RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [Post GS] - Nous avons perdu une bataille mais pas la Guerre. [Spectres/Prisonniers de Guerre]

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Mashia


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MessageSujet: [Post GS] - Nous avons perdu une bataille mais pas la Guerre. [Spectres/Prisonniers de Guerre]   Lun 9 Mar - 16:41




Mashia Mokushi



Les chroniques d'une fleur de Lotus - Fin de la Guerre



Retour à la case départ





ATTENTION PEUT HEURTER LA SENSIBILITÉ DES PLUS JEUNES.

=> Temple du Bélier

La morsure de l'eau glacée sur sa peau l'arracha aux affres de l'inconscience avec une brutalité rare, à la limite du supportable. Les premières sensations revenaient et avec elles, la douleur, terrible, s'abattant comme le bras du bretteur sur sa victime. Elle voulait crier mais aucuns sons ne purent sortir de sa bouche, elle voulait voir mais ses yeux étaient obscurcit par l'écarlate de sa chevelure. Une odeur putride flottait dans les airs et les sons parvenaient déformés. Pourtant, elle était persuadée que l'on riait. De qui, pourquoi ? Son premier réflexe avait été de bouger : très vite la jeune femme se rendit compte qu'elle était attachée. Les fers serraient ses chevilles à lui esquinter la peau, de même que son cou, ses poignets. Non, son poignet. Alors la captive, brusquement éveillée, se contorsionna, gesticula dans tout les sens, hurlait à pleins poumons.

« Ah et bien, c'est pas trop tôt ! Elle se réveille ! » criait une voix aux notes gutturales où flottait une promesse sadique. Prisonnière. Encore. « On va pouvoir s'amuser, enfin ! Hey toi, là viens un peu par là ! »

Un pas traînant et lourd suivit d'un cliquetis métallique répondit à l'énergumène. Ce dernier, avisant de sa « friandise », pourlécha ses lèvres sèches, grisâtres et craquelées. Celui qui s'était exprimé le premier chassa les mèches devant le regard pers de Mashia, sans douceur, bien sûr, arrachant au passage les bouts de peaux qui dépassaient encore des plaies qu'on lui avait infligé durant la bataille. Elle découvrit un visage tordu, laid, que son sourire, loin de l'embellir, laissait découvrir une rangée de dents jaunes, prêtes à mordre. Il était si proche que l'ancienne Sainte de la Vierge pouvait sentir son haleine fétide qui lui souleva le cœur. L'expression ne due pas lui échapper car, hilare, le garde spectral se pencha pour passer sa langue sur la joue pâle de la malheureuse. Mashia essayait de se redonner contenance, soufflant par intermittence, ignorant les commentaires graveleux des deux tortionnaires.

Car il s'agissait bien de cela non ?

« Tu veux bien m'aider à la débarrasser de tout ça, dis ? Je te fais une fleur, c'est ma partie préférée. Quel spectacle … Oh et tu feras le guet, on sait jamais. Je voudrais pas qu'on soit dérangé. »

L’œil de son homologue s'alluma et, hochant vivement la tête, fit quelques pas à son tour pour se placer en face d'elle. Battant des paupières pour chasser les dernières traces de sang qui glissaient dans ses prunelles, la jeune femme n'avait pas conscience de la suite. Alors, quand elle vit le second attraper le haut de ses vêtements et les lui arracher sans autre forme de procès, en vain elle tenta de se dégager tout en écarquillant ses yeux clairs et effrayés. Très vite en lambeaux, elle regarda impuissante les habits que lui avaient prêté son frère tomber sur le sol, tremblante.

Ils n'allaient pas se contenter de la torturer, ils allaient l'humilier.

Son poing se serra en un nœud de phalanges blanchis tout en s'efforçant de ne pas crier. Ce serait leur donner une première satisfaction. Pourtant, désœuvrée, complètement nue, la jeune Mokushi leva le menton, fièrement, aussi haut que possible. Malgré la souffrance qui la tiraillait. Cette bravade lui valut une première claque, si brusque, si violente qu'elle cracha un peu de sang.

« Et ça essaye de faire sa maligne ! Pfeuh, les Saints. » le supérieur cracha à ses pieds, méprisant. « C'est qu'elle est pas mal en plus, on a tiré le gros lot. » commenta le deuxième en la lorgnant de la tête aux pieds non sans toucher la marchandise avec avidité. « Mouais, un peu trop maigrichonne à mon goût. »

De nouveau la froideur de l'eau la réveilla en sursaut. Nez à nez avec l'énergumène tout sourire, il la gratifia d'un autre coup, histoire d'être sûr qu'elle soit bien éveillée.

« Alors ma mignonne, on essaye de nous fausser compagnie ? » Son rire gras la fit frémir. « J'vais commencer par te poser une simple question, toute bête, tu verras c'pas sorcier. Et je veux que tu me réponde. Comment tu t'appelles ? »

Le regard vide, rivé sur le sol dur et froid sous ses pieds nus, Mashia ne répondit pas. Ce qui eut le don de contrarié le bougre. Trois fois il reniflat avant de demander à son collègue de lui chercher son « outil ». En l'entendant, l'autre jubila et, clopin-clopant, s’exécuta. Le bruit du fouet qui fend l'air retentit, ne la faisant pas plus réagir. Un peu déçu car la mise en scène ne prenait plus, le Spectre au sourire pourri claqua sa langue contre son palais et débuta une danse macabre en tournant autour de Mashia, telle une bête.

« Hey, fais moi plaisir, donne un peu de leste sur ses chaînes, qu'elle s'installe comme il faut … »

Dos à elle, le bourreau se retourna vivement en lui octroyant un coup de pied circulaire. Déjà mal assurée sur ses appuis, la pauvre hère s'effondra à genoux, se les écorchant plus profondément au passage. Mais toujours pas un son. Grommelant profondément ennuyé, le rustre leva le bras et l'abattit de toutes ses forces sur le dos de la jeune femme. Une large blessure s'ouvrit, suivit d'une autre et d'une troisième. Ce n'est qu'à quatrième sans qu'on lui laisse de répit, qu'elle hurla.

« Ah ! » clama t-il triomphant. « Ah … en voilà un chant des plus délicats … » sautant d'un pied sur l'autre, battant des mains, le subalterne lui répondit, un peu inquiet de voir cette belle dame vaciller encore, fragile poupée dont seul l'écheveau de ses cheveux rouge camouflait en partie sa nudité. Ô de belles promesses en perspective … « Faudrait pas qu'elle meurt, les Trois nous passeraient un sacré savon … »

« Rien à foutre, on a le droit de s'amuser aussi, non ? » Il s'intéressa à la captive. « Je t'ai demandé quelque chose, chienne ! »

Pour toute réponse, un silence contrariant. Une lueur de folie éclata, les coups se déversèrent, tant et si bien que, mâchoire crispée, complètement perdu dans sa hargne, il n'entendit pas son comparse le prévenir :

« Quelqu'un vient ! »

Il l'attrapa par la gorge, ce fin cou de cygne qu'il commençait peu à peu à broyer.

