RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [Juillet 1755] Crocs et griffes (PV Corell)

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Yül


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MessageSujet: [Juillet 1755] Crocs et griffes (PV Corell)   Mer 15 Avr - 16:16


Ah la vie ! La liberté ! Qu'il était bon de pouvoir les savourer après cette convalescence si longue ! Du fait de ses graves blessures, le loup du nord s'était vu forcé de passer près d'un mois alité... Heureusement que les deux tiers de ce temps il était dans le coma, ou bien il aurait pu devenir fou, à rester allongé, en silence. Les villageois s'étaient habitués à lui, et lui à eux malgré une certaine distance persistante dans leur relation. Le voir cheminer tantôt avec Shion, tantôt avec Kappa avait aidé à améliorer son image, tout à fait involontairement, et surtout un grand poids sur ses épaules s'était allégé, même sans jamais disparaître complètement.

A présent que son corps reprenait sa vigueur, ses os ressoudés, ses vertèbres remises en place, ses bleus disparus au profit de cicatrices de guerre moins voyantes, le loup s'appliquait à recouvrer sa force et ses réflexes, à s'endurcir.

La culpabilité de n'avoir pas su faire mieux, d'avoir échoué à rattraper Arbhaal alors que celui-ci s'élançait vers le symbole du Sanctuaire, sa statue, planait toujours. Moins forte, mais bien présente. Yül s'était juré de la transformer en puissance, qu'elle le motive à devenir meilleur, encore et encore, et la prochaine fois, car prochaine il y aurait forcément si les Saints choisissaient de reprendre leurs terres, il terrasserait le Juge de la Wyvern.

Pour l'heure les exercices se limitaient à regagner sa vitalité et son identité. Une envie subite de reprendre sa forme animale l'avait saisi au réveil, et le voilà qui trottinait en quête de gibier des montagnes. Peu habitué à un terrain aussi escarpé, il avait déjà manqué d'attraper un chamois et deux marmottes. Maigre butin pour un prédateur de son calibre, trois fois plus gros au moins qu'un loup ordinaire, pourtant son manque d'adresse lui prouvait que commencer par là serait une bonne voie de rééducation.

Soudain, il se figea. Contre le vent, il sentit l'odeur d'un lièvre lui chatouiller la truffe. Il ralentit le pas, avança prudemment, oreilles repliées sur la tête, pattes fléchies, prêt à bondir. Au détour d'un arbre, il aperçut l'objet de ses convoitises : une bête assez dodue, probablement exempte de prédateurs réguliers depuis l'arrivée bruyantes des Saints et Rodoriens à Jamir. Le rongeur dégustait un festin d'herbe verte en épiant régulièrement autour de lui. Blanc comme neige, Yül serait forcément repéré avant de l'atteindre malgré sa vélocité. Le terrain était à peu près dégagé mais partait en pente non loin. Tant pis. Il fallait essayer, sans quoi son moral prendrait un sérieux coup avant la fin de la journée. Le loup se cacha derrière des rochers, les contourna pour mieux se rapprocher, sans un bruit.



Il inspira à fond et s'élança de toute la puissance de ses pattes. Une seconde, deux secondes avant que le lièvre ne l'entende. Sans demander son reste, le rongeur se mit à fuir, de sa légendaire vitesse de coursier. Yül ne lâcha pas son morceau et accéléra. Sa taille supérieure à la normale lui donnait des arguments dignes de concurrencer, mais l'amorce de la pente allait lui demander un contrôle des plus efficaces pour pouvoir à la fois rattraper sa proie et limiter les risques de chutes inopinées.
Le lièvre feinta, bifurqua brusquement sur la droite pour remonter en sens inverse. A l'affût, le loup dérapa et se servit de son élan comme pivot. Il remonta et chargea de plus belle. Le lièvre tenta de nouveau la manœuvre, mais cette fois le guerrier divin vit venir. Il calqua ses mouvements sur ceux du rongeur, le suivant comme son ombre. La distance qui les séparait raccourcissait, mais le canidé sentait l'air lui manquer. Il y avait sa convalescence certes, mais aussi la diminution de la quantité d'air en montagne qui jouait sur son endurance. Habitué aux vastes steppes scandinaves ou à la rigueur à la moyenne altitude des montagnes d'Asgard, ici il était en difficulté.
Il s'obstina. Le lièvre affolé ne savait plus dans quelle direction aller pour le semer. Il se résolut à opter pour la voie la plus facile : la pente. Il la dévala de toute la force de ses petites pattes, collé de près par le prédateur qui devait à présent jouer aussi bien sur sa vitesse que sur sa précision pour rester debout.

**J'y suis presque... Allez... Allez...**

Il se refusait catégoriquement à utiliser son cosmos pour la simple traque d'un lièvre, et cette pensée lui donna l'ardeur nécessaire pour grignoter encore un peu d'écart. Tout à coup, le rongeur disparut ! Le loup venait de manquer la petite tranchée dans laquelle il avait plongé. Cette fois plutôt que de déraper à nouveau et d'abîmer ses griffes, le prédateur s'aida d'un rocher pour rebondir et repartir en sens inverse. Ce fut au tour du lièvre d'être surpris, et il manqua d'être croqué à quelques centimètres près.
La course reprit, intense. Yül montrait des signes de fatigue. Ses pattes tremblaient, son cœur s'emballait, sa respiration se faisait bruyante, mais sa détermination n'en était que plus prononcée.

**Comment puis-je affronter des spectres si je n'attrape même pas un fichu lièvre !**

C'est alors qu'il vit la faille. Sa victime se dirigeait droit vers un cul-de-sac en espérant entrer dans un terrier de marmotte. Cependant, le terrain était de nouveau plat. Le loup rassembla ses forces, contracta chacun de ses muscles dans l'unique but de tuer. Une boule de force et de vitesse, voilà ce qu'il était. Dans un grondement menaçant, sa masse faisant vibrer le sol à chaque impact de ses pattes, il ouvrit la gueule et tenta l'ultime prise.
Tendu de tout son être vers l'avant, sa gueule se fit tombeau, ses mâchoires se refermèrent sans pitié sur la patte arrière, puis le flanc du lièvre. Ses crocs transpercèrent l'estomac, broyèrent les os, déchirèrent les muscles. La seconde suivante, Yül l'achevait d'une nouvelle bouchée en écrasant sa tête dans un bruit sec. La douleur fut brève, la bête s'immobilisa net. Il avait réussi !

Essoufflé, le loup déposa le cadavre sanguinolent devant lui et se coucha pour reprendre sa respiration. Depuis combien de temps n'avait-il pas pratique ce sport, cet instinct de chasseur ? Le lièvre serait avalé en trois bouchées une fois dépecé. Pas de quoi fouetter un chat. Pourtant Yül tira une certaine satisfaction d'avoir emporté la victoire sur sa proie.

