RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [Juin 1755] At home [feat.Mary]

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MessageSujet: [Juin 1755] At home [feat.Mary]   Lun 4 Mai - 1:18

Once upon a time

Wow ! La Troisième guerre mondial était passée par là ou quoi ? Ça ou alors ils avaient décidé de mettre du gazon ? Non parce que sérieusement, les Champs de coraux n’en avaient guère plus que le nom ! Une bonne partie avait été arrachée, écrasée sans pitié, joyeusement décimée ! Et le pire dans tout ça…comment diable est-ce que je retrouve mon chemin ?!? Franchement les gens pourraient avoir un minimum de considération pour ceux qui passent après eux ! Parce qu’autant vous l’avouez franchement, j’étais complètement paumé ! Peu importe le chemin que je pouvais prendre, j’avais juste l’impression de tourner en rond… D’ailleurs est-ce que ça ne ferait pas la quatrième fois que je passais devant ce petit tas de corail rouge ?

Et dire que j’avais espéré pouvoir enfin rentrer chez moi tranquille ! Si j’avais su qu’il allait falloir que je fasse une course d’orientation… Des heures que je tournais, franchement, j’en avais marre ! Et avec ça, la faim et la soif commençaient à me tarauder l’estomac et la gorge. Bon une petite pause s’imposait, sans quoi je sentais que j’allais finir par exploser ! Et puis ça me permettrait peut-être de m’y retrouver un peu avant de reprendre mon chemin ! Même si à ce rythme-là, c’est pas demain la veille que je retrouverais Mary !

Je me laissais finalement aller en arrière, m’allongeant sur un croisement entre un tertre et un rocher, observant le ciel aqueux qui me surplombait. Il m’aidait à me calmer, et me rappelait de doux souvenirs, comme les yeux de ma femme… Enfin je n’étais toujours pas sûr qu’il soit d’actualités que je puisse l’appeler ainsi. Après tout, tellement de temps avait passé…et si elle avait quelqu’un d’autre ? Tout à coup, la perspective de ses retrouvailles qui m’avaient tellement enchanté, me parut comme une épreuve insurmontable ! Qu’est-ce que je devrais faire si elle m’annonçait que je n’étais plus l’homme de sa vie ? Quoiqu’en y réfléchissant bien, je n’étais plus tout à fait le même qu’avant…et si à présent elle me détestait ? C’était maintenant la peur qui me tenaillait, celle que plus rien ne soit comme avant. Enfin, forcément que les choses avaient évolué, mais jusqu’à quel point ? Et mes enfants, qu’étaient-ils devenus ? Je n’avais pas vraiment de souvenirs d’après ma mort, c’était quelque chose de très flou au fond de moi, comme une ombre à peine discernable au cœur d’une nuit sans lune.

Je passais finalement une main sur mon visage avant de me redresser et d’observer autour de moi, j’étais encore loin du Sanctuaire. Mieux valait que je me remette en route si je voulais pouvoir un jour leur soumettre l’idée d’installer des panneaux indicateurs ! Bon, il me semblait que je n’avais pas encore pris cet espèce de chemin à droite, autant voir ce que ça donne au point où j’en étais ! D’ailleurs ça me fait penser, je vous avais déjà parlé de ma poisse légendaire ? Non ? Ben maintenant vous êtes au courant ! Le rapport ? Elle ne m’avait pas quitté et venait d’ailleurs de frapper à nouveau sous la forme d’une marche de six mètres... Et croyez-moi, l’atterrissage a été rude, mes reins pourront en attester ! J’avais maintenant la démarche d’un vieux papy croulant ! Obligé de m’accrocher à un mur rocheux tout en gémissant pitoyablement, espérant que la douleur passe vite. J’allais finir par croire que le Sanctuaire lui-même voulait me faire payer ma longue absence…


-Raaaaaaaaah !! Putain de bordel de merde !! J’en ai maaaaaaarre !!

Ahem, pardon, petite explosion de nerfs, et de ce qui restait de ce pauvre rocher sur lequel je m’agrippais…paix à son âme ! Et en fait je n’étais pas si désolé que ça en voyant ce qui se cachait derrière !

