mais il s'en moquait, l'Onde de Poséidon coulait à ce moment en lui comme un tsunami prêt à déferler. Il s'en voulait d'avoir échouer mais les prochaines occasions ne manqueraient pas. Il écouta sans l'interrompre la suite des nouvelles du Kraken. Ainsi donc, Caedus avait échappé à la sentence de mort des Marinas, il avait déjà en tête la programmation de son assassinat dans les heures à venir ! Il avait insulté les siens, avait insulté son honneur et ne comptait pas le laisser se balader sans une explication saignante et rapide. La mécanique retorse du Général entrait en marche quand une lointaine errance dans le cosmos le fit se retourner vers la fenêtre...

Ainsi donc, elle avait choisi l'insolence de son amour, de commettre l'erreur de regarder mourir l'être aimé. Le regard devenu triste, ses cheveux reprenaient une teinte de plus en plus blanche et les rides reprenaient leur droit. Dans un coin de sa tête, il lui en voulait de partir en abandonnant les siens mais son coeur lui interdisait de dire quoique que ce soit, trop souvent les gens vivaient courbés aux exigences de la politique et, parfois, il fallait écouter son âme plutôt que des sinistres évocations sans importance. Il la comprenait en cet instant plus que n'importe qui. Un sourire suivi sa tristesse. L'animal en lui, celui qui veut dominer et régenter, reprenait ses droits et il comptait bien donner la pleine mesure de son talent dans les jours à venir.... Les Spectres avaient gagné ! Mais le peuple des Mers était encore debout et faisait face ! Se levant, il fit signe à son homologue de le suivre en dehors de la cabine... Un homme était arrivé depuis quelques instants !

- Bon retour parmi nous... Hmmmm.... Quand on vient sur un bateau, la moindre des choses est de se présenter aux personnes à bord bordel de merde ! S'adressant au mec tout en bleu à la proue du navire !

La diatribe allait vers l'autre olibrius qui scrutait les côtes comme s'il avait perdu sa mère. Non mais merde, il venait comme ca, se posait comme le perdreau de l'année et faisait le coq ! De plus, il le connaissait ni d'Eve ni d'Adam, il l'avait vu déployer sa puissance pour permettre aux siens de partir, lui le premier et il devait bien avouer qu'il était compétent. Mais au moins rassurer les siens était le minimum ! Tournant la tête vers l'ouest, ses yeux regardait le ciel et vit une comète fendant le ciel en direction de l'Italie. Ses craintes étaient donc justifiées mais il la soutenait à sa manière ! Cependant, comment faire en son absence ? Sans autorité à la tête des Marinas, la chienlit reprendrait ses droits et il ne comptait pas trop cela se répandre ! Il attendait donc le retour d'Haiken avec impatience !

- Je vois que les autres arrivent, je compte plusieurs cosmos qui se dirigent vers ici.... ces peigne-culs de Spectres ne vont pas tarder à comprendre ce que veut dire se prendre une baffe dans la gueule ! C'est la promesse que je vous fais, non pas pour aider les Saints, plus rien à carré, non, pour montrer que les baloches ne sont pas entre les jambes des morts ! On a payé notre dette aux Saints, notre sang a coulé, nous sommes libres d'agir à notre guise désormais !

Sourire carnassier, il promettait cela à haute voix en regardant à son tour les côtes ! Athéna avait perdu la Grèce, les Marinas avaient aidé et plus que donner, le temps de la liberté était venue ! Un souffle de liberté qui allait faire bouger des culs et dans tous les sens du terme ! Alors qu'il terminait sa phrase, un léger vent caressa sa joue et il comprit, elle était donc arrivée et il se retournait vers la porte de la cabine du Capitaine !

- Sirène, il est temps pour toi de rejoindre ta maîtresse, je sais que tu veux la rejoindre ! Je te redonne ta liberté à jamais à toi aussi !

Jack a écrit:
HRP : La Scale de la Sirène Maléfique quitte le bateau pour aller auprès de Mary. Jack n'a plus de Scale à partir de maintenant et donc de fait plus de titre de Général ! A prendre en compte dans vos RP Smile
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MessageSujet: Re: [Juin 1755 Post GS] Deux navires dans la nuit, une espérance   Mer 25 Mar - 11:15

Alors qu’il finissait son verre, il remarqua qu’un étrange changement s’opérait chez le jeune homme. Il flétrissait, à une vitesse saugrenue. La nature reprenait ses droits, en quelque sorte. Au même instant il ressentit une sorte de fluctuation dans le cosmos. La prêtresse, encore.

« Elle fout quoi elle encore ? » marmonna-t-il d’une voix âpre. Il n’avait aucune envie de devoir partir à la recherche de la flamboyante rousse, pour être honnête, même s’il sentait que ce rôle incombait chacun d’entre eux. Les Généraux étaient garants de la bonne santé des armées à la solde de Poséidon, et la prêtresse était plus ou moins à la tête de cette force…

Il suivit le vieux en dehors de la cabine et tomba nez à nez avec l’autre saltimbanque qui aimait jouer du sabre. La dernière fois qu’il l’avait croisé il avait invoqué une vague de créatures marines qui s’était attelée à la défense des terres grecques. Il n’était donc pas complètement inutile, c’était déjà ça.

« Oh, salut machin. »

Non, Ciarán n’avait très clairement pas le don de se rappeler des prénoms de ceux qui l’entouraient. La preuve, il ne connaissait pas celui de Jack, et décida de l’appeler à partir de ce moment « Le Vioque ». Si ce nom ne lui allait pas du tout quelques minutes auparavant, il était parfaitement en adéquation désormais. Il écouta donc Le Vioque délirer, se lançant dans un discours plus pour lui que pour les autres. Il en profita pour coller une bonne baffe dans le dos d’un marin qui passait par là et pour lui piquer une bouteille de mauvaise gnôle. « Fil’ moi ça, mon pote. »

Alors qu’il avalait une gorgée, il manqua de tout recracher en voyant une écaille partir vers le ciel comme s’il s’agissait d’une étoile filante. « Ah bah putain… » s’étonna-t-il après avoir réussi à ingurgiter la lampée d’alcool, avant de rebondir sur le monologue du vieux loup de mer. « J’ai jamais agi par nécessité mais par envie. » dit-il avec un haussement d’épaules. « Quoi qu’il en soit, si faut coller quelques avoines, j’suis partant. » précisa-t-il toutefois, pour que ses propos ne soient pas mal interprètés.

