RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [Juillet 1755 - Entraînement Corell / Mashia] Se relever, lutter

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Mashia


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MessageSujet: [Juillet 1755 - Entraînement Corell / Mashia] Se relever, lutter   Mar 14 Avr - 16:10




Mashia Mokushi



Les chroniques d'une fleur de Lotus - Fin de la Guerre



Jamir





Un cavalier cheminait seul depuis de longues heures sur ce chemin étroit et sinueux qui l'emportait jusqu'à Jamir et ses environs. La nuit était déjà bien avancée, très noire en cette heure la plus sombre. L'individu juchée sur sa monture lancée au grand galop, portait lui aussi des vêtements sombres : une longue cape attachée sous son bras gauche claquait dans le vent adoucit par l'été et le reste de sa mise n'avait rien de notable, si ce n'était la broche en forme de lotus, rouge, que le voyageur avait prit soin d'accrocher à son pourpoint. Par souci du détail ? Non, pour être facilement reconnu.

Car il ne voulait pas qu'on l'arrête et son empressement se faisait ressentir à ne pas épargner sa monture qui évoluait depuis des heures sur ce rythme effréné.

Jamir était finalement en vue quand les premières couleurs de l'aube vinrent parer le ciel de pourpre et d'or. Soulevant un nuage de poussière que les rayons du soleil accrochèrent, le cavalier poussa un peu plus son étalon blanc que rien ne semblait perturber, pas même cette fatigue que l'équidé ressentait. Celui qu'il portait sur son dos se raidissait de plus en plus, signe qu'il fallait ralentir. Les naseaux frémissant, éprouvé mais heureux que cette chevauchée se soit achevée, il fut entraîné par son propriétaire vers les premières maisons de fortunes que les villageois et rescapés de Rodorio avaient érigé.

Quand il mit pied à terre, le voyageur fut frappé par ce silence de mort qui pesait aux alentours. Tous devaient sommeiller encore, alors, évoluant avec douceur, il flatta l'encolure du grand animal – très grand en comparaison de sa petite taille que l'on devinait souple mais maigre - pour le laisser libre de paître tranquillement. Finalement, il se ravisa, revint vers sa monture pour la desceller, retirer son mors : peut-être resterait-il plus longtemps qu'il l'avait prévu. C'était fort probable même.

Mashia rabattit le capuchon de sa cape sombre afin de révéler son visage à la clarté de ce jour naissant. À n'en point douter, ce serait une belle journée, chaude et ensoleillée. Mais de cela, l'ancienne Sainte en avait cure. Ses yeux pers étaient voilés par l'inquiétude qui, depuis son évasion des geôles spectrales, la rongeait de l'intérieur. Bien qu'elle s'efforçait de conserver un visage impassible, lisse de toutes expressions, la jeune femme ne pouvait tromper personne avec ces traits tirés, ces yeux cernés et fatigués, ces blessures qui lui mangeaient les joues.

Sa démarche était étrange, saccadée et la japonaise prenait grand soin à camoufler ses épaules, quitte à s'arrêter de temps à autre quand un coup de vent menaçait d'emporter le tissu de sa cape. Harassée, à peine arrivée à sa destination, elle s'adossa à une colonnade dont l'ombre grandissante, la dissimulerait aux yeux des premiers réveillés. Elle remit même son capuchon sur son visage devenu blême et ramena ses jambes contre sa poitrine. Ce qui pourrait éventuellement la trahir, c'étaient ces quelques mèches rouges écarlates qui s'échappaient pour danser dans la brise matinale.







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MessageSujet: Re: [Juillet 1755 - Entraînement Corell / Mashia] Se relever, lutter   Lun 27 Avr - 23:54

L’aube se levait, les rayons du soleil naissant réchauffant lentement et délicieusement les terres de Jamir. Il était assis sur le toit de la grande tour, le corps reposé mais les sens en éveil, comme à son habitude depuis la fin de la Guerre. A quelques mètres en dessous de puis, Athéna sommeillait dans son lit chaudement recouvert, entourée de plusieurs femmes veillant jour et nuit à sa petite personne. Voilà plus d’un mois que les combats avaient fini. Que le Lion l’avait sauvée, et qu’elle l’avait sauvé en retour. De ses blessures, il ne restait à présent plus rien. Plus rien hormis une impatience grandissante, une soif de revanche difficile à assouvir et contrôler. Le Grand Pope n’avait pas encore donné d’ordres officiels à l’Armée de la Lumière, ni même entamé une première mission d’éclaireurs, visant à reconquérir le Sanctuaire. On disait que ce dernier avait changé du tout au tout… Et même, qu’une nouvelle Maison du Lion s’était dressée, dédiées à Hadès et aux Dieux des Rêves. Cela lui donnait envie de vomir.

Mais malgré sa nature indomptable, le Lion d’Athéna savait rester à la place qui était la sienne. Peu d’hommes étaient capables d’avoir un ascendant sur lui. Il fallait d’abord obtenir son respect. Shion faisait partie de ceux-là. Et tant que le Grand Pope ne lui donnerait pas d’ordre, le Lion ferait ce qu’il avait à faire : veiller sur la Déesse. Shion lui avait concédé cette tâche. Il n’avait en réalité pas vraiment eu le choix. Après la débâcle du Sanctuaire, Corell ne s’éloignait plus d’Athéna. Elle avait faillit mourir. Lui seul avait pu la sauver. Il ne l’oublierait pas.

