RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [Juin 1755 - Entraînement Arbhaal - Gilles ] Des hommes d'honneur

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Aenor


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MessageSujet: [Juin 1755 - Entraînement Arbhaal - Gilles ] Des hommes d'honneur   Ven 1 Mai - 15:13



Gilles de Rais



Le Bourreau devenu Juge



Des hommes d'honneur



« Je vous attendais Seigneur Radamanthe. » fit une voix grave et sépulcrale issue des ombres bordant les prisons. « Mais permettez-moi de me présenter comme il se doit, je suis Gilles de Rais, Juge du Garuda. »

Sa stature immense se détacha des ténèbres pour faire quelques pas dans la lumière. Comme il était grand, impressionnant même, ce nouveau Spectre de la Vaillance. Sans doute plus enclin à la porter, cette Surplis que feu son prédécesseur. Tout auréolé comme il l'était dans sa chevalerie passée, son honneur et ses préceptes désuets pour beaucoup, Gilles arborait son armure sombre aussi simplement qu'il l'avait fait autrefois en étant le Bourreau, ou Maréchal de France, en des temps plus reculés encore. Aucune marque de fierté sur son visage, dans ses yeux gris-bleus, qui, amicalement, s'étaient posés sur cet homme, ce nouveau héros de guerre.

On disait de lui qu'il avait joué un rôle déterminant dans leur victoire contre le Sanctuaire. Il le croyait et ne le remettrait pas en cause. Même s'il était curieux et qu'il brûlait de connaître tous les détails, Gilles n'en montrerait rien, par égard et par respect.

Seulement, c'était incontestable : un véritable brasier habitait cet homme aux yeux mordorés, aux cheveux en bataille. À bien y regarder, les deux hommes qui se faisaient désormais face n'avaient, au premier coup d’œil, rien en commun. L'un pourrait aisément être comparé à un Ange déchu, avec ces cheveux d'or, cette volonté inébranlable dans le regard, cette stature. Tandis que le second avait de longs cheveux noirs attachés en catogan sur sa nuque, des manières étranges, un sourire affable, un calme et une certaine mélancolie dans ses prunelles. Un visage lisse et sage malgré les années écoulées, les souffrances endurées.

Il s'inclina, un poing en travers la poitrine comme il était d'usage de le faire des siècles en arrière. Puis le colosse regarda dans le lointain, vers le ciel rougeoyant.


« Ils ne diront rien de votre … trahison, Juge Radamanthe. » Il rejeta sa cape sur son épaule, dévoilant à ses pieds un tas de cadavres – ceux de Spectres tortionnaires – baignant dans leur propre sang. « Comme ils ne diront rien de la mienne. Vous êtes un homme d'honneur, tout comme moi, et j'apprécie cette qualité. Libérer cette femme … si ce n'était pas vous, je l'aurais fait. J'en ai libéré une autre, une Asgardienne … Ce sera … notre petit secret. »

Il lui offrit un sourire de circonstance. S'ils s'entendaient sur ce point alors tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Auquel cas … Son sourire ne s'effaça pas pour autant alors qu'il s'approchait, se penchait vers lui, le camouflant dans son ombre gigantesque comme pour faire quelques confessions.

« Je ne suis pas le Juge du Griffon, pas plus que ce … reliquat de Juge qu'était Aiakos, mon « ami ». Certains diront que j'ai jeté l’opprobre sur les Enfers en sauvant, oh, votre amie justement qui combattait l'ancien Garuda, et en l'assassinant. » Gilles ne voulait plus sourire à présent. « Mais je l'ai fais pour une bonne raison, il était dangereux, trop dangereux pour aspirer à une telle position. Est-ce que je le mérite davantage ? Probablement pas. »

L'homme se recula de quelques pas. « Je serais très curieux de vous connaître Seigneur Radamanthe, vous me semblez être un homme intéressant. Parlez-moi un peu de cette dame aux cheveux rouges, est-ce une amie à vous ? Votre amante ? »


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Arbhaal


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MessageSujet: Re: [Juin 1755 - Entraînement Arbhaal - Gilles ] Des hommes d'honneur   Lun 4 Mai - 18:06

La voix connue me figea sur place. Non que j’eus quelque chose à craindre mais mes récents agissements et ma compassion envers Mashia pouvaient entrainer certains « problèmes ». Qu’un individu m’apostrophe quelques minutes après cet évènement avait de quoi me surprendre. Que ce dernier fut Gilles de Rais, nouveau juge du Garuda me rassura, tout en éveillant ma curiosité pour cet homme ô combien atypique. En écho à son sourire aimable, quoique que mélancolique, j’inclinais lentement la tête sans quitter du regard ce visage aux traits lisses. Je restais de marbre lorsque le Garuda dévoila les cadavres de spectres potentiellement gênants. Il venait de me retirer une épine du pied, tout en m’évitant d’avoir besoin de faire le ménage moi-même. Gilles et moi avions donc un secret en commun… Soit, cela ne me gênait en rien. Pour l’instant. Bien que méfiant de nature, je ne tenais pas à juger trop rapidement cet homme, qui avait su éliminer Aiakos.