Les autres arrivaient ? Il se demandait si son idiot de maître était dans le lot. Après tout il devait lui annoncer que sa sœur nouvellement retrouvée avait été emmenée par les sbires d’Hadès. Ceci risquait de ne pas trop lui plaire, pour sur…
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Melodias


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MessageSujet: Re: [Juin 1755 Post GS] Deux navires dans la nuit, une espérance   Mer 25 Mar - 13:49

Le maître-djinn ne put rester dans sa bulle bien longtemps. Le cosmos de sa maîtresse venait de s'envoler au loin. Non, elle n'était pas morte, mais elle était partie vers un endroit dont il ne connaissait pas le chemin, sans jamais lui demander de la rejoindre. Cela suffit à ébranler la concentration du capitaine pour qu'il entende une voix quelque peu tonitruante derrière lui.

Il se tourna à demi pour constater que le vieil homme de la demeure du Fauve d'or s'adressait à lui. Le voyant hésiter sur son nom, Melodias se retourna tout à fait sans lui faire remarquer que lui-même ne s'était jamais présenté.

"Melodias."

Et que cela changeait-il ? La bienséance ordonnait qu'on donne son nom avant de demander celui d'un autre, le général transgressait cette règle de savoir-vivre et le lui reprochait. Les Grecs étaient vraiment des êtres incohérents.

L'autre homme, celui qui l'avait apostrophé de manière grossière au cœur du domaine sous-marin, s'avança à son tour en sentant l'alcool à plein nez.

"Oh, salut machin.
-Melodias."

Mais les deux autres ne paraissaient pas tant que ça l'écouter. En fait, passée leur petite crise de "t'es qui toi bordel ?", ils avaient changé de sujet comme de chemise. Enfin, encore fallait-il que le Kraken ait une chemise. Ils parlaient des Saints, d'une revanche. Encore une affaire obscure sortie tout droit de leur esprit tordu.

"Votre dette ?"

Toutefois, lorsque le vieux briscard se sépara de son écaille, il y eut comme un malaise chez Melodias, qui se sentit obligé de se justifier.

"J'agis sur ordre de la Grande Prêtresse Satine. En tant que son serviteur exclusif et dévoué. Elle m'a informé que trois navires mouillaient dans ce cap -je n'en vois que deux mais peut-être le premier est-il déjà parti-, et m'a enjoint d'y embarquer pour quitter le Sanctuaire avec les civils, les personnes qualifiées de "Saints" et de "marinas" pour retourner à Atlantis. J'ignore où sont partis les Saints à qui j'ai permis de fuir, de même que les civils, mais me voilà. Et les fameux "marinas", ce doit être vous."
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MessageSujet: Re: [Juin 1755 Post GS] Deux navires dans la nuit, une espérance   Mar 7 Avr - 23:14

Sanctuaire Arrow
    Alors que le vent soufflait sur mon visage et que le paysage défilait sous mes pieds, je me remémorai les derniers événements dont j'avais été le témoin. Cette Guerre Sainte s'était achevée en une nuit, tout aussi brutalement qu'elle avait commencé. Arrivé bien tard sur les lieux, je n'avais au final pas eu à combattre, hormis contre ma propre sœur pour la ramener à la raison. Mon rôle s'était limité à celui d'un observateur qui avait noté bon nombre de tragédies au cours de sa montée des marches du Sanctuaire. Les combats des Spectres et des Saints, des chevaliers contre leurs semblables corrompus par Pséma... Ahina et Kappa. Mary et Celsius. Tant de souvenirs qui me laissaient un souvenir amer que j'aurais préféré ne pas goûter. J'avais au final plus le sentiment d'avoir joué les voyeurs plutôt que d'avoir accomplis un devoir d'espion, encore moi celui d'un Général de Poséidon.
    Malgré ma manifeste inutilité au cours de cette bataille je ne considérais pas cette mission comme un échec. Bien au contraire. Cette nuit-là, j'avais rencontré les deux personnes à qui j'avais décidé de consacrer ma vie. Mashia et Pséma... Ni l'un ni l'autre ne m'échapperait, même si aucun des deux ne semblait enclin à rendre la chose facile. Si le Bélier Noir était hors d'atteinte, ma sœur, elle, n'était pas loin. La seule pensée de la savoir aux mains des Spectres me mettait hors de moi, mais je devais me maîtriser. D'abord livrer les informations à Jack, puis seulement ensuite je serais libre d'aller la sauver. Il n'y avait pas un instant à perdre.

    Les pattes de Kuro effleuraient les feuilles des plus hautes branches des arbres de la forêt que nous survolions pour rejoindre le port de Rodorio en ligne droite. Les soldats squelettiques de l'armée d'Hadès ne levaient pas leurs têtes par ce temps exécrable, ce qui nous permettait d'avancer sans nous faire repérer. J'espérais que les hommes du navire Atlante qui m'avait amené jusqu'en Grèce ne m'auraient pas attendu pour lever l'ancre, sans quoi ils couraient tous un grave danger. Fort heureusement, les marins endurcis qu'ils étaient avaient sentis le vent tourné, et je pus distinguer leur voile déjà loin au large alors que je survolais le port.
    Courant dans les airs comme s'il s'agissait de la terre ferme, l'immense panthère sur laquelle j'étais monté descendit progressivement en altitude pour finalement se poser sur le pont, surprenant une partie de l'équipage qui levèrent prestement leurs armes. Ils les rabaissèrent par la suite, voyant l’Écaille que je portais sur le dos, et allèrent même jusqu'à s'excuser. Ne parvenant pas à m'habituer à ce respect plus dû à ma fonction qu'à ma personne, je levais la main pour leur signifier que leurs excuses étaient superflues.

      « Dirigez-vous vers le Cap Sounion. Nous devons rejoindre le Pearl et le Hollandais avant l'aube. »

    Ce serait chose ardue, au vue des lumières que je voyais déjà poindre à l'horizon, mais il n'existait pas meilleurs marins que les habitants d'Atlantis. Il leur fallut moins de deux heures pour rejoindre le Cap Sounion en prenant soin d'éviter la côte pour ne risquer à aucun moment de devenir une cible pour les armées d'Hadès qui devaient en ce moment même être en train de prendre possession de leur territoire nouvellement conquis.
    L'aube commençait à poindre lorsque nous débouchâmes sur une crique où mouillaient deux navires que je pu reconnaître sans mal. Après tout, ne portaient pas de telles noms des bateaux lambda. Je savais cependant qu'au moins un des deux allait rentrer au port sans son capitaine...