-Hé ben enfin ! Des heures que je les cherche ces foutus escaliers !

Ouais, ces foutus escaliers comme je les appelais, ceux qui me mettraient sur le bon chemin du Sanctuaire ! Finalement j’allais enfin pouvoir retrouver ma vraie famille ! Toute peur envolée, je m’élançais –presque– joyeusement –j’avais encore mal aux reins– en direction de ma maison de toujours !

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Satine


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MessageSujet: Re: [Juin 1755] At home [feat.Mary]   Lun 11 Mai - 19:49

Quel doux son






« Raaaaaaaaah !! Putain de bordel de merde !! J’en ai maaaaaaarre !! »

Quel doux son à mes oreilles. Mélodieux, si primaire et instinctif. Je ne pouvais me tromper : quelqu'un quelque part venait de se viander. Dommage que je n'ai pas vu la chute. Par contre, pour ce qui est de la musique … Je me relevais sur un coude, jetant un regard aux alentours. Personne. Il faut dire que je ne distinguais pas grand chose dans ce chaos carmin, ce vaste champ de corail à moitié défoncé. Qu'était-il arrivé aux défenses du Sanctuaire Sous-Marin ? Oh trois fois rien, juste une toute petite attaque de rien du tout orchestrée par mes soins. Encore une preuve qu'on ne devait pas me chercher des noises.

Dérangée dans ma petite sieste, je décidais qu'il était temps d'y mettre un terme pour aller voir un peu ce qu'il se passait dans les alentours. Non pas que je me sentais d'une humeur charitable, bien au contraire, mais j'étais curieuse. Et aussi pressée d'aller lui gueuler dans les oreilles qu'il était impoli d'interrompre une sieste.

Prenant quelques secondes pour m'étirer, renfiler mes cuissardes et rajuster mon bustier – pas ma chemise à moitié ouverte, ce serait criminel – je me pris à chercher la provenance de cette voix, m’apercevant que je revenais sur mes pas pour rentrer au bercail. Moi qui voulait me trouver loin de tout, c'était semblerait-il raté. J'allais faire demi-tour quand je l'entendis de nouveau. L'objet de la quête de l'inconnu était donc les escaliers. Il fallait pas être très malin pour ne pas les trouver … ou bien avoir le sens de l'orientation d'une huître. Je m'approchais furtivement de lui pour l'observer un peu. De dos, je ne voyais rien d'autre qu'une fine silhouette voûtée qui se massait les fesses en maugréant dans sa barbe.

Avant qu'il ne monte la première marche je l'interpellais, dissimulée dans l'ombre d'un grand corail rouge resté intact.

« Et pourquoi tu cherchais des escaliers ? Il y a plus intéressant que des escaliers … Si tu veux un coup de main, je peux t'aider à monter ! » fis-je avant de m'élancer quatrième vitesse vers lui, l'attrapant par le bras pour bondir encore si haut, que nous voilà déjà en haut des dits escaliers ! « Voilà, comme ça tu éviteras de gueuler comme un bœuf et me détruire les oreilles et ma sieste. Bon sang. Y a jamais moyen d'être tranquille plus de deux minutes sans qu'un connard vienne m'emmerder. »

En plongeant mon regard dans le sien, j'eus un bref moment d'hésitation. « On se connaît, non ? Ou plutôt non, d'habitude je dis : « T'es qui connard ? »

Je relâchais mon étreinte pour reculer plus rapidement que je ne le devrais. Mais tant pis pour la bienséance, je m'étais soudainement rappelé que mon sang était empoisonné …

« En fait oublies, j'étais très bien toute seule, salut ! Et bon courage pour la suite ! »





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MessageSujet: Re: [Juin 1755] At home [feat.Mary]   Mer 3 Juin - 20:50

Please, remember me

J’allais poser mon pied sur la première marche pour le Saint Graal quand une voix –qui évoqua en moi quelque chose de Nostalgique sans que je ne réussisse à l’expliquer sur le moment– m’interpella, m’arrêtant en plein élan. Le monde avait décidé de me bloquer en bas des escaliers, c’est ça ? Puis une ombre, une silhouette, un bras, et je me retrouvais plaqué contre un corps, qui n’avait rien de masculin. Et avant même que je ne le réalise nous étions arrivé en haut des escaliers, où elle reprit ses reproches, mais alors que je levais les yeux vers elle, je ne l’écoutais plus, je ne pouvais plus que la voir, la sentir, la…toucher, alors qu’elle me tenait toujours contre elle.

