RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [20 août 1755] Russie - Vodka, mafia et Baba-Yaga

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Yül


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MessageSujet: [20 août 1755] Russie - Vodka, mafia et Baba-Yaga   Dim 5 Avr - 13:32

Rallier Asgard depuis Jamir sans en connaître la route était une épreuve plus compliquée que le jeune loup l'avait imaginé. Quelle idée de partir de la Grèce pour se réfugier si loin avec tant de blessés déjà ? Les Saints avaient parfois un sens pratique que le guerrier divin avait bien du mal à saisir. Cette cure de montagnes et de repos lui avait pourtant fait le plus grand bien, et il maîtrisait un peu mieux les relations inter-Ordres, d'après les explications qu'il avait reçues ici et là.

Le temps de rentrer était venu. Se diriger depuis un endroit inconnu n'était pas une mince affaire, heureusement Fenrir lui avait rappelé un élément essentiel : la constellation de la Grande Ourse le guiderait. Avoir été élu d'Odin avait au moins cet avantage de pouvoir se diriger à l'aide des étoiles pour toujours retrouver le pays. Des Jamiriens lui avaient indiqué la route pour sortir des montagnes, et depuis le loup voyageait majoritairement de nuit, parfois une partie du jour pour prendre de l'avance et vérifier sa trajectoire une fois le soleil disparu à l'horizon. Le reste du temps, il le passait à dormir ou à chasser un peu.

Il conservait en permanence sa forme animale, ce gros loup blanc d'au moins trois fois la taille de ses congénères, et pourtant si petit encore à côté du grand Fenrir. Il en avait l'habitude et cela se révélait plus pratique pour "transporter" son armure sans attirer l'attention. Son épaisse fourrure tenait chaud, son odorat s'enivrait des senteurs estivales.

Lors d'une après-midi fraîche mais ensoleillée, une vingtaine de degrés au thermomètre, il repéra une odeur humaine. Il n'en avait plus croisée depuis un bon moment, bien qu'il ait fait quelques haltes dans des villages sur son chemin. Cette fois, il s'agissait d'une ville. Les parfums étaient nombreux, regroupés, et au loin la masse des habitations pointait le bout de son nez. D'ici une heure ou deux la nuit tomberait et il pourrait de nouveau repérer son chemin, mais faim commençait à se faire sentir, de même que la soif.

Protégé par le couvert de quelques arbres, il entendit un bruit de roues plus loin et vit une diligence -l'un des premiers modèles européens- qui avançait au pas de quatre chevaux, tranquille. Les bêtes étaient fatiguées, les éclats de voix retentissaient depuis la cabine de bois. Yül saisit l'occasion pour s'approcher. Il courut pour rattraper le véhicule, puis trottina derrière, sa corpulence lui permettant de tenir le rythme des chevaux, à condition d'accélérer parfois sur une dizaine de mètres. A mi-chemin, le jeune apprenti du conducteur dut vérifier pour la énième fois que les bagages étaient bien attachés sur le toit. Son assentiment donné, il leva les yeux et siffla.


"Patron, y'a un gros loup qui nous suit...
-Un loup ? Si près de la ville ? Dis pas n'importe quoi, y'a que des chiens errants par ici.
-L'est gros quand même...
-Gros comment ?"

L'apprenti désigna Yül, arrivé à présent presque à leur niveau. La scène était tellement improbable que le conducteur mit un temps avant de réagir.

"QU'EST-CE QUE ?!?"

Il sursauta sur son siège, tirant par mégarde sur les rênes. La diligence cahota et roula dans un nid-de-poule, provoqua le mécontentement des passagers qui sortirent la tête par la fenêtre à glissière et virent à leur tour la bête. Les chevaux s'emballèrent à cause du brusque changement de cap, partirent au galop, entrèrent dans la ville en dépassant leur arrêt habituel. Les villageois paniquèrent en voyant le cortège et le loup derrière lui, s'enfuirent en courant dans les rues adjacentes. Amusé par leur réaction, l'Asgardien se mit à aboyer. Il piqua un sprint et rattrapa l'attelage puis, à la manière d'un chien de berger, calma les montures épuisées en leur expliquant la situation et les fit arrêter. L'apprenti fut le premier à avoir le courage de s'approcher, voyant la langue pendante du loup essoufflé.

"T'as faim c'est ça ? C'est pas en faisant peur aux gens qu'on va te donner. Mais t'as quand même évité un accident. Pour toi !"

Il lui lança un bout de viande séché, que Yül attrapa au vol avant d'aller se coucher un peu plus loin pour le déguster. Le fait divers fit rapidement le tour des lieux et la bête devint l'objet des curiosités. Certains projetaient de l'apprivoiser pour en faire un berger, d'autres personnes moins nettes le voulaient pour faire des combats de chiens dans lesquels il écraserait tout le monde. Les enfants se faisaient peur en se racontant des histoires à son sujet. Et on continuait de le regarder de loin.

Le soir venu, toujours sous forme animale, le gros loup se rapprocha d'un bâtiment qui devait être quelque chose comme une taverne. Les odeurs de nourriture le faisaient saliver, mais il se refusait à voler et à semer la panique en entrant comme si de rien n'était. Il s'installa donc à l'entrée, attendant que les passants lui donnent quelque chose. Et c'était aussi l'occasion de piquer un somme.
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Jack


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MessageSujet: Re: [20 août 1755] Russie - Vodka, mafia et Baba-Yaga   Mar 7 Avr - 0:31

Et si la Sorcière existait bien !

20 Août 1755.

Putain mais quel froid ! Grelottant comme une gonzesse, Jack ne menait pas large avec son long manteau de fourrure et son chapeau à la russe, il savait plus le nom de ce truc qui se rabattait sur les oreilles comme un cocker. Dans un carrosse, il regardait défiler le paysage sous ses yeux et même si on était en été, le froid était cette année plus fort mais cela n'empêchait pas la boue un peu partout. On appelait cela "распутный" ! Ce nom allait faire date dans l'histoire de cette Nation mais comment Jack pouvait savoir que la fonte des glaces, appelée ici la débâcle, était surnommée Raspoutinyé. Etrange circonstance pour Jack, il allait aussi chercher une légende dans les confins de la lointaine Russie : la Baba Yaga. On lui prêtait des pouvoirs qui dépassaient l'entendement et cela intéressait le forban. Il savait que la Russie était en grande partie sous la protection d'Asgard qui était plus au nord mais il s'en foutait, surtout depuis que Eren, lui, Ann et quelques Ases avaient permis la chute des canailles qui effrayaient aux coins des rues de Londres et de Venise.

Retirant ses gants, il prit la mallette sur le côté pour lire les dossiers que ses espions lui avaient communiqué. Face à lui, une vieille russe était là à trembler comme si elle avait pas tirer son coup la veille, elle se languissait en caressant un vieux chien tout moche avec sa fourrure qui partait en quenouilles. Un sourire en coin, il oubliait sa présence pour regarder les archives et voyait que la "Sorcière" était connue pour être entre deux mondes, la gardienne même du monde des Morts. Protectrice et aussi sauvage que les animaux de ces contrées glaciales. Mais il devait la voir, c'était d'une importance capitale pour la suite de ses opérations dans le concert des Domaines sacrés, il avait besoin d'un petit coup de main de la vieille pour obtenir le moyen de voyager aux Enfers sans mettre en danger les siens. Tout le monde n'avait pas la protection du Dieu des Océans en personne et Jack avait eut cette information à force de lecture sur les créatures voyageant entre les mondes des morts et des vivants. Soudain, le petit chien se mit à gueuler comme un putois en voyant un petit animal dans le col du Grand Prêtre. Une petite hermine. Elle serait un atout non négligeable pour tout cela et d'un regard patibulaire, il calmait le connard à quatre pattes, et voilà que la grosse maîtresse commençait à gueuler à son tour.... Pas forcément de bonne humeur, son poing se détendit de son corps à deux reprises pour les frapper sans sommation, ils étaient pas morts mais c'était limite ! Enfin le calme revenu, il continuait ses lectures avec assiduité.