Les yeux fermés, le Saint écoutait la douce musique qu’émettaient les rayons du soleil naissant réchauffant sa peau. Mais un événement le tira de sa rêverie. Il sentit que quelque chose arrivait. Ouvrant les yeux, le Chevalier du Lion utilisa un de ses dons, qui expliquait d’ailleurs sa position de sentinelle : sa vision inégalée. Ses pupilles prirent la forme des félins, alors qu’il scrutait l’horizon. Il ne mit pas longtemps à découvrir ce qui avait égaillé son attention : un nuage de poussière, s’approchant à grande vitesse de Jamir.

Lorsque l’inconnue stoppa son cheval contre l’imposant pilier la dissimulant à la vue des rares villageois éveillés en cette heure matinale, le Chevalier d’Or était déjà là. Appuyé nonchalamment contre l’autre extrémité du pilier, bras croisés, il dissimulait sa présence. Mais c’était plus par jeu que par nécessité. L’inconnue émettait de faibles rayonnements cosmiques, mais suffisants pour qu’un homme aguerri la connaissant bien, la reconnaisse. Il sourit. Voyant qu’elle ne bougeait pas, étrangement pas d’ailleurs, il se redressa et fit le tour de la colonne. Alors qu’il parla, il posa une main sur l’épaule de la jeune femme, y déversant une onde d’énergie, chargée de chaleur et de tendresse.

Après tout, elle avait autrefois été Athéna. Et elle l’avait sauvé au début de la Guerre, lorsqu’il avait été mis à mal face à un Spectre d’Hadès.

« Bonjour, Mashia. Je suis heureux de te revoir, mon amie. J’espérais qu’après toute cette débâcle, et l’intervention de Pséma du Bélier, tu arriverais à retrouver tes esprits… Et trouver le chemin de la maison. »

Le Lion souriait, mais il sentait que quelque chose n’allait pas. Un écho dans l’aura de Mashia était différent d’autrefois. Sa présence semblait… Comme dénaturée, incomplète. Il avait déjà ressenti pareil écho par le passé, chez d’autres. Elle avait dû vivre l’enfer.
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Mashia


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MessageSujet: Re: [Juillet 1755 - Entraînement Corell / Mashia] Se relever, lutter   Mar 28 Avr - 10:15




Mashia Mokushi



Les chroniques d'une fleur de Lotus - Fin de la Guerre



Honte





Elle avait remarqué la présence de cet être de lumière, dissimulé dans les ombres de la colonne où elle avait trouvé refuge. Qui ne le pourrait pas ? Un idiot vaniteux, ou un aveugle et même dans ces deux cas, il leur aurait été impossible d’ignorer la lumineuse présence du Lion. Corell représentait ce que Mashia ne serait jamais : une force de la nature, féroce, intrépide. Un être courageux que rien ne saurait faire flancher. Contrairement à lui, elle, avait faiblit. Se retrouver en sa présence la mettait de plus en plus mal à l’aise, car, assurément, il remarquerait sa faiblesse, sa défaite, sa honte, le tout concentré dans ses yeux et … Sa main se crispa sur le tissu de sa cape. Plus encore quand le jeune homme contourna le pilier de pierre pour se planter face à elle. Son amie avait-il dit ? Ce mot la fit relever la tête vers lui, comme il fit naître un semblant de sourire sur son visage galbe. Cette main posée sur son épaule – la droite, fort heureusement – elle ne fit rien pour la faire s’en aller, acceptant cette onde chaleureuse comme une bénédiction.

Tel était le Lion, droit et fier en toutes circonstances. Pas elle, pas Mashia qui eut bien du mal à se remettre sur pied afin de lui faire face. S’appuyant même contre la colonnade, la japonaise poussa un très long soupir. Maison. Auprès des siens ? Rien n’était moins sûr. Pas après ce qui s’était passé sur le champ de bataille.

Et comme il paraissait attendre une réponse en retour, la jeune femme, prenant soin, d’une seule main, d’enlever le bout d’étoffe dissimulant ses traits, lui adressa un vague coup d’œil avant de lui répondre, d’une voix faible.

« Je ne suis pas certaine d’être arrivée, encore. » fit-elle avant d’ajouter. « Mais je suis heureuse de te revoir Corell. Surtout après tout ce qui s’est passé. Là-bas. »

Là-bas, leur véritable maison. L’endroit où ils devraient se trouver en cette heure à garder les Maisons du Zodiaque ainsi que leur Déesse. Les yeux pers de la dame aux Lotus se portèrent bien au-delà, captant une énergie que seuls les initiés pouvaient pleinement ressentir. Surtout elle, qui fut … leur Déesse, à eux, Saints.

« Athéna est sauve, c’est elle qui m’a donné la force de revenir en ces lieux. Sa lumière m’a guidé jusqu’ici, m’a fait sortir des ténèbres. Ô Corell, j’ai failli dans ma mission, bien plus que tu peux le suspecter. »

Mashia avait remarqué qu’il la sondait, et, tout plongé dans sa perplexité, tentait maintenant de découvrir l’origine de ce changement opéré chez elle. Mais elle, trop honteuse de lui dévoiler son échec, se détourna à demi, de façon à ce qu’il ne puisse voir ce qui lui manquait et que sa cape camouflait à ses yeux. Sans doute pas à ses sens. Après un moment qui pouvait sembler être une éternité, elle se résolue à lui ouvrir un peu son cœur.