Toute une flopée de souvenirs me revint en mémoire d’un coup, celui d’une femme nue dans mon lit, d’un enfant braillard enveloppé dans un linge, de douces lèvres contre les miennes, de la petite main d’un enfant refermé autour de mes doigts. Etait-ce vraiment elle ? Celle que j’avais tant espéré revoir ? Etait-ce réel ? Je n’osais y croire et pourtant, lorsqu’elle plongea ses yeux dans les miens, alors que j’eus l’impression que pendant un court instant le monde ne se résumait qu’à nous deux, que le temps se suspendit juste pour nous, je sus que tout était bien réel. Mary, ma Mary m’était enfin rendue, et sans que je ne puisse les arrêter, quelques larmes s’échappèrent de mes yeux.

L’émotion me serra tant la gorge que mes mots restèrent coincés, et je me retrouvais à imiter une carpe hors de l’eau. Je revins brusquement à la réalité, quand il n’y eut subitement plus aucun contact entre nous, Mary s’étant brusquement éloigné, comme si notre contact prolongé l’avait soudainement brûlée. Bon ou mauvais présage, je ne saurais dire, mais j’étais triste d’un tel éloignement. Je n’avais qu’une envie, repartir me réfugier contre elle, la prendre dans mes bras, lui dire combien elle m’avait manqué et à quel point je ne cessais de continuer à l’aimer. Mais je m’abstenais, je forçais mon corps à rester immobile et mon esprit à se calmer. Elle n’avait pas la moindre idée de qui j’étais en réalité, et ça me frustrait. Mais comment lui en vouloir ? J’étais mort depuis tellement longtemps, et j’avais tellement changé…


-Non ! Mary, attends ! m’exclamais-je en la voyant prête à partir. Reste s’il te plait, je…

J’avais esquissé le geste pour la retenir, mais m’arrêtais à temps, si elle ne voulait pas de mon contact je n’allais pas la forcer. Je passais ma main dans mes cheveux, pour me donner le temps de trouver mes mots, alors que je refermais nerveusement les doigts de mon autre main sur ma tunique. Comment lui dire ? Devais-je seulement lui avouer qui j’étais ? Un coup d’œil vers sa silhouette me confirma que oui, il fallait que je lui dise, et mieux valait sans doute qu’elle l’apprenne de ma bouche. Mes chances de survie seraient sans nul doute proches de zéro si c’était quelqu’un d’autre qui lui apprenait, surtout en connaissant son tempérament de feu !

-Ahem, je…

Bordel, j’y arriverais pas !! Est-ce que je devrais être plutôt cash, ou y aller en douceur ? Subtile ou non ?

-Je…C’est moi, enfin…je suis revenu !

Une corde bordel, une corde !! Avec un tabouret aussi, ça serait bien… Y’a des jours où j’aimerais bien juste pouvoir disparaître, quoique je lui avais déjà fait le coup une fois, pas sûr qu’elle apprécie la deuxième.

-Enfin, non, c’est…heu… Tu dois pas comprendre grand-chose à ce que je dis… C’est que tu m’as tellement manqué, les enfants aussi, et… Et je fais que m’enfoncer là...

Allez mon p’tit Astre !! Tu prends une grande respiration, et tu joues le tournant de ta vie ! C’est maintenant ou jamais !

-C’est moi Mary, c’est Astre. Je suis rentré.

