RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [Février 1755] Le bois secret d'un Tsubo [pv Minato/Kiani]

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Kiani


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MessageSujet: [Février 1755] Le bois secret d'un Tsubo [pv Minato/Kiani]   Mar 14 Avr - 17:43

Les jours passaient et se ressemblaient immanquablement pour Kiani qui ne trouvait nulle adversité au combat à travers ses camarades de classe de l'école militaire. Renfermée et sèche la jeune fille ne s'était guère fait d'amis et n'en comprenait d'ailleurs pas le principe ni l’intérêt, les autres élèves discutait souvent en cours au lieu d'écouter le professeur et étaient "gentils" entres eux lors des entraînements au combat, ils leurs étaient dès lors impossible de faire de réels progrès.
Kiani elle n'avait nulle distraction et suivait chaque cours avec une assiduité exemplaire sans pourtant y éprouver la moindre joie, pour elle ce n'était qu'une masse d'information pratique et nécessaire afin d'être la meilleure dans ce domaine. Elle trouvait également une certaine satisfaction dans la rancœur que lui portait ses camarades, ces derniers cherchaient sans cesse à la blesser réellement à l'entrainement ce qui pour elle n'était rien d'autre que du réalisme.

Un jour néanmoins, les chuchotis derrière elle éveillèrent son intérêt, tout en faisant semblant de poursuivre son étude, elle se concentra sur son écoute. Les rumeurs allaient bon train sur le retour au pays d'un certain maître épéiste dont Kiani n'avait jamais entendu parler, mais qui lui sembla logique étant donné son exclusion sociale volontaire. L'homme en question semblait soulever les théories les plus folles dont la jeune fille doutait sérieusement, personne ne pouvait entrouvrir le sol d'un coup d'épée après tout.
Désabusée, les yeux mauves de la jeune fille se reportèrent sur les stratégies d'infiltration en territoire ennemi, mais son esprit lui ne parvenait pas à rester concentrer sur le cours. La journée passa ainsi et Kiani rentra chez elle frustrée pour la première fois de sa courte vie, elle n'avait quasiment rien suivie de la mâtiné et avait même manquée d'ardeur à l'épée l'après midi, d'ordinaire elle rentrait exténuée et ne passait que par la douche avant d'aller au lit, mais là elle n'avait même pas transpirée.

Plus tard elle ne parvint pas non plus à trouver le sommeil, les paroles de ses camarades résonnant encore dans son esprit. Elle les entendait dire que le maître épéiste vivait à l'extérieur de la ville près des champs de coraux et que les rumeurs voulait qu'il enseigna à quiconque le méritait. Résolue à ne pas être complètement passée à coté de sa journée, Kiani se leva sans bruit, enfila sa tenue d'entrainement en cuir marin sombre, prit son épée d'entrainement et sortie dans la nuit avec le plafond océanique qui reflétait la faible lumière de la lune pour seul témoin.

Telle une ombre, elle passait par les toits et les ruelles avec la sortie est de la ville pour objectif. Elle se mouvait discrètement et à pas feutrés, mettant ses cours théorique à l'épreuve sans même savoir pourquoi elle se cachait. Inconsciemment elle ne souhaitait pas être prise sur le fait, elle ne voulait en aucun cas se faire remarquer et encore moins causé des problèmes à qui que ce soit et surtout pas à la Dame, savoir qu'elle avait quitté sa maison à la faveur de la nuit lui mettait une pression supplémentaire contre laquelle elle ne pouvait rien.

Elle esquiva habilement les gardes de la porte Est d'Atlantis et s'estima satisfaite d'elle même lorsque le champ de corail s'ouvrit devant elle, elle pouvait souffler. Son regard améthyste parcouru l'horizon et tomba sur un homme sur une hauteur, accélérant subitement son rythme cardiaque.
"Calme toi" se sermonna t'elle, après tout c'était bien pour cela qu'elle était venue. Pourtant à présent qu'elle était devant le fait accomplie elle se sentait stupide, elle allait dire quoi "Bonsoir, je m’appelle Kiani enseignez moi l'escrime", hors de question. Elle voulut faire demi tour mais au lieu de cela elle s'avança avec l'air d'une parfaite idiote, impossible qu'il ne l'ai pas remarqué à présent. Elle n'avait plus le choix, elle s'inclina.
-Bonsoir je m'appelle Kiani, enseignez moi l'escrime.
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Minato


