RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [Juin 1755] Quête acquisition d'armure de Caedus

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Caedus


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MessageSujet: [Juin 1755] Quête acquisition d'armure de Caedus   Lun 4 Mai - 15:57

L’homme à l’Armure Dorée observait le premier bastion de l’Humanité, de la Justice et de la Paix : une montagne obscure et maladive où ne se dressaient que des ruines, peuplées de milliers de créatures infernales difformes et puantes, assistante des serviteurs du Mal. Les seuls échos positifs provenaient des derniers vestiges des Protecteurs de l’Humanité morts au combat, dont l’âme n’avait pas encore totalement quitté les lieux maudits des Dieux.

Autrefois Glorieux Joyau de la terre, le Sanctuaire de la Déesse Athéna n’était plus qu’une décharge où régnait la puanteur d’Hadès. Spectres vainqueurs, Saints vaincus. Et lui, Caedus, n’avait servi à rien.

Il était venu avec les meilleures intentions : aider les Chevaliers d’Athéna à vaincre leurs ennemis. Au final il avait échoué à vaincre son seul véritable adversaire, et n’avait même pas pu aider les Armées de la Lumière à fuir.

Il n’avait vraiment servi à rien.

Les événements ne s’étaient pas passés comme prévu. Caedus ne s’était pas attendu à voir les Marinas de Poséidon se retourner contre lui, ni même de devoir combattre des Chevaliers d’Or renégats. Mais il avait lamentablement perdu face au Taureau d’Or, qui certes était redoutable, mais n’était clairement pas le plus puissant de l’Ordre. Heureusement qu’il n’avait pas eu à faire face au Lion, ou au Verseau, pour ne citer qu’eux.

Caedus n’avait pas la puissance des Chevaliers d’Or. Il était plus du niveau d’un Chevalier d’Argent, en terme de puissance et de profondeur de cosmos. Mais sa capacité à créer de manière illimitée des armes le mettait dans les niveaux les plus élevés de compétitivité, lui permettant de faire face et de vaincre la plupart des serviteurs divins de cette ère.

Il abaissa les yeux sur l’Armure d’Or du Lion qu’il portait. Bien qu’elle luisait de mille feux, dernière étincelle dans ce monde de ténèbres, elle n’était pas l’originale. Caedus pouvait copier tout ce qu’il voyait, mais ce n’était que des copies. Copier des armes blanches n’était pas compliqué, car il parvenait à comprendre leur essence intrinsèque. Mais les armures étaient vivantes. Ce n’étaient pas que de simples protections. Copier une armure avec le même niveau de complexité nécessitait un savoir qu’il ne possédait pas, une vision de la manière qu’l devait acquérir. Certes il ne parviendrait jamais à en créer d’aussi robustes que les originales : il n’avait pas le niveau Héphaistos. Mais il devait à tout prix améliorer ses copies. Son combat contre Hector l’avait démontré : le Chevalier du Taureau détruisait ses armures plus vite qu’il ne les créait, lui demandant une consommation de cosmos bien trop importante. Et combattre sans armure aurait été du suicide.

Un seul homme était capable de lui apprendre la composition intrinsèque des armures. Ce même homme qui était capable de les réparer. Son nom était bien connu dans le monde : Shion du Bélier. Le Grand Pope lui-même. Caedus eut un pauvre sourire. Il ne me reste plus qu’à demander gentiment au Grand Pope d’apprendre tous ses secrets à un inconnu… Un jeu d’enfant.

Mais il fallait essayer. Athéna ne le reconnaîtrait peut être jamais comme un vrai Chevalier, mais lui, avait définitivement choisi d’embrasser l’idéal de la Déesse. Il avait été perdu toute sa vie. Une seule parole d’Athéna avait réussi à lui ouvrir les yeux. Tel était le pouvoir de la Déesse de la Guerre et de la Sagesse : éveiller le meilleur en chaque homme. Et elle avait réussi de main de maître avec Caedus. Ce dernier regrettait seulement de ne pas avoir pu parler plus longuement avec elle. De comprendre pourquoi elle avait décidé qu’il ne serait jamais un Chevalier, bien que son cœur lui soit totalement dévoué.

Salopard de Pséma. Tu as causé la perte d’Athéna, et à présent celle de son Sanctuaire. Sois maudit. Je jure de te retrouver et de t’éliminer une bonne fois pour toutes !!