« TON NOM ! » rugit-il alors que des larmes de sang perlèrent aux coins des yeux de la douce jeune femme …










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Minato


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MessageSujet: Re: [Post GS] - Nous avons perdu une bataille mais pas la Guerre. [Spectres/Prisonniers de Guerre]   Dim 12 Avr - 0:53

    Il me fallut plus de temps que prévu pour rejoindre à nouveau les terres du Sanctuaire d'Athéna après avoir quitté le Cap Sounion. Les troupes des Spectres d'Hadès pullulaient dans la région comme des légions d'insectes se jetant sur un repas abandonné en plein air. Ils pillaient les villages désertaient des alentours, recherchaient les moindre survivants. Leurs officiers peinaient à maintenir l'ordre dans les rangs, et cela était tout à mon avantage. Au milieu de ce désordre, la disparition d'une prisonnière pourrait passer inaperçue pendant assez de temps pour nous permettre de mettre une distance respectable entre nous et nos éventuels poursuivants. C'était du moins ce que j'espérais, mais les choses ne furent pas aussi faciles.

    Kuro me guida jusqu'à l'endroit où elle était parvenue à retrouver Mashia, peu après que les Spectres l'aient capturé. Il ne s'agissait cependant que d'un camp de fortune qui avait été quasi-déserté une fois le Sanctuaire investi par le gros des troupes. Il n'y demeurait que quelques gardes, tentes, et cages désespérément vide. Retrouver l'endroit où les prisonniers avaient été envoyés ne fut pas chose facile. La vermine mort-vivante était si nombreuse qu'aucun des soldat que je capturais n'était au courant de quoi que ce soit en dehors de ce qu'il se tramait dans sa propre unité. Lorsque je trouvais des prisonniers, ce n'étaient que des civiles capturés dans la campagne environnante...
    Il me fallut capturer un soldat squelette à la tête d'une petite troupe pour en apprendre d'avantage. Apparemment, les prisonniers d'importance, ceux capable d'utiliser le Cosmos, étaient détenus dans un bâtiment spécial qui avait le pouvoir de supprimer l'énergie cosmique de ceux qui s'y retrouver incarcérer. Qu'il était ironique de voir ce lieu que les Saints utilisaient autrefois pour enfermer les pires criminels être à présent dirigé par leurs pires ennemis...

    Cela faisait prêt d'une journée et demi que la bataille avait pris fin. Le chaos du pillage commençait à s'apaiser, et bientôt les Skulls se rendrait compte que certaines de leurs troupes avaient mystérieusement disparues. Le temps allait me manquer, et il me fallut improviser un plan pour m'introduire dans la prison sans avoir la moindre idée de la disposition des lieux ou du nombre de soldats qui m'attendaient à l'intérieur. Fort heureusement, j'avais nombre d'atouts dans ma manche. Paradoxalement, le champ anti-Cosmos qui entourait le bâtiment me donnait l'avantage. Même sans mes techniques, mes capacités physiques acquises au cours des mes années d'entrainement et d'assassinat me donnerait l'avantage face à des guerriers habitués à user des arcanes de la Cosmo-énergie. Sans compte que je n'étais pas seul... Avec un complice comme Kuro, le plan pour s'introduire à l'intérieur était tout trouvé.

    En récupérant une armure à peu prêt à ma taille sur un Skull que j'avais tué, le déguisement était déjà crédible. En y ajoutant une grimace qui donnait un air informe à mon visage et courbant le dos comme un bossu, on aurait pu me croire né ainsi. Le plus accommodant était qu'une fois à l'intérieur du bâtiment, je n'aurais même plus à cacher mon Cosmos. Le sort pesant sur ces lieux s'en chargerait pour moi. Cependant un simple déguisement ne suffirait pas à me faire entrer à l'intérieur. Il me fallait un prétexte...

    Lorsque je me présentais à l'entrée de la prison, je poussais devant moi une jeune fille enchaînée, salement amochée. Ses longs cheveux noirs tombaient sur son visage couvert de bleus. Kuro savait y faire, en illusions. Se donner un air de prisonnière maltraitée était un jeu d'enfant pour elle. Ce sort se dissiperait cependant à l'intérieur du bâtiment, aussi avait-il fallut compléter ce déguisement avec un peu de boue et de maquillage. Pour le reste, nous avions juste besoin d'entrer.
    Quelques mots brefs éructés avec une voix nasillarde suffirent à convaincre le garde de nous ouvrir la porte. A l'intérieur, quatre soldats Skulls jouaient aux cartes, en pariant les trophées qu'ils avaient glané durant leur pillage. Chacun possédait une hallebarde à portée de main, mais deux d'entre eux levèrent à peine les yeux de la table pour me regarder entrer. Un seul s'était levé de la table, et lui et le portier n'avaient d'yeux que pour la brebis blessée que je leur apportait. Ils n'envisageaient même pas que qui que ce soit puisse les attaquer. Parfait.

      « J'ai une nouvelle prisonnière. Une fillette qui s'est ramenée comme une fleur à Rodorio sans savoir que les lieux avaient changé de proprio. Elle venait pour s’entraîner, qu'elle disait! Héhéhé! »

      « Oh! Jolie prise! Elle est plutôt bien roulée, la p'tite... Alors mad'moiselle, t'étais venue pour devenir un Chevalier? T'en fais pas. Nous aussi on peut t'apprendre plein d'choses. »

    Alors qu'il parlait, le Skull qui s'était levé de table passa avidement ses mains sur le visage et la poitrine de Kuro. Celle-ci émit un gémissement de détresse qui ne me parut qu'à peine exagéré, ce qui provoqua l'hilarité de ce soldat qui prenait plaisir à la voir se tordre sous la peur et le dégoût. Imperceptiblement, mes doigts se serrèrent sur le manche de la hallebarde que je portais. Il était trop tôt pour griller ma couverture. Sur le retour peut-être pourrions-nous nous arranger pour leur faire regretter d'avoir signé un pacte avec le Sombre Monarque. Kuro n'y verrait surement aucun inconvénient, bien au contraire. Mais elle n'en était pas à sa première infiltration, et je la savais assez forte pour supporter cette humiliation quelques instants de plus. Au final, c'est de mon sang-froid à moi que j'aurais dû douter, car les mots suivants prononcés par le portier démontrèrent mon manque de préparation.