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MessageSujet: Re: [Février 1755] Le bois secret d'un Tsubo [pv Minato/Kiani]   Lun 11 Mai - 9:58

    Cela avait commencé comme un passe-temps. Durant mes périodes de temps libre que je me ménageais pour ne pas étouffer dans mon travail et mon entrainement, j'avais fait le tour des garnisons de gardes pour participer à leurs exercices et les évaluer. Ce qui au départ n'avait été qu'une idée pour m'occuper l'esprit et le corps devint bien plus que cela lorsque, voyant la différence de niveau, certains gardes me demandèrent de leur enseigner le maniement de l'épée. Je fus trop surpris par la demande pour la refuser, et c'est ainsi que je me lançai dans l'enseignement sans la moindre préparation.
    Si corriger leur positionnement, leur demander d'imiter quelques mouvements basiques fut chose aisée, je me heurtai à quelques difficultés lorsqu'on me demanda de leur apprendre des techniques plus avancées. Je ne parvenais pas à trouver les mots pour expliquer ce qui, pour moi qui avait été entraîné au maniement des armes depuis mon plus jeune âge, me paraissait être aussi naturel que de respirer. J'avais beau leur montrer l'exemple, les gardes n'avaient pas la compréhension ni la constitution nécessaire pour m'imiter.

    Sans que je m'en rende compte, de simple passe-temps cet entrainement que je prodiguais devint une activité à temps plein. Une rumeur se répandit, et d'autres habitant du Royaume Sous-Marin vinrent me trouver pour me demander de leur apporter mon aide. Si je détournai invariablement toute offre d'emploi, je n'avais pas le cœur à refuser ceux qui me demandaient de les entraîner. Il me fallut cependant faire un choix, car les cours que je dispensais me prenaient de plus en plus de mon temps et menaçaient de déborder sur les périodes que je devais consacrer à mon "travail". A ceux qui avaient le niveau et la volonté d'apprendre, j'acceptai donc de les entraîner. Ceux qui n'avaient aucune base ou qui prenaient juste cela pour un jeu, je les renvoyai chez eux ou aux instructeurs militaires des casernes atlantes.

    La plupart étaient heureux d'apprendre quelques astuces pour bien tenir sur ses jambes, pour savoir où et comment frapper. D'autres apprenaient mieux lorsqu'ils croisaient le fer avec moi lors d'un match d'entrainement. Plus rares étaient ceux en qui je recelais un véritable potentiel et qui me donnaient envie de leur en apprendre d'avantage, mais c'était alors que la mécanique coinçait. Je ne savais pas comment leur expliquer ce qui leur manquait pour améliorer leur niveau. Je tâtonnais, tentant des analogies ou ressortant de vieux proverbes de mon pays natal pour les éclairer sans savoir s'ils y comprenaient quoi que ce soit. Je n'avais jamais pensé que l'enseignement puisse être une chose aussi compliquée. Le professeur devait cacher ses doutes et son indécision à tout instant pour rassurer l'élève et le guider au mieux. Il y avait tellement de profils d'élèves différents, tellement de styles forçant l'enseignant à changer d'approche... Au final, c'était presque comme faire face à un adversaire avec ses mots et ses connaissances pour seules armes.

    Connaitre l'ennemi et se connaitre soi-même. C'était là la base de tout combat. Fidèle à ce principe, je passais désormais de longue soirées à décortiquer mes propres mouvements, mes sensations, avec des yeux de novices, comme si je redécouvrais moi-même l'escrime. Kuro, mon familier, m'aidait de mauvaise grâce en m'observant et en commentant mes katas. Ce soir-là était justement l'un de ceux-là, avec juste moi, une épée d'entrainement, un carnet de note et le regard critique de la femme-chat qui m'observait. Je pensais m'être suffisamment éloigné de la ville à cette heure tardive pour ne pas être dérangé par un passant égaré. De toute évidence, je me trompais lourdement.
    Je ne vis pas arriver la jeune fille tout de suite. Je ne sais pas si c'était en raison d'une prouesse de discrétion ou de mon manque d'attention, tout concentré que j'étais sur mes mouvements, mais je ne repérai la jeune fille que lorsqu'elle s'avança en contrebas du massif de corail où nous étions perchés. Vêtu d'un yukata sans motif et d'une simple ceinture en tissu écarlate, je l'observai en silence alors qu'elle se présentai de mes deux yeux ambrés. Elle portait une tenue de cuir sombre, qui me sembla être plus un ensemble d'entrainement plutôt qu'une véritable tenue d'infiltration. Mais surtout, elle était jeune. Je ne lui donnais pas plus de 15 ans, et encore. Bien qu'elle soit de toute évidence une recrue de la garde, ou même des Marinas, je m'étonnais de trouver tant de jeunes cherchant avoir accès à mon enseignement. La rumeur d'un maître vagabond était-elle à ce point séduisante... Ou l'enseignement atlante était-il à ce point mauvais?

