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 [Fin Août 1755]Pondichéry, exotique et si dangereuse... (Jara)

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Jack


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MessageSujet: [Fin Août 1755]Pondichéry, exotique et si dangereuse... (Jara)   Jeu 2 Avr - 17:32

Pondichéry, des homicidations étonnantes...

Fin Août 1755.


La nuit était bien tombée. Un homme attendait dans sa calèche près des quais de la Compagnie des Indes Orientales, regardant sans arrêt sa montre à gousset gravée d'un trident argenté du plus bel effet. Il avait envoyé une missive depuis quelques temps à son contact auprès du monde marin car quelque chose l'inquiétait, une force qu'il ne pouvait pas combattre avec ses propres moyens. Il se mouchait nerveusement. Satané temps qui changeait, satanée pluie et mousson de merde, il grognait un peu à cause du froid qui s'en mêlait. Fatigué, sa main s'approchait de l'avant de la calèche pour signifier son départ quand il entendit des pas à côté. La porte s'ouvrit et un homme à la tignasse blanche et lourde venait d'arriver sans vraiment s'annoncer !

Jack scrutait le type qui avait envoyé la missive. Costaud, les yeux noirs et brillants, une bonne bouille et habillé pour aller à un rendez-vous secret dans les plus belles soieries. Dupleix. Gouverneur de Pondichéry au nom de sa Majesté très chrétienne, le Roi de France et de Navarre, Louis le Quinzième en personne. Si en France, l'influence du Dieu des Mers était nulle, sinon inexistante avec les poids d'Athéna et d'Apollon là bas, le fait aussi que Poséidon soutenait plus Londres que Versailles, bref, c'était un élément assez rare de la diplomatie atlante dans la région. Kiani était occupée sur une autre affaire et pour rencontrer cette personne, il avait préféré y aller en personne. D'un geste de la main, il retirait son tricorne pour le poser négligemment sur la banquette de la calèche. Ses yeux se levèrent alors vers son interlocuteur et il prit la parole.

- Alors mon gars, on a fait appel à Poséidon pour régler ses affaires ? Bah suis là, Jack O'Bannon, Grand Prêtre de Poséidon en personne...

- Grand Prêtre... Enchanté, je suis Joseph, Marquis de Dupleix. Gouverneur général des colonies de sa Majesté très chrétienne dans les Indes orientales et si je vous ai demandé, c'est que nous devons faire face à une série d'assassinats dans cette cité. Selon mes sources, ils étaient des espions des autres domaines sacrés et...

- Tu crains pour ta vie de connard c'est ca ?

- On peut dire cela ainsi... Mais mon devoir est aussi de veiller à l'intérêt d'Atlantis dans la région comme vous le savez.
Répondit froidement Dupleix.

- Ouais, t'inquiètes pas, je comprends, bon racontes moi ce que tu sais.

- Voici le rapport écrit que j'ai demandé à mes services, il...

- Oh un putain de scribouillard ! Je préfère ta vision, donc racontes avec tes mots !
Interrompit Jack de bonne humeur ce soir.

Interloqué, Dupleix se demandait bien si la personne devant lui était ce qu'il prétendait être, mais la montre avait réagi et cette preuve lui suffisait. Ses lèvres s'ouvrirent alors pour raconter ce qu'il se passait depuis quelques mois dans le coin. En effet, Pondichéry était une cité où le nombre d'espions des nations européennes côtoyaient ceux des domaines sacrés, et fallait aussi compter sur les anciens domaines sacrés Hindoues... Depuis fin juin, une série d'événements avait alerté le marquis. Des riches négociants anglais, français et hollandais s'étaient "homicidés" dans l'indifférence générale. Dans un premier temps, il n'avait pas cherché à avoir des informations mais le dernier rapport d'un de ses enquêteurs lui indiqua que ces homicidations étaient en fait des assassinats finement préparés. Des Thugs ? Il se posa ouvertement la question et savait que cette tribu à la morale plus que douteuse pouvait travailler pour le Sombre Monarque dans le plus grand secret. Mais non, il avait appris que des Thugs avaient été massacré dans un village dans le nord ! Donc bon, piste à oublier ! N'ayant plus d'informations et craignant pour sa vie, il avait fait appel à Atlantis pour lui donner les moyens de contrer cette attaque aussi sournoise que bien ficelée.

Le vieux forban avait écouté tout cela avec attention. En effet, tuer des espions de Nations en guerre relevait du possible mais, tuer des agents secrets des domaines sacrés relevaient d'une certaine connaissance que peu pouvait se targuer ? De l'audace dans l'action et si c'était pas contre lui, il aurait applaudi des deux mains ! Cependant, il n'avait pas la volonté de rire dans les circonstances. Se grattant le menton, ses réflexions le poussaient vers les anciens domaines Hindoues que les Dieux grecs avaient mis au pas, quand ils n'avaient pas piqué la quintessence de certaines créatures mythologiques comme le Garuda.

- Bien. Vous avez bien fait de m'appeler bordel de merde ! Je sais pas ce qui se passe actuellement mais vas falloir manger un peu non ?

Aucun interdit ne semblait arrêter cet homme selon Dupleix. Alors que la calèche s'ébranlait pour aller vers le palais gouvernemental, il fixait le Grand Prêtre en train de regarder les navires et les bâtiments amarrés aux quais de la cité. Merveilles de voiles et d'étendards dressés, le Gouverneur savait que les choses allaient se compliquer mais il se sentait plus en sécurité avec cette présence sur la banquette face à lui. Soudain, Jack fronçait les sourcils et frappait à trois reprises le pan de la calèche pour ordonner au cocher de s'arrêter. Dupleix était surpris c'était le moins et quand le Marina bondit en dehors pour foncer vers une auberge de marins, il devenait clair qu'il venait de sentir un truc d'anormal !

