RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [Novembre 1750] Alexandria (Charis)

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Jack


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MessageSujet: [Novembre 1750] Alexandria (Charis)   Dim 5 Avr - 0:26

Entre Mer et Terre...

Novembre 1750.

Une large lagune entre terre et mer, une cité trônait depuis près de 2000 ans avec majesté. Son phare, sa bibliothèque, les palais des derniers Pharaons, tout cela s'était construit à l'égide des Lagides. Descendant de Ptolémée, la ville a été pendant des siècles le Carrefour du monde entre Orient et Occident, avant que la future Constantinople ne prenne la place de Byzance. Alors qu'Apollon se réveillait en cette douce matinée, un homme bondissait sur les quais de la Métropole avec un sourire benêt. Cela faisait des années qu'il n'avait pas foulé cette terre d'Afrique et cela lui manquait, les odeurs d'épices, de fruits exotiques se mélangeant avec les criées des étals et aux sons des gardiens de la religion musulmane. Qui ne pouvait pas être charmé ? Lui l'était et se parait d'une grosse cape en laine blanche pour s'habituer à la chaleur, il laissait une obole à l'officier du port commercial pour garder sa frêle esquif pour quelques temps.

Croquant à pleines dents une banane volée sur un étal avec discrétion, oui c'était pas bien ! Mais que voulez vous ? On se refait pas bordel de merde ! Il déambulait dans les rues, les ruelles et les souks comme un enfant découvrant à chaque moment des merveilles qu'il voulait pour lui ! S'il l'avait souhaité, il aurait pu faire une razzia mais c'était pas pour là qu'il était là après tout. Arrivé dans le quartier des maisons de joie, il se sentit rigolard comme un petit garçon près à tous les vices. D'une tape aux fesses à une belle Esmeralda en train d'offrir ses services, il souriait et lui jetait un Ducat en passant. Pour le sourire d'une femme, on se sentait au paradis des escrocs, le plaisir faisait sa loi dans ce genre de moment et l'ancien Marina avait perdu sa vie pour le souvenir de l'une d'entre elle ! Passé l'une des ruelles, il entrait dans une espèce de petite cour où le sable faisait office de dalles vivantes.

- Ah bah putain ! Bonjour le balayage ici !

Un après l'autre, ses pas l'amenaient vers des vieilles ruines. Les stigmates d'un grand incendie se voyait encore sur les pierres noircies depuis des siècles, Jack regardait cela avec un écœurement bien visible. Manifestement, on changeait pas facilement avec le temps. Bondissant sur un reste de colonnade, il se rendit compte que le vent marin venait ici barboter entre ses narines. Que cela faisait du bien, c'était pendant ce genre de moment qu'il se laissait aller à des souvenirs où ses propres vanités se retournaient contre lui. Alors qu'il se dirigeait vers les bâtiments dans un sale état, il se retourna par instinct pour ne voir que le sable dansant dans la cour. Pourquoi cette sensation ? Quelque chose était passée sur sa nuque comme une légère brise... Au fil de ses pas, ce sentiment diffus ne disparaissait pas et alors que sa cape volait entre sable et vent, son corps se retournait comme un ressort pour voir une jeune femme près de l'une des colonnades. Comment avait-il pu passer à côté ?
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MessageSujet: Re: [Novembre 1750] Alexandria (Charis)   Mer 8 Avr - 21:06

Alexandrie, sa grande bibliothèque, son phare, je ne connaissais pas grand-chose sur cette cité, d'ailleurs, je ne comprenais toujours pas la raison de notre présence en ce lieu. Méthea voulait se rendre en cette cité, prétextant que nous pourrions trouver des informations. Qu'avais-je besoin de ces dernières, mon cosmos me guidait vers mon destin. Mais malgré mon ignorance, je devais reconnaitre que j'étais curieuse de me promener dans ruines de celle qui avait régné, projetée sa lumière sur toutes les terres environnantes. Aujourd'hui, elle avait perdu de sa splendeur, avait souffert des pillages et des diverses armées qui l'avaient conquise. Méthea était aux anges, allant de ruines en ruines. Personnellement, je décidais de m'asseoir sur une pierre et d'attendre, ne sachant pas trop quoi. Que pourrais-je trouver en ce lieu, si ce n'est la preuve que rien ne dure, que tous fini par disparaitre. Les plus grandes créations des hommes, n'étaient rien comparées aux œuvres des Dieux. Il y avait peu de personnes dans les environs, j'avais remarqué des soldats ottomans au loin, mais ils ne s'approchaient pas. C'est alors que je sentis l'air marin venir me caresser le visage, m'apporter les odeurs de l'océan qui baignait la cité. Un frisson accompagna l'odeur de la mer, je ne saurais dire quel en était la cause. J'avais cru ressentir comme une pression, une présence, cela m'arrivait de temps en temps depuis que je m'étais éveillé à mon cosmos et à mon destin. De mon regard, je balayai les environs à la recherche de ce qui aurait pu ainsi éveiller mes sens. Je ne vis rien, ni personne, puis mon regard se posa sur une silhouette.

Il était seul, âgé, disons d'un certain âge et m'observait. Il semblait surpris de ma présence, comme s'il ne s'était pas attendu à me trouver, à me voir. Il ne ressemblait pas à un prédateur, ni ne cherchait à me défier. Mon apparence n'était pas celle des femmes de la région, peut-être était-ce cela qui avait attiré son regard sur moi. Me montrais-je trop sûre de moi, lorsque je décidais de m'approcher de lui. Ce fut son regard, son attitude qui me poussèrent à faire ses pas ... « Salut, trouvez-vous ma présence étrange en ce lieu, pour que vous posiez sur moi un tel regard ? » ... Le ton de ma voix était assuré, nul défit.
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Jack


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MessageSujet: Re: [Novembre 1750] Alexandria (Charis)   Jeu 9 Avr - 0:35

Et il saluait la belle demoiselle...

Novembre 1750.

Se grattant la barbe, le vieux forban se demandait quelle sensation émanait de cette femme. Putain mais quelle bonnasse quoi ! Elle aurait été parfaitement son type quelques années auparavant, mais là, son intuition lui demandait de pas y aller trop brusquement. Ouais, les femmes orientales sont connues pour leur sens brutal de la réaction. Un sourire en coin, son corps se lovait lentement pour laisser passer une révérence envers la belle. Il la scrutait et sentait qu'elle était éveillée. Qui suivait-elle ? Etait-elle une envoyée d'une déité locale ? Il en savait rien de tout cela et il ne posa aucune question aussi directe, de toute façon, elle n'aurait aucune raison de lui répondre aussi ouvertement si elle était là incognito.