Le soir arrivait et sa brume glacée et légendaire prenait le sol pour le cacher aux regards des mortels. On ne voyait au loin qu'une lune blafarde qui se moquait bien des impétueux qui étaient sortis de ses terres océaniques et chaleureuses. Bordel de merde ! Mary ne lui avait pas dit que cette position allait lui donner autant de boulot, mais, il savait que c'était un si petit sacrifice pour qu'elle retrouvasse ses libertés. C'était sa manière à lui de se faire pardonner ses décisions passées, de toute façon, il n'aurait jamais dit pardon et Ann avait parfaitement compris que le vieux n'était pas de ce style. S'excuser est une marque de faiblesse était l'une de ses devises et devenu Grand Prêtre, il était encore plus pragmatique qu'autrefois ! En outre, bientôt, il aurait à faire face à Shion et aux Saints pour expliquer la nouvelle position de son Peuple sur l'ancienne alliance des Saints et des Marinas. Il pensait que c'était le meilleur choix pour lui et les siens, enfin bon, c'était pas en ce moment qu'il fallait penser à cela...

Alors que la Calèche s'arrêtait, il sortait d'un pas pressant en évitant une grosse flaque de boue. Quel pays de bouseux dans tous les sens du terme ! Son faciès ne pouvait s'empêcher de laisser échapper une forme de dégoût pour toutes ces merdes, putain sérieux, ils devraient penser à se laver les Moujiks ! Soudain, son regard se portait sur une boule de poils sur le côté, il la connaissait et était étonné de la voir ici. S'approchant d'elle, il la caressait avec amitié et lui chuchotait :

- Tiens, tu es là mon grand ! Tu vas attraper froid, reprends ta forme normale et viens manger un peu.... Qu'est ce que tu fous aussi loin de chez toi ? Allez viens !



Dernière édition par Jack le Mer 8 Avr - 20:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [20 août 1755] Russie - Vodka, mafia et Baba-Yaga   Mer 8 Avr - 18:24

Le sommeil, traître, avait vu le loup roulé en boule, tant et si bien qu'on ne parvenait plus très bien à distinguer sa tête au milieu de toute cette fourrure. La fatigue plongeait Yül dans un état plus profond qu'il ne l'aurait souhaité, de sorte qu'il sursauta et que ses babines se retroussèrent automatiquement en sentant la main sur sa tête. Il lui fallut quelques secondes pour reconnaître le visage amical et comprendre le sens de ses mots.

Dans l'intervalle, il bâilla largement, exposant sa mâchoires aussi dangereuses qu'impressionnantes à qui voulait la contempler. Il se leva, s'étira un peu puis hésita. Il n'avait pas prévu de séjourner plus d'une nuit ou deux dans la ville, juste le temps de trouver de quoi satisfaire sa faim. Qu'on le voie sous sa forme humaine ne pourrait que compliquer les choses. Pourtant dans les mots de Jack, l'un avait particulièrement retenu son attention. Manger.

C'est ce moment que choisit l'hermine du marina pour se montrer, et attirer les aboiements du minuscule clébard de la vieille dame, descendue à son tour de la calèche. La curiosité du Grand Loup n'eut pas besoin de plus pour être attisée, ce n'était pas le genre d'animal qu'un vieux hareng pouvait trimbaler depuis et jusqu'en-dessous des eaux. D'un grondement sec, dévoilant cette fois sciemment la totalité de ses crocs, l'énorme bête se tourna vers le chien qui décampa derrière sa maîtresse. Celle-ci, prise par surprise, recula d'un pas et trébucha sur lui pour finir sa course dans une flaque grisâtre au sol. Les yeux d'or captèrent un léger sourire sur le coin des lèvres du marina avec amusement.

En quelques secondes le guerrier divin se redressa sur deux pattes, inspirant l'air frais de la soirée sans lune qui approchait. Les passants autour se tétanisèrent en voyant la scène. Le jeune homme, tout en armure, saphir brillant dans son écrin de poussière d'étoiles, était toujours aussi intimidant sous sa forme humaine pour les civils. Son torse nu révélait toute une série de cicatrices qui dataient de la Sombre Nuit, en plus de ses autres caractéristiques habituelles, déjà pas banales.

Comme si de rien n'était, Yül emboîta le pas du Grand Prêtre, veillant à ne pas laisser traîner le bout de sa fourrure sur le sol souillé des premiers élans ivres des clients. Le rejoignant à la table de son choix, il répondit directement à sa question :


"J'y retourne justement. Il m'a fallu du temps pour panser mes blessures, et aussi trouver mon chemin. Ah, et au fait, je n'ai jamais froid."

Baignant au milieu des patois slaves et parfois germaniques, le guerrier divin se sentait parfaitement dans son élément. La température relativement douce de l'été baissait vite, pour céder face à l'implacable réputation polaire du pays. Les badauds autour parlaient d'eux, du jeune homme surtout, véritable phénomène de foire parmi tous ces grands gaillards enveloppés dans leurs épaisses peaux doublées. Attentif à ne pas attirer les mauvaises oreilles, l'homme du nord s'adressa à son vis-à-vis en grec :

"Comprenez-vous ce qu'ils disent ? Moi oui. Certains parient sur nos chances de survie pendant la grande bagarre de ce soir. Nous sommes déjà pris pour cible. Ils veulent... ma fourrure. Vos vêtements, plus soignés que les leurs. Éventuellement votre bourse si vous en portez une. Mon saphir bien sûr. Hum... Surveillez bien votre animal aussi."

Les iris d'or se posèrent sur le rongeur. Pas de quoi rassasier un loup, même si la tentation de la viande était forte. A ce propos, Yül salivait toujours. Il n'avait eu droit depuis son arrivée qu'à quelques bouts de viande séchée pour l'amadouer, une pomme à demi-moisie et des cacahuètes. Rien de très glorieux. Il regarda venir la serveuse, bien trop légèrement vêtue dans le but de ravir les regards et les mains dégoûtantes des ivrognes de l'endroit.

"Je vous préviens, je n'ai rien pour payer."

Le bout de ses griffes s'enfonça insensiblement dans le bois. C'est qu'en plus les idiots derrière eux fomentaient déjà, en les croyant incapables de comprendre ce qu'ils disaient, un assassinat en règle que le patron des lieux pardonnerait grâce à un bon pot-de-vin. Il aurait mieux fait de rester loup.
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MessageSujet: Re: [20 août 1755] Russie - Vodka, mafia et Baba-Yaga   Jeu 9 Avr - 0:09

Et une bonne baston ! Une ! Enfin presque...

20 Août 1755.

Des volutes de fumée âcres remontèrent aux narines alors que le vieux Forban entrait dans l'auberge. Des têtes patibulaires se retournaient à son entrée et c'était comme un retour aux sources pour lui, enfin un lieu charmant et agréable pour un vieux voyageur tout fourbu... Enfin cela c'était pour les cons ! De ce qu'il savait, c'était que cette terre de Moujiks était celle des pilleurs de tout poil, les pauvres Turcs l'avaient subi lors d'une guerre en Crimée récemment. Le regard torve, limite agressif, ils épiaient les moindres faits et gestes du nouveau Grand Prêtre de Poséidon sans se douter que leur cible était friand de ce genre de rencontres !

- Je comprends que quelques mots mais ouais, ils nous veulent pas du bien.... Nickel, j'avais besoin de m'échauffer !

S'asseyant sans plus de cérémonie, il écoutait la suite des propos du Loup d'Asgard. Le regard qui transparaissait sous ses yeux émeraude laissait darder des flèches écarlates par moments. Heureux comme un gamin, ses pupilles s'abaissèrent comme s'il venait de se rendre compte que Yul était en fait un porteur d'un des Sept Saphirs d'Odin. En d'autres temps, il l'aurait tué sur le champ pour récupérer cette pierre mais cette Ere était au changement, même pour le vieux Jack. Un sourire énigmatique aux lèvres, il opinait de la tête positivement aux réflexions du jeune homme sur la rapacité de leurs "hôtes".

- Serveuse ! De la bonne viande pour mon ami et pour moi un simple potage bien chaud, quelques miches de pain et de votre meilleur alcool !

Alors qu'un petit quart d'heure passait, une vieille dondon typiquement russe s'approchait de la table pour déposer les victuailles. Jack y déposait un beau Ducat d'or pour elle et son mari d'aubergiste, les regards devinrent rapidement plus aigus. L'avait-il fait exprès ? Bien sûr que oui ! Jack aimait provoquer les gens de la sorte, voir ce qu'ils avaient sous le ventre, voir s'ils avaient le courage d'aller au bout de leurs convictions. Soudain, un couteau volait dans les airs pour frôler l'oreille droite du vieil homme. Tiens ! Ils s'étaient décidés plus vite que prévus et cela surprenait même le Marina, les Russes avaient du courage et en cela ils ressemblaient à leurs frères du nord. Mais eux étaient plus cupides que des putes de luxe ! Faisant signe à Yul de ne surtout pas bouger, Jack prit ses lunettes et les nettoya un moment dans un étrange silence.

A une vitesse inimaginable pour le commun des mortels, il prit une lame dans le plat des victuailles avant de la balancer vers l'impétrant. Elle filait tellement vite qu'un léger son s'entendit, suivit d'un bruit sourd et visqueux, avant de voir la lame réapparaître en sang dans une poutre de soutènement du mur latéral. Le corps sans vie de l'agresseur tombait dans une assiette qui se remplissait d'un liquide mât à l'odeur métallique. Les autres membres de l'assistance, médusés, ne savaient pas comment réagir et quand ils se retournèrent vers Jack ; Ils eurent la sensation d'observer un regard rouge sang qui faisait disparaître le reste. Certaines personnes plus sensibles que d'autres s'écroulaient sur le sol ou leurs tables. De longues secondes défilèrent. Peu à peu, le reste des gusses se rasseyait avec cette peur au ventre qui ne la quittera plus jamais. Oui, il venait de voir le regard d'une Sirène en colère et la sanction avait été terrible !

Suivant ce qu'il se passait, l'aubergiste vint à la table proposer une nouvelle bouteille à ses invités particuliers. Jack, d'abord surpris, acceptait de bon gré mais il sentait en lui la peur de mourir à son tour. Bref, il était temps de manger et il fit signe à son convive de profiter du repas tranquillement !

- Tiens, ca te dit de rester un bout de temps ici ? Quelques jours... j'aurai bien besoin de tes compétences pour retrouver une vieille conne ! Une certaine Baba Yaga ! Tu connais ?

A ces mots, les autres membres de l'assemblée de l'auberge déglutirent tous ensemble ! Non mais quelle bande de dégueulasses !

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MessageSujet: Re: [20 août 1755] Russie - Vodka, mafia et Baba-Yaga   Sam 11 Avr - 2:32

Le Grand Loup était détaché de la scène, comme s'il la regardait à travers un écran. Le petit manège de Jack était un concentré de provocation qui l'ennuyait. Il ne cilla pas une seule seconde pendant l'échange de couteaux, ni quand la tension s'empara de la salle. Après tout, il était un prédateur et non des moindres. Les sirènes auraient fort à faire le jour où elles essaieraient de charmer le fils de Loki.

La tête dans la paume, appuyé sur son coude, le jeune guerrier divin laissait faire. L'odeur du sang frais dans son dos le fit toutefois grimacer.


"Vous pourriez au moins affronter les civils à la régulière, Jack. Au cas où vous l'ignoreriez, la Russie, au moins son territoire le plus occidental, est sous la juridiction d'Asgard, ou très proche. Donc, je me dois de surveiller les chevaliers qui s'y aventurent, vous compris. Essayez plutôt un bras de fer ou un combat de lutte viking, vous vous réchaufferez plus et l'on vous respectera mieux."

Ce fut alors que la vieille toute fripée amena un objet à la hauteur de sa convoitise : un magnifique rôti de renne des terres les plus au nord de la Mère Russie. Juste pour cette merveille, le canidé reconsidéra sa transformation comme une bonne chose. S'il avait su, il l'aurait demandée crue, mais on ne pouvait pas tout avoir. Il voulut se jeter dessus, mais il ne put empêcher les échos lointains de la voix de sa mère de lui rappeler qu'à table on se servait de ses couverts. Il dévisagea ceux à sa disposition saisit sa fourchette entre ses longues griffes effilées. Dans les grandes lignes, il parvint à découper sa viande sans trop de problèmes, mais la piquer sur les dents de sa fourchette relevait d'une précision que sa vie de loup lui avait fait abandonner. Il finit par mordre dans les larges tranches de rôti et tant pis pour l'étiquette.

"L'ogresse des contes ? Qui ne la connait pas en Asgard ! Beaucoup pensent qu'il ne s'agit que d'une invention d'ailleurs. L'équivalent grec est... le croquegant* je crois."

L'Epsilon poursuivit son travail de mastication méthodiquement, lorsqu'il se rendit compte du sérieux de la requête du marina et du silence pesant dans lequel était plongé la salle. Les gueux de l'endroit ne parlaient pas grec mais la seule mention du nom Baba Yaga avait suffi à les faire se détourner.
Il hésita quelque peu.


"Je n'ai pas vu le cœur d'Asgard depuis un moment... Je ne suis pas pressé de retrouver Eren et les autres, mais ma meute... et le village près du palais ?"

Son regard s'attarda sur ce délicieux rôti, acheté par l'or du vieux pirate. Si l'intention était volontaire, il avait extraordinairement bien joué son tour. Yül soupira.

"On ne retrouve pas un personnage de contes, s'il existe bien, aussi simplement. As-tu une odeur ? Une piste à suivre ? Une personne à interroger ? Laisse-moi deviner, tu voulais la faire pister par ta marmotte ! Comme si la Baba habitait dans les bois à côté du village."



*Yül pense au croquemitaine
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Jack


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MessageSujet: Re: [20 août 1755] Russie - Vodka, mafia et Baba-Yaga   Dim 12 Avr - 15:46

Encore une vieille légende...

20 Août 1755.

D'abord un petit cours de morale. Cool. Il adorait ça se faire limite engueuler sur le fait qu'il fallait pas toucher aux gentils moutons russes. Elle était bonne celle là et rien a carré de toute façon, pas quelques clampins qui allaient faire bouger le cul d'Eren, pas pour si peu ! Sauf ptet pour venir participer à la fiesta... Enfin bref ! Il allait pas se fouler le bras pour ces merdes ! Il se remit à manger quand le sujet le plus important arriva enfin sur le tapis. Indubitablement, il la connaissait et ça c'était une bonne nouvelle pour lui. Il reprit un peu de légumes avec sa saucisse et il en prit une grosse bouchée.

- Scrunch scrunch scrunch... Ouais, j'ai des idées et pour Asgard et son village, non je pense pas... Mais... Scrunch scrunch... On dit qu'elle vivrait près de la première Russie... Scrunch.... Kiev...


Clair que la chopper serait pas facile, elle savait se défiler la salope mais il devait la trouver ! Elle connaissait THE secret de la mort et de la vie quoi ! Le pouvoir de traverser les deux Mondes sans être emmerder par ces connards tout bronzé que l'on appelait Spectres. Il se reprit une bouchée de viande. Quand. Soudain. Un cosmos redoutable s'abattit sur l'auberge, les hommes et l'aubergiste furent les premiers à s'écrouler sur le sol en hurlant de douleurs. Les doigts de Jack s'engourdissaient à une vitesse folle au point où il lâcha sa fourchette... Dans un gros effort, il se levait mais l'impression de porter le poids du monde n'était pas agréable bordel de merde ! Sa vue se troublait et le son c'était pas mieux, une personne entrait alors dans la grande salle de l'auberge.

Recouverte d'une grande cape, on ne la discernait pas vraiment. Simplement des cheveux laiteux tombant sur les côtés et des yeux d'un rouge sang à faire peur. D'un pas chancelant, Jack essayait de s'approcher mais un de ses genou se posait à terre. Mais merde, quelle aura ! Elle était pas de nature divine mais assez puissante pour le contrarier lui, il ne pouvait plus respirer et dans une quinte de toux, il vomissait son plat. Elle s'approchait des deux attablés et prit un verre d'une main blanche et précieuse.

- Vous me cherchiez seigneur O'Bannon ! Je suis devant vous aujourd'hui et vous n'avez pas la force de tenir en ma présence.... Je suis déçue. Quand vous serez plus fort, venez me chercher... Se retournant vers le Loup d'Asgard. Vous connaissez maintenant mon odeur mais elle sera celle de mon apparence humaine, si vous êtes fort vous aussi, vous viendrez à moi... Je pars vers l'est...

Dans un vent glacial, recouvrant toute la salle d'un duvet proche du zéro absolu, les verres et les bouteilles explosaient et les corps mourraient dans un sommeil éternel. Elle était la sorcière du Nord et elle était venue voir l'Immortel de Poséidon et l'un des nouveaux Louveteaux d'Odin... Elle était déçue ! Elle laissait par contre une plume blanche dans le creux de la main du Loup avant de s'évaporer comme elle était venue, intouchable et immortelle elle aussi, quelle force la guidait dans toutes les Russies ? Seuls des fous oseraient la chercher et ces deux là avaient réussi à éveiller son intention quelques secondes, seulement quelques secondes...

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MessageSujet: Re: [20 août 1755] Russie - Vodka, mafia et Baba-Yaga   Lun 13 Avr - 11:22

Yül regarda le marin engloutir son plat dans un déluge de de gouttelettes échappant à sa fourchette. Il l'écouta lancer sa première piste entre deux bouchées goulues -on aurait dit qu'il n'avait pas mangé depuis trois jours, pourtant il semblait toujours aussi corpulent que la dernière fois-, tout en savourant sa propre viande.

Le délice ne dura cependant pas bien longtemps, car une vague de cosmos comme il n'en avait jamais sentie pénétra les lieux, à la manière d'un courant d'air glacé. Dos à la porte, le guerrier divin ne vit tout d'abord que Jack pâlir et faiblir à vue d’œil. Il entendit les bruits mâts des corps qui tombèrent, leurs cris d'agonie, avant qu'une pression incroyable ne s'abatte sur ses épaules. Comme si la gravité s'était soudain décuplée. Dans un effort qui lui coûta, il se retourna pour apercevoir la vieille sorcière, son regard de sang qui ne fut pas sans lui rappeler celui de Dame Hel. Son corps se courba, un millier de murs posés sur son dos pour le faire ployer. Son sang se mit à bouillir, à gonfler ses veines, un violent vertige le fit chanceler, pourtant il ne décrochait pas son regard de l'apparition.

Elle s'approchait toujours plus, jusqu'à se trouver près, si près d'eux. Yül gronda. Ses griffes avaient transpercé la table à force de s'y enfoncer pour ne pas perdre l'équilibre, en une contraction-réflexe des doigts. Ses mots, un écho lointain, qui lui parut pourtant parfaitement clair. Avait-elle parlé directement à son âme pour qu'il l'entende si bien alors que son être hurlait son mal ? Et était-ce une caresse que son doigt décrivait à présent sur sa joue, l'imprégnant d'un froid qui n'existait que dans les combats entre chevaliers des glace ?
Ses lèvres se couvrirent de givre, puis sa peau, l'intérieur de son corps passa d'un extrême à l'autre, tout comme la bâtisse dont le foyer s'éteignit et la vie aussi. Un Asgardien qui mourait par la glace ?

**Ressaisis-toi gamin ! MAINTENANT !**

L'injonction du Grand Loup fut brutale, un coup de fouet incandescent qui claqua sur l'échine d'Epsilon. Son esprit des ancêtres jaillit comme la lave du volcan de Bêta au milieu des glaces, sous la forme d'un dôme blanc lumineux et protecteur, une force inconnue et incontrôlable. Bougeant par instinct, le jeune homme se détendit d'un large bond, reprit sa forme animale et tenta de refermer ses mâchoires sur la sorcière. Elle n'eut qu'à faire un pas pour l'esquiver, mais un fragment de tissu et de cheveux lui furent tout de même arrachés. L'instant d'après le loup retombait lourdement à terre, humain, son élan épuisé. Il ressentit la caresse de la plume, puis la mort s'éloigner.

Il perdit le contrôle de son don et, au milieu des âmes s'envolant de chacun des hommes et des femmes de l'auberge, il distingua des formes qu'il connaissait. Un renard. Un saumon. Un loup... Les suivants de la sorcière adoptaient les mêmes formes que les esprits qui suivaient le Sagittaire.

Plusieurs minutes s'écoulèrent avant que le jeune homme se sente enfin de nouveau maître de lui-même. Ses sens lui revinrent mais il resta couché au sol, sur le ventre, une main repliée sous lui, l'autre tendue vers l'avant, pour griffer, refermée sur la plume qu'il ne serrait pourtant pas.


"Qu'est-ce que c'était... ces âmes..."

Il se redressa péniblement en position assise, les membres engourdis par le givre, puis regarda autour de lui. Tant de vies fauchées en quelques secondes. Ils devaient être au moins trente dans cette taverne... Il se retourna vers le marina, tremblotant encore un peu sous la force du stresse retombant.

"Vieux hareng... encore en vie ?"


Dernière édition par Yül le Lun 13 Avr - 18:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [20 août 1755] Russie - Vodka, mafia et Baba-Yaga   Lun 13 Avr - 17:32

Et on se relève.

20 Août 1755.

Encore en vie. Il devait bien admettre que la vision de cette femme au visage inconnu, recouverte de cette cape, n'avait laissé que la mémoire de deux pupilles écarlates. Le vieux bougre n'en menait pas large à ce moment là, il sentait que l'on venait de le défier ouvertement et il ne comptait pas en rester là, foi d'un O'Bannon... Avec le soutien d'Epsilon, il se relevait en se demandant pourquoi l'Onde de Poséidon avait été si faible à ce moment là. Cette femme, sorcière, vieille peau, sal***... Bien des superlatifs peu joyeux lui passaient la cervelle en vociférant sans s'en rendre compte. D'un signe de la tête, il remerciait le jeune homme de l'appui et regardait autour de lui.

Indubitablement, les gens étaient encore vivants. Le souffle court mais vivants quand même. Au moins, la Baba Yaga ne tuait pas les habitants de son propre pays. D'ailleurs, en repensant aux quelques minutes qui venaient de passer, ses pupilles se tournèrent vers le Loup d'une manière interrogative.

- C'était quoi ce cosmos qui t'a protégé là ? On aurait dit une autre force...

Dans un sens, c'était la première fois que Jack ressentait véritablement le cosmos de Fenrir en personne. Enfin, c'était la supposition qu'il avait en se rappelant ce dôme de lumière blanche sorti de nulle part. Cela lui avait donné quelques secondes, mais, lui aussi avait dû baisser la tête devant la Sorcière du Nord, personne ne la connaissait que dans les mythes et les légendes. Les personnes qui oeuvraient à protéger les domaines des Dieux pouvaient se douter qu'il existait des vérités sous les légendes. Elle existait donc bel et bien. Une fois cela acté dans la pire des façons, il ne restait que quelques cheveux blancs et soyeux. Entre ses doigts, quelques uns y dansaient et ce n'était pas les cheveux d'une vieille femme. Surpris par cela ? Non, si elle avait vécu des siècles, pourquoi pas avoir garder une certaine jeunesse, ce n'était pas irréaliste. Un bout de tissu était encore entre les mains de Yul et il le lui laissait avec plaisir, seul lui serait s'en servir convenablement dans les jours à venir.

Ils savaient tous les deux que les indices les amenaient à la première cité de toutes les Russies, la grande Kiev ! Il fallait donc partir de là bas et pister cette femme, cela était important pour lui et certainement pour l'honneur de Yul qui venait de se battre comme un louveteau.

- Ca te dit Kiev ? Là bas nous trouverons les plus anciens livres qui datent de l'Ere byzantine, c'est indispensable de nous informer avant d'aller joyeusement dans l'Est. Sans savoir à quoi nous attendre en plus... Je veux pas tomber dans un piège, Ca te va ?
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MessageSujet: Re: [20 août 1755] Russie - Vodka, mafia et Baba-Yaga   Lun 13 Avr - 18:51

Ce fut par automatisme que le jeune homme alla relever son aîné, puis après lui tous ceux qui se trouvaient sur son chemin. Il en était sûr, il avait vu leurs étoiles s'éteindre, leurs âmes commencer à quitter leur corps pour rejoindre les valkyries. Cependant ils vivaient. De nouveau. A chaque homme qu'il appuyait contre un mur ou le pied d'une table, il tâtait le pouls, vérifiait le souffle. Ils étaient morts un instant à peine. Ainsi donc était le pouvoir véritable de la sorcière Baba Yaga.

Hagard, il laissa la question de Jack se perdre dans les murmures stupéfaits et l'incompréhension générale. Rassuré sur le sort des malheureux, hormis celui épinglé au mur par le Grand Prêtre qu'on n'avait toujours pas déplacé, il s'assit à la première table venue, déposa devant lui la plume, les cheveux et le tissu, puis se passa les mains sur le visage en expirant longuement. Dans quelle aventure venait-il de poser la patte ? Que signifiait tout cela exactement ?

La question du marina tournait en boucle dans sa tête. Ce cosmos blanc autour de lui, il l'avait déjà vu. Une fois, une seule, alors qu'il n'était qu'un enfant. Le jour de la Disparition. Le jour où Sacha et lui-même avaient reçu les armures du loup blanc et du loup noir. Le jour où on les avait trouvés au milieu d'une plaine de glace vide, le château de Norsgard n'abritant plus leurs têtes... Cette force était sienne, mais il ne la maîtrisait pas. Sacha, qu'était-il devenu ?

Cela ne faisait clairement pas partie de ses habitudes, mais le viking qu'était Yül ressentit le besoin de terrasser dans l’œuf cette réminiscence du passé qui surgissait au mauvais moment. Il prit la première pinte qu'il trouva et la vida d'un trait, sans prêter attention aux regards autour de lui. Il fallait se concentrer sur le présent. Sur ce qu'il venait de se produire.


"Reprends-toi, Yül... Tout va bien."

Il se passa de nouveau une main sur le visage puis tenta de repasser la scène dans son esprit, plus lentement. Ces esprits autour de Baba Yaga... Les mêmes que ceux du Sagittaire. Pouvaient-ils avoir un lien ? Pourquoi ici ? Pourquoi maintenant ? Lors de son combat contre Eren dans la Maison du Lion, le guerrier divin avait perçu la froideur d'un cosmos Asgardien provenant de la salle adjacente dans laquelle cette démente de spectre affrontait Sylphe. Il était donc anciennement un des leurs, comme Ceridwen. Mais pourquoi les attaquer ? Ce ne pouvait être cela.

D'un geste précautionneux, l'homme-loup amena à hauteur de ses yeux ces petites parcelles qu'il était parvenu à arracher à la sorcière. Le tissu était banal, léger, immaculé. Les cheveux, blancs sans pourtant paraître cassants ou usés par le temps, ressemblaient aux siens. Étaient-ils de la même race ? Cela se pouvait-il seulement ?

Il secoua la tête et ses pensées par la même occasion quand Jack s'approcha de nouveau pour lui suggérer de se rendre à Kiev. Avec un aplomb retrouvé, Yül se remit debout, glissa soigneusement les indices dans une poche intérieure de son pantalon et acquiesça.


"Comme je le disais tout à l'heure, je considère la Russie comme une partie d'Asgard, au moins pour les zones proches de nos côtes... En tant que guerrier divin, je ne peux pas la laisser errer ainsi. Cependant, avant de nous rendre à Kiev, si je veux retrouver la piste à notre retour, il faut au moins la suivre jusqu'à ce qu'elle sorte de la ville. Une odeur, dans des conditions climatiques optimales, disparaît en quelques heures. S'il pleut le délai est bien plus court. Et au milieu de milliers d'autres odeurs il faut se mettre en route tout de suite. Après cela, nous pourrons nous mettre en route..."

Et le retour à Asgard attendrait.
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MessageSujet: Re: [20 août 1755] Russie - Vodka, mafia et Baba-Yaga   Lun 13 Avr - 19:31

Terre sacrée de toutes les Russies.

20 Août 1755.

Eh Béh. Il avait la dalle le morveux ! Reprenant lui aussi ses esprits, il fixait la porte qui s'ouvrait dans la rue. Un sifflement de neige et de vent le fit frissonner quelques instants avant qu'il reprenne à son tour un peu à manger. Lentement, l'auberge reprenait un semblant d'activités après un épisode entre vie et mort. Même le vieux Forban ne pouvait dire ce qu'il venait de comprendre, il était peut-être aller sur un terrain bien dangereux mais, savoir comment aller aux Enfers sans en payer le tribut était une chose essentielle pour lui. Les bruits et les lumières redansaient à nouveau dans les errements de ce vent, jusqu'à qu'une personne ferme la porte. Les gens semblaient ne pas s'être rendu compte de tout cela, leurs esprits avaient fait disparaître cette infime partie de leurs vies. Jack avait déjà vu des Humains réagir de la sorte quand ils subissaient un drame de la sorte.

La réponse du jeune homme lui plaisait, simple, sans discours pompeux et lourd. Il avait cette simplicité que les gens de son espèce gardait dans leur coeur malgré les errements de la vie. Levant la main, il payait l'aubergiste et il l'invitait à le suivre. Une fois dehors, Jack allait dans une petite ruelle pour rester discret. La cité de Kiev n'était pas à côté et jack ne comptait pas perdre du temps dans cette histoire. Un lourd manteau azuréen l'enveloppait alors que ses mains se joignaient au dessus de sa tête, une sphère écarlate naquit à ce moment là. Puis, ses mains se séparèrent pour créer de part et d'autre de son corps deux autres sphères de la même couleur. Les trois brillaient intensément et partir en avant quand Jack impulsa ses mains en avant. Yul pouvait sentir son corps s'élever dans les airs avant d'être aspirer dans ce Triangle carmin et lugubre. Il était suivi par son compagnon de voyage évidemment.

Autour d'eux apparaissaient des navires suspendus dans l'air, des plages étranges de sables blancs, des tourbillons d'eau semblant venir du ciel et de la terre, tout cela était tellement chaotique que l'on voyait des navires se fracasser dans le ciel comme sur la terre. Ils étaient dans une partie du Triangle des Bermudes. Pourquoi Jack connaissait cette arcane du Général du Dragon des Mers ? Il n'en disait rien mais user de cette technique lui rappelait celui qu'il avait considéré comme un frère pendant des années. Son regard si chaleureux devenait froid à présent et assez simple pour être bien compris.

- Yul. Bienvenue au Triangle des Bermudes, un monde où le temps et l'espace n'ont plus de lois ! Tu es ici dans la Prison que Poséidon inflige à ses pires ennemis, en temps que Grand Prêtre de Poséidon, j'ai le privilège de pouvoir y aller mais je ne suis pas le seul... Suis moi, Kiev est par là !

Encore un peu et Jack serait devenu une putain de salope dans ce monde. Il avait tenté de sauver les meubles lors d'une certaine nuit funeste et c'était ce con de Haiken qui avait remis les pendules à l'heure. Enfin, tout cela était bien loin. D'un geste, il ouvrit une porte vers le monde réel et invitait une nouvelle fois son ami à le suivre...
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MessageSujet: Re: [20 août 1755] Russie - Vodka, mafia et Baba-Yaga   Lun 13 Avr - 20:06

La trace encore fraîche, il ne fallut pas bien longtemps à Yül pour se trouver un repère fiable à la sortie de la ville. Une pierre, un arbre, quelque chose de fixe d'où partirait l'odeur. Celle-ci aurait probablement presque disparu à leur retour, mais avec les cheveux et le tissu en poche, la retrouver serait loin d'être impossible. Le loup accordait une confiance totale à son flair pour cela. Sa tâche achevée, il repéra une dernière fois les lieux puis retourna vers la senteur iodée du marina qui désirait rester discret dans une ruelle.

Là, sans un mot d'explication, le marin déploya une technique étrange que le guerrier divin ne connaissait pas. Sans comprendre ce qu'il se produisait, il perdit pieds sur la Terre, le phénomène inverse de leur rencontre précédente, et retrouva poussé dans un endroit des plus intrigants, où la direction ne signifiait plus rien.


"Que..."

Le regard qu'il décela dans les yeux de Jack le coupa en plein élan. C'était le genre qu'on ne voyait que lorsqu'une colère sourde précédait à une vengeance assassine. Instinctivement, le loup recula de quelques pas, releva les griffes en garde pour parer à toute éventualité. Il n'aimait pas ce regard, ce lieu, les mots qui suivirent. Ainsi Jack le voyait comme un ennemi de Poséidon ?! Alors qu'il avait prétendu la dernière fois réviser son opinion sur les Asgardiens ? A ces mots, Yül gronda de nouveau. S'il fallait se battre il était prêt ! Il n'aurait pas pensé que son prochain adversaire serait Jack, mais il ne comptait pas rester prisonnier dans ce monde !

C'est alors qu'une nouvelle faille s'ouvrit, sur une autre ville. Le marina lui faisait signe de la franchir. Quoi, c'était tout ? Un raccourci ? En passant par une prison ?

Le jeune homme ne se fit pas prier pour sortir et atterrir dans une nouvelle ruelle à l'écart de la foule, s'ébrouant à la sortie pour oublier cet interlude malvenu. Il adressa un regard de reproche au vieil homme, une fois celui-ci à ses côtés.


"Une prison, hein ? Tu as été enfermé là-bas, n'est-ce pas ?"

L'idée lui vint de sonder directement l'âme du marina, de vérifier s'il mentait ou non, si son cœur gardait quelque rancune contre ce lieu détesté d'office, mais il se retint. La confiance s'accordait petit à petit, sans avoir recours à des subterfuges pour mettre l'autre à nu. Jack avait ses secrets, lui les siens. Néanmoins, un avertissement n'aurait pas été un luxe.

"Je n'aime pas cet endroit. Il n'est pas naturel. Et il change le regard que tu portes sur le monde ! Il te change. Il nous fait gagner du temps mais j'ai le sentiment qu'il nous fait perdre notre humanité..."

Trouverait-il cela absurde, alors que pour lui passer par ce lieu semblait si banal ? Yül n'en savait rien, mais au moins la chose était dite. Sans attendre il reprit sa forme de loup, s'ébroua de nouveau et attendit que Jack prenne les devants. Il savait visiblement où il allait.
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MessageSujet: Re: [20 août 1755] Russie - Vodka, mafia et Baba-Yaga   Mar 14 Avr - 0:24

Terre sacrée de toutes les Russies.

20 Août 1755.

- Jamais ! J'ai toujours été d'une loyauté sans failles à Poséidon, seul critère qui me sert de fil rouge dans mon existence ! Oui, tu as raison, cette prison a cette façon de faire perdre ses repères... Je n'aime pas du tout user de cette arcane, surtout que je la maîtrise mal, mais c'était nécessaire pour pas perdre de temps. Promis, je ne te ferai plus aller vers ce chemin si étrange à l'avenir...

La réponse était exhaustive et chaleureuse. En effet, le vieux forban avait bien des vices, un esprit des plus florentin, mais sa vie était dédiée pour toujours à un seul Maître. Etait-il un toutou ? Oui et il l'assumait. Ils - Lui et son Dieu - avaient la même façon d'appréhender le monde et sa sauvegarde. Sur le Triangle des Bermudes en tant que tel, il devait bien admettre que le sens de l'intuition de l'Ase allait dans le bon sens. Pendant des années, il avait détesté cette technique usée par son meilleur ami pour torturer ses ennemis, et aujourd'hui, elle était entre les mains du Général le plus éloigné de lui. Kurokaze du Dragon des Mers avait été un monstre, son fils, Haiken, avait au moins le mérite d'une loyauté sans faille à Poséidon. Malgré toutes ses piques incessantes, il avait foi envers ce jeune homme qui avait subi lui aussi les affres de la prison des Mers.... Enfin, c'était des vieilles histoires que tout cela.

Une fois sorti de cette dimension, Jack se dirigeait vers un ancien monastère de la cité. Celle-ci était un agglomérat de ruelles étroites et puantes, des animaux déféquaient les coins avec les restes de la nourriture des hommes. Oui, ce genre de villes donnait l'impression de retourner des siècles en arrière, les personnes que l'on croisait dans les rues portaient des lourds manteaux et des barbes à faire pâlir les pires Mahométans. Oui, ce pays était à la fois lumière et ombre, comme l'était Jack et il semblait dans son élément en arpentant ces ruelles pourries. Une fois proche du Monastère, il cogna trois fois à la porte et un moine orthodoxe lui ouvrit.

- Je veux voir Dracon.

- Oui Monseigneur, il vous attends.


Alors qu'ils étaient guidés dans les petits couloirs, Jack prit le temps de donner quelques explications à son compagnon de voyage.

- Dracon est pas un type ordinaire, on dit qu'il a plusieurs centaines d'années mais j'en suis pas sûr. Qui est son Dieu protecteur ? Je sais pas mais on raconte que si on regarde bien, on peut déceler dans son aura des ailes d'ange. Ouais, je le vois comme un ange de la religion orthodoxe, un homme tellement proche de son Dieu que son cosmos le préserve du vieillissement... Enfin un truc du genre ! Il est une véritable encyclopédie et si une personne peut t'apprendre des choses sur ton Peuple, sur son passé, c'est bien lui aussi !

Le moine les accompagnant s'arrêtait devant une lourde porte métallique. Il cognait à la porte et ils entrèrent enfin tous les trois...
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MessageSujet: Re: [20 août 1755] Russie - Vodka, mafia et Baba-Yaga   Mar 14 Avr - 11:39

Le loup restait silencieux. Une fois de plus, son apparence ne le laissait pas passer inaperçu, un comble quand on savait que ce même pelage blanc lui garantissait l'invisibilité totale sur la neige asgardienne, malgré sa taille démesurée. Mais dans cette ville à la croisée des chemins et des époques, cela ne posait pas de problème. Jack passait pour un original et personne ne s'approchait d'eux.

Arrivés près d'une bâtisse qui possédait une certaine élégance malgré son allure vieillotte et quelque peu délabrée par le temps, Yül observa les alentours. Le monastère était un peu en retrait de la ville, plus proche du silence de la nature que de la mouvance humaine, pour une communion plus nette avec Dieu, sans intermédiaires ni parasites. Comparé au Triangle des Bermudes, cet endroit était étrangement reposant.

Le marina avait visiblement ses contacts ici, si loin d chez lui. Comment faisait-il pour mettre un pied dans toutes les chaumières celui-là ? Combien de temps avait-il passé à forger toutes ces relations une à une ? Les Saints, les marinas, Eren, les Russes, Kiev...

Le loup se dérida en remarquant l'expression du moine devant eux, quand celui-ci tourna la tête pour écouter ce qu'avait à dire le pirate. Persuadé que Yül était un loup ordinaire, très gros mais tout de même ordinaire, l'humble serviteur du monastère acquiesça aux propos de Jack à sa place, marmonnant tout bas qu'il était déjà au courant de tout cela, qu'il avait vaguement été initié au cosmos, et qu'à défaut de savoir le manier, il en connaissait les manifestations.

Un détail retint l'attention du guerrier divin. Son peuple ? Alors le Grand Prêtre pensait lui aussi qu'il y avait peut-être une similitude entre lui et la Baba Yaga , entre elle et Dame Hel ? Dans ce cas, peut-être que la clef pour échapper à la pression du cosmos qu'elle déployait se trouvait par ici ?

Le moine stoppa face à une lourde porte, qui s'ouvrit après un rituel propre aux gens du monastère. La gestuelle de l'homme indiqua qu'il s'apprêtait à interdire l'accès à l'animal, mais la vue de quelques crocs à l'air libre lui coupa toute envie de protester. Si le canidé devait sortir, son maître se chargerait de le lui faire comprendre à sa manière.

C'est ainsi qu'ils obtinrent l'accès à une bibliothèque des plus fournie, étrangement modernisée par rapport à la ville de Kiev. Ici s'entassaient en secret parchemins, codex et rouleaux de toutes natures, des ouvrages poussiéreux et épais portant l'écriture caroline des premiers clercs copistes, puis de leurs successeurs gothiques. Sur des tables, des ouvrages aux enluminures inachevées ou ternes que ressuscitaient d'autres moines à force de patience et de précision. Plus récents, des livres de vélins, puis de papier fibré imprimés par les plombs de Gutenberg remplissaient leurs lots d'étagères. Ces dernières semblaient plus uniformes, plus normalisées. Si les reliures différaient encore, riches et imprégnées de l'esprit baroque français dominant encore à cette heure l'Europe, les formats se réduisaient à un petit nombre. Une large étagère attira l'attention du loup : entourée de verre et de chaînes, elle portait la mention de censure. Les ouvrages interdits par les différentes royautés et le tsar que l'on conservait en secret songea-t-il.

Les odeurs des vieilles peaux tannées se mélangeaient à celles des papiers neufs, aux encres et aux plumes, au bois usé par le temps et à l'humidité des pierres froides du monastère. Le jeune loup se sentait bien ici.

Ils arrivèrent bientôt dans une nouvelle pièce tout au fond du lieu. Cette fois le moine resta à l'extérieur et les invita à entrer seuls. Ils se trouvaient dans une sorte d'alcôve creusée en profondeur qui constituait un bureau privé. Pour mobilier, quelques étagères, une armoire, un bureau, une table à laquelle était assis un homme sans âge, aux cheveux blancs lui aussi, mais pas ridé. Pas autant qu'il n'aurait dû. Un être physiquement semblable à la sorcière. Derrière lui, une idole de pierre et des cierges allumés. Jésus était crucifié pour l'éternité sur son socle immuable, que le Père Dracon priait seul avant d'aller donner la confession à ses brebis égarées, à qui il apprenait la communion avec Dieu sans s'appuyer sur un livre, sur un prêtre, la communion d'un être avec son Maître suprême, et qui faisait tant de remous dans le clergé catholique.

Tout de suite la prestance de cet homme emplit la pièce. D'ailes, Yül n'en vit pas. Il était humain, il était mortel, comme eux. Mais il dégageait ce charisme des seuls êtres connaissant la plénitude de l'âme. Respectueusement, la bête se plaça dans un coin de la pièce et s'assit, posant son regard d'or sur le dos de Jack puis l'inconnu.
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Jack


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MessageSujet: Re: [20 août 1755] Russie - Vodka, mafia et Baba-Yaga   Mer 15 Avr - 0:59

Terre sacrée de toutes les Russies.

20 Août 1755.

La beauté des lieux n'avait pas changé. Yul regardait les lieux comme un enfant devant les reliefs de la connaissance, un sourire en coin, la main du Marina se posait sur la tête de la bête avec une bonté rare chez lui. Il commençait à l'apprécier le petit mais il trouvait qu'il avait tendance à prendre sa forme animale trop souvent, s'il voulait garder le contrôle sur lui même, il allait devoir accepter un peu plus sa nature humaine. Il ne disait rien pourtant, il n'était ni son père ni le chef d'Asgard, aucun conseil à lui donner s'il se sentait bien ainsi après tout. Alors qu'ils avançaient en suivant le moine, les odeurs de papier et d'encre enivraient Jack, cette sensation lui avait toujours donné cette sorte de nostalgie qui se déclenchait selon la vie des Hommes.

Le vieux Dracon était derrière cette porte, depuis le temps il aurait pu au moins apprendre à mieux aménager les lieux. A la fois frivole et décadent quand cela ne concernait pas les siens, il trouvait toujours que les gens n'avaient rien compris à la joie de vivre à pleines dents. Enfin c'était les règles des moines, la richesse intellectuelle des lieux permettait de donner une autre forme de plaisir pour la vie.

- Jack. Commençait Dracon dans une parole cristalline et pure, on pouvait même y noter une petite forme d'amusement.

- Dracon. Ca fait un bail depuis.... près de deux cents ans, dis moi, ah oui, on s'est pas vu depuis que Ivan le Terrible avait fait des siennes dans la région... répondit Jack avec un sourire entendu. Je te présente Yul, Guerrier Divin d'Epsilon, serviteur d'Asgard.

- Enchanté noble Guerrier. Je ressens la nature qui vit au plus profond de vous, n'oubliez pas que vous êtes né Homme. C'est le ciment qui vous permettra de contenir la fureur qui veut s'emparer de vous. Dracon parlait à Yul en l'enveloppant d'un manteau de lumière apaisante et douce. Quand à toi Jack, comme le démon des profondeurs marines, tu viens toujours pour quémander n'est-ce-pas ?

Jack ne pouvait pas dire le contraire. Il avait jamais été un amoureux du Christianisme, pour lui c'était une religion de types qui se cachaient sous une fausse morale pour se faire pardonner leurs pires erreurs. Et en plus, prier un type qui s'était fait juger coupable, puni pour cela selon les lois d'un pays... Ouais, c'était assez incroyable que son culte était devenu si puissant avec le temps, personne l'avait vu venir et toutes les anciennes religions - tolérantes les uns avec les autres depuis des siècles - furent attaquées par eux. Dracon connaissait bien l'avis des plus noir sur sa religion mais Jack avait un respect pour les croyants, et cela lui suffisait.

- Oui mon ami ! Je ne suis pas là pour parler religion, on en a assez discuter autrefois, tu connais mon avis sur la question. Je viens pour la Baba Yaga ! Je dois la trouver, elle a failli tuer des gens à Moscou il y a quelques minutes... Soit on discute, soit on l'arrête !

- Cette femme est la sorcière du Nord, on dit qu'elle vit dans une cabane dans les montagnes de l'Est. Elle veillerait sur toutes les Russies et aussi sur les anciennes traditions qu'elle protégerait de personne comme... Moi. Ce n'est pas toi qu'elle craint, mais, les prières de ma religion.


Jack ne disait pas tout de ses objectifs en fait. Dracon, cependant, semblait comprendre que son "vieil ami" avait encore des plans à cinquante tiroirs et personne ne pourrait le changer, même pas son propre Dieu. Alors que Dracon allait donner d'autres informations, un filet de sang s'échappait de ses lèvres, il tombait entre les bras du Grand Prêtre totalement surpris par ce qu'il venait de se passer. Des plumes volaient dans les lisières de lumière, que se passait-il ?

Le désastre s'annonçait dans une pluie de plumes d'ange.
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MessageSujet: Re: [20 août 1755] Russie - Vodka, mafia et Baba-Yaga   Mer 15 Avr - 13:35

Au contact de la main du marina, Yül faillit faire un écart. Il n'aimait guère se laisser toucher, ou alors plus particulièrement par les enfants, dont la jeunesse excluait toute approche sournoise et intéressée. Jack avait montré plusieurs facettes de lui-même, parfois d'ombre, parfois de lumière. Si le guerrier divin l'acceptait, le trouvait sympathique même, il tenait toutefois à garder des réserves. Il en était ainsi de la confiance du loup : elle s'accordait lentement et pouvait se retirer bien plus vite. Pour cette fois, il autorisa le geste familier du Grand Prêtre, appréciant la douceur de ses doigts dans sa fourrure.