Je vous avais déjà dit à quel point j’avais l’impression que j’allais me manger le râteau du siècle ?
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Satine


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MessageSujet: Re: [Juin 1755] At home [feat.Mary]   Dim 14 Juin - 17:33

Mon nom






Sur le point de m'en aller, je fus saisie de stupeur quand le blanc-bec m'appela par mon nom d'emprunt. Mary. Me connaissait-il ? Mes sourcils se froncèrent, dessinant une ride contrariée sur mon front. J'avais une certaine réputation ici, après tout. Oui, qui ne connaissait pas Mary Red ? Non, ce qui m'étonna plus qu'autre chose, ce fut la supplique que je pus lire dans ces prunelles. Un instant troublée de la voir ainsi, si tourmenté, ou désœuvré de me savoir prête à tourner les talons, je repris une expression plus grave et sérieuse. Je n'étais pas vraiment d'humeur à jouer, ni même à parler avec un gamin. J'eus soudain une illumination. Bras croisés alors qu'il paraissait hésiter sur la manière de m'aborder, je lâchais, de mauvaise humeur.

« Je n'ai pas le temps pour ces conneries mon petit, si c'est pour que je t'entraîne c'est non, trouves quelqu'un d'autre. Je n'ai pas que ça à foutre, Poséidon doit le comprendre. »

S'en suivit alors une scène qui m'irrita de plus en plus, me laissant pourtant en bouche, un arrière goût étrange. J'avais un drôle de sentiment en le regardant plus en détail. Mais je ne saurais dire pourquoi. Visiblement embarrassé, j'allais le secouer un peu en lui hurlant dessus quand, enfin, il lâcha un « c'est moi, je suis revenu ! ». Attends, je le connaissais le maigrichon ?! D'aussi loin que remontait ma mémoire, ou plus précisément mes soirées de beuveries avec mes hommes, je n'avais pas le souvenir de ce gamin. Un ancien mousse que j'avais pris sous mon aile ? Non, il serait resté, ils restaient toujours. À croire qu'ils aimaient être torturés …

« Bon alors tu la crache ta pilule ?! » Un sourire sardonique s'accrocha à mes lippes. « Non effectivement je ne comprends pas grand chose à ce que tu me dis gamin … »

Je perdais patience et la suite de ses propos me confirmèrent un fait : il se foutait complètement de ma gueule ! Mon irritation ne tarda pas à se faire ressentir : je tapais frénétiquement du pied, sur le point de perdre tout à fait patience. Puis il prononça un nom. « Ce » nom. Cette fois, ce fut à mon tour d'imiter une carpe hors de l'eau. Abasourdie, les yeux écarquillés, ce que j'avais pris pour une mauvaise blague se soldait en fin de compte contre un mauvais tour du Destin. Putain, en réalité c'était lui qui me faisait un doigt … Et je n'aimais pas ça. Pas du tout, du TOUT.

« Comment t'as fais pour revenir trou du cul ? » lâchais-je d'une voix étrangement calme, quoique légèrement … atone. « Et c'est quoi cette dégaine ? Soit c'est une mauvaise blague qu'on me joue et dans ce cas je vais te botter les fesses si fort que tu pourras plus poser ton cul nul part pendant des semaines, soit c'est vraiment toi et dans ce cas là je te casse la gueule.  C'est toi qui choisit. »

Mes yeux de jades ne cessaient de l'examiner, s'essayant à percer le moindre signe de mensonge. Mais cette façon de se tenir, de me regarder, même, cette lueur dans le regard, ça, c'était Astre et personne ne parviendrait à me tromper là dessus. Je sentais mon cœur se serrer à cette perspective. Car si c'était bien lui, je n'aurais alors plus foi en rien. Car ce tour là était celui de trop. Étais-je vraiment maudite en fin de compte ? Je le pensais de plus en plus.

« Putain c'est pas vrai, je vais en trimbaler combien des casseroles comme ça ? »

Fis-je pour moi-même mais à haute voix, laissant soin à « Astre » de comprendre que moi aussi, j'étais totalement paumée. Voire désespérée. Ma frustration était si grande que j'hésitais à le planter là, ne voulant pas entendre cette vérité si dure à entendre.

Si il était vivant, réincarné dans ce corps de môme … comment j'allais pouvoir gérer cela en plus du reste ? Que dirait les enfants ? Lune devait être aussi grand que lui maintenant si ce n'est plus, et il était fort à parier que Callista accueille la nouvelle à force de cris et de larmes.