Il inspecta les alentours du regard et vit qu'il s'était assez éloigné du campement. Le lièvre attendrait d'être de retour, par sécurité. Les mâchoires du loup se refermèrent de nouveau sur le petit corps, cette fois avec une délicatesse toute contraire à l'instant d'avant. Son gibier en bouche, Yül prit le chemin inverse, au pas.
Presque arrivé, l'odeur d'un point d'eau attisa sa soif et il se permit un détour près d'une petite source pour aller laper de quoi rafraîchir sa gorge. Il se figea net en entendant des bruits de voix un peu plus loin. Des femmes discutaient et riaient. Caché par de hauts roseaux, il s'approcha sans un bruit, pointa le museau pour observer. Quelle ne fut pas sa surprise de voir une demi-douzaine de baigneuses, aussi nues qu'à la naissance, en pleine séance d'ablutions dans une piscine naturelle creusée par la rivière dans la roche. Mâle avant tout, il prit le temps d'admirer les cous fins, les poitrines arrondies aux seins lourds, parfois le contour d'une fesse ou la finesse d'une jambe.

**On dirait que ta faim a changé de nature, hein gamin ?**

Yül sursauta et s'ébroua vivement. L'espace de quelques instants il l'avait oublié, lui et ses sarcasmes. Il récupéra son lièvre et repartit en direction du village, plutôt content. Il se dirigea vers les tentes des chevaliers, où il était sûr de pouvoir manger tranquillement sans être dérangé. Son pelage maculé de sang frais effraierait à coup sûr les civils, qui ne réalisaient pas toujours que dans la logique de la loi de la nature ils étaient aussi barbares que lui. Eux ne voyaient pas les bouchers retirer le sang et couper les têtes pour leur servir des plats dont on ne reconnaissait plus de quelle carcasse ils venaient.
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Corell


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MessageSujet: Re: [Juillet 1755] Crocs et griffes (PV Corell)   Lun 4 Mai - 13:11

Le Chevalier d’Or du Lion n’avait pas la capacité, comme son confère Ase d’Epsilon, de transformer son corps en son animal totem. Mais cela ne remettait pas en question sa nature féline, son corps ayant hérité de multiples dons en rapport avec le roi des animaux : beaucoup connaissaient les capacités physiques hors du commun du Chevalier d’Or, capable de frapper avec une férocité et une vitesse inégalée dans tout l’Ordre, et de pouvoir créer telles des Griffes de lumière pouvant détruire n’importe quelle armure. Mais un talent moins connu et d’une grande importance, offrant cette maîtrise du combat, était sa vision. Le Saint avait la capacité d’injecter du cosmos dans ses yeux, augmentant leurs capacités de manière significative, lui permettant de voir avec une précision chirurgicale à des kilomètres de distance. Lorsqu’il utilisait ce pouvoir, sa pupille se rétrécissait, prenant la forme caractéristique des félins. Et c’était exactement ce qu’il faisait en ce moment.

Cette vision d’une grande précision faisait de lui une sentinelle toute désignée. Au terme de la Guerre, Athéna réincarnée dans le corps d’un nouveau-né avait bien failli tomber entre les mains des Spectres. Jamais sa vie n’avait été mise en danger de la sorte. Le Lion l’avait secourue in extremis, éliminant les Spectres qui la menaçaient. Depuis, il ne souhaitait plus quitter Jamir, préférant rester et veiller sur le bébé enfermé dans la tour de Jamir. Il se dressait ainsi au sommet de cette tour, lieu parfait pour surveiller les contrées environnantes.

Son regard de félin avait été attiré par d’étranges mouvements dans la forêt à l’est du domaine. Ses yeux perçant poussés au maximum parvenaient à distinguer les formes et les mouvements au travers des feuillages denses de la région. Ainsi, il avait pu assister avec intérêt à la chasse du Loup Blanc d’Asgard. Ce Yul d’Epsilon était vraiment un homme digne du plus grand intérêt. Sa capacité de transformation était d’une grande rareté et lui offrait des capacités physiques très intéressantes : force, vitesse, réaction, tous semblaient décuplés. Au vu des mouvements parfaits du Loup, il semblait même que ses cinq sens étaient devenus ceux du canin. C’était une vraie bête, au corps plus imposant que la moyenne, sublimé par sa maîtrise du cosmos.

Mais le Lion doutait que dans cet état, Yul puisse porter son armure divine. Aussi, sa défense était largement diminuée. A vrai dire, Corell était réellement curieux. Certes cet état animal offrait à Yul des capacités de déplacement et de combat améliorées, mais à la vue de ses mouvements, Corell savait que sans se transformer, à l’aide du cosmos, il pouvait se mouvoir aussi vite que le Loup, et être tout aussi féroce et dangereux. Il avait les mêmes crocs tueurs que la bête, à ceci près que les siens étaient de cosmos.

Vraiment, ce Yul était curieux. Et cette curiosité poussait le Lion à un désir bien étrange, celui de tout animal : se mesurer à lui.

Après tout, toute bête avait bien besoin d’un peu d‘exercice de temps en temps.

Voyant le Loup rentrer dans le camp, son lièvre entre les crocs, le Lion sauta dans le vide. Un saut de félin, d’une perfection toute habituelle pour un homme tel que lui. Un saut de l’ange aux reflets dorés et à la cape noire évoquant un rapace. Mais ce fut si rapide, et si silencieux, que personne ne le remarqua. Le Saint se retourna en plein vol, afin d’atterrir à quelques mètres devant le Guerrier Divin avec un genou à terre. Il amortit sa chute grâce au cosmos au dernier instant, afin de toucher le sol sans un bruit. Se relevant, il sourit au Loup, le regardant de ses yeux de félins.

« Et bien Yul d’Epsilon, voilà un repas bien copieux, obtenu dans les règles de l’art ! Pardonne mon impertinence, mais je n’ai pu m’empêcher d’observer ta Chasse, et je dois avouer qu’en tant que Lion d’Athéna, tes dons m’étonnent. Nous sommes les dignes représentants de nos Dieux, et je sois avouer que me mesurer à toi m’apporterait une grande joie, camarade. D’ailleurs, que fais-tu encore à Jamir ? Ne souhaites-tu pas rejoindre ta contrée ? »
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Yül


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MessageSujet: Re: [Juillet 1755] Crocs et griffes (PV Corell)   Lun 4 Mai - 17:01

Couché en plein soleil, son trophée éventré et sitôt avalé, le Loup avait d'abord senti le Lion avant de le voir atterrir près de lui. Il retroussa les babines en une espèce de sourire rendu menaçant par chacun de ses crocs effilé. Lui aussi savait faire cela. Généralement voir un guerrier divin sauter du haut d'une cascade gelée d'une centaine de mètres de hauteur et atterrir au sol sans même fissurer la glace sous ses pieds produisait grand effet sur ses hôtes.