      « Muéhéhéhéhé. Elle fera un joli lot avec la rouquine. Oh j'ai hâte qu'on puisse l'interroger plus en profondeur celle-là. Ils doivent déjà être en train d'la chauffer en c'moment même. J'espère que les autres nous en laisserons un ... BLRKH! »

    La pointe de ma hallebarde venait de se planter dans sa gorge, mettant un arrêt net à ce flot de parole insupportable qui jaillissait de sa gueule aux trop grandes dents. Dégageant prestement mon arme, je décrivis un moulinet pour venir décapiter l'un des deux garde assis avant qu'il ne puisse réagir. Le second se leva et s'apprêta à donner l'alerte, mais mon arme projetée comme un javelot lui coupa le souffle et l'épingla au mur. Le quatrième lascar, celui qui avait osé touché Kuro, achevait déjà de mourir dans un gargouillement répugnant, cinq longues griffes sorties de nulles part lui transperçant la gorge. Alors qu'elle retirait sa main ensanglantée du corps de sa victime, ma partenaire tourna un son visage dur et froid vers moi. Je lisant dans son regard doré coupé de pupilles félines toute sa colère refoulée, à la fois contre ces vermines et contre ma personne.

      « Je croyais que le plan, c'était de s'infiltrer discrètement? »

      « Nous avons toujours un peu de temps. Remet ces menottes. »

      « On peut pas faire sans? Je déteste ça... »

      « Fait un effort. »

    Kuro émit un grondement hostile, mais ne résista pas lorsque je lui passais à nouveau les menottes dont elle s'était défait sans le moindre mal. Cela devait raviver de mauvais souvenirs chez elle, mais elle comprenait que nous n'avions pas vraiment le choix. Il nous fallait nous enfoncer le plus rapidement et discrètement possible dans la prison avant que quelqu'un ne découvre cette boucherie. Reprenant une posture tordue, je ramassai au sol une hallebarde ayant appartenu à l'une de nos victimes, et qui n'avait pas de traces de sang sur elle. Il y avait certes quelques gouttes sur mon armure d'emprunt, mais je ne pris pas le temps de l'effacer. Après tout ce pillage, quelques traces de sang sur une armure passerait inaperçus. De plus, si j'en croyais les paroles de ces gardes, Mashia était en train de se faire interroger en ce moment même. La simple pensée de savoir ma sœur aux mains de ces abominations me faisait enrager. Au fond de mes entrailles, une bête griffait et mordait mes tripes, ne demandant qu'à se déchaîner en représailles. Sous cette pulsion, je poussai Kuro avec un peu trop d'insistance alors que nous nous enfoncions dans les couloirs de la prison.
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Arbhaal


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MessageSujet: Re: [Post GS] - Nous avons perdu une bataille mais pas la Guerre. [Spectres/Prisonniers de Guerre]   Lun 13 Avr - 11:49

Citation :
HRP : Vu qu'en tant que spectre, je peux arriver directement à la prison, je tiendrais compte de ta présence, Minato, quand tu arriveras dans la geôle Smile

Mashia... Elle s'appelle Mashia...

Sorti des ombres tel un serpent vif et furieux mon poing pénétra dans le dos du répugnant tortionnaire pour saisir son cœur palpitant à pleine main. Ne prêtant aucune attention au cri de surprise puis de terreur de l'ignoble personnage, pourtant au service de nos armées, je retirais sans douceur l'organe vital que je rejetais avec négligence contre un mur. Je tournais alors un regard noir, promesse d'un trépas implacable au second spectre, qui se hâta de quitter les lieux sans demander son reste. Une fois seul avec la prisonnière, je me décidais à poser mes yeux inexpressif sur elle. Son état me causa un trouble et une nausée que je parvins à dissimuler tant bien que mal. Qu'elle était loin la petite poupée que j'avais tenu dans mes bras tant de fois prêt d'un feu d'hiver sous les frondaisons enneigés et le regard protecteur d'un vieil ours...
Après mon entrevue avec ma douce Mary et une visite impromptue aux enfers, j'avais pris la décision de visiter les geôles du Sanctuaire, où avaient été entreposés nos prisonniers. Je brulais d'y croiser quelques visages connus, dont le chevalier de bronze du phénix ou le Grand Pope. Malheureusement, je devais bien me faire à l'idée que grâce à l'intervention d'Eren, le chef du Sanctuaire était parvenu à sauver Athéna. Une amère défaite pour ma personne. J'avais demander au spectre responsable de la tenue des registres la description des prisonniers, et l'une d'entre elles m'avait interpellé. Nous ne nous étions pas vu depuis tant d'années, et pourtant le lien demeurait. Rien qu'à voir les traits de son doux visage, une paix et une nostalgie que je croyais disparues depuis bien longtemps vinrent m'assaillir. Petite Mashia, douce fleur de mon printemps, que fais-tu dans un tel lieu de mort ? Dans mon univers...
J'approchais ma main de son visage brisé, avant de stopper mon geste. J'avisais alors un seau empli d'eau sale et m'en approchais pour y tremper un bout de chiffon posé à ses cotés. Je portais alors le tissu sur son cou pour apaiser sa douleur, et tenter d'effacer les traces de sang qui maculait son corps. Je vis alors le moignon... Ma main trembla brièvement, sans que je n'émette le moindre son. Quelle étrange vision que l'un des trois juges des enfers, vêtu de son imposant surplis, occupé à panser les plaies d'une mortelle... Mais je m'en moquais éperdument. Je ne voulais pas parler, pas comprendre. Juste m'occuper d'elle.
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Mashia


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MessageSujet: Re: [Post GS] - Nous avons perdu une bataille mais pas la Guerre. [Spectres/Prisonniers de Guerre]   Lun 13 Avr - 16:22




Mashia Mokushi



Les chroniques d'une fleur de Lotus - Fin de la Guerre



Une étincelle





Dans l’œil éteint de l'ancienne Sainte de la Vierge, se reflétait la rapide agonie de celui qui était sur le point de lever une fois de plus la main sur elle. Une vive surprise étira les traits de la créature aussi laide que sadique quand, fébrile, il tâtonna sa poitrine laissée béante d'un coup qu'on venait de lui porter. Sinistrement, le bourrel s'effondra dans un bruit mou et écœurant. Sans que cela n'émeuve la demoiselle n'ayant pas cillé. L'autre avait détalé comme un lièvre, sous le regard gris et amusé d'un autre Juge, celui du Garuda, s'éloignant un fin sourire accroché à ses lippes. En fin de compte existait-il des hommes d'honneurs parmi l'engeance démoniaque du Sombre Monarque. Un silence de mort suivit cette effervescence qu'aucun ne sut briser. L'un par égard sans doute, elle, parce qu'elle n'en avait tout simplement pas la force.