- Bonjour belle étrangère ! Suis je surpris ? Oui un peu, je ne m'attendais pas à ressentir des éveillés dans la région ! A qui ai-je l'honneur ? Je me nomme Jack O'Bannon !

Une chose devait surprendre la demoiselle, un nom anglais n'était pas commun dans le coin. Enfin bon, on s'en foutait un peu et de toute manière, c'était Irlandais et pas Anglais ! Enfin bon... Ses yeux émeraude la regardait et sa tête tournait pour observer l'horizon. Rien, aucun piège ni d'ennemis dans les environs, une fois avisé qu'il n'avait rien à craindre d'elle. Il s'adossait à un pilier pour la laisser se présenter. Depuis des années, il avait appris à discerner les différents cosmos de ses interlocuteurs et d'elle, il ressentait une sorte de vide étrange. Une spectre ? La question se posait ouvertement mais il n'en fit aucune mention, cela ne regardait qu'elle et en fait, il avait rien contre les armées du Sombre Monarque. La Mort faisait partie du cycle de la vie et en cela, il respectait le frère de son propre Dieu ! Mais la mort ne devait pas devenir une fin en soit, elle l'était de base, pourquoi la rendre plus dure ? Si elle était bien ce qu'il croyait, un échange intéressant pouvait naître sur cette terre liée à la connaissance et à la philosophie. L'ancien Général de Poséidon aimait bien ce genre de débats, surtout avec des belles femmes !
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MessageSujet: Re: [Novembre 1750] Alexandria (Charis)   Ven 10 Avr - 18:20

Le vieil homme ne montrait nulle crainte, ni aucune autre émotion de la sorte. Il se contenta de m'observer, alors que je m'avançais vers lui. Il se dégageait de ce dernier une solennité, une certaine confiance, celle-ci ne semblait pas être de la même nature que la mienne. Ma confiance venait de ma force, de cette puissance qui m'avait permis de survivre, de satisfaire ma violence. Lui, s'était autre chose, l'expérience acquise au fil des ans et des combats. Car il était clair, qu'il avait dû connaitre plusieurs guerres, après tout le monde ne connaissait-il pas une période de crise. Lorsqu'il prit la parole, j'eus du mal à comprendre ses mots, il était clair qu'il n'était pas originaire des Terres que la Mer Méditerranée baignait. Il venait d'encore plus moi que moi, peut être un marin, son visage buriné par le soleil, cette odeur marine qui semblait émaner de lui. Trouver un marin dans cette ville n'avait rien d'étrange, mais rare étaient ceux qui venaient visiter les ruines et encore moins ceux qui parlaient d'éveillés. Si son anglais n'avait pas l'accent traditionnel, si je ne comprenais que peu cette langue, entendue occasionnellement par certains marchands, j'avais perçu sa question. Il venait de piquer encore plus ma curiosité et mon regard changea quelque peu. Seule l'absence de défi dans son comportement, évita que mon désir de destruction l'emporte sur la raison. J'essayai de lui répondre, mais aborder un tel sujet dans une langue non maitrisée n'était pas chose aisée. Je décidais donc de m'enquérir de ses connaissances pour la langue de ceux dont l'empire englobait ces terres sur lesquelles nous nous trouvions ... « Vous, parlez Grec, Arabe ou Ottoman ? Moi, pas parler beaucoup bien votre langue » ... Je me sentais comme une idiote, essayant de sortir des mots pourtant simples. Pourquoi les étrangers, ne faisaient-ils pas l'effort de parler la langue de la région qu'ils venaient visiter. Avais, je l'aire, d'une personne instruite, d'une fille naît dans les terres froides se trouvant loin vers cette île dont il semblait être originaire. Ce genre de situation, me rappelait à quel point j'étais ignorante de plein de choses et à quel point je devais travailler afin de combler mes lacunes. Considérant, qu'il devait parler ma langue natale, le Grec, je me mis à lui répondre dans celle-ci. Pourquoi cette certitude, peut-être, car je le pensais marin ou pour une autre raison moins précise ... « Je me nomme Charis, je fais une sorte de pèlerinage en compagnie d'une vieille femme avide d'histoires anciennes emplies de mythes et de légendes » ... Je ne savais pas où se trouvait Méthea, non pas que sa présence aurait un effet rassurant, mais je m'inquiétais un peu pour elle. Vu son âge, bien plus avancé que celui de Jack, et sa capacité à perdre conscience de son environnement lorsqu'elle se trouvait près de tels lieux, qui savent si elle n'allait pas finir par avoir un accident ... « Qu'entendez-vous par éveillé ? » ... Je me doutais de ce quoi il avait fait allusion, même si cela ne faisait pas longtemps que mon cosmos s'était éveillé, je ressentais quelque chose de similaire chez lui. Même si la couleur, l'odeur, le ressentit était différent de ce que pouvais percevoir chez moi. Maintenant que j'y pensais, je compris d'où lui venait sa confiance, mais aussi ces fragrances marines qui se dégageaient de lui. Mais il n'était pas à moi, d'aborder sa nature et je pouvais comprendre sa surprise, car je l'éprouvais à cet instant.
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MessageSujet: Re: [Novembre 1750] Alexandria (Charis)   Dim 12 Avr - 14:20

Tout semble ordinaire sous la lumière...

Novembre 1750.

Merde ! Comme un con, Jack venait de parler en vieil irlandais à son interlocuteur. Il n'avait même pas fait gaffe sur le coup ! Un peu amusé de sa gaffe, sa main grattait sa tête en étant un peu embêté ! Dans un sens, certainement sur ses gardes, il avait parlé sans s'écouter. Oui, cela pouvait arrivé et c'était une chose qu'il lui arrivait plus souvent qu'il ne l'aurait aimé.

- Je parle l'Arabe sans problèmes, les tournures de phrase de l'Ottoman sont plus délicates pour moi... répondit le vieux forban avec un grand sourire.

Elle cherchait donc des légendes et des vieux mythes. Soit. Mais la question qui suivit était de nature à se demander si elle se cherchait pas elle même, son interrogation sur ce terme était une chose assez iconoclaste dans la situation présente. Ils étaient tous les deux des Eveillés, ressentaient en chacun des deux une force primale qui était difficile à réprimer sans une certaine expérience. Chose qui manquait à cette jeune femme au vu des vagues d'énergie qui la quittaient par intermittences. Passé ce moment de réflexion, il reprit la conversation.