« J’ai échoué, Corell. Et en faiblissant j’ai donné l’occasion à Pséma de me détruire. Il a prit possession de mon corps et de mon esprit, moi, je n’ai su lutter, seulement libérer l’Armure de la Vierge a temps, avant qu’elle ne soit corrompue. J’ai … » Cela lui coûtait de dévoiler la triste vérité. Maintenant qu’elle allait l’énoncer tout à fait, son visage s’était détourné de la lumière du Saint. « J’ai tué Dohko, j’ai assassiné Hector, mon père adoptif de sang froid. Je peux encore sentir son cœur palpiter dans mes mains quand je les regarde … »

Et l’ancienne Sainte regardait la seule qui lui restait, toute tremblotante, qu’elle serra jusqu’à s’en faire mal, jusqu’à ce qu’elle ressemble à un nœud de phalanges blanchies. Contenir ses larmes, présentement, était une véritable épreuve. Ce qu’elle lui avait dévoilé là, n’était qu’une partie de ses tourments. Mashia devait s’y résoudre et poursuivre son récit.

« Mais alors que j’étais parvenue à reprendre le contrôle de moi-même, que je revenais aux pieds du Sanctuaire pour tenter de vous permettre une retraite, j’ai été submergée par leur nombre et j’ai été faite prisonnière. » Elle marqua une autre pause, laissant enfler ce fait, terrible. Mais elle choisit de ne pas révéler la torture et ses humiliations. « Radamanthe, le Juge de la Wyvern, m’a trouvé et m’a libéré, mon frère, Minato et une Ase, m’ont ensuite fait sortir de là … »

Au souvenir de ces geôles crasseuses et obscures, la jeune femme frissonna, froissant encore plus autour d’elle, les pans du tissu dans lequel elle s’était drapée.

« Voilà toute mon histoire, Saint du Lion, je pense que je te devais au moins des explications, tu comprendras ma honte de revenir en ces lieux mais je me le devais … Pour le reste, s’il te plaît, gardes t-en d’en parler. Je ne devrais même pas être ici, je ne le mérite pas. »

Elle n’osait toujours pas croiser son regard et s’obstinait à regarder ailleurs. Ses sens s’éveillaient pour tenter de trouver la présence qu’elle était allée chercher. Lya, sa fille. Seulement, son enfant ne semblait pas ici. Et cela ne fit que confirmer ses craintes. Son cœur se serra dans sa poitrine à la pensée qu’elle aussi, elle ait pu la perdre. Trop ébranlée pour en supporter davantage, la belle rousse se laissa lentement glisser contre la colonne en pierre pour enrouler son bras autour de ses genoux et éclater en sanglot. Bien que l’écheveau de ses si longs cheveux formait un rideau devant son visage, ce serait hélas bien insuffisant pour camoufler sa détresse.









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MessageSujet: Re: [Juillet 1755 - Entraînement Corell / Mashia] Se relever, lutter   Mer 6 Mai - 17:55

Oui, elle avait bel et bien vécu un enfer. Mashia avait été le Chevalier d’Argent du Lotus, puis la réincarnation d’Athéna, puis le Chevalier d’Or de la Vierge. Malgré son âge, la jeune femme disposait d’une expérience et d’une sagesse hors norme, supérieure à celle du Lion qui pourtant était plus âgé et avant revêtu son armure depuis plus longtemps. Mais Mashia restait un être humain, son cœur et son corps étaient fragiles et avaient été brisés, torturés. Et bien qu’il ait le plus grand respect pour elle, Corell fut pris d’une réaction instinctive mais qui lui parut nécessaire en cet instant. D’une pensée, il retira l’Armure d’Or du Lion. Celle-ci explosa en des dizaines de fragments qui allèrent se reformer en la posture noble et agressive bien connue du Lion d’Or à un mètre de là. Puis, sous le regard aussi étonné qu’embué de Mashia, il attrapa la jeune femme recroquevillée sur elle-même, la redressa avec insistance tout en conservant suffisamment de délicatesse pour ne pas lui faire mal, puis la pris dans ses bras. Il la serra contre son torse, laisses ses larmes mourir contre sa tunique.

Tout être humain pouvait avoir un moment de tristesse, et la chaleur humaine était la meilleure des consolations. Les Saints lui avaient raconté, pour Dohko, mais il ne savait pas qu’Hector avait été son père adoptif. L’image du corps inerte d’Hector lui vint en mémoire, mais il repoussa immédiatement le souvenir, se concentrant sur Mashia. Lui aussi autrefois avait eu cruellement besoin de cette chaleur humaine. A cette époque, c’était Jaina qui la lui avait donnée. Il n’était ni Dohko ni Hector, mais peut être cette simple étreinte ferait du bien à Mashia. Du moins il l’espérait.

« Athéna t’a sauvée, comme elle m’a sauvée autrefois, murmura-t-il à son oreille. Tu étais présente, tu as d’ailleurs sauvé Athéna, te rappelles-tu ? Tu m’as pardonné ma déchéance… Il faut à présent que tu te pardonnes toi-même, Mashia. La mort de Dohko et Hector sont des tragédies, mais tu n’es pas responsable. Le seul responsable, c’est Pséma. Et crois-moi, il paiera ! Je te suivrai pour lui donner la chasse. Contre nous, il n’aura aucune chance, j’en suis sûr !

Je suis convaincu que Dohko et Hector avaient bien compris qu’ils n’avaient pas affaire à toi. Ils ne sont pas morts en haine, mais en espoir. L’espérance que tu redeviennes toi-même, et c’est le cas ! Je les connaissais peu, mais rappelle-toi, il n’y a pas de mort. Lorsque nous mourons, notre âme rejoint le cosmos et guide nos semblables. Ils sont là, Mashia, en toi. Crois-tu vraiment qu’ils apprécient te voir pleurer ainsi ? Si Athéna t’a sauvé, elle avait une bonne raison. J’ai foi en elle, et en toi. Je le répète, tu es chez toi. Tu mérites d’être en ces lieux. »


Le Lion repoussa tendrement la jeune femme, lui souriant du plus profond de son âme. Il avait pensé chaque mot. Il avait réellement foi en elle.

« D’ailleurs, n’oublie pas que ton aide lors de la Guerre m’a sauvé d’une mort certaine face à ce Spectre. Sans-toi, je ne suis pas sûr que j’aurai réussi à résister. Je te dois la vie, j’ai donc une dette envers toi. Tu n’as qu’à demander ! D’ailleurs, si tu le souhaites, je peux te présenter la réincarnation d’Athéna… Je veille sur elle depuis la fin de la Guerre. Mais avant cela, Mashia… Racontes-moi ce qui t’es arrivée lors de ton emprisonnement. Tu sembles si… Blessée. Mentalement, et physiquement… »

Le Lion espérait ne pas en faire trop. Mais Mashia avait réellement besoin d’aide. Comme il l’avait dit, elle l’avait sauvée… Mais également, elle avait autrefois été Athéna. Et pour cela, il éprouverait une tendresse éternelle pour la jeune femme. Ni de l’amour, ni de la dévotion, comme il en éprouvait pour Jaina et Athéna. Mais une tendresse amicale. Oui, elle était une vraie amie. Et la voir dans cet état lui déchirait le cœur.
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Mashia


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MessageSujet: Re: [Juillet 1755 - Entraînement Corell / Mashia] Se relever, lutter   Mer 13 Mai - 15:20




Mashia Mokushi



Les chroniques d'une fleur de Lotus - Fin de la Guerre



Kokoro





La jeune femme ne chercha pas à se dégager, trop surprise par ce contact. Sans y réfléchir, il l'avait prise entre ses bras pour tenter de la soustraire de sa tristesse, de son désespoir. Tourmentée dans l'âme et dans le corps, Mashia céda finalement et pleura un long moment contre le torse du Lion d'Or. La perte de Dohko et d'Hector étaient des tragédies et bien plus encore. Si Pséma était le premier responsable de sa chute et du Sanctuaire tout entier, la jeune japonaise n'oublierait jamais qu'elle avait une part de responsabilité dans tout ceci. Quoiqu'on lui en dise. Le geste du Saint avait été plus salvateur qu'il ne le suspectait lui-même, ses paroles eurent raison de ses larmes qui, peu à peu se tarirent. Il lui fallait se relever.

Car la chasse était ouverte, une course contre la montre aussi.

Elle gratifia le Lion d'un petit sourire afin de le remercier. Seulement, se résoudre à lui raconter ce qu'il s'était passé là-bas dans les geôles ne feraient qu'attiser les flammes d'une probable colère. Ô elle sentait celle-ci sur le point d'exploser dans tout son être. Le Lion était redoutable, il ne valait mieux pas éveiller son ire. Pas maintenant. Mais à bien y penser, s'ils devaient tous les deux s'engager sur un sentier dangereux, elle lui devait la vérité. Pleine et entière, crue. Terrible. Alors, tout en baissant les yeux, de honte, Mashia Mokushi tira sur le fibule qui retenait les deux pans de sa cape qui glissa au sol, révélant sa blessure ignoble.

Les Spectres lui avaient arraché un bras, il ne subsistait qu'un petit moignon soigneusement caché sous plusieurs couches de vêtements noués à la manche pour ne pas la gêner dans ses mouvements.

Grave, la voix de l'ancienne Athéna éclata. « Comment pourrais-je livrer bataille désormais Corell ? Je ne suis plus capable de sauver qui que ce soit ! Déjà, lors de ma première rencontre avec Pséma, je n'avais pas été capable de le toucher … comment le pourrais-je maintenant que je … » Elle se tut un moment avant de reprendre. « Tu ne me dois rien Corell, si je l'ai fais, c'est parce que c'était mon devoir et que quelque part, je veux continuer à perpétuer son œuvre en tant que gardienne de l'humanité. Je ne suis plus Athéna, mais je la sais avec moi à chaque instant. Ce que je sais aussi, c'est que je ne vous sers plus à rien. Je suis un boulet. »

Une lueur nouvelle gravita dans son regard pers. Car son affirmation n'était pas tout à fait exacte : elle continuerait à les protéger.

« Conduis-moi à Athéna, j'ai besoin de la voir. »

Elle releva son visage vers le Lion, semblant attendre son approbation. Quand bien même on la disait chez elle, de retour au bercail, ce n'était pas le sentiment de la japonaise qui cherchait à présent une raison de rester. Prier Athéna pourrait lui apporter des réponses.