Entendre sa voix après tant d'années ralluma cette petite étincelle de vie sur le point de lui faire défaut. Résolue dans la Mort, elle l'avait attendu, droite et digne sans sentir finalement sa froide étreinte.

Mashia, elle s'appelle Mashia …

Seuls dans cette cellule aux pierres nues, grises et humides, un doux son de clapotis que produisait les gouttes d'eau sur les dalles rythmaient le silence imposé. Avec courage, la jeune Mashia redressa son petit visage souillé par son sang et ses larmes pour regarder ce qu'était devenu son ancien ami. Il n'avait presque pas changé, les traits de son visage s'étaient affirmés mais il restait ce garçon déterminé au tempérament de feu qu'elle avait connu jadis. Arbhaal avait certes beaucoup grandit, et même l'ombre de son Surplis de Juge de la Wyvern ne sut dissimuler à ses yeux, ce qu'il représentait. Elle aurait put sourire, mais ne le fit pas, son regard pers plongeant dans le brasier des siens.

« Arbhaal ? » fit-elle d'une voix blanche. Ô comme le souvenir de cette petite fille fragile et pleine de vie et de douceur semblait loin en cet instant. « C'est tellement injuste … »

La jeune femme à la si longue chevelure rouge qu'elle formait une corolle à ses pieds ne parlait évidemment pas de cette infâme blessure que les Spectres lui avait infligé, moignon tout sanguinolent, mais de cette énième rencontre improbable qu'elle essuyait. Une fois encore, là fois de trop ? Quoiqu'il en soit, elle sentait déjà le piège se refermer, son cœur rebattre dans sa poitrine et se gonfler de tristesse.

« J'ai tout perdu Arbhaal tout … » lui confia t-elle alors que les mains du Juge s'affairaient à nettoyer son corps mit à nu, si blanc, dans les ténèbres. « Hector, je l'ai tué … Pséma … c'était ma faute … »

Sa voix se brisait de plus en plus pour finir en un murmure à peine audible. Son corps lui faisait souffrir le martyr, mais la japonaise en avait cure. Plus morte que vive, elle se laissait glisser dans un état étrange entre la conscience et l'inconscience. Ses lèvres continuaient de murmurer des paroles qui avaient peine à sortir.

« Tu devrais … partir … tu … te compromets. »

Comme bien souvent avec elle, elle pensait d'abord aux autres avant de songer à elle. Finir ici ne lui faisait pas peur. Pourvu qu'elle n'entraîne personne dans sa chute. Ce qu'elle ignorait encore, c'était que son frère s'acharnait à la retrouver … et qu'une autre envisageait de la délivrer.







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MessageSujet: Re: [Post GS] - Nous avons perdu une bataille mais pas la Guerre. [Spectres/Prisonniers de Guerre]   Mar 21 Avr - 17:30

Elle n’avait décidément pas changée. Enchainée, humiliée, blessée, Mashia ne pensait qu’aux conséquences de ma compassion envers elle. Un sourire triste naquit sur mes lèvres sans que je daigne lui répondre, trop occupé à panser ses plaies. En tant que spectre, je considérais la mort comme un cadeau, une délivrance des souffrances liées si étroitement au simple concept de vie. Mais la torture n’entrait pas dans mon schéma de pensées. On vivait, on périssait inéluctablement, point barre. La malheureuse ne méritait pas un tel traitement, et lorsque mes yeux se posèrent de nouveau sur son moignon sanguinolent, ma colère refit surface. Que faisait-elle donc ici ? Quel dieu taquin venait de croiser de nouveau nos destins, si dissemblables. Sous ce regard venu d’un lointain passé occulter, j’avais presque honte de mon statut de juge. Mais n’en laissais rien paraitre.

Pourquoi es-tu ici ?

Je n’étais pas capable d’en demander davantage, tant son état me peinait. De tous les individus qui avaient traversés mon enfance et mon adolescence, Mashia demeurait l’une des seules si lumineuses à mes yeux. Un phare dont l’attrait suffisait à raviver en mon cœur mort un temps plus heureux, qui avait auguré pour moi un autre avenir. Après plusieurs minutes de soins méticuleux et doux, je trouvais enfin le courage de relever mes yeux pour croiser les siens. La tuer proprement, rapidement et sans douleur serait faire preuve d’une réelle compassion. Que pouvait donc lui offrir ce monde corrompu ? Infirme comme elle l’était, pure et innocente, elle ne pourrait survivre bien longtemps. Je n'osais croire à la mort d'Hector par sa main. Ma douce Mashia était-elle seulement capable de violence ? Mais aussi étrange que cela paraisse pour l’un des terribles juges des enfers, ce choix ne m’appartenait pas. Je ne voulais pas être celui qui faucherait cette fleur unique et si délicate, car cela serait m’ôter un souvenir heureux ô combien rare dans ma rude existence. L’abandonner ici n’était en rien une option. Le bourreau que je venais de tuer pour elle, n’était qu’un pion parmi une infinité. Un autre viendrait bien vite le remplacer. Avant de prendre une décision, je devais comprendre.

Mashia… Je ne te cache pas qui je suis, ce que je représente. Je suis désormais Rhadamanthe de la Wyvern, l’un des trois juges des enfers. J’attends une même franchise de ta part. Sers-tu la déesse Athéna ? Est-ce la raison de ta présence en ce lieu ? Pourquoi te trouvais-tu au Sanctuaire ?
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Mashia


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MessageSujet: Re: [Post GS] - Nous avons perdu une bataille mais pas la Guerre. [Spectres/Prisonniers de Guerre]   Mer 22 Avr - 12:48




Mashia Mokushi



Les chroniques d'une fleur de Lotus - Fin de la Guerre



Petite fleur de lotus





Il ne partirait pas, il ne l'abandonnerait pas à son triste sort, qu'importe le nombre de fois où elle lui demanderait de partir. Il resterait. Arbhaal n'avait pas changé, et cette pensée allégea son cœur de le savoir au sein de la Sombre Armée, à évoluer dans les ténèbres. De si lumineuses ténèbres qu'elle lui accorda un sourire juste, bien qu'abîmé par la main du Bourreau qui avait fait éclaté l'une de ses lèvres. Elle bougea comme pour vouloir l'attraper : ses chaînes l'en empêchaient, Mashia resta donc ainsi, alors qu'il finissait de lui parler. Ô comme il semblait hésitant, et à la fois si désireux de savoir ce qui s'était passé.

Il lui demandait d'être toute aussi franche qu'il l'avait été.