Il se rappelait encore le visage de l’homme qu’il avait combattu dans le Sanctuaire Sous-Marin, du temps où il était encore un Général de Poséidon. Ce visage hantait ses pensées. Voilà pourquoi il devait devenir plus fort. Pour être l’égal des Chevaliers d’Or, et leur prêter main forte, voire se sacrifier pour eux, afin d’arrêter Pséma. Seule la mort de Pséma offrirait un avenir à l’humanité, à l’idéal d’Athéna.

D’une seule pensée, il fit exploser l’Armure d’Or du Lion en des milliers d’étincelles qui disparurent dans la nuit. Jetant un dernier regard écœuré au domaine du Mal qu’était devenu le Sanctuaire de l’Espoir, il tourna le dos au présent pour se concentrer vers l’avenir et sa vengeance certaine : il se dirigea vers le lieu de rendez-vous des Saints tel que communiqué par le Grand Pope.

Jamir.
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Caedus


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MessageSujet: Re: [Juin 1755] Quête acquisition d'armure de Caedus   Mer 6 Mai - 16:54

Caedus regardait le Chevalier du Lion s’éloigner, sa cape noire flottant au vent dénotant avec celles de ses confrères. Voilà un gain de temps plus que précieux. Il s’était attendu à rencontrer des problèmes en entrant sur le territoire de Jamir, les Saints défendant avec hargne leur nouveau domaine à la suite de leur défaite. Mais le Lion étant la sentinelle des armées de la lumière, il avait pu profiter de son amitié avec Corell pour obtenir l’aval officiel des armées d’Athéna de se mouvoir sur ce terrain. Encore mieux, il avait appris avec une joie difficilement dissimulée le retour d’Athéna, qui s’était réincarnée en un bébé sauvé in extremis par le Lion lui-même lors de la Guerre. Finalement, la situation des Saints pouvait paraître des plus graves, mais la survie d’une majorité de Chevalier et d’Athéna elle-même faisait naître dans le cœur des hommes une nouvelle espérance, un espoir certain que le Bien pouvait être affaibli mais jamais totalement éliminé.

Et cela renforçait le désir de Caedus d’augmenter sa puissance.

Le jeune homme se tourna vers l’entrée de la Tour et y pénétra sans hésitation, en retirant la capuche qui dissimulait son identité. La porte d’entrée plutôt petite pour un bâtiment de cette taille donné immédiatement sur une salle qui devait faire la quasi-totalité de la surface du Temple, où la lumière pénétrait faiblement par les petites fenêtres sans carreaux de tous les côtés. La lumière éclairait faiblement une multitude d’Armure de Bronze et d’Argent et sale état et délaissées de leur porteur, visiblement en cours de réparation. Cette découverte conforta Caedus : Shion du Bélier ne devrait pas être loin. S’avançant de quelques pas, il remarqua l’escalier au fond de la pièce qui semblait mener vers les étages supérieurs, et à côté de cet escalier, la silhouette d’un homme de grande taille dissimulé dans l’ombre. Hésitant, Caedus baissa légèrement la tête en signe de respect mais sans se prosterner pour autant.

« Salutations, je suis Caedus. J’ai été envoyé par le Chevalier du Lion afin de rencontrer Shion du Bélier, votre Grand Pope. »

Caedus sembla discerner le sourire de l’homme malgré l’obscurité qui l’entourait, avant que celui-ci ne réponde d’une voix caverneuse.

« Salutations, Caedus. Oui, je suis au courant, Corell m’a informé de ta présence et de tes intentions. Alors voici l’homme qui a autrefois été Guerrier d’Odin, puis Général de Poséidon… Je dois avouer qu’en temps normal, nous ne t’aurions pas accordé notre confiance. Mais le Lion d’Or nous a assuré de ton engagement. Qui plus est, nous n’avons jamais refusé un homme en disgrâce souhaitant racheter ses fautes en embrassant la cause de la Déesse Athéna, surtout après qu’il ait combattu pour nous spontanément. »

L’homme s’avança dans la relative lumière, dévoilant ses longs cheveux blancs, son teint clair profondément ridé, portant une toge aux allures chinoises et japonaises, dont le style était inconnu de Caedus. Ce dernier compris qu’il n’avait pas affaire à Shion, beaucoup plus jeune que cet homme.