- Eveillé ? Nous le sommes jeune femme, des gens capable de faire exploser notre force intérieure pour un certain temps afin d'accomplir certains miracles... Don des Dieux ou autres, c'est un rare privilège que nous possédons tous les deux !

Un terme revint cependant à sa mémoire défaillante. Pèlerinage. Cela voulait dire qu'elles allaient faire des prières sur un lieu saint dans les environs ? Lequel ? La jeune femme du nom de Charis ne l'avait pas précisé et cela était intéressant au premier abord, le lieu de prière était bien souvent le château de ses propres vanités. Il s'asseyait alors et posait la question.

- Bah vous allez prier où ? Y'a pas trop de lieux saints dans le coin ! Sauf celui d'un ancien monde perdu dans les écritures de l'histoire peut-être...

Que cela était triste, regardant autour de lui, les ruines de l'ancienne Bibliothèque n'invitait pas à aimer le genre humain à ce moment là...
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MessageSujet: Re: [Novembre 1750] Alexandria (Charis)   Lun 13 Avr - 0:25

L'ancien, répondit donc en arabe, une langue que j'avais appris à parler aux côtés des divers gladiateurs que j'avais fréquentés et aristocrates qui payaient pour nous voir, combattre et nous entre-tuer. Il semblait même un peu embarrassé par sa gaffe, ce qui était amusant, même si je n'en montrai rien. Si celle-ci l'avait amusé, ma question, quant à elle, sembla le surprendre, du moins l'intriguer. Il prit quelques secondes avant de reprendre la parole afin de répondre à ma question. Sa réponse ne me surprit pas et ne m'apporta aucune réponse particulière, si ce n'est une confirmation. Étrangement, depuis que je sentais cette force en moi, ainsi que des ressentis semblant venir des profondeurs de mon âme. Par moment, j'avais l'impression que j'étais devenue la porteuse d'une vie qui n'était pas vraiment la mienne. C'était comme cet appel, que je ressentais de plus en plus puissamment en moi ... « Des miracles, c'est ainsi que Méthea nomme ce dont je suis capable de faire » ... Personnellement, je ne savais pas si définir cette force comme un miracle était le bon terme, un don des Dieux cela s'en rapprochait plus, mais ... « Seuls les Dieux sont capables de faire des miracles, quant à cette force, je ne serais la définir, mais elle doit nous lier à ces derniers » ... Si cette force qui s'était éveillée en nous, que j'avais renforcée au fils de mes combats, était liée à un dieu, à qui était-il lié ? Si je devais me fier à ce que j'avais ressenti, je dirais un Dieu Marin, peut être Poséidon, mais je pouvais me tromper. Il se pouvait que ce que j'avais ressenti fût seulement lié à sa vie de marin, s'il était marin. Quant à moi, quelle aura, fragrance dégageait cette force, pouvait-elle lui permettre de définir à quelle divinité j'étais liée. Il aborda alors, un autre sujet, qui pouvait être lié à celui dont on venait parler ... « Je ne suis pas là pour prier, je n'ai fait que suivre celle qui m'accompagne. C'est elle qui cherche quelque chose dans ses ruines » ... Un monde ancien et disparut, caché aux yeux des humains, oubliés. Le regard, un léger dégoût dans ce dernier, m'apprirent que le dénommé Jack se montrait amer envers les responsables du saccage de ce lieu ... « Vous semblez éprouver de l'amertume envers le destin de ce lieu, êtes-vous lié à ce dernier d'une manière ou d'une autre ? » ... Je ne pouvais pas lui demander s'il était lié à une divinité, Méthea m'avait parlé de guerres anciennes opposant ces dernières. Quelque chose en moi, me disait que nous n'étions pas liés à la même, mais cela ne signifiait pas que nous étions ennemis. Un mouvement attira mon regard, il s'agissait de Méthea qui revenant vers moi, avait aperçu ma conversation. Elle restait à distance, méfiante, elle avait peut-être plus de jugeotes que moi.
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Jack


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MessageSujet: Re: [Novembre 1750] Alexandria (Charis)   Lun 13 Avr - 1:16

Les Hommes sont parfois si faible d'esprit.

Novembre 1750.

Un sourire fugace apparaissait sur ses traits en écoutant la jeune femme. Il connaissait ce sentiment d'incompréhension, combien de fois il l'avait vu ? Trop souvent ! Il avait eut la chance d'être élever dans une petite famille irlandaise. Il n'avait pas connu la chaleur de son Père ni de sa Mère, non, les Atlantes envoyaient leurs enfants ayant des prédispositions dans le monde humain pour les sauver des lourds conflits politiques du peuple des Mers. Tout cela semblait si vieux, tout avait brûlé dans les restes éphémères de l'Histoire. Devenu simple voyageur d'une période où les gens s'intéressaient de nouveau aux grands idéaux, où une lumière étrange avait saisi le coeur de milliers d'hommes avides de nouvelles philosophies et connaissances. Il aimait ces changements en les détestant encore plus, il n'aimait pas spécialement la nouveauté car elle amenait à des chaos qu'il ne contrôlait que trop peu...

Il était donc arrivé ici. Pourquoi ? Il se le demandait encore pour ainsi dire. Ah oui. Il recherchait des informations sur des anciens écrits, sur des anciens mythes datant de la grande Carthage pour tenter de trouver des indices sur la position de cet ennemi encore si insaisissable. Puis, revenant dans un coin de sa tête, il comprit qu'elle ne savait pas à qui elle était liée. Marinas ? Non, il n'avait pas entendu parler d'elle, même si elle semblait pas savoir elle même où aller. Saints ? A voir. Ases ? Non mais fallait pas déconner mon pauvre Jack ! Spectres ? Ce sentiment de vide incertain était un indice potentiel mais encore que cela ne voulait rien dire. Il se laissait à aller à ses suppositions quand une vieille femme entra dans la danse, elle était donc la Parque guidant la demoiselle dans sa destinée.

Il la fixait pendant quelques secondes et sentit aussi en elle ce trouble qui ressemblait à celui de Charis. Elles étaient donc venues ici pour trouver aussi des informations dans ces ruines lamentables, fruit de la déchéance humaine dans tout son éclat ! Mais tout peuple savait rattrapé ses pires crimes, les Arabes n'avaient-ils pas été les fers de lance des Lumières nouvelles de ce monde ? De ce lien entre Antiquités et Monde moderne ? Oui, il ne fallait pas méjuger de la capacité des Humains à se dépasser pour réparer leurs pires erreurs. C'était en cela que le vieux Forban appréciait l'homme, comme Poséidon par ailleurs ! La seule limite était de ne pas dénaturée le cycle perpétuel de la Nature. Les Marinas, les Atlantes, en étaient les gardiens dans cet avenir incertain...