On ne mérite pas le pouvoir. On s’en empare, et on le conserve.

Mes paroles tranchantes furent atténuées par une certaine neutralité dans mon attitude. Je ne cherchais pas à le réprimander, ou à le rabrouer. Bien au contraire. Machinalement, mon regard balaya les cadavres entreposés sur le sol froid, comme pour corroborer mes dires.

Je serais bien le dernier à vous critiquer sur votre audace, Sire Gilles. Aiakos était un individu cruel, dénué du sens de l’honneur ou de la fiabilité nécessaire à toute entente entre pairs. Qu’importe vos erreurs ou actions peu conformistes, nos armées ont largement gagné au change.

Jusqu’à présent, je m’étais fait à l’idée que les trois juges des enfers ne pourraient jamais s’entendre. Certes, j’entretenais de bons rapports avec Minos, mais une union de nos trois étoiles supérieures semblaient utopistes. Or, avec un peu de chance, Gilles de Rais serait bien plus arrangeant que ce maudit Aiakos. Toutefois, bien que je lui sois gré de son initiative me concernant, ses questions directes sur Satine me plongèrent aussitôt dans une posture méfiante. Je croisais les bras, sans me départir de mon regard glacial, dans lequel l’observateur attentif pouvait détecter des flammes naissantes.

Cette femme est ma bien-aimée. Bien au-delà du statut de maitresse. Vous apprendrez vite que je ne suis pas homme à me lier à mes semblables avec facilité. Je ne prête donc mon attention qu’à elle, et à nulle autre.

Pourquoi ces questions ? Que savait-il exactement ? Cherchait-il une faiblesse dans ma cuirasse, un moyen de pression sur ma personne ? Si ce jeune juge tenait à se servir de Satine, en la prenant pour une damoiselle en détresse, il en serait pour ses frais. Gilles venait de reculer de quelques pas, ce qui n’échappa pas à mon œil aguerri. Craignait-il donc une réaction violente ? Une preuve de sagesse… Sans que je n’y prête garde, des flammes sombres s’embrasèrent autour de ma personne, faisant écho à mon état d’esprit.

Il est bien étrange que vous vous intéressiez à mes affaires de cœur. A ce propos, avez-vous déjà entendu l’adage « pour connaitre véritablement un homme, il faut l’avoir combattu » ?

Un sourire inquiétant se dessina lentement sur mes traits. Le sous-entendu n’avait rien de subtil.
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MessageSujet: Re: [Juin 1755 - Entraînement Arbhaal - Gilles ] Des hommes d'honneur   Lun 4 Mai - 20:28



Gilles de Rais



Le Bourreau devenu Juge



En garde !



« On ne mérite pas le pouvoir. On s’en empare, et on le conserve. ». Voilà des paroles qui éveillèrent la curiosité du nouveau Juge du Garuda dont le sourire ne fit que s'élargir davantage. Ce franc parler était d'autant plus appréciable qu'il n'aimait pas les faux-semblants, les mots mielleux qui laissaient un goût détestable en bouche. Gilles de Rais observait les réactions qui se succédaient chez son homologue Spectre. Non sans un certain amusement sans toutefois lui montrer. Cela aurait de quoi le froisser et, somme toute, ce n'était pas dans ses intentions. Bien au contraire. Quelque chose lui disait qu'ils pourraient forger-là une entente plus que cordiale entre eux, et, au delà de l'importance que cela avait pour les Enfers, lui, pourrait peut-être trouver - allez savoir ! - une oreille attentive et quelqu'un sur qui véritablement compter. Et pour l'instant … celui qui fut le Bourreau n'avait que trop évolué en solitaire !

Aiakos avait été un véritable poison dans l'armée spectrale. Et cela ne faisait aucun doute qu'à cause de sa réputation, lui-même aurait bien du mal à se faire voir autrement. Seulement, Rhadamanthe était plus avisé que le commun de ces écervelés infernaux.

Le portait qu'il avait peint d'Aiakos était on ne peut plus exact. Et cette exactitude le fit rire, bien que très légèrement. Il lui répondit alors presque aussitôt.
« Sur ce point vous avez raison, j'ai bon nombre de défauts, mais je pense être quelqu'un de loyal, et pour qui l'honneur signifie véritablement quelque chose. Mon audace certes, mais condamnable voyez-vous. Le Seigneur du Griffon va sans doute me faire convoquer sous peu … »

Cette perspective ne le faisait pas frémir : car il avait eu raison d'agir ainsi. Il aurait continuer ses explications – non sans vraiment vouloir se justifier – que la mention « d'amante » énoncée tantôt parut être mal interprétée par la Wyvern. Il leva un main apaisante, esquissant un léger non de la tête.

« Ne prenez pas ombrage Seigneur Rhadamanthe, j'utilise des mots qui n'ont plus le même sens aujourd'hui … je voulais dire, votre âme-sœur, votre bien aimée. Je ne voulais pas me montrer grossier et vous mettre dans une situation inconfortable. Je veux dire, il est normal de sauver son amour de la torture et d'une mort assurée. Cette demoiselle à bien de la chance d'avoir un être tel que vous pour veiller sur elle. Sur une qualité rare … une telle loyauté. Vous me plaisez, vraiment. Moi aussi … j'ai aimé une femme et jamais je n'en aimerais d'autres … »

Son regard se perdit dans le lointain, se parant d'un voile mélancolique si saisissant qu'il ne saurait échapper à personne. Il était impressionné de voir qu'un Juge n'avait pas peur de se compromettre en sauvant une Sainte, qu'importe qu'on le découvre. Cet amour était précieux et la promesse qu'il lui avait faite, il l'a tiendrait au delà de la Mort. Si cela pouvait encore signifier quelque chose pour eux … Ce qu'il ne savait pas, c'était ce quiproquo qui se tissait à présent, pensant que la Vierge était l'élue et non pas qu'il parlait d'une toute autre personne aux cheveux de feu … Cela avait de quoi être comique.

« Je le connais oui … » fit-il en avisant des flammes noires auréolant l'homme aux yeux mordorés. D'un claquement de doigts, le géant fit apparaître une lame démesurée qui scintillait d'une étrange aura violacée. Porte-Mort, qu'il brandit devant son visage, saluant le Juge d'une gracieuse révérence. En garde, le chevalier noir encouragea, d'un signe de la main, son futur adversaire à ouvrir la danse.

Ainsi était son Honneur, ainsi était le Code qu'il suivait, celui des Chevaliers d'Autrefois.

« En garde ! »

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MessageSujet: Re: [Juin 1755 - Entraînement Arbhaal - Gilles ] Des hommes d'honneur   Mar 5 Mai - 17:32

Sauver Satine de la torture ? Mais de quoi parlait-il ? Je restais décontenancé devant les paroles de mon pair avant d’en saisir brusquement le sens. Mon rire franc résonna contre les murs froids en écho à la teneur de cette incompréhension. Mais pour éviter de froisser le Garuda, je préférais éclairer sa lanterne, après avoir réprimé mon hilarité initiale.

Pardonnez cette méprise, Sire Gilles. La jeune femme que je viens de sauver est en réalité une amie d’enfance, chère à mon cœur. L’une des rares personnes liées à mon passé encore de ce monde. L’éliminer sans douleur aurait été un acte de compassion à son égard, mais je ne voulais pas qu’elle gagne les enfers, sans avoir fait la paix avec sa conscience. Je lui dois bien cela…

Bon sang, heureusement que je venais de tuer la méprise dans l’œuf. Si jamais la route de Gilles avait croisée celle de ma douce Mary et qu’ils en étaient venus à parler de moi, je n’ose imaginer la réaction de ma promise.

Mon cœur et ma fidélité appartiennent à une autre. L’ancienne grande prêtresse de Poséidon pour tout dire. Reconnaissable entre mille par sa chevelure de feu et son caractère…. Unique. Et vous, Sire Gilles ? Qu’est donc devenue votre âme sœur ? Même morte, votre statut de juge vous confère désormais le droit de la retrouver, non ?

Tout en devisant en toute franchise et sans animosité, je notais avec plaisir que le nouveau Garuda venait de répondre à mon défi. J’avais eu peur qu’il soit homme de paroles, et non d’action, mais l’apparition de sa splendide épée laissait peu de place au doute. Pour moi qui combattais à main nue, le défi allait être savoureux. Le spectre qui se tenait devant moi avait le sang d’Aiakos sur les mains, et je tenais à vérifier sa valeur par moi-même. Pour prouver une dernière fois ma supériorité sur mon ancien pair, tant haï. Je répondis au geste de la main de Gilles par un léger hochement de tête. Il me laissait donc l’initiative ? Une première erreur… Usant de mon principal atout qu’était ma vitesse, je bougeais de manière à laisser une image sur la rétine de mon adversaire. Il me verrait encore immobile une seconde alors que je me trouverais déjà sur son flanc droit. Je refis donc mon apparition de manière à gêner une contrattaque de sa lame, probablement redoutable, et gratifiais Gilles d’un coup de poing dévastateur dans les côtes. A son contact, les flammes de mon aura naturelle explosèrent pour recouvrir mon corps d’un halo embrasé, ne laissant entrevoir que l’éclat guerrier de mon regard avide de sang, et pourtant terriblement froid. Je saisis vivement mon adversaire par la chevelure pour lui ficher un bon coup de genou sous le menton, avant de l’entrainer vers le plafond pour mieux prendre de l’élan, sans pour autant cesser de le frapper à toute vitesse. Terminant mon assaut dans les airs, je m’éloignais d’un battement d’ailes avant de propulser sur Gilles une sphère de feu noir. Rien de bien inquiétant de prime abord, mais un moyen idéal de visualiser sa vitesse de parade et ses éventuels talents cachés.
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MessageSujet: Re: [Juin 1755 - Entraînement Arbhaal - Gilles ] Des hommes d'honneur   Lun 11 Mai - 20:31



Gilles de Rais



Le Bourreau devenu Juge



Le Roi de Coeur




Face à sa brusque hilarité, le Juge du Garuda eut un froncement de sourcils. S'il ne saisissait pas encore ce qu'il y avait eut de drôle dans ses propos, cela ne l'empêcha pas de ne pas en être affecté. Pourquoi prendre cela comme de la moquerie alors que tout portait à croire, selon toute vraisemblance, qu'il s'agissait d'un rire franc et juste, de ceux qui se riaient d'une bonne blague. Sauf que celle-ci, à son insu, rendait perplexe un homme tel que Gilles de Rais qui n'avait pas l'habitude de se gausser comme ça. Le rire, le vrai, était un doux chant à ses oreilles mais il ne l'avait plus lui-même chanté depuis fort longtemps. Jusqu'à ce que la vérité éclate, et qu'un sourire – le plus beau qu'il ait esquissé jusque là – alla orner son visage souvent sévère. Sur cette méprise, le Seigneur de Laval-Rais revint au moment présent, et à la danse qui allait s'ouvrir. Il avait éludé sciemment la question qui faisait souffrir son cœur de mille maux et avait noté dans un recoin de son esprit, ces informations qu'il lui avait livré si librement.

Il aimait une femme importante, d'un autre camp, ennemi, tôt ou tard. Et bien que cela était dangereux voire imprudent surtout pour un homme de leur stature, il préféra ne rien dire. Car il ne voyait pas les choses ainsi et serait même prêt à l'encourager. Le cœur à ses raisons que la raison ignore. Tout homme se devait d'éprouver l'amour au moins une fois dans sa vie, même si il était destructeur … il était aussi un moteur. Et pour Gilles de Rais, Juge du Garuda, c'était on ne peut plus vrai.

Alors quand il disparut à sa vue aussi vivement que l'éclair, Gilles sut qu'il était en face d'un être redoutable. Le héros de la Guerre Sainte. Il se laissa malmener sans relever sa garde à aucun moment. Il avait attendu un moment précis avant de sévir à son tour d'une manière tout à fait imperceptible. Pour l'heure. Le géant ne cilla pas, il laissa venir la fournaise noire à lui, levant une main impérieuse droit devant lui au dernier moment.

« Subtrahere te ad hostem … » soudain les flammes se volatilisèrent, comme si elles furent absorbées, avalées par une bouche invisible. Mais quand la dernière fut sur le point de disparaître, un halo lumineux s'échappa des doigts de l'alchimiste qui, d'un claquement de doigt, fit renaître l'orbe en une gerbe incandescente qui enfla, enfla jusqu'à devenir déflagration. « Votre vitesse est incroyable, mais hélas pour vous, c'est aussi mon point fort. Maintenant que j'ai pu l'éprouver, c'est à votre tour. »

Durant le premier assaut d'Arbhaal, Gilles avait discrètement apposé un sceau runique sur le dos de la main du Spectre qui peu à peu se réveilla, palpita d'une énergie pure et commença à courir dans ses veines. Le sceau était un pentacle, une marque même laissant bien souvent un goût amer à tous ceux qui combattait l'ancien Maréchal de France : il allait être privé de toutes fonctions motrices, ouvrant le champ libre au Garuda de frapper avec son épée.

« Mon statut de Juge me confère le droit de la ramener oui … mais cela ne veut pas dire que j'en ai le pouvoir ... ni ... le droit ! »

Il frappa encore et encore de nombreux coups d'estocs, frappant vite, frappant avec justesse dans les points les plus vitaux. Mais il arrêta son bras quand vint le tour du cœur.

« La chose la plus précieuse que vous possédez encore. » Cette phrase ne serait pas sans lui rappeler celle de sa bien aimée. « Moi j'ai perdu le mien quand j'ai vu mourir ma précieuse Jeanne. »

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MessageSujet: Re: [Juin 1755 - Entraînement Arbhaal - Gilles ] Des hommes d'honneur   Mar 12 Mai - 18:00

Gilles avait encaissé sans broncher mon premier assaut, bien que je jugeais que sa volonté hors du commun devait l’empêcher d’exprimer la moindre douleur. Difficile dans ce cas de prédire à quel degré mes coups l’affectaient. La seule solution à ce type de ruse… Taper encore et encore et encore plus fort jusqu’à voir un rictus sur son visage de marbre ! La riposte ne se fit pas attendre, et je constatais non sans agacement que le Garuda possédait une vitesse digne de louanges, en plus d’un don pour la sorcellerie. C’était à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. Bouger les doigts pour faire éclairer des lumières et des feux follets demeurait une compétence qui tendait à faire négliger la force des coups. Ce qui n’était pas mon cas. En vitesse, nous étions donc à égalité. Mais j’avais encore quelques bottes dans mon escarcelle. Use donc de ta magie de foire, Gilles de Rais ! Voyons combien de temps tu pourras faire fi de mon brasier. Je pris mon envol pour esquiver l’attaque de Gilles, tout en encaissant une gêne certaine mais insuffisante à me ralentir. Puisque mon pair se disait si véloce, j’allais le tester jusqu’à ses limites. Ou aux miennes. Je pris mon élan en pliant les jambes contre le plafond, qui commença à se lézarder sous l’impact et l’effet de la chaleur, et amplifiait mon aura enflammée. De ma silhouette, seul la lueur de mes yeux demeurait visible à travers mon halo de flammes sombres.

Juge ne veut pas dire martyr, Sire Gilles. Tant que nous restons fidèles et dévoués au seigneur Hadès, je ne vois pas en quoi il trouverait à redire à ce que nous laissions de temps en temps nos envies prendre le pas sur l’austérité illusoire que l’on prête trop souvent aux juges des enfers.

A peine mon dernier mot lâché, je dépliais mes genoux pour foncer à une vitesse folle sur Gilles. Voyons comment ce sorcier épéiste se débrouille au contact d’un enragé embrasé tel que moi. Sans daigner toucher le sol, j’entamais un ballet aérien, celui-là même qui avait donné du fil à retordre à ce cher Minos, et enchainait les passages en gratifiant Gilles de coups d’ailes acérés, de poings susceptibles de briser la roche et les os et le soumettant à une chaleur bien vite infernale. Après plusieurs assauts plus terribles les uns que les autres, j’usais de ma vitesse la plus élevée pour apparaitre à quelques centimètres de Gilles. Je saisis alors ses poignets tout en plongeant mon regard dans le sien. Cet entrainement demeurait aussi physique que psychologique, et j’appréciais nos paroles échangées.

Sans audace, vous n’auriez jamais tué Aiakos, et revêtu ce surplis. Sans audace, je ne serais pas parvenu à la statue d’Athéna pour la briser de ma main. Vous êtes l’un des trois dirigeants des enfers désormais. Personne ne peut plus vous empêcher de revoir le visage de votre bien-aimée, hormis vous-même. Puisez dans ce réconfort la force et la volonté de servir au mieux notre souverain, si vous avez besoin de justifier votre geste. A vous-même.

J’avais bien vite compris qu’il serait arrogant de ma part de chercher à désarmer un tel adversaire. Briser sa lame, ou sa magie semblait tout aussi vain tant Gilles maitrisait avec brio ses domaines de prédilection. J’allais donc devoir user d’un autre stratagème pour prendre l’avantage. Tenant toujours fermement les poignets du Garuda, je déployais dans un cri mon braiser noir le plus ravageur pour en recouvrir les mains de Gilles. Une fois mon plan effectué, je me reculais d’un bond rapide, tout sourire. A chacun de ses mouvements de doigts, Gilles subirait une douleur atroce et exponentielle. Une idée qui m’était venue suite à mon combat contre le chevalier de bronze du Phénix. Si mes flammes avaient été capables de dévorer le corps de l’oiseau de feu d’Athéna, nul doute que le Garuda risquait d’en subir également la morsure.
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MessageSujet: Re: [Juin 1755 - Entraînement Arbhaal - Gilles ] Des hommes d'honneur   Sam 23 Mai - 13:07



Gilles de Rais



Le Bourreau devenu Juge



Qui du cœur ou du devoir ?




Sa première réplique n'avait semblerait-il, pas fait beaucoup d'effet au Juge de la Wyvern. Fort bien, en voilà un adversaire estimable ! L’œil du Garuda palpitait d'une excitation nouvelle à la perspective d'être confronté à un si valeureux personnage ! Son sang de chevalier bouillonnait au contact de ce feu noir, si sombre, si crépitant d'une énergie mystérieuse qu'elle éveillait l'intérêt d'un Gilles de Rais jusque là froid et triste, distant de toutes ces contrariétés qu'il avait ressenti jadis, quand il servait le Roi Charles. Deux personnes étaient parvenues à l'éveiller à l'ardeur du combat, Jeanne, et maintenant Arbhaal de la Wyvern. Si le combat de prime abord ne comportait aucuns intérêts si ce n'est celui d'entre choquer la puissance des Juges des Enfers, il avait eut le mérite de faire renaître le Gilles de Rais d'autrefois. Le combatif et le vaillant stratège.

Arbhaal était une force de la nature, brutal, et pur dans sa férocité. Il comprenait pourquoi cette étoile l'avait choisi pour élu.

Aussi se remit-il en garde quand le sauvage s'éloigna de lui, sur le point d'ouvrir à nouveau le bal. « Sauf que je ne suis pas le plus dévoué à la cause de sa Majesté Hadès … »

Laissa t-il courir avec un sourire étrange sur les lippes. En un éclair, l'autre Juge se rua sur lui, tel un oiseau de proie afin de l'éprouver une nouvelle fois. Leurs ailes claquaient frénétiquement l'air, l'un jouant de sa force, le second se repliant vers une défense menaçant de s'ébranler à tout instant. Pour autant, ce rictus ne quitta pas un Gilles de Rais au plus fort de sa puissance. D'un clignement de paupières, le Spectre du Garuda esquiva un dernier coup tout en psalmodiant des mots en latin qui firent renaître le sceau visant à immobiliser la Wyvern. Il n'aurait d'autre choix que de se poser, ou … Surpris de le voir saisir ses poignets, le Seigneur de Rais laissa paraître une once d'inquiétude. Feinte et il comprendrait vite pourquoi.

Le feu le brûla, lui arrachant un cri de souffrance. La rage laissa la place au calme olympien, il n'eut même pas le temps de lui porter un coup qu'Arbhaal s'éloignait. Son épée était tombée dans un tintement sinistre et lui, replié sur lui même se tenait la main. Finalement, dans un rire joyeux, preuve que les faux semblants étaient terminés, il finit d'arracher le premier gant, sa main droite, qui révéla un amas de chairs carbonisé et noir.

« Très intelligent Seigneur Rhadamanthe, dommage que vous ne me connaissiez si peu. Mais n'est-ce pas le but de cette joute ? » D'un coup, il arracha son deuxième gant qu'il lança dans les airs dans un geste théâtral. Cette deuxième main n'avait rien d'organique : elle s'articulait et brillait d'un éclat d'acier comme si … cette main avait été remplacé de toute pièce. « Le prix à payer pour un choix … non, le choix le plus difficile que j'ai eu à faire dans ma vie. Vous ne le savez probablement pas, mais Dame Perséphone avait elle-même une armée bien à elle, les Gardiens des Saisons. Je suis l'un d'entre eux, celui du Printemps, et c'est à ma Reine que toute ma loyauté revient … n'en déplaise à Minos … et à sa Majesté notre Sombre Monarque. » Il marqua un pause tout en récupérant sa lame, armant sa main gauche – celle avec laquelle il combattait jadis – pour la lever, la regarder. « Mais notre Reine a été menacée et je l'ai sauvée … seulement … j'ai dû choisir entre voir renaître son hôte et voir me revenir ma bien-aimée … »

Une sombre énergie explosa alors, sa rage et sa colère depuis des décennies contenues pour se diriger vers le Juge. « Je ne suis pas un martyr ! Mais je n'ai qu'une Parole ! Qu'importe si ce Sacrifice me ronge le cœur et l'âme ! »

Le souvenir de sa précieuse Jeanne d'Arc, son sourire, sa chaleur, tout cela le hantait et cette lutte menaçait son esprit malade de chagrin et d'amour. Il glissait alors dans les limbes de la folie pour se révéler aussi brutal qu'était la Wyvern. Dans un cri rageur tandis que sa sombre Magie écrasait de plus en plus les épaules de son adversaire, il se porta à sa rencontre, véloce, plein d'une hargne et d'un ardeur nouvelle.

« MAIS ELLES ME FURENT TOUTES DEUX ARRACHÉES ! ET JAMAIS JE NE POURRAIS LES REVOIR ! »

Sa lame s'essayait à trouver les jointures de l'armure de la Wyvern, tranchant la chairs, déposant un poison au passage, insidieux qui le paralyserait de plus en plus. Le géant donna un coup de coude fulgurant dans le visage de son confrère pour le sonner et, vif, lui donna un coup de pied. À terre, il présenta la pointe de son épée gigantesque sur la peau de son cou.

« Vous aussi, un jour, vous aurez à faire votre choix. Qui de votre cœur ou de votre devoir, choisirez-vous ? »

Lui avait choisi le devoir. Voyez à présent à quel point l'ancien Bourreau était rongé …

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MessageSujet: Re: [Juin 1755 - Entraînement Arbhaal - Gilles ] Des hommes d'honneur   Mar 26 Mai - 17:18

Le moins que l’on puisse dire c’est que je disposais du même talent que ma dulcinée pour plonger n’importe quel individu dans une frénésie sanguinaire en révélant ses failles les plus douloureuses. Suite à mes paroles et à mon assaut puissant, Gilles semblait enfin avoir abandonné les oripeaux de la respectabilité pour dévoiler celui qui avait éliminé sans remords Aiakos du garuda. J’écoutais avec intérêt les propos de l’ancien bourreau, notant avec sa surprise avec quelle franchise il me faisait part d’une information risquée pour sa survie. Une dévotion envers Perséphone ? Pour l’un des trois juges des enfers, cette loyauté faisait bien désordre. L’insidieuse magie commença à sérieusement ralentir mes mouvements, et je sentis la lame de Gilles perforée mon épaule, en trouvant un chemin dans les jointures de mon surplis. Outre la douleur physique qui m’arracha un rictus, je sentis un poison se répandre dans mes veines. Voilà donc les armes du nouveau juge du Garuda… Quel homme redoutable. Piégé, immobilité sur le sol par le duo magie-poison et une lame sur la gorge, je semblais dans une position plus que dangereuse. Mais pour celui ou celle qui me connaissait un tant soit peu, la lueur de combativité dans mon regard n’avait en rien faibli. Bien au contraire. Je fermais les yeux en entendant la question de Gilles. Une interrogation riche d’incertitude. Devoir ou amour… Je m’étais posé la question tant de fois depuis que Satine avait mis la main sur mon cœur… Et une seule et unique réponse s’était imposée à moi. Lentement, avec toute la latitude que me permettait l’impact de la magie et du poison qui courrait dans mon corps meurtri, je saisis la lame de Gilles d’une main, sans daigner me soucier de la souffrance induite par son tranchant. J’ouvris de nouveau les yeux pour croiser le regard du mon pair, d’abord sans hargne.

Un choix, dis-tu ? Foutaises. Avant même que la situation ne m’impose une telle difficulté, il faudrait que je baisse les bras et que je juge impossible de mener de front ma passion et mon devoir envers le seigneur Hadès ? Je vais te dire une chose Gilles de Rais…

Un flot de sang commença à couler de la paume de ma main, toujours posée sur la lame de Gilles. Le sol se mit alors à trembler et une fine poussière émergea du plafond, plongeant l’atmosphère dans un brouillard dérangeant. Le ruisseau de sang devint en un instant feu ardent, alors que mon corps même se muait en un linceul de flammes sombres. De ma personne, seuls mes yeux de dragon échappèrent au phénomène. Le poison paralysant s’évapora alors lorsque mon fluide vital révéla sa nature ardente. Aucun poison ne peut faire taire un dragon furieux et Gilles allait l’apprendre à ses dépens.

JE VEUX TOUT AVOIR !

J’entendis avec satisfaction le métal se fissurer sous la pression de ma main devenue étau. D’un mouvement abdominal, je me relevais en écartant brusquement l’arme fatale de mon cou et me portais d’un bond à quelques centimètres du visage du Garuda, mis à mal par la chaleur que je répandais, et qui commençait déjà à faire roussir le sol.

Ne jamais renoncer ! Ne jamais ployer ou céder ! JAMAIS ! Aucune force, aucune puissance au monde n’est immuable ! Nous avons toujours les moyens d’obtenir ce que nous voulons, à condition de le désirer vraiment ! Je ne peux renier mes sentiments, tout comme je refuse de succomber sur le champ de bataille lorsque je défends l’honneur de mon seigneur, et ce quel que soit mon adversaire.

L’envie de faire part à Gilles de mon pacte avec le seigneur Hadès concernant Mary me brula les lèvres, mais je me retins de justesse de lui dévoiler. L’enjeu demeurait trop important. Je tendis les mains pour les poser sur le torse de Gilles, dont le corps entier se recouvrit de mon brasier sombre.

Je refuse de laisser le doute ou la peur rongeaient mon âme et émousser ma volonté. Choisir, c’est admettre par défaut que nous devons céder sur quelque chose. Je m’y refuse !

Mon cosmos embrasa l’air même, alors qu’il explosait de toute son ampleur. Il était temps de dévoiler à mon pair l’étendue réelle de mon potentiel.

GREATEST CAUTION !

Le pauvre Gilles fut propulsé contre le mur le plus proche qu’il traversa par la force de l’impact. Le plafond céda par endroits, mais je n’en eu cure. J’avais encore de l’énergie à revendre, et prêt à en découdre. Toutefois, j’avais fait en sorte de diminuer la force destructrice de mon assaut, pour éviter une issue fatale à ce simple entrainement « amical ». Gilles venait d’avoir un aperçu de mes facultés en combat réel, et j’espérais que cela lui suffirait. A ce rythme, si nous poursuivions ce combat, la structure dans laquelle nous nous trouvions, ne s’en remettrait jamais.
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MessageSujet: Re: [Juin 1755 - Entraînement Arbhaal - Gilles ] Des hommes d'honneur   Mar 26 Mai - 18:24



Gilles de Rais



Le Bourreau devenu Juge



Passion et Devoir




Il n'avait pas eut d'adversaire de sa trempe depuis fort, fort longtemps. D'aussi loin que remontait son souvenir des champs de batailles, aucuns hommes ne s'étaient risqués à braver la main armée de Gilles de Rais, Seigneur de Montmorency de Laval-Rais. Riche et puissant, il avait été fort craint, haï ou admiré. Seule une femme, pas plus haute que la dame japonaise et amie de la Wyvern qu'il avait sauvé tantôt d'une mort affreuse, s'était dressée face à lui, drapée dans son manteau de Foi, le regard aussi brûlant que l'Enfer, pareil à celui qu'il contemplait là, de toute sa hauteur écrasante. Cette image se transposa si bien qu'il crut voir Jeanne lui crier ces mots. Son cœur se serra dans sa poitrine et une ombre posée sur ses grises prunelles trahissait son trouble. Gilles ne fit rien, ne prononça aucuns mots quand son pair se blessa la main sur Porte-Mort. Cette détermination le porta des siècles auparavant, lorsqu'il croyait encore, tout gonflé d'espoir, qu'il pourrait de nouveau serrer sa belle entre ses bras, lui prendre les mains et les baigner de larmes.

Le clapotis du sang qui s'écoulait par goutte paraissait l'hypnotiser. Le géant semblait se muer en une statue de pierre que rien ne pourrait et ne saurait ébranler. Au fond de lui-même, il continuait d'espérer.