Pourquoi lui refuserait-elle quelques explications ? Surtout elle qui avait toujours fait preuve d'une honnêteté sans failles. Quelques vérités seraient énoncées, certaines d'entre elles ébranleraient sans doute le Juge de la Wyvern. Son regard pers chercha celui de son ancien ami. Cet être qui, par le passé, cherchait déjà la voie à emprunter.

« Je sais qui tu es Arbhaal, je l'ai toujours su. » commença t-elle en essayant de se remettre debout. Peine perdue. « Oui Arbhaal, je la servais en tant que Sainte de la Vierge, Sainte du Lotus avant cela et … endossant même son rôle. »

Elle marqua une courte pause, secouée par une quinte de toux. Une toux ensanglantée. Elle prit une profonde inspiration, sifflante avant de continuer.

« La Déesse m'avait choisit comme réceptacle, Ô j'ai guidé le Sanctuaire pendant de longues années … avant d'être trahie, empoisonnée et ayant finalement trouvé la mort lors d'une lutte nous opposant aux Chevaliers Noirs … Pséma … Mais le Dieu Héphaïstos ainsi que mes amis m'ont accordé le privilège – ou la malédiction – de me faire revenir, en tant que mortelle. Le sang de la Déesse Athéna coule encore en moi et se manifeste parfois. C'est comme ça que je sais qu'elle est en sûreté, loin d'ici. »

La jeune femme luttait contre la douleur avec une force et une détermination rare. Des qualités que la Sagesse avait trouvé en elle. Ainsi que cette flamboyante pureté que même le sang et les supplices n'avaient su occulter.

« Je suis revenue parmi les miens, la mémoire défaillante, la santé fragile mais je me suis battue, et l'armure de mon ancien maître Asmita m'a protégé. Comme je l'ai protégé en l'abandonnant pendant la bataille. Je sentais le piège de Pséma se refermer sur moi alors … j'ai décidé de me sacrifier, en payant le prix fort. J'ai tué Hector de mes mains Arbhaal, possédée par cet esprit maléfique, j'ai été trop faible … je l'ai toujours été … »

Elle redressa la tête pour regarder le jeune homme.

« Alors comment pourrais-je prétendre à la servir encore, ma Déesse ? Alors que la honte pèse sur mes épaules, que j'ai le sang d'innocents sur les mains. Je … je … »

La petite fleur de lotus éclata en sanglot, ses pleurs s'envolant dans les geôles à briser les cœurs les plus froids.







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MessageSujet: Re: [Post GS] - Nous avons perdu une bataille mais pas la Guerre. [Spectres/Prisonniers de Guerre]   Mer 22 Avr - 18:02

A l’énoncé des paroles de Mashia, le chiffon me tomba des mains. J’avais devant moi l’ancien réceptacle de la déesse Athéna ?! Cette jeune fille dont j’avais soigné la cheville et réchauffer de mon corps lors d’un terrible hiver, durant lequel sa santé défaillante aurait pu l’envoyer vers la mort ! Décidément, le destin s’amusait à me jouer des tours pendables. Entre mon amitié avec l’actuel porteur de l’armure d’or du Sagittaire et Mashia, j’avais le gout de m’attacher à des fidèles d’Athéna… Peu de spectres avant moi avaient probablement eu l’opportunité de tenir contre le cœur, par deux fois, la déesse aux yeux pers. Le nourrisson que j’avais enlevé et Mashia étaient donc si semblables… Pas étonnant que l’envie de lui faire du mal m’ait fui dès notre premier contact, devant la statue de son temple. Décidément, ce Pséma s’avérait un adversaire redoutable du Sanctuaire. Un individu susceptible de donner un coup de pouce à notre cause. Mais le fait qu’il se soit servi d’un être aussi pur et innocent que mon amie me révulsait au plus haut point. Ancien réceptacle de notre pire ennemie, puis chevalier d’or, mon devoir était clair. L’importance de ses nombreuses blessures handicapantes me poussaient également à abréger ses souffrances, tout en sachant que le Cocyte deviendrait sa dernière demeure, et je n’y pourrais rien.

Pséma a souillé de sa malédiction pas moins de quatre chevaliers d’or lors de cette guerre sainte. Tes actes ne témoignent donc pas d’une éventuelle faiblesse de ta part. A moins que tu ne juges tes semblables sans-défenses. Pour avoir affronté et vaincu Aldébarran du Taureau, je ne peux que m’incliner devant l’influence et les moyens à la disposition de Pséma. Ne t’accable pas davantage. Il est le seul responsable de la mort d’Hector.

Je posais ma main sous le menton de Mashia pour l’obliger à relever son regard de manière à croiser le mien. Impossible de ne pas y lire cette flamme qui y brulait depuis bien avant notre rencontre, et qu’elle connaissait si bien.

Que penserait Hector s’il te voyait aujourd’hui ? Serait-il heureux de te voir te morfondre et te blâmer d’un crime qui n’est pas le tien ? Si sa mort te parait si injuste et cruelle, que fais-tu encore ici ? Tu devrais parcourir le monde à la recherche de Pséma pour qu’il paye pour le mal qu’il a fait. La justice n’est rien sans la force, Mashia. Elle ne rattrapera pas le bélier noir par l’action de la fatalité ou par une intervention divine. En te laissait mourir à petit feu dans ce cachot crasseux, tu t’inclines volontairement devant lui. Tu lui laisse le dernier mot et une totale impunité. Ainsi que la liberté de pouvoir de nouveau sévir sur d’autres innocents.

Mes mots étaient durs, j’en avais parfaitement conscience. Mais rien d’autre qu’un tel choc ne saurait venir à bout de l’abattement de mon amie. Voilà quelques jours, j’avais usé de la même violence verbale pour ramener Satine vers elle-même, avec succès. Mashia ne pouvait pas se laisser mourir entravée par tant de regrets et de souffrance. Je voulais une mort apaisée pour elle. Sans détourner mon regard intense du sien, je posais la main sur la chaine qui entravait son mouvement, et d’un coup sec la brisait dans un craquement métallique. Je risquais gros en la délivrant de cet enfer, mais mon sens de l’honneur, et mon affection pour cette jeune femme, ne me laissaient pas d’autres choix. Je me relevais avec lenteur, avant de lui tourner le dos en croisant les bras avec nonchalance.

Je n’ai rien vu. Rien entendu. Je pense que tu étais assez forte pour briser cette chaine et pour tuer ton bourreau. Cela n’étonnera personne de la part d’un Sainte d’or d’Athéna.
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MessageSujet: Re: [Post GS] - Nous avons perdu une bataille mais pas la Guerre. [Spectres/Prisonniers de Guerre]   Mer 22 Avr - 20:05

[→ Cachot] Fugue.
▬ Les moustaches remuaient. Des petits couinements leur firent suite, familiers – les rats s'agitaient, et Zira en connaissait la cause : l'odeur du sang. La tête du guerrier se redressait vivement, il humait l'air comme un fauve. La fille saignait tout à l'heure, c'est vrai... Mais pas autant. Les rats, certes troublés, étaient en mesure de garder leur calme. La, la donne était différente, et même l'Ases aguerrit, à l'odorat très fin, flairait l'odeur proche de celle du champ de bataille. L'éternel frisson parcourait son dos à la simple pensée de ces termes. Il se redressait.

Deux heures, c'était une attente confortable, dont il aurait aimé bénéficier. Il les avait déjà entamées, la tête reposée contre le mur, échafaudant la démarche à suivre, mais devrait y mettre fin prématurément. Cela lui déplaisait, mais pas autant que la vague d'agitation gagnant ses rongeurs et ce qu'il y lisait. Il n'y avait pas que le cri provenant de la cellule de la jeune femme – selon toute vraisemblance, le cours des événements s'emballait. Le trousseau de clef glissa de la manche jusqu'au creux de la main du Guerrier Divin.

Ses pieds nus foulaient désormais le sol froid du passage entre les geôles. Le cliquetis de la clef avaient été discrets, la porte silencieuse refermée. Les rats se frayaient un passage dans les ombres et se rependaient comme à son habitude dans son sillage. Il leur adressait un regard en coin – quelques uns, provenant des couloirs dans son dos, portaient du sang sur leur museau... frais. Les rongeurs filaient les uns après les autres dans ce sens, s'éloignant de leur alpha.

L'ombre était dense en ces lieux, comme ci l'aura des spectres avait gagné l'ensemble du sanctuaire d'Athena pour poser sur lui un voile. Le lieu ou elle était détenue n'était plus qu'à quelques pas, quelques mètres. Il s'immobilisait. Sa silhouette sombre, dans le simple appareil d'une tunique d'une couleur sourde, proche du teint de sa peau, et son plastron de cuir se fondait sans mal dans les recoins des murs. Cette tenue, exempte de sa large de cape de fourrure blanche, révélait plus que d'usure le corps de l'Ases. Seuls ses yeux et les brûlures se rependant sur son cou, son torse et ses épaules le trahissait.

Elle n'était pas seule. Les paroles de la jeune femme provenaient jusqu'à elle. Faibles et saccadées, interrompues par la douleur. L'homme avec elle était un juge... Dans ces lieux, le cosmos était sourd – mais ils étaient à la confession, et les paroles du spectre étaient distinctes. Zeta étouffait son souffle autant que possible, se serrant contre la pierre. La situation était délicate, et il regrettait presque désormais son initiative de secourir la sainte : vu que, de toute évidence, son aide était de moindre secours. Il la délivrait.

Et quittait l'espace de l'incarcérée pour gagner celui ou elle se trouvait. Au moins, il ne la regarderait pas s'échapper... Cela lui laissait une chance. D'entrer en contact... Cette initiative n'était peut être plus justifiée, désormais - il pouvait tout aussi bien récupérer son armure en profitant de la couverture du juge et quitter seul les lieux.
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MessageSujet: Re: [Post GS] - Nous avons perdu une bataille mais pas la Guerre. [Spectres/Prisonniers de Guerre]   Dim 28 Juin - 2:20

    Les secondes s'écoulaient, une à une, comme des grains de sable dans un sablier. Le temps filait, et avec lui les chances de survie de Mashia. Ainsi que les miennes. Cela faisait à présent plus de dix minutes que Kuro et moi arpentions la zone carcérale en inspectant chaque cellule dans l'espoir d'y retrouver ma sœur. Vu le calme qui régnait dans les lieux, les corps que j'avais laissé à l'entrée ne devaient pas encore avoir été retrouvés. Je doutais cependant que cet accalmie puisse se prolonger d'avantage. D'un instant à l'autre, un soldat Spectre allait entrer dans la salle des gardes, y voir les quatre corps de ses camarades et crier à tous les autres que des intrus étaient dans la prison. Les couloirs grouilleraient de squelettes avides de sang, et notre évasion s'en retrouverait bien plus ardue. Il fallait à tout prix que je retrouve Mashia avant.

    Je pouvais sentir les battements de mon cœur s'accélérer à chaque coin de mur, à chaque porte de cellule. La plupart étaient vides. Je ne croisais que quelques femmes que les Spectres mettaient surement "de côté". C'était une prison pour Éveillés, après tout. Les gens commun étaient parqués ailleurs. Vu le dépeuplement de ces geôles, cela signifiait que les Spectres n'avaient pas fait beaucoup de prisonnier dans les rangs des Saints... Ou qu'ils avaient été incapables d'en capturer. Dans mon propre intérêt, j'espérais qu'il s'agissait de la seconde option.
    Alors que Kuro qui marchait devant moi allait s'engager dans une autre allée, elle s'immobilisa et se plaqua contre le mur sans le moindre bruit. Je l'imitais, devinant qu'elle n'aurait pas agis ainsi sans avoir flairé un danger. Avant de m'avancer pour jeter un coup d’œil dans le couloir, je libérai ma complice de ses menottes afin qu'il soit libre de ses mouvements pour parer à toute éventualité. Elle me fit signe d'un coup de tête que la voie était libre pour observer, et je passai alors la moitié de mon visage au coin du mur.

    A quelques pas de moi à peine, quelqu'un s'avançait avec précaution le long du mur en me tournant le dos. Cette personne ne portait pas l'armure des sbires du Sombre Monarque et sa manière de se déplacer laisser deviner qu'il s'agissait de quelqu'un ne souhaitant pas se faire remarquer, tout comme moi. Un espion? Un prisonnier en fuite? Difficile à dire. Cet inconnu portait une tenue simple, sans ornement ni fioriture. Le corps que je devinais en dessous était fin mais musclé, et la peau laissée découverte était par endroit marquée par des cicatrices. Ou plutôt des brûlures? A cette distance, je n'en était pas certain. Je ne pouvais pas voir son visage. Uniquement ses cheveux clairs. Néanmoins, ce que je pus voir parfaitement, ce fut la raison qui poussa cette personne à s'immobiliser.