« Je suis donc prêt à accéder à ta requête. Moi, Harukei de l’Autel et maître de Jamir, te montrerai la composition intrinsèque de nos armures, et te laisserai t’instruire des armures ici présentes. Le Lion a également accepté de te laisser son armure d’Or lorsque tu en auras besoin. Néanmoins il est clair que nous ne te léguerons aucune armure sans le consentement d’Athéna : si celle-ci t’estime assez brave pour devenir un Chevalier, alors une armure de choisira d’elle-même peut être un jour. Acceptes-tu ? »

Caedus n’hésita pas un instant. Avoir un allié de la stature de Corell dans le camp avait de toute évidence largement aidé. Les Saints avaient décidé de lui faire confiance et de lui offrir ce qu’il voulait : pas grand-chose en soi, hormis ausculter et comprendre le fonctionnement d’une armure. Il se mit à genoux devant le Maître de Jamir ; il était probable que l’homme était le Maître de Shion, aussi se faire instruire par un tel homme était aussi avantageux que par Shion lui-même.

« Oui Maître Harukei, j’accepte et vous remercie de me donner cette chance. De plus, je souhaiterais rester discret sur ma présence en ces lieux. Les Marinas de Poséidon ont du mal à accepter ma… Reconversion, et souhaitent m’éliminer. Je préférerais éviter que ma présence remette en question votre alliance avec eux. »

« Voilà une attention que j’apprécie, jeune homme. En effet, certains Saints m’ont remonté ton désir de t’allier à nous, mais également la répugnance des Marinas à ton égard. Officiellement, nos dirigeants ne te soutiendront certainement pas, tout comme nos troupes. Tu ne resteras donc pas dans le camp des Saints mais dans un lieu peu éloigné, une cabane désertée de ses habitants dans la forêt. Lorsque je t’appellerai, tu te rendras discrètement dans cette Tour, afin que je t'y montre les mystères des armures d'Athéna. »

Des images naquirent dans l’esprit de Caedus, envoyées par le vieil homme, lui montrant le chemin pour rejoindre la chaumière. Le Chevalier Déchu hocha la tête en signe de contentement.

« Vas. Je t'appellerai demain. J’aurai une armure de Bronze à réparer, afin que tu puisses assister à la renaissance d’une armure. »

Remerciant le vieil homme, Caedus remit sa capuche et sortit de la bâtisse, se dirigeant vers son nouveau chez-lui. Etre mis à l’écart ne le gênait pas. Il avait toujours été un solitaire, et bien qu’à présent voué aux idéaux d’Athéna, il ne se sentait pas encore des leurs. Peut-être que cela viendrait avec le temps.


Dernière édition par Caedus le Lun 11 Mai - 19:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Juin 1755] Quête acquisition d'armure de Caedus   Jeu 7 Mai - 10:32

Le feu crépitait dans la cheminée, illuminant les murs de la Tour et le visage concentré du vieil homme de couleurs chaudes et énigmatiques. Étonnamment, malgré son âge avancé et son expérience, l’homme transpirait très légèrement sous l’effet de la chaleur mais surtout de la concentration nécessaire à la réparation de l’Armure d’Argent sous leurs yeux. Ce procédé était relativement simple, au final. Le tout reposait sur des éléments paraissant simples de premier abord, mais qui étaient au final d’une complexité infinie.

Caedus ferma les yeux moins d’une seconde alors que le burin d’Harukei frappait une nouvelle fois l’armure, créant une détonation de lumière à laquelle il avait du mal à s’habituer, comme si celle-ci était porteuse d’une aura divine. A chaque coup porté, la poudre stellaire s’envolait dans les airs, reflétant la lumière du feu en des myriades d’étincelles magnifiques. Oui, de premier abord Caedus avait été étonné par la simplicité de l’opération. Harukei dispensait la poudre sur l’armure et le burin, et frappait l’armure et ses endroits brisés ou fissurés, afin qu’elle se reconstruise. Finalement, la poudre était comme un carburant pour l’armure, qui utilisait cet élément, ainsi que l’énergie générée par le burin, pour se régénérer.