La conversation s'engagea rapidement, soulevant un nouveau point d'interrogation sur la personne de Jack. L'attention du loup fut tout entière concentrée dès qu'il parla de deux CENTS ans. Qui était Jack au juste ?! Et ce Père qui se permettait des insinuations à son égard ?

Yül accueillit la remarque d'un reniflement dédaigneux, se releva aussitôt et s'ébroua, mécontent. Qu'il sente Fenrir au fond de lui aurait dû l'intimider plutôt que lui donner des élans moralistes ! D'un bond le loup pouvait lui sauter à la gorge et briser sa nuque tout de même !

**Ha ha ha ! S'il savait ! Ha ha ha ha ! Hé, méfie-toi, gamin.**

Le rire tonitruant du Grand Loup mourut rapidement dans sa tête, car un mauvais pressentiment avait soudain remué l'instinct de l'animal.

Il laissa les deux hommes débiter leurs mensonges entre eux. Depuis quand le vieux hareng se souciait-il des Russes, alors qu'il en avait expédié un directement dans la tombe lors de l'arrivée dans la taverne ? C'était l'hôpital qui se foutait de la charité ! Ses objectifs étaient autres, cela crevait les tympans, mais il n'était visiblement pas résolu à être totalement honnête.

Nerveux, la bête se mit à fureter dans la pièce. Passé derrière le bureau du moine, il posa la patte sur une plume. Une fine plume blanche qui ressemblait étrangement à...
La seconde d'après, un silence incongru s'installa. Alerté, Yül bondit sur le bureau dans un grondement menaçant. Il avisa l'homme de foi effondré dans les bras de Jack et les plumes qui tombaient de plus en plus nombreuses. C'était assurément l’œuvre de la sorcière ! Mais cette sensation... Comme si la plume qu'il portait sur lui réagissait au phénomène. Se pourrait-il qu'il ait étendu l'influence de Baba Yaga au cœur d'une zone qui lui était interdite en pénétrant à l'intérieur avec la plume ? Cela expliquait pourquoi le fameux Dracon n'était pas tombé avant !

Sans prendre le temps d'expliquer son hypothèse au marina, Yül se rua vers l'extérieur. Avec un peu de chance, le sortilège perdrait de sa force une fois hors du monastère et la mort ferait une nouvelle fois demi-tour. En plus, il pourrait peut-être pister la sorcière, la provoquer en duel et prendre sa revanche sur la fois précédente !

**Tu cours droit dans un piège !
-Je ne peux pas les laisser mourir par ma faute si bêtement !**
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Jack


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MessageSujet: Re: [20 août 1755] Russie - Vodka, mafia et Baba-Yaga   Mer 15 Avr - 17:20

Tout est mirage et illusions.


20 Août 1755.

Le sang coulait sur ses habits dans un silence malicieux. La vie de son vieil ami disparaissait et il ne pouvait rien faire, concentrant son cosmos, il tentait bien de calmer les blessures. Soudain, la main du moine prit la sienne, tournoyant la tête de gauche à droite dans un sourire entendu, il disait que c'était trop tard. Il avait eut une belle vie au nom de son Seigneur et le rejoignait au Paradis. Jack serrait les dents en reprenant peu à peu ses sens. Il n'avait rien entendu autour de lui pendant quelques instants, encore sous le choc très certainement. Tout valsait dans sa tête, quelque chose lui faisait mal et il n'arrivait pas à s'en libérer. Laissant son ami sur le sol, il voulait sortir mais son corps partit comme un pantin de droite à gauche en frappant les murs de chaque côté. Il s'écroula quelques secondes avant de se relever de nouveau. Le monde lui semblait hostile quand ses yeux se portèrent sur quatre chevaliers noirs qui fonçaient vers lui.

Ses poings se fermèrent et il adressa une série de coups mortels à ses gueux. Il aimait entendre leurs côtés et leurs veines exploser sous chaque impact. Ses pupilles étaient redevenus écarlates et ses cheveux prenaient la teinte de sa jeunesse, sa peau redevenait fraîche comme le matin et son cosmos explosait en faisant voler les livres dans tous les sens. Ce qu'il ne voyait pas réellement, c'était le drame qu'il était en train de créer. Les moines venus pour l'aider tombaient morts sur le sol, leurs sangs giclaient partout face à une bête assoiffée de sang. Ils avaient perdu leur maître spirituel et perdaient maintenant la vie face à l'Atlante devenu fou. Pour sa part, il ne s'en rendait pas encore compte, ils étaient des ennemis et n'hésitaient pas à frapper de toute sa puissance.

Sortant de là, ses pupilles se tournèrent vers un homme qui courrait vers l'entrée. Ecarquillant les yeux, il n'en revenait pas, Pséma était là en personne devant lui et tentait de fuir avec une plume à la main. Une plume d'or ? Comme celle qui était tombée dans la chambre de Dracon, il venait de tuer une personne appréciée par le vieux Forban et ne comptait pas le laisser s'échapper encore une fois.

- Pséma ! Cette fois, ne comptes pas sur moi pour te laisser partir ! En garde !

Dans l'ombre, deux pupilles écarlates regardaient ce qu'elle venait de créer. L'un des deux était déjà sous son emprise et sa haine se retournait contre lui. Est ce que la même loi s'appliquerait à l'Ase ? Tout cela pouvait devenir intéressant et permettre d'abattre ses ennemis potentiels, elle n'aimait pas qu'on vienne sur sa Terre pour la demander. Elle en était la souveraine maudite et ce n'était pas deux petits représentants des Dieux du nord et du sud qui allaient l'empêcher d'être ce qu'elle était.

Jack a écrit:
Je défie Pséma.... Enfin Yul x)

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MessageSujet: Re: [20 août 1755] Russie - Vodka, mafia et Baba-Yaga   Mer 15 Avr - 18:05

A chaque pas, l'emprise de la plume s'alourdissait, une chaleur de plus en plus intense s'en dégageait, comme lorsque la sorcière les avait surpris à Moscou. Yül sut d'instinct quoi faire : dès la porte d'entrée passée, il reprit sa forme humaine, sortit la plume blanche de sa poche et la gela d'une décharge de cosmos concentrée. Mais le mal était fait. L'énergie qui se dégageait du monastère venait d'être recouverte par le manteau de mort de la Baba Yaga.

"Par Hel..."

Il était rare que Yül jure par la déesse mortuaire des neuf mondes, plus rare encore qu'il pâlisse au point de devenir presque aussi blanc que sa fourrure. Pourtant la personne qui venait de surgir de l'édifice lui en donnait toutes les raisons.

"Sacha... ?"

Non, ce ne pouvait être lui. Il l'aurait vu en arrivant, il l'aurait senti. Depuis tout le temps qu'il cherchait son frère cadet, celui-ci ne pouvait pas simplement apparaître ainsi ! Il était identique à son dernier souvenir de lui, qui datait maintenant. Et surtout... il se jeta sur lui pour l'étrangler de ses propres mains ! Si sur le coup de la surprise le guerrier divin ne réagit pas tout de suite, le manque d'air progressif le fit bien vite revenir à la réalité. Une rage violente submergea tout son être en un instant et décupla ses forces. Il mordit dans une main de son agresseur, de ses crocs de loup acérés, jusqu'à l'os s'il le fallait !

"TU NE PEUX PAS ÊTRE SACHA ! TU VAS REGRETTER DE JOUER AVEC SON APPARENCE !"

Cette fois son cosmos explosa autour de lui et gela instantanément le sol. Fini de jouer ! Le loup se jeta à son tour sur son adversaire et chercha à l'écraser de tout son poids. On ne plaisantait pas avec la famille ! Qui était cet usurpateur ? D'où sortait-il ? Un tour de la sorcière ? Et Jack alors ?

Citation :
Pséma relève le défi ! x) Quand Jack sera en règle avec ses différentes chroniques, un nouveau sujet sera ouvert ~
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MessageSujet: Re: [20 août 1755] Russie - Vodka, mafia et Baba-Yaga   

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[20 août 1755] Russie - Vodka, mafia et Baba-Yaga

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