    Plus loin dans le couloir, une cellule était ouverte. Je ne pouvais pas voir ce qu'il se passait à l'intérieur, mais à la seconde où je vis un homme en armure en sortir, il me fallut prendre une décision. Un Juge des Enfers. Ici et maintenant. Je n'avais pas l'espace pour l'éliminer. Pas avec cet inconnu sur ma route. Sans compter que l'entreprise se serait avérée plus qu'hasardeuse. S'il me repérait, un inévitable combat s'ensuivrait. Me cacher était possible, mais s'il repérait l'autre et s'avançait par ici... Le risque était trop grand.
    Alors que ces pensées défilaient à toute vitesse dans mon esprit, mon corps bougea pour exécuter la seule solution viable qui me paraissait envisageable. M'avançant pour attraper d'une main le dos de ce discret personnage je le tirait avec force et célérité contre moi avant de relâcher ma prise pour mieux lui bloquer la bouche et bondir en arrière, me réfugiant à nouveau derrière l'angle du croisement que j'avais quitté un instant plus tôt. Ma main libre vint déloger entre les plis de l'armure de Skull que je portais un petit couteau que je collai sous la gorge de mon prisonnier de fortune. A son oreille, à peine plus fort qu'une respiration, je lui chuchotai à son oreille.

      « Silence. »

    J'avais été rapide, mais pas assez. J'avais hésité un fragment de seconde sur la marche à suivre. Le juge devait forcément vu du coin de l’œil un mouvement dans notre direction, si ce n'était pire. Il allait surement approcher pour vérifier ce qu'il se passait, et impossible de m'enfuir avec un prisonnier sous le bras. L'abandonner en le livrant en pâture au juge? Rien ne disait que cela suffirait. Bien au contraire, il risquait de trahir ma présence. Je n'entendais rien dans le couloir. Guettait-il? S'avançait-il en silence? Ma respiration se fit plus profonde alors que je sentais la menace planer sur nous. Il n'y avait qu'une seule solution à ce problème, et même si cela ne m'enchantait guère, il allait falloir jouer la carte de la diversion. Me tournant vers Kuro, je fis signe à la jeune fille qui m'accompagnait en désignant la direction du croisement opposée à la nôtre. Comprenant où je voulais en venir, elle hocha la tête.

      « Je m'en charge. »

    Rapide comme le vent, la Nekomata sous sa forme humaine traversa le couloir en partant dans la direction opposée, et dans sa course heurta "malencontreusement" la porte entrouverte d'une cellule. Sa fuite était loin d'être silencieuse. Nul doute que le Juge allait comprendre que quelqu'un le fuyait. Notre seul espoir, à moi et à mon prisonnier, était que la Wyvern suive la piste offerte par mon familier.

    Pour éviter tout risque, je m'avançai vers la cellule la plus proche, vide comme la plupart, et entrait à l'intérieur avec mon otage en tentant de faire le moins de bruit possible. Me collant à nouveau au mur, je tendis l'oreille. J'entendais toujours les bruits de Kuro qui s'éloignaient, ainsi que le son de pieds sur le dallage de la prison. Plusieurs pas, même. Pendant quelques minutes, j'attendis de ne plus rien entendre. Ni bruit de pas, ni diversion animée. Je ne m'en faisais pas pour mon équipière : cache-cache était après tout son jeu préféré, et ces démons félins y étaient diablement doués. Elle trouverait le moyen de semer le juge, ou à défaut de s'échapper vers l'extérieur. Je devais mettre ce temps à profit pour retrouver Mashia... Et également me pencher sur le cas de mon infortuné prisonnier.

      « Je vais retirer ma main. Fais un bruit de trop, ce sera ton dernier. »

    J'attendais quelques secondes un signe de mon prisonnier, avant de lentement retirer ma main de sa bouche. Mon couteau, cependant, ne bougea pas. La lame resta pressée contre sa gorge, prête à la trancher sans le moindre remord au moindre signe suspect. Ma situation était assez critique ainsi. je n'avais pas besoin qu'il alerte les gardes en plus de tout le reste. Je le considérai encore quelques instants, hésitant sur la méthode à employer avec cet invité dont je me serais bien passé. Ma priorité étant de retrouver Mashia, je décidai de lui poser les questions que j'aurais dû soumettre aux gardes au lieu de tous les exécuter... En fonction de ses réponses, j'aviserais de la manière à employer pour "résoudre" le problème qu'il constituait.

      « Je cherche une prisonnière. Une femme aux cheveux écarlates. Surement blessée. Est-ce que tu l'aurais vu? Et que fais-tu ici? »


Dernière édition par Minato le Dim 28 Juin - 12:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Post GS] - Nous avons perdu une bataille mais pas la Guerre. [Spectres/Prisonniers de Guerre]   Dim 28 Juin - 11:31




Mashia Mokushi



Les chroniques d'une fleur de Lotus - Fin de la Guerre



Une dette




Le Juge de la Wyvern, de par son statut, l'importance de son rang au sein des Enfers, aurait pu, aurait dû ici et maintenant, la réduire à néant. Elle, plus que quiconque comprenait cet engrenage séculaire entre Spectres et Saints qui se mettaient en branle dès que l'un d'eux se croisait. Une haine viscérale était implantée dans leur esprit, primaire, comme animale. Manger ou être mangé. Prédateur, Arbhaal en avait la carrure alors que la jeune femme, prostrée et brisée, ressemblait davantage à l'un de ces rongeurs qu'elle avait brièvement vu, passant d'ombre à lumière d'un clignement de paupière. Mais le coup libérateur ne vint jamais, au lieu de cela, il s'essayait à remettre en marche tout un processus complexe qui faisait d'elle, une humaine. Une mortelle animée par une volonté inébranlable d'outrepasser sa propre nature.

Pséma, et son ami d'enfance en avait lui aussi conscience, œuvrait dans l'ombre de la plus dangereuse des manières, ce qui le rendait du même coup, imprévisible. Cependant les mots du Spectre ailé ne parvenaient pas à enlever la honte qui pesait lourd sur ses épaules malingres. Prête à le contredire une fois encore, en appelant à la raison que c'était bel et bien de ses mains que le valeureux Hector était tombé, d'une façon très cruelle, Mashia eut la surprise de sentir son menton être relevé vers lui. N'ayant pas d'autre alternative que celle d'affronter son regard inquisiteur. Ô comme le doré de ses yeux n'avait pas changé, ni même cet éclat, là, au fond de ces prunelles. Il demeurait le même, malgré … malgré …

« Non, je … » tentait-elle de dire, la gorge sèche, mais le cœur battant à tout rompre dans sa poitrine à l'entente de ces paroles si dures qui lui arrachaient encore quelques larmes. « Tu as raison. »

Concéda t-elle avant qu'elle soit libérée de la poigne du jeune homme. Mais pas de son regard qu'elle soutenait comme elle pouvait, partagée entre la honte, la résignation et l'espoir. Mashia pencha définitivement vers le troisième sentiment en sentant ses chaînes se briser. La surprise était de taille, pour lui, le risque était grand. Ses yeux pers écarquillés, elle l'observa faire sans savoir quoi dire. Il prenait une fois de plus une décision que lui dictait son cœur et en cela, la belle japonaise retrouvait celui qui l'avait fait sourire autrefois. Pendant ces nuits si froides. Alors qu'il lui tournait le dos, l'invitant à s'enfuir sans se retourner, Mashia tenta de se relever non sans s'y reprendre à plusieurs fois tant elle était vacillante sur ses appuis. Elle fit quelques pas mal assurés en le contournant et au lieu de quitter la pièce, Mashia lui fit face. Un mince sourire illuminait les traits de son visage sale, et maladroitement, elle s'inclina devant le Juge. Comme l'aurait fait un samouraï devant son supérieur.