Dans une ruelle à l'arrière de la taverne, deux personnes s'approchaient de l'entrée. Complètement fatiguées après des heures de voyage pour arriver dans la ville, elles s'étaient montrées discrètes mais voilà qu'un type leur faisait face, chauve avec une houppette hindoue sur la base du crâne, tenue traditionnelle avec deux dagues de cérémonie de son peuple, une aura chaude et blanche en même temps se dégageait de lui et ses dagues s'enflammaient. Il fonçait sur l'adulte en laissant la petite de côté, quand... trois chevaux écarlates défoncèrent le mur latéral pour le faire reculer de quinze pas. Jack venait de traverser toute la taverne pour détruire le mur arrière. La pâleur du tavernier indiquait qu'il se sentait mal pour un moment, vu le montant des travaux !

- Salut connard ! Je me disais bien que je sentais un truc là... Détournant le regard vers les deux personnes. Hmmmm, on se connaît non ? Toi là le balafré, tu me dis un truc !

Alors qu'il se retournait, le gusse bondissait vers les deux jeunes personnes avec une envie de meurtres dans le regard. Pourquoi eux ? Pourquoi maintenant ? Jack en savait rien et s'en battait le coquillard ! Sérieux quoi, il avait les couilles qui remontaient au menton pour attaquer des gens comme ça en sa présence ce connard ! Un sourire en coin, le Grand Prêtre s'apprêtait à réagir contre lui...


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Jara


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MessageSujet: Re: [Fin Août 1755]Pondichéry, exotique et si dangereuse... (Jara)   Jeu 9 Avr - 22:05

Pondichéry, dernière escale avant leur destination finale. Cela faisait si longtemps qu’il avait quitté le Sanctuaire, le laissant de le sang et dans les flammes. Jara était épuisé. En ce temps, la nuit tombait bien plus rapidement qu’à l’accoutumé et il n’eut le temps de remarquer le ciel s’assombrir que seuls ses yeux de fauve accompagnés des quelques lueurs enflammées dans les lampadaires permettaient une certaine visibilité dans la ville marine. La saison des pluies approchaient et avec elle, la coutumière atmosphère pesante. Même lui, pourtant natif de ce pays voyait quelques gouttes de sueur se mélanger à la fraîche pluie qui perlait encore sur son visage. Si cela continuait ainsi, il allait tomber malade. Il ne pouvait imaginer ce qu’il en était d’Eilaine, comme toujours cachée sous sa longue cape écarlate. Il entendait sous souffle. La chaleur semblait l’étouffer et Jara lui-même devait avouer qu’après tant de semaines, de mois de voyage lui-même avait du mal à supporter le climat indien.

Ca va aller, je sais où nous allons nous reposer.

Il lui restait peu d’argent. Il l’avait obtenu en faisant quelques travaux depuis son départ. Cela lui permettait de se nourrir, lui et Eilaine ainsi que de se loger. Aujourd’hui, il avait de quoi manger pour la semaine ainsi qu’assez de pièces pour trouver un lit. Cela devrait être suffisant s’ils se dépêchaient.
Afin d’aider au mieux sa protégé, Jara s’approcha du port, là où le vent serait le plus fort. Nul doute qu’il y aurait une auberge où trouver une chambre pour la nuit. De nombreux bateaux y mouillaient. L’épéiste prit le temps de les observer. Beaucoup d’entre eux étaient français. Quant aux autres, dans la nuit, il lui était difficile d’identifier leur origine. Le son des vagues résonnaient contre les cales des navires au point de supplanter la mélopée volatile. Le sombre guerrier poussa un long soupir. C’était amusant pour lui de constater qu’il n’avait jamais ressenti ce pays comme étant le sien, quand bien même il n’avait toujours connu que le colonialisme. Il pensait que tout Indien devait avoir ce sentiment d’aliénation de leurs propres terres. Les hommes blancs traversaient les rues le jour, les Indiens nettoyaient leurs pas la nuit.

Enfin il entendit du bruit. Humain. En examinant le port, il remarqua effectivement une ruelle qui semblait éclairée. Ca n’était pas un lieu propice à une enfant mais il s’agissait d’Eilaine, elle était forte et lui aussi s’était juré de l’être pour elle. Il avait trop perdu, sa fleur s’était fanée avant qu’il ne puisse l’agripper. Plus maintenant.

Si on va là-bas, il va se passer beaucoup de choses grand frère.

Jara s’étonna d’entendre sa petite voix cristalline. Elle ne parlait qu’à lui d’ordinaire, lorsqu’ils étaient seuls mais il oubliait que malgré le fait qu’ils soient en ville, ils étaient effectivement seuls. Eilaine avait beau être une enfant, la plupart de ses paroles étaient tantôt celle d’une enfant, tantôt celle d’une prophétesse. Jara osa espérer qu’il s’agissait bien ici des mots de la petite fille et s’amusa de l’entendre, lui souriant avant de passer la main dans ses cheveux afin de les ébouriffer.

Il va se passer qu’on va enfin pouvoir s’allonger sur un matelas ! Ca fait quelques jours qu’on a pas testés, non ?

Cela faisait si longtemps que Jara ne s’était pas montré affectueux. Lui qui est un guerrier stoïque au cœur forgé dans l’acier de la justice s’était retrouvé au contact d’Eilaine. Elle était comme lui. Des fois, il avait l’impression d’agir comme s’il était toujours vivant, en elle. C’était malsain, certes mais il la protégeait ainsi. Il s’en sentait plus facilement capable alors que seules la force de son poing et le fer de sa cuirasse étaient ses armes.

Lorsqu’ils entrèrent dans l’auberge, Jara se rendit rapidement compte qu’il ne s’agit définitivement pas d’un endroit pour une enfant. La petite avait la peau si blanche, les cheveux si blonds et la peau si laiteuse qu’à côté, on aurait pu croire que Jara n’était qu’un simple mercenaire à son service. D’un côté, le jeune Indien se rendit compte que les marins qui pensaient ça avaient presque saisi la situation.

Le tavernier haussa le sourcil en voyant d’abord le jeune homme couvert de brûlures au visage avant de le lever plus haut encore en constatant que la petite demoiselle s’asseyait sur l’un des tabourets du comptoir comme pour prendre commande. Il était blanc, pourtant, le mélange ingrat de sueur et de saleté sur son front assombrissait son large visage. Son air était inquisiteur. Pourtant, pendant une seconde, il écarquilla les yeux. Il semblait pétrifié par la peur. Ni une, ni deux, l’épéiste entendit effectivement de lourds pas s’approcher. Ils étaient multiples… Ils martelaient le sol comme du pavé.

À terre !

Jara attrapa Eilaine avant de la bloquer contre son plastron puis il roula au sol en direction du mur opposé, tirant avec lui la manche du tavernier qui menaça de se déchirer avant de laisser finalement celui-ci l’accompagner dans sa chute.

L’auberge sembla s’écrouler et la poussière dansante autour des gravats étaient telle que tout fut imperceptible. Pourtant, au bout de quelques secondes, un hennissement se fit entendre. Lorsque le voile de saleté se dissipa, Jara ouvrit les bras, laissant Eilaine reprendre son souffle. Elle n’avait rien. Il ne pouvait pas en dire autant du bâtiment qui menaçait de s’écrouler à tout moment. En face de lui, des cheveux au pelage aussi rouge que la cape qu’il arborait, attachée par une broche en forme de lotus –symbole de la Maison Mokushi. Une calèche venait de défoncer le mur lattéral. Comme si la scène n’était pas assez irréelle, un vieillard finit par sauter hors de sa calèche afin de crier des injures incompréhensibles. Jara ne savait pas s’il s’adressait à lui ou non mais il tourna pourtant le visage vers Eilaine.

Je sais que tu m’avais prévenu…
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MessageSujet: Re: [Fin Août 1755]Pondichéry, exotique et si dangereuse... (Jara)   Ven 10 Avr - 0:07

Deux Assassins, un brûlé vif et une petite fille, un Gouverneur et un vieux Forban...


Fin Août 1755.

Finalement, l'assemblée était réunie. Un vieil aubergiste pleurant pour ce qui restait de sa demeure, un grand brûlé qui protégeait sa petite fille, un vieux pirate en mal de sensations fortes, un Gouverneur de France et.... Deux assassins. Ces derniers portaient une tenue noire et aussi des dagues enflammées dans chaque main, leurs pupilles ambrés fixaient la fillette de manière ostentatoire ! Priant une vieille déesse Hindoue - Kali - et que seuls les natifs du coin pouvaient comprendre, ils foncèrent sur elle à une vitesse prodigieuse. Manifestement, on leur avait donner des vitamines à ces connards ! Prenant appui sur la table avec les mains, les jambes du Grand prêtre volèrent dans les airs pour faire un ciseau retourné afin de frapper dans le dos des deux types. Dans un craquement sinistre, leurs vertèbres se brisèrent et leurs corps furent propulsés vers un des murs encore debout. A la surprise de l'assistance, les mecs se relevaient déjà !

- Le grand brûlé là, je suis sûr que je te connais mais impossible de coincer ta gueule dans ma mémoire ! Bon, ils en veulent à ta mioche et je déteste une chose. On - touche - pas - aux - enfants...

Le ton était glacial. Pire que l'arctique. Jack se drapait d'un lourd manteau azuréen qui dégageait des miasmes iodés. Son regard émeraude habituellement chaleureux ne laissait plus qu'entrevoir des entrefilets écarlate de fureur contenue. Pointant le doigt vers le ciel, le plafond explosait au grand dam de l'aubergiste et d'une voix autoritaire, le Gouverneur ordonnait aux habitants de quitter les lieux immédiatement. Lui même se retirait sur les quais en se dirigeant vers la commanderie militaire la plus proche. Il ne restait plus que Jack, Jara, Eilaine et les deux assassins. Le nombre des acteurs de l'acte de la pièce diminuait.

Dans un déchirement, une statue dorée et écarlate apparaissait au-dessus du vieux forban et resplendissait d'une aura meurtrière. Explosant comme des étoiles, elles recouvraient son corps d'une armure étrange avec sur son casque un oeil unique que seul quelques personnes pouvaient comprendre. Une lance à la main. Il trônait au milieu de l'assistance comme le Pape, putain, ils étaient pas loin de la vérité s'ils pensaient à ça quand même ! Mais revenons à nos moutons ! Non, on parle pas de l'autre anguille sur son trône à Jamir ! Jack ne bougeait plus, les yeux fermés. Sa lance d'orichalque plantée dans le sol. Soudain, les deux mecs se séparèrent pour former deux angles d'attaque vers lui et la petite. Ouvrant les yeux, il pivotait sur le côté en préparant la rotation de la lance qui siffla en direction de l'un d'entre eux. Mais il ne pouvait que frapper celui là, leurs vélocités étaient trop grandes pour lui pendant ce bref instant.