Un long soupir passa outre la barrière de mes lèvres. Immobiles l'un en face de l'autre, je détournais mes yeux, troublée et plus attristée que jamais. Un voile sombre obscurcissait mon regard, annonciateur d'une tempête sans précédent.

« Comment je m'appelle ? »





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MessageSujet: Re: [Juin 1755] At home [feat.Mary]   Mar 30 Juin - 16:22

I want to live

Ah, les mots d’amour de Mary ! C’est ce que ça m’avait presque manqué ! Presque hein, parce qu’entre me faire botter le cul et me faire casser la gueule… Un dîner aux chandelles, ça lui irait pas plutôt ? Enfin, je la comprenais, me voir débarquer comme ça, revenir dans sa vie comme un coup de marteau sur un clou. Quoique le clou lui savait à quoi s’attendre ! En l’occurrence là Mary serait plutôt semblable au doigt qui n’était pas préparé à se prendre le marteau ! Ça faisait mal et on n’était jamais certain de ce qu’on devait faire. Mais je ne me voyais pas passer le reste de ma nouvelle vie à lui mentir, la vérité faisait partie de l’amour, en particulier celui que je lui portais. Et comme tout le monde le sait, l’amour ça peut faire mal.

Je la connaissais assez, du moins pouvais-je me targuer de la connaître assez pour le voir, le calme avant la tempête. Et j’allais être au cœur même du cyclone, j’allais devoir l’affronter et surtout y survivre ! Je prenais une grande inspiration, pesant chacun de mes mots. Le terrain sur lequel je posais les pieds était minés, un seul faux pas et je pouvais être certain d’y passer ! Pour autant, je ne fuyais pas, je restais là, campé sur mes deux jambes un peu tremblantes, la regardant fixement, une certaine anxiété au fond du regard.


-Satine, murmurais-je dans un souffle. Ton vrai prénom est Satine, mais tu te fais appeler Mary.

Je soufflais, comme libéré d’un certain poids, car je savais que par ce simple nom elle me croirait. Ce n’était pas la Terre entière qui connaissait son nom, mais un comité très réduit, dont je faisais partie. Mais je savais aussi que ce simple prénom allait déclencher un cataclysme, que je pouvais peut-être néanmoins tenter d’amoindrir, car je n’espérais pas y échapper. J’allais me le prendre en pleine face et quelque part je l’aurais bien mérité. Alors, avant la détonation, je reprenais la parole, tentant de lui expliquer.

-Ce n’est pas que je veuille te faire souffrir, lui dis-je, mais…je ne peux pas, je ne veux pas te mentir. Je pense que c’est ton droit de savoir. Pouvoir te revoir, ainsi que les enfants, t’entendre à nouveau comble mon cœur ! Cette nouvelle vie, je la vois comme une bénédiction !

Je prenais une inspiration, passant ma main dans mes cheveux, je ne devais pas laisser le flot d’émotions qui s’agitaient en moi prendre le dessus. Il fallait que je me ressaisisse, que je garde le contrôle, pour nous deux.

-Les Gallisenae…, reprise-je néanmoins un peu hésitant, Faoiltiarna m’a dit que j’avais encore un rôle à jouer, et que c’est sans doute pour ça que Llyr…Poséidon m’a rappelé à lui. Je ne sais pas ce que j’ai à terminer, mais je suis bien décidé à profiter de cette nouvelle vie.

Et c’était vrai ! Je n’étais pas revenu à la vie pour repartir aussitôt ! J’étais bien décidé à me battre pour la garder, pour continuer à pouvoir voir et entendre Mary.

-Du coup si tu pouvais éviter d’me laisser pour mort ?

Pourquoi diable avais-je l’impression de sentir tout à coup comme le fil d’une Fladdermine frôler intimement ma cheville ?
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MessageSujet: Re: [Juin 1755] At home [feat.Mary]   Mer 1 Juil - 14:56

Je ne suis pas prête






C'était bien lui, c'était bien Astre, mon premier véritable amour. Si au fond de moi je le savais depuis le moment où j'avais posé mon regard sur lui, ma raison ou autre chose, m'avait aveuglé dans le but dérisoire de m'éviter cette souffrance. Car assurément, cette vérité-là me faisait mal. Trop mal même pour que je puisse l'accueillir comme il se doit. Satine. Très peu de personne connaissait mon prénom véritable, celui que ma mère Elizabeth m'avait donné …

Une lueur de tristesse gravita dans mes prunelles. Sans mot dire, comme absente, je l'écoutais sans réagir. Amorphe. Je me fichais pas mal de ses explications, en fin de compte ce que je voyais, c'était que Poséidon s'amusait encore avec mon cœur. Ou bien je me faisais du mal toute seule après tout ? Ce silence chez moi n'était pas anodin et ne présageait jamais rien de très bon. Je tiquais à ce mot « Bénédiction », une nouvelle vie hein ? Et en plus il me demandait la clémence ? Ma mâchoire se crispa, si bien que mes dents grincèrent leur mécontentement. Si il se souvenait de ce signe avant coureur, Astre n'allait pas tarder à fuir, quatrième vitesse.

« Tu as encore un rôle à jouer hein ? La belle affaire. » Je braquais un regard noir chargé d'électricité sur lui. « Et bien profites bien ! J'vais pas te tuer, mais je te conseille de pas trop t'approcher de moi. Les enfants seront sans doute contents de te revoir. Mais avises toi de mourir encore comme une merde et de nous abandonner une seconde fois et je t'égorge. C'est clair ? »

Un pas, il me suffit d'un pas pour briser la distance nous séparant et, sans crier gare, je lui octroyais une belle claque maison qui lui laisserait un cuisant souvenir de moi pour quelques jours. Si je lui avais tant manqué … je suis certaine que l'attention lui ferait plaisir. Ou pas. L'agrippant par le col, je le rapprochais de moi, inquisitrice dans mon attitude.

« Et ça c'est pour avoir justement crevé comme une merde. Putain Astre … tu as pas idée … de ce que j'ai pu endurer … sans toi … »

Mes épaules se prirent à trembler de plus en plus fort, jusqu'à s'étendre au reste de mon corps. Je n'arrivais plus à me contrôler, plus du tout. Alors que j'éclatais en sanglot, mon étreinte sur lui se raffermit, j'allais finalement poser mon front au creux de son cou. Pour y déverser un torrent de larmes trop longtemps contenues.

« Notre vie aurait pu être tellement différente Astre … » lui susurrai-je entre deux sanglots qui m'enserraient la gorge dans un étau.

Mes larmes se tarirent d'elles-même tandis que je séparais de lui, essuyant d'un revers de la main, ces quelques gouttelettes d'argents. Je n'étais pas en mesure d'en dire davantage. Pas maintenant, pas comme ça. Il avait été franc avec moi, mais moi je me sentais incapable de lui apprendre tout ce qui s'était passé pour moi. Peut-être le savait-il déjà ? Ou bien … n'en avait-il gardé aucuns souvenirs ? Si il se souvenait de moi … Je chassais ces pensées d'un revers de main, agacée, n'ayant qu'une envie c'est de fuir. J'avais besoin de prendre l'air.

« Je dois m'en aller Astre, je suis désolée, je suis incapable de continuer. Pardonnes-moi. Plus tard … »

Oui plus tard nous nous retrouverons. Mais pas maintenant. Avant cela je devais me retirer et réfléchir. Ma vie ne pouvait être plus chaotique. Je levais les yeux au ciel pour tenter de voir celui ou celle qui s'amusait tant à mes dépends. Pour lui faire un doigt d'honneur.

« Les enfants sont sur l'île de Circé. »

Je me tournais une dernière fois vers lui pour lui apprendre où étaient ses enfants. Nos enfants. Amère et au bord de la crise de nerf, je fis appel à mon écaille pour m'envoler et m'échapper, loin, très loin de ce bordel.

[FIN pour moi °°]





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MessageSujet: Re: [Juin 1755] At home [feat.Mary]   

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