      « L'escrime, hein? »

    Avec un ironique sourire au coin des lèvres, je posai les yeux sur Kuro et le livret posé à ses cotés, avec une série de notes et de dessins sur la page ouverte. J'étais toujours loin d'avoir résolu mes problèmes concernant le partage de mon savoir sur l'escrime. Était-il bien sage de continuer à prendre des élèves sous mon aile dans ces conditions? Je n'avais pas la réponse à cette question. Je ne sais pas si je l'aurais jamais un jour. Avec une pensée plus pragmatique, je me dis qu'il était inutile de se poser la question si la jeune fille s'avérait ne pas avoir les qualités requises pour profiter de mon enseignement. Plantant la lame d'entrainement dans le sol, je m'approchai du rebord du haut massif de corail et me penchai vers la dénommée Kiani.

      « C'est possible. Mais voyons d'abord ce que tu vaux. »

    Je me projetai alors vers elle en bondissant en avant avec l'intention de l'attaquer. Oui, c'était brusque et quelque peu expéditif, mais je n'avais pas l'intention de consacrer plus de temps qu'il n'en fallait à ceux qui ne pouvaient même pas esquiver un simple coup. J'étais bien entendu loin d'y aller sérieusement : si la vitesse d'exécution pouvait sembler incroyable pour un élève fraîchement sorti de l'académie, cela restait dans les limites du perceptible pour n'importe quel humain et bien loin de mon niveau réel. Si elle ne parvenait pas à esquiver ce coup, Kiani ne se prendrait qu'un simple coup de paume sur le front et je la renverrai auprès de son instructeur. Si à l'inverse elle parvenait à m'impressionner en esquivant cet attaque... Il me faudrait alors me pencher sur son cas avec d'avantage d'attention.
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Kiani


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MessageSujet: Re: [Février 1755] Le bois secret d'un Tsubo [pv Minato/Kiani]   Jeu 21 Mai - 22:15

C'était la première fois de sa vie que Kiani abordait et demandait quelque chose à quelqu'un, jamais auparavant elle n'avait adressé la parole à un inconnu pour autre chose qu'une formule de politesse ou une platitude. En ce jour elle avait réussi à dépasser son enfermement sur elle même tel un homme apercevant le septième sens avant de le perdre aussitôt. Peu être lui faudrait il des mois pour réitérer l'exploit, peu être plus, mais cela n'avait aucune importance pour elle, qu'elle obtienne ou non le droit de jouir de l'enseignement du maitre épéiste.

Néanmoins le fait d'avoir dépassée ses limites et la barrière psychologique sociale qu'elle s'imposait lui avait fait pousser des ailes. Aussi lorsque le Maitre l'avait mise au défi, elle s'était mise en garde avant même qu'il ne plonge vers elle, enfin lorsque ce fut le cas le temps semblait passer au ralentit pour Kiani. Elle voyait l'épéiste fondre sur elle comme s'il marchait alors qu'aucune partie de son corps de touchait le sol, elle voyait sa main droite s'armer et ses doigts s'ouvrir avec la précaution d'une fleur au printemps. Kiani s'avait ce que cela voulait dire, frappe de la paume droite au niveau du front. Il l'attaquait à mains nues, elle répondrait de la même manière, devait elle répondre ?! Comment pouvait elle avoir le temps de réfléchir à ça en cet instant ?! Lorsque le coup partit, Kiani fit un pas en diagonale avant gauche, laissant le vent effleurer son front et fit un mouvement du buste pour se retrouver face au Maitre qui lui offrait alors tout son flanc droit.