    Je redoutais la réaction de Jack lorsqu'il découvrirait que je n'étais pas parvenu à ramener sa fille, comme je le lui avais promis. A défaut, je savais au moins qu'elle avait quitté le Sanctuaire en vie. Pour où? J'avais bien quelques hypothèses, mais à n'en pas douter le vieux loup de mer saurait m'éclairer à ce sujet. Le message énigmatique que Mary m'avait chargé de lui transmettre laissait suggérer qu'il comprendrait ce qu'elle avait en tête... Mais cela supposait que Jack était sur la même longueur d'onde que sa progéniture, et Poséidon savait que c'était chose rare.
    Alors que nous approchions assez prêts pour pouvoir distinguer les silhouettes sur le pont des navires, je pu voir sur le Black Pearl deux silhouettes que je connaissais bien. Ne souhaitant pas perdre plus de temps, je sautai depuis mon navire dans les airs, me propulsant d'un grand bond d'une cinquantaine de mètres vers mes cibles. Atterrissant avec fracas à quelques mètres d'eux, je considérai un instant Ciaràn, Jack ainsi que le troisième Marina que je ne connaissais nullement.

    Jack avait retrouvé son apparence de vieil homme, même si je sentais bouillonner en lui la même aura froide et vive que celle que j'avais deviné lorsque nous nous étions croisé au Temple du Taureau. Il tirait encore sa tête des mauvaise jours, ce qui n'était pas pour me rassurer au vue des nouvelles que je lui apportais. Mon élève, quand à lui, n'avait pas changé d'apparence... Hormis le fait qu'une profonde blessure au flanc. Son combat avec le déserteur avait visiblement mal tourné... Peut-être auraient-ils mieux fait de se mettre à deux contre lui, finalement. Le troisième larron portait une écaille qu'il me fut possible d'identifier comme celle d'un Capitaine Marina, mais ce qui m'intrigua d'avantage fut l'énergie qu'il dégageait. Je savais reconnaître une créature surnaturelle lorsque j'en avais une sous les yeux, et cet personnage-là n'était de toute évidence pas humain. Une sorte d'esprit avec un corps? Une invocation? Une incarnation? Difficile à dire avant d'observer ses capacités. J'avais cependant autre chose à faire dans l'immédiat que de m'intéresser à son cas...

      « Je suis désolé, Jack. Je me suis assuré que Mary puisse quitter le Sanctuaire en sécurité, mais je ne suis pas parvenu à la convaincre de revenir avec moi. Elle m'a laissé un message pour toi... Faut-il en parler en privé? »

    Sous la visière abaissée de mon casque, mes yeux allèrent de droite à gauche, balayant l'équipage ainsi que Ciaràn et l'inconnu. Je ne doutais pas de leur discrétion -quoi que, dans le cas de Ciaràn, peut-être un peu...-, mais je ne souhaitais pas qu'une rumeur éclate à propos de la disparition de la Prêtresse. Malgré ma voix relativement basse, quelques marins s'étaient retournés en entendant le nom de leur Capitaine. Peut-être valait-il mieux regagner la cabine, à moins que Jack n'estime qu'aborder le sujet ici, en plein air, ne comportait aucun risque. Le laissant peser le pour et le contre, mes pas me rapprochèrent quelque peu de mon ancien élève.

      « ... Alors? Comment s'est passé ton combat? »

    Ses blessures n'étaient pas mortelles, même si elles devaient être soignées au plus tôt. Avait-il écrasé l'ancien Kraken sans mal au prix de tout ce sang, ou bien les choses s'étaient-elles avérées plus compliquées que prévu? Il était au moins en vie, et c'était la l'essentiel. Le fait d'avoir vécu son premier combat réel contre un autre Éveillé ne pourrait que le pousser à s'améliorer... Bien que, le connaissant, ce ne serait qu'à son rythme qu'il consentirait à se sortir les doigts du cul.
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MessageSujet: Re: [Juin 1755 Post GS] Deux navires dans la nuit, une espérance   Jeu 9 Avr - 23:17

La Black Pearl apparaissait déjà dans l'horizon du Hollandais Volant, avec à son bord quelques-uns des Marinas ayant réussi à s'enfuir du Sanctuaire, avant l'arrivée des Spectres. Haiken et Ann s'étaient finalement retrouvé, même si le Dragon des Mers avait bien pris le temps de reprocher à sa compagne sa témérité et son insouciance. Se lancer dans la bataille, alors qu'elle était à peine sorti du coma, après avoir promis à au Général du Dragon des Mers de rester en sécurité au Sanctuaire Sous-Marin, n'avait guère été une sage décision.

Haiken était en colère certes, mais c'était surtout dû à sa préoccupation. Ann n'en était pas sortie indemne. Il était temps maintenant que tous les deux se retirent et prennent du repos. Après tout, ils ne s'étaient vus que trop peu de temps depuis son retour. Le Dragon des Mers se laissait de plus en plus facilement dominer par la colère ces derniers temps. Il n'avait plus aucun doute que la Sirène avait ce don de le calmer. Son absence avait laissé des marques. Jack et Mary pouvaient en témoigner.

Attrapant sa main, il ouvrit le portail vers le Triangle des Bermudes, se préparant à rejoindre les autres Marinas sur le Black Pearl. Ann était habituée à présent à emprunter ce passage, même si Haiken savait qu'elle n'aimait pas cet endroit. Et comment la blâmer! Le Dragon des Mers était parvenu à dompter les âmes en souffrances de ce lieu obscur, mais il le redoutait, encore et toujours, ne pouvant oublier les longues années où il y avait été emprisonné.

Ils étaient arrivés à temps d'entendre le Général des Lyumnades informer la refus de Mary de le suivre, tandis que Jack jurait vengeance envers les Spectres. Rien de nouveau dans le Royaume Sous-Marin tout compte fait. Le Dragon des Mers prit la parole, afin de se faire voir de tous. Sa téléportation avait été discrète et il était passé inaperçu.

- Mary n'a pas voulu venir hein? Elle changera jamais! C'était juste impossible de la convaincre c'est tout!

Haiken disait cela tout en se tournant vers Ann, afin de lui faire comprendre qu'on ne pouvait s'attendre à autre chose de sa part, qu'il ne pouvait être jugé responsable pour ne pas l'avoir ramené avec lui. Mais, il était néanmoins curieux de savoir où elle serait partie? Était-elle allé rejoindre ce Spectre? Les derniers événements ne lui auraient donc pas été suffisants pour se convaincre de l’incompatibilité qui existait entre eux? Si la, dorénavant, Prêtresse de Poséidon voulait conserver la tête des armées, elle devrait changer ses "mauvaises" habitudes.

Les bras croisés, s’adossant à ce qui se trouvait près de lui, il jeta un vif regard vers le vieillard manipulateur qui lui servait de beau-père.

- O'Bannon! Toujours dans les parages? Je pensais que tu partais? Que tu voulais nous laisser dans notre "merdier"? Ta parole ne vaut vraiment pas grand chose n'est-ce pas?