- De manière habituelle, nous suivons les vagues de la destinée que les Dieux ont tissé pour nous... Hommes, Femmes, Enfants... Nous sommes tous liés par cela mais les Hommes ont un avantage que mon propre peuple - les Atlantes - n'a pas, ils peuvent tisser leur propre destinée ! Je les envie parfois mais cela conduit à oublier dans l'univers dans lequel on vit...

Merde ! Sans s'en rendre compte, il venait de donner sa vision des choses. Bah... C'était sa façon de penser de toute façon et il s'en foutait de savoir si on était d'accord ou non, une bonne grosse baigne dans la tronche permettait de savoir bien souvent qui avait raison. Un gros sourire con aux lèvres, il se perdait sur la manière d'imposer sa vision des choses et reprit son sérieux.

- Lié à ce coin ? Non. Je recherche des informations sur un sale type qui a oeuvré contre les miens au temps de la grande Carthage. Une sale ordure qui ne rêve que d'une chose, détruire ce que les Dieux ont forgé... Et toi la vieille ? Tu cherches quoi ? Viens pas me dire que tu cherches le moyen de rejoindre ta terre sacrée, cela me ferait doucement rigoler car à part du sable... Tu vas pas trouver beaucoup de choses en plus ici ! Quoique...

Putain, il venait de lui rentrer dans le lard un peu trop abruptement là. Il lui fit un clin d'oeil amical à la fin pour tenter de calmer l'ire de la vieille et aussi de la jeune femme devant lui. Il voulait pas l'offenser, juste la prévenir que c'était pas forcément le bon coin. Après, facile de se moquer, lui aussi était ici pour tenter de trouver une réponse à ses propres questions, il avait eut la langue bien pendue et se la mordait en se rendant compte de sa connerie comme d'hab !

- Y voyez pas offenses ! Tendance de vieux loup de mer à titiller...

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MessageSujet: Re: [Novembre 1750] Alexandria (Charis)   Lun 13 Avr - 15:31

Atlante, voilà un nom sortit de ce passé dont n'avait pas arrêté de me parler Méthea, depuis qu'elle avait décidé de m'instruire sur les mythes et légendes qui entouraient les anciens Dieux et leurs guerriers. Si je ne me trompais pas, les Atlantes étaient les fidèles serviteurs du Seigneurs des Abysses marins et de tous les océans, le Dieu que l'on nommait Poséidon. Ce dernier était l'un des trois frères ayant survécu, grâce à leur mère, au sort que leur réservait leur père Chronos. Les deux autres Dieux étaient Zeus, celui qui régnait sur l'Olympe et le ciel. Quant au dernier, il s'agissait de Hades le Seigneur des Enfers et dont je portais l'étoile au cœur de mon âme. Mais ce mot, ce nom, d'un peuple oublié, rentré dans la légende, m'en rappelait d'autres. Achille, Atlas, Ulysse, Hector et Paris, Atalante et Jason, le puissant Hercule, tous des héros ayant servi ou ayant été protégé par les Dieux. Achille avait tué Hector lors de la guerre de Troie, une guerre opposant la Grèce à la ville de Troie. Une guerre qui devait en cacher une autre, celle de la Déesse Athéna contre le Dieu Poséidon. Je me perdis un instant dans ces histoires de combat et de héros, avant de reporter mon attention sur l'homme qui me faisait face. Le destin, la force des hommes à pouvoir créer le leur, étions-nous si libres que cela ou bien tout cela n'était qu'une illusion afin que nous acceptions ce dernier. Mais étais-je humaine, ou bien du fait de ce don, de ce devoir qui semblait m'avoir été comme légué, je n'appartenais plus à ces derniers. Que m'importait cette réflexion, cette vision, je tracerais ma route à la force de mes poings et si la voie sur laquelle j'avançais, était choisie par les Dieux, je la tracerais à l'aide de ma volonté ... « On tisse notre destinée avec ce que la vie nous offre, avec notre volonté et nos poings, souvent dans le sang et la difficulté. Même si certains semblent bénéficier de plus que d'autres » ... Tout en parlant, je me tendais face aux souvenirs que mes mots faisaient remonter ... « Votre peuple a seulement accepté ce destin qu'on lui donnait, peut-être par devoir, reconnaissance, crainte. Il aurait pu en choisir un autre, même si le choix pouvait se montrer restreint. Mais je parle sans savoir, en extrapolant sur des légendes retranscrites au fils du temps » ... Lorsqu'il interpella Méthea, je me tus, même si son ton me semblait assez peu respectueux. Mes mots avaient pu se montrer désobligeant et décidais donc de laisser passer les siens. Méthea qui n'était pas née de la dernière pluie, devinant à quel genre d'homme elle avait à faire, fit signe qu'elle n'était nullement offensée et s'approcha de nous ... « Il se cache parfois bien des choses sous le sable, mais comme vous le dire, nulle Terre Sacrée pour moi en ce lieu. Même si à la différence de vous deux, toutes Terres bénies par les Dieux m'est sacrée » ... Suite aux mots qu'elle prononça, je ne pus que froncer les sourcils, je trouvais qu'elle abordait un sujet bien trop intime et qui ne la concernait pas. Si j'avais accepté qu'elle me suive dans ma quête vers ce Destin qui était le mien et que j'avais accepté sans vraiment le décider, je ne lui donnais pas le droit d'aborder un tel sujet ... « Méthea faisait office de prêtresse lors de cérémonies auxquelles mes parents et quelques autres participaient, en cachette. Si les Ottomans acceptaient les chrétiens, il n'en allait pas ainsi des anciens culte» ... Ne voulant pas entrer encore plus loin dans le sujet, je décidais de rebondir sur un élément dont il nous avait faits part ... « Serais-je impoli de vous demander qui est cet individu dont vous voulez vous venger et qui désire détruire l'œuvre des Dieux ? » Je voyais mal comment un homme, pourrais détruire l'œuvre des Dieux, à part en œuvrant pour et avec l'un d'entre eux cela était impossible. A moins qu'il ne s'agisse de l'envoyé de l'une des religions s'étant presque partagé le monde et supplanté celle dont Méthea était une sorte de dépositaire, tout comme moi ou Jack. J'étais sincèrement intrigué par cet individu, même si dans un premier temps, le sujet m'avait servi pour détourner la conversation.
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Jack


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MessageSujet: Re: [Novembre 1750] Alexandria (Charis)   Lun 13 Avr - 18:08

La Haine a un Nom.

Novembre 1750.

Accepter ce destin. Oui, certainement, en cela elle avait certainement raison. Les Atlantes étaient un peuple fier et ombrageux, ils étaient les dépositaires d'une science que les Hommes avaient perdu au fil des siècles. Lors de la chute, ils étaient partis du Monde Humain pour vivre dans les bas fonds, en dehors de la corruption humaine. Mais est ce que cela était mieux ? Jack pensait que non, cela avait conduit les siens à se battre entre eux pour des maigres consolations de pouvoir et d'honneur. Au point même de placer les plus puissants de leurs bébés entre les mains des Humains car ils ne se faisaient pas confiance entre eux... Lui, l'ancien soldat, sans Scale, sans pouvoir que de voyager au nom de son Dieu dans toutes les contrées et les côtes se moquaient bien de la situation de son Peuple. Enfin... Pas depuis que cette putain de guerre civile s'était déclenchée dans ses propres terres, le temps de son retour était donc prévisible là bas !

- Crainte, Devoir, Reconnaissance... Ceux sont là des traits humains qui ne sont pas les nôtres, mais, nous sommes trop fiers pour ne pas reconnaître que nous les subissons de la même manière. Non, je pense que nous sommes plutôt les dépositaires d'une Histoire ancienne et qui nous rattache tous à certaines valeurs universelles, les Humains commencent à les apercevoir je crois...

Une phrase de la vieille femme fit sourire le Forban. Elle avait un respect de la vie à sa manière et cela lui plaisait. Toute terre sacrée méritait d'être respecter, même si on était conduit à la combattre de toutes ses forces. Il hochait de la tête pour accepter sa réponse et d'un autre signe de la tête, lui exprimait à nouveau ses excuses. La suite des propos de Charis ne lui plurent pas des masses, non pas contre elle, mais surtout pour les conséquences qu'elle avait dû subir par de telles intolérances. Jack l'écoutait et soupesait ses mots dans la réponse qu'il construisait dans son esprit parfois un peu trop florentin pour le commun des mortels.

- Ottomans, Chrétiens, Romains, Arabes... Bien des peuples et religions ont rejeté ce qui étaient plus anciens qu'eux et peut-être plus sages. C'est la loi universelle des Hommes de détruire ce qui n'est pas inscrit dans leurs dogmes et leurs lois. Cette place qui permettait autrefois d'aller à la Bibliothèque des Ptolémées a été le terrible témoin de cette étrange attitude des Hommes. Je ne la comprends pas. Je pense que la vie mérite d'être accepter avec toutes ses facettes, des plus sombres aux plus éclatantes... Mais la vie comme la mort obéissent à des lois qui ne doivent pas être brisé, le cycle de la vie est la chose la plus sacrée pour cette Terre.

Une moue triste se dégageait du voyageur, il en avait bavé et cette haine était une chose qu'il comprenait fort bien. Lui même était saisie par ses bras aussi doux que chaleureux. Personne ne pouvait s'en libérer facilement. Il avait pour lui même du dégoût par moments mais c'était aussi sa raison d'être. Il répondit alors à la question de Charis de façon froide mais teintée de cette haine qui lui hérissait le poil.

- La Haine de perdre ce qui m'est cher. Ma femme. Mes filles. Mon meilleur ami. Cette putain de haine m'a embrassé le jour où ce type est arrivé dans ma vie, il m'a tout arraché avec l'aide des gusses d'Asgard. Depuis, je vis avec ce serpent dans mon âme, il me juge et me condamne, mais cela n'est rien comparé au dégoût que ce type m'inspire... Voilà ce qu'est ce type et il s'appelle Pséma du Bélier, ancien Grand Pope du sanctuaire d'Athéna. Il a été maudit sous l'ancienne Carthage, a survécu avec l'aide de Dieux inconnus, et il m'a enchaîné pour devenir un putain de pantin entre ses mains... Voilà ce qu'est celui que je recherche...

Une haine. Un Nom.
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MessageSujet: Re: [Novembre 1750] Alexandria (Charis)   Mar 14 Avr - 17:07

J'écoutais cet homme, il disait appartenir à une race disparue, appartenant aux légendes, mais je ne remettais pas en doute sa parole. Je l'aurais croisé, il y a à peine quelques mois, je l'aurais pris pour un excentrique, mais aujourd'hui, j'avais conscience que les légendes et les mythes existaient, n'étaient qu'une manière de camoufler une vérité ancienne. Il me parla un peu plus des siens, j'eus l'impression qu'il se contredisait en signifiant que son peuple ne partageait pas certains traits avec les humains, même si d'une certaine manière, ils les subissaient. Puis il me parla de valeurs anciennes et universelles que les humains commençaient à percevoir. Que voulait-il dire par là, de quelles valeurs parlait-il ? ... « Tout être est lié à des devoirs, connaît la crainte, à part peut-être les Dieux » ... A mes mots, je sentis Méthea me désapprouver, mais elle ne dit rien préférant garder le silence ... « Ils sont des traits communs à tous, que l'on se dise Humain ou non et je ne vois pas de différence entre les Atlantes, les Humains et autres peuples foulant ce monde. Nous avons toutes les mêmes craintes, les mêmes désirs » ... Il me parla ensuite de la nature humaine, d'une facette que je connaissais que trop bien. Puis du cycle de la vie et de sa loi qui ne devaient pas être brisées. En effet, toute chose finissait par disparaitre, être détruite ou par mourir et cela était l'une des choses qui rendaient tout être vivant égal à son prochain ... « Il est parfois bon de détruire l'ancien afin de pouvoir construire quelque chose de différent, de plus solide, de plus adapter aux besoins qui apparaissent. Personnellement, je comprends que l'on puisse détruire ce qui nous empêche d'avancer. De toute façon, quoi que l'on fasse, quelle que soit notre force, il n'y a qu'une seule vérité, nous finirons tous par mourir, par nous soumettre à son pouvoir » ... Prenant quelques secondes pour parfaire ma réponse et peser mes mots, chose que je n'avais que peu l'habitude de faire ... « Seule la mort permet d'effacer toutes les injustices, les tords, elle seule est à même de porter un jugement objectif et impartial sur nos actes. Qu'importe que l'on soit Atlante, Humain, ou autre, que l'on soit riche ou pauvre, que l'on prie tel ou tel Dieu ou que l'on n'en prie aucun. La mort est le seul pouvoir, la seule réalité, la seule vérité que nous reconnaissons tous » ... Sentant que je commençais à m'enflammer, je pris quelques secondes supplémentaires pour me calmer. Ses paroles de vengeances, m'aidèrent quelque peu. Je connaissais que trop bien ce sentiment, ce désir qu'il exprimait. Si le mien n'avait pas la même source, il n'en était pas moins brûlant, moins présent ... « Il n'y a rien de plus satisfaisant que de voir son ennemi écrasé à ses pieds, de le voir vaincu » ... Je semblais vivre ces mots que je prononçais, mon cosmos s'enflamma quelque peu révélant un peu plus de sa nature, ma main avait attrapé une pierre que j'écrasai, la réduisant en poussière. Sa métaphore du serpent, me laissa perplexe et ceci apparut sur mon visage, alors que je repris la parole d'un ton moins enflammé que précédemment ... « C'est vous qui vous infligez ce serpent, c'est votre propre morale qui vous juge. Mais à quoi bon, ce que vous ressentez est légitime, de plus seul le seigneur des enfers et ses juges devant qui nous passerons tous, sont à même de vous juger. Ressentir du dégoût pour soit, pour ses désirs, n'est qu'une perte de temps, des chaînes auxquelles on s'attache soit même » ... Je posai mon regard sur lui, il était quelqu'un de puissant, cela ne faisait aucun doute, mais il me semblait suivre des préceptes moraux que je ne comprenais pas. Pourquoi un homme tel que lui, acceptait de se soumettre à ces derniers. Je me savais moins puissante que lui, mais grâce à ma force, je m'étais libéré de certaines de ces chaînes. Mais peut-être que ce serpent était la culpabilité, celle de n'avoir pu protéger les siens. Mais dans ce cas, il devrait savoir, s'en servir, le transformer en la source de force et de puissance. S'attacher aux erreurs ou échecs du passé, à certains souvenirs, ne servait à rien s'ils nous apportaient que regrets et remords. Si on ne parvenait pas à s'en servir pour se renforcer, alors il fallait alors les balayer, ne plus en tenir compte ... « Nos échecs, nos erreurs, peuvent devenir des boulets nous empêchant d'avancer sur la voie que l'on a décidé de suivre. Soit on s'en sert pour gagner en force, soit on les abandonne, tout autre choix est stupide. Si tous les Hommes sont soumis à des règles, morales ou autres, la force et le pouvoir permettent d'un brisé quelques-unes, et vous ne me semblez pas être quelqu'un de faible » ... Je ne savais pas si j'étais parvenu à exprimer ma pensée, je n'étais pas une lettrée, je maîtrisais bien mieux mes poings, que les mots.
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MessageSujet: Re: [Novembre 1750] Alexandria (Charis)   Ven 17 Avr - 0:04

Les chaînes de la violence.

Novembre 1750.

Détruire les choses pour reconstruire quelque chose de neuf, de plus solide. Cette vision anarchiste des choses était assez rare pour être noter. Jack, pour sa part, tenait plus du Conservateur auréolé du libertinage de ce siècle. Il estimait que cette société avait des carences mais de là à la purger, à la réduire à néant pour reconstruire un futur présupposé meilleur, c'était de l'utopie. La continuité de son discours allait dans ce sens, la mort serait pour elle libératrice en tout point. Manifestement, elle tentait de contrôler une rage intérieure qui palpitait à intervalles régulières de cette discussion. Ecraser, détruire, ravager... C'était une chose louable mais dans quel but ? Recréer un monde parfait et pourquoi ? Pour le redétruire après car on se rendrait compte qu'il n'a rien de parfait ? Oui, tout cela devenait un cercle vicieux en fait.

- Vous laissez entendre que la Mort est la finalité de toute chose. C'est vrai. Mais cependant, la Mort est aussi source nourricière pour que la vie continue, par exemple, dans une forêt, les arbustes fragiles meurent pour permettre aux plus forts de s'épanouir pour le bien de la forêt. Est ce que l'on brûle pour autant la forêt pour arriver à ce qu'elle se sente mieux ? Non. Si ce n'est par accident mais ce n'est pas notre propos. Donc, désolé de vous contredire, la Mort est un épisode du Grand Cycle de la vie, nécessaire mais pas pour autant la finalité que vous décrivez... Sinon, le Cycle serait détruit et la vie ne renaîtrait pas, non ?

C'était bien la première fois que Jack se montrait aussi sérieux, lui le comique de service. Cette jeune femme avait simplement touché à une chose qui lui tenait particulièrement à coeur, à savoir la protection de la vie sous toutes ses formes et de veiller à l'équilibre entre toutes les Races. Au fil de la discussion, il comprit néanmoins qui elle suivait, le Sombre Monarque avait là une personne de qualité à son service et sa Foi, encore naissante, laissait prédire une force de caractère bien trempée. Par intermittences, ses yeux se tournaient vers la vieille femme. Qui était-elle ? Une prêtresse de culte ancien selon ce qu'il avait compris, mais de qui ? Il cherchait sur elle des marques de lien avec cette divinité mais n'en voyait pas. Il n'était pas surpris, les gens de l'ancien Monde cachait cela avec soin pour ne pas froisser les jeunes Religions de cette Ere.

Alors qu'il terminait sa réponse, sa réplique sur l'idée de vengeance lui tiltait dans les oreilles comme une douce musique.

- Oui, je suis d'accord, abattre son ennemi plus bas que terre est une bonne chose... Mais si vous voulez en prendre encore plus de plaisirs, donnez vous des raisons supérieures qui donneront un goût particulier à cela... Frapper un ennemi pour le frapper, très peur pour moi, mais le mettre à terre de ses poings parce qu'il a touché à une des règles de votre existence, là c'est jouissif ! Donc, ne combattez jamais les pleutres ou les tocards, ou ceux qui ne réfléchissent pas, y'a aucun intérêt, c'est comme abattre une fourmi sous ses pieds sans faire gaffe...

Il continuait sur sa lancée pour répondre à la suite de sa réponse.

- Et alors ? Ce serpent me fait mal, me fait hurler de douleurs mais me donnera un putain de plaisirs quand je réduirai mes ennemis en charpie. On en revient à ce que j'ai dit tout à l'heure, il faut un sens pour détruire un ennemi, sinon c'est inintéressant ! Comparé à vous, j'en ai au moins conscience par expérience ! Infligez vous un code moral ou de conduite on s'en fout et respectez le. Une fois fait, vous aurez toujours le plaisir d'abattre ceux qui s'y opposent !

Elle continuait sur le principe de se libérer des chaînes de la morale ou des lois de ce Monde pour aller vers là où on voulait aller. La chose était belle dite ainsi, mais manquant totalement de pragmatisme. L'Homme, ou même un Atlante, ne pouvait vivre sans une série de règles qui lui étaient propres. Il ne comptait pas revenir là dessus car il venait à l'instant de lui expliquer que ces mêmes chaînes étaient nécessaires. Cependant, il revint sur un point.

- Toutes les chaînes ne sont pas bonnes, il faut les briser, je suis d'accord ! Mais gardez en quelques unes comme je vous l'ai dit. Et ce n'est pas être faible d'appliquer cela, si vous détruisez tout ce qui fait votre existence, que vous brisez toutes les chaînes ! A quoi bon se battre ? Détruire pour détruire n'a aucune saveur si on a pas de raison. Hors, si vous dites qu'un tel est un ennemi, c'est que vous avez vous même des chaînes qui vous imposent de placer un Homme dans la catégorie des personnes à abattre comme un.... rat. J'aime pas les rats.

D'un signe de la main, il la laissait continuer cette discussion de plus en plus intéressante pour lui. Elle était un Spectre en devenir, l'ancien Général de Poséidon espérait juste lui apprendre quelques petites choses pour la suite. Allez savoir, ils seraient un jour dans une même alliance, ou même ennemis, mais cela il s'en carrait le coquillard ! Là on discutait philosophie pour une fois, et cette gosse, aussi timide soit-elle, en avait plus dans le ciboulot qu'elle ne le pensait elle même.

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MessageSujet: Re: [Novembre 1750] Alexandria (Charis)   Mar 21 Avr - 14:39

Le cycle de la vie, voilà un concept que je comprenais, l'un meure pour permettre à l'autre de vivre. Mais je pensais qu'il avait tort, pas dans la généralité de son idée, mais dans la pratique depuis que les Hommes sont Hommes. Son exemple de la forêt, les Hommes brûlaient certains arbres afin qu'ils deviennent plus robustes ou donnent plus de fruits. La mort avait pour effet de pousser la vie à devenir plus forte, même si au final, elle devait céder. Mais mon sujet n'était pas tout à fait celui-ci, je disais juste que devant le regard de la mort, toutes nos fautes, nos torts, étaient dévoilés et que nous étions jugés avec justice. Les Hommes ne pouvaient trouver la véritable Justice que dans la mort. Seule, elle pouvait apporter la véritable paix à tous les Hommes, car elle nous lavait de tous nos péchés et désirs. Mais je devais reconnaitre qu'il touchait un sujet auquel je n'avais pas pris le temps de réfléchir. Sans la Vie, pouvait-il y avoir la Mort ? Même si mon destin, ma voie était liée au sombre Monarque, je n'en restais pas moins humaine. Pourrais-je accepter un monde sans la moindre vie, je ne saurais que répondre. Ma seule certitude concernait le fait que c'était sous le regard de ce dernier, que l'humanité dans son ensemble pouvait trouver la justice. Tous devaient apprendre la crainte et le respect envers son pouvoir et sa volonté. Depuis que les sociétés humaines existaient, l'injustice, l'asservissement des faibles, les conflits, trouvaient leur force dans celles-ci. Au travers des histoires que me racontait Méthea, j'avais compris que certains dieux, voulaient apporter aux hommes les valeurs d'amour, de respect, de paix, mais j'avais aussi compris que seul le Seigneur Hades avait la force d'âme pour les imposer aux hommes. L'empire grec protégé par Athéna, avait connu maintes guerres intestines, et même si cette société antique avait, comme d'autres, put servir de modèle, elle avait fini par être détruite. Le lieu où nous nous trouvions apportait lui aussi la preuve, qu'aucune autre divinité n'avait la force pour guider les Hommes. Je ne pouvais pas laisser le silence répondre à ses mots ... « Je ne dis pas que la mort est la finalité ou qu'elle est une fin en soi, mais tout finit par tomber sous son pouvoir, que cela soit de la main des Hommes ou de la nature » ... Je me devais de développer mon idée, d'exprimer cette vérité, toute personnelle, qui me venait du plus profond de mon être. Des mots qui me semblaient être soufflés par quelque chose d'anciens, par cette âme dont j'étais la porteuse, l'héritière ... « Elle seule peut apporter la véritable justice à ce monde, ce n'est qu'en craignant son jugement que les Hommes dans leur ensemble apprendront le sens de ce terme que beaucoup utilisent et galvaudent » ... La justice était une valeur qui se trouvait de nombreux champions, mais qui comme beaucoup d'autres, se voyait conjugué en fonction des besoins de ceux qui l'appliquaient. Combien de fois avais-je entendu qu'il était juste ou injuste que telle ou telle chose arrivait à telle ou telle personne. Combien de fois avais-je vu, certains rires des pleurs des autres, sous prétexte que ce n'était que justice. Il était clair, vu que les Dieux existaient, qu'elle n'appartenait qu'à eux, mais que seul lui avait la force nécessaire pour l'appliquer à tous.

Lorsqu'il aborda le sujet qui me tenait le plus à cœur, je laissais cette idée pour me concentrer sur ses mots ... « Je n'écrase que ceux qui se dressent sur ma voie, contre mes choix ou mes idéaux, s'ils sont faibles je ferais preuve d'aucun respect ou pitié. Quant au plaisir que je pourrais prendre, disons que voir la crainte dans les yeux de mon adversaire nourrit celui-ci. J'ai passé quasiment toute ma vie à me battre, à tuer et je dois dire que faire montre de ma force, de ma puissance est quelque chose de jouissif, surtout contre ceux qui mettent en doute celle-ci ou qui me prennent de haut » ... Je n'avais jamais réfléchi à tout cela, me contentant de jouir de ce que ressentais lorsque j'écrasais mon adversaire sous la force de mes poings. Mais avais-je besoin de réfléchir à tout cela, de me poser des questions. Trouver une raison pour laquelle combattre, tuer, écraser, je sentais que j'allais en trouver une bien plus grande que moi, la cause de celui qui avait toujours veillé sur moi et dont j'entendais l'appel. Cette idée me conduisit à lui répondre lorsqu'il répondit à mes remarques sur les chaînes ... « Nos devoirs envers nous ou ceux que l'on choisit de servir, nos convictions, ce qui fait qui nous sommes. Ceci n'est en rien des chaînes, ils sont des piliers pour soutenir le socle de notre être » ... Une certaine conviction était perceptible dans le ton de ma voix, dans tout ce que je venais de dire. Méthea qui s'était contenté de nous écouter, finit par nous laisser. Cette idée me conduisit à lui répondre lorsqu'il répondit à mes remarques sur les chaînes ...
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MessageSujet: Re: [Novembre 1750] Alexandria (Charis)   Jeu 23 Avr - 17:51

La forte violence conduit à une faible violence.

Novembre 1750.

Le discours de la belle se tenait. Oui, tout finissait de façon mortelle, après tout, tout redevenait cendres pour renaître quelques parts de nouveau. La Justice ? Jack laissait arquer un sourcil en entendant ces mots. Justice ? Etait-ce la Justice que de mourir ? Qu'importe le moyen... Non, tout cela était à modérer rapidement. En effet, si on mourrait de la main d'un assassin, devait-on appeler cela la Justice ? Si un homme ayant une vie juste et douce mourrait d'une terrible maladie, était-ce Justice ? Non, Jack ne le pensait pas, si encore Hadès permettait aux morts de ce genre de catégories d'avoir l'espoir d'une mort digne mais, même pas, ils n'avaient pas le droit au moindre espoir.

- Justice dites vous ? La Mort peut être Justice si un homme sans vertu est jugé par les Hommes ou encore par la Nature que les Dieux guident. Mais qu'en est-il des innocents ? Des enfants morts dans les guerres ? Des femmes mortes en donnant la vie ? Des gens que l'on assassine pour quelques larcins ? Est ce aussi justice de les envoyer dans un Monde où l'Espoir n'a plus de mise ! J'ai compris de qui vous êtes la suivante mais la Justice est une chose tellement subjective que même les Dieux en ont autant de différentes que les Hommes...

Un sourire en coin, il écoutait les propos de Charis sans l'interrompre sur la suite. Elle aimait donc se battre à ce point là. C'était vrai qu'elle ressemblait à des amazones qui combattaient leurs ennemis avec un rire sadique et rutilant. Ceci dit, la suite de son discours revenait à ce qu'il disait, ils étaient d'accord sur ce point. Que l'on appelasse cela Pilier ou Chaîne, peu importait en définitive, Jack était d'accord que tout le monde se battait sur un socle de valeurs et qu'on en déviait peu de plus en plus avec l'âge. La vieille femme s'en allait et Jack pensait qu'il était temps de faire de même... Quelque chose lui disait qu'ils se reverraient dans le futur, enfin lui n'était qu'un simple Atlante désormais, sans couronne ni Scale, s'il avait su que Poséidon lui réservait un autre destin. Il n'aurait pas tenu le même discours très certainement sur quelques points !

- Il est temps pour moi de reprendre ma route, ici il n'y a rien pour moi ! Donc au plaisir de se revoir un jour et je n'espère pas sur un champ de bataille...

Jack a écrit:
HRP : Fin de la chronique pour moi, je tiens à garder des éléments de surprise lors de notre prochaine rencontre. En tout cas, je tenais à te remercier, RP très intéressant et avec pas mal de fonds. Au plaisir de se revoir sous peu IRP :p

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MessageSujet: Re: [Novembre 1750] Alexandria (Charis)   Ven 24 Avr - 17:48

Je ne pus m'empêcher de remarquer son sourcil, lorsque je développai ma vision de la justice. Puis il me donna son point de vue, m'interrogeant sur telle ou telle situation. Je n'étais pas particulièrement surprise par ce comportement et d'un certain point de vue, je ne pouvais lui donner tort. Après tout, comme il le disait, la Justice était quelque chose de trop subjectif pour que ma vision soit acceptée. Il se pouvait que mon lien avec celui que certains nommés le Sombre Monarque, mette un philtre particulier sur ma perception de cette valeur ... « Je ne prétends pas que la mort est juste. De plus, sauf cas particulier, ce n'est pas mon seigneur qui prend la vie, il ne fait qu'accueillir les âmes » ... Le ton de ma voix était calme, non pas que Jack avait dit quoique ce soit qui aurait pu m'énerver, mais j'étais moins expressif que pour mes dernières paroles ... « Une fois mort, tous sont jugés avec impartialité, en fonction de leurs fautes, de la vie menée, c'est en cela que je disais que Lui seul pouvait offrir une véritable Justice aux Hommes » ... La conviction était de nouveau présente dans ma voix, ainsi que dans mon attitude et mon regard. Puis, je passai ma main dans mes cheveux, regardant même vers le sol. Jack était mon ainé, et ce, dans de nombreux domaines et je me trouvais bien jeune face à lui. De la timidité, je ne dirais pas cela, mais ce que je ressentais pouvait s'en rapprocher. C'est son regard, son attitude, qui me rappela que je n'avais que 15 ans et que malgré mes expériences, ces dernières devaient être limitées. Ce comportement, me surprit, je n'avais jamais été ainsi jusqu'à présent. Ce fut au moment où je compris que cette rencontre touchait à sa fin que je retrouvai mon aplomb habituel ... « Merci d'avoir accepté de partager avec moi une part de votre vécu » ... Peu de personnes auraient accepté de discuter avec moi de la sorte, je n'étais qu'une fille, une adolescente trop grande pour son âge. Il m'avait traité avec respect, le même qu'il aurait montré à un égal, du moins je le pensais. Pour ce comportement, il avait gagné mon respect, ce qui n'était pas rien ... « Si nos Dieux le veulent, mais s'ils font de nous des adversaires, cela sera avec du respect dans mon poing que je vous ferais face » ... Cette formulation pouvait paraitre étrange, mais je ne pouvais pas mieux exprimer ce que je ressentais envers lui. Le ton de ma voix, mon regard, tout était chargé d'une sincérité honnête ... « Nous allons partir, nous aussi, il n'y a rien ici pour moi aussi » ... Cette visite au sein des ruines de cette cité qui avait illuminé le monde, n'avait pas été aussi inutile que je l'avais craint. Méthea réapparut non loin, elle qui n'avait pas manqué un seul mot de notre discussion, savait que nous devions nous mettre en route et que je tolérerais plus de retard sur le chemin qui devait me conduire à mon destin.

Charis a écrit:
HRP : Merci à toi pour ce RP très agréable.
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