Il commençait à lécher son pelage pour le débarrasser du sang quand il constata que le Saint n'avait pas choisi ce point d'impact-là par hasard. Il avançait vers lui, pas hostile, mais avec cette démarche de prédateur qui le caractérisait. La force dans son état le plus tranquille.

Corell s'arrêtait à quelques pas quand il se leva, ses yeux d'or fixant les prunelles fendues verticalement du félin. Il se mit à tourner autour de lui, pas menaçant non plus, afin de le jauger. Il s'approcha même pour venir renifler longuement le dos de sa main, sans jamais toucher le chevalier ou se laisser toucher par lui. Le guerrier divin possédait désormais la mémoire de son odeur, qu'il saurait pister n'importe quand si elle croisait son chemin.

Il recula de nouveau puis s'assit, tout en se retransformant avec la plus simple facilité. Une jambe repliée devant lui sur laquelle était appuyé l'un de ses coudes, l'autre étendue de tout son long, l'Epsilon paraissait plus décontracté que jamais, alors que ses sens étaient occupés à saisir toute parcelle de puissance émanant de lui dans l'air. D'un revers de main il essuya une goutte de sang échappée de ses lèvres, un reflet de lumière ricochant sur son armure pour venir jouer sur celle du Cinquième gardien.


"Un combat de quelle nature ?"

Refuser une pareille offre après toutes les défaites qu'il avait accumulées ? Certainement pas ! C'était l'occasion rêvée de voir quels tours le Lion pouvait jouer aux spectres, et d'apprendre pour gagner en force et en dextérité. Le souvenir de ses cuisants échecs, loin de décourager Yül, l'encourageaient même dans cette voie. Sans quitter Corell des yeux, le jeune homme étira son épaule droite, puis sa jambe gauche. La première ne posait plus de problèmes. La seconde, bien que guérie, restait un peu engourdie par sa course précédente. Mais cela pouvait passer dans un combat amical.

"Serais-tu en train de me chasser de ton territoire, Lion d'or ?"

Un regard amusé, souligné par des crocs qui ne mordaient que pour blesser. L'homme du nord se releva, chevelure et fourrure portées soudain par le vent.

"Bien sûr que je veux rejoindre Asgard. Cependant, les guérisseurs m'ont enjoint d'attendre un peu, pour s'assurer que mes os se sont bien reformés. Et j'ai promis, au Sanctuaire, de vous aider. De ce que j'ai vu, vous manquerez bientôt de nourriture et l'eau n'est pas facile d'accès. L'altitude demande aussi de se vêtir chaudement."

Yül eut un temps d'arrêt. Il était plutôt mal placé pour évaluer ce dernier point, alors que son torse bardé de cicatrices de guerre était nu et qu'il ne craignait malgré tout pas les affres du froid.

"Je ne peux guère chasser pour tout le monde, mais pour ce qui est de réfléchir à une solution, trouver de l'eau, couper du bois et de ramener quelques peaux à transformer en manteaux, je peux toujours vous aider."

Sans compter qu'il voulait connaître un peu mieux les Saints, mais avait encore suffisamment de fierté pour ne pas le dire maintenant. Shion lui avait fait forte impression, Kappa aussi même si pas toujours dans le bon sens, chaque Saint avait un petit grain de quelque chose intéressant à découvrir. Chez Corell, cette capacité étrange à guérir les blessures rien qu'avec un peu de fluide cosmique, avait depuis longtemps crevé les barrières de la curiosité du Loup.

"On raconte parmi les villageois que c'est toi qui as secouru Athéna. Je voulais la voir, mais on m'en a empêché."
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MessageSujet: Re: [Juillet 1755] Crocs et griffes (PV Corell)   Jeu 7 Mai - 12:35

Voilà un homme qui ne faisait qu’un avec son signe. Yul avait autant de l’homme que du loup, n’hésitant pas à tourner autour du Chevalier d’Or avec l’instinct du parfait chasseur. Corell ne prit pas cette étrange réaction comme une agression mais bien comme un signe de respect du prédateur tournant autour d’un autre prédateur pour le jauger. Cela le fit même sourire. Un sourire qui diminua légèrement lorsque le Guerrier se transforma, redevenant homme, mais fait étrange, son armure se matérialisa autour de lui comme si elle avait fait partie prenante de son état animal.

Cette transformation est réellement prodigieuse. Je me suis trompé. S’il porte son armure en tant que Loup, alors il allie les dons de vitesse et d’attaque du loup à la défense de son armure. Mais que devient l’armure exactement ? Un corps peut se transformer, mais pas une Armure Divine…

Les questions brûlaient les lèvres du Chevalier d’Or mais ce dernier tempéra son ardeur. Il ne pouvait poser pareilles interrogations au Guerrier Divin, car cela revenait à percer certainement l’un de ses secrets les plus personnels, et les deux hommes bien qu’alliés n’étaient pas assez proches. Corell appréciait l’homme, mais n’oubliait pas que les Ases restaient de potentiels ennemis d’Athéna.

« Ta patience et ton respect des recommandations de nos guérisseurs t’honorent. La Guerre a malmené ton corps, et les armées d’Athéna ne pourront jamais assez te remercier pour l’aide que tu nous as portée. Tu es notre invité en ces lieux, aussi longtemps que tu le souhaiteras.

Si tu es encore convalescent, peut-être n’est-il pas recommandé que nous combattions. Ce n’est pas un combat en tant que tel que je te propose, mais plutôt… Une bonne occasion de nous entrainer et de retrouver le goût du combat après un mois de calme. »


Le Guerrier Divin se proposa alors d’aider les Chevaliers à chasser et se protéger du froid. Le Chevalier d’Or haussa les épaules, puis leva un sourcil étonné lorsque le Guerrier aborda le sauvetage d’Athéna.

« Je te remercie pour ton aide, et t’incite à te tourner vers les équipes en charges de ces domaines. Je ne suis pas au fait de l’organisation, mon rôle se cantonnant à la surveillance et à la défense du domaine. Mes aptitudes sont les plus indiquées pour ce rôle.

En effet j’ai réussi à sauver Athéna in extremis. Je l’ai arrachée des mains des Spectres souhaitant l’emmener avec eux dans le navire du Garuda. Il s’en est manqué de peu pour que je ne puisse pas la récupérer, plus en terme de temps que de difficulté, car les Spectres, bien que présents en grand nombre, n’ont pas résisté longtemps à mes Crocs. Depuis, Athéna est sous haute protection : la mienne, pour être précis. Nous avons failli la perdre ; je ne le permettrai pas deux fois. Je suis désolé Guerrier, ce n’est pas contre toi, mais rares sont les hommes à pouvoir l’approcher, même dans notre armée. »

Le Lion n’avait rien contre le jeune homme, mais la protection d’Athéna était devenu sa priorité. Il était méfiant de tous ceux qui souhaitaient approcher la Déesse, même de ses confrères Chevaliers d’Or, surtout après la déchéance de plusieurs d’entre eux pendant la Guerre.
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MessageSujet: Re: [Juillet 1755] Crocs et griffes (PV Corell)   Jeu 7 Mai - 17:56

"Un entraînement ?"

Le jeune homme fronça les sourcils avec mécontentement. Il pestait depuis qu'il était autorisé à sortir contre tous ceux qui osaient le traiter comme un infirme, même lorsqu'il portait encore béquille et pansements. Pourtant la proposition du Lion sonnait raisonnablement à ses oreilles. Un vrai combat risquait de prolonger cette guérison si longue, mais en s'arrêtant au bon moment...

"Entendu. J'ai une idée dans ce cas : tu portes une pierre au niveau de la ceinture, à peu près au même niveau que mon saphir. Le premier qui parvient à toucher distinctement celle de l'autre gagne. Pas de coup mortel ni de blessure grave."

Et sans attendre son approbation, qu'il sentait à peu près certaine, Yül bondit en avant, griffes tendues pour s'emparer de la pierre en question. Le mouvement était simple, impulsif, facile à esquiver. Un simple aperçu de la réactivité du Lion donnerait au Loup une idée de la différence de niveau entre eux. Bien sûr il avait d'autres tours dans sa manche, ce n'était qu'un échauffement.

Retombé à quatre pattes, il profita de son élan pour effectuer une roulade et se retrouver de nouveau face à son adversaire, en garde, jambes fléchies, dos voûté pour plonger ou se baisser si besoin, les bras protégeant ses flancs, à la manière d'un lutteur.


"Ne t'inquiète pas, j'ai déjà rencontré votre... "commandant des armées" et tout ce qui s'ensuit. Les principaux groupes de ravitaillement sont au courant et ont accueilli une paire de bras supplémentaire avec plus d'enthousiasme que je ne pensais."

Le ton de sa voix se fit plus dur alors qu'il poursuivait :

"J'ai eu l'opportunité d'arrêter celui qui a percé vos défenses au dernier moment, le Juge de la Wyvern. Il n'était qu'à quelques pas de moi, j'aurais pu tendre le bras et lui arracher la tête du corps... J'étais en sale état mais lui plus encore. Seulement, il y avait cette marina... Au meilleur de sa forme, elle disait l'aimer, puis s'est finalement élancée à sa poursuite lorsqu'elle a compris qu'il l'avait dupée sur ses intentions. J'ai refusé de l'affronter. J'aurais peut-être dû, et perdu la vie."

Un regard féroce se planta dans les iris de Corell, destiné à un adversaire tout autre. Le Fauve d'or pouvait distinguer à ce moment précis la colère que Yül éprouvait contre lui-même pour ce petit instant d'hésitation qui, il le pensait, avait coûté la défaite aux Saints.

"Je me disais que voir Athéna, lui expliquer tout cela, m'aiderait à obtenir son pardon pour le danger dans lequel je vous ai mis, et même à me pardonner à moi-même. Je ne veux plus être faible ! Je refuse de manquer la prochaine occasion !"

A une vitesse bien supérieure à la fois précédente, le jeune homme se ramassa sur lui-même et bondit, mais pas en ligne droite. Il fit un premier écart sur sa droite, avança une première main vers la pierre convoitée, puis feinta. Il lança un genou vers la jambe la plus proche du Lion, bien décidé à faucher son équilibre. Mais la vraie menace était celle de la glace qui venait de se former sous leurs pieds, privant le Saint de toute certitude quant au sol sur lequel il évoluait. Un terrain que le guerrier divin maîtrisait à la perfection.

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MessageSujet: Re: [Juillet 1755] Crocs et griffes (PV Corell)   Jeu 28 Mai - 13:05

Il semblait que la proposition du Lion avait fait mouche. Le fauve se jeta sur lui toutes griffes dehors avec une rapidité digne des plus puissants êtres de ce monde : les Guerriers Divins d’Asgard, égaux des Chevaliers d’Or. Mais cette notion de puissance égale était relative. Chaque homme disposait d’un cosmos bien particulier, et de techniques uniques. Même de force égale, un guerrier pouvait en vaincre un autre facilement, car ses facultés permettaient d’handicaper l’autre de manière imprévisible. Parfois également, la tournure des événements pouvait aller en faveur du guerrier en difficulté. L’exemple le plus cuisant qui vint à l’esprit de Corell fut sa propre défaite pendant la Guerre, face au Juge du Griffon. Les autres Chevaliers d’Or étaient en réelle difficulté face à ce Juge, car ce dernier pouvait les manipuler avec des fils invisibles, leur brisant les os. Or le Lion, grâce à sa vision de félin, pouvait distinguer les fils et les briser aisément avec ses jets acérés. Pourtant, il avait perdu. Durant le combat, il avait ressenti la capture d’Athéna, ce qui l’avait déconcentré, offrant la possibilité au Griffon de reprendre le dessus.

Mais ici, face à Yul, il n’y avait pas de challenge. Le Lion ne perdrait pas sa concentration. Les deux hommes disposaient tous deux de techniques de combat bestiales, agressives et féroces. L’issue était réellement incertaine, et c’est ce qui lui plaisait. Ce qui l’avait poussé à demander au Guerrier Divin de s’entrainer à ses côtés. La seule chose qui pourrait faire la différence était l’expérience du Lion, bien plus longue que celle du Loup.

C’est d’ailleurs cette expérience qui lui permit d’éviter l’attaque éclair du Guerrier e pivotant sur lui-même tout en repoussant la main, ou plutôt la patte griffue de son adversaire.

« Soit, Guerrier ! Que le meilleur gagne ! »

Yul n’attendit pas. Il se jetait déjà à nouveau sur le Chevalier d’Or, toutes griffes dehors. Il tenta de détourner l’attention du Saint en simulant un fauchage au niveau des jambes, mais Corell ne tomba pas dans le panneau. Attendant le dernier moment pour réagir, il s’écarta à temps pour éviter que son joyau ne soit touché par l’Ase.

Retombant au sol, il avisa que celui-ci commençait à geler à une vitesse folle. Il sourit. Voilà une technique bien connue en Asgard. Il aurait été déçu de ne pas la subir.

« Bien joué, Loup. Ce gel va diminuer mes appuis et donc ralentir mes mouvements. Mais ne te fais pas trop d’illusions, tu ne parviendras jamais à atteindre ma pierre. Tu es peut être rapide, mais ma vue me permet de distinguer le plus infime de tes mouvements. »

Pour allier les gestes à la parole, les pupilles du Lion s’étrécirent en une fente typique des félins, augmentant sa vue à un niveau de précision.