« Je n'ai même plus mon arme pour me battre. » fit-elle après un moment dans un vague rire se voulant ironique. « Je ne suis même pas sûre de parvenir à te toucher, Corell. »

Ce reliquat de sourire s'étira quelque peu à la perspective de penser pouvoir égaler la vitesse vertigineuse du Lion …








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MessageSujet: Re: [Juillet 1755 - Entraînement Corell / Mashia] Se relever, lutter   Mar 19 Mai - 18:24

Lorsque la cape de Mashia tomba au sol, Corell ferma les yeux, tentant de maîtriser la tristesse et la peine qui commençaient déjà à se lire sur son visage. Avoir aperçu le moignon qui restait du bras de la jeune femme ne serait-ce qu’une demi-seconde avait suffi. Ses perceptions ne l’avaient pas trahi. Elle avait été brisée, tant mentalement que physiquement. Mashia avait autrefois été un Chevalier d’Argent, la réincarnation d’Athéna, puis lors de sa séparation avec la Déesse, l’Armure d’Or de la Vierge elle-même l’avait estimée assez digne pour la porter.

Mais la Guerre avait détruit tout cela. De la fière Sainte, il ne restait à présent que des cendres et des remords. Le Cosmos était porté par l’âme et le cœur. Mashia n’avait plus aucun des deux. Ce qui était revenu des geôles des Enfers n’était qu’une enveloppe brisée et vide. Elle était déjà morte mentalement. Elle le serait également dans son physique, et dans son cosmos.

Il fallait qu’elle renaisse. Ou elle périrait pour de bon dès son premier combat.

L’aura du Lion changea. Auparavant chaleureuse et attentionnée, elle se mit à brûler de détermination. Lorsque Corell rouvrit les yeux, ses pupilles avaient changé de forme, s’allongeant comme les félins. Levant une main paume ouverte vers Mashia, l’Armure d’Or du Lion s’éveilla et retourna se loger sur son maître dans un torrent de lumière.

Alors, une étincelle naquit dans la paume du Lion. L’univers devint pure lumière pendant une seconde. Un seul éclair. Le corps de Mashia fut frappé par des dizaines de coups d’une violence incalculable, la catapultant dans les airs avec une facilité déconcertante à plusieurs mètres de là.

Les yeux froncés ne laissant transparaitre aucun remord, le Lion d’Athéna observa la jeune femme se relever tant bien que mal, avant de se diriger à nouveau vers elle. A chaque pas, son cosmos émettait des langues d’énergie pure allant mourir dans l’air et la terre, électrifiant les lieux d’une énergie aussi positive qu’implacable.

« Tu as le cosmos de Mashia… Tu as le corps de Mashia… Mais jamais je n’aurais pu entendre de tels mots sortir de sa bouche. Et tu souhaites voir Athéna… Certes je te l’ai moi-même proposé, mais tu n’as pas hésité à sauter sur l’occasion. Si tu es bien celle que tu prétends être, prouve le moi en parvenant à me toucher malgré la protection que m’offre l’Armure d’Or ! Dans le cas contraire… Tu périras ici. Je ne saurai permettre de mettre en danger la vie d’Athéna. »

Déjà, le poing du Lion s’auréolait de lumière, signe précurseur d’une seconde vague d’assaut. Le Lion était réputé pour la vitesse et la puissance de ses coups. Sans armure pour la protéger, la jeune femme n’avait aucune chance face à un tel monstre de la nature.

Vivre ou mourir. Rien d’autre ne comptait à présent.
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MessageSujet: Re: [Juillet 1755 - Entraînement Corell / Mashia] Se relever, lutter   Sam 23 Mai - 14:31




Mashia Mokushi



Les chroniques d'une fleur de Lotus - Fin de la Guerre



Je suis Mashia !





La stupeur put se lire sur le visage jusque là serein de Mashia quand, d'un seul coup, sans préambule, le Lion laissa éclater sa toute puissance. Frappée de part en part, la japonaise poussa un hurlement de douleur à déchirer les cœurs tandis que des éclairs faisaient se contracter tous les muscles de son corps. Ce dernier, brisé, toucha le sol et elle sut qu'elle allait mourir ici, sous les coups du Lion. Du Lion furieux de sa déchéance. Elle eut bien du mal à se redresser, à planter son regard pers dans celui de Corell. Était-il véritablement en colère contre elle ? La jeune femme n'aurait sut le croire capable de faire preuve d'une telle douceur et d'un coup, de la malmener de la sorte sans qu'il n'y ait une raison.

Il la confrontait à sa propre faiblesse, s'essayait à faire renaître cette étincelle de vie qui l'avait autrefois animé. La voilà enfin debout, sur ses deux pieds à se mettre péniblement en garde. C'était pour le moins un spectacle ridicule, car quelle défense satisfaisante pourrait-elle offrir avec une seule main ?

Peu à peu le cosmos de la belle se manifesta, d'abord doux, quoiqu'un peu faible en comparaison de la puissance libérée par le Lion d'Or mais bien présent. Dans sa main valide apparut un simulacre de katana, fait d'eau, à défaut de pouvoir brandir sa vraie lame qu'elle avait perdu durant la bataille du Sanctuaire. L'eau face à la foudre ? N'était-ce pas déraisonné ?

