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 [Inde] Surgi des cendres (Solo)

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Jara


Chevalier d'Or
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Armure : Capricorne

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MessageSujet: [Inde] Surgi des cendres (Solo)   Mar 7 Avr - 23:34

Premier arcane - L'Ermite I


Jamais Jara n’avait autant été un ermite. Chaque jour, le jeune nomade ne pouvait s’empêcher de penser à ces cartes, aujourd’hui gravées dans sa chair. Les Amoureux. Il était les Amoureux. L’Ermite, il était l’Ermite. Comment ? Il était ces deux entités, lui qui avait déserté son trône, son armure, son royaume. Simple héraut des vents et des déserts, il errait. Sans doute non. Comment pouvait-il errer, lui qui avait un but. Jara était un homme changé. Quatre mois durant, il avait parcouru la terre, vogué dans la poussière afin de reprendre ce qui lui revenait de droit.

Vêtu de terre, il n’était armé que par sa conviction nouvelle. Sa hargne était celle d’un soldat, son cœur celui d’un roi et pourtant, sa force n’était que celle d’un homme. Il lui fallait retourner à la source de son histoire, l’histoire d’un enfant qui devint démon puis celle d’un démon qui pourfendait le mal. Cette histoire, c’était ici qu’elle avait débuté. Là où le sol est plus rubescent que sa peau, là où la cicatrice qui déchire à présent les volutes de son visage n’était qu’un ornement parmi les mots de ses gens, de son peuple : l’Inde.

Le Guerrier déchu n’espérait plus la destinée, il l’ordonnait. Son assurance avait grandie. Aujourd’hui, il se voulait maître de sa fortune. Comment en était-il arrivé là ? Lui qui quelques lunes auparavant n’était plus qu’un pantin dont les Moires avaient tranchés les fils avait aujourd’hui trouvé la force nécessaire afin de ne se nourrir que de sa sueur et de son sang pour se relever. Au bout d’un moins, il avait rejoint l’Empire Ottoman. Simple mercenaire, il vivait du crime et si son bras ne pouvait plus le pourfendre comme auparavant, c’était bien son poing qui s’en chargeait. Sa vie de nomade le conduit lui et sa charrette jusqu’en Asie au bout de deux mois. Il atteint alors sa patrie d’origine, à la solde de la force britannique. La peau blanche régnait sur les muscles hâlés.

Pourtant, jamais Jara n’avait pu se mettre véritablement en danger durant tout ce temps. Et pour cause, dans ce voyage, il n’était pas seul. Il était revenu. Non, elle. Sa protégée. Elle était le lien entre le sombre guerrier et la réalité. Eilaine était cette force qui lui tenait la main lorsque celle-ci était faible, qui lui ouvrait les yeux lorsqu’il était trop fatigué pour encore appréhender le monde. Eilaine était son cœur, Jara se contentait d’être ses yeux. S’il n’était plus officiellement chevalier, Jara comptait bien récupérer son titre et il ne voulait en perdre aucune valeur. Il avait prêté serment, lui, Roi d’Avalon devant la petite prêtresse. Il l’avait sauvé de la mort et tout comme lui, elle avait tant perdu. Aujourd’hui, aucun des deux ne se plaignaient. Chacun survivait seul mais vivait grâce à l’autre. La tendresse de Jara envers Eilaine n’avait d’égal que sa mélancolie. Elle lui ressemblait tant. Par moment, le balafré n’osait croire qu’il s’agisse d’une simple coïncidence. Et si elle était sa réincarnation ? Et si la providence avait voulu qu’ils se retrouvent ? Que Jara reste à ses côtés pour le protéger à présent qu’il en avait les capacités ? C’était pourquoi il devait au plus vite retrouver ce qui lui avait été volé.

Cela faisait à peine quelques heures qu’ils étaient arrivés à leur destination finale : Calcutta. La ville qui avait vu naître l’ancien Capricorne. Cette nuit, Makara brillait comme jamais.

La mousson qui avait débuté alors qu’ils s’engageaient dans leur bataille à Pondichéry. La petite Eilaine était invisible dans la pénombre, cachée sous l’épais manteau du mystérieux arrivant. Lorsqu’il entra dans la taverne, il fut source de nombreux des regards. Sous son capuchon, il révélait une épaisse chevelure d’ébène, à l’instar de beaucoup des Indiens présents dans la pièce. Les gouttes de pluies ruisselaient le long de ses mèches pour terminer sur le parquet humide. Une odeur planante de haschich subsistait et enfumait la pièce dans une nuée grisâtre. Il était vrai qu’il était sûrement le plus jeune des lieux et pourtant, le regard doré de l’ex Saint semblait vieux de quelque centenaire. La large brûlure qui arborait la peau de son visage semblait irréelle tant elle perçait le regard minéral du jeune homme.

Jara avança jusqu’au comptoir dans un quatuor de pas incompréhensible pour qui n’avait pas remarqué les petites jambes en plus cachées sous la cape sombre du voyageur. Il était amusant qu’un natif semble venir de si loin. Partout, les bruits reprirent lorsque Jara fut suffisamment scruté. La tenancière s’approcha de l’éphèbe d’Orient. Elle semblait hésiter à lui caresser les cheveux. Il était vrai qu’il semblait si jeune, au physique fin. Loin de ses clients habituels, hélas miséreux ou ouvriers. Elle prit la parole. En anglais.

De quoi as-tu besoin mon petit ?

Jara avait vécu dans les rues de cette ville. Pour qu’un Indien parle la langue du conquérant, c’est qu’il voyait en l’autre un étranger. Son visage resta toujours aussi terne. Il se racla la gorge dans un son grave et sec qui fit vibrer la chope d’asha à côté de lui. Sa voix grave retentit :

Dō bēḍa kā kamarā, dit- il dans sa langue natale.
(Un chambre pour deux personnes)


La tenancière s’étonna d’abord de l’entendre parler hindi. Elle semblait remarquer quelques dissonances dans la prononciation de Jara. Peut-être était-ce dû à son accent du Cachemire ou peut-être n’était-ce que le fait qu’elle avait remarqué l’a perte d’habitude dans son langage. Elle répliqua :

Dō bistara? Isa taraha kī ēka khūbasūrata naujavāna kabhī nahīṁ saba kē bāda akēlē ātā hai…
(Deux lits ? Une jeune homme ne vient jamais seul après tout…)

Sans lui offrir de réponse, Jara poussa sa cape sous prétexte de retirer sa bourse de sa ceinture laissant la propriétaire découvrir la jeune créature qui s’y cachait. Eilaine avait les bras attachés à la cuisse de Jara. Ses yeux translucides dévisagèrent la dame, sa longue natte noire, son large point rouge au milieu du front avant de se rabattre vers le haut, vers Jara. Celui-ci déposa les quelques pièces qui restaient au fond de son sachet de peau et sans mot, il monta les escaliers en direction de sa chambre.

Il ne remarqua pas cette jeune serveuse qui le dévisagea depuis son arrivée.

Lorsqu’il ouvrit la porte de la chambre, il eut d’abord le réflexe de balancer son baluchon contre un mur. Rien de précieux dedans après tout.

Nous sommes arrivés Eilaine.

Il enleva sa large cape, laissant découvrir l’armure de plates qui ne le protégeait guère autant qu’il ne l’aurait espéré avant de prendre la petite file dans ses bras pour l’assoir sur un des deux lits. Elle tremblotait de froid. La pauvre était également toute mouillée. Sans trop réfléchir, Jara lui sourit avant de reprendre le large tissu qui lui servait de manteau et l’utilisa afin de sécher au mieux Eilaine avant de faire de même sur lui.

Tu peux m’enlever les sangles derrière ?

Le jeune ermite s’accroupie de dos, laissant bon soin à sa compagnonne de tirer sur la sangle cachée sur sa nuque lui permettant de retirer le fin plastron.

La chambre est chatoyante. C’est à cause du soleil qui se couche. Il n’y a qu’ici qu’il est aussi beau.

Depuis ces quatre mois, il avait pris le réflexe de lui décrire leur environnement pour elle qui était victime de cécité. Il savait très bien qu’elle avait le pouvoir nécessaire pour comprendre ce qui l’entourait mais il aimait lui raconter ce qu’il voyait. Secrètement, cela lui permettait à lui aussi de se rendre compte des lieux qu’il visitait.

Nous y voilà enfin ?

On dirait bien…
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[Inde] Surgi des cendres (Solo)

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