- Beau brûlé ! Tournes les violons ! Il est temps de te battre pour celle que tu aimes !

Ses lèvres laissaient apparaître un sourire sardonique. Il ne sentait pas de cosmos dans ce type mais une chose, au plus profond de lui même, lui commandait de ne pas se fier à cela ! La lance faucha l'air en créant derrière elle une vague d'eau qui la propulsait encore plus violemment dans la poitrine de son ennemi.

- Braitheann an'anam fear'ar an duine a chosaint againn... Juste quelques mots pour ne pas oublier ce que veut dire ta broche à ta cape gamin !
(L'âme d'un homme dépends de la personne que l'on protège...)

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MessageSujet: Re: [Fin Août 1755]Pondichéry, exotique et si dangereuse... (Jara)   Mer 22 Avr - 0:32

Jara se relevait des décombres, débarrassant les quelques corps étourdis qu’il balançait en-dehors de la taverne. Ce vieil homme n’y aller pas de main morte. Malgré son allure sage, celui-ci suintait de violence. Il n’avait pas besoin de ressentir son cosmos pour le deviner. Une folle atmosphère meurtrière régnait à présent dans ce lieu. Le guerrier ne pouvait deviner qui en était la cause. Peut-être était-ce effectivement cet inconnu, ou peut être ces deux hommes qui ont tenté de s’attaquer à lui… ou peut-être était-ce Jara lui-même.

Les deux hommes avaient une allure sinistre. Le Déchu n’eut pas de mal à reconnaître des disciples de Kali. Leur tenue était celle d’assassin au service du culte de la déesse destructrice. Chacun avait une lame au fer enflammé. Jara plissa des yeux à la vue de cette arme, lui rappelant fortement son Excalibur. À présent, il était sûr d’être au moins l’un des participants de cette violence dans laquelle la pure Eilaine devait se noyer. Lorsqu’ils se relevèrent, l’ancien Chevalier voulut d’abord les attaquer mais il se ravisa et protégea alors la prêtresse d’Avalon. Il était cependant en position de garde chinoise. Il avait après tout eu comme mettre Dohko de la Balance. À sa grande surprise, il n’eut effectivement pas besoin d’agir puisqu’en un éclair, l’énergumène sembla mû d’une extraordinaire force pour son âge si bien qu’il abattu à nouveau les deux hommes. Jara pouvait à présent en être certain, cet homme était un utilisateur de cosmos.

Moi je ne te connais pas. Que lui veux-tu ? son ton était d’un acier aussi trempé que les paroles de glaces du vieil homme.

Pourtant, malgré l’austérité du jeune Indien, il voyait bien au sérieux de ce mystérieux arrivant qu’il ne souhaitait aucun mal à Eilaine. Tout du moins, il n’était pas là pour la blesser.

Je n’aime pas ta méthode mais accordons-nous là-dessous : on ne la touche pas, dit il sèchement, observent méthodiquement les deux êtres qui réussissaient à survivre à de telles offensives. Sans se retourner vers elle, il cria alors : Eilaine ! Reste derrière moi, ne bouge surtout pas ! Tu m’entends ?

Prêt à passer à l’attaque à son tour, Jara sortait son épée de son fourreau. Il la tenait à une main. Les jambes écartées, la paume de la main ouverte, son allure altière était celle d’un asiatique à n’en douter. Son regard d’or devait bien être la seule source de lumière émanant de lui et pourtant, il se voulait être symbole d’exécution pour les hommes qui avait osé le croiser. Pourtant, il n’eut le temps de s’élancer contre les assayants qu’il fut à nouveau pris par surprise. En effet, le plafond menaça à nouveau de s’effondrer alors qu’un totem tout aussi brillant que ses prunelles fut invoqué. S’il n’avait aucune idée de quelle protection il s’agissait, Jara n’eut aucun mal à reconnaître le métal orangé de l’orichalque.

Marina…

Il n’eut pas le temps de trouver une réponse qu’à nouveau, les ennemis passèrent à l’offensive. C’était bel et bien Eilaine qu’ils visaient. Se séparant de Jack, Jara choisit son propre ennemi. Fonçant d’une allure féline contre lui, lorsqu’ils croisèrent le fer, ses mouvements étaient pourtant ceux d’un fauve : robustes mais légers. Malgré la perte de ses pouvoirs, Jara restait un épéiste de génie. Depuis ses neuf ans, il s’entraine sans relâche au combat. Pour ce qui est de l’épée, le simple fait d’avoir été porteur d’Excalibur a fait de lui un prodige de l’arme blanche. Il pouvait ressentir que cette épée au beau de son bras n’était qu’une extension de celui-ci. Tout son squelette, son être, son âme n’était que métal froid et dur. S’il lui manquait la flamme du glaive sacré pour le réchauffer, il ne perdait pas espoir.

Il frappa d’abord l’épaule, pénétrant la chair mais ça n’était pas assez. Il sentait bien que ces assassins étaient épaulés par une force surnaturelle. Sa dague enflammée réussit même à faire des dégâts alors qu’il était protégé par sa cuirasse. Se mordant les lèvres, Jara se maudissait de ne pas pouvoir être aussi fort qu’avant en cet instant. Il risquait de perdre Eilaine, de faillir à sa tâche. Il avait beau essayer, pas une once de cosmo-énergie ne voulait émaner de lui, même pas une étincelle.

Braitheann an'anam fear'ar an duine a chosaint againn... Juste quelques mots pour ne pas oublier ce que veut dire ta broche à ta cape gamin !

Lors d’une fraction de seconde, Jara s’arrêta net, dangereusement. Les mots qu’il avait entendu… Cette broche… Bien évidemment, il comprenait son message. Son âme dépendait de ce qu’il devait protéger. Lors de cette même fraction de seconde, il posa ses yeux vers Eilaine, au loin apeurée par le sort de son grand frère, de son roi. Elle était si pure… Son âme se devait d’être de même. Le chevalier reprit son sérieux dans le combat en prenant une mine grave. Dans un habile mouvement, il fit passer sa lame dans son autre main, profitant de cette main libre pour asséner un coup de paume directement au sternum de son adversaire avant d’enchaîner avec un coup de coude au nez qui suffit à le mettre à terre. Il en avait fini.

Il se tourna alors vers le Marina. D’un ton inquiétant et inquisiteur, il prononça : Qui es-tu à la fin…

Pourtant, alors même qu’il s’attendait à recevoir sa réponse, il entendit le souffle de l’assassin qu’il venait de terrasser. Alors il était toujours en vie… Soit.

Eilaine, ne regarde pas.

D’un coup sec, alors même que son adversaire était à terre, il planta son épée dans sa gorge. La justice devait s’appliquer et elle était impartiale. Au moins, son âme mortelle ne souffrirait plus.
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MessageSujet: Re: [Fin Août 1755]Pondichéry, exotique et si dangereuse... (Jara)   Ven 24 Avr - 3:19

Jara Jones et le temple maudit !


Fin Août 1755.

- Je suis ton Père... Ah non, ça c'est dans une autre histoire, je suis Jack O'Bannon, Grand prêtre de Poséidon et gardien de cette contrée en l'absence de son Général en mission ! Et toi t'es qui mon gars ?

La phrase fusait vers le Capricorne quand l'assassin se releva brusquement pour frapper Jack, il se prit un coup de fouet... de poing dans la gueule sans qu'il s'y attende. Le Thug vola alors dans les airs pour s'enplastronner sur le mur comme un clou pour tableau. Non mais sérieux quoi, attaquer un type armé d'une lance avec un canif pour prépubère, fallait pas déconner ! Un grand sourire con aux lèvres, il vit son interlocuteur faire clic clac avec la nuque de son ennemi sans laisser de possibilités de se relever.

- Bah toi... On dirait que t'aime pas des masses causer, jeune garçon, le verbe est toujours plus fort que le muscle... Non c'est pas ça, c'est la plume qui est plus fort que.... Et puis merde, salut le brûlé et toi la petiote... T'es assez mignonne pour attirer un Barde, fais gaffe quand même !

Réajustant ses lunettes, il se libérait de sa Scale pour la laisser disparaître en forme totémique. Tout autour de lui, c'était un beau bordel et il était clair que des forces étaient bien en action dans le coin. Décidément, pourquoi il avait donné cette mission à Kiani sur l'autre à ce moment là ? Bref, elle pouvait pas être partout et il aimait bien le pays. Il fit signe à l'aubergiste d'approcher, laissa quelques pièces tombées sur le comptoir et prit un verre de rhum un instant dans un grand silence. Ouais, car c'était tellement surréaliste que l'ancien Chevalier d'or ne savait pas quoi dire, et ouais ! Puis, alors qu'il sentait le liquide chaud traverser sa gorge, il vit une flammèche dans un coin...

- Et meeeeeeeeeeeeeeeeerde !!!!!!

Faisant une pirouette sur lui même, il bondissait vers les deux jeunes gens pour les prendre sous chaque bras comme des sacs à patate et se mit à courir comme un dératé en dehors de l'auberge. C'était pas le moment de rester sur place, il le sentait ! Alors que Jara se tenait à mater le cul - fort joli - de l'ancien Pirate, il vit une lourde explosion retentir à l'endroit où ils étaient quelques secondes avant. Des cris se répercutaient dans toute la ville comme des Youyous arabes et ce n'était pas pour faire des câlins ! Trois grosses calèches sortirent des rues pour poursuivre nos trois héros en lançant des bombes de flammes dans tous les sens. Pourquoi il les évitait ? Tout simplement parce que ces connards usaient de bombes à fragmentations cosmiques... Quoi ça existe pas ? Bah avec quelques clous, bourrés de cosmos de flammes et un peu de génie, bah ça explose comme une poudrière ces conneries. Jack se demandait bien pourquoi ils en voulaient à la petite mais il s'en foutait, il avançait en rigolant comme un gosse de tout cela !

- A droite !

Fumées et explosions aidant, il fit un détour soudain sur la droite pour entrer dans une ruelle sombre. Voilà que deux margoulins lui faisaient face et arquant ses jambes, il bondit et marcha sur leurs têtes d'enturbannés pour continuer son chemin en étant cette fois complètement hilare. Bon, si Eilaine se marrait avec lui, c'était ptet pas le cas de Jara qui avait dû sentir les odeurs de souffre lui caresser le visage. Une fois un peu à distance, il fit un autre détour et laissait les poursuivants passés pour les recouvrir d'une illusion de cosmos. Ouais, fallait quand même un peu calmer les choses ! Il se détourna alors vers la petite et ils parlèrent ensemble dans une langue connue seulement d'eux. Jack se relevait alors avec la jeune fille à son épaule.

- Jara du Capricorne.... je savais où je t'avais croisé mon saligaud ! Ces gars veulent ta protégée pour la brûler à la gloire de Kali et donc d'Hadès... Et pourquoi ? C'est simple selon elle, ils veulent à jamais sceller ton cosmos. Donc, t'as pas le choix, tu te bouges le trognon de cul et on va démater du Thug et aussi te redonner un peu gout à la joie de se battre comme des enfants ! T'es trop sérieux que dit la petiote !

Jack avait gardé ce sourire débile mais il était un peu plus sérieux sur le coup. Sacrifier la fille de la prêtresse d'Avalon pour sceller l'esprit du Roi de ce même pays ? Y'avait de l'idée...

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MessageSujet: Re: [Fin Août 1755]Pondichéry, exotique et si dangereuse... (Jara)   Lun 18 Mai - 22:25

Le sang s’égouttait toujours du bout de la lame de Jara. Celle-ci était forgée d’un métal peu noble. De nombreuses imperfections y étaient décelables et c’était bien grâce à l’expertise de l’ancien porteur d’Excalibur que celle-ci acquérait une quelconque valeur. Ni une, ni deux, il passa les deux faces de la lame le long de son manteau afin d’en essuyer le liquide encore chaud. La poussière avait fini par se dissiper laissant au protecteur le soin d’observer l’Ecaille du vieil homme. S’il savait pour sûr qu’il s’agissait là d’orichalque et par conséquent que c’était un représentant de Poséidon qui était face à lui, Jara n’avait aucune idée de l’identité de cette protection divine, jusqu’à ce qu’il se présente enfin.

Jack O’Bannon… Je te connais. Tu étais au Sanctuaire lors de la Guerre. La simple évocation de cette longue nuit suffit à ce qu’il serre Eilaine contre sa cuisse. Vous, les Marinas étiez allié des Saints.

Jara regarda son environnement. Il avait l’impression de se tenir au milieu d’une plaine de désolation dans de tels décombres. Penser qu’un combat aussi court avait pu causer tant de dégât. Malgré l’air austère de l’ex-Capricorne, celui-ci ne put s’empêcher d’étouffer un sourire tant la situation lui paraissait absurde, alors que le vieux prêtre, d’une tête plus grand que Jara balançait sa pièce sur le tavernier avant d’engloutir sa gorge dans un flot de rhum.

Merci pour l’aide… Même si c’était extrême. Il s’agissait de Thug n’est-ce pas ? Alors jusqu’ici ils en ont après Eilaine. Ecoute vieil homme, j’ai juré sur tout ce qu’il me restait de la protéger. Tu n’es pas sans savoir qu’elle n’est pas d’ici j’ai l’impression. Toutefois… Il est hors de question que je les laisse s’en tirer ainsi. S’ils ont décidé de s’en prendre à elle, alors c’est à moi qu’ils vont devoir faire face… Et de toute évidence, à toi aussi O’ Bannon.

Le vent salé des quais suffit à lui démanger la cicatrice si bien que ses iris d’or se fendirent alors qu’une odeur de poudre atteint ses narines. Il n’eut pas le temps de réagir qu’il était déjà en route. Il était ballotté dans les bras du Marina aux côtés d’Eilaine. Son seul spectacle était le balancement –plutôt vivace- de l’arrière-train de Jack. Il ne se passa qu’une seconde avant que le lieu sur lequel il se tenait explose. Il pouvait à présent entendre d’autres Thugs arriver en masse. S’il avait eu ses pouvoirs, il aurait pu faire fi de ces flammes au profit des siennes. Sa rage ne faisait qu’augmenter.

Espérant que de derrière il restait audible, Jara cria, au cas où.

Jack, ça n’était pas une explosion ordinaire ! Ils utilisent le cosmos !

Jara eut envie de se détacher du vieux bougre mais il se ravisa vite alors qu’une énième déflagration vint le frôler. Il n’accepterait pas une autre balafre !
Quant à Eilaine, elle restait hilare aux côtés de leur allié. Jara pouvait toujours se sentir rassurer que sa petite princesse aille bien, au point d’en rire. Enfin, ils s’arrêtèrent, laissant au Déchu le plaisir de se réhabituer à respirer normalement après avoir eu l’estomac compresser par le coude d’O’ Bannon.

Mais qu’est-ce que…

Eilaine et Jack parlaient. Il s’agissait de la langue ancestrale d’Avalon. Sans Excalibur, il lui était impossible de traduire l’intégralité de la conversation toute fois, quoi qu’il se dise. Jara put s’apercevoir que sa protéger avait confiance en Jack, dont qu’elle n’offrait qu’au plus méritant. Cela suffit à adoucir le jeune Indien. Enfin, ils terminèrent et le prêtre put rapporter les dires au néophyte qu’était ce Roi d’Avalon.

Ils veulent quoi ?! Alors ce sont eux la raison de tout ce périple…

L’Epéiste serra son poing d’une telle ire qu’il fit crisser le pommeau de son épée.

Très bien. Ils ont réussi à me mettre encore plus sur les nerfs que je n’aurais crus. D’abord ils ont scellé ma lame et voilà maintenant qu’ils veulent prendre Eilaine. Devant la prêtresse, Jara se retint de jurer sur son sang de ne laisser aucun membre de ce culte vivant, toutefois, l’embrasement de son regard en témoignait tout autant.

Je ne sais pas quel est ton rôle en Avalon et, à vrai dire, j’ai encore beaucoup de questions à te poser… mais tu as la confiance d’Eilaine, cela suffira à joindre ton épée à la mienne. En attendant…

Par surprise, le mercenaire finit par s’accroupir afin d’atteindre la hauteur de sa jeune sœur avant de sortir de sa poche une miche de pain qu’il tendit à Eilaine.

Tiens, avec tout ce grabuge, tu n’as pas eu le temps.
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MessageSujet: Re: [Fin Août 1755]Pondichéry, exotique et si dangereuse... (Jara)   Jeu 21 Mai - 21:11

Jamais sérieux, sauf là !


Fin Août 1755.

Le silence suivit la réponse de l'ancien porteur d'Excalibur. Non pas que Jack était du genre à rester de marbre et dans le silence, mais là, pour une fois dans sa vie, il voulait prendre la peine de réfléchir à une réponse. Qui était-il pour Avalon ? La question était aussi complexe que simple. Depuis toujours, à la demande de la Déesse des flots, le monde marin avait juré de protéger la terre d'Avalon par une brume magique qui enserrait cette terre dans un écrin de paix et d'harmonie. Mais aujourd'hui ? Etait-ce aussi vrai ? Il n'en savait rien, Poséidon ne lui avait rien dit de la situation d'Avalon en fait et c'était le moindre de ses préoccupations. Il n'osait pas dire qu'il s'en foutait mais presque, chacun ses problèmes après tout... Mais là, en parlant avec la petiote, en regardant le chevalier déchu de son rang, il savait que le destin lui rappelait l'ancienne promesse de ses Dieux pour protéger cette Terre des ravages du temps et des Hommes. Après ces quelques instants de réflexion, il prit la parole.

- Saches que mon Dieu, Llyr, a promis de veiller sur cette Terre, de la laisser libre comme un continent sans l'influence du mal et des pensées humaines... Je ne sais rien d'autres je dois l'avouer. Mais si Poséidon m'a commandé de venir ici, c'est que le Destin a voulu que je fasse respecter une vieille promesse mais je ne sais par où commencer, j'ai aucun indice en fait sur tout cela. Pour le reste, je tiens à ce que tu retrouves la Foi en ton bras ! C'est la volonté aussi de la gamine, elle croit plus en toi que toi tu ne crois en toi !

Les phrases se déroulaient avec une chaleur étrange, mêlée de paternalisme et d'un sérieux contrôlé. Il savait que les Thugs ne tarderaient pas à les retrouver dans cette ruelle pourrie mais le moment était solennel et il tenait à préciser la raison de sa présence. Il ne savait pas pourquoi Jara avait perdu son âme de combattant, pourquoi son armure, son cosmos même, l'avait abandonné aussi durement. Mais une chose était sûre, tout cela n'était pas une volonté des Dieux ! Oui, quelque part, cet homme avait perdu la Foi dans ce qu'il était, dans ce qu'il pouvait apporter aux autres. Jack ne le jugeait pas. Au contraire, il était le genre d'homme qu'il appréciait, car ils étaient pétris de cicatrices de la vie qui les rendaient normaux. Les Eveillés vivaient trop souvent dans un monde à part, ignorant les évolutions de tout ce qui les entourait. Et c'était dans ce genre de moment là que l'on retrouvait un peu de sens à tout cela !

Mais ils n'eurent pas le temps de réfléchir plus loin. Alors que Jack écoutait la réponse de Jara et de la petite si besoin, une orbe de flammes traversait les protections mises en place par le Marina pour tenter de les anéantir. Sur ses gardes, il bondissait dans les airs pour invoquer dans sa main une lance sacrée. Ressemblant à un trident, on pouvait voir des vagues se tisser derrière la lance pour la propulser dans l'air, le choc fut brutal et la sphère enflammée fut noyée dans des bourrasques marines. Des Thugs sortaient de partout et d'un geste ample, il fit tournoyé sa lance pour créer un dôme d'eau qui entourait Eilaine !

- Jara du Capricorne ! Il nous en faut un vivant, il nous faut savoir où ils se planquent !

D'autres sphères de flammes volaient dans les airs et dansant avec sa lance, Jack les balayait de bourrasques d'eau des plus violente ! Cependant, il ne pouvait pas tout faire, s'il se déplaçait à grande vitesse, il ne pouvait pas les arrêter tous en même temps. L'ancien Capricorne avait donc la mission de faire un prisonnier et de le faire parler. Déjà un indice était d'importance, ils venaient certainement du Cachemire vu les habits typiques qu'ils portaient...

La chance était lancée...
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MessageSujet: Re: [Fin Août 1755]Pondichéry, exotique et si dangereuse... (Jara)   Lun 17 Aoû - 17:12

Je crois en Excalibur. J’y ai toujours cru. C’est juste… un si grand pouvoir. J’ai peur de me laisser submerger par celui-ci, comme par le passé.