Au final, cette poudre et son burin étaient comme un bon gros steak bien cuit associé à des fruits murs en quantité. Fibres et énergie. Caedus comprenait mieux pourquoi Harukei lui avait indiqué que l’armure était vivante : en effet, elle se comportait comme un organisme vivant et était régie par les mêmes règles.

Mais plus que tout, l’élément centralisateur de cette régénération était le cosmos d’Harukei. Il devait disposer d’un timbre différent des autres cosmos, car c’était lui qui faisait office de catalyseur au processus, permettant à l’armure d’entrer en symbiose avec la poudre et de capter l’énergie transmise par le burin, lui-même alimenté par ce même cosmos offert par Harukei. L’opération était extrêmement fatigante, car demandant énormément d’énergie. De plus, l’esprit d’Harukei se fusionnait avec le burin et l’armure, afin de permettre à celle-ci de…

Quel mot pourrait bien convenir ? Se sentir à l’aise ? Oui, ça doit être à peu près ça, pensa le jeune homme tout aussi concentré que le Maître, mais dont la nature poussait à toujours un peu de légèreté en toute occasion.

Cette découverte de la nature vivante des armures était un véritable coup dur pour le jeune homme. D’un seul coup d’œil, Caedus pouvait dupliquer tout objet avec son cosmos : épées, lances, cottes de maille, draps… Bien sûr, ce pouvoir avait ses limites : pour dupliquer une maison entière, il lui fallait beaucoup plus de temps, car sa composition était autrement plus complexe. Distinguer les murs, le toit, les fenêtres étaient une chose, mais pour tenir il fallait une infinité de clous et autres objets de petite taille, dissimulés à la vue des gens. Il devait donc utiliser son cosmos afin de comprendre la composition exacte de la maison, en distinguer chaque centimètre. Et ainsi, il pouvait la dupliquer, avec des efforts importants. L’autre limite était qu’il ne pouvait que créer la matière : créer des choses vivantes, ou de la nourriture, était en dehors de ses compétences. Il ne souhaitait d’ailleurs en aucun cas acquérir un tel pouvoir.

Il savait donc qu’avec le temps il pourrait comprendre la composition des armures, mais jamais il ne pourrait recréer leur âme, l’aspect vivant de leur être. Il en était incapable, mais également, cet aspect vivant était bien étrange : l’âme des armures était à la fois très primaire, mais pourtant capable de faire des prouesses d’autonomie et de prise de décision, comme se séparer de son porteur si celui-ci s’écarte du bon chemin, ou sauver ce même porteur en le protégeant naturellement d’une attaque meurtrière. Caedus sentait qu’Harukei lui-même, lorsqu’il lui décrivait l’âme des armures, n’avait pas réellement d’idée sûre sur la composition de ces âmes. Pour le vieil homme, elles étaient vivantes, et pensaient à leur manière, point.

Mais Caedus avait forgé sa propre idée sur ces âmes. De son avis, les âmes des armures consistaient en l’écho de fragments des âmes de leurs différents porteurs au fil des âges. En devenant Chevalier, en se battant et en mourant pour Athéna avec leurs armures, leur âme s’imprégnait très légèrement dans l’armure. Et au fil du temps, cela avait donné vie aux armures, dont leur âme était au final un patchwork des âmes de leurs Saints morts.

Le tableau pouvait paraître morbide. Il ne fallait pas le voir ainsi. Les Chevaliers avaient une telle bravoure, un tel dévouement pour leur Déesse, que leur âme survivait par-delà la mort dans leurs armures. Pour Caedus, c’était une chance, un honneur. Car au final, leur mort rendait peu à peu l’armure plus intelligente, plus vivante, et donc plus à même de protéger leurs successeurs.

Mais cette vision des choses ne résolvait en rien le problème du jeune homme, aussi il avait décidé de le mettre de côté. Harukei acceptait qu’il assiste aux réparations des armures, ainsi Caedus concentrait toute son attention dans le cosmos de l’armure, observant avec précision sa composition, ses réactions face aux actions du vieil homme. Sa présence tranquille et avenante, avide de connaissances, semblait même plaire aux armures : au départ méfiantes, après quelques heures d’écoute elles semblaient plus ouvertes et se dévoilaient à lui, lui permettant d’appréhender leur tissu le plus profond, de distinguer leur composition de base.

Et il arrivait à comprendre. Les armures qu’il avait précédemