RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
Bienvenue sur Saints Of The Past !

Venez rejoindre la communauté des Chevaliers du XVIIIème siècle, à l'époque de Shion et Dohko, incarnez votre propre personnage, choisissez votre Armure et participez à l'histoire de l'ancienne Guerre Sainte !

Veuillez vous connecter ou vous inscrire


RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
 

Partagez | 
 

 [Juin 1755] La Nuit des Tentacules

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Leïla


Spectre Céleste
Spectre Céleste
avatar

Messages : 256
Armure : Surplis du Troll de l'étoile Céleste de la Défaite

Feuille de Personnage :
HP:
143/150  (143/150)
CS:
170/176  (170/176)
Dieu Protecteur: Hadès Hadès

MessageSujet: [Juin 1755] La Nuit des Tentacules   Lun 30 Mar - 20:20

    La pluie, noire comme de la suie, continuait de tomber en cette journée fatidique sur le Sanctuaire. Les derniers fuyards dévalaient adroitement les pentes boueuses et escarpées des lieux sacrés, brisant leurs serments et leurs promesses, abandonnant ce qui en restait aux ombres de la nuit. Cependant celle-ci n'était pas encore terminée. Pas encore. Les cauchemars rampaient encore entre les colonnades et les murs brisés des différents temples, invisibles et effrayants.

    Au milieu de ce charnier où sang et mort avaient été abondamment répandus, les premières troupes du Seigneur des Enfers parvenaient enfin au 3ème Temple, celui des Gémeaux, après avoir déjà passé ceux du Bélier et du Taureau. Des sourires mauvais barraient leurs visages informes, alors qu'ils criaient et agitaient leurs faux pour témoigner de leur excitation morbide. Les lieux étaient en relativement bon état, étant donné la violence des combats qui s'y étaient déroulés, et cela n'arrangeait pas franchement la piétaille des troupes d'Hadès. Le Temple était un labyrinthe, et personne ne leur en avait donné la carte. Se séparant en plusieurs petits groupes pour chercher les Chevaliers qui pourraient encore se terrer dans ces coins sombres, ils avancèrent un peu plus silencieusement et prudemment qu'auparavant... Bien que cela ne changeasse pas grand chose.

      « T̢̹͎ͬ̇ͪ͊̐̚͞o̻̤̱̗̩̿͗̑͆̄̃ͦ̿̍cͧ͊͋̌͛̈́͒͏̴̡̜͓̖͖ ̲̥͚͙̿̀́͡t̢̡̻̜̞͇̣̫̉̌͆͊ͧ͐̿̀ͅȯ͓̞̞̤̦͕̼͊ͥ̎͂ͪ͜ͅc̉̓͗͂͒ͬͥ͑ͥ͠͏̞̲̪̳̹̟̗̟͇.̡̢̗͍̞̫̜ͫ̍̊͌̊̆̏̋͡ »

    Le groupe de Spectres qui avait pris le couloir allant tout droit s'immobilisa brusquement. Une voix venait de surgir du néant, étrange et indéchiffrable. Alors que leurs yeux fébriles scrutaient les ombres auxquelles ils pensaient pourtant appartenir, ils entendirent des rires, des dizaines de rires s'élever autour d'eux, résonnant dans leurs crânes. La troupe de clowns invisible continuait de se moquer d'eux, malgré leurs menaces et leurs cris de rage. Les gloussements malsains se firent de plus en plus aigus et de plus en plus faibles avaient que la voix ne revienne, plus insistante.

      « T̷̢̪͓̗̼̟̪͕̤ͯ̓̇̀o̴̡͍̖͙͍͚̳ͣ̇ͬ̂ͣͪͭ͠ç̷̼̮̪̞ͭͪͭ̈̚ ͔̙͋̋͗͑̎̌̚t̶̳͙̥̼̣̹͑ͫo̡͉̭̐̉̓͊͗ͅc̵̷̭̖͔̩̬̓!̧̣̖ͭͥ͋̿̎ͫ̈́ »

    Une jeune femme venait d’apparaître de nulle part, bloquant le chemin de la petite patrouille. Sa peau était grise comme la cendre et craquelée par endroit. Ses vêtements naguère jolis étaient troués et tachés de sang, tout comme son armure sombre qui ne la recouvrait plus que par endroits. Les mains croisées dans son dos d'un air innocent, elle les toisait au travers de multiples pupilles de son œil gauche, gardant un sourire en coin sur ses lippes. Alors qu'un frisson d'épouvante traversa les rangs des Skulls, la créature dévoila sa sombre dentition, longue et pointue, dans un sourire qui avait quelque chose de gourmand. Les cris commencèrent lorsque deux longs tentacules auparavant cachés derrière la jupe de la créature soulevèrent la jeune femme du sol, à près de cinq mètres de hauteurs. Deux autres long appendices se dévoilèrent, semblant provenir de son dos, et vinrent s'abattre avec violence au milieu des rangs des pauvres éclaireurs.

      « T̷̨̢̪͙͔̰͍̗̄̊̄ͅ'ͤ̔̂̏͌ͦ̎͏̨̤͓͕͎̰͓͇e̵̞͎̩͖̫͍ͦ̏ͯͨșͮͥ̀̆̈́̽̐̚͝ ̵̡̞͇̙̣̯͙̹̃ͯͤ̾s̛͉̻̦͚̩͕͆̿ͭͥ̑̅͛u̩̖̺̱̪ͭ͒̎̑ͫ̌̓ͯ̕p̢̬͓̗ͩ̃ͣ̿͊p̴̶͎̫̔̽̎̍͂͐̋̚͟o̢ͨͬ̅͋ͨ̌͗͏̭̼͞s̷̬̗̓̈́ͨé̵̘̰͔̰̭̟̍̈̏͋ͥ̓̇ͅ ̸̃ͧ̽͌̍̔̓͝҉̦͓͉̠̫̲ṛ͈͔̻͆ͭ̉̑é̢̤ͥͧ̓̒̓͒̿̓͛́ṕ̵̨̺̰͙̖ͩͯͪ̐ͤͧ́ò̲̅ͣͪ̇͋͜͡ͅń̷̜̝͆ͯ͒̇̉̾ͬd͓͋̋́́͠ͅr̷̺̘̙̘̮͉̼ͯ̃̍̍͟ͅe̵̵͓̜͇̲̙̝̗̹̋ͅ ̀͆ͮ͢҉̫͇̞͍͇̯"̨̪̰̻̫͐́ͧ̋͊͜Q̵̛̗͎̽ͭ͠û͍̞̝̗ͯ͒ͯ̌i̝̻̯͉̤̦ͫ̾̽̽̇ͭ̂̑̚ ̦͚̣̦̦̯͍͙̯̅̑͑͆e̶͖̮̞͉̱̮͛̋ͫ̓̓͆͆ͭ̆s̵̢̱̰͎͍͉͛́ͨ͆̿̌t̷̮̗͕̹͕̒̿̾ ̧͍̫̳̩͎̝̠̃̔̓l͈͓ͥ̀͝à̴̙̺̯̟̙̯̼̹͍ͩ̐͠͝?̵̻̣̥̜͓͕̩̞̟̆ͫ̆ͫ̿͢"̨̼͍̝͈̙͔̤̾ͩ̒̏,̛̬̯̠͙̿ͩ͐̌͋̓͠ ͍͙̼͚̪̐̔̏ͤ̽͐̔͂̚c̸̴̥̪̈̾̌͠r̷̭̪̙͈͔̠͎ͥͫ̎̀̚ḛ̠̥̮̝̫́̌̍ͣͥ́ͅt̬̔͑̍̊̅ͤͨi͌ͬ̽͗͑ͭ̉҉̰̲͕̪̙̝̞͢͞ͅn̷̼̥̩͓̈̆͗.̶̘̰̀̈́͂̔̕͝ »

    La voix étrange, où se mêlaient excitation et colère, continua à monter alors que les tentacules taillaient en pièce le premier rang de la patrouille. Ceux situés derrière tentèrent de fuir, mais à peine avaient-ils tourné le dos que le dernier rang se retrouvé nez à nez avec la même monstruosité, qui semblait se délecter de leur panique. Alors que les soldats fuyaient en tous sens, se bousculant, trébuchant sur les cadavres que leurs camarades, le massacre continuait. Les tentacules écrasaient, embrochaient, écartelaient. Le corps de la jeune fille, qui semblait dotée de griffée acérées, n'était pas en reste non plus, et ne tarda pas à se retrouvé couvert d'un liquide carmin.

    Le silence finit par retomber, tout juste troublé par les sanglot d'un petit squelette recroquevillé entre deux colonnes. Il n'entendait plus de bruit autour de lui, et le fol espoir de s'en être tiré commençait à germer en lui... Jusqu'à ce qui sente la caresse presque sensuelle des tentacules sur ses membres. Poussant un cri de pur terreur, il fut tiré vers le milieu du couloir jusqu'à être plaqué avec vigueur contre le corps de la jeune femme qui l’enlaça tendrement. Approchant ses lèvres des siennes, elle les fit se rencontrer avec passion. Le monstre laissa le temps au soldat de profiter de cette ultime baiser, avant de planter ses longues dents dans sa lèvre inférieur et de la lui arracher lentement, alors qu'un cri abominable jaillissait de sa gorge avant de mourir dans un gargouillis immonde.

    Secouée par un rire dément, la jeune femme tendit le corps du soldat au-dessus d'elle et tira dessus avec ses quatre tentacules. Dans un craquement à vous retourner les entrailles, les os se brisèrent, les muscles se déchirèrent, et finalement ce fut une pluie de sang qui tomba sur le corps de la jeune femme. Positionna le torse en morceau de sa proie au-dessus d'elle, la créature laissa s'écouler le flot de sang chaud directement dans sa gorge grande déployée. Avant même que le flot ne commence à se tarir, elle referma sa bouche et se lécha les lèvres d'un air sensuel alors que les tentacules lançaient négligemment son jouet cassé un peu plus loin avec les autres cadavres.

    Alors que les contours de sa silhouette se troublaient, comme si son corps s'apprêtait à se fondre dans l'air pour disparaître, les multiples pupilles de la créatures se posèrent sur l'extrémité du couloir qui menait au hall central du temple. Des bruits de pas, lourds et métalliques, résonnaient en ces murs. Le menton du monstre pencha dans un angle de 90 degré, faisant craquer ses vertèbres alors qu'un sourire carnassier s'y logeait à nouveau. Tombant an avant pour se mettre à quatre pattes, elle se mit à se déplacer comme une araignée, et comme les arachnides grimpa aux murs et au plafond en faisant fit de la gravité. Alors que son prochain compagnon de jeu approchait, il put entendre distinctement une voix s'élever dans sa tête ainsi que tout autour de lui.

      « T̡͂̅ͥ͏̙̗͚̺͖ư̗̼͚̬̮̝͗̎̿̋́͐̿͘ ͖̥̳̫̩͍͋͒v̢͔͊̽ͥ͒̐͘e̘̹̱̜͍͎͍͈̤ͤ̾͆̇̽ͦ͊͊u͈͙̱̩̦̭ͤͭ̑ͦ͜x̷̧͙̟̼̏̃ ̨̙̰̩̠̻͆̃̉͐͋͂̑ͤ͘ͅj̡͉̻͎̟̃̄o̴̝̥ͭ̽ͪ̉ͩȕ̵̱̒ͬ̽̾̊̿̋͜͡e̠̼͓̳̭̥̘͉͋ͪͪr͔̗̗̫͉̠̰ͥ͒ͧͩ̌̆̽̕͢͡,̂̄̅́͏̦̭͔͇̤̲͙ ̶̪̜̦̯̝̟͇̈͛̈̈́͛ͫ̀ͬtͪ̒̉̽͏̛̳̺͉̠̺͚̖͝o̬̜̞̬͙̠͚̪͛ͪ̓͛̇̾̚̕͡ị̣͙̱͖̞͋̂́̉͘ͅ ̣̤͖ͦ̒̍̿͋̀̏̇̓ḁ̣͖̙̯̋́̎̾̒ͧͯ́͡u̻͍̱̭̟̤̣̺͆ͦͪ͘͝s̛͚̳͚͎̰͐̂̈́ͣ́̀ͅs͕̫̲̖̱̼̑ͫ̈́̓͊́ͬ̅ͅȉͦͮ̀ͭ̓҉̶̲͙̪̤͕̦̥̯̩?́͏̨͍̩͕͕͓̼̳̤ »
Revenir en haut Aller en bas
Aenor


Indépendant
avatar

Messages : 487
Armure : Aucune

Feuille de Personnage :
HP:
142/150  (142/150)
CS:
157/190  (157/190)
Dieu Protecteur: Hadès Hadès

MessageSujet: Re: [Juin 1755] La Nuit des Tentacules   Dim 5 Avr - 20:38



Gilles de Rais



Le Bourreau devenu Juge




Toc, toc





Un pas après l'autre, ses sens l'avaient guidé vers une étrange énergie qui faisait échos dans son âme. Éveillait le monstre qui sommeillait en lui. Ses bottes martelaient le sol dans un rythme régulier, presque musical, un rien militaire. Il ne s'arrêta même pas quand une voix éclata dans son esprit, déformée, démentielle. Pourquoi s'arrêterait-il à ce genre de détail ? L'atmosphère était sinistre et chargée d'une odeur pestilentielle. D'un sang frais qui excita Gilles de Rais, celui que tous en ce temps, avait surnommé « Barbe-Bleue ». Il n'avait pourtant pas la barbe bleue, cette expression lui échappait comme elle le faisait rire, mais à quoi bon contester un choix quand tous, s'étaient accordés à lui octroyer ?

Il évoluait dans un labyrinthe sans se soucier si il prenait la bonne direction ou non. Ne recherchant pas la sortie, s'en fichant pas mal, non il était parti en chasse, l'ancien preux chevalier de France.

Et cette invitation à jouer avait étiré ses lippes d'un sourire carnassier. De la même manière que l'intruse dans sa tête, il lui fit subir le même traitement, en plus de vriller ses tympans d'un son particulièrement strident qui la paralyserait un temps. Juste assez pour tenter de la voir au travers des ombres. Sa voix donc, retentit avec violence.

« Cela tombe très bien, demoiselle, voilà trop longtemps que je n'avais pas joué à cache-cache. Ou à ce qu'il vous plaira. » Un bref silence avant que ses lèvres ne bougent « Toc, toc ? »

N'obtenant pas de réponse, il laissa le silence enfler avant que son rire n'explose dans le Temple des Gémeaux. Puissant et tout aussi effrayant. Démoniaque. Sa silhouette noire se détacha des ténèbres pour apparaître dans un rais de lumière qui tombait à l'oblique, révélant sa masse imposante, terrifiante. Car Gilles de Rais montrait en cette heure sombre qui marquait la fin de la Guerre, un ancien visage qu'il avait trop souvent voulu dissimuler. Mais … avec la présence obsédante d'Aiakos dans son esprit – liée à son Surplis récemment acquis – la perte de Lily et ses propres souffrances, Gilles s'abandonnait à ses anciens fantômes.

« TOC, TOC ! » rugit-il au même moment où dans son dos se dressèrent des dizaines de tentacules noires et suintantes qui ne cessèrent de grossir encore et encore pour finir d'ébranler les fondations de la Maison du Zodiaque.

Les murs qui l’encerclaient furent réduit en un amas de pierre et de poussière qui volaient dans les alentours. Quand ce rideau s'estompa, ce fut pour révéler une forme gigantesque et menaçante pourvue d'un seul et unique œil rouge qui gigotait dans tous les sens en même temps. La peau était gluante et toxique pour quiconque se risquerait à la frôler, mais le plus dangereux dans cette créature demeurait cette gueule immonde qui s'ouvrit en grand, révélant trois rangées de dents grosses et pointues à l'instar des requins. Et, trônant sur cette « tête » improbable, Gilles contemplait son œuvre, les yeux exorbités mais vides de toutes expressions.

« Enfant je jouais beaucoup avec les autres garçons de mon âge … mais je n'ai jamais compris pourquoi ils finissaient par s'enfuir à chaque fois. Je crois que ma grande taille les effrayait. »


Revenir en haut Aller en bas
Leïla


Spectre Céleste
Spectre Céleste
avatar

Messages : 256
Armure : Surplis du Troll de l'étoile Céleste de la Défaite

Feuille de Personnage :
HP:
143/150  (143/150)
CS:
170/176  (170/176)
Dieu Protecteur: Hadès Hadès

MessageSujet: Re: [Juin 1755] La Nuit des Tentacules   Lun 6 Avr - 0:25

    Suspendue à l'envers, la créature semblait bourdonner, vibrer à l'approche des pas de celui qui s'avançait dans le couloir. Son sourire étiré à l'extrême était rendu luisant par l'éclat faible des torches encore allumée, le voir ainsi renversé lui donnait l'air d'une affreuse grimace. Si Leïla fut déstabilisée par la voix qui résonna directement dans son esprit, elle n'en laissa rien paraître, excepté à travers l'intensification de ses tremblements.
    Le nouveau venu la prit à son propre jeu. Au lieu de se faire submerger par la terreur comme tous ceux que le monstre avait croisé jusqu'ici, celui-là y demeura insensible. La folie qui émanait de la jeune femme altérée trouvait en cet être un étrange écho, à l'image de son rire qui s'avéra communicatif et qui ne tarda pas à provoquer l'hilarité de la créature, comme si elle s'esclaffait après une blague tordante.

    Il était peut-être un peut tôt pour dire que ces deux personnages étaient semblables, mais on ne pouvait nier en cet instant qu'ils avaient des choses en commun. Le triste sire en armure sombre invoqua à lui des appendices repoussants très proches de ceux qui s'extirpaient du dos de la jeune femme, les faisant grandir jusqu'à pulvériser les murs autour d'eux et le plafond. Perdant son équilibre, la jeune femme commença à bondir et virevolter entre les débris pour éviter de se faire ensevelir. S'extirpant de justesse des gravas, elle leva ses yeux aux multiples pupilles pour contempler l'ignominie invoquée par son camarade de jeu, en comparaison duquel elle devait admettre faire bien pâle figure. Avec un gloussement, elle pencha la tête sur le côté avec un air mauvais. Sa voix résonna brièvement dans les airs, répondant à ce qu'il avait dit un peu plus tôt.

      « Q̆͋҉̵̱̪͉u̸͎̫ͦ͛ͪ̎͆ͥ̇̑́͠i̶̷̜͗ͥͦ ̢̨͙̙̱̘̩̮̭ͤ̓ͪͨ͂̉̄͂ͅe̞͓̖͇̹̘͐͌ͧ͗͞s̨͑́ͭ͌̋҉̪͈̀t̰̮̜̩̱̬͛ͧͣ̇ͧ̒͑͢͠ ̷̰̙̼͚̠͈̻̾̈̉ͪ̏͗ͯ̊͟͠l͖̯̘̯̖ͥͩ͢à͉̜̯̟͕ͤ͂?̸̳͕̺͚͓͈̘̆̐ͣ͑̿ »

    Se redressant fianlement sur ses deux jambes, la créature se mit à émettre un étrange cosmos évanescent, puis le concentra dans ses paumes pour y faire apparaître deux séries de dés : des dés rouges dans la main gauche et des dés bleus dans celle de droit. Si les dés rouges disparurent aussitôt pour devenir une brume écarlate qui entourait le corps de Leïla et où une énigmatique série de chiffres commença à défiler, les autres s'envolèrent pour venir orbiter autour de sa main. Elle n'avait pas de créature infernale dans sa poche, elle, mais elle avait la chance de son côté. Pouvait-on réellement rêver meilleure alliée?

      « Ï̺͔̖̩̯̫̞̄̀͞l̷͑̉̈̀͏̷̤̘̹̬ ̵̨̖͎̣͍͈̝̀̈́ͧ̌ņ̯̳͕̣̭̬̿̀̔̇̐ͧ́ͨ͜'̘͓͇̪̳̰ͯ̃̒͐́͑̎ͨ̕͘y̨͇͇̖̱͋͐̀ͥ͂͌͝ ̯̰̫͕̗̜̥̗ͤͤ̑̀͢͝ȃ̸̩̲̩͈̘̣͆̈́́ͅ ̛̛̬̎͊̂p̶̬͚̩̗͎̺͔̦ͦ̔̾ͨ̏ả̲̮̼̥͚́s̵̷̙̠̤̖̪̞̗̬̦̍̂̓͜ ̷̮̒̑̽͡t̠̀̅ͅo͂͐̓҉̠̼̰̹̞̪͈ͅū̢̝̯̩̭̼̮̙̖ͭ̄̓̑̚j̡͇̺͌̐ͫ̆ͭ͌̆ͅǫ͔̞̭̼̪̥̑ͭ̓̾̏̚̕u̴͇̝̣̳̯ͧ̅̀͞r̷̘̦ͤ̿ͦ͘sͥ̎̎͏͖̳ ̨̥̜̩̫̼̦͉̝̆̄̅̊d̰̣̦͖͎̘͕ͬ͛̓̊͝e̵̫̦̠ͨ̈̿̍͊͆́ ̎ͩ̾҉̷͖̬͍͕̫̜͕̱̙͢r̷̟͗ͯͪ͊ͬả̅̽̂̿̐҉̖͓̖̟͖̠̱̘i̖̜̮͐̓̑̽ͩ͂ͮ̅̾́͝s͔̥͕͍̮̰̜̾̃̌ͧͥͣͥ̄o͚̹̣͉̬͙ͣ̅̀n̈̍̂͋̃̐ͤ̒̕҉̧̣͎̠s͓͓͇̠̠̟̻̞̉́ͯ̇͐̈́ͦ͒̚͢.̴̱̯̮̼̖͈̺̮̇͒̔ͥ͛̄͝.̧̗̘͚̐́.ͦ͆̈́ͮ͊̄ͩ͏̰͉͙͙ ̠̭̺̹͎̝̼̪̒̽͋̀ͮ̓ͬͣ͘Ḷ̨͓̮̝̠̫͕́̾͆́͡ȩ͔͈̦̖̟̳̤̄̽̏ͨ̈̏ͮͫ̚͟s̡̞̤̹͈̱̪͎̤̖̍͆̅͢ ̞͋͋ͪͯ͢͝͡ͅę̥̰͎̘̞̱̏͟ṇ̤̂f̨̗͐̂̌̿͛ͨá̞͖̱ͦ͒͑͑̉ͭ́̚n̘̯͈͔̙̣͊ͫ̋̀̉͑t̤͈͇͕͚̰̞̐ͬ͐ͩśͫ̈́̓ͤͤ͏̲ ̸̢̠̬̭̤͕̝͆ͩ̉s̩̤ͪ̈́ͪͯ͟͡o̸̢̠̮̺͙̬̼̝͖̳ͧ͌̆͆ͦ̎́ͩ͡ņ̬̼̼̮̘́̆t̋̐ͣͥ̃͐̅ͨ҉͈ ̡̮̼̳̟̺͔͓̲̜͛͆̔ͬ͒̈͟l̖̪̞̦ͫͨ̐͌̓͞e̅͋ͩ̆ͦ̇̇͑҉̦̻s̖̭̬͒ ̮̥͉͆ͫ͆ͯ̉̆͐p͓̺̅̂̌ͣ͒ͩͬ̈́̓͝l̺̝͎ͭ́͜ṵ̷̹͍͚͇̱̮̏́̑̒̇ͯ͋ͤ̚͟s̷̸̱̣̉ͧ̽̌̿͑ͣ̋̿͟ ̴̞̺̫͕͕̪̠̇c̨͙̲̖̜͙̮͔̭͗ͣ͊ͫ͑ͬͮ͊̋͝r̡͖̗͓̦͖̎̆̇̈̇͡u̫̠̇̈́̽͝ę̷͉̦͚͗̓̔͠l̙̩͓̤͈͖̰̿͋̽̽̀͜l̔ͥ̍̿ͣ҉̯̹̝̘̞ḙ̶̞̟͇̦̬ͬ̅s̛̥̝̬̦̒ ͉̼̟ͯͧ̈̈͊͛͌̀d̝͖̹̘̩̣̘͙̐̐͛͗̾̽̕ḛ̡̘̼̏ͩͪ́̊ͭ̉̀̚s̢̗̱̘͆͟ ̱͓̥̙̗͕͉̝ͮ̾ͯc̴̢̫̰͗ͥr̹̥̗̞̞͇̍̅̎̋̓ͪ̕͘é̛ͧͤ̒̋̚҉̳̺̗͎ͅa̡̻͖̦͋̽̃͐̃̈́̓͟ţ̹͍̻͑̽ͧ̾̐̀uͨͩͩͯ͏̜͇r̞͇̮̣͙ͥ̋ͭ́͘e͕͗̊s̨̗͔̻̹͑͂ͨ͒̏̈́̀̚.̷͇̳̞͍̬̝̿͘ ̸̷̱̥̦͕̣̳͙̥̫̉͌͝Ị̡̟̰̱ͤ̏͜l̷̢̜͈̟̤̱͉̪̜̓̌͛͛͆͂͝ś̷̪͓̳̽͝ ̗͔̼͎̣͊̇̀̄͒̽̔̋͊f̺̜̀͑͂̅̄͂͘o̙͈̤̦̟̳͖͕͒͂̊̈ͥͧ̒̚͝n̷̬͇̄t̙͊͋͐ͮ̔ͦ̇́͘ ̴̻͎͙̗̠̋ͮ̏̊ͯd̀͊ͥ́ͥ͛͌̾̚͏̶̵̲̩̣̝̦̙̭̮̘'̘̭͉͓̆͋̆̅̀ư̥͕̹͚̝̞͖̰ͣ͘͝n̪̣̗̙͔̎͌̿ͣͤͅ ̶̲̟̼̘̱͂ͭͥͧ̔̅̍ͮ̑͜ř̨̢͉͖̝̰̘͉̻͖̃͑͠i̼̰̞̹͇ͪ͂̏͌ͣ͛ͭ̃̚ͅḙ̗̽̈ͬͬ̍̑ͪn̵̩̼̞̯̊̌̔ ̢̖̯̗̉̉̑̊ų̵͉͐͗ͫ̿̽͒̎n̢̟͇̻̻̰̆ ̭̥̻͔͕̝ͮͭ̈́ͣ͘ͅm̵̛̪̳̹̜̱͈ͪ́ͧ̏͢o̹͇͈͚͑̕ņ̷̤̥̗̔ș̛̯̗͉͔͐̈́̃̊̑̕t̵̨͖̗͇͂́ͥͪͮ̎ͧͬr̢̝͙̺̪̥̉ͦͯ͂ͤ͡ͅe̝͇̩̯̺̖̬̰ͭͯͩ̑͋̔͡.͉͎̼̼̙͌͒ͧ͗́ »

    Se balançant de gauche à droite, à la manière d'une gamine dont l'excitation ne faisait que croître avant le commencement d'un jeu, la créature à l'allure encore vaguement humaine avec répondu à son comparse qui semblait se plaindre de n'avoir jamais pu trouver de compagnons de jeu. Comme c'était triste! Comme c'était dommage! Cette peine, cet infime éclat mélancolique, les multiples pupilles azuréennes de son œil gauche l'extirpa hors du corps de son possesseur avec un fragment de son Cosmos et l'absorba. Une langue pointue passa brièvement sur les lèvres du monstre féminin, comme si elle savourait un met exquis. Alors qu'elle considérait la gigantesque créature face à elle, humant pleinement l'air empli de son haleine fétide, la jeune femme sentait ses muscles se tendre au fur et à mesure que ce petit jeu de paraboles et autres sous-entendus se poursuivait. Cédant finalement à l'impatience, Leïla cria à son compagnon haut perché pour lui faire part du jeu auquel elle souhaitait jouer.

      « L͒̎̂̆ͨ͠҉̹͍̯̻̖̥̕à̸̡͙͓̮͕̙̰͎̋ͥͭ̍͛,̡̦̜͉̦̮̱͇͇ͦ͌ͮͮ̊̋͟ ̰̜͕͙̖̓͠ț̛͖ͤͮ̃ͪ͗̕o̶̭̘͈̭̣̜̜̲̯ͧͨͩͨ̽ͫu̝͖̙͚̖̥̎ͨ̔͋̾͑͐͜͜͝t̹̖͉̩̘̟̝̮̄̈́ͫ͆̅͝ ̥̗͔͖̀̑͟d̡̬̭͍͉͚͇̃̃̅̌̾͛̍̓̂͜ͅe̻͌͑̐̏̈́ͭ͊ͭ͜ ͔̰̘̇ͪ͋̄̇̈́͢sͯ͛͑͌ͫ̏ͣ͢͏͕̣̻͚u͐̏̐͒ͭͪ͏̸̯̼̠͉i̖͖̘̗͍͚͕ͬ͂̋̇̿̊ͧ̄̚t̶̲̬͑̊ͯͬ̕͢e̷̞͙̟͕͈̮͕̟ͮͪͪͫͮͭͯͩ,̬͖̮͈͉̩̭̤́ͤ̇ͣ̉͂͒̉ ̬̦͖̻̞̰͚̭̊ͦͥ͒̂̐̉̕j͈̗̞͚̆̀̊͘͘'̵̥̪̙̥͕̌̊̈å̛̹͖̤̩̺ͣ̐ͤ͝i̷͂̇̃ͦ̕͏͎͖̝̹͚͍̪̩ ͕̱̳̒͊ͤͤͣ́p̗͈̙̯͓̰̙̂͆͌̄ͥ̚l̢͓̺̆̅͊ͬ͂͛̋̑̕u̧̦͈̮̫ͨ̏͋ͧ͂͒͂́̀͝ͅͅt̾̚҉̜͓̗͙̯͚̺ô̥͎͚̭̥̣͙̦̳̂ͨ͗͊̀̕t̩́̔̿̈́̐͠ͅ ̰̘̯̼̎̀̕̕e̡̻̘̾͢n̶̬̫̩̥̖̦͐v̘̲̟̩̰̇̀̌i͑ͬ̓ͥ͐ͣ҉̰͇͎͕̹͞ȇ͇̘̝̱͕̯͖͊͋̑̇̔̚ ̧̮̭̗̯̭̦̖̫̍̽̀̽͑ͫd̟͔̖̦͎̹͈̏͗ͧę͖͉̞͎̻͛͗͌̎̏ͣ́ ̾̈͊͏̷͍̝̤͖͔̟̕ǰ̡͚͔̤ͬ̑̌ͪͮ̕͟o͊͊́ͥ͏͉͇̱̺̮͕́͠u͎̳̜̮̱̼̝̬̓̅͂̍̚e̝̞̥͍͉̫̺̣̘ͦ̓̈̌͟ṙ̡̤̥͉̜̖̗̻̒͗̓̃͒ ̡̖̼̻̫̐̾̀̔̄ͅà̷̩͙ͧͭ̓ͬ̽̿̊ͨ͂̕ ̪ͦͥ̄͛̾͘c̡̲͕̼̤͇̎h̶̝͙̳͓̫̳̪̗̃̊́ͤ̎͋͗̂aͩͧ̅͝͏̺͚̻̝̭t͚̳̾͛ͦ̇̐̚̕.̖̤̦͍̬̫͎ͬ̓ͨͯ̅̌̀ ̃ͨ̀ͨ̀̆ͣ͏̻̟̙̹̮͟C̪͎̫̱̟ͦ̓̆̓͂͊ͅ'̴̧͉̦̳̼̮̥͛ͅe̴̗ͬ͡s̓ͪ͏̗̘̭͖̪͈͘ͅẗ̶̼̤̣̗̝͇̗͚́̃ͤ̀̉̚ ́͌̽̇ͧ͏̶̦͇͟ͅt̷̨̲̹̰͉̩̦̰̊̒̿̌̓̎̚ͅo̓̽͠҉̫͖̱͔̭̤̱̮̺͢i̸̢͙͉͒͊͑ͭ̍̚͠ ̷̨̧̤̮͎̯̜̖̹̜̖̄̓̒̓͛ͨ͋̄q̷̸͖̬̠̙̭͚̆ͩͅǔ̅̔ͤ̃̑ͩ͢͢҉̯̪̹̞̖̙͙͔̮i͊̇̎̉ͥ̿̉͏̻͉̞̙ ̛͍̠̪͇͂ͯͯ͌ͦ̂̑̎y̷̼͓̭̜̜̳̥̞͛͆̽̉ ͕̺̠̺̠̼̫̻̀̇̆̐͛ͧ͡e̡͚̿̌ͯ̋ͤ̚͟s͍̰͕͈̘̩̠͎̐ͫ͗ͥͯt̷̼̦̻͆͂͊ͮ̅͜!̭̩̰̑ »

    En guise de petite accolade pour "toucher" celui qui allait faire office de chat, l'aberration projeta ses quatre tentacules droit vers le corps de la créature massive. Ses appendices d'un rouge profond s'allongèrent jusqu'à venir se planter et s'ancrer profondément dans le corps du monstre. Reculant alors pour les tendre au maximum, Leïla s'en servit comme d'élastiques géants pour relâcher brusquement toute la pression accumulée et se projeter en l'air à l'aide de cette catapulte improvisée. Une fois lancée à toute vitesse droit sur l'homme en armure, la jeune femme rétracta ses tentacules pour les ramenant à elle. Filant comme une flèche, elle passa juste à côté du colosse en armure, ne semblant de prime abord que l'effleurer. Cependant, durant se bref instant où elle fut à sa hauteur, ses crocs se refermèrent sur la seule partie de son corps laissée libre par son armure lourde : son cou.

    Après avoir cherché à emporté avec elle un lambeau de chair de sa nouvelle proie, Leïla continua sa course dans les airs, passant dans le dos de la créature aux multiples crocs. Agitant ses tentacules pour battre l'air et se retourner, la créature tendit son bras devant elle, paume levée, et immobilisa brièvement le mouvement de ses petits dés bleus. Ceux-ci se mirent à briller d'un intense éclat et chacun projeta un rayon d'énergie aux teintes multicolores vers le monstre et son immense compagnon. Riant aux éclats, elle ne semblait nullement se préoccuper de choses triviales telles que... Son atterrissage!


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Aenor


Indépendant
avatar

Messages : 487
Armure : Aucune

Feuille de Personnage :
HP:
142/150  (142/150)
CS:
157/190  (157/190)
Dieu Protecteur: Hadès Hadès

MessageSujet: Re: [Juin 1755] La Nuit des Tentacules   Lun 6 Avr - 10:18



Gilles de Rais



Le Bourreau aux Cents Masques




1 , 2, 3 c'est bien moi l'chat !



<

Deux créatures du cauchemar œuvraient au sein du temple des Gémeaux. Le signe du Zodiaque aux doubles visages, serait-ce une coïncidence ? Gilles n'y croyait pas, n'y croyait plus. Brisé par les maintes batailles qu'il avait dû livrer, lui plus que quiconque, avait été malmené par cette guerre absurde dont la finalité, à chaque fois, se soldait par la perte d'un être cher. Dans un bain de sang, les mains souillées, le Seigneur Bourreau devenu Juge se laissait porter par l'ignominie d'un alter ego qu'il avait cru très différent de lui. Ou si semblable, mais cela, il n'aurait jamais accepté de se l'avouer ! Aiakos ? Comme lui ? Oh non, cela ne se pouvait, lui n'était pas un félon égoïste assoiffé de pouvoir et de savoir, prêt à toutes les extrémités pour parvenir à ses fins. Non ?

L'étoile de la Vaillance couvait sur ses épaules, rappel immuable de ce meurtre qu'il avait lui-même commis. Il avait tué son ami Faust pour des raisons qui sommes toutes, étaient des excuses pour cacher une haine grandissante envers lui. Il n'avait eut qu'à faire appel à l'honneur et à son devoir envers les Enfers pour maquiller son geste, en acte héroïque.

Pour qu'il se relève, glorieusement d'entre les décombres d'une première défaite contre le Lion. Comme il était simple de s'octroyer les lauriers, surtout quand ce pauvre substitut de Juge n'était pas apprécié parmi les rangs des Spectres. Il n'avait eut qu'à profiter de la situation, rien de plus, pour s'emparer du pouvoir.

Un sourire fendit son faciès grisâtre et craquelé. Son masque tombait et avec lui sa lucidité d'antan. Gilles de Rais redevenait celui que tous craignaient … l'infâme Barbe-Bleue. Qu'ils tremblent tous à l'entente de son rire ! Rire qui, visiblement, fut communiqué à l'autre ignominie aux vagues formes féminines. Si d'ordinaire il se serait soucié de ce détail … en cette heure où tout était permis, il s'en fichait pas mal, pourvu qu'il s'amuse un peu.

Et sa camarade de jeu paraissait toute disposée à jouer.

« Le jeu du chat et de la souris ? Mon préféré ! » jubila t-il en la voyant échapper aux éboulements et se mouvoir avec une vélocité déconcertante. S'attaquant même à son familier qui hurla sa douleur dans un cri formidable. « D'accord, c'est moi le chat ! »

Il ne cilla pas quand un morceau de sa gorge lui fut arrachée. Pas plus quand un flot de sang lui éclaboussa le visage et les alentours. D'une manière parfaitement détachée et calme, le géant regardait s'écouler goutte par goutte son fluide corporel d'un rouge si profond qu'il parut fasciné. Gilles porta sa main à sa bouche pour y goûter, l'apprécier comme le plus précieux des millésime. Une lueur sauvage éclata dans ses prunelles grises et exorbités. Celles-ci se braquèrent sur sa comparse qui entamait une descente, toujours en l'observant de ses yeux étranges. Ô elle était possédée ?!

La créature sur laquelle il était juchée rugit, les perles de sang carmines s'illuminèrent une à une pour s'étaler sous leurs pieds et ainsi former un pentacle qui, d'une manière ahurissante, se prit à diffuser une lumière diffuse et aveuglante. Gilles quant à lui, sentait son sang bouillonner en lui. Quelque chose était à l’œuvre et il en fut assuré une fois qu'il se courba pour vomir un peu de bile noirâtre.

« Je vois ... » fit-il plus pour lui même car lui seul savait de quoi il en retournait.

Ces mots suffirent pour animer totalement cette sordide pieuvre qui, profitant de l'instant, frappa de trois de ses membres le corps en suspension de cette « femme » afin de tenter de l'encastrer dans le sol. Là où s'étalaient les branches du dessin énigmatique. L'alchimiste commença à psalmodier, cherchant à puiser dans ses propres ténèbres, une obscure énergie qu'il n'avait pas utilisé dans ses derniers combats.

Quelle erreur !

« In principio erat verbum … » Des arcs électriques commençaient à s'abattre sur le pentacle rougeoyant, faisant échos à sa lutte acharnée contre le Lion. Ces éclairs n'étaient pas anodins … « Petite souris ! »

Soudain, la créature tentaculaire vrombit et dirigea sa gueule immense vers la jeune Spectre en devenir : là, il cracha un trait d'acide visqueux et nauséabond qui, à la demande de Gilles qui claqua des doigts, s'enflamma. Le Spectacle était grandiose …

« Petite souris ! AHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA !»

Sur ce rire démentiel, son familier s'agita en tous sens faisant claquer ses appendices dans l'air, sur le sol qui se fendait. Et lui toucha du bout des doigts sa blessure à la jugulaire. Celle-ci s'effaça peu à peu tandis que dans son autre main, apparaissait un livre.

« AH ! TOUVEE ! » clama t-il en braquant ses yeux fous sur une silhouette prostrée en contre bas … « Tu ne peux plus bouger, n'est-ce pas ? Ma petite souris … »






Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé





MessageSujet: Re: [Juin 1755] La Nuit des Tentacules   

Revenir en haut Aller en bas
 

[Juin 1755] La Nuit des Tentacules

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
RPG Saint Seiya : Saints Of The Past :: Histoires Parallèles :: Chroniques des Anciens Temps-