Comment perdre une opportunité de provoquer un peu plus le vieillard. Il trouverait naturellement une excuse, quelque chose de noble qu'il l'aurait obligé à rester et à poursuivre son chemin parmi les Marinas. Cet homme adorait entendre le son de sa voix, à n'en pas douter!

- Si j'étais toi, j'oublierai les Spectres pendant un petit moment! Toi et moi savons très bien qui sont nos véritables ennemis! Ceux qui sont restés dans l'ombre à se délecter du spectacle!

Jack savait très bien de qui le Dragon des Mers parlait. Pséma, Kurokaze! Haiken savait au fond de lui qu'ils étaient les instigateurs de cette guerre. Continuer à faire la guerre aux autres camps ne ferait que les bénéficier. Haiken espérait simplement que le vieil homme ne soit pas buter au point d'oublier ce détail on ne peut plus important!

Une autre question envahissait son esprit. La raison pour laquelle Jack avait subitement abandonner son Écaille. Que diable manigançait-il encore? Quoiqu'il en soit, Haiken savait par expérience que la réponse n'irait pas forcément lui plaire! Loin de là!
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Jack


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MessageSujet: Re: [Juin 1755 Post GS] Deux navires dans la nuit, une espérance   Sam 18 Avr - 19:16

Quand les vagues deviennent Trident !


Fin Juin 1755.

Ils arrivaient les uns après les autres. La réponse du nouveau Kraken faisait rire le vieux forban, non pas que c'était des plus drôle mais son envie de foutre des taloches à tout ce qui passait près de lui semblait lui rappeler quelque chose. Il savait pas quoi mais il avait une sensation de " déjà vu ". Haussant les épaules, il passait à autre chose en entendant le " Tout bleu " prendre la parole. Alors lui, non seulement, il était du genre bien droit dans ses bottes avec ses Mary par ci, et ses Mary par là, ils avaient couché ensemble ou quoi ? Il était clair que sa fille aimait bien le côté étrange des gens, mais si c'était vrai, ça faisait un amant de plus dans sa longue suite de titres dans ce domaine.

Au moment où son vieil ami arrivait, les informations qu'il donnait n'étaient pas très joyeuses. Mary était donc parvenue à se barrer comme il l'avait ressenti, son besoin de liberté, cette sensation au plus profond de lui même se confirmait dans les grandes largeurs. Il fit signe à Minato de le suivre pour l'écouter un peu en retrait du pont, quand un cosmos fit son entrée en scène. Tournant légèrement la tête, il vit Haiken apostrophé les gens avec toute sa morgue habituelle. Fallait un jour qu'il abandonnasse ce style, c'était digne d'un taulier de maison close par moment. Enfin bon, si l'idée lui traversait l'esprit, il était inutile d'en rajouter pour l'instant avec le fils de son ancien meilleur ami. Ceci dit, la fin de son intervention était on ne peut plus exact, les véritables ennemis se terraient encore comme des chiens dans l'ombre et si les deux hommes pouvaient pas se piffrer sur bien des points, ils étaient assez réalistes pour voir où leurs forces devaient aller. Faisant signe à Minato d'attendre un peu, il se retournait pour lui répondre.

- Oui Haiken. Nos ennemis ne sont pas les Spectres et encore moins les Ases ou les Saints, on s'en fout un peu ! Notre objectif reste Pséma et sa clique, je n'ai pas oublié ce qu'il m'a fait pendant cette terrible nuit et ne compte pas le laisser en profiter. Prenant un moment de silence. Cependant, je suis d'avis de ne pas laisser les Spectres s'installer sur la Terre d'Athéna, si c'était cela que voulait Pséma et il a tout fait pour ça, il faut aider ces jeunes cons plein de foutre à la récupérer ! Voilà mon avis ! Bien... Minato, suis...

Crachant du sang, Jack se tenait la gorge et ses cheveux passaient du blanc au rouge par intermittence. Sa peau vieillissait et rajeunissait avec le même rythme que ses palpitations cardiaques. Que se passait-il putain ? Il criait de rage et craignait de se faire véritablement posséder cette fois. Il n'aimait pas cela et faisait signe aux membres présents de reculer. Dans un râle de deséspoir, il sentait son propre cosmos s'évanouir et ça faisait mal cette connerie. Il se retourna brusquement vers le seul capable de comprendre ce qu'il allait dire !

- Haiken. Buttes moi s'il revient...


Un orage gronda brusquement dans le ciel. Les nuages du Sanctuaire maudit les avaient donc rejoints ? Non. A part les vociférations du ciel, il n'y avait pas là de foudres écarlates ou d'aura mauvaise, seulement ces roulements de tambours qui crachaient une pluie drue sur toutes les personnes. A quelques encâblures de là, une vague se levait pour tomber sur l'autre navire et l'engloutir dans les eaux. Interloqué, Jack voyait le bateau d'Ann disparaître sans sommation et une douleur vive le prit au cou. Des mains invisibles tentaient de l'étrangler... Ses cheveux étaient redevenus rouges et la jeunesse de son corps était enfin en pleine exergue, on voyait là les traits du père d'Ann et Mary. Ses longs cheveux écarlates tombaient sur ses épaules comme si le sang coulait sur tout son corps. Si les autres membres de l'équipage tentaient de le sauver, une sphère d'eau apparaissait pour les repousser, un autre cosmos était en train d'approcher. Quelques personnes le connaissaient bien, il semblait posséder la mer et les orages, la Terre du Cap Sounion tremblait légèrement à chaque fois qu'il s'approchait.

Un homme venait de sortir des flots. Portant une Ecaille dorée sur tout son corps, un trident de la même teinte à la main droite, ses cheveux noirs volaient légèrement dans le vent et il fixait les membres du Vaisseau. Il disparut sous leurs yeux pour réapparaitre sur le pont supérieur, son cosmos divin possédait déjà les lieux. Les Scales luisaient en sa présence et son regard saphir se porta sur ses officiers. Jack s'effondrait sur le bois légèrement assommé, il n'était plus en état sur le coup de parler. Le regard divin se porta successivement sur chaque personne avec un mélange de fureur contenue et de paternalisme. Il s'arrêta enfin sur Haiken.

- Salutations à tous ! Haiken ! Nous voyons que cette fureur n'a pas changé en vous, ce que vous dites est cependant vrai ! Nous l'affirmons ici, notre ennemi est invisible et nous allons le combattre de toutes nos forces. Un lourd manteau de cosmos azuréen enveloppait alors Jack qui lévitait peu à peu dans les airs diluviens. Mary a choisi un chemin plein de libertés et de courants hasardeux, nous l'avons entendu ! C'est pourquoi nous avons décidé de sortir de notre retraite pour nommer sous le regard d'Eos une personne qui sera notre Voix dans ce Monde. Nous avions pensé à toi, Haiken, mais si nous le faisons.... Ce Monde partirait dans les conflits les plus redoutables ! Dans un sourire paternel, Poséidon reprit. C'est pourquoi, nous avons décidé de nommer notre plus ancien serviteur pour vous guider ! Nous connaissons ces travers mais en ces temps d'eaux troubles, il faut à notre Peuple une personne capable de les gérer comme il se doit... Haiken, votre père est proche dites moi. Nous n'oublions jamais nos promesses. Le temps s'approche... Que notre Volonté fasse Loi !

Le trident transperça la réalité pour laisser un point apparaître. Il aspira alors toutes les gouttes d'eau dans un puissant maelstrom, une Scale dorée et écarlate naissait en forme totémique. Le fils de Poséidon, Polyphème, apparaissait devant les guerriers présents. Le corps de Jack, encore dans les vapes, virevoltait dans les airs comme un pantin pour aller en dessous. Des arcs foudroyants explosèrent entre l'homme et l'armure, celle-ci éclatait alors pour se poser sur le corps de son nouvel ami. Poséidon fit un geste pour reposer le corps sur le sol.

- Marinas ! Nous allons vous laisser, nous ne voulons pas rester plus longtemps. Haiken, nous vous laissons le soin de lui expliquer ! Terminait le Dieu avec un sourire amusé.

Dans un léger tremblement dans l'air, l'aura du Dieu devenait de plus en plus trouble et il disparut. Le poids de son cosmos sur l'assemblée s'apaisait lentement. Subitement, Jack se mit à cracher de l'eau de mer et un poisson tout petit en sortit. Il se tenait la tête à vomir comme une merde sur le pont. Bordel de merde, s'était passé quoi ? Il regardait les gens autour de lui les yeux hagards !

- Putain de bordel de merde ! J'espère pas que Kurokaze m'a obligé à faire des conneries !

Le vieux Forban n'avait pas encore vu qu'il portait une nouvelle Scale. Il était épuisé comme après une bonne nuit avec une courtisane de Londres, putain, ça permettait de se vider mais après on avait l'air con !

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MessageSujet: Re: [Juin 1755 Post GS] Deux navires dans la nuit, une espérance   Dim 19 Avr - 13:01

~> Chronique Ann et Haiken

"- Ben ça alors, s'pourrait-il que c'bon vieux Jack aurait perdu le pied marin ou quoi? Et en plus, v'là qu'tu te mets à gerber du poisson. Qu'est-ce qui ne tourne pas rond dans c'te famille j'te l'demande sérieux. Entre la fille qui se barre, le père magouilleur et manipulateur... Mais putain, c'est qu'il doit sacrément nous apprécier Poséidon, si ce n'est nous aimer, nous autres, les O'Bannon, pour te nommer Prêtre."

Ma voix espiègle provenait des hauteurs, et si chacun levait la tête, on pourrait me voir assise sur le mat, les pieds battant le vide, tandis que j'observais tout ce beau monde, en affichant un petit sourire en coin. Plein de gens que je ne connaissais pas se trouvaient là. Ah en v'là même un, non deux que dis-je, avec des cheveux rouges. Pitié faites que se ne soit pas d'la famille.

Mon regard se portait à côté. Mon navire avait refait surface. Je disais bien que mon Dieu ne m'aurait pas fait un présent pour l'engloutir quelques temps après. Tirant mon épée, je coupais un cordage afin de m'agripper à celui-ci pour regagner le pont du navire, me laissant tomber sur se dernier avec légèreté.

J'approchais du capitaine beau gosse. Celui-ci, je l'avais vu au temple du Bélier qui couvrait la retraite des uns et des autres, et notamment la mienne. Je lui adressais un sourire reconnaissant et inclinait la tête en guise de remerciement. Je poursuivais mon inspection, allant en direction du Kraken. L'écaille avait trouver un nouveau porteur, un des mecs aux cheveux rouges. Je tournais autour de lui pour l'observer. Il empestait l'alcool et avait le regard, comment dire, de merlan frit. Rien à voir avec Caedus. Afin de me rassurer, je lui lançais:

"- J'espère que t'en jette autant en combat qu'ton prédécesseur."

Puis vint le tour du deuxième homme aux cheveux rouges de subir mon inspection. Lui semblait du genre sérieux et droit. Tant mieux cela ferait du bien à nos forces. Je lançais un regard à Haiken. Certes nous étions heureux de nous retrouver, mais toujours est-il qu'après la joie des retrouvailles, je m'étais faite sermonnée comme une enfant qui n'en avait fait qu'à sa tête en venant jusqu'au Sanctuaire.

Mais comme dirait l'autre, causes toujours tu m'intéresses. Même si je comprenais que le Dragon des Mers avait davantage agit sous le coup de l'inquiétude, il n'en demeurait pas moins que j'avais mes propres raisons, mais j'avais une dette à rembourser. Sauf que le truc c'est qu'à présent j'en avais une autre. Je devais la vie à un loup, et cela, je ne l'oublierai pas non plus.

En perlant de loup, je portais mon attention sur le vieux loup de mer qu'était mon père. Lentement j'approchais de lui, venant passer un bras autour de sa taille pour le soutenir.

"- Alors quels sont tes ordres?"




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Ciarán


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MessageSujet: Re: [Juin 1755 Post GS] Deux navires dans la nuit, une espérance   Mer 22 Avr - 14:24

Le Kraken était pensif, et Poséidon lui-même savait que cela était plutôt rare. Il ne releva pas les paroles avancées par Mélodias, d’un côté parce qu’il n’y attelait pas une grande importance, et d’autre part parce qu’il ne les avait écoutées que d’une oreille. Son regard restait perdu sur l’immensité noire qui s’étirait sous leur bateau. S’il avait persévéré, il serait tombé. Et il n’avait aucune envie de tomber. Non. Aucune. Ce fut alors qu’il réfléchissait aux conséquences d’un combat perdu que son ancien maître décida de pointer le bout de son masque. Et, comme il fallait s’y attendre, il lui demandait des nouvelles de sa lutte.

« Il m’a défoncé. » lança-t-il d’une voix presque surprise. Le dire à voix haute rendait ce fait réel, presque palpable. Le rouquin passa son index sur sa blessure, qui se teint aussitôt d’un rouge écarlate. Sa lésion était ouverte, et, si le sang avait cessé de couler, elle n’en restait pas moins douloureuse.

« Il a évité mes coups et me les a renvoyé. Si j’avais continué, il m’aurait cassé le cul. C’était pas l’bon plan. » tenta-t-il d’expliquer. Le problème était évidemment qu’il n’avait pas vraiment analysé ce qui s’était passé lors de cet échange. Chaque coup lui était renvoyé, avec une violence inouïe. Il avait du utiliser toute sa vitesse pour éviter d’être pris dans un maelstrom de lames.

« La prochaine fois j’lui collerai ses épées à la con dans l’fion. » Ses paroles, cependant, ne sonnaient pas vraies. Ce n’était ni de la haine, ni de l’envie. On sentait dans le ton qu’il s’agissait d’un faux semblant, d’une platitude lâchée parce que c’était ce qu’on attendait de lui, et non pas parce qu’il y croyait. La réalité crue était simple, il n’était pas au niveau et il allait devoir cravacher pour s’en tirer.

Alors qu’il répondait à l’homme masqué, un nouvel invité posa le pied sur le pont du navire. Un autre général, apparemment, qui invectiva le Vioque, ou quelque chose dans le genre. Le Kraken, n’écoutait plus vraiment. Le regard perdu sur l’horizon il vidait son esprit, sans de réel occupation ni de réel but. Alors qu’il allait en détourner le regard, une première onde se créa sur la surface de la mer, à quelques mètres du bateau, et cette dernière se brisa, laissant apparaître une silhouette armée d’un trident.

« On dirait qu’le boss est arrivé. »

A peine avait-il prononcé ces quelques mots que l’enfer se déchaîna. Puis, évidemment, après le déluge, le calme plat. La déité s’était retirée en laissant derrière lui un nouveau prêtre. Encore des changements pour l’Irlandais, qui soudainement se sentit très fatigué. S’éloignant de l’assemblée, il se dirigea vers la cabine où dormaient les deux bambins, et, une fois sur place, choisit une chaise pour s’y affaler. Posant les pieds sur la table, il décida de se laisser aller quelques instants.
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Melodias


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MessageSujet: Re: [Juin 1755 Post GS] Deux navires dans la nuit, une espérance   Jeu 23 Avr - 0:43

Douche froide. Okay. La quasi-totalité de l'équipage venait d'ignorer purement et simplement sa présence autrement que d'un regard. Comme le simple serviteur qu'il était en fin de compte. Alors que les uns et les autres débarquaient -un homme au ton bourru et familier, un autre perché sur une panthère volante- avec, visiblement, l'habitude de la maison et de ses coutumes, Melodias resta silencieux. Les matelots vaquaient à leurs occupations, nettoyant le pont, faisant et défaisant les cordages, carguant les voiles suivant le vent et les instructions des -trop- nombreux capitaines.

Soudain, au beau milieu de la conversation, le navire qui les suivait fut englouti par un cosmos sorti de nulle part et suffisamment écrasant pour couper le souffle au capitaine. Ni une ni deux, son instinct le fit plonger aussitôt à la suite du vaisseau... et personne ne bougeait. Sous l'eau, il vit les marins, pas plus effrayés que cela, comme protégés par une force extérieure. Ses perceptions de djinns lui signalèrent une présence de sylphes, ou quelque chose qui s'y apparentait. Et puis le navire remonte brusquement à la surface !

Des yeux ronds comme des soucoupes, il suivit le mouvement et revint se poser sur le pont du Black Pearl avec les autres, ayant manqué l'intervention de l'Empereur des mers et l'intronisation officieuse-officielle de Jack comme Grand Prêtre. Mais encore une fois aucun des officiers ne paraissait choqué, étonné, dérangé. Ces Grecs étaient décidément des gens bien étranges avec qui il serait difficile d'établir des relations de confiance. C'était du moins son ressenti.

Seule une femme à la chevelure de feu qu'il avait déjà vue dans la demeure du Bélier d'or, descendue du mât sans qu'il sache depuis quand elle y était perchée, vint le saluer sobrement avant de se diriger vers son paternel. Toute l'histoire le dépassait. Le djinn prit alors le partie de retourner près de la proue du vaisseau et de s'y tenir ancré comme une statue de pierre. Si on avait besoin de lui, on viendrait le chercher...
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Haiken


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MessageSujet: Re: [Juin 1755 Post GS] Deux navires dans la nuit, une espérance   Mar 5 Mai - 23:06

Cette nuit réservait encore son lot de surprises et d’événements inattendus, à n'en pas douter. Si Haiken pensait que cette longue aventure au Sanctuaire avait pris fin, il semblerait que pour les Marinas les choses n'allaient pas se clore sans sursauts de dernière minute!

Alors que Jack confirmait son envie d'en terminer avec Pséma, mais surtout Kurokaze, une grimace s'affichait sur son visage, ne laissant présager rien de bon. Une simple phrase alertant le Dragon des Mers, avant qu'un puissant Cosmos ne supplante le sien. Jack se faisait une nouvelle fois possédé!

C'était à croire que cet homme adorait qu'on le pénètre tellement cela devenait courant. Il était très facile de manipuler son esprit, ce qui était assez comique lorsque l'on sait à quel point il aime manipuler les autres. Haiken ne pouvait s'empêcher de trouver cette situation amusante, malgré la gravité de la situation. Après tout, si Kurokaze avait réussi ce tour de passe-passe, même si l'Atlante émettait encore quelques réserves quant à la véracité de cet événement, Pséma en serait tout autant capable!

- Haiken. Buttes moi s'il revient...

S'il l'avait voulu, le Dragon des Mers l'aurait déjà fait au Sanctuaire. Mais donner une nouvelle rouste à son beau-père n'était pas une idée qui lui déplaisait, même si cela serait moins amusant la seconde fois. Mais c'était son devoir, inutile de se retenir n'est-ce pas? Malheureusement, ou non, ce n'était pas un ennemi qui tentait de prendre possession du corps du vieil homme. Un Cosmos divin envahissait alors la proue du navire, laissant alors tous les guerriers présents bien conscients de l'identité de cet "invité spécial". Poséidon venait d’apparaître devant eux! Et on pouvait dire qu'il avait pas mal de choses à dire au Dragon des Mers! Notamment sur son tempéramment inchangé depuis des années.

- On m'a pas encore donné la moindre raison d'apaiser ma colère et on peut pas dire que les derniers événements n'ont pas jeté encore plus d'huile sur le feu!

Que ce soit Poséidon, Jack, Athéna ou qui que ce soit, l'étiquette n'était pas un concept qu'il comprenait ou qu'il n'essaye même de respecter. Poser un genou à terre et parler comme les nobles de ce monde n'était pas fait pour lui. Poséidon devrait s'y faire! Ou pas!

Mais pour résumer la situation, Mary avait fuit les responsabilités qu'elle avait tout fait pour obtenir, et Poséidon n'avait d'autre choix que de choisir le plus vieux de la clique actuelle, à savoir ce bon vieux Jack! Qui aurait pensé qu'un mec qui ne pensait qu'à se tirer et laisser la "génération actuelle" se démerder, serait appelé à tenir le rôle de Prêtre à présent! En même temps, qui pourrait blâmer le Dieu des Océans pour ce choix. Certes, Haiken aurait pu être un choix logique, mais, son seul objectif était de retrouver et anéantir son père, il n'avait que faire du reste de la bande, tant qu'ils ne restaient pas dans ses pattes à le gêner. De plus, soyons francs, il aurait été un terrible chef. Il était du genre à agir tête baissée, au gré de ses émotions. Il ne pouvait pas blairer O'Bannon, mais il serait sans aucun doute meilleur diplomate que lui pour parler au nom du Dieu des Mers.

- J'étais pas particulièrement intéressé par la place je dois l'avouer. Je laisse l'honneur au vieux, ça à l'air de lui tenir à cœur! Mais qu'il ne pense pas pouvoir me traiter comme un simple pion. Vous comme lui savez quels sont mes objectifs!

Poséidon ne le savait que trop bien, Jack, Mary et Ann également! Tant qu'on ne viendrait pas se mettre entre lui et son combat prédestiné face à son père, il n'avait aucun intérêt particulier à chercher querelles à qui que ce soit, même si aux premiers abords il pouvait donner l'impression inverse.

Poséidon disparaissait alors, laissant Jack reprendre ses esprits, quelque peu désorienté. Ann faisait également son entrée en scène. Haiken et elle étaient encore un peu en froid après leur dispute un peu houleuse. Rien qui ne puisse être vite résolu, mais l'insouciance et l'imprudence de la jeune femme préoccupait sérieusement le Dragon des Mers! Il était temps d'attendre que Jack reprenne les raines que sa fille avait lâché. Cela n'allait pas être facile. Lui et Haiken n'étaient pas en très bons termes et sincèrement, ce dernier prenait un malin plaisir à mettre des bâtons dans les roues de son beau-père. S'adossant une nouvelle fois, croisant les bras, il attendait une réaction de la part du vieil homme. Quel genre de leader allait-il choisir d'être? Il était temps d'observer l'ancien Général de la Sirène Maléfique dans ses nouvelles tâches!
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Minato


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MessageSujet: Re: [Juin 1755 Post GS] Deux navires dans la nuit, une espérance   Lun 11 Mai - 10:00

    L'air grimaçant de Ciaràn suffit à me donner une réponse avant même que le jeune irlandais n'ouvre la bouche. Caedus avait pris le dessus. A défaut d'être loyal, il fallait concéder au traître que son passage au service des différentes divinités lui avait permis d'accumuler bon nombre de technique et d'expérience sur le terrain. Le rouquin avait ses failles, que je connaissais mieux que personne. Il n'était sans doute pas prêt pour faire face à un tel adversaire, fut-il sans armure. Le moral de mon élève n'était donc pas des meilleurs, mais ce n'était que temporaire. Il finirait par retrouver son entrain habituel une fois sa phase de défaitisme passée. Ou alors après quatre ou cinq bouteille. Au choix.

      « Tu as survécu, c'est l'essentiel. Cette expérience te permettra de t'améliorer par la suite. Mais nous verrons ça en temps voulu... »

    J'allais m'éloigner de lui pour suivre Jack qui m'invitais à le suivre, mais ce fut à ce moment que le Général du Dragon des mers décida de faire son entrée au travers d'un passage dimensionnel. Mon cœur s'accéléra lorsque je vis qu'il était accompagné d'une jeune femme à la chevelure écarlate, mais se serra pas la suite en reconnaissant Ann. Pendant un bref instant, j'avais espéré qu'Haiken avait écouté ma demande et était allé cherché Mashia en redescendant du Sanctuaire d'Athéna... A présent, je me sentais juste idiot. Cette vision ne fit que me rappeler à quel point le temps m'était compté. Je devais retrouver ma sœur au plus vite. Malheureusement, Haiken ne semblait pas vouloir laisser Jack tranquille aussi facilement. C'était donc ça, les disputes monumentales dont le vieux forban m'avait parlé? A moi cela semblait juste... Terriblement puéril.

    Mais, soudainement, Jack s'effondra dans son sang. Son Cosmos s'affolait, se dédoublait, le faisant alterner entre son apparence rajeunie et celle de grand-père bougon que tout le monde lui connaissait. Je m'avançai précipitamment vers lui, mais le navire tangua brusquement, manquant de me faire perdre l'équilibre. A côté, le Hollandais était avalé par une énorme vague, disparaissant sous les flots. Étions-nous attaqué? mais par qui? D'où? Impossible de le savoir. Tous les Cosmos présents étaient invisibles, éclipsés par un seul, écrasant et omniprésent tout autour de nous. Ce Cosmo avait pourtant quelques chose de familier...

      « Jack! »

    Le Cosmos du vieil homme lui avait à présent rendu sa prime jeunesse, mais semblait continuer à se retourner contre lui, à le dévorer. Je voulu me projeter vers lui pour tenter de lui venir en aide, mais une sphère d'eau l'entoura et me repoussa avec une grande violence, me renvoyant aux côtés de Ciaràn sans que je puisse rien y faire. Finalement, le Cosmos écrasant se fit tout proche, et un homme sortit des flots pour se présenter à nous. Nul besoin de son armure ou de son trident pour savoir ce qui il s'agissait. Les vibrations de nos Scales et les murmures qu'elles semblaient émettre étaient un indice bien suffisant. Poséidon était parmi nous.

    Lorsque posa pied sur le navire au-dessus de nous, je posai genoux à terre avec révérence. Je fus bien le seul. Haiken s'adressa à lui avec à peine moins de défi dans la voix qu'avec Jack, Ciaràn resta interdit, le Capitaine avait sauté à l'eau et Ann était montée sur un mat. Le protocole, ça existait encore dans ce monde ou je m'étais trompé d'époque?
    Je ne régis pas aux paroles de la divinité, mais les écoutais avec attention. Notre seigneur mettait la priorité sur la lutte contre Pséma, ce qui était loin de me déplaire et soupçonnait les soupçons que j'avais eu en me rendant au Sanctuaire d'Athéna, où j'avais pu voir le Bélier Noir de mes propres yeux. Il nomma également, plutôt à la surprise générale, Jack en tant que nouveau Grand Prêtre. Voilà une nouvelle qui n'allait pas plaire à tout le monde... Que ce soit sur ce navire, à Atlantis, ou ailleurs.