Jara regardait son bras droit à mesure qu’il prononçait ses mots. Une certaine mélancolie mua sa voix, mêlant rage et amertume. Jara était né pour n’être que le fourreau de cette lame. Il avait pour devoir de la contenir, de la contrôler et d’en faire un objet de justice. Pourtant elle l’avait quitté. Cela Jack, c’était la faute de ces Thugs. Pourtant, au fond, l’ancien chevalier savait très bien que pour qu’ils aient réussi l’exploit d’enlever le cosmos à un chevalier d’or, c’était que celui-ci était déjà fragilisé en sa racine. Il était fragilisé parce que Jara avait peur d’Excalibur. L’utiliser avait toujours fait retenir son souffle. L’éveil de son cosmos, les bandits dans la forêt il y a dix ans, son duel contre Mashia, la guerre sainte. Trop de foi Excalibur l’avait submergé et avait tué. Trop de foi il avait failli à son devoir. En réalité, il n’avait pas perdu Excalibur et son cosmos. L’épée ne faisait qu’un avec lui. Sans elle, le cosmos n’était plus. Sceller la lame sacrée c’était sceller l’essence même de Jara.

Une flamme. Rouge.

L’espace d’une seconde, les yeux de Jara s’illuminèrent d’un écarlate parfait. Comment ? Est-ce que cette simple réalisation avait fait renaître une palpitation cosmique ? Non, c’était différent. C’était une chaleur différente de celle de l’épée des rois. Il s’agissait d’un feu brut, volcanique. Il s’agissait d’un feu reproduisant le son du marteau frappant une enclume. Celui de la lave coulant le long de la roche. Il s’agissait de la plus puissante flamme qui pouvait sommeiller en lui, celle d’un dieu.

Jara se tourna brusquement vers sa protégée. Si son visage était celui de l’austérité, ses yeux d’or crépitaient d’espoir.

Eilaine, je sais comment faire revenir Ex-…

Il n’eut pas le temps de finir sa phrase que déjà une nouvelle horde de Thug passa à l’assaut.

Tch. Ils n’ont pas bientôt fini.

Jack s’empressa d’en abattre le plus possible tout en confessant au Roi d’Avalon qu’il ferait mieux d’en capturer un vivant. Tâche bien plus difficile qu’il n’y paraissait pour le guerrier qui n’avait pas l’habitude de se montrer aussi conciliant avec ce genre d’adversaire. Qu’importe, sortant à nouveau l’épée de son fourreau, il mêla des attaques des paumes de sa main gauche tout en exécutant de sa lame avec la droite. Ses mouvements félins rappelaient ceux d’un tigre bondissant. On y voyait bien là un art martial oriental. En réalité, il s’agissait du style de combat que lui avait enseigné son maître, Dohko. Le simple fait de ne pas connaître son sort à la fin de la guerre nouait sa gorge.

Frappant de sa paume sur le sternum du dernier Thug, il finit par le maître à terre, sachant pertinemment qu’il ne pouvait de toute façon plus respirer. Dans le doute d’une potentielle fuite, Jara s’assura qu’Eilaine était concentrée sur Jack pour planter la pointe de son épée dans la cuisse de l’assassin.

À présent, tu vas parler. Tu vas tout me dire sans quoi perdre cette jambe sera le cadet de tes soucis.
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MessageSujet: Re: [Fin Août 1755]Pondichéry, exotique et si dangereuse... (Jara)   Sam 29 Aoû - 17:15

L'homme balbutiait les informations, le jeune Jara avait un potentiel pour faire peur à ces connards d'un simple regard après tout. Pour ma part, mon poing s'abattait sur un des rares survivants que je voyais devant moi, sans sommation, pas envie de me prendre la tête. J'écoutais les paroles alors de l'inconnu et apprenais qu'ils voulaient sacrifier le corps de la petite à la déesse Kali... Un coup d'Hadès ? Songeur, je me rappelais que bien des entités hindoues s'étaient soumis à la volonté du Sombre Monarque dans le passé et cela me dérangeait d'apprendre qu'il avait remis le couvert dans la région. Puis, brusquement, comme si une entité divine venait de frapper aux portes, ils e rendit compte que le bras droit du Capricorne laissait irradier un cosmos assez puissant. Oh ce n'était que parcellaire mais quand même...

Je posais alors ma main sur son bras et d'un doigt lui demandait de ne pas m'interrompre. Concentrant tout le fluide cosmique de l'Onde de Poséidon dans son bras, je le propulsais pour réveiller cette puissance brute que je ressentais... Je ne savais si j'atteindrai mon objectif mais il fallait tenter le coup après tout. Je retirai donc ma main pour laisser l'effet agir et regardais la tête de Jara sur l'instant pour en voir les effets. Restait aussi le problème des Thugs à régler et la lame des Rois avait besoin d'une juste cause pour se réveiller, enfin peut-être ! Je n'avais pas de réponse sûre mais au moins quelques pistes de recherche !

- Bien, on sait donc que les Thugs veulent la petite pour leur déesse de merde ! Il faut aller dans le nord, dans le Cachemire pour les dessouder ! Et puis, ton bras, Excalibur, a besoin d'une noble cause si je me souviens bien pour donner son plein potentiel ! Alors ca coûte rien d'y aller !

Mais comment faire pour protéger la petite ? Me grattant la tête, une idée germait comme un pet lorsqu'on se réveillait le matin ! Je lui proposais que les Atlantes la protègeasse le temps du voyage ! C'était histoire de deux trois jours assez intenses maintenant que les deux hommes connaissaient leur proie. J'attendais donc sa réponse histoire de... avant de repartir vers le Nord Ouest en mode Dragon volant !


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MessageSujet: Re: [Fin Août 1755]Pondichéry, exotique et si dangereuse... (Jara)   

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[Fin Août 1755]Pondichéry, exotique et si dangereuse... (Jara)

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