Un jour, il la reverrait, un jour il l'enlacerait. Ce jour-là, il pourrait mourir en paix. Mais d'abord il devrait continuer à éprouver mille maux, marcher sur les pas de la Pucelle. Brûler, être consumé par sa passion, le feu de son devoir, rongé, meurtrit, dévoré ! Libéré ! La morsure du feu peu à peu le gagnait, mais il fallut du temps pour que son corps réagisse. Des feux ardents il en avait essuyé. Seulement, il n'avait rien connu de semblable.

« Tu as raison … » le colosse ferma les yeux, ses mâchoires se crispèrent à mesure que l'attaque le touchait, perçait ses chairs, son âme. «  … moi aussi, je veux tout avoir. J'ai tué Aiakos pour cela. Pour m'émanciper, ne plus ployer sous le joug de quiconque. »

Une odeur tenace accrochait ses narines, mélange de cuir et de chairs carbonisées. Il eut un petit rire. Un sourire affable pour son adversaire.

« Je n'ai jamais abandonné cette idée, saches-le … et tu es le premier à le savoir. Tout ce que j'ai pu faire, ou dire … tout … tout était à dessein. Hormis cet amour que je porte envers notre Reine et par extension, son Époux. Je suis un homme de Parole, un chevalier ! Je suis un homme d'Honneur et un homme avant tout ! »

Au moment de l'impact, l'homme immense croisa les bras sur son torse, absorbant en partie l'ampleur de l'attaque. Loin d'être épargné, il demeurait pourtant debout, fumant et appuyé contre la garde de son arme. Un pan du mur qu'il avait traversé s'effrita encore au même instant où il quittait sa position défensive. À bien y regarder, on pouvait voir un étrange livre flotter à son côté.

« Une attaque dévastatrice. Fort heureusement pour moi, j'ai su ériger mes défenses avant d'être tout à fait prit au piège. Je te le dit tout net, contre un autre adversaire, j'ose croire que tu ais dû faire mouche. C'est donc cela, toute la puissance de la Wyvern ! Même si quelque chose me dit que tu as retenu ton coup … » Il toussota, s'approcha de Radamanthe, planta sa lame fissurée par endroit dans le sol et le considéra un long moment. Le tutoiement chez lui n'était pas anodin, il était la preuve de sa haute estime pour ce valeureux combattant. « … Mon frère. »

Il tendit alors son bras. Dans ses yeux mélancoliques, brillaient à présent des feux ardents qu'il avait rallumé. « Me voilà remplit d'une nouvelle espérance de voir compter un homme tel que toi dans nos rangs … j'espère que tu n'as pas prit ombrage de ma franchise. Et plus tard, peut-être aurons nous l'occasion de croiser le fer à nouveau dans une joute équitable, sans avoir à retenir nos coups ! »

L'ancien Bourreau l'espérait, comme il espérait voir mené à bien certains projets. Des perspectives nouvelles s'ouvraient, d'autres ombres le menaçait, son chemin de croix.

« Je la ramènerai. Et jamais plus je ne céderai ! Passion et Devoir. »

Des mots qu'il broderait sur sa bannière. Une croix noir sur fond or, un lys rouge et un lys blanc entremêlés sur la tige d'une rose noire. Passion et Devoir.

FIN (pour moi)

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MessageSujet: Re: [Juin 1755 - Entraînement Arbhaal - Gilles ] Des hommes d'honneur   Mer 27 Mai - 19:19

Bien que je n'ai nourris nul doute sur le sujet, j'avais véritablement la confirmation que Gilles méritait amplement le statut de Juge des enfers. Malgré la puissance de mon attaque volontairement diminuée, le preux chevalier encaissa la morsure des flammes avec stoïcisme. Ses paroles me firent sourire, comme lui même était en train de le faire. Bas les masques, nous parlions le même langage, lui et moi.
Une fois que Gilles eut fini de me toiser, je tendis à mon tour la main pour lui serrer le poignet, en égard à ses talents et à sa valeur.

Nous sommes hommes à chercher le pouvoir dans un but noble. J'ai la sensation que tu es aussi idéalistes que moi, Gilles de Rais et en cela tu as droit à ma considération.

Le trio des juges de l'enfer était donc enfin uni. De manière différente, je considérais Minos et désormais Gilles comme mes pairs, dotés de qualités uniques. Je préférais un homme doté d'un coeur, de passion, et d'un objectif autre que d'accomplir son devoir pour m'épauler lors des batailles à venir.

Nous aurons tout le temps pour nous affronter de nouveau. Mais cette fois-ci, je ne te ménagerais pas, surtout maintenant que je connais tes capacités martiales.

Cet entrainement amical s'était avéré bien passionnant et riche de promesses. J'avouais que je n'étais pas malheureux de pouvoir compter sur le soutien, voire l'amitié d'un tel homme au sein des enfers. Il était désormais temps de regagner ma nouvelle demeure, l'ancien temple des poissons, en espérant que Mashia ait pu s'enfuir sans dommages.
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MessageSujet: Re: [Juin 1755 - Entraînement Arbhaal - Gilles ] Des hommes d'honneur   

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