Avant de faire valser le protocole et de se jeter dans ses bras, le serrant contre son cœur avec reconnaissance.

« Merci. » murmura t-elle après quelques instants, levant son visage vers Arbhaal. « Nous nous reverrons, Arbhaal. Mais si tu as besoin de moi, tu n'auras qu'à venir me trouver, je serai là. »

Pour sceller cette gratitude, cette promesse, celle qui fut Athéna alla déposer un baiser sur le front du Juge avant de s'en aller, sa silhouette fine avalée par les ténèbres. Il lui fallait gagner la sortie, et pour ça, elle devait se montrer prudente. Faire appel à son cosmos était impossible ici, et prenant une direction au hasard, elle se faufila dans les ombres avant d'arrêter de respirer, captant des bruits plus loin. À ses pieds, quelques rats qui l'observaient. Intriguée, la jeune femme se pencha vers eux. Nullement effrayés par ses gestes, l'un d'eux grimpa sur son épaule pour trouver refuge dans l'écheveaux de sa chevelure rouge. Les autres débutèrent un drôle de ballet d'allers-retours comme si ils s'essayaient à lui montrer quelque chose.

Son instinct la poussa à les suivre. Peut-être allaient-il la guider jusqu'à la sortie ?

Pas très rapide, titubant souvent, Mashia Mokushi ne voyait pas plus loin qu'à trois mètres devant elle. Patients, les rongeurs faisaient de nombreuses haltes pour l'attendre. Où l'emmenait-elle ?

Soudain, ils bifurquèrent, l'entraînant vers un renfoncement dans la paroi en pierre. Se cacher ? Des bruits de pas approchaient, alors, sans réfléchir davantage, la malheureuse alla s'y cacher, s'écorchant la chair mais soulagée que pour une fois, son corps trop maigre ne la trahisse pas, mais qui au contraire, lui offrait une possibilité salvatrice.

Elle s'arrêta de respirer.








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MessageSujet: Re: [Post GS] - Nous avons perdu une bataille mais pas la Guerre. [Spectres/Prisonniers de Guerre]   Mar 14 Juil - 12:30



▬ La sainte s’éloignait en précédant le pas aux juges, réduisant leurs chances de se confronter. L’Ases demeura immobile – il n’aurait pas cru possible une telle liaison entre elle et un juge, ou du moins ne s’y était pas attendu. Mais n’avait il pas lui-même reçu l’aide d’un juge, qui plus est étranger ? Zeta espéra en tout cas que cet « ordre de sortie » ne mettrait pas en péril la couverture que tout deux lui offraient. Mais le contretemps ne vint pas de là ou il l’attendait.

Bien que tiré en arrière, il n’émit aucun son, et serra les dents en sentant la lame glisser contre sa gorge. La voix comme l’aura de son agresseur lui étaient totalement inconnus, mais à en croire son attitude, Zeta ne pariait pas sur un spectre – contrairement à ce que les vêtements recouvrant ses bras et mains laissaient entendre. Un homme, semblait il en tout cas. Accompagné… Et moins aguerrit que lui sur ce qui venait de se dérouler quelques mètres au devant d’eux : ignorant la situation, il paniquait là ou l’Ases était resté confiant. La diversion était fameuse…
Au sol, les rats s’étaient agités – Zeta les avait fait taire d’un coup d’œil froid, en direction de celui qu’elle avait identifié depuis quelques temps comme le béta de la meute. Le rat blanc, ici d’un gris salit, avait intercepté son regard et lâché un léger couinement, propageant une vague de calme parmi ses pairs. Sans cette initiative, les petits rongeurs s’en seraient sans doute pris au preneur d’otage, mais il était plus sage de préserver leur couverture de nuisibles à la présence attendue en ces lieux. Ils détalaient ca et la le long des murs.

Le calme reprenait ses aises, étendait à nouveau son règne. Le prisonnier n’avait pas fait un bruit, et n’en aurait fait même sans y être enjoint. Il aurait pu, sans doute, user de son coude pour le porter aux côtes de son geôlier, et ainsi créer une ouverture, mais cette solution en plus d’être risquée ne lui semblait pas viable. Il gardait un œil sur les muridés, et respirait profondément alors qu’on libérait enfin ses lèvres.

Son souffle était profond et calme. La question qui survint l’amusa imperceptiblement. A voix basse, de son timbre plutôt grave pour une femme, étrange pour un homme, il entreprit de lui répondre.
« Je la rejoignait. » réponse était vague et pouvait prêter à confusion, bien que véridique. Il avait eu dans l’idée de la libérer. « Mais quelqu’un d’autre est venu à son secours avant vous et moi. Il ne reste plus qu’à quitter ces lieux. » Ce que l’Ases, pour sa part, faisait ici ne le concernait pas. Il avait été fait prisonnier, voilà tout – il aurait pu ne pas l’être peut être, mais n’avait pas à se justifier. Quand aux blessures de la femme, s’il voulait la retrouver, il les découvrirait bien assez tôt… À ses mots, le guerrier joignit un signe de tête, net et clair, du menton vers une rangée de rats qui s’était formée dans l'ombre non loin d'eux.

Un petit groupe regardait fixement leur maitre, sans ciller, leur faisant face. Et d’autres dans leurs dos faisaient des allers retours jusque dans le couloir voisin. Le bruit de leurs petites pattes sur la pierre résonnait en une boucle, dont l’autre extrémité ne semblait guère éloignée. Les petits yeux scintillaient, les moustaches remuaient… et ca et là, quelques tâches. Une odeur de sang.
« Si vous souhaitez la retrouver, elle est là. » Semblerait-il. Dit-il simplement. Les nuisibles feraient le reste… Et si il avait mal compris leur message, au moins pouvait il être certain qu'un peu plus loin dans le couloir, il y avait bel et bien quelque chose. De toute manière, bouger demeurait plus sur, et productif. Il lui fallait encore récupérer son armure, qu'il avait entrevu plus tot dans cette direction en compagnie de l'autre Juge...
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