    Poséidon se retira, disparaissant à nouveau dans les flot en nous laissant sur les bras un Jack malade qui se roulait par terre en crachant de l'eau de mer à plein poumons. Le Capitaine revint peu après, avec le Hollandais qui fendit à nouveau la surface de l'eau pour revenir à notre niveau. Ciaràn retourna dans la cabine du Capitaine, Ann décida de faire un numéro d'acrobatie en se moquant d'un peu tout le monde et Haiken s'enferma dans un étrange mutisme alors que Poséidon lui avait demandé de se charger des explications... Bon sang. Elle allait être joyeuse, cette troupe de Marina! Et encore, je n'étais pas au bout de mes peines.

      « Tu... Ne te souviens pas? »

    Tout comme Ann, je m'étais porté au secours de Jack qui achevais de vider ses poumons et ne semblait toujours pas comprendre ce qui venait de se passer. Il mentionna Kurokaze, le père d'Haiken, sans que je comprenne vraiment pourquoi... Pourquoi Poséidon avait-il eu besoin de mettre son nouveau représentant dans les vapes? Pourquoi ne pas lui expliquer la situation en même temps que nous? On disait souvent que la volonté divine était incompréhensible pour se simples mortels, mais là... Au delà de tout problème de compréhension, c'était surtout très très peu pratique.
    Je portai un nouveau regard vers Haiken, attendant une réaction de sa part suite à ce que lui avait demandé Poséidon, mais le Général du Dragon des mers avait croisé les bras et semblait attendre une réaction de la part du vieux loup de mer. Levant les yeux au ciel, j'aidai mon frère de sang à se relever. Se faisant, je pris sur moi de lui expliquer ce qui venait de se passer... Avec une certaine hésitation, car je n'étais pas sur de tout avoir compris moi-même le comment du pourquoi.

      « Jack, Poséidon vient de faire de toi son nouveau représentant. C'est... à toi de nous donner des ordres, Jack. »

    Pas que dans mon cas, ça change de d'habitude...
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MessageSujet: Re: [Juin 1755 Post GS] Deux navires dans la nuit, une espérance   Lun 11 Mai - 17:20

Il est temps d'en finir avec cette nuit de merde !


Alors que Minato l'aidait à s'asseoir sur un tonneau, il regardait l'assistance en sentant en lui l'Onde dans toute sa puissance. Ainsi ils disaient vrai, Poséidon lui avait foutu ce drôle de rôle dans les pattes. Il n'était pas spécialement un homme de pouvoir, bien souvent il s'en était foutu des convenances mais si son Seigneur et Maître demandait son aide, il ployait et suivait l'ordre sans réfléchir. Incrédule, il souriait bêtement à la demande de sa fille et était heureux de la voir enfin en forme. Les regards entre elle et Haiken annonçaient déjà des discussions dans le futur, il connaissait assez Ann, qu'elle ne comptait pas en rester là et le Dragon des Mers non plus. Haussant les épaules, il les laissait à leurs affaires car les siennes étaient un peu plus bordéliques... Mais son inquiétude pour Mary gagnait en intensité, si le Dieu des Mers s'était retourné vers lui... Non. Elle était encore vivante. Il le sentait dans ses tripes et ne comptait pas pleurer sur cela, il n'avait plus le loisir de verser une larme sur son sort dans la nouvelle situation qui était la sienne.

Tout le Monde attendait ses premiers ordres comme le Messie. Non mais merde, il savait même pas par quoi commencer, déjà il se relevait en s'appuyant sur l'épaule de Minato et lui adressait un sourire de remerciements. Il s'avançait entre ses frères d'armes, sentant en lui ce pouvoir qui lui donnait cette jeunesse d'antan. Ouais, tout cela était loin de se terminer, tout cela ne faisait que commencer et les pratiques de Jack n'étaient pas sous le sceau du fairplay. C'était une chose que tout le monde sur ce pont savait, il ne serait pas aisé de connaître ses volontés et ses plans, ses manipulations mais une chose faisait entre eux un point commun, ils étaient là pour Poséidon et on s'en foutait des moyens pour le servir. Si on crève pendant un combat, génial non, mais ca sert à quoi. Il ne doutait pas que les serviteurs du Dieu connaissaient la réponse.

- Merci Minato. Heureux de voir que tu ailles mieux Ann ! Et chacun d'entre vous.... Mon premier ordre... Pffffff, je suis pas un homme qui aime donner des ordres, chacun mène sa vie comme il l'entends, ne vous attendez pas à être juger ou à des discours sur la morale. M'en fous. Croisant le regard d'Haiken. Tu m'aimes pas ça c'est clair ! Mais on a des objectifs communs au nom de Poséidon, ce sera déjà une bonne base. Après on verra selon les événements... Puis regardant Ciaran. Toi je te connais pas mais tu en as dans le ventre... et dans la bouteille ! Tain, on aurait dit moi à mes vingt ans ! Et enfin se tournant vers tout le Monde. Tout est terminé. On a perdu. Je dois réfléchir à tout cela mais en attendant, quartiers libres, reposez vous, baisez, buvez, voyagez.... bref, faites ce que vous voulez, j'enverrai des gens si besoin !

Il s'approchait du bastingage pour regarder le roulis de la mer sur la coque. Soufflant un peu, ses esprits étaient en format puzzle qu'on a jeté à la mer et en levant la tête, il regardait les terres d'Athéna. Il n'allait pas laisser cela sans se venger, mal connaître le vieux forban, la revanche en humiliant son ennemi était dans ses gênes. Les Spectres avaient gagné en jouant sur les sentiments de l'une de ses filles et cela il ne leur pardonnait pas ! Ouais, bon, il était pas lucide là dessus, Mary avait agi en toute conscience mais quand on aime, on n'est pas lucide ! Donc pour lui, CQFD, les Spectres ont influencé - corrompu ? - sa fille de paroles flatteuses et l'ont trompé. Donc.... cassages de gueule en perspective non ? Ouais, il comptait bien aller sur ce chemin et pas faire de cadeau. Soudain, il ressentit un cosmos qu'il n'avait pas vu depuis des années, il était dans le coin celui là finalement, il pensait qu'il s'était barré ! Se retournant vers les présents.

- Bon, je me casse ! Pas que je vous aime pas, mais j'ai une vieille affaire à régler avec un de mes anciens disciples, vais lui rouler dessus, ca me détendra le slip ! A la revoyure les moches...

Posant le pied sur le bastingage, il décollait dans les airs pour tomber dans l'eau comme un dauphin. Il était près à se déchainer sur sa nouvelle cible, il était pas d'humeur ! Et il avait donné ses ordres, chacun ses démerdait pour les prochains jours !

HRP : Me casse Razz
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[Juin 1755 Post GS] Deux navires dans la nuit, une espérance

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