« Que je meurs ici n'a pas d'importance Corell du Lion, si ce combat est le dernier pour moi … alors … » Un clignement de paupière plus tard, l'ancienne Vierge se glissa dans le dos de son adversaire, lui soufflant ces quelques mots. « … alors je saurais me montrer digne d'un adversaire tel que toi ! »

Un « Ohm » plus tard et la voilà prête à ouvrir la danse. Sa célérité n'était pas aussi avérée que celle de ce Chevalier, mais pour autant, elle n'en avait pas à rougir, surtout quand on la savait autant blessée. Une lueur déterminée gravitait depuis le début de cette joute et, prête à tout, la japonaise se fendit pour frapper l'air de son katana aqueux et entrer ainsi en résonance avec l'air. Une vague alla faucher Corell, suivie d'une seconde et d'une troisième qui, au dernier moment, obliqua pour toucher son flanc gauche, sans doute à découvert maintenant que le droit était sollicité.

« Je suis Mashia ! »

Clama t-elle tandis qu'une larme vint perler au coin de ses yeux. Elle était bien vivante ! Oui, vivante et elle était bien décidée à le prouver !

Car il lui fallait à présent se réveiller et faire face à la réalité. Aussi effroyable fusse t-elle.







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MessageSujet: Re: [Juillet 1755 - Entraînement Corell / Mashia] Se relever, lutter   Mar 2 Juin - 10:37

Le Chevalier d’Or avait laissé la jeune femme se relever et appeler son cosmos à l’aura morose. Une aura autrefois formidable, digne des plus puissants Saints d’Athéna, qui aujourd’hui n’avait plus aucune profondeur, plus aucune volonté. Les vestiges d’une gloire passée, dont le potentiel s’était endormi, et qu’il fallait à tout prix réveiller. Corell espérait qu’il y arriverait. Et en tant que Lion d’Or, il n’avait qu’un moyen d’y arriver : par la force.

Il paraissait sûr de lui. Pourtant, il avait envie de vomir à se voir ainsi frapper la jeune femme. Il se concentrait pour ne rien laisser transparaître sur son visage et n’envoyer à Mashia qu’un seul message : il avait pris sa décision. Elle allait mourir ici.

Ce message, elle semblait l’avoir compris. Que trop bien.

Lorsque les vagues d’eau arrivèrent sur lui, le Chevalier d’Or s’auréola de lumière crépitante, et se contenta de frapper vers l’avant. Son cosmos émanant de son poing déchira les vagues en leur centre, les pénétrant en un point précis et central. Sa Foudre se propagea alors dans les vagues en une seconde avant d’atteindre la jeune femme, qui cria de douleur. Le Saint d’Or se jeta alors en avant, perforant les vagues manquant cruellement de puissance et à présent brisées par la douleur de la jeune femme. Il se jeta sur elle, son cosmos flamboyant sortant de la masse d’eau ‘l’aveuglant momentanément. Sa main se referma sur celle de Mashia tenant le sabre aqueux.

« Tu ne trompes. Il ne peut y avoir de dignité là où il n’y a plus d’espoir. Mashia avait une vraie force, portée par un cœur empli d’espoir et d’amour. Toi, tu n’es qu’une coquille vide, sans volonté ni envie de vivre. Et pour cela, tu n’as absolument pas la moindre chance contre moi. »

Alors qu’il parlait, le cosmos du Lion s’enfla pour devenir une tempête autour d’eux. Mais ce n’était pas tellement une tempête de vent, mais plutôt un ouragan d’énergie émettant une pression folle. Mashia sentit rapidement son corps compressé par cette force colossale qui menaçait de l’annihiler purement et simplement, alors que la main de Corell entourait encore son poing, augmentant cette pression abominable. Elle mit un genou à terre, terrassée par l’énergie pure qu’émettait le cosmos de Corell.

« Je suis le Chevalier d'Or du Lion. Le bras armé d'Athéna. Mon corps est fait de métal, et mon sang est fait de feu. Ma vie n'est que combat. Je suis né pour cela. C'est par le combat que je peux reconnaître la vraie identité d'une personne. Tu n'es pas Mashia. Je te l'ai dit, je ne mettrai pas la vie d'Athéna en danger. Tu vas mourir à présent. »

Le Chevalier leva sa main libre, qui se mit à briller comme un soleil dans la tempête de lumière lorsqu’il la ferma en un poing dirigé vers elle. Alors, des langues de Foudre apparurent sur son torse et se mirent à courir sur son épaule, puis son bras. Il allait relâcher sa Boule de Feu à bout portant, sans qu’elle puisse se dégager.

Alors, Mashia sut que sans armure pour la protéger, lorsque la Foudre parviendrait au poing du Lion, elle mourrait.
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MessageSujet: Re: [Juillet 1755 - Entraînement Corell / Mashia] Se relever, lutter   Dim 14 Juin - 16:56




Mashia Mokushi



Les chroniques d'une fleur de Lotus - Fin de la Guerre



Se relever, lutter, espoir





Faible, elle était si faible. Si fragile qu'un simple effleurement aurait pu la briser, fissurer cette pauvre petite poupée de porcelaine. N'était-elle pas humaine après tout ? Malgré son passé, le poids de ce dernier, l'écho gravé en elle, n'avait-elle pas le droit de tomber ? Mais chaque coup du Lion faisait naître en son sein un sentiment proche de la colère. De la frustration. Mashia Mokushi serra ses mâchoires, supportant avec peine la foudre du Lion. Pareille douleur, la jeune femme l'avait déjà maintes fois éprouvée et, malgré la fragilité de son corps, ce fut son esprit qui domina tout le reste.

