RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [15 Août 1755] Tortuga nous voilà ! (Mary)

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Jack


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MessageSujet: [15 Août 1755] Tortuga nous voilà ! (Mary)   Sam 28 Mar - 17:52

A l'abordage de Tortuga !



15 Août 1755.

Sortant des flots, étendard noir qui flottait dans le vent, le navire éponyme que l'on appelait le Black Pearl était de retour dans la vieille demeure des Pirates ! Jack avait invité sa fille à se changer les idées après quelques mois difficiles, on disait que des cons avaient pris possession de l'île sans l'accord des O'Bannon. Non mais merde quoi, on marchait pas sur leurs plates-bandes sans en payer le prix ! Les matelots travaillaient pour faire voler la grand voile dans les vents, des cris se répandaient sur tout le pont au rythme des chants et des cris de joie. Manifestement, tout le monde était content de revenir ici après bien des années dans les mers européennes. Fier, le père prit la main de sa Fille pour la lever devant ses troupes, ouais, elle était la reine de ce monde après tout... On s'en foutait ici des guerres saintes et de je ne sais quoi, un parfum de liberté enivrait tout ici et Jack riait aux éclats comme jamais en voyant un drôle de perroquet le regarder avec méfiance.

Le vaisseau de guerre arrivait près du large et les yeux se dressèrent pour voir au loin des colonnes de fumée. Ca c'était pas prévu au menu ma bonne dame ! La ville fait de briques et de broques était entourée de navires qui la canonnaient sans merci, les marins se penchaient sur les filets et les balustres pour regarder vers là bas. Sortant une longue vue de sa cape, il la tendit à sa fille et attendit de savoir quels putains de drapeaux étaient la cause de tout ceci ! Le sang appelle le sang ! Dans un silence, les gars se tournèrent vers leur Captain en attendant les ordres, des secondes passèrent et Jack reculait de quelques pas pour la laisser gérer son équipage. C'était son moment à elle, lui observait de loin les navires et les couleurs orangées et jaunes étaient un indice éloquent des dits connards. Il prit une bouteille de Rhum et la tendit à ses lèvres, putain que c'était bon !, il aimait boire avant de se battre sur les mers après tout...

- Captaiiiiiiiiiiiiin ! On va leur coller c'te raclée à ces guignols ? Gueula finalement un des membres de l'équipage !

- Ouuuuuuuuuais, du sang et des fions ! On va leur montrer Captain ! Répondit en gueulant un second !

Des rires et des sourires de gueules cassées apparurent partout, ils étaient heureux de castagner des connards et surtout de s'en foutre plein les fouilles ! Et puis ils n'avaient plus peur, elle était revenue, la garce des mers !, des cris retentirent quand un coup de canon se fit entendre !

SPLAAAAAAAAAAAAAAAAASHHHHHH

Ah bah ces cons venaient de signer leur arrêt de mort et les gueules cassées de la Captain levaient en masse leurs cimeterres, tromblons et mousquets ! Ouais, putain de merde, piller, casser et tout prendre, ça c'était leur truc à eux.... Qui a dit que l'Ere de la piraterie était terminée ? Pas Jack.
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MessageSujet: Re: [15 Août 1755] Tortuga nous voilà ! (Mary)   Dim 29 Mar - 15:27

Cache-cache







« Et on leur pétera le jonc à ces fils de … » chantait en cœur le fier équipage du Black Pearl. Enfin fier, c'était tout relatif, au moins, la plupart tenait debout, gueulant comme des veaux à la perspective d'aller casser la gueule à quelques connards. « BORDEL si vous devez chanter, au moins, chantez juste, bande de soûlard ! »

Je me tenais aux côtés de mon paternel, un éclatant sourire aux lippes, l’œil de nouveau plein de vie, illuminé par ce soleil qui brillait sans me brûler la peau. Beaucoup de choses avaient changé depuis ces quelques mois à naviguer dans le brouillard. Et j'étais heureuse d'être là, à embrasser la lumière, toute pimpante, le port altier. Ah, elle avait fière allure la Captain ! Et ça se voyait, putain, que les hommes étaient heureux de revoir celle qui autrefois, écumait les mers et les océans avec eux, à la recherche de cette garce qu'on appelait Aventure. Bon, la plupart du temps on avait pas à la chercher, elle venait à nous, la salope. Cette fois-ci, on provoquait un peu les choses mais on en avait rien à foutre, tant que le résultat était le même.

Triomphante, des hourras retentissants éclatèrent quand d'un coup Jack me présenta aux hommes, me laissant alors le loisir d'être de nouveau bercée par un passé pas si lointain. Un retour au source commençait.

« Merci papounet. » glissais-je malicieuse en inclinant la tête vers lui sans quitter mon équipage des yeux. « Bien sûr qu'on va leur casser la gueule à ces cons ! »

Répondis-je quand le silence se fit – une main levée avait suffit – avant qu'une autre douce musique ne vienne sonner à nos oreilles. Jetant un œil aux pavillons des navires adverses, j'eus un rire moqueur, un sourire carnassier.

« Ah … les chiens. Ça faisait longtemps, ils m'avaient presque manqué. »

Je rendis la longue-vue à mon père alors qu'un boulet de canon s'écrasait tout près de nous. Respirant les embruns à pleins poumons, je grimpais sur la balustrade faisant un doigt d'honneur à ces bâtards, ce signe-là suffit à faire comprendre aux pirates qu'il était temps que chacun prenne son poste ! 

« Voilà, c'est ce que j'appelle un équipage discipliné ! » un gus non loin se mit à vomir tripes et boyaux. « Presque tous. »

Octroyant une claque réconfortante à l'homme tremblotant comme une pucelle, je pris place devant la barre, un frisson me parcourant l'échine quand mes mains se posèrent dessus. J'étais libre, enivrée de cette douce liberté qui depuis trop longtemps, m'avait fait défaut. Je balançais mon chapeau à la longue plume pourpre afin de libérer ma chevelure nattée dans les vents.

« Allez ! On va leur montrer de quoi est capable le Black Pearl à ces trous du cul ! Hissez la grande voile ! Qu'ils sachent à qui ils ont à faire ! »

L'une des particularités du vaisseau fantôme, outre le fait que son équipage était maudit, était sa vélocité ainsi que ses voiles noires et déchirées, presque fantomatique. Pour sûr qu'ils devaient péter dans leur froc maintenant !

« Barbossa, je compte sur toi tu sais ce qu'il te reste à faire ! On va leur montrer que Mary Red est de retour ! »

Bientôt, une épaisse purée de poix se répandit autour du navire, le dissimulant à la vue de ses adversaires. Et si on jouait un peu à cache-cache ?






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Jack


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MessageSujet: Re: [15 Août 1755] Tortuga nous voilà ! (Mary)   Mar 31 Mar - 17:07

Brumes et cassage de fions !

15 Août 1755.

- Content de revoir ce sourire ! Tu es plus belle que jamais ! Répondit Jack en laissant un léger sourire ourler ses lèvres.

Mais pas le temps de regarder qu'un épais brouillard sortait des remous du Black Pearl pour emprisonner l'ennemi dans un voile de ténèbres. Des cris retentissaient au loin, des jurons certainement, et voilà qu'apparaissait le premier vaisseau espagnol. Toute voile dehors, il fonçait dans le tas ce con et grâce à Barbossa, on évitait de justesse l'éperonnage de plein fouet. La surprise était quand même de notre côté et les matelots bondissaient sur les cordages pour voler vers le pont ennemi dans des cris de joie. Jack se demandait s'il était pas le plus sage de la bande à ce moment là. Soudain, une explosion se fit entendre au niveau de la proue du Black Pearl, un type venait de bondir là bas et se retournait en fauchant la vie d'un jeune mousse qui n'avait rien demander à personne.

- Mary Red. Cela fait un bail que j'entends parler de toi, je savais bien que tu finirais par pointer ta gueule de truie ! Hurla le mec aux cheveux noirs ébouriffés en redingote noire d'officier espagnol.

Le Grand Prêtre fit un pas en avant pour aller dire à ce connard ce qu'il pensait de ses manières, quand, une main apparaissait devant lui. Mary voulait s'en occuper manifestement et il n'osait pas la contredire en voyant ce sourire mauvais qui ourlait ses lipes. Ouais, il allait prendre cher mais une chose surprenait le vieux forban, il connaissait ce type, il l'avait déjà vu quelque part et soudain, illumination dans sa caboche, sa voix portait alors comme un tromblon de merde dans toute la purée de pois.

- Morgan ! Tu t'es vendu aux espagnols ? Gueulait Jack aussi fort !

- Tiens, voilà ce vieux rat de mer, Jack O'Bannon.... Je te croyais mort le vioc ! Suis pas là pour ta gueule mais pour la salope devant toi ! Répondit en ricanant le célèbre Pirate.

- Mary, fais gaffe, ce type est éveillé, il est pas pour un Dieu ou autre, non, il est un sale type qui fait de la nécromancie ! Enfin vu ton vaisseau, ca risque de lui être profitable... Chuchotait alors Jack à sa fille en voyant le Pirate en train d'attendre vers la Captain.

Soudain, le navire se mit à bouger de droite à gauche des plus violemment, des marins tombaient à l'eau sous la violence des poussées. C'était pas que la mort était une chose crainte par le Navire de sa fille mais là ça bougeait un peu trop à son gout, quelque chose était sous l'eau. Dans un violent craquement sur le bateau sur le côté, une immense tentacule sortait des eaux pour le frapper sur tribord. C'était inquiétant, Jack ne connaissait pas de Kraken dans la région mais celui-ci devait avoir une sale gueule vu les écailles mortes et la chaire qui tombaient des tentacules.

- Merde.... ce con a rendu vie au Kraken qu'avait butté Ciaran... Satine, je vais aider les copains sur l'autre navire, je te laisse ce connard !

Pour la première fois, il avait cité le vrai prénom de Mary sans trop s'en rendre compte. Il bondit sur une corde qu'il coupa d'un coup avec sa rapière et fonçait sur le navire espagnole. Soudain, des canonnades se firent entendre, les trois autres approchaient, il fallait faire vite ! Touchant le plancher du pont supérieur de l'espagnol, sa rapière fendit l'air pour couper une tentacule qui allait tuer trois mousses de la Captain. Une autre sortie alors brusquement de l'eau pour le frapper d'un coup, au moins essayer...

- Et merde...
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MessageSujet: Re: [15 Août 1755] Tortuga nous voilà ! (Mary)   Lun 6 Avr - 10:52

Suuuuuuuurpriiiiise !







« Tiens tu prends la barre Titi, moi je vais aller me défouler un peu. » déclarais-je en cédant la barre pour m'avancer aux côtés de mes hommes. « T'es qui connard ? »

Arrivée à la hauteur de mon père, je lui barrais la route d'un geste de la main. Moi, face de truie ?! Eh bien, visiblement ça faisait un moment qu'il avait pas regardé sa trogne, l'autre rigolo ! Rigolo peut-être pas. J'avais déjà eu à faire aux nécromants par le passé, ce bon vieux Davy Jones s'en souvenait d'ailleurs.

« Bref il me veut quoi l'autre ahuri ? Me prendre ma couronne peut-être ? Désolée MorganE – j'insistais sur le fait que, putain, sérieusement, s'appeler comme une fille quand on est un mec … ça craint - mais je cède rien aux vendus. Surtout pas aux Espagnols, ils nous ont suffisamment péter les couilles. Ah mais merde. » Je me tournais vers le paternel. « Me dit pas qu'il fait parti de la clic de Philippe et compagnie ? »

Je tapotais l'épaule de Jack comme pour le rassurer. Puis m'adressant à l'autre con : « T'en fais pas, elle va s'occuper de tes jambons, la salope. Mais deux minutes, tu permets ? »

J’acquiesçais face aux recommandations du vieux forban. On serait pas dans la merde si mes hommes commençaient à se retourner contre nous. Il me faudrait user de plus de force de persuasion que lui. Je pense. Enfin, c'était une vague idée de plan qui germait dans mon esprit. Laissant aux bons soins au papounet de se dégourdir un peu les gambettes, je me tournais vers MorganE à qui j'octroyais mon plus beau des sourires.

« Bon, tocard, tu m'expliques un peu ta bravade ou devrais-je dire, tes tendances suicidaires parce que … » je laissais ma phrase mourir dans ma gorge quand je ressentis soudainement un sentiment désagréable. Une sorte de prémonition qui se confirma quand des tentacules pourrissantes surgirent hors des flots. « C'est quoi cette merde ?! Un Kraken ! Jack ! »

Au même moment où une autre de ces saloperies visqueuses se montra, prête à faire du mal au vieux pirate, celle-ci se fendit en deux sans comprendre ce qui lui arrivait. J’atterrissais à côté du Grand Prêtre, lames au clair, un sourire carnassier aux lèvres.

« Tu me remercieras plus tard ! »

Je tournais les talons pour bondir d'un seul saut, sur ma véritable cible. Cette sale pourriture de nécromancien.

« Viens un peu par ici, MorganE ! »

S'en suivit une véritable danse macabre orchestrée par mes bons soins : je virevoltais dans les airs, fauchant ce que je pouvais sans distinction, de sorte à ce que je sois totalement recouverte d'un sang frais et visqueux, faisant fi des remous que subissait le Black Pearl.

« BARBOSSA MAINTENANT ! »

Hurlais-je alors qu'un silence de mort précéda ce qui allait suivre. À l'avant du navire, des canons se dévoilèrent, offrant leurs gueules béantes à cette créature du cauchemar. Ces armes-là n'étaient pas que des simples canons. Non, je les avais trafiqué un peu de façon à ce qu'il rejette des boulets de canon cosmique qui faisaient bien plus mal car traversaient les chairs en implosant une fois rentrés. Face à la gueule que tirait le type devant moi, blanc comme un cul, à moins que ce ne soit un trait commun à cette sale race ? Il semblerait que mon petit tour le fasse chier.

« Bon, on joue sérieusement maintenant MorganE la fée ? Ou alors tu retournes te tripoter la nouille avec tes espagouins ? »






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Jack


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MessageSujet: Re: [15 Août 1755] Tortuga nous voilà ! (Mary)   Mar 7 Avr - 22:55

Ah ma fille ! Elle est canon quand elle s'y met !


15 Août 1755.

Jack aimait bien boire un canon, caresser un canon mais là, sa fille sortait les siens et c'était explosif ! Quelle beauté ! Le regard tout embué d'amour, il aurait... Non, redevenons sérieux un instant ! Alors que la tige du Kraken se coupait en deux, il se disait qu'il l'avait échappé belle. Mais quelque chose clochait dans l'atmosphère, sur sa peau, des gouttes de pluie noire y tombaient comme de la pois. Dans le ciel, les nuages prenaient une teinte aussi noire que son trou du cul, ouais, on se lavait pas des masses à l'époque ! Serrant les dents, son épée traversait la poitrine d'un espagnol et arquant ses jambes, il bondit dans les airs pour agripper les cordages de la grand voile. Il connaissait le responsable de tout ceci et Morgan était juste l'apéritif !

Il sentait que c'était pas bon ! Le barrage de boulets de canon aussi écarlates que le sang volaient dans les airs en faisant craquer le bois et les corps des gens en face. Morgan, d'un bond, recula en évitant l'un des boulets mais un de ses bras ne fut pas sauvé ! Dans un cri de rage, son bras venait d'exploser sous l'impact de la charge de Mary. Des cris retentissaient sur tout le pont ! Les cons ! Un long silence s'emparait de l'équipage, Morgan était cuit ou non ? Tout le monde attendait la réponse avec un sourire sadique à chaque coin de lèvres.

Morgan ne bougeait plus. Le sang coulait de son bras comme une fontaine mais il ne bougeait pas. Sa main encore valide se leva alors pour toucher le moignon. Putain que ça faisait mal pour lui ! Soudain, ses paupières se relevèrent pour fixer Mary. Un regard sans pupilles, aussi froid qu'un cadavre en fait, il balança la main devant lui pour laisser des gouttes de sang tomber sur les cadavres que Mary avait causé. Ces cons se relevèrent brusquement pour la frapper mais ils n'étaient pas de taille contre elle. Ils étaient des épouvantails pour faire peur aux marins mais face à ceux du Black Pearl, ils avaient connu pires et un rire démentiel s'emparait de Barbossa en voyant cette tentative de merde !

- Salope.... Chuchotait-il plus mort que vif. Si tu crois que je vais me laisser emporter dans les Enfers tout seul, tu t'es foutu un doigt dans le cul ! Ah ouais, j'oubliais que cette pratique était familiale ! Ricanait le Moribond.

Posant un genou à terre, sa main se posait de nouveau sur le moignon sanguinolent. Comment il avait pu se faire avoir aussi facilement ? Merde ! Il était le Capitaine Morgan, un des pirates les plus célèbres mais là, il avait gueulé plus haut que son cul. Prenant le sang dans le creux de sa main, elle se posait sur les planches du pont pour écrire des lettres de sang dans un langage ancien. C'était suivi d'un chant étrange venant du fin fonds de ses tripes ! Du Vaudou ! Certainement Cubain... Merde, une seule personne avait pu enseigner ce genre de pouvoirs. Concentrant son cosmos, Jack repartait dans les airs pour atterrir devant Mary et de sa main droite, repoussait une vague d'énergie noire. Elle était donc la cible de tout cela, Morgan était un pion dans le jeu.

Fracassant le mât du galion espagnol, l'énergie négative tombait dans l'eau et cela se putréfiait très vite.

- Jack O'Bannon.... Je ne pensais pas que tu viendrais sauver cette gamine... Cela fait si longtemps, hein !, Seigneur Noir de Madras ! Ravi de te revoir... Interpella le corps inerte de Morgan.

- Teach... J'aurai préféré que tu crèves ! Répondit Jack.

Merde, on ne l'avait pas appelé comme cela depuis un bail. Soudain, le moignon vivant se relevait pour foncer vers sa fille. En ouvrant grand la gueule, un serpent noir en sortait pour foncer sur le vieux forban qui répondit d'un coup d'estoc de sa rapière. Mais Morgan avait avancé plus vite que prévu et sa main toute droite dressée en avant allait vers la poitrine de Satine. La Stella Rubius ? Putain, c'était ce que voulait ce connard de Barbe Noire !
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MessageSujet: Re: [15 Août 1755] Tortuga nous voilà ! (Mary)   Sam 11 Avr - 11:43

Madras ? Poulet Madras ?







Je lorgnais ce tocard d'un œil satisfait, un grand sourire aux lèvres qui, je le sais, ne ferait qu'exciter l'animal blessé dans son orgueil. Ça explosait de partout, ça gueulait tellement fort que je sentais mon sang bouillonner en moi. J'étais Mary Red putain, et ce que j'aimais le chaos ! La rumeur des coups de canons se faisait de plus en plus lointaine quand, soudain, je vis le cadavre ambulant braquer sur moi son regard vide. Une certaine appréhension me gagna, et je ne m'étais pas trompée : car devant moi, se relevaient quelques cadavres. Mais pas ceux de mes hommes. Non, ceux-là se redresseraient si je le désirais ! D'un mouvement ample j'esquivais un premier assaillant, tranchait dans la gorge du second qui n'eut le temps de s'écrouler que son petit copain numéro trois se faisait décapiter. Je lançais l'une de mes lames recourbées qui alla se ficher dans le dos du dernier encore debout et que j'avais habilement éconduit.

Les hommes m'aimaient un peu trop ces temps-ci.

J'entendis MorganE marmonner dans sa barbe, je croisais alors les bras pour adopter une attitude nonchalante. Je reniflais mon mépris avant de lui lâcher, sans préambule, faisant mine de mal entendre.

« Quoi, qu'est-ce qui baragouine l'autre mou de la tige ? J'entends pas bien à cause de tes connards qui hurlent à la mort. Putain d'espagnols. » Je rigolais à mon tour, faisant fi du danger. « Jack ! »

Il était apparut devant moi, comme je l'avais fait pour lui, m'évitant ainsi d'avoir quelques ennuis. Ce cosmos ravivait en moi ce sentiment angoissant de tout à l'heure.

« Teach ? » lâchais-je incrédule en reculant d'un pas. « Le Teach ? »

Sous le coup de la surprise, je n'avais pas vu tout de suite la main tranchée de MorganE qui fonçait vers ma gorge. Pour autant, je ne cillais pas, laissant ces doigts morts se refermer sur le bijou. Il me fut arraché sans que je puisse rien n'y changer. Feignant la colère, je m'approchais de mon père tout en laissant ma cosmo-énergie éclater en une vague sanglante. Je lui glissais alors sans presque remuer des lèvres. Sait-on jamais …

« J'l'ai pas … Celsius … »

Et ouais, je n'avais plus ma partie de la Stella Rubius. Je l'avais confié aux soins de Celsius que je savais suffisamment éloigné de toutes ces intrigues pour le savoir en sécurité. Ce pendentif, j'étais la seule à savoir où il se trouvait en cette heure. Je les laissais donc croire à leur victoire. Mais je savais que le subterfuge ne durerait pas : car ce qu'ils allaient détenir, n'était qu'une perle de mon sang empoisonné … qu'ils s'essayent à la manipuler, et ils auraient quelques problèmes, eux aussi.

Car mon poison était autrement plus virulent qu'il était semblable au chevalier des Poissons.

« C'est la Stella qu'ils voulaient depuis le début, évidemment. Mais … » Je glissais un regard vers le paternel. « Seigneur Noir des Madras ? C'est toi ? et … tu sembles bien le connaître, le Teach. Tu m'expliques ? »

J'attendais quelques explications. Oh, moi j'étais pas pressée …






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MessageSujet: Re: [15 Août 1755] Tortuga nous voilà ! (Mary)   Dim 12 Avr - 16:31

Elizabeth.


15 Août 1755.

- Un titre à la con... Répondit Jack en laissant un léger sourire ourler ses lèvres.

Mais avant de terminer sa phrase, le corps de Morgan commençait à trembler comme une feuille. Un filet de sang s'échappa de la commissure de ses lèvres et son teint devenait encore plus blanc que... Non, pas devant les enfants !... Jack réajustait ses lunettes pour le voir tomber sur le Pont supérieur plus mort que vivant. Celsius ? Il avait bien compris Celsius. Se retournant surpris vers sa fille, il n'y avait pas de colère ni de haine, non, juste de l'amusement. Cela était une chose de confier un tel trésor à un Chevalier d'Athéna mais il était un peu de la famille, donc acte pardonnable selon la pensée alambiquée et florentine du vieux Forban. D'un geste de la tête, il lui disait simplement qu'il comprenait son intention.

Nul ne connaissait tous les pouvoirs de la Stella Rubius, née dans la création du Monde, cadeau d'Okhéanos à Poséidon ! Elle pouvait faire trembler les terres et même redonner vie, tout cela avait son sens entre les mains de Satine. Les Poissons étaient donc de retour mais le chemin aux Enfers n'avait pas dû être gratuit. Sans le dire, il s'inquiétait de ce qu'elle avait donné en échange du père de ses enfants. Mais il ne demandait rien, il avait décidé de ne plus s'immiscer dans la vie de ses filles ainsi. C'était ses choix et les acceptait avec ce pincement au coeur que tout père avait au plus profond de lui, cela lui rappelait à chaque fois une décision lourde qui avait à la fois sauver ses filles tout en les maudissant à une vie d'errance. Alors que Morgan gisait dans une flaque de sang, ses propres soldats tombaient les uns après les autres à leur tour... Mais l'aura noire qui rayonnait au large de Tortuga ne s'était pas épuisé.

- Je connais bien Teach... Soupira-t-il. C'est bien le BARBE NOIR légendaire, une raclure de la pire espèce qui aspire les vies. C'est aussi un élève de feu Sage, Grand Pope du Sanctuaire de la pucelle de la Sagesse !

Son verbe était froid et distant, comme si cela faisait remonter à la surface un remugle nauséabond. Il pensait que ce type était mort de la main d'un Chevalier ou d'un autre type. Il avait eut tort de ne pas s'en occuper lui même, il était vrai qu'à cette époque il avait autre chose en tête. Dur de s'occuper des cons quand on file le parfait amour avec sa femme dans un grand voyage autour du Monde. Ses souvenirs le rembrunissaient encore plus et son corps se parait d'un lourd manteau azuréen plein de colères. Teach ? Un connard serait un pléonasme ! Ouais, ce mec avait tué des centaines de pirates pour créer une chose interdite, un navire totalement spirituel. Et la vérité apparaissait quand les gouttes de pluie noires se mirent à luire comme des feux follets, putain !, il faisait tomber des restes d'âmes sur leur tronche.

- Tu as oublié mes compétences, Seigneur noir de Madras ! Mais je suis déçu que ta fille n'ait plus ce que je convoite ! Alors si tu veux que je ne tue pas ton autre toi, vas falloir se montrer poli ! Regardez le mat de la forteresse !!!

La voix nasillarde effleurait les esprits de tous les membres de l'équipage, dont nos deux héros ! Sur ce fameux mât servant pour porter les oriflammes des pirates, une personne était attachée. Son corps translucide ne laissait pas de doute sur la nature spirituelle de celle-ci. Terrorisés, les yeux de Jack s'écarquillèrent de stupeur et sa voix tremblait du plus profond de lui même au seul mot qui en sortit.

- Elizabeth...
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MessageSujet: Re: [15 Août 1755] Tortuga nous voilà ! (Mary)   Mer 22 Avr - 10:11

Si proche et si lointaine à la fois







Les explications ne tardèrent pas à pleuvoir, mais d'autres se profilaient à la frontière de mon esprit : dans quoi le vioc m'avait-il entraîné ? Puis, devrais-je en être étonnée ? C'était de famille, nous attirions les emmerdes comme le miel attirait les mouches. Pour autant, j'étais fière d'être ce que je suis, une O'Bannon. Un simple échange de regard avait suffit à nous faire comprendre que la chose était entendue : cette chose s'appelait Celsius. S'il ne m'en tenait pas rigueur sans doute qu'il désirerait quelques explications. Je serais à même de les lui fournir, vu la teneur de mes desseins. Beaucoup pensaient que j'agissais sur des coups de tête, incapable de réfléchir c'était là une lourde erreur.

J'étais une O'Bannon putain, et nombre de nos ennemis savaient à quoi s'en tenir. Ce Barbe noir ne faisait pas figure d'exception. Et, alors que je regardais MorganE tout étendu comme une sombre merde dans son propre sang, je sentais quelque chose d'encore invisible à nos yeux, surgir du gouffre noir du néant. Quelque chose dans l'air, un je ne sais quoi qui sentait la mort et viciait l'atmosphère d'un vent putride.

Mon paternel avait dû le ressentir, car sa voix devenait de plus en plus froide, tranchante. D'amers souvenirs resurgissaient tels des fantômes dans la dureté de ses mots. Cela aussi, je pouvais aisément le ressentir. Sage … Sage … ce nom me disait quelque chose, non ? Ah non, ce n'était pas lui que j'avais butté par inadvertance. Quoique, ces choses-là étaient de la même race, tout pompeux et ennuyant. Sauf Shion, lui n'avait pas un balais dans le … Enfin, bref, lui je l'aimais bien. Tiens, je devrais d'ailleurs lui rendre son chapelet à la con le rosaire truche mule moule. Syphon, Saucisson, un truc qui se termine en « on » … du con, non : Scipion !

Bon sang, pourquoi on me refilait tout le temps tout un tas de merde ? Où je l'avais foutu celui-là d'ailleurs ? Ah oui, là, je l'avais attaché plus par coquetterie que pour autre chose, autour de mon poignet.

« Jack ? » soufflais-je en voyant sa mine effarée. « Papa ? Qu'est-ce qui se passe ? »

Je finis par suivre son regard et ce que je vis me fit m'immobiliser comme une statut de marbre. Cette silhouette penchée vers nous, le regard perdu et opalescent … Ces traits que ma sœur et moi n'avions jamais eu l'occasion de contempler mais que je devinais être ceux de ma défunte mère … Elizabeth.

« Maman ! » je me tournais vers les alentours, tentant de le voir, ce chien. « Espèce de fils de pute ! Viens un peu par ici au lieu de trembler comme une pucelle, allez, viens, viens te battre contre moi ! Bâtard ! »

Pour toute provocation mon cosmos explosa tout autour de moi, faisant s'envoler ma chevelure qui peu à peu, prenait une teinte blanche, comme celle de ma mère, perchée tout là-haut, si proche et si lointaine en même temps. J'avais si mal au cœur … Tellement mal là au creux de ma poitrine qu'inconsciemment, je levais le rosaire droit devant moi, libérant une énergie antique, séculaire qui faisait murmurer les âmes qui dansaient autour de nous.






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MessageSujet: Re: [15 Août 1755] Tortuga nous voilà ! (Mary)   Sam 2 Mai - 17:48

En offensant la Mort, on insulte un Dieu peu connu pour sa Sagesse.

15 Août 1755.

Ma rose blanche, le coeur de mon existence. Pour une fois, je parlais en mon nom dans ces écrits d'un autre âge. Perchée sur ce pilier de bois, l'ombre de ma femme était réapparue sous mes yeux. Des souvenirs remontaient en moi comme un remugle nauséabond et en même temps si agréable. Je ne savais pas quoi faire et quoi dire quand un cosmos explosa à côté de moi dans une rage qui aurait dû être la mienne... Lentement, ma tête se retournait vers la source de tout cela, comme si mon propre corps me montrait quelque chose que je voulais refuser et je voyais là une petite fille à la belle chevelure rouge. Quel âge avait-elle ? Ah oui, même pas dix ans mais un feu ardent en elle qui en rabattait à plusieurs des jeunes gens de son âge... Soudain, ce mirage se brisait en moi pour ne voir que Satine, NON !, Mary Red ivre de rage de voir la personne qu'elle n'avait pas connu elle même dans une situation si humiliante... Je me libérais enfin pour reprendre possession de moi, mes doigts bougèrent lentement avec un sourire sadique que j'adorais montrer à mes ennemis avant le coup final !

- Mary. Tu as eut le tort d'hériter de moi plus que je ne le pensais, cette rage, cette force d'esprit qui conduisait à obéir à soit même pour la gloire de Poséidon. Oui, on se ressemble mais je ne peux te laisser mourir ici, je ne veux pas te perdre...

Ma main se levait pour l'assommer et l'envoyer dans un sommeil réparateur pour quelques heures. Barbossa l'avait vu mais comprenant le geste ne disait rien, l'intention y était tellement palpable à cet instant. Quand... Jack s'arrêtait ! Sa main retombait sur son flanc alors que sa tête se retournait dans une autre direction. Ah bah tiens ! Il était enfin de retour de mission celui là. Enfermant un peu de vent dans une orbe d'eau, il la projetait vers le sud de façon énigmatique... Depuis qu'ils étaient arrivés, ils avaient appris que Tortuga avait été le témoin d'une attaque de navires. On avait appris qu'ils étaient Espagnols jusqu'à qu'on se rendisse compte qu'il s'agissait de pirates à la solde du grand Morgan en personne, un pirate de renom. Sachant usé de cosmos, il nous avait attaqué mais cela s'était fini à coups de boulets avec une Mary impétueuse ! Mais là, sur le mât, il fallait noter que la propre femme de Jack - et Mère de Mary et d'Ann - avait été rappelé par la Nécromancie pour être torturer par un nouvel ennemi. Celui qui était derrière Morgan en fait, Teach, l'infâme Barbe Noire !

- Mary ! Finalement, changement de programme ! Je voulais t'éviter de voir ça mais t'as vu pire, donc bon, révolus nos anciennes révérences, on va se montrer aussi déloyal que ce connard !

- Voilà ! Je réunis une belle famille et on m'en veut ! Ou va le Monde ?
Ricanait une voix à la proue du Navire. Un chant en sortit alors à la stupeur des présents, décidément, Teach n'avait pas perdu de ses entrées en matière !


Naissant dans le sang du capitaine Morgan, un homme apparaissait avec un sourire ravageur. Les cadavres claquaient des dents pour créer une sorte de musique horrible qui permettait au chant d'en être étrangement festif ! Il s'adressait manifestement à Mary et chacun des gestes de ses mains étaient là pour laisser croire à des caresses aussi impures que dégueulasses. Soudain, les cadavres des pirates de Morgan commençaient à se relever et Jack en frappait un à proximité en restant concentré sur le chanteur d'opérette. Non mais il s'y croyait et ce qui énervait le Grand Prêtre, c'était son plan d'amour à deux balles proposé à Mary ! Manifestement, il avait pas changé ! Se dandinant, les pirates reculaient effrayés par l'aura démentielle qui s'échappait de lui, il était le pire cauchemar des "bons" pirates depuis des lustres, il méritait bien son surnom de connard donné par Mary !

Tout en continuant à chanter, Jack et Mary sentaient qu'il fallait rester sur ses gardes. Teach fit quelques pas de danses alors en parlant directement à Mary. Un pas après l'autre, dans sa folie, il commençait à confondre les noms mais il s'en foutait ! Ronan... Celsius là sur le coup mais on s'en foutait. Mais l'horreur, autrement que musicale, était de voir l'âme de la charmante Elizabeth criée pour devenir un Totem. Elle explosait alors pour former une armure diaphane autour de Barbe Noire, le visage de la femme de Jack sur son propre torse pour que personne n'oubliasse qui était la "protectrice" de l'ennemi des O'Bannon. Fier de son coup, il faisait des signes ostentatoires à Mary en terminant sa chanson tout à sa gloire. Serrant les dents, Jack savait qu'il faudrait éviter toute attaque physique, il ne fallait pas la toucher... Tout cela devenait dur pour lui mais aussi pour sa fille, en plus de tomber sur le taré de service dans la petite communauté des Pirates ! Barbossa ordonnait aux siens de foncer sur les cadavres ambulants pour s'en débarrasser, un combat homérique s'était offert à Jack et Mary avec une chanson. Pourquoi pas...

C'était à ce moment là que...

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MessageSujet: Re: [15 Août 1755] Tortuga nous voilà ! (Mary)   Dim 3 Mai - 19:05

Arrow Une chambre paumée à Tortuga

Rappelle moi pourquoi tu es venu te perdre à Tortuga alors que tu as la chance de vivre une vie d'aventure? Ce monde que tu appelles Atlantis, tous ces guerriers aux pouvoirs plus puissants qu'étranges, ces merveilles à découvrir et à explorer chaque jour. J'avoue que je ne comprends pas trop...

Nu comme un ver, debout devant la fenêtre de la chambre de cette petite auberge dans laquelle il avait passé la nuit, Tristan soupira, levant les yeux au ciel. Fallait-il vraiment qu'il réexplique une nouvelle fois qu'il avait le droit de souffler comme tout le monde? D'être un peu tranquille quoi.

Ce qui te semble être une vie somptueuse et trépidante devient rapidement un fardeau quand tu dois obéir toutes les trois secondes à tel ou tel petit vieux qui te demande d'aller à droite et à gauche pour combattre machin ou analyser le potentiel d'un pouilleux qui ne survivrait pas plus de 3 minutes face au premier bandit venu. Enferme une bête sauvage dans une cage et elle finira soit par s'enfuir, soit par te sauter à la gorge pour t'arracher ce qui fait tenir ta tête au reste du corps. J'ai choisi la première solution, un peu plus diplomatique. Libre comme le vent...

Tout en parlant, Tristan s'était approché du lit où était allongée la jeune espagnole, et d'un geste lent de sa main, venait de dévoiler sa poitrine aux proportions parfaites avant de lui susurrer à l'oreille

Pour le moment, ce sont d'autres aventures qui m'attirent Esperanza, et je dois dire que je les trouve tout aussi excitantes. Je te montrerai l'autre univers lorsque l'opportunité se présentera...

Alors que la jeune femme venait de laisser entendre un léger gloussement amusé, Tristan avait laissé glisser ses mains le long de son corps, déposant ses lèvres sur cette poitrine qui l'appelait si ardemment. Pourtant, alors que les deux amants s'apprêtaient à se lancer dans de nouvelles réjouissances, plusieurs bruits sourds, vraisemblablement des canons de navires et explosions, se firent entendre dans le lointain des flots. Un sourire entendu sur le visage, Tristan releva la tête pour plonger son regard dans celui d'Esperanza

On dirait que tes amis ont trouvé de nouvelles cibles à victimiser. Tu voulais de l'aventure? Allons voir ce qu'il se passe là bas et nous trouverons surement un coin pour y poursuivre ce que nous avons commencé. Les combats, le sang. Je trouve ça tellement excitant...

Tous deux boostés par cette perspective excitante, ils s'étaient rapidement habillés pour se diriger vers les quais. Habitué des combats, le jeune homme n'éprouvait aucune crainte à l'idée de se diriger au cœur de ces combats. Et peut-être encouragée par la confiance que l'homme éprouvait pour ses capacités, la jeune espagnole ne semblait elle-aussi éprouver la moindre crainte. Une étrange brume embaumait maintenant le port et Tristan ne parvint à cacher un léger sourire carnassier en ressentant le caractère peu naturel de celle-ci. Une sortie encore plus excitante que prévu.

Repérant une petite embarcation amarrée au port, Tristan y avait rapidement conduit la jeune femme. Une fois tous deux confortablement installés, il avait ordonné à Lips de se lever, permettant à leur embarcation de s'élever dans les airs afin de les conduire en direction du conflit, perdu au milieu de cet océan à l'apparence bien vide. En chemin, au coeur de la brume, les deux amants volants avaient bien croisé une autre embarcation, deux hommes à son bord, totalement effarés par le spectacle qu'ils avaient sous leurs yeux, et la jeune femme n'avait pu s'empêcher de lui demander si cela ne le dérangeait pas de dévoiler tous ses pouvoirs aux premiers venus.

Ne t'inquiète pas, je possède de nombreux pouvoirs. L'un d'eux me permet de jouer sur la mémoire. Dans peu de temps, ils auront totalement oublié nous avoir croisés. Et personne n'en saura jamais rien.

La jeune femme ignorait alors qu'une rafale de vents venait de frapper le frêle bateau des deux hommes, les projetant à l'eau pour y recevoir leur jugement ultime. Mémoire effacée, définitivement. Le bateau continua ainsi sa lente progression, le bruit des explosions se rapprochant dangereusement. De part et d'autre, des voix, des ordres se faisaient entendre, chacun tentant de naviguer au cœur de cette purée de poix sans se heurter par mégarde à un autre navire. Et puis soudain, au milieu de ces voix... Putain, fils de pute, bâtard... Cette voix, il aurait pu la reconnaître entre mille. Tant de féminité, tant de raffinement! Cela ne pouvait être qu'elle. Le bateau s'éleva encore de quelques mètres, se rapprochant des voix qui devenaient de plus en plus nettes à ses oreilles. Et même s'il ne pouvait voir ceux qui discutaient en ce moment sur le pont, à quelques mètres de là, Tristan n'avait maintenant plus aucun doute quant à leur identité. Prenant la parole au coeur de ce brouillard, le Général ne doutait pas qu'il serait lui-aussi bien vite reconnu.

Mais ne serait-ce pas de vieux amis que j'entends sur ce bateau? Comme c'est touchant de vous retrouver tous au beau milieu de mes vacances à Tortuga et j'ai presque des remords à venir interrompre de telles retrouvailles. Tant d'émotions, tant de beauté, si j'en avais le temps, je verserais une petite larme! Mais j'ai plutôt envie de verser un peu de sang pour le moment. Juste pour me mettre un peu en appétit avant de retourner à des affaires plus... excitantes. Merci Barbe Noire de me les avoir apportés.

Des rafales de vent se levèrent soudainement, écartant prestement l'étrange brume qui les dissimulait du reste de l'assemblée. Et, s'inclinant d'une révérence frôlant le ridicule, le Marina fit son apparition à quelques mètres de Barbe Noire, sa petite embarcation se posant sur le pont du Black Pearl, Esperanza toujours à ses côtés. Son sourire carnassier sur le visage, Tristan fixa un instant Jack et Mary qui lui faisaient face, amusé par la surprise que tous deux devaient éprouver en cet instant. Mais connaissant le côté - je ne fais pas dans la dentelle - de la famille Deglingos, le Général laissa rapidement éclater un rire moqueur alors qu'une puissante bourrasque venait de faire basculer à la mer une partie des cadavres qui commençaient à faire mine de se relever. Reprenant la parole, il se dirigera avec la jeune espagnole aux côtés de ses compagnons d'armes, Euros prêt à intervenir si les pirates avaient perdu leur sens de l'humour.

Détendez-vous un peu les O'Bannon, arrêtez de tirer la tronche! Même s'il y a deux vieux sur ce navire, un des deux sent bien plus la mort que l'autre! Je peux difficilement me tromper d'alliés... J'étais justement dans les parages entrain de faire du recrutement. Vu que je ne trouve plus trop de recrues dignes d'intérêt en ce moment, j'ai décidé de tester les méthodes d'un autre Général pour trouver des alliés. Clin d'oeil à Mary Et je dois dire que j'aime beaucoup l'idée! Elle donne... certains résultats. Et vous, que faites-vous ici? Ann et le rabat-joie ne sont pas avec vous? Si vous avez besoin, je peux vous filer un petit coup de main...
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MessageSujet: Re: [15 Août 1755] Tortuga nous voilà ! (Mary)   Dim 3 Mai - 20:08

Barrez-vous







Je n'avais jamais vu Jack dans cet état. Il semblait sur le point de sombrer, tel un navire perdu dans le cœur de la tempête. Et je n'allais certainement pas rester là à contempler son naufrage ! Ébranlé par l'apparition de ma mère – sa femme – je ne pouvais que le comprendre, cette perte, je l'avais que trop souvent ressenti. L'avait-il vu mourir ? L'avait-il serré entre ses bras, ultime étreinte avant qu'elle ne pousse son dernier soupir ? Je me perdais à imaginer son malheur tandis que lui, finalement trop dévasté, était sur le point de m'éloigner de cette nouvelle source de douleur. Il ne le fit pas, arrêtant son geste au tout dernier moment. Je le regardais sans ciller, braquant mes yeux dans les siens, un regard si intense qui ne serait pas sans lui rappeler celui de notre Élisabeth. L'une de mes mains se posa contre son épaule dans un geste rassurant, tendre. Mais mes doigts se retirèrent bien vite quand cette pourriture de Teach nous fit l'honneur de nous montrer sa gueule.

Les bras croisés, l'air profondément ennuyé, j'eus même l'indélicatesse de bailler en le voyant s'extraire du sang de MorganE – la fée – et entamer un petit chant. Il se croyait où ? À un spectacle de rue ?!

Mais je devais bien avouer que c'était … prenant comme air. Et ses manières me faisaient sourire. Ô je ne me formalisais pas de sa grossièreté, de cette macabre mise en scène. Je faisais bien un peu pareil, et qu'il m'imite, ne devait être prit selon moi que comme un éloge. Je l'observais évoluer, tout drapé dans son narcissisme, effectuant quelques pas de danse d'une manière charmeuse. Je comprenait rapidement que celui-là était comme le serpent. Un charmeur dont on croquerait volontiers la pomme. Si il avait quelques centaines d'années de moins …

… la magie prit fin au moment où l'âme de ma mère se mua en … une armure ?! Redescendant tout à fait sur terre, je grognais à présent, prête à déverser un flot d'insultes mais me ravisait, voyant l'air qu'arborait Jack. Songeuse un instant, je vis l'armée de cadavres tenter de se relever, prête à être de toute façon contenue par mes hommes, par Barbossa qui avait été prompt à agir. Dans le feu de l'action, j'avais fait tournoyer mes lames recourbées avant de les faire disparaître. Je me refusais à les utiliser contre Teach. Ce salaud pouvait être fier de lui. Sur le point d'adopter une autre stratégie, j'eus la surprise d'entendre une voix – plus que familière – retentir désagréablement à mes oreilles.

Tristan ?! Eh bien, c'était la meilleure celle-là ! Qu'est-ce qu'il fichait là ? Et accompagnée d'une salope d'espagnole ! C'est du propre.

« T'as vraiment des goûts de merde, Tristan. » fis-je alors qu'il balayait la brume de ses Vents. Dit comme ça, ça pouvait porter à confusion. Et à rire. Mais je n'étais décidément pas d'humeur à rire, ni à répondre à la provocation de Tristan. L'ignorant même superbement tandis que Barbe-Noire se voyait être prit en tenaille. Ses hommes bousculés dans l'Océan. « Non merci, tu peux retourner d'où tu viens. »

C'était dur de me contenir, de ne pas éclater de colère. Je poussais alors subitement Jack, l'intimant à se reculer. Il comprendrait, j'osais l'espérer. « Reculez ! »

Ordonnais-je avant de m'emparer d'un petit couteau qui ne me quittait plus, entaillant assez profondément mes veines pour que le sang coule à flot. Je sentais la moiteur de ce liquide vermeil qui, goutte après goutte, se déversait sur le pont de mon navire. Souillé pour souillé … ça n'avait pas vraiment d'importance. L'air, chargé d'une note ferrailleuse, devint de plus en plus capiteuse, une douce et entêtante fragrance de rose flotta dans toutes les narines. Jusqu'à être lourde, viciée, empoisonnée. La charmante jeune dame aux côtés de Tristan tourna de l’œil pour s'effondrer. J'eus un sourire moqueur. Avant d'entamer mon propre chant. Plus sanglant, macabre et beau d'une certaine façon, que Teach. Pfeuh, l'amateur !

Chaque pas que je faisais, faisait naître des dizaines de roses écarlates dont les corolles s'ouvrirent rapidement, libérant toute leur dangerosité. Ceux qui connaissaient les techniques des Poissons sauraient rapidement de quoi il était question. Je levais alors la main, vif, si rapide, que je me surpris moi-moi à voir filer cet éclair blanc. Cette rose blanche qui alla directement se ficher au milieu de son front.

Là, langoureuse, je tournoyais autour de ma proie, le frôlant parfois sensuellement pour mieux lui échapper s'il tentait quoi que ce soit. Je le marquais chaque fois d'un peu de sang.

« Hm … à défaut de te toucher en plein cœur, salopard, j'attaquerais ton cerveau. Si tenté que tu en possèdes un … Jack, restes à distance, si tu as une idée en tête c'est le moment. Je le retiens … pour le moment … » Je jetais un coup d’œil à Tristan, toujours là, semblerait-il avec sa gueuse. « Je t'ai dis de te barrer, si tu ne veux pas qu'elle meurt. Et toi aussi, par la même occasion. »





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MessageSujet: Re: [15 Août 1755] Tortuga nous voilà ! (Mary)   Jeu 7 Mai - 19:10

Le réveil du Monstre

15 Août 1755.

Un genou à terre, comme interdit, Jack baissait la tête. Il se sentait vidé, anesthésié par tout ce qui se produisait sous ses yeux. Etait-ce l'effet du poison ? Peut-être. Il perdait peu à peu ses sens et c'était là un pouvoir bien lourd entre les mains de Mary. Ouais, ce parfum doux et suave enivrait les sens au point d'oublier même l'envie de vivre. Les sentiments s'éteignaient en lui comme la chute de pétales dans le vent... Son cosmos s'amenuisait lentement pour ne laisser qu'un corps sans vie apparente, quelque part en lui une voix l'appelait mais il ne voulait pas l'entendre. Non, il n'avait plus la volonté d'entendre ce qui l'entourait, perdu devant la perte de ce qu'il aimait le plus au Monde et sentant qu'il perdait peu à peu sa fille empoisonnée à cause du sang des Poissons. Ces roses rouges avaient un pouvoir redoutable dans la mesure où on ne sentait aucune douleur, seulement la sensation que la vie touchait à sa fin pour le meilleur des Mondes. Quelques années le ramenaient en arrière, triste film d'une vie d'errance...

29 ans auparavant, dans les faubourgs de Londres, un homme déambulait dans les rues comme un poivrot. Il avait vécu tellement de vies qu'il se moquait bien de celle-ci, qui oserait l'affronter de toute façon ? Le goulot de la bouteille de rhum à ses lèvres, il laissait le précieux nectar couler dans sa gorge. Il voulait simplement s'amuser avec les demoiselles du vieux port mais n'avait pas trouvé chaussure à son pied ce soir. Péniblement, son corps tentait de le ramener vers son auberge quand il se cassa la gueule lamentablement dans une flaque de boue et de vinasse. Des bruits le réveillèrent légèrement quand il vit une calèche s'arrêter près de ce corps sans esprit, deux lanternes éclairaient le chemin pour un beau cheval arabe. La porte cochère s'ouvrit alors. Comme l'apparition de la déesse Selene avec les reflets de la lune, il la vit devant lui. Une noble dame au regard doux et aimant descendait les quelques marches de son carrosse pour ordonner des choses qu'il ne comprenait pas. Son corps fut levé alors par des étrangers et conduit à l'intérieur. Il s'endormit sans dire un mot entre ses bras.

Qui était-elle ? Il ne le savait pas. Il ne comprit pas pourquoi une gente dame, une duchesse qui plus est, avait sauvé un pauvre poivrot dans la rue. Non, c'était inexplicable ! Puis, soudain, son visage lui revint en mémoire. Oui, il la connaissait. Elle avait bien changé avec le temps et avait gagné en beauté, une beauté qu'il ne pouvait pas juger tellement il en était subjugué. Il ne savait pas quoi faire mais c'était le début d'une belle histoire.... mais aussi le début de sa fin. Elle lui avait donné ses plus beaux mois de sa vie, deux beaux bébés mais, à cause de lui, il avait attiré l'attention des ennemis de Poséidon sur elle. Le destin était tragique en amour, depuis lors il avait admis que cela ne pouvait pas exister car cela conduisait aux pires tourments de l'âme. Il s'était perdu lui même pendant des années après cela et s'en était jamais remis. Là, un genou à terre sur le pont supérieur du Black Pearl, tout cela lui remontait à la surface avec une envie de meurtre.


Trois zombies sortirent brusquement des eaux pour tomber sur le Grand Prêtre, croisant les bras avant de les propulser latéralement, ce dernier s'entourait d'un tourbillon d'eau qui les renvoyait de là d'où ils venaient. Un manteau azuréen et iodé entourait peu à peu l'Irlandais dans une aura incandescente. Les planches du pont se craquelaient sous son poids et des échardes s'envolaient dans les airs, en même temps que sa cape virevoltait dans les airs. Soudain, des gouttes d'eau s'agrégèrent sur son front pour former un oeil fermé. Un tourbillon d'eau se matérialisait sur son côté droit quand la main de Jack en extirpa une lance dorée. Une écharpe rouge volait à la base même de la lance. Sur son manche, on pouvait aussi dénoter cinq runes anciennes qui luisaient légèrement. Des spirales d'eau volaient dans tous les sens à chaque mouvement de l'arme, les ennemis un peu trop proches étaient aspirés dans les vagues. Reprenant enfin ses esprits, sa tête se retournait vers le bellâtre à quelques mètres de lui.

- Bordel de merde ! Au lieu de coucher avec la première sa... Pardon mademoiselle, j'allais parler de vous mais quand même, pour coucher avec lui, faut bien être un peu... enfin bref ! Si tu veux te battre, aides moi contre ce qui arrive sous le bateau. Je crois que Barbe noire nous le ressort ! Mary, je te laisse Teach, tes pouvoirs seront ptet plus efficaces que les miens !

Alors qu'il terminait sa phrase, une explosion de flotte et de morceaux de bois traversait de part en part la poupe du Black Pearl. Voilà que le cadavre du Kraken avait repris du service, cette fois, il y allait en force et il fallait compter sur sept tentacules qui voulaient faire un repas des vivants encore présents sur le vaisseau de sa fille. Fermant sa gueule, il l'ouvrit brusquement pour déverser des dizaines de morts vivants dans leur gueule. Non seulement c'était bien dégueulasse mais en plus, la bave quoi ! Non mais merde ! On avait pas demandé la bave quoi ! Verte, gluante, moche et puante... Beurk... Volant dans les airs, une pluie de mort-vivants tombaient sur leurs tronches à grande vitesse. Tournoyant sa lance sacrée, des spirales d'eau en ressortaient pour donner plus de puissance à chaque impact. Les corps explosaient sous les coups mais bon, on arrêtait pas la pluie comme ça.

A la proue du navire, Teach regardait Mary avec un sourire malsain. Les roses s'étalaient sur le sol comme un tapis vermillon. Dans l'air, une brume de la même teinte se répandait pour atteindre toute forme de vie et l'endormir pour toujours. Sur la défensive, il bondit en arrière pour se mettre en garde. Mais les roses continuaient à avancer comme les femmes de White Chapel. Il perdit à ce moment là son sourire et se concentrait pour user de son premier atout. Sur sa poitrine, la bouche d'Elizabeth s'ouvrit pour aspirer le poison autour de lui. Son visage irradiait d'une violente douleur et on sentait poindre de l'armure de Barbe Noire un profond désespoir. Oui, il n'était pas dit que le seigneur noir des Pirates se feraient bouffer par quelques roses rouges. Enfin, il prit le manche de sa rapière sur le côté pour sortir une lame d'obsidienne, aussi noire que les plus profondes ténèbres des océans !

- Sale garce ! Tu as failli m'avoir avec tes putains de roses, ton paternel a même failli en crever mais je ne sais pas pourquoi.... Cette lance, il la sort d'ou celle là ?... Enfin bref, mouhahahahhaha, il est temps de te mettre au pas ma belle !

BACCHANAL SHADOWS !


A ces mots, des dizaines de femmes nées des ombres sortaient du sol pour foncer vers Satine. En effet, chacune d'entre elles était une âme d'une femme tombée sous les coups de cette rapière maléfique. Elles chantaient une élégie macabre qui allaient frappé directement l'esprit de la Sirène Maléfique, elles pouvaient déjà sentir les effets avec ses muscles qui se raidissaient. Enfin, elles attaquèrent en dévorant toute forme de vitalité dans les environs. Le vent semblait tombé, le bois pourrir, les voiles se rompre... La mort dansaient aux pas de ses dames venues des abysses !
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MessageSujet: Re: [15 Août 1755] Tortuga nous voilà ! (Mary)   Jeu 14 Mai - 17:01

Voilà pourquoi il avait décidé de prendre des vacances, de partir se prendre un peu de bon temps sur Tortuga, loin des Marinas, loin du Sanctuaire Sous-Marin. Aucun sens de l'humour! Quand il s'agissait de se payer la tronche des autres - même celle des autres Marinas - ils fonçaient tête la première mais dès qu'on leur demandait un peu d'autodérision, ils se mettaient à faire la tronche. Pas un sourire suite à son arrivée plutôt stylée, même pas une once de joie dans le regard de celle qui était devenue Générale grâce à lui. Que de l'ingratitude! Hormis la colère qui se dégageait clairement de Mary à l'instant présent, il ne parvenait pas à déceler grand chose. Peut-être une petite touche de jalousie vu la façon dont Mary parlait de la magnifique créature qui l'accompagnait sur leur bateau.

Quant à Jack, force était de constater qu'il était bien fait du même bois que sa fille. Même sale caractère même si on pouvait sentir que les années passées avaient su l'adoucir en lui apportant une certaine sagesse. Mais bon, même le temps ne pouvait transformer un mulet à tendance lapin en pur sang digne de toute confiance. Dommage que Tristan n'ait jamais eu l'occasion de rencontrer la mère de Mary et Ann, épouse de Jack. Si les Dieux étaient justes et amoureux de l'équilibre, cette femme devait être un symbole de calme, de tempérance et de compréhension.

Toujours un plaisir de venir discuter avec vous! Si pour une fois, vous vous intéressiez à la qualité plutôt qu'à la quantité, vous constateriez bien rapidement toutes les qualités d'Esperan...

Mais avant qu'il ne puisse terminer sa phrase, Mary venait d'entrer en action, déployant rapidement une vague rougeâtre dont il valait mieux se méfier. Alors que les vapeurs empoisonnées s'approchaient dangereusement de l'Hippocampe, un vieil homme fantomatique fit son apparition devant le Général, invoquant un puissant tourbillon pour le protéger du poison qui le menaçait. Se félicitant d'avoir prévenu Euros qu'il devrait probablement bientôt intervenir, Tristan tourna la tête en direction de celle qui l'accompagnait, ayant tout juste le temps de la voir s'effondrer sur le sol, Euros n'ayant pour ordre que de le protéger lui.

Putain Mary, tu pourrais toucher à tes fesses! T'imagines pas combien de temps il m'a fallu pour en trouver une qui soit si belle, n'ouvre pas sa bouche sans raisons et ne soit pas poilue... Tu crois que ça grouille de canons sur cette île? Ouai mais pas de genre là! Tout ça pour qu'on soit à égalité. Une Esperanza de chaque côté. Ca veut dire que la balle est dans mon camp ma belle. Mais pour le moment...

Comme pour l'empêcher de discuter tranquillement avec ses deux compagnons d'armes, un gros Kraken à moitié crevé venait de faire son apparition pour vomir des cadavres juste à côté d'eux.

Et dire que j'ai quitté ma chambre pour ça... C'est qui le boulet qui porte l'Ecaille du Kraken? Il pourrait pas ranger ses jouets et les garder près de son pilier? On a pas que ça à foutre ici. Bon Jack, je t'aide à virer le dégueu et après tu me racontes ce que vous faites ici? Et pourquoi ta fille est toute énervée et pond des roses partout?

Levant une main vers le ciel tout en déployant une grande quantité de Cosmos, un nouvel homme spectral fit son apparition dans le ciel, juste au dessus de la tête du Kraken à moitié mort. Tenant une sorte de vase dans ses mains, il commença à déverser son contenu sur la tête du monstre, une pluie de cendres et braises incandescentes venant apporter un peu de chaleur... et beaucoup de brûlures à celui qui essayait de leur baver dessus.

Tiens, ça devrait te faire fermer un peu ta gueule, y a suffisamment de trucs immondes dans le coin, crois moi. Merci pour le coup de main Sciron. Zephir, tu peux ralentir plusieurs des autres folles, personne d'autre que moi n'a le droit d'emmerder la belle excitée.

Terminant sa phrase, un jeune homme fit son apparition, portant un large manteau. Tournoyant sur lui même, plusieurs roses rouges s'envolèrent du sol pour atterrir dans la bouche de plusieurs femmes Spectrales, les vents de Zéphir s'aidant des fleurs pour troubler l'étrange chant qui menaçait la Sirène Maléfique

T'inquiètes pas pour moi ni pour les remerciements, on verra ça plus tard ma belle. Jack, t'as pas envie de couper quelques tentacules avec ta lance? Pas vraiment envie que l'autre affreux me dégueulasse encore une fois.
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Satine


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MessageSujet: Re: [15 Août 1755] Tortuga nous voilà ! (Mary)   Sam 23 Mai - 13:46

Je vais te détruire






Voir l'expression du visage de ma mère se crisper de douleur en aspirant la dangereuse fragrance de mes roses eut de quoi me faire sortir tout à fait de mes gongs. Laissant éclater mon cosmos, je fis se propulser quelques roses vers ces dames sombres qui fauchaient toutes formes de vies, jusqu'à celles pourtant éteintes de mes hommes ! L'aide de Tristan bien que salutaire, ne suffirent pas à lui nuire complètement. Tant pis, j'allais devoir sortir le grand jeu ! Alors que les deux autres s'affairaient ailleurs pour s'occuper d'un gros morceau bien dégueulasse, moi, je me concentrais sur Teach à qui je gratifiais d'un « connard » de circonstance avant de faire apparaître mes lames recourbées dont les lames brillaient d'une drôle d'énergie vermeille. Les mots de l'Hippocampe eurent finalement raison de ma colère qui fut succédé par un sourire carnassier.

« T'es pire qu'une gonzesse, arrêtes un peu de parler et occupes toi d'aider papy ! » D'un geste ample je fauchais l'une des apparitions du Pirate à la sombre rapière pour la débarrasser de sa tête. « Cette lance ? On va te la carrer bien profond dans l'cul. »

Je désignais la rose blanche toujours fichée dans ses chairs. Mais avant qu'il ne puisse faire quoi que ce soit de plus pour contrecarrer mes pas de danses, je m'élançais, criant un son si strident que seules ces dames furent affectées, me laissant le champ libre pour me porter au contact de l'autre abruti. Prête à lui porter un coup, j'eus la désagréable surprise de sentir mes muscles se raidirent d'un seul coup. Poussant un cri rageur, je passais outre cette insidieuse douleur pour le frapper quand même en plein visage. Un mince filet de sang s'écoula de la commissure de mes lèvres.

Autour de nous, le champ des roses se fanait. Quelque chose était à l’œuvre, encore ! Et je suspectait que l'origine était … ce Kraken plus mort que vif qui s'agitait dans tous les sens pour pourfendre mon navire et mon équipage.

« Qu'est-ce que tu nous veux, enfoiré ? » Proche de Teach, je dardais mes prunelles dans les siennes dans l'espoir d'y sonder autre chose qu'une confiance aveugle et un … certain égocentrisme assez irritant ! « Libères ma mère ! »

Des mains de femmes m'agrippèrent alors subitement pour me tirer en arrière. Le souffle court, je voulus donner une bonne correction à ces garces mais j'en fus hélas incapable. Il m'était impossible de bouger ! L'expression de mon visage se mua en méprit pour cet homme. Ce prétendu pirate. Barbe-Noire.

« Qu'est-ce que tu m'as fais ! »

J'étais dans une bien mauvaise posture ! Il lui devait se délecter de son petit tour de passe passe. Seulement … on ne se débarrassait pas aussi facilement de moi ! La rose blanche s'abreuvait depuis tout ce temps, comment ferait-il pour s'en défaire ? C'était la technique des Poissons la plus perverse qui soit ! Sur le point d'être submergée par ces créatures un chant dans le lointain les arrêta. D'un seul coup mes sœurs se ruèrent sur le pont, faisant des bonds prodigieux pour déchiqueter ces êtres abyssales, contrer leurs chants des leurs. J'en profitais pour me redresser, les accompagnant de ma voix. Pas après pas, je me dirigeais vers Teach, les yeux pleins d'une détermination sans faille.

« C'est ici que tu vas mourir. » lançais-je en faisant appel à la puissance de mon écaille. « Je suis la Sirène Maléfique, toi tu n'es rien de plus qu'un Bouffon s'amusant sur MES terres. »

Lâchant mes lames contre le sol, je portais une flûte traversière d'une belle facture à ma bouche, soufflant une mélodie lancinante et hypnotique. Je le détruirais de l'intérieur, je le briserais, j'imposerais ma voix dans son esprit jusqu'à ce qu'il éclate ! Une lueur de folie meurtrière para mes prunelles de jades.

La Sirène était de retour.





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MessageSujet: Re: [15 Août 1755] Tortuga nous voilà ! (Mary)   Sam 23 Mai - 20:47

Le Kraken de chaire morte

15 Août 1755.

Papy, papy, papy.... Non mais sérieux, ils étaient arrogants les jeunots ! Toutefois, Jack n'avait pas le temps de râler qu'une tentacule tentait de le frapper et, à sa grande surprise, elle se retirait sous une pluie de cendres enflammées. Faisant un bref instant la danse des Cygnes pour pas être rôti à son tour, le Grand Prêtre se retournait vers Tristan qui semblait se marrer de la situation. La pluie de mort-vivants continuait de tomber du ciel, dans une série de coups de lance, il les envoyait bien loin de lui ! Dans un dernier geste, comme dans une partie de jeu de paume, il renvoyait deux cadavres ambulants vers Tristan. La bave les accompagnant évidemment. D'un coin de l'oeil, il vit des tourbillons d'air se former pour renvoyer des roses rouges vers les femmes d'ombre que Teach avait invoqué. Mais ce combat n'était pas le sien pour l'heure, sa concentration était toute entière contre la Pieuvre géante devant lui.

Frappant d'un coup d'estoc un zombie qui arrivait devant lui, il créait en même temps une vague d'eau qui déferlait sur le pont en faisant le nettoyage comme il fallait. Soudain, il vit le Général de l'Hippocampe à ses côtés en train de lui proposer son aide, habituellement il l'aurait envoyé paître mais Barbe Noire était un adversaire suffisamment puissant pour que le cas du Kraken soit réglé immédiatement.

- Ouais, il reste encore quelques tentacules, j'en compte six je crois, mais le problème c'est que nos coups ne semblent pas l'affecter.

Il ne croyait pas si bien dire. En effet, par atavisme, la créature avait reculé en voyant le feu mais elle s'était rendue compte que la chaire morte dont elle se parait désormais ne lui infligeait aucune douleur. Ses deux yeux globuleux se concentrèrent alors sur le méchant Cheval des Mers pour envoyer une de ses tentacules dans sa gueule. Dans la violence du choc, des planches et des cordages volaient dans tous les sens et si le Black Pearl n'avait pas eut une résistance cosmique, on n'entendrait plus parler de lui sur le coup. Il tenait bon mais est ce que le Général nouvellement arrivé ferait de même ? Jack n'en doutait pas mais leur adversaire n'était pas du genre à s'arrêter à si peu. Soudain, toutes les ventouses des tentacules s'ouvrirent pour libérer des jets d'acide brûlant tout sur leurs passages.

- Putain ! Mais Barbe Noire nous l'a renforcé de nouvelles techniques ou quoi ? D'un geste de sa lance, il la fit tournoyé pour former une bouclier d'eau devant lui afin de renvoyer les jets d'acide contre le Kraken. Dans un cri strident de la Bête, était-ce de la douleur ou de la déception ? dure à dire, une des tentacules explosait grâce à son propre acide. Puis, dans un sourire, un laps de temps très court quand même, le Grand Prêtre répondait enfin à Tristan. Ouais, elle en ponds à ce que je vois, nouveauté certainement... Enfin temps qu'elle me ponds pas de la merde, ca me va ! T'imagines l'attaque : Par la Merde Royale Démoniaque... Ca le ferait pas des masses ! Terminait le vieux dans un éclat de rire qui se figeait brusquement.

Ni une ni deux, voilà que leur ennemi leur envoyait une nouvelle bordée de zombies mais cette fois.... Cela avait la taille de poissons pourries, requins, gros crabes, serpents de mer... Tout y était... Un vrai zoo maudit en somme ! Jack maugréait et était bien content d'avoir Tristan à ses côtés à ce moment là. Surtout que les choses semblaient s'accélérer à la proue du navire. Par là bas, des roses volaient avec le vent, des ombres féminines affrontaient de plein fouet des sirènes venues de la profondeur des Océans. Les déchirements d'énergie étaient grandioses et aucun des deux hommes derrière n'auraient voulu être sur le chemin de Mary à ce moment là.

Une rose blanche plantée sur son front, se maculant lentement du sang de sa proie, ouais, Teach sentait sa vie s'étioler à une vitesse qu'il avait mal calculé. Mais, la fourberie de l'homme était telle qu'il frappa le visage de son plastron, visage de la douce Elizabeth pour en retirer de l'énergie vitale. Il tenait grâce à cela et un sourire sardonique aux lèvres, deux sabres noires apparaissaient à leur tour dans chacune de ses mains. Il fonçait alors vers la Sirène dans un cri de rage ! La rose blanche prenait encore un peu de sang, fatalement, inexorablement.

- Putain d'O'Bannon ! Cette technique, ces roses.... Cela vient des Chevaliers des Poissons... Je comprends pas comment tu as volé ce savoir mais tu m'as surpris... Mais je te conseille de détruire ta putain de rose blanche ! Car j'ai lié ma vie à l'âme de ta Mère, si je crève, elle crève et ira dans l'une des prisons des Enfers avec moi... Mouhahahahahaha...

Alors qu'il fonçait vers elle pour un combat à l'ancienne, il fut surpris ! Ouais, bon, on pouvait pas tout calculer ! Elle venait de prendre sa satanée flûte et un cri rauque et nasillard se répandait dans l'air. Oh bordel de merde que ca faisait mal ! Les orbites de ses yeux injectés de sang, il sentait ses forces l'abandonner, l'envie de se battre semblait se fracasser sur des récifs qu'il ne comprenait pas. Les sirènes dévoraient goulûment les ombres noires autour de lui et leurs chants de victoire se rajoutaient aux sons de la flûte pour son plus grand déplaisir. Avançant comme un pantin vers sa Maîtresse, un sourire sardonique réapparaissait quand il arrivait à un ou deux mètres de la belle ! Son sabre fendait l'air pour la frapper, et dans le geste, une encre noire et destructrice se répandait pour la brûler en entier !

- Tu croyais que je connaissais pas cette technique ! Ton père me l'a foutu dans la gueule autrefois ! Mais, j'avoue que tu la maîtrises bien mieux que lui ! Tu as plus de rage que lui dans ce combat ma belle.... On va voir si mon encore maudite née des abysses va pas te bouffer !

Une par une, les pétales de la Rose sanguinaire se gorgeait du miel de leur proie, comme les abeilles des fleurs. Teach ne pouvait pas toucher la fleur ! Soudain, à sa grande surprise, le visage d'Elizabeth s'entourait d'un cosmos azuréen et d'une grande douceur. Elle venait de reprendre sa liberté grâce à sa fille, mais seulement psychiquement, son âme était encore une armure protégeant le Démon. Ses lèvres spectrales s'ouvrirent alors pour laisser échapper une musique venue du fond des âges, un art ancien permettant de stopper tout combat. Une voix entrait alors doucement dans la tête de la Sirène Maléfique !

- Satine. Tu es devenue une belle femme, laisses moi t'apprendre le chant des eaux, celui qui protège le coeur des Sirènes des paroles mielleuses des Hommes. Ce sera mon héritage !

Frappant le visage, Teach absorbait encore une partie de l'âme de la femme de Jack. Trois pétales blanches étaient encore immaculées sur son front, quelques longues secondes de vie...
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MessageSujet: Re: [15 Août 1755] Tortuga nous voilà ! (Mary)   Dim 31 Mai - 17:32

Et dire que quelques heures plus tôt, il prenait tranquillement du plaisir à Tortuga avec la belle Esperanza. Quelques heures plus tôt, il profitait de la perfection du corps de la jeune espagnole au sein de cette petite auberge bien tranquille. Et en quelques minutes d'une excursion supposée romantique et excitante, il se retrouvait sur le Black Pearl à combattre des zombies et autres Kraken en décomposition et plein de bave. Sans oublier les autres cinglées chantantes qui tournoyaient autour de Mary comme les hommes habituellement. Au moins, cette dernière semblait avoir relâché un peu la pression pour reprendre ce sourire carnassier qui lui allait si bien, lui balançant au passage une petite pique jugée amicale

Et moi qui pensais que c'était justement mes belles paroles qui t'avaient séduite à l'époque... Je surveille le vieux avant qu'il ne finisse plein de bave! Pensons aux Prêtresses...


En entendant les paroles de Jack, Tristan leva les yeux pour constater bien rapidement que le Kraken ne laissait apparaître aucune blessure - autres que son côté chaire en décomposition - et aucune faiblesse suite à leurs différentes attaques. A croire que Mary avait bel et bien raison et qu'il passait trop de temps à parler et pas assez à se battre. Il allait falloir vite se ressaisir pour démontrer à ses deux compagnons qu'il demeurait Général de Poséidon. Occupé à dégager les cadavres que Jack s'amusait à envoyer dans sa direction, Tristan n'avait pas remarqué que le monstre n'avait pas du tout apprécié son attaque et le prouvait sur le champ en envoyant s'écraser un de ses tentacules en plein sur le crâne de l'Hippocampe, une partie du ponton explosant sous le coup de l'impact détonnant.

Des planches et des cordages volèrent dans tous les sens tandis qu'à quelques mètres de là, Mary avait décidé de sortir le grand jeu face à leur adversaire. Teach? Vraiment un nom merde, on aurait dit qu'ils affrontaient un personnage de conte pour enfants. Du genre de ce petit monstre qui se baladait avec une enfant nommée Lilo. Quoi qu'il en soit, des dizaines de sirènes sorties de nulle part venaient de se jeter sur les suivantes de Barbe Noire tandis que la Sirène Maléfique entamait maintenant sa mélodie mortelle.

De l'autre côté, un vent s'était à nouveau levé, la silhouette d'un vieil homme soulevant un bouclier semblant avoir protégé le Général du tentacule qui menaçait de l'écraser. Mais alors que Tristan s'apprêtait à remercier Cécias pour l'aide inestimable qu'il venait de lui apporter, les ventouses du tentacule s'ouvrirent pour projeter de l'acide. Une attaque surprise dont l'Hippocampe aurait probablement eu du mal à se défaire si Jack n'était pas intervenu pour dégager l'acide à l'aide d'un bouclier d'eau et le renvoyer vers son possesseur, faisant au passage éclater le tentacule un peu trop menaçant.

Comme quoi, ça prouve qu'il faut toujours être sympa avec les vieux, ils finissent par vous le rendre! A charge de revanche, crois moi. Mais je dois d'abord égaliser.

Jetant un regard en direction du combat de Mary, Tristan prit quelques secondes pour juger de l'évolution de l'affrontement. Fidèle à ses souvenirs, Mary semblait avoir pris le contrôle de son adversaire, s'apprêtant à mettre fin au combat. Mais lorsque Tristan s'aperçut avec surprise que Barbe Noire s'était libéré de son emprise pour la frapper, il déclencha une puissante rafale de vent dans sa direction pour déséquilibrer son geste, une étrange encre noire s'écrasant sur le sol. C'est Mary qui allait gueuler. Ce court intermède terminé, Tristan saisit la lame accrochée à sa taille et se tourna à nouveau vers celui qui avait tenté de l'écraser comme un vulgaire moucheron. Alors qu'un tourbillon de vent semblait soudainement entourer sa lame, l'Hippocampe bondit en direction d'un des tentacules avant de retomber, comme porté par les vents, de l'autre côté du bateau. L'instant après son atterrissage, le tentacule, tranché avec perfection, se détachait du Kraken dans un hurlement de colère avant de disparaitre sous les flots.

Et voilà, un jeu d'enfant. A ton tour Jack, si tu n'es pas déjà épuisé bien entendu! Sinon je peux m'en occuper...
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MessageSujet: Re: [15 Août 1755] Tortuga nous voilà ! (Mary)   Dim 31 Mai - 18:21

Je t'aime maman






Je lui riais au nez. « T'en fais pas, tu vas crever. Et s'il le faut j'irai chercher ma mère aux Enfers, je l'ai déjà fait une fois. Au nez et à la barbe d'Hadès, alors ? On fait moins le malin hein ? »

Voir ma mère en souffrance faisait vibrer tout mon corps, me faisant faire la regrettable erreur de sous-estimer un adversaire que je considérais pourtant vaincu. Sans l'intervention – la seconde – salvatrice du Gardien des Vents, je ne donnais pas cher de ma peau. Brièvement je levais un pouce reconnaissant vers le Général avant de reprendre ma danse mortelle.

« Détrompes-toi Tristan, ton joli p'tit cul y était pour quelque chose ! Et ouais, prends soin du vioc, tu veux ? Sinon je serai obligée de remettre ma robe de Prêtresse et crois-moi que ça me ferait chier ! »

Soudain j'arrêtais mes gestes, surprise de voir s'élever une douce aura étrangement familière à mes sens. Quand la voix de ma mère résonna, mon cœur lui, se prit à chanter à l'unisson. Ce chant, il me semblait le connaître depuis toujours, l'avais-je malgré moi fredonné lors de mon enfance ? Mon Héritage, je le transmettrais aussi à ma sœur. Ann, ma chère Ann qui n'aurait pas le plaisir de connaître ma mère. Au moins, je me consolais en me disant qu'elle n'aurait pas à subir cette douloureuse épreuve que de la voir mourir. Ou plutôt partir. Seulement voilà, j'y étais résolue, comme j'étais résolue à la délivrer de ses supplices. Teach allait payer, il allait mourir dévoré par mon poison.

J'entamais cette ballade issue des temps anciens. Une musique sombre mais libératrice, qui chassait les ombres dans tous les cœurs. Une très vieille magie était à l’œuvre, et si je ne savais pas quel effet cela aurait sur mon adversaire, cela ne faisait plus aucuns doutes qu'il allait périr de ma main. Car j'approchais désormais de lui, dans une lenteur calculée, les yeux pleins de haine rivés dans les siens, injectés de sang. J'apportais la Mort, j'en étais la Voix, la Sirène Maléfique. Mon chant monta crescendo pour dominer cet homme, le faire tomber à genoux. La rose finissait de s'abreuver de son sang, moi, je plaçais mes lames recourbées de chaque côté de son cou qu'il m'offrait.

Une dernière lueur sauvage gravita dans mes prunelles et, sans lui accorder le droit à des dernières prières, je le décapitai. Le sang se libéra en un flot torrentiel, sans discontinuation. Pendant quelques secondes je regardais ce corps sans vie secoué par des spasmes. Faisant fi de la mare de sang qui s'étalait sous mes pas, j'y trempais les genoux pour aller caresser du bout des doigts, le plastron où était gravé le visage d’Élisabeth.

« Te voilà libre maman, comme je t'envie. Mais bientôt je te rejoindrais. Fais-moi une petite place auprès de toi quand le moment sera venu, d'accord ? » Je lui souriais. « J'aurais tant voulu te connaître, te présenter mes enfants, te parler de mes emmerdes sentimentales. » J'en riais. « Je t'aime maman. »

Je me penchais pour embrasser son front si froid, si lisse, puis, sereinement je me redressais pour contempler le combat mené par mon père et Tristan. Un léger vent soufflait pour emporter mes cheveux rouges. J'entendais de moins en moins la clameur de cette bataille pour me focaliser uniquement sur celui de mes sœurs. Elles faisaient elles aussi leurs adieux.

Une noble dame venait d'être délivrée de ses tourments.

« Bon, vous vous en sortez où il faut que je termine le travail ?! »





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MessageSujet: Re: [15 Août 1755] Tortuga nous voilà ! (Mary)   Dim 7 Juin - 13:40

Abordage impromptu

15 Août 1755.

- Mes rides t'emmerdent ! Répondit Jack laconiquement.

De méchante humeur, Jack entendit de loin Tristan se moquer de son âge. Angoissé par sa femme, sa fille et tous les tracas que cela enclenchait, il laissait passer une pointe de sarcasme sans s'en rendre compte. Derrière lui, les choses étaient dites. Elizabeth était enfin libérée de ses tourments et repartait à jamais dans le grand cycle de la mort et de la vie. Teach était mort et rejoignait le silence de l'Histoire. Cependant, le Kraken était encore là, à envoyer des tentacules dans la gueule des deux hommes face à lui. Jack darda sa lance et bondissait entre les yeux globuleux de la bête. Pointant sa lance, il transperçait le crâne mort et voilà qu'elle se mit à bouger dans tous les sens pour se défendre, inutile de dire que le mal de crâne n'était pas loin.

Tournant dans les airs comme un ballon attaché à un arbre, Jack tenait d'une seule main et c'était de moins en moins facile. Il ne contrôlait pas encore la lance de Polyphème et ses facultés magiques. Du reste, il sentait une présence en lui, cela voulait s'ouvrir mais rien ne permettait de dire quoi. Il le comprendrait plus tard quand même. Revenons à la pieuvre géante ! Elle balança ses tentacules contre Mary et Tristan et cracha de ses fluides acides sur leur gueule avec une férocité colérique. Jack n'avait rien à craindre mais soudain, volant dans les airs, sa lance venait de se décrocher et il vit une gueule béante se refermer sur lui. Tout était noir. Aucun son. Juste une odeur méphitique qui narguait ses narines. Concentrant son cosmos, il vit apparaître autour de lui une gangue de chaire rosée et pourrie, il était sur les restes d'un ancien navire de guerre espagnol. Coup de bol quand tu nous tiens. Le reste était un lac d'acide et de morts vivants qui attendaient le grand envol vers l'extérieur !

- Putain.... Suis pas dans la merde...

Jack observait autour de lui en se demandant comment sortir de cette merde. Au dessus de lui, une gangue de chaire morte permettait d'espérer une sortie de l'estomac. Protégé de son manteau d'énergie azuréenne, il attendait de sortir. Quand, soudain, des palpitations à sa poitrine le firent chanceler. Dans le néant de son cosmos, un géant apparaissait avec son oeil unique et réprobateur. L'Irlandais comprenait parfaitement la raison de sa venue, il n'avait pas appris à contrôler la lance sacrée et cela ne plaisait pas ! Mais les choses se compliquèrent quand son cosmos se figea et éclata comme du verre dans tous les sens. Sonné, il tombait sur le sol comme une masse morte. Seule la lance était restée debout et elle attendait manifestement quelque chose.

Sur le pont supérieur du Black Pearl, la bête déversait ses tentacules sur les deux jeunes gens un peu trop sûrs d'eux. Comme des fouets, cela claquait et déchirait le pont comme une feuille de papier, des dizaines de morts vivants volaient dans tous les sens ! La bête n'était plus contrôlée et laissait sa folie la prendre de partout. Brusquement, un cosmos azuréen entoura la bête et elle ouvrit la gueule pour créer entre ses crocs une sphère d'énergie négative qu'elle projetait à toute puissance vers les deux Généraux. Cette technique était digne des plus puissantes arcanes des Généraux, l'éviter serait impossible tellement les tentacules frappaient dans tous les sens. Il faudrait décider ou trouver un moyen !

Dans l'estomac de la bête, un cheval de sang prenait forme devant le corps inerte du Grand Prêtre...
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MessageSujet: Re: [15 Août 1755] Tortuga nous voilà ! (Mary)   Mar 16 Juin - 23:49

Entre le vieux qui ronchonnait suite à ses remarques et Mary qui parlait de son cul qui l'avait séduite lors de leur rencontre, Tristan en serait presque venu à oublier pourquoi il avait décidé de s'éloigner quelques temps du Sanctuaire Sous-Marin. C'est vrai que parfois les missions étaient chiantes et qu'on lui demandait tout le temps la même chose, ne tombant qu'une fois sur mille sur une trouvaille valant réellement le déplacement, mais il y avait d'autres moments où il tombait sur des situations inespérées ou des adversaires peu communs. Des moments où il pouvait donner libre cours à ses envies et pulsions, quelles qu'elles soient. Sauf peut-être quand le rabat joie de Dragon pointait son nez.

C'est bon, arrête de tirer la tronche Jack. Si tu règles son compte au Kraken crevé avec ta prochaine attaque, je veux bien admettre que t'es pas si vieux que ça! Bon, ça restera entre nous trois, certes, mais c'est déjà mieux que rien. Par contre, si ta fille bat son adversaire avant toi...

Probablement pour lui prouver qu'il avait décidé de relever son défi, Jack s'était mis en mouvement pour grimper sur la tête de l'immense créature avant de la transpercer à plusieurs reprises à grands coups de lance. Ah ben enfin, il se décidait à mettre les grands moyen pour achever le monstre et mettre fin à cette bataille ridicule. Un peu de combat faisait certes du bien mais il y avait plus intéressant que combattre des trucs morts. Un instant, Tristan détourna son attention en direction de Mary, constatant que celle-ci mettait fin aux jours de son adversaires, détachant la tête de son corps dans une vision plutôt agréable à regarder. Se retournant en direction de Jack pour le narguer sur le fait que sa fille l'avait devancé d'un cheveu, il parvint à éviter de justesse un tentacule qui tentait de l'écraser avant de se prendre une giclée de bave en pleine figure.

Putain d'enfoiré de zombie plein de morve!! Tu vas laisser le vieux te faire la peau!!

Mais alors qu'il prononçait ces derniers mots en s'essuyant le visage de sa manche, il rouvrit les yeux pour apercevoir Jack qui se faisait avaler par la bestiole. Un instant interloqué, Tristan observa le kraken mort qui gesticulait dans tous les sens avant de se tourner vers Mary qui avait proposé de finir le travail

Bon, ben je crois qu'il a perdu le pari... Je l'entends déjà gueuler comme un veau une fois qu'il sera sorti de là alors autant ne pas le laisser croupir dedans trop longtemps...

Alors qu'une étrange sphère noire prenait lentement forme entre les crocs de la créature Jackovore, le Cosmos du Général de l'Hippocampe s'élevait à grande vitesse, s'accompagnant du nom des huit vents protecteurs de son écaille qui retentissait sur le pont du Navire. La puissance des vents ne cessait de s'accroitre et une tempête inimaginable quelques secondes plus tôt faisait maintenant vaciller la créature tentaculaire. Et lorsque finalement la bête relâcha la sphère d'énergie dans la direction des deux Généraux, la Tour des Vents fit son apparition sur sa route, la faisant exploser dans une décharge d'énergie et de vents furieux s'abattant sur le monstre et déchiquetant une grande partie des chaires de son abdomen.

Bon Mary, je te laisse finir le taf et aller récupérer ton cher père avant que la bestiole ne décide de nous renvoyer encore une baballe. Y a plus qu'à ouvrir là ou c'est déjà déchiqueté pour voir si Jack fait encore la sieste!
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[15 Août 1755] Tortuga nous voilà ! (Mary)

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