« Mes yeux n’ont la précision des félins, infiniment plus puissants que l’œil humain… Mais également de l’œil canin. Vous autres loups êtes connus pour votre vitesse et votre férocité. Mais le Lion dispose des mêmes atouts, tout en disposant d’une force supérieure et d’une vue bien meilleure. Tu n’as réellement aucune chance, petit chien ! »

Le Lion se jeta sur son adversaire. Mais alors qu’il était encore à un mètre de lui, incapable de lui asséner un coup, Yul put ressentir un violent coup dans son dos. Ce coup fut suivi de plusieurs autres, alors que les Griffes du Lion, ces jets de lumière acérés émanant de nulle part, créés à distance par le Chevalier d’Or, brisaient ses défenses. Le Loup, surpris de se voir frapper alors que son adversaire n’était pas à distance d’attaquer et n’avait pas élevé son cosmos, faillit se faire surprendre. La main du Saint passa à seulement un centimètre de la pierre d’Epsilon. Yul ne devait sa réussite qu’à son instinct primaire, qui faisait de lui une bête et un combattant hors pair. A la fois déçu de n’avoir pas réussi son tour, mais content de voir que son adversaire en valait réellement la peine, le Lion ne chercha pas à frapper Yul. Il savait que de simples coups de poings ne suffiraient pas. Récupérer la pierre du Guerrier était le but, mais il avait également envie de le tester…

Le cosmos du Lion explosa à bout portant du Guerrier Divin, alors que Corell invoquait les Crocs d’Athéna.

LIGHTNING BOLT


De son poing partit une colonne de lumière pure écrasante de plusieurs mètres de diamètre, qui emporta le Guerrier en une fraction de seconde. Ce fut telle une comète dorée qui naquit au cœur du nouveau Sanctuaire Sacré, ballottant en son centre une minuscule tache foncée qu’était le corps de Yul. Ce dernier fut catapulté en dehors de la zone de la Tour de Jamir, tombant dans la forêt environnante.

D’un bond, le Chevalier d’Or atterrit près du Guerrier Divin au cœur de la forêt, un sourire narquois sur les lèvres.

« Tu attaques bien, Guerrier. Mais niveau défense, il y a des choses à revoir… Je me suis permis de nous écarter de Jamir. Les autres Saints n'ont pas à voir ce spectacle. »
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Yül


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MessageSujet: Re: [Juillet 1755] Crocs et griffes (PV Corell)   Jeu 28 Mai - 13:55

Le jeu commençait. Comme prévu les premiers assauts n'avaient pas fait mouche, seul un amateur aurait pu s'y laisser prendre, bien que Corell fut moins handicapé par la glace que Yül ne l'aurait pensé. Un adversaire à ne pas sous-estimer en somme.

Les sens aux aguets, le jeune homme attendait la riposte, le Lion d'or dans la fierté qu'il incarnait ne laisserait sûrement pas passer l'occasion d'attaquer à son tour. Tandis qu'il pavanait et se vantait de sa vue supérieure, le loup cherchait une faille dans sa cuirasse. Les félins et les canidés étaient similaires en ce qu'ils voyaient loin, la nuit, vivaient en groupes, partageaient l'amour de la viande encore palpitante. De nombreuses qualités qui laissaient penser à Yül qu'il avait ses chances. Si son aîné se laissait emporter par le sentiment de supériorité, la surprise de voir que l'Asgardien avait des cartes différentes n'en serait que plus savoureuse.

Là ! Il vit Corell charger, se replia sur lui-même pour bondir à son encontre, quand tout à coup l'impact vint... de derrière ?! Par instinct et se fiant également à son flair, Yül ne chercha même pas à comprendre l'astuce. Le Cinquième gardien était près, bien trop près. Il tenterait une feinte, c'était sûr. Alors, plutôt que de s'élancer en avant pour échapper aux coups dans son dos, le guerrier recula et vit passer la main en armure dorée à peu de choses de son saphir.

***Rapide !***

Juste le temps de se rétablir et le nordique sentit le cosmos de son adversaire se concentrer dans son poing. Mauvaise chose, mais cela lui permit de distinguer l'espace d'une fraction de seconde les rayons projetés par le Lion. Ainsi c'était là sa technique, faire ricocher ses attaques pour mieux prendre son adversaire en étau.

Yül remercia ses réflexes supérieurs à la moyenne humaine pour lui avoir permis de croiser ses bras devant lui et contenir l'énergie phénoménale développée par Corell. Ses pieds bien campés en terre furent repoussés, son corps entier recula vers une forêt proche, creusant de profonds sillons sur son passage. Manquant de temps, le jeune loup n'avait pas accumulé suffisamment d'énergie pour faire face et plusieurs failles s'ouvrirent dans sa défense. Le Lightning Bolt causa quelques entailles à ses cuisses et sur ses mains, semblables aux griffes d'un carnivore, mais Yül restait entier. Le plus dur à encaisser fut la douleur cuisante dans sa jambe gauche, séquelle encore invisible mais présente dans sa chair.

La jambe en question céda et l'Epsilon tomba un genou à terre le temps de se remettre, tandis que Corell approchait pour le narguer à sa manière. Son cosmos étincelait autour de lui, signe qu'il n'était pas prêt à baisser les bras.


"Je n'ai pas honte de perdre face à un adversaire valeureux, tant celui-ci me traite en égal."

Digne, l'homme en blanc se releva et un sourire complice se dessina sur ses lèvres à son tour.

"Donc, même les légendaires protecteurs d'Athéna attaquent dans le dos. Je m'en souviendrai. Mais dis-moi, chaton , toi qui es si fier de tes yeux, que fais-tu quand on t'en prive ?"

Avant même de laisser à Corell le temps de comprendre la question, Yül fit exploser son énergie en une onde de choc glaciale autour d'eux. Ce n'était pas qu'une démonstration de force puisque tout, absolument tout gela autour d'eux. L'herbe, les rochers, les arbres, les bêtes qui avaient eu le malheur de trouver là. La forêt entière fut recouverte d'un manteau de glace réfléchissant la lumière, et en prime la différence de température fit tomber un épais brouillard sur la zone, de sorte que même avec une vue de félin on n'y voyait goutte à plus de 10 mètres. Mieux encore, la lumière réfractée en mille éclats par les particules d'eau en suspension dans l'air et la glace au sol créait des illusions d'optiques et faussaient la réalité.

Bien évidemment, Yül ne resta pas face à son adversaire, et la surprise de celui-ci pourrait entraîner une réaction trop imprévisible de sa part pour tenter un assaut de front. Son cosmos était omniprésent dans chaque centimètre de glace alentour, rendant la détection de sa personne impossible par ce biais. Il devenait un fantôme dans une mer blanche et connaissait suffisamment ce type de terrain pour ne produire aucun bruit en se déplaçant.

Dans le silence tombé sur leur terrain de jeu, il pouvait toutefois agir. Près du Lion engourdi et déséquilibré par le froid et le sol gelé naquirent les fidèles serviteurs du Père des loups. Une dizaine de bêtes faites de neige, de glace et de cosmos prirent vie tout à coup et bondirent sur le félin, plantant leurs crocs dans ses jambes et ses bras sans ménager leur peine.
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MessageSujet: Re: [Juillet 1755] Crocs et griffes (PV Corell)   Jeu 4 Juin - 9:24

Le sourire de Corell disparut lorsque le Guerrier Divin entacha son honneur en indiquant qu’il l’avait attaqué dans le dos. Certes c’était une façon de voir les choses… Mais le Lion n’était pas d’accord. Voir cette diversion comme une attaque sans honneur était simplifier un peu trop la situation, et le mettre au même niveau que certains autres dont les techniques de combat étaient réellement sans honneur, où la fin justifie les moyens, même si ces moyens sont traitres et déloyaux. Il allait rétorquer cela au Loup mais n’en eut pas le temps, car ce dernier libéra soudainement son cosmos. Le Saint ne s’était pas attendu à une récupération si rapide de Yul, après avoir ainsi encaissé une technique de la puissance de sa boule de feu. Le jeune homme était de grand talent.

Alors qu’il levait une main émettrice de cosmos pour former une barrière d’énergie devant lui, qui le protégea de la déflagration immaculée, le Lion se permit un franc sourire. Jusqu’à maintenant le Guerrier n’avait pas vraiment déployé son cosmos. Voilà qui était chose faite, Yul semblait vouloir mettre le paquet, et du coup, le challenge devenait subitement conséquent. La légère déception face au manque de puissance de cette déflagration d’énergie fut bien vite remplacée par de la stupéfaction lorsque le Saint compris que l’objectif n’était pas la brutalité, mais plutôt le changement de climat.

Malgré son regard perçant, Corell dû admettre en quelques secondes à peine que le Loup d’Asgard avait réussi son coup avec brio. Ses yeux lui permettaient de voir à une dizaine de mètres alors qu’un humain normal n’aurait distingué que deux ou trois mètres maximum, preuve de la qualité de la technique du Guerrier. Son expérience lui dicta immédiatement que l’utilisation de ses yeux devenait inutile. Il avait appris, après des mois passé en compagnie de l’ancien Chevalier de la Vierge, que la suppression d’un sens valait parfois mieux que s’entêter. Il décida donc de fermer les yeux, et orienta ses perceptions dans le cosmos. Il sonda son entourage à la recherche de l’aura de l’Asgardien, tentant de le localiser. Peine perdue. Le cosmos de Yul était dans chaque flocon de neige, chaque fragment de glace l’entourant. Au temps chercher une aiguille dans une botte de foin. Il rouvrit les yeux, conservant sa vision féline pour améliorer un tant soit peu sa position précaire.

« Tu remets en question mon honneur au combat, mais tu n’es pas mieux, Asgardien. Te cacher ainsi n’est pas très fair-play, même si je dois bien avouer que ta technique de combat est parfaite ! Allez, montre-toi ! »

Corell fut alors pris de vitesse lorsqu’une meute de loups de glace se jeta sur lui, embrochant ses membres de leurs crocs. Fort heureusement pour le Saint, l’Armure d’Or du Lion avait autrefois été renforcée par Héphaïstos, puis par le sang d’Athéna. Sa protection était sûrement la plus épaisse de l’ensemble de ses consœurs. Les crocs des Loup furent stoppés net, ne parvenant même pas à laisser une marque sur l’armure. Certains loups furent assez lucides pour changer leur position pour le mordre aux rares endroits non protégés par son armure. Grognant de douleur, le Lion réagit immédiatement et frappa les canidés de ses poings chargés de cosmos, les détruisant au passage. Alors que le sol se tachait de sang, il allait s’en prendre aux autres bêtes accrochés à son armure lorsqu’il distingua une autre vague en approche.

« Tu veux jouer à ça…. Alors soit ! Je ne peux peut être pas te capter par mes sens ou par mon cosmos, mais je peux quand même te frapper ! »

LIGHTNING PLASMA


Les Griffes du Lion frappèrent le lieu du combat, fauchant les canidés de glace créés par Yul, les brisant en des dizaines de morceaux. Technique de zone, le Lightning Plasma offrait la possibilité au Chevalier du Lion de frapper plusieurs adversaires simultanément, dans une sphère de quelques mètres de diamètre. Ici, le Saint agrandit la zone d’impact à l’ensemble de la zone de combat où il pouvait sentir le cosmos généralisé du Loup. Plus la zone de combat s’agrandissait, plus l’espace entre ses jets de cosmos acérés augmentait. Mais vu que d’ordinaire il pouvait frapper plusieurs centaines voire milliers de coup sur un mètre carré, cet éloignement de ses attaques devenait dérisoire. Alors que son environnement se transformait en une avalanche de rayons lumineux, il ne fallut pas deux secondes au Chevalier d’Or pour entendre le râle de douleur et de surprise de Yul. Le Lion sourit. Il avait retrouvé sa proie.

Sa réaction ne se fit pas attendre. Captant l’orientation du son, seul sens lui restant, il concentra son attaque sur cette zone. La douleur de Yul s’imprégna immédiatement dans le cosmos, comme une bougie éclairant une pièce sombre. Capable de capter à nouveau son adversaire, Corell se jeta dans cette direction. Alors que les rayons de lumière mouraient autour de lui, il fut sur le Guerrier Divin en une seconde. Il tenta alors de toucher sa gemme, mais Yul parvint tout de même à l’en empêcher, repoussant sa main. Il posa sa paume contre le ventre du Guerrier Divin, et généra une onde de choc de cosmos qui catapulta le jeune homme en arrière, avec une telle force qu’il sortit de la zone enneigée. Il fut suivi de près par le Chevalier d’Or, qui marcha lentement et sûrement vers son adversaire, émanant telle une bête du brouillard immaculé de l’Asgardien.

« Qu’attends-tu, Guerrier Divin ? Quand comptes-tu utiliser ta véritable puissance contre moi ? Ce ne sont pas tes petits loups qui me feront peur. Prouve-moi ta valeur !!! »

Finalement, le Chevalier d’Or était moins intéressé par toucher la gemme du Guerrier que de voir son réel potentiel. Jusqu’à présent, Yul avait été évasif, utilisant des techniques de dissimulation, ou de faible puissance. Le Saint comptait bien le pousser à bout, pour voir ce que son cosmos valait réellement.
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MessageSujet: Re: [Juillet 1755] Crocs et griffes (PV Corell)   Ven 5 Juin - 11:29

Les autres chevaliers devaient se demander ce qui était en train de se tramer non loin de leur campement. Malgré les déplacements progressifs des deux hommes vers une zone plus sûre, leurs cosmos qui éclataient tour à tour laissaient devenir un affrontement des plus costauds. La sentinelle d'Athéna était bien sûr d'elle pour ainsi s'éloigner de son poste et narguer le Loup.

Yül retirait une immense satisfaction de ce combat. Sa technique avait rempli son office : lui permettre d'étudier un peu plus avant les coups lancés par le Lion et les limites de ses sens, tout en le fatiguant. Sa vue était élevée mais pas impossible à aveugler. Son odorat, nul. Ses oreilles attentives. Et son toucher, sans qu'il ne s'en rende compte, s'engourdissait un peu plus au fur et à mesure du temps qui passait à cause du froid. De plus, l'odeur du sang de Corell flotta bientôt dans l'air. Pas en grande quantité, mais tout de même. Rien que cela grisait l'Asgardien et le motivait à poursuivre.

L'instant attendu où les rayons dorés percèrent dans toute la forêt arriva. Les prévisions du jeune homme était juste : sur une large surface leur intensité diminuait et leur précision s'espaçait. Il put en esquiver une bonne partie en se concentrant sur sa vitesse, tandis que les arbres craquaient et s'effondraient autour de lui. Ce fut la connaissance du terrain qui finit par le trahir. Plusieurs arbres s'affaissèrent près d'une crevasse, et pour ne pas finir écrasé il dut se jeter vers l'avant, là où précisément un rayon doré lui scia le bras. Un grognement lui vint, aussitôt repéré par Corell qui chargea et le propulsa hors de son terrain de jeu, lançant une vaine tentative de succès au passage. Un large sourire ornait alors ses traits tendus par l'excitation.


"Ne te méprends pas, Corell. Je n'ai jamais remis ton honneur en question, mais j'ai senti ton attaque arriver de derrière. J'imaginais qu'avec vos beaux discours, les Saints ne le faisaient jamais, mais tu ne m'y reprendras pas."

L'esprit des ancêtres de Yül brillait autour de lui comme un manteau immaculé, le confondant avec sa fourrure. Il était gorgé d'une énergie qui pulsait dans ses veines à toute allure. Le Lion en demandait plus ? D'accord.

"Si c'est à Fenrir que tu penses, je ne peux pas te le montrer. Il ne se bat que pour tuer. En revanche je peux te montrer ceci."

Depuis quelques minutes déjà, la température baissait autour d'eux, et plus on s'approchait de Yül, plus on pouvait constater qu'il était l'épicentre du phénomène. La neige commençait à tomber de toutes parts, excepté sur Jamir, et le vent à souffler en bourrasque. Une véritable tempête se préparait minute après minute.

"Ce que tu prends pour de la lâcheté me permet de gagner du temps... et j'en ai eu suffisamment."

De nouveaux loups de neige et de glace apparurent, bien plus nombreux et plus résistants que les autres. Ce fut à ce moment que Yül bougea. A la vitesse de la lumière, égalant le Cinquième gardien sur son atout, il chargea de front et déchaîna une rafales de coups. Si l'armure d'or protégeait son porteur de la congélation instantané, le guerrier divin fut d'une précision redoutable. Coup de poings sur coups de poings, Corell parait ses attaques, mais le froid se faisait plus insidieux, s'insinuant dans tout son corps dès le moins contact avec le bout de ses doigts ou entre les interstices de son armure. Et la vitesse de Yül ne lui permettait pas de surpasser le Lion, sa force rendaient ses coups dangereux. Une brutalité bestiale était perceptible dans chaque assaut. Chacun était si précis qu'il devait être évité ou bloqué, sous peine de provoquer des dégâts considérables.

Les loups s'alliaient à leur maître pour le faire tomber ou ouvrir une faille dans sa défense. Yül la vit, cette petite seconde de faiblesse pendant laquelle Corell devrait choisir entre tomber ou contrer. D'un mouvement habile de l'avant-bras, le Lion dévia un coup de griffes porté au visage et rétablit son équilibre d'un salto arrière.

De nouveau une distance d'environ neuf mètres sépara les deux combattants. Extérieurement on aurait pu dire que rien n'avait évolué dans leur situation respective, sinon qu'ils avaient tous les deux récolté des égratignures. Le sourire du Loup restait pourtant à sa place tandis qu'il observait une unique griffure sur la joue du Lion*. L'air surpris qu'afficha celui-ci fit merveille sur son humeur, il devait commencer à comprendre.

L'Epsilon s'élança alors dans son troisième essai pour toucher la gemme. Au cas où Corell avait une autre carte dans sa manche, il se fit accompagner de ses loups pour une offensive totale. C'était risqué, mais probablement la meilleure ouverture qu'il ait réussi à créer jusque-là.

Il tendit la main, s'assura que le Lion serait suffisamment ralenti, effleura l'armure, puis...


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MessageSujet: Re: [Juillet 1755] Crocs et griffes (PV Corell)   Dim 19 Juil - 19:17

Alors qu’il sortait du brouillard enneigé créé par l’Asgardien, le Chevalier d’Or ne put s’empêcher de sourire en ressentant le cosmos de son adversaire s’élever. Il semblait que Yul se décide enfin à répondre à sa requête : montrer son vrai pouvoir. Les paroles du Guerrier Divin confirmèrent cette impression, même si celles-ci furent tempérées. Le fait qu’il ne puisse pas déchaîner totalement son cosmos sur le Chevalier d’Or sans y perdre le contrôle était dérangeant, et trahissait la jeunesse de Yul. Les Guerriers Divins possédaient un cosmos des plus puissants, d’un niveau équivalent aux Chevaliers d’Or, ce qui signifiait qu’ils étaient capables de décimer des villes, des populations d’un claquement de doigt. Un tel niveau nécessitait un contrôle de soi et de son pouvoir. Le manque de contrôle de Yul était donc un élément important, et inquiétant, que Corell nota avec précaution au fond de son esprit.

La création de nouveau Loups, certes paraissant plus robustes, apporta une légère moue de déception sur le visage du Saint. Il semblerait que Yul n’avait pas encore compris que des petits chiens ne poussaient jamais mettre en danger un Lion.

La déception fut de courte durée, car le Guerrier surprit le Saint : alors que Corell s’attendait à voir la meute se jeter sur lui, c’est Yul, seul, qui le fit, laissant ses compagnons en arrière. Immédiatement, Corell nota l’augmentation de la vitesse de son adversaire, à présent équivalent à la sienne, lui qui pourtant était le plus rapide des Chevaliers d’Or. Cette nouvelle variable faillit bien le surprendre. Il parvint à parer ses coups in extremis, et à conserver un avantage relatif, dans l’idée où les échanges des deux hommes étaient équilibrés.

Corell du alors faire face à une nouvelle surprise : à mesure qu’il parait les attaques incessantes de Yul, il commença à ressentir une nette diminution de sa puissance musculaire dans ses avant-bras. Détournant un instant sa concentration, dans la vitesse ahurissante du combat, il parvint à distinguer subrepticement ses avant-bras et remarqua que son Armure d’Or commençait à geler.