Elle n'était pas revenue ici pour mourir, ni pour éprouver la colère de qui que ce soit. Mashia allait vivre. Se rebeller une bonne fois pour toute contre ce Destin qui n'avait eu de cesse de la tourmenter depuis le jour de sa naissance.

Il lui fallait se relever à présent, et faire face. Alors sa main capturée dans celle de Corell s'arma en un poing crépitant d'une drôle d'énergie sauvage. À l'instar des pupilles fendues du Lion d'Or, les siennes prirent une teinte jaunâtre, ainsi qu'une férocité animale proche d'une frénésie de sang jusque-là inconnu pour ceux qui connaissait un tant soit peu Mashia. Or les choses avaient changé pour celle qui fut autrefois Athéna ! Dardant ses pupilles de louve dans celles du Saint prêt à la pourfendre et mettre fin à ses jours, celui-ci put très clairement lire une détermination farouche danser dans ses yeux. Son apparence se muait peu à peu pour se parer de traits lupin : des oreilles blanches surgirent d'entre ses cheveux carmins, des crocs saillants brillèrent brièvement quand sa bouche s'ouvrit pour hurler à la face du ciel et enfin, une queue se prit à fouetter l'air en tous sens. Sans crier gare, la voilà délivrée du joug de son adversaire, se libérant le poignet d'un tour de passe passe en le rendant aqueux, après quoi la belle pivota sur elle-même comme si elle entamait une danse pour mieux prendre appui et balancer son autre jambe vers le Lion.

Son aptitude au combat rapproché restait stupéfiant et ce malgré sa blessure. Vivement elle enchaîna pirouettes et coups de crocs et griffes visant entre les interstices de l'armure d'Or, les jointures qu'elle savait moins solides. Elle ne s'arrêta pas un seul instant, faisant pleuvoir sur lui, un déluge de coups de plus en plus puissants. À mesure son cosmos menaçait d'exploser, comme elle-même prenait de plus en plus l'attitude et l'apparence d'un immense loup blanc. Quelques tatouages rouges sang finirent de marquer cet étrange créature que l'on nommait dans ses contrées reculées le Aka Akuma.

Connu pour sa sagesse, il savait aussi faire preuve d'une rare violence quand le démon se sentait menacé.

« JE SUIS MASHIA ! » gronda l'immense louve qui jugeait Corell de toute sa hauteur. Ses babines se retroussèrent. « ET JE NE VAIS PAS MOURIR ! PAS PAR TA MAIN ! »

En un éclair, peut-être égalant la vélocité du Chevalier, elle se rua sur lui, lui sautant à la gorge, sa gueule proche de la jugulaire. Au dernier moment, Mashia retint son geste, paraissant s'apaiser. Les lippes de l'animal parurent imiter un sourire tendre. Peu à peu, la louve reprit sa forme originelle et ce sourire parut plus criant de tendresse que jamais. Alors elle serra le Lion contre elle et lui murmura un « Merci » à l'oreille.

« Je vivrai, Corell, je vivrai ou bien périrai sur le champ de bataille car mon cœur demeure avec vous, Saints. » Il y eut une pause, et elle reprit un peu embarrassée. « Désolée pour ça, je ne voulais pas te montrer ce côté nouveau chez moi … mais cet héritage, je dois l'accepter aussi, comme bien d'autres choses. J'ai un frère, il s'appelle Minato... C'est lui qui m'a sauvé des ténèbres. »

Se redressant quelque peu, son regard tomba sur sa nudité et ses joues prirent une couleur vermillon très prononcée.

« Ne … je … pardon ! »

Dans sa précipitation elle s'était saisit de la cape du Lion pour s'en draper. Elle avisa des bouts de tissus éparpillés sur le sol. Cette transformation était pour elle plus contraignante et dégradante qu'autre chose. Elle ne savait pas comment sa mère faisait. Sans doute était-elle plus éveillée à sa véritable nature qu'elle même l'était. Le temps finirait par répondre à ses interrogations … Debout, tenant le tissu comme elle pouvait, Mashia se constitua un visage plus serein.

« Regardes, Corell … »

Quelques villageoises sortaient accompagnées de leurs enfants. Poussées par la curiosité elles commençaient à entourer les deux protagonistes, murmurant au sujet de Mashia qu'elles revoyaient pour la première fois. Elle lisait sur leurs visages un certain soulagement, mais aussi de l'espoir.

Cela réchauffa son cœur et quelques larmes glissèrent sur ses joues pâles. Les femmes, alors, voulurent l'entraîner à leur suite. Un dernier regard entendu et emplit de reconnaissance dans la direction du Lion et la voilà happée par la masse des rescapés, heureux et soulagés de la revoir parmi eux.

Espoir. Se relever, lutter.








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MessageSujet: Re: [Juillet 1755 - Entraînement Corell / Mashia] Se relever, lutter   Jeu 9 Juil - 17:23

Le monde était devenu furie. Tout n’était que chaos et souffrance au sein de cette étoile de cosmos émanant du Chevalier du Lion, et brisant le corps de Mashia Mokushi. Le Saint d’Or était un guerrier inné, né en cette ère pour le seul objectif de détruire les ennemis d’Athéna. Son cosmos naturellement écrasant, renforcé par des années d’expérience, de nombreux combats contre des montres, et même un Titan, Divinité des Temps Anciens, était à ce jour certainement l’un des plus puissants au monde. Rares étaient les personnes pouvant s’en soustraire, et certainement pas la jeune femme.

Une seule chose pouvait la sauver : l’espoir. Car ce sentiment était au cœur du cosmos. C’était précisément ce dont Mashia manquait. Corell connaissait bien la jeune femme, il savait qu’elle en avait encore au fond de son cœur, caché par des mois de torture psychologique et physique.

Il la poussait dans ses derniers retranchements. Il espérait tant d’elle. Il n’en fut pas déçu. Mais jamais il n’aurait imaginé telle réaction ! Sentant le cosmos de la jeune femme crépiter soudainement, il se permit un léger sourire qui se transforma vite en une surprise totale lorsque la jeune femme entama une profonde transformation physique. Perdant sa concentration et voyant le poing de la jeune femme se libérer, il abaissa son cosmos et fit un pas en arrière. Pas assez rapide. Le problème dans une telle démonstration de cosmos, c’est que son corps devait mettre quelques secondes pour s’en remettre. Le coup de pied de la jeune femme fut d’une violence incroyable, catapultant le Chevalier d’Or en arrière à une vitesse folle. Il fut légèrement ralentit par un mur qui explosa en des centaines de morceaux surchauffés sur son passage, et parvint à se redresser en plein vol. Ses pieds touchèrent le sol, ralentissant sa vitesse et creusant deux profonds sillons dans la terre sur une dizaine de mètres.

Je n’y crois pas… Après Liana et Yul, voilà que Mashia se met aussi à se transformer en loup… C’est une nouvelle mode ou quoi ?

Pas le temps de souffler. Lorsqu’il releva la tête, il fit face à une gueule béante et deux rangées de dents peu accueillantes. Il eut une demi-seconde pour analyser la trajectoire de la bête. Il parvint à éviter le coup, les crocs de la louve claquant bruyamment dans le vide là où sa cuisse s’était trouvée une demi-seconde plus tôt. Cet avantage lui permit de se recentrer dans le combat. Il devint lui aussi un animal. Pas au sens physique, mais dans sa façon de se déplacer, de porter ses coups. Chaque mouvement était calculé, rapide, efficace, meurtrier. L’homme et la bête se déplaçaient avec la même aisance, frappant, évitant, feintant. L’espace fut empli de crocs et de griffes, de rugissements et de foudre, dans une danse d’un génie évident où les Crocs de Foudre et les Griffes de cosmos faisaient face aux Crocs et Griffes du Loup encore et toujours plus gigantesque.

Mais rapidement, le Lion commença à perdre de sa vigueur. La taille et le poids du Loup augmentaient de plus en plus, ne diminuant en rien sa vitesse et sa vélocité, ce qui lui offrait un léger avantage qui peu à peu, lui faisait gagner du terrain jusqu’au moment où le Lion d’Or fut acculé. A nouveau, les Crocs furent sur lui, droit sur sa jugulaire… Preuve du talent de la bête. Il sut qu’il ne pourrait pas l’éviter. Il ferma les yeux, résolu.

Mais au lieu de la souffrance, il sentit la légèreté d’un corps féminin tomber entre ses bras, et un bras d’une douceur infinie s’enrouler derrière sa nuque. Refermant ses bras malgré lui, il sentit ses doigts toucher une peau nue, indubitablement humaine. Et alors qu’il ouvrait les yeux, il entendit le souffle de la jeune femme dans son oreille.

Heureux de revoir la jeune femme redevenue elle-même, il la serra fort contre lui. Il en aimait une autre, mais Mashia resterait à jamais dans son cœur, elle qui avait été si longtemps la réincarnation d’Athéna. La sentir ainsi contre lui, était à la fois si agréable, mais le mettait également légèrement mal à l’aise.

« Tu n’as pas à avoir honte de toi, Mashia. Malgré ta blessure, tu aurais pu venir à bout de moi… Ta puissance est inchangée, c’est évident. C’est un magnifique héritage que tu détiens là, il te faut l’embrasser, pour Athéna. Ne perds plus jamais espoir. L’espoir mène à la loyauté. La loyauté, à la détermination. La détermination, à la victoire. »

Lorsque la jeune femme recula, le jeune homme eut un moment de surprise en réalisant que la jeune femme était dans sa plus simple nudité. Sa transformation avait déchiré ses vêtements. Tentant d’oublier avec difficulté ce qu’il avait aperçu sans le vouloir, il détourna immédiatement la tête et se gratta le crâne en un geste gêné. De toute évidence, Mashia n’avait pas été choisie pour être la réincarnation d’une Déesse uniquement sur son caractère… Et sa blessure ne diminuait en rien sa saisissante beauté.

« Excuse-moi, je… Je n’ai rien vu… Enfin… »

Il ne finit pas sa phrase et laissa la jeune femme se recouvrir de sa cape, et c’est avec les joues roses de honte qu’il regarda une dernière fois la demoiselle se laisser emporter par les villageoises. Il sourit, réellement heureux pour Mashia.

« Prends ton temps, Mashia. Profites de ton retour. Je t’attendrai à la Tour de Jamir… Pour te mener à la Déesse Athéna. »
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MessageSujet: Re: [Juillet 1755 - Entraînement Corell / Mashia] Se relever, lutter   

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[Juillet 1755 - Entraînement Corell / Mashia] Se relever, lutter

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