Elle retint son poing qui se dirigeait vers les cotes de l'épéiste et le temps reprit son défilement habituel, une fatigue inhabituelle lui tomba sur les épaules et des gouttes de sueurs perlèrent sur son visage. Elle avait réussi son test, Kiani leva les yeux vers celui qui serait son professeur pour cette nuit, sans un mot elle me fixa en attendant son approbation.
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Minato


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MessageSujet: Re: [Février 1755] Le bois secret d'un Tsubo [pv Minato/Kiani]   Dim 28 Juin - 2:18

    Surprenant. Ce fut le seul mot qui s'imposa mon esprit alors que mon regard se tournait sur le côté pour observer la jeune fille qui s'était décalée au dernier moment pour esquiver mon attaque. Elle se tenait le poing serré, prête à contre attaquer. Elle-même semblait aussi stupéfaite que moi. Avait-elle agit par instinct? Ou bien s'était-elle brièvement éveillé à quelque chose de plus profond encore? Je n'avais certes pas employé toute ma force, mais exécuter un contre avec une telle maîtrise n'en était pas pour autant aisé. Pas de mouvements inutiles. Pas d'hésitations. Pour un peu, j'aurais d'avantage eu l'impression de faire face à un soldat plus expérimenté plutôt qu'à une gamine.
    Me redressant après avoir terminé d'exécuter mon mouvement, je demeurai un instant silencieux, à l'observer d'avantage. A travers sa tenue de cuir sombre, je pouvais distingué un corps musclé, preuve d'un entrainement régulier. La tenue elle-même m'apparut après plus profond examen comme l'habit d'entrainement de l'académie militaire. Cette jeune fille n'était donc pas la première civile venue. Elle bénéficiait déjà d'un certain entrainement... Mais cela n'était pas suffisant pour expliquer le talent qu'elle m'avait démontré. Il y avait plus, un réel potentiel que cette Kiani ne demandait qu'à exprimer. Hochant la tête, je lui témoignai mon approbation.

      « Bonne réaction. »

    Ma nouvelle élève, puisque c'était ce qu'elle allait devenir au moins pour ce soir, ne pouvait pas encore le savoir, mais j'étais un professeur plutôt avare en éloge. Mieux valait pour elle ne pas trop en prendre l'habitude... Elle n'en apprécierait que plus les rares moments où je lui exprimerais des compliments sincères.

    Me retournant vers le rebord d'où j'avais bondis, je levai la main en l'air en sifflant à l'adresse de Kuro, la jeune femme qui nous observai un peu plus haut et qui achevai de ranger les documents que j'avais délaissé en m'intéressant à la jeune fille. Avec une moue désapprobatrice que je me forçai à ignorer, mon familier exécuta ma commande silencieuse. Portant une main à ses pieds, elle extirpa du sol -où, plus exactement, de son ombre- deux formes allongées. Sa faculté à tisser les ombres avaient de nombreux avantages : elle venait de créer deux bokuto, des sabres de bois, afin que nous puissions nous entraîner. La jeune femme en kimono me les lança en faisant volontairement preuve de maladresse, me forçant à bondir en avant pour les attraper. Me tirant la langue, elle s'en retourna ensuite aux affaires que j'avais abandonné, me laissant seul pour gérer l'entrainement de Kiani.

      « Si j'en crois ta tenue, tu t’entraînes déjà au centre de formation militaire d'Atlantis. Pourquoi venir vers moi plutôt que vers tes instructeurs? »

    Tout en lui posant cette question, je m'étais retourné pour lui lancer l'un des deux bokuto. Bien qu'issu d'une matière immatérielle, l'arme d'un noir d'encre imitait parfaitement la texture et le poids d'une véritable arme d'entrainement. A présent que je savais que la jeune fille avait de réelles capacités, il allait nous falloir croiser le fer pour que je puisse réellement jauger de son niveau, et surtout de ses lacunes. Ma question, qui de prime abord pouvait sembler anodine, avait également été posée dans ce but. J'avais compris que connaitre les motivations d'un élève pouvait également s'avérer utile pour diriger son entrainement. Je me doutais bien de la teneur de sa réponse, mais qui sait? Peut-être Kiani pourrait-elle encore me surprendre.
    Une fois cette question réglée, il ne restait plus qu'un ordre à donner.

      « A présent, attaque-moi. »
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