Voilà pourquoi il n’arrête pas de me frapper sans relâcher la pression ! En parant ses coups mes avant-bras gèlent, ce qui ralentit ma puissance musculaire et ma vitesse de réaction.

Il ne l’avouerait jamais à Yul, mais ce dernier était très fort. Il avait bien compris les arcanes du Lion et s’attelait à diminuer sa puissance à l’endroit même où le Chevalier d’Or était le plus puissant, là où provenaient la majorité de ses attaques : ses bras. En les gelant, il mettait Corell dans une position réellement inconfortable. Bien sûr le Lion était capable d’annuler le gel, mais cela nécessitait une importante dose de chaleur, et donc une dépense de cosmos significative. Or en plein combat, cela signifiait abaisser sa concentration et sa défense, et donc, certainement la mort. Il ne pouvait se le permettre.

C’est alors que la meute de loups apparut aux côtés de Yul, tous crocs dehors, prêts à le déchiqueter. Le Lion sut immédiatement qu’il était dépassé et ne pourrait faire face sans disposer de ses pleines capacités de mouvement.

Il fit alors appel à son véritable pouvoir, le seul capable de ramener l’équilibre dans la balance, d’une manière aussi efficace qu’immédiate. Fermant les yeux, il fit appel à la Foudre. Mais au lieu de la faire exploser autour de lui, il chargea son propre corps d’électricité à très haute intensité. Yul traduisit cette concentration comme une seconde de faiblesse et en profita pour porter ses griffes au visage du Saint, alors que les loups allaient porter leurs crocs dans sa chair. Lorsque crocs et griffes parvinrent au contact de la peau du Chevalier d’Or, la foudre contenue dans son corps transita immédiatement dans le métabolisme de Yul et des loups de glace. Le corps humain et l’eau étant tous deux conducteurs, tous les assaillants virent leur métabolisme entièrement parcourus de foudre à haute intensité. Alors que les loups de glace explosaient, Yul senti ses nerfs être immédiatement calcinés. Alors que les deux hommes s’éloignaient en un statut quo appréciable pour le Lion, le Guerrier Divin se retrouvait avec une posture étrange, son corps répondant mal à ses mouvements, alors que le Saint avait à présent du mal à se déplacer du au gel et à ses blessures.

Alors que les deux hommes s’observaient, Corell sentit que le moment était enfin venu. Yul avait mis longtemps à sortir ses crocs, mais il l’avait fait intelligemment : s’il n’était pas blessé, le Chevalier d’Or avait les bras gelés, ce qui diminuait largement ses mouvements. Il aurait pu les réchauffer, mais lorsqu’il vit Yul se jeter sur lui, il sut qu’il n’en aurait pas le temps… Et que ce combat était à son point final. Il s’élança également, accélérant au maximum ses mouvements afin de compenser la glace. Les deux hommes arrivèrent au point de contact. Corell n’avait qu’une idée en tête : être suffisamment rapide pour toucher la gemme du Loup, puis se retirer. C’est donc tel une comète que le Saint parvint au contact. Un seul objectif. Il toucha la gemme du Guerrier Divin du bout des doigts, occultant tout autre élément extérieur. Ne pensant qu’à l’efficacité de ses gestes, la précision de son bras, la vitesse de ses mouvements.

Les deux hommes se croisèrent, puis parvinrent à l’endroit où se situait juste avant leur adversaire. Se retournant, Corell observa la gemme du Loup : elle était légèrement dorée, crépitante d’éclairs, preuve qu’il avait bien réussi à la toucher. Il sourit. Il s’aperçut que Yul souriait également. Suivant le regard du Guerrier, il observa sa propre armure, et découvrit avec surprise que sa propre gemme était glacée. Le Chevalier d’Or se mit à rire.

« Et bien Guerrier, il semblerait que je t’ai sous-estimé ! Tu as réussi à égaler ma vitesse, quand bien même je l’ai élevée à son maximum… Cela semble se finir par une égalité, n’est-ce pas ? Intéressant… J’ai beaucoup appris grâce à toi, et notamment à me méfier du froid d’Asgard, particulièrement dangereux. Merci Guerrier, je vais me réchauffer à présent, si tu n’y vois pas d’inconvénient… »

Le Chevalier d’Or se retourna, content de cette expérience et de la manière dont elle s’était soldée. Avant de disparaître dans les ombres immaculées de la forêt, il jeta un dernier regard amusé à Yul.

« Et si tu pouvais nous faire revenir dans une météo un peu plus agréable… Avant que l’ensemble des Saints ne se mettent en alerte… »

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MessageSujet: Re: [Juillet 1755] Crocs et griffes (PV Corell)   Dim 19 Juil - 23:46

L'affrontement faisait rage de tous côtés, sans laisser longtemps un avantage à un guerrier ou l'autre. Le suspense resta entier jusqu'à la fin, jusqu'à la dernière seconde. Le point de contact n'avait été effectif qu'une infime fraction de seconde, un temps quasiment-impossible à suivre sans être aussi rapide que les deux prédateurs. Là où Corell possédait expérience et force, Yül compensait par la ruse et la tactique, tandis que le reste de leurs compétences se valaient une fois à plein régime. Le Saint paraissait déçu de l'absence de Fenrir, ce que, en tant que rival, le Loup pouvait comprendre. Cependant le Grand Esprit aurait joué pour un tout autre but, compromettant gravement l'amitié naissante entre Yül et les serviteurs d'Athéna, en plus de fausser les règles du jeu puisque son saphir ne pouvait être touché sous sa forme animale. Malgré tout, à voir le sourire qui ornait le visage félin lorsqu'ils se séparèrent, le jeune homme ne doutait pas d'avoir satisfait sa curiosité. Il avait heureusement laissé sa propre marque à temps pour égaliser le score.

"Dis-toi que chaque Asgardien connaît ce froid et les méfaits qu'il recèle. Cela nous rend pleins de ressources, malgré l'apparent dénuement de nos contrées ! Et je suis content de voir de quoi les carnivores grecs sont capables. Sois sûr que je le retiendrai."

La rencontre s'achevait sur une note d'humour, tandis qu'un dernier arbre ployait, tailladé de toutes parts par les deux cosmos.

"Désolé, mais je ne connais que la neige et la glace, moi. Cela fondra dans quelques heures."

Corell disparut comme il était venu : en appréciateur. Alors et alors seulement, Yül s'autorisa à reprendre son apparence de loup blanc et s'affaisser dans l'herbe détrempée par le gel, épuisé. Sa patte le lançait, mais il ne regrettait d'avoir abattu plus fort qu'un lièvre, cette fois.
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MessageSujet: Re: [Juillet 1755] Crocs et griffes (PV Corell)   

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[Juillet 1755] Crocs et griffes (PV Corell)

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