RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [juillet 1755]Le Sang et la Confusion... [PV Kappa]

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MessageSujet: [juillet 1755]Le Sang et la Confusion... [PV Kappa]   Sam 2 Mai - 19:08

Les rues du village en contrebas de la tour de Jamir étaient bruyantes, emplies de ce peuple dont elle ne connaissait rien tout comme elle ignorait tout ou presque de ses frères et sœurs d'armes. Plusieurs d'entre eux étaient bien arrivés jusqu'à eux mais prise par les soins qu'elle n'avait eu de cesse de donner, la jeune femme n'avait pu prendre le temps de discuter plus en avant avec eux. Tout était allé bien trop vite et puis, elle se sentait encore trop étrangère. Le fait de n'avoir rien fait pour les siens, enfin, ceux qui en tenaient place était une marque dont la honte ne cessait de la faire rougir. Les choses étaient ainsi. Elle ne pouvait que se sentir mal à cause de faits sur lesquels elle n'avait pourtant nulle influence. Telle était la réalité des choses. Elle s'en voulait tant de ne pas avoir été là.

Des voix, des rumeurs couraient les rues. Elle les entendait chuchoter dans l'ombre, colporter les pires rumeurs sur ceux qui n'avaient pas l'heur de leur plaire. Et parmi l'ensemble des noms salis revenaient celui de leur chef. Celui de cet homme qu'elle n'avait jamais croisé : Kappa.

Trop de paroles mauvaises pour qu'elle ne leur accorde de réelles valeurs. Sous les enseignements de maman Esméralda, elle avait pu apprendre tant des êtres et de leur âmes profondes. Les rumeurs pouvaient être des armes aussi redoutables que les épées et les flèches. Elles empoisonnaient l'âme pouvait mener à la pire des folies. La seule chose dont elle était certaine était de pouvoir révéler certaines choses tapies sous la surface de l'onde. Son don de vision était tel que la réalité pouvait surgir sans crier gare. Qu'elle ne voyait rien lors des première rencontres pouvaient aussi arriver mais tôt ou tard, le don se manifestait et avec lui des révélations parfois à l'exact opposé de ce que la personne venue la voir désirait. Morgane ne pouvait aller à l'encontre de ses visions. Elles étaient un reflet et rien d'autre...

Un reflet qu'elle avait le don de saisir sous ou sur la surface de l'onde...

D'ailleurs parlant de reflet...

Quoi ?

Les flammes se répercutaient sur la surface brillante des flaques avant qu'elle ne sente une réelle odeur de brûlé planer dans l'air. C'était léger, encore si léger que personne ne pouvait s'en rendre compte à moins d'être éveillé. L'incendie couvait...

Vite, il faut...

Et sans réfléchir davantage, elle s'élança en courant, bousculant quelques marchands qui jurèrent sur son passage.

Pauvres idiots...

Mais les temps n'étaient ni aux insultes gratuites ni aux débordements avec la population. Des ombres couraient sur les toits. Leurs silhouettes se reflétaient dans l'eau glissant sur le sol. Cette présence ne laissait aucun doute à la Vierge tenant la Coupe des Amertumes. Les ombres précédaient un désastre imminent.

C'est tellement rare que cela m'apparaisse juste avant. Je ne puis gâcher cela, cette occasion unique ne doit pas m'échapper.

Courir, courir jusqu'à atteindre la réserve d'alcool proche du lieu de...

" Ahhhhhhhhhhhhhhhh.... "

Un cri lui échappa au moment même où l'explosion souffla la maison principale avant de bouter le feu à ses voisines. La déflagration avait été telle qu'une pluie de débris brûlants l'avaient percutée de plein fouet, lui infligeant les cruelles blessures associées. Sous le choc, elle avait mordu terre et roulé dans les poussières incandescente. Sonnée, elle aurait pu mettre un certain temps avant de réagir. Et pourtant, elle 'en fit rien. Qu'importât son état, la brune voyante ne pouvait rester sans rien faire. Forte, elle était si forte malgré les brûlures qui la lançaient maintenant dans tout le corps. En fait, une seule pensée l'obsédait en cet instant, une seule idée qui n'avait rien d'égoïste.

Les gens...

Je dois faire sortir les gens avant que tout ne s'effondre mais où se trouvent-ils ?


Ne pas se perdre entre les lieux vides et ceux renfermant encore des âmes vives. La sainte savait qu'elle devait agir et vite. Dépourvue de la protection de son armure, elle ne pourrait compter que sur son cosmos en cas de nouvelles explosions. Qui savait ce que ces gens avaient encore de dangereux en ces lieux ? Manquerait plus qu'elle se trouve à proximité d'une réserve de poudre ou que ne savait-elle encore. Déjà l'alcool, c'était certain vu la facilité avec laquelle elle s'en était procuré pour laver les plaies de ses patients. Une méthode rude mais efficace qui avait fait ses preuves depuis bien longtemps.

Aussi chassant cette perspective de par trop inquiétante de son esprit, Morgane se plongea, sous la surprise générale des rares témoins conscients, dans une transe proche de celle qu'elle avait connue bien des fois auparavant...

" Apparais, Coupe sacrée, apparais et emplis toi de vie... "

Le fluide sacré serait le meilleur moyen de tous les retrouver. Toutes ses vies qui gémissaient loin des sens des êtres normaux ne pourraient échapper à la technique de la jeune femme alors que la Coupe lentement apparaissait entre deux plans. Le sang était la vie, le sang bouillonnant avec tant de forces en ces cœurs luttant contre la mort rapide.

" Oui, montre-moi !!! "

Les fluides paraissaient maintenant clairement à son esprit et avant que nul ne réagisse, elle lança de toutes ses forces son cosmos contre les maisons vides, mettant ainsi un terme aux menaces d'explosions. Puis, ce fut la course à la Vie qui débuta. Mue par le désir de sauver toutes ces existences qu'elle avait repérées, Morgane se jeta dans les flammes léchant les murs et consumant tout ce qu'elle pouvait. Etant une simple silver, elle espérait juste avoir encore assez de force et d'énergie pour sauver tous ceux qu'elle avait repérés. Homme, femme, enfant et même le chien auquel l'un des petits se cramponnait. Elle n'avait pas eu le cœur à les séparer, les enveloppant dans une couverture alors que ses propres vêtements s'étaient déjà à plusieurs reprises embrasés. Et ce ne fut que lorsque les habitants furent hors de danger qu'elle lança une dernière fois son cosmos contre les flammes, laissant la suite aux villageois. Son rôle était quasi achevé et plus que tout, elle avait maintenant besoin de se reposer et de panser au plus vite ses plaies.

Chose qui ne tarda point, les êtres n'étant pas aussi mauvais que leurs paroles pouvaient le laisser croire. L'un des hommes avait même proposé de la porter jusqu'à l'une des maisons proches et épargnée par le feu mais elle avait refusée. Toute blessée qu'elle fût, elle avait encore sa fierté et ce fut en vraie guerrière qu'elle pénétra dans la petite demeure...

Le temps des discussions reviendrait bien assez tôt, elle le savait. Aussi s'efforça-t-elle prendre le temps qu'il lui faudrait pour correctement se soigner avant de sortir et au monde à nouveau se montrer.
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Kappa


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MessageSujet: Re: [juillet 1755]Le Sang et la Confusion... [PV Kappa]   Mer 3 Juin - 18:38



Encore endormi, le Verseau baîlla en descendant à rapides enjambées la butte qui menait au village. Entièrement vêtu de noir, il suivait l’homme qui était venu le réveiller. Une fois encore, il était resté tard dans la tour, et une fois encore, il s’était endormi sur une pile de parchemins, de rapports de ses espions. Kappa était obsédé par la volonté de ne pas être pris par surprise. Son sens de la tactique et de la stratégie le poussaient à veiller tard tous les soirs. En vérité, c’était une excuse : il se lançait à corps perdu dans ses responsabilités pour ne pas penser à Ahina, à Lya, et surtout à Kyro...
Et un garde était entré dans son bureau précipitamment, réveillant du même coup le général des forces armées.

L’air soucieux, ce dernier observait attentivement la fumée montant du village en descendant le chemin. La surpopulation du village entraînait beaucoup de problèmes que Shion et Kappa devaient gérer à longueur de temps. De la logistique en passant par le logement ou l’hygiène, la mise en place de l’accueil des Rodoriens à Jamir avait été pour le moins compliquée. Malheureusement, les risques domestiques s’en étaient vus accentués, et en cette nuit, un incendie venait de ravager une maison, illustrant plus que jamais la précarité de la sécurité du village. Le feu avait été rapidement maîtrisé, mais l’habitation était partie en fumée, et avec elle, un lieu d’hébergement. Et impossible par une telle température de faire dormir les gens dans des tentes de fortune. Jamir était située en haute montagne, et il y faisait froid, trop froid pour ça. Les sourcils froncés, le Verseau s’avança jusqu’à un de ses hommes qui lui expliqua rapidement la situation. C’était un accident domestique bête et méchant. Aucune victime, heureusement. Une jeune femme avait sorti les gens des flammes, au prix de quelques brûlures. A présent, les gardes faisaient le tour du quartier pour s’assurer que le feu ne reprendrait pas ailleurs. Le garde acheva efficacement son rapport, et Kappa le remercia en hochant la tête, donna quelques instructions supplémentaires rapides, puis il se mit à marcher en observant les décombres fumants, pour aider ses hommes à chercher le moindre signe d’embrasement.

Il s’éloigna doucement en détaillant les toitures voisines sans rien remarquer de suspect, avant de noter quelque chose d’étrange : la porte d’une maison voisine était ouverte, malgré le vent froid qui régnait. Sa curiosité piquée à vif, le chevalier d’Or s’avança et entra doucement. Alors qu’il s’apprêtait à s’annoncer poliment, son regard azuré se posa sur la jeune femme qui se tenait au fond de la pièce, et s’immobilisa, paralysé par la surprise. Tout d’abord confus de la surprendre dans cette tenue indécente, il nota alors rapidement certains détails : cette chevelure, ces lacérations sur son dos, ce corps élancé, ce visage, était ce possible que... ?
- Ly... Lydia ? C’est toi ?
Il se tourna subitement et referma la porte pour ne pas laisser entrer davantage le froid dans la pièce.
- Mais, qu’est ce que tu... Qu’est ce que tu fais ici, après tout ce temps ? Demanda t’il d’une voix faible.

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MessageSujet: Re: [juillet 1755]Le Sang et la Confusion... [PV Kappa]   Ven 5 Juin - 19:21

" Hhhhhhhhhhhhhhhhhh... "

Serrer les dents pour ne pas crier alors qu'elle se défaisait de ses atours sous la lumière vacillante des quelques bougies présentes. A la lumière vive, en cet instant précis, elle préférait la pénombre. Douce, rassurante, elle renfermait son lot de secrets tout en dissimulant au mieux l'éclat si pur de sa peau nacrée. Pâle, Morgane avait toujours eu cette carnation si pâle qui aurait fait verdir de jalousie tant de belles dames de la Cour. Combien d'entre elles se poudraient tout le corps pour cacher l'imperfection de leurs peaux trop souvent marquées. Alors qu'elle, une simple roturière avait tant de grâce et de beauté. Son grain était aussi parfait que sa peau était douce. Mais cela, Morgane ne pouvait le savoir, nulle autre main que les siennes ne l'avaient touchée. Vierge, elle l'était et le demeurerait encore bien des années.

" Tu as des dons qui sont liés à la pureté, mon enfant. Ne laisse aucun homme aucune femme te toucher. Les filles t'expliqueront quand tu seras assez âgée. Elles te donneront tous les moyens de te préserver... "

Ces mots avaient été la réponse de Maman Esméralda à certaines de ses interrogations ainsi que celle des quelques filles qui accompagnaient leur équipage. Pauvres femmes, plus ou moins jeunes, qui préféraient endurer les rigueurs de leur vie d'errance plutôt que de subir les affres d'un mariage sans amour ou d'une vie de nonne qu'elles n'avaient pas souhaitée pour ne parler que de ce qui demeuraient encore une vie respectable en cette triste époque. Toutes ces filles, Morgane se souvenaient. C'était elle en plus de maman Esméralda qui avaient veillé sur elle lors de sa pas si lointaine que ça, petite enfance et première enfance. Elles lui avaient appris à parler comme il le fallait, à se parer, se coiffer, cuisiner, cueillir et préparer les herbes et d'autres potions aux vertus que la bonne société passaient sous silence. Toutes ces femmes étaient bien entendues point aussi heureuses qu'elles auraient voulu l'être mais elles avaient un trésor qui valaient toutes les peines, tous les risques : la liberté.

Un regard nostalgique en regardant les étoffes glissaient sur le sol tandis qu'elle remontait sa longue chevelure de feu en chignon lâche. Cette rousseur inégalable, digne d'une reine, Morgane avait toujours pris soin de la cacher sous des perruques brunes.

Pour le travail, pour les clients qui s'imaginaient les voyantes selon un certain modèle. Une brune était mieux qu'une rousse et puis, cela lui accordait un certain anonymat.

" Tu es trop belle, petite, bien trop belle même ainsi grimée. tu deviendras une femme magnifique à la beauté unique, atypique, rabaissant les autres jouvencelles pour au rand de laiderons "

Les paroles des filles, des autres voyantes, des mercenaires chargés de leurs escortes dont la plupart avaient fini par former avec le groupe une véritable famille. Toutes ses paroles lui avaient appris bien plus sur la vie que l'aurait fait l'orphelinat qui l'avait recueillie.

Elle avait appris les langues anciennes et la plupart des langues usitées dans les salons, le beau parlé, le maintient. Les voyantes comme elle devaient rencontrer toutes sortes de personnes et fidéliser leurs clientèles. Pas mal de dames étaient ravies des services de leur petite communauté tout en voyant d'un œil autrement plus mauvais les filles qui gravitaient dans leur sillage.

" Vous ne valez pas mieux qu'elles. "
" Chut... "


C'était parfois si dur de se taire surtout quand on était encore qu'une enfant. Toute cette nostalgie l'envahissait alors que la dernière étoffe rejoignait enfin le sol couvert d'un pauvre tapis en un bruit délicat de tissu froissé.

Oui, je ne jugerai personne, maman Esméralda. Je ne jugerai personne... J'ai trop de sang sur les mains pour cela. Ce don tient autant de la bénédiction que de la malédiction. Combien de fois ai-je vu des désastres sans pouvoir les conjurer. L'avenir, le passé, le présent, tout n'est que mélange sous la surface de l'onde, sur les reflets des flaques, les signes et les cartes.

Un pauvre sourire aux lèvres, elle se tournait vers le broc empli d'eau chaude mêlée d'alcool et autres produits avant de les faire couler sur son dos.

" Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh... "

Serrer encore les dents en un masque de souffrance contenue alors que sa vision vacillait, brouillée par une foule de larmes surgies par pur réflexe.

Mal, si mal, cela va tellement mal de verser cela sur sa chair à vif.

Mais elle n'avait pas d'autre choix pour laver ses blessures. Surtout avec sa chevelure qui avait si bien collé sur ses plaies. Morgane devait agir, faire preuve de courage tout en sentant une brusque chaleur l'étouffer. Ouvrir juste ce qu'il fallait la porte, le temps de passer la dernière étape.

" Allez courage. Tu es un chevalier, une guerrière... "

Et sans attendre, elle passa la dernière couche, sentant la sueur lui couler sur le front, collant les quelques mèches échappées à son chignon. Tout s'écoula le long de son dos si troublant. Toutes ces lacérations, ces brûlures la lançaient sans fin. Poser maintenant les pansements...

Elle en était là lorsque la porte s'ouvrit soudain et qu'emparant du broc, elle le balança sur l'importun.

Non, il a tout vu...

Elle était à demi-nue pour assurer les soins, laissant apparaître une poitrine aussi pâle que parfaite, couronnée de deux pointes roses. Une vision de rêve dont l'homme ne garderait qu'un regard volé à la dérobade avant de s'être pris un broc rempli d'un reste d'eau chauffée et alcoolisée.

Et se retournant soudain, elle s'empara de la chemise qu'elle avait préparée avant de se tournée enfin vers l'impudent, ne remarquant que sa longue chevelure bleutée.

Il avait beau faire sombre, il avait bien tout vu. Son visage, sa longue chevelure et sa plastique. Il avait vu et un nom lui avait échappé. Un prénom qu'elle n'avait entendu qu'en de rares occasions.

" Lydia... "

Se retournant de nouveau, elle s'efforça de passer au plus vite les pansements sur elle avant d'enfiler sa chemise de lin et d'avancer vers l'importun.

" Lydia !!! Vous êtes... Non, vous êtes un homme de Cédrick !!! Dehors !!! Dehors si vous ne voulez pas que je vous tue !!! Espèce de serviteur de monstre ! Partez sinon, je jure que je vous envoie le rejoindre aux Enfers !!! "

Tout était confus et l'état émotionnel où se trouvait Morgane ne suffirait pas à expliquer sa vive réaction envers un homme qu'elle ne connaissait absolument pas.
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MessageSujet: Re: [juillet 1755]Le Sang et la Confusion... [PV Kappa]   Sam 6 Juin - 17:46



Il s’était déjà tourné, mais le mal était fait, et le broc à moitié empli d’eau chaude qu’il reçut dans le dos le lui rappella avec une douceur toute relative. La jeune femme était entrée dans une hystérie impressionnante en entendant le nom de Lydia, et elle ne semblait pas le reconnaître. Elle le prenait pour un homme de Cédrick. Un autre détail qui ne fit que conforter Kappa dans son idée qu’il s’agissait bien d’elle. Peut être avait elle perdu la mémoire, ou bien le changement d’apparence physique du Verseau était il trop important ? Il en avait fait du chemin, l’adolescent qu’elle avait connu par le passé. Il décida donc de tenter un électrochoc et fit volte face avant de lui répondre d’une voix tonnante et autoritaire :
- Du calme, Lydia ! C’est moi, Kappa !
Mais cela ne sembla pas suffire, il poursuivit alors immédiatement :
- Je suis le chevalier d’Or du Verseau, et également le général des forces armées du Sanctuaire.
Pour prouver sa bonne foi, il déploya son cosmos et une aura azurée irradia tout autour de lui pendant un instant, alors qu’il fixait le visage de Morgane avec un sourire bienveillant, avant de s’évaporer l’instant d’après. Il ne voulait pas alarmer les autres saints pour rien.

Il commençait à croire que Lydia avait perdu la mémoire. Il avait déjà vu ce regard perdu, lorsqu’il avait retrouvé Mashia et qu’elle ne se souvenait plus de rien, pas même de lui. Il savait comment s’y prendre avec les personnes dans cet état. Sa voix redevint douce, et il ajouta :
- Cédrick est mort, tu le sais bien. Je l’ai tué de mes propres mains il y a plus de dix ans. Tu étais là, ce jour là ! Souviens toi, Lydia !
Il se rendit soudain compte qu’il était tourné vers la jeune femme et que cela semblait la gêner énormément, il fit donc à nouveau volte face pour se tourner vers la porte, et regarda ses pieds : le sol était trempé, et ses cheveux gouttaient. Le général des forces armées était assez pitoyable en cet instant.
- Bon sang, mais qu’est ce qui t’est arrivé... ? Murmura t’il d’une voix qui trahissait son incompréhension la plus totale.

Il avait beau tourner les choses dans sa tête dans tous les sens, il ne comprenait pas ce qui était arrivée à celle qu’il connaissait. C’est alors qu’un doute affreux s’empara de lui. C’était il y a si longtemps. Peut être était ce sa propre mémoire qui lui avait fait défaut en voyant cette femme qui ressemblait tant à la jolie rousse dont il avait sauvé la vie. Il hésita un bref instant, tourna légèrement la tête sur le côté, avant d’ajouter d’une toute petite voix :
- Oh, non... Tu t’appelles bien Lydia, n’est ce pas... ? Dis moi que je n'ai pas commis une erreur... ?

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MessageSujet: Re: [juillet 1755]Le Sang et la Confusion... [PV Kappa]   Ven 12 Juin - 20:05

Une réponse, une réaction et bientôt un nouvel enchaînement de questions en cette demeure qu'elle aurait pensée être plus isolée que cela. Telle serait donc la suite logique de cette rencontre inattendue. C'était comme si le destin s'était emballé après de longs, de longs jours de calme sous le ciel de Jamir. L'apaisement avait été si court mais ainsi allait la vie. Profiter de toutes les faveurs que le destin, les Moires accordaient, plus que quiconque la sainte de la Coupe était consciente de cela.

Vivre comme elle l'avait fait, le faisait encore lui avait offert une conscience, une clairvoyance que trop peu d'âmes étaient capable d'effleurer. La nature humaine lui était si souvent apparue sous des jours plus que sombres mais avec toujours une pointe de soleil. Même s'il s'agissait en cet fois d'un soleil de glace...

Elle ne pouvait encore le savoir mais son destin se jouait aussi en cet instant. Trempé par l'eau dont elle l'avait énergiquement aspergé, l'homme avait cependant fini par se retourner, dévisageant presque la splendide rousse qui lui faisait fasse.

Une telle lueur en ses yeux. Et cette expression, on jurerait qu'il a vu un fantôme.

De quoi alertait une Morgane tout juste vêtue d'une chemise légère laissant deviner des formes qui ne pouvaient qu'être aussi sensuelles qu'harmonieuses. Une tenue qui ne la désavantageait pas autant que cela. En tant que combattante de la déesse de la Guerre, elle avait appris à user du cosmos, ne se frottant quasi jamais aux autres au corps à corps. Ce genre de combat qui tenait plus de l'empoignade de brutes dégoulinantes de testostérone n'était pas sa spécialité, loin de là. Son domaine était autrement plus subtil, plus envoûtant et inquiétant.

Son regard avait d'ailleurs pris un éclat troublant alors que l'importun progressait lentement face à elle en une tentative de l'apaiser, de lui faire baisser sa garde. Elle avait beau n'être qu'une simple silver, une guerrière si minable qu'on l'avait tenue loin des combats, elle n'en demeurait pas moins une éveillée capable de faire bien des dégâts. Ce que son invité surprise devait désirer le moins du monde. Et alors que dans l'âtre, le feu commençait à baisser, la manifestation du cosmos de l'homme le fit totalement s'éteindre tout en levant un courant froid qui fit aussitôt frissonner la jeune femme.

" Kappa ? "

Ce nom de guerre ne lui était pas inconnu. C'était celui du général des armées de la déesse. Réalité que le jeune homme ne tarda pas à confirmer en plus de la rendre quasi malade de froid.

" Atchoummm !!! "

Ne put-elle retenir avant de se détendre quelque peu et de baisser enfin sa garde, enfin, ce qui lui tenait lieu de garde.

" Kappa ? Vous êtes donc celui que j'aurais du rencontrer après mon arrivée à Jamir. J'avoue que je ne me pensais pas faire votre connaissance de cette façon. Votre cosmos ne peut mentir et j'ai pu le sentir. Un saint d'Athéna ne peut... "

Et se rendant soudain compte de son erreur.

" Je vous demande juste d'excuser ma méprise. J'ai réellement cru que ce monstre... Ce monstre... "

Sa voix tremblait en se rappelant les circonstances de leurs rencontres, les plaies en son corps, son âme et celles de toutes les victimes qu'elle avait sauvées ce jour-là. Cet homme était un monstre un dément à l'intelligence rare et calculatrice.

Et que dire de sa beauté. Rien ne pouvait décrire l'attrait qu'il était capable d'exercer sur les êtres. Tant d'atouts, il avait tant d'atouts en plus de sa perversion et sa cruauté. Un instant, Morgane crut revoir son combat, sa rencontre face à lui, la confession qu'elle avait faite avant de se rendre au Sanctuaire.

A sa plus grande honte, son émoi devait être perceptible. Il suffisait de voir la façon dont Kappa lui parlait maintenant.

" Non, Cédrick n'était pas mort. Il n'était pas mort !!! Comment aurai-je pu le tuer en ce cas !!! "

Elle s'arrêta soudain avant d'entendre sa question...

" Lydia ? Lydia ? "

Elle baissa la tête.

" Non, je suis Morgane de la Coupe mais cela n'est pas mon vrai nom. Je ne connais même pas mon vrai prénom, il me manque tout une partie de ma vie...

Mon vrai prénom. Est-ce Lydia ? Je ne sais pas, je ne sais pas...

Pourtant... "


Elle se retourna et encore plus tremblante qu'une feuille malmenée par le vent, elle se saisit d'un bijou resplendissant. Un pendentif d'une beauté aussi atypique qu'inoubliable. Long, gracieux, mêlant roche, pierres précieuses et métaux tout aussi extraordinaire, il resplendissait de grâce. Sa forme était celle d'une femme ailée à la beauté aussi saisissante qu'émouvante, si belle et si envoûtante qu'on ne pouvait l'oublier.

Elle la montra à Kappa avant de la retourner.

" C'est tout ce qu'il me reste de ma famille, de ma véritable famille. Et au dos, sont gravées mes initiales... "

D'un geste, elle les lui montra et les deux lettres entrelacées n'étaient autre qu'un L et un C.

" Kappa... Dites-moi, dites-moi quand remonte tout cela. Que je sache, que je sache si je suis bien cette jeune femme que vous appelez Lydia ? Peut-même pourrai-je en vous y aider encore plus que vous ne pouvez l'imaginer. Je vous en prie, dites-moi, dites-moi au moins pour ce monstre de Cédrick, si par malheur il était encore en vie...

Pour tout le mal qu'il m'a fait... Dites-moi... "
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MessageSujet: Re: [juillet 1755]Le Sang et la Confusion... [PV Kappa]   Jeu 9 Juil - 4:39



Plus elle en dévoilait, plus ses doutes se multipliaient : elle ne semblait pas le connaître, et affirmait en plus avoir tué Cédrick. C’était impossible, il était mort depuis déjà bien longtemps ! Il l’avait lui même envoyer s’écraser sur les pavés de la cour depuis la plus haute tour de son sinistre manoir ! Et même de si haut, il avait entendu l’effroyable bruit de ses os réduits en bouille sur le sol. Il n’y avait aucune erreur possible. Peut être était elle perturbée ? Et peut être même n’était ce pas Lydia ?! Il ne savait plus quoi penser. Morgane de la Coupe ? Il se retourna finalement pour l’observer davantage. Il détailla les traits de son visage, mais il ne pouvait trancher : ses souvenirs de Lydia étaient anciens, et certains étaient déformés par la fièvre et les blessures qu’il avait reçus lorsqu’ils étaient ensemble. Tout cela remontait à plus de dix ans ! Impossible de savoir si c’était bien elle !

Celle qui disait se nommer Morgane plongea son regard dans le sien, attrapa un collier et lui montra avec insistance. Elle voulait des réponses, mais il n’en avait que très peu à lui fournir. Toutefois, lorsque son regard azuré se posa sur les lettres entrelacées du pendentif, il eut un instant d’hésitation. Un ”L”, comme Lydia ? La coïncidence était un peu trop grosse, et ce collier lui disait vaguement quelque chose. Il le fit glisser au creux de sa main, et passa son pouce dessus. L’avait il déjà vu ? Lydia lui avait il fait voir il y a si longtemps ? Ou bien... l’avait il simplement aperçu ? Tout cela remontait loin, beaucoup trop loin !
- D’accord. Ecoutez, Morgane : Cédrick est mort il y a plus de dix ans, je l’ai tué de mes propres mains et j’ai vérifié sa dépouille. Impossible de se tromper...
Il détailla ses yeux, qui lui semblèrent différents de cette époque lointaine. Mais ce n’était qu’une impression, c’était trop loin...
- Je ne sais pas si vous êtes Lydia, cela remonte trop loin, et j’étais encore un adolescent. Tout comme elle, d’ailleurs. Si c’est l’adolescente que je connaissais qui se cache sous ces traits de femme, je ne peux pas l’affirmer avec certitude, conclut il d’un regard contrit.

Les sourcils froncés, tout en réfléchissant, Kappa relâcha le pendentif et s’éloigna de la jeune femme pour s’assoir dans un fauteuil. La tête appuyée sur sa main, il réfléchissait, le regard détourné de la jeune femme pour lui permettre de poursuivre ses soins. Et si elle disait vrai ? Et si Cédrick était toujours en vie ? Non. Impossible... Il secoua la tête en signe de négation comme pour chasser cette possibilité qu’il estimait ridicule. Il avait déjà tué beaucoup d’hommes depuis qu’il était chevalier, il connaissait la mort pour l’avoir cotoyée de près à de nombreuses reprises. Il n’aurait pas pu se tromper en vérifiant la dépouille.
- Quand l’avez vous tué, Morgane ? Demanda t’il d’une voix lointaine sans arrêter de fixer le mur opposé à la jeune femme. Quand est ce arrivé ? Votre mémoire est elle défaillante ? Vous souvenez vous de ce que vous faisiez, d’où vous viviez il y a neuf ou dix ans ? J’ai besoin d’informations. Dites m’en plus, s’il vous plaît ?
Si Lydia se dissimulait bien sous ses traits, la chronologie de ses souvenirs finirait bien par le révéler. Il suffisait de fouiller dans sa mémoire... Une fois son identité confirmée, il s’occuperait de Cédrick...

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MessageSujet: Re: [juillet 1755]Le Sang et la Confusion... [PV Kappa]   

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