RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 Pour Parler - Cachots, Spectres. [Gilles de Ray]

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Zira


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MessageSujet: Pour Parler - Cachots, Spectres. [Gilles de Ray]   Lun 23 Mar - 12:51

[Capture] Pour Parler.
▬ Lorsque la statue en amont se brisa, et que la déferlante de spectre commença a arriver sur le sanctuaire, Zira ne bougeat guère. A l'annonce de la guerre sainte, le guerrier y avait vu une opportunité de voir enfin les rouages de l'intérieur, d'y prendre part, et d'aller de l'avant. Il les avait vu : mais ce dont il avait été témoin lui avait profondément déplu. Face aux directives légères d'Asgard, il avait opté pour le parti de la neutralité. Une excuse pour son inertie. Ce qui l'avait réellement mu, c'était une forme de dégoût mêlé d'incompréhension...
Rentrer, au terme de tout ca ? Il aurait pu, comme si de rien n'était et sans n'avoir rien accompli. Il l'aurait fait s'il n'avait pas vu, en contrebas, une sainte déterminée à faire front, envers et contre tout. Zira l'avait regardé longuement, partagé entre stupéfaction et fascination. Cette femme, celle la même qu'elle avait vu perdre l'esprit plutôt et céder à une folie destructrice, semblait prête à tout... Pour quoi ? Pour ce sanctuaire, pour ces dieux, pour toutes ces inepties qui s'étaient agitées comme autant de fantômes autour d'elle.

Il n'avait pas touché un mot depuis des jours. Son armure d'or lui avait valu d'être seul dans sa cellule, et son regard, fixe, son port de tête, droit, n'avaient connus aucun trouble. Pour l'instant, il jeûnait, dormait quand personne ne le voyait dormir. Veillait.
Son esprit avait faibli, durant cette "guerre". Elle avait perdu pied, et son passé, pourtant bien enfoui au creux de son esprit, n'avait cessé de resurgir. En voyant les guerriers tomber, elle avait pensé à son mari, à son fils. Elle y avait pensé beaucoup, et elle y avait pensé encore. Trop. Désormais, elle cessait d'y penser pour porter son regard sur tout ceux qu'elle avait vu s'agiter. Pourquoi ? Va savoir. Quand les spectres avaient déferlé, ses rats s'étaient amassés autour d'elle. Elle avait fait pulser l'onde autant qu'il le fallut pour rester droite jusqu'à l'arrivée des geôliers. Elle n'avait ni cherché à fuir, ni a quitter les lieux... Elle s'était laissée prendre, sans accepter qu'on lui fasse courber l'échine. Et on l'avait bien vite oubliée.


Un prisonnier certes, mais pas bien beau. Totalement muet, inerte, déterminé et pourtant sans conviction : quelqu'un dont on ne tirerai rien, mais qui mordrait si on essayait de le pousser. Un butin de la pire espèce, en somme. Le sanctuaire était tombé, et les rangs d'Athena avec lui. Tous avaient quittés les lieux, Ases incluts - tous, sauf lui et quelques autres détenus.
Parfois, des éclats de voix en provenaient. Il était survenu qu'une inquiétude pour l'autre femme qu'il savait prisonnier l’étreigne. L'esprit moins troublé désormais, ayant retrouvé son calme et son détachement à toute épreuve, Zira releva la tête vers les barreaux. Que devait penser Asgard de lui ? Pas grand chose sans doute, comme tout le monde. Il ne s'était même pas battu... Mais il ne se laisserait pas moisir ici, encore moins pour ca.

« Spectre ? »

Sentant une présence familière passait non loin de son cachot, il se décidait enfin à sortir de sa coquille. Zeta avait sans doute mis la main sur le meilleur interlocuteur qu'il puisse trouver.
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Aenor


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MessageSujet: Re: Pour Parler - Cachots, Spectres. [Gilles de Ray]   Lun 23 Mar - 15:15



Gilles de Rais



Le Bourreau devenu Juge




Tu aurais pu fuir





Ainsi donc la Guerre était terminée, et les Spectres, contre toutes attentes, avaient gagné. Malgré que les Saints aient été en supériorité numérique, leur stratégie et les erreurs de leurs ennemis séculaires – dont celle de ne pas avoir prit leur menace au sérieux- avait payé. Gilles de Rais aurait dû se sentir galvanisé par cette nouvelle, surtout maintenant qu'il endossait le rôle du Juge du Garuda. Vaillant et fort, il l'avait été à n'en point douté. Premier à avoir foulé les Terres Sacrées de la Déesse Sage ; il n'étais pas tombé, pas devant les plus forts, pas même lorsqu'il était au bout de ses forces. Mais l'ancien Bourreau ne ressentait aucune fierté à être resté vivant. Car il avait entre tout ses méfaits, commis un crime odieux à l'encontre de ses frères d'armes. Et toutes les plus bonnes raisons du monde ne pourraient justifier ses actes.

Un jour ou l'autre le Juge allait être jugé.

Ce fut sur cette pensée qui l'amusa un brin, que feu l'ancien Maréchal de France se rendit dans les geôles, mue par une drôle d'intuition. La conquête du Sanctuaire désormais totale, et avant toute autre chose, il s'était rendu auprès de ses troupes qui, avec une facilité déconcertante, l'avait accepté et s'était soumis d'un simple geste de la main. Dégageait-il encore cette aura qui autrefois avait rallié ses hommes auprès de lui ? Il ne s'en préoccupa guère, et aucune joie se peignit sur son visage resté jusque là dans une parfaite immobilité. Un nouveau masque.

Spectre ?

Ce simple mot le fit arrêter son pas, se retourner légèrement vers la cellule qu'il s'apprêtait à dépasser. Là encore son faciès resta inexpressif, son œil gris, éteint. Marquant une courte pause, l'homme tout habillé de velours noir – à la mode de son temps – tourna les talons d'une manière toute à fait militaire, presque … mécanique. Il s'approcha, immense et plein de prestance dans sa cape de ténèbres qu'il rejeta sur ses épaules. Si grand, il était le Seigneur de Rais.

« C'est vous, ma Dame. Me voilà bien attristé de vous voir ici. Justement je vous cherchais, je vous ai vu … emportée par le flot de notre armée. » un bref instant son regard de voila de tristesse. Sa précieuse Jeanne, autrefois, avait eut le droit à ce même traitement. Les aléas de la Guerre. On gagne ou l'on perd. Ses mains gantées entourèrent les barreaux. « Pourquoi ? Vous auriez pu fuir … Jeanne tu aurais pu t'enfuir. »

Il dût se rendre compte de sa divagation car voilà que le Juge prestement, lui tourna le dos. Essuyant discrètement une larme sur le point de rouler sur sa joue. Quelque part, des hurlements, ceux d'un femme, brisèrent le silence …

« Ils ont commencé à torturer cette pauvre femme … après, soyez assurée qu'ils s'occuperont de vous. »


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Zira


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MessageSujet: Re: Pour Parler - Cachots, Spectres. [Gilles de Ray]   Sam 28 Mar - 15:13

[Capture] Pour Parler.
« J’avais besoin de temps. » Se contentât-il simplement de répondre, évoquant par là la raison de sa présence en ces lieux.
C’était bien là sa raison principale. Désormais, pouvait-il encore fuir … ? Il soutint longuement le regard de l’homme, calmement et sans se mouvoir. Jusqu’à ce qu’il appelle par un autre nom que le sien, et que son expression se meuve. Le spectre lui tournât le dos. Il avait déjà fait preuve d’un comportement contrasté et presque incohérent précédemment, Zeta n’en était donc pas très étonné.

Aux yeux du guerrier, être fait prisonnier n’avait pour l’instant pas grande importance, quoi que pourraient en penser les autres chevaliers du Nord. Ce, tant que son honneur n’était pas bafoué… Son buste se redressa en un sursaut, tiré par sa tête qui s’était vivement tournée en direction du cri. L’échine parcourue d’un affreux frisson, l’Ases blêmissait alors qu’une rage certaine s’éveillait aux paroles du spectre. Et pourtant, il émit un léger rire au terme de sa phrase.

« Permettez-moi d’en douter. » Il n’avait plus grand-chose d’une femme. Le corps et le visage brûlé, le regard froid, les soupirs s’étant éteints avec le rose autrefois généreux de ses lèvres. Quel homme pourrait bien vouloir de ca ? Zeta n’attirait que les rats…. Ceux-ci d’ailleurs grouillaient dans son cachot et dormaient à ses cotés, parcouraient encore le temple. S’il avait pu lire à travers leurs yeux, il aurait des cachots été le meilleur des espions. Le guerrier pour la première fois depuis des jours se redressa, répondant à la haute stature de son geôlier pour la sienne, il fallait bien le dire, également impressionnante.

« Et vous ne ferez rien ? » Elle s’approchait de deux pas des barreaux, toisant le dos du juge. Il lui avait paru un homme d’honneur et de morale, bien qu’instable. « Je suis moins à plaindre retenu dans cette cave qu’elle, et si je n’ai pas souhaité fuir je le ferais sans hésiter maintenant si c’est pour la secourir. » Aucune femme ne méritait ce genre de traitement - être humiliée, écrasée par les hommes. Ni par quiconque. Lyra, cette femme qu’avait été l’Ases autrefois, aurait déjà élevé la voix et déchiré les barreaux à coups de dents avec l’énergie de la jeunesse. L’autre prisonnière, qui plus es, n’était pas n’importe qui – mais une guerrière. Et l’abus de ces spectres (présumés) était intolérable.
L’envie d’entendre des explications valablespour tout cela grandissait. Si tant es qu’il y en avait d’autre que « la nature humaine », en tout cas… Mais eux, étaient ils encore humain ?

Le calme revint dans ses yeux, même si la colère subsistait. « J’aimerais comprendre le sens de cette guerre. » Absurde. Sa voix était basse, il attendait que le juge daigne à nouveau lui faire face, ou mieux, agisse. Zeta avait beau être chevalier depuis quelques temps maintenant, et avoir grandit avec les mythes entourant leur caste, elle ne croyait pas aux Dieux et à leur querelle - et maintenant qu'elle y était immergée, elle se rendait compte qu'elle n'en comprenait que peu de choses.
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Aenor


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MessageSujet: Re: Pour Parler - Cachots, Spectres. [Gilles de Ray]   Dim 29 Mar - 14:26



Gilles de Rais



Le Bourreau devenu Juge




Un sens ?





Quelle drôle de personne que cette jeune femme. Elle étonnait le Juge, l'intriguait en même temps qu'elle éveillait en lui des sentiments contradictoires. S'être laissée capturer de son plein gré, traînée ici et enchaînée, ça, l'ancien Maréchal de France ne pouvait le comprendre. Avait-elle perdu toute raison, ou bien, cherchait-elle à découvrir autre chose ? L'idée qu'elle soit une espionne frôla son esprit, mais il l'écarta bien vite, l'hypothèse de la curiosité semblant prendre le pas sur le reste. Il ne comprenait pas, vraiment. À quoi pensait-elle ? Se livrer ainsi ne lui apporterait que le déshonneur, le malheur. Il savait le peuple d'Asgard fier et inébranlable. Eux qui avaient brillé par leur inaction, que les siens qualifierait plus de trahison, il était très imprudent que l'Asyne soit découverte en tant que telle. Si elle désirait survivre, il lui faudrait mentir.

L'un des poings du Juge du Garuda se serra, si fort, qu'il devint qu'un nœud de phalanges blanchies.

« Si vous sous entendez par là que moi aussi je vais m'adonner à ce genre de pratique, alors, vous vous trompez lourdement. La torture ne me répugne pas, c'est le fait qu'une femme ait a subir … »

Gilles laissa sa phrase en suspend, tant cette idée était répugnante. Il savait d'ailleurs que ces tortionnaires qui œuvraient dans la cellule voisine étaient des bouchers sans scrupules, peu regardant sur les méthodes employées, pourvu que le sang coule. Le reste importait peu. Ils exigeaient de cette pauvre dame, son nom qu'elle s'obstinait semblerait-il à leur donner. Les cris redoublaient, le seigneur de Rais, dans un geste plein de hargne, frappa le mur de son poing, laissant un trou béant quand il le retira.

« Le sens de cette Guerre ? Il n'y en a pas jeune dame. Rien ne peut justifier tant d'atrocité. Et croyez-moi, je suis bien placé pour le savoir. C'est un peu comme si vous me demandiez pourquoi il pleut, pourquoi le vent souffle. Ça n'a pas de sens, c'est ainsi. Comme la Guerre. »

Avec lenteur, le géant se retourna pour braquer ses prunelles grises dans celles de son interlocutrice. Cherchant quelque chose dans son vêtement sombre, il ressorti quelque chose de petit et brillant entre ses longs doigts effilés. Une clef.

« Vous allez me suivre, je vais vous montrer le sens de cette Guerre. » déclara t-il énigmatique et sombre en faisant tourner la tête de la clef dans la serrure. Un déclic se produisit et la porte s'ouvrit en grand. D'un geste de la main, il l'invitait à sortir.

« Prenez ma main, et avançons voulez-vous ? »

Il l'entraîna à sa suite, non sans noter avec un certain amusement, que son petit cortège de rats la suivait dans les ombres. Ils n'allèrent pas très loin, s'arrêtant devant la porte laissée entrebâillée. Deux Spectres étaient penchés sur un corps nu et tordu dont la blancheur éclatante contrastait d'une manière saisissante avec le rouge de ces si longs cheveux rouges … La poigne du Juge se resserra sur la main de l'Ase.

« Tout ceci pour quoi ? Pour une histoire de vengeance séculaire. Parce qu'elle est une Sainte, et que nous sommes des Spectres. Ainsi se répétera le spectacle ridicule et absurde de la Guerre. Trouvez-vous toujours qu'il y ait un sens à ceci  ? Non, il n'y en a pas. Il n'y en aura jamais. » Gilles de Rais continua son chemin laissant ses pas résonner sur le marbre gris. « Si vous voulez des réponses, venez avec moi. »


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Zira


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MessageSujet: Re: Pour Parler - Cachots, Spectres. [Gilles de Ray]   Sam 4 Avr - 23:50

[Capture] Pour Parler.
▬ Il y avait dans la main du spectre quelque chose d’étrange et saisissant. Zira vit renaitre le souvenir du père de Lira, celle qu’ « il » avait été. Une présence ferme et rigoureuse comme pouvait l’être l’hiver, dure sans être antipathique, et même rassurante dans ce qu’elle avait de stable et familier. Oui, il y avait un peu de cela dans cet étrange contact… Et pourtant, la situation ne se prêtait guère à ce genre de considérations.

Il était effrayant pourtant… Effrayant en cela qu’il avait laissé derrière lui une brèche béante dans l’une des parois de pierres du temple. Pas antipathique en ça qu’il l’avait fait par dégout pour un acte de violence perpétué sur une femme. Zira l’avait observé avec intérêt, suffisamment intriguée par le personnage pour ne pas l’avoir en horreur. A ses yeux, il se détachait du reste des spectres. Et ça n’était pas un maigre compliment (si on considère que le contraire d’une insulte est un compliment ?) dans la mesure ou il ne voyait en eux qu’une masse informe dénuée de toute logique, direction ou cohérence.

« Comme la guerre. » Le guerrier nuisible avait envie d’en rire : mais s’en retint franchement, pour emboiter le pas au grand être qui la tirait de ses fers. La vue de la sainte étendue lui fut douloureuse – mais il ne dit rien. Le regard froid, il détaillait son corps et son visage, et constatait au moins qu’elle n’avait pas l’air d’avoir subit de profanation . Ou du moins, pas encore… Et s’il le pouvait, il ferait son possible pour l’en défendre. Après tout, Zeta pour sa part ne risquait pas grand-chose.

« C’est grotesque. » Se contentât-il d’énoncer à voix haute, sans craindre la portée de ses paroles. Il fallait entendre par là quelque chose de l'ordre de "répugnant et dénué de sens." Et sans ajouter quoi que ce soit d’autre, il emboitait le pas au Garuda, pour savoir ce qu’il avait à lui montrer.

Qu’aurait-il à lui montrer de plus … ? Va savoir. Les morts et la destruction étaient le lot de toutes les guerres. Mais les hommes, bien que de nature mauvaise, s’évertuaient toujours à se trouver des raisons, de grands objectifs, une morale… Qu’en était-il des suppôts d’Hades ? Va savoir, mais il n’en avait rien vu jusqu’ici.


Dans son ombre, les muridés avaient également quitté le cachot ou rien ne les retenait prisonnier pour emboiter le pas a leur Alpha. Sensibles à l’odeur du sang et de la peau humaine, certains d’entre eux s’étaient regroupés autour de la sainte, la reniflant de leur museaux fins et la chatouillant de leurs moustaches. Mais aucun ne daignerait en prendre un bout et entamer le festin – car tous savaient quel serait leur sentence pour un tel comportement. Tant qu’ils n’avaient pas reçus son accord, évidemment.

L’Ases laissa couler un dernier regard sur elle, en direction de ses paupières closes – si les évènements le lui permettaient, elle tacherait de revenir. Et d’ici là, elle espérait que les petites bêtes constitueraient un réconfort plutôt qu’une source de répulsion.
…Il avait apprit à apprécier leur compagnie.


Dernière édition par Zira le Mar 7 Avr - 21:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pour Parler - Cachots, Spectres. [Gilles de Ray]   Dim 5 Avr - 20:10



Gilles de Rais



Le Bourreau devenu Juge




Devoir





C'était grotesque, oui et absurde. Si injuste pour elle d'être capturée, enfermée, séquestrée, malmenée par des monstres. Car c'était bien ce qu'ils étaient, lui le premier. S'être détourné d'une telle scène lui en coûtait beaucoup. Alors il avait entraîné l'Ase dans son sillage, jetant des regards assassins à tous ceux qui avaient l'outrecuidance de regarder ce drôle de couple avec un peu trop d'insistance. Qu'ils s'en étonnent, qu'ils pensent ce qu'ils veulent, il était un Juge aujourd'hui et non plus une pauvre Étoile Terrestre enchaînée dans la main d'un plus puissant. L'ancien Bourreau marqua un temps d'arrêt une fois qu'ils furent sortis. Le jour déclinait et avec lui sa lumière. Ne subsistaient que des couleurs crépusculaires où se disputaient l'or, le rose le rouge et le orange dans ce ciel infini. Il prit une profonde inspiration, appréciant la fraîcheur de la brise qui soufflait dans leurs chevelures, dans sa cape sombre.

Enfin, il se tourna vers la demoiselle lui désignant d'un large geste de la main, le Sanctuaire défiguré.

« Voilà ce que je voulais vous montrer. Voici toute l'étendue de cette Guerre. Tout ce sang versé et pour quoi ? » Il eut un profond soupir désabusé. « C'est grotesque. Que désirez-vous comprendre de plus ? Les Spectres n'attendaient qu'un prétexte pour s'attaquer à leur ennemi de toujours. Et une fois acquis, il ne restait plus qu'à établir des alliances. Ah … et quelles alliances. »

Gilles de Rais regarda parmi les ombres mouvantes, les quelques dizaines de rats qui gigotaient, attentifs au moindre mouvement de leur maîtresse.

« Ils ne vous quitteront jamais, en bons amis fidèles, c'est rare, c'est une chance même, demoiselle. Mais, ma mémoire me fait défaut ces temps-ci, ai-je oublié de vous demander votre prénom ? Quel rustre je fais si tel est le cas ... » L'homme en noir s'excusa d'un regard avant de reprendre sur un ton plus détaché. « Je vais vous ramener dans votre cellule, soyez assurée que je ne le fais pas par plaisir, mais c'est une nécessité. »

Il glissa un regard vers la troupe squelettique qui approchait. Plus durement que la dernière fois, il l'attrapa par le bras et l'entraîna vers la prison. Faire semblant de la brusquer était aisé, mais ces doigts qui se crispaient sur son bras étaient légèrement tremblotants, seule preuve de sa propre frustration. Faire du mal à une dame … cela l'insupportait au plus haut point. À un tel point que ses mâchoires grinçaient, sa stature s'affaissant de plus en plus comme accablée.

« Quand vous vous échapperez » commença t-il à lui susurrer à l'oreille, faisant mine pour les autres de profiter de cette proximité pour humer son parfum, allant jusqu'à dessiner un sourire sadique sur ses lippes. « N'empruntez que ce chemin là, les rondes y sont moins fréquentes. La relève est dans deux heures précisément, vous le verrez, je vous conseille de profiter de ce moment là … Maintenant que je vous ai montré le chemin, ainsi que la cellule de la Sainte … vous avez, ma dame, toutes les cartes en mains. Ou presque. Tenez. »

Quelques secondes avant qu'il ne la jette avec force dans sa cellule, Gilles de Rais referma les doigts de l'Asgardienne sur quelque chose de long et froid. Une clef. La porte se referma avec fracas, puis le silence reprit ses droits. Il n'y avait plus de cris … La mine sombre du Spectre était saisissante en cet instant précis. Le géant se signa devant la belle, se pencha une dernière fois vers elle.

« Je m'excuse, demoiselle … Le devoir m'attend. Adieu. »

Sur le point de s'en aller, le Juge du Garuda tourna les talons prêt à s'enfoncer plus avant dans les prisons.


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Zira


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MessageSujet: Re: Pour Parler - Cachots, Spectres. [Gilles de Ray]   Mar 7 Avr - 23:46

[Capture] Pour Parler.
▬ Que tenait-il donc à lui montrer ? Zeta s’attendait un peu à une révélation convenue, un grand panorama, des paroles fatalistes : elle fut servie, et par là quelque peu déçue. Il n’y avait donc rien de plus que ce qu’elle avait pu en voir, de vieilles querelles entre dieux – il n’avait pas été en mesure de défendre son camp. Un léger sourire se glissa sur ses lèvres, amusé, cynique, tant pour répondre à la vue qu’à son propos sur les rats. Une chance … ? Ils étaient aussi absurdes que cette guerre. Injustifiés, et baignés de sang. Et pourtant, leur dévolution, née de la crainte, semblait parfois avoir mué en amour. Malheureusement, les conflits qui avaient eu lieu avaient peu de chance (si n’est aucune) d’aborder ce genre de virement.

Le guerrier du nord ne prit pas le temps de répondre à sa question, déjà coupé par le mouvement brusque du spectre. Il en comprit immédiatement la source – et ne bronchât pas. Comment lui reprocher une pointe de violence ? Alors que d’autres subissaient la torture… Et c’était là un cours supposément « plus naturel » des choses. Pourtant, son geôlier ne semblait prendre aucun plaisir à agir ainsi - et au delà de ca, il lui réservait, en fin de compte, une surprise. Comme quoi, les guerres entre dieux ne connaitraient peut être pas de virement, mais les rapports entre guerriers ennemis…

Le regard de L’Ases resta de marbre jusqu’au bout, jusqu’à ce qu’il eu fini. Les informations qu’il lui divulguait étaient précieuses, et il en retenait chacune avec soin et méthode, jetant un dernier coup d’œil vers les lieux qu’ils avaient parcourus ensemble. Il ne s’attendait pas aux clefs cependant : c’était là fort risqué et généreux de sa part… Alors qu’il serait aisément venu a bout des barreaux avec le cosmos, ou même en recourant aux rats. Enfin bien sur, ces barreaux devaient être à l’épreuve d’un chevalier, et s’eut été moins discret.

Ils avaient suffisamment parlé : leurs regards se soutinrent longuement, et à l’ultime instant, Zeta inclina légèrement la tête, baissant les yeux, en signe de remerciement. Si cet homme était aussi fin qu’il le lui laissait deviner, il s’en contenterait. Et dans ce genre de situations, rien n’était plus sur que le parti du silence. Cependant, il n'oublierait pas.

S’adossant doucement au mur, la clef glissée dans sa manche, Zira entamait son attente.
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MessageSujet: Re: Pour Parler - Cachots, Spectres. [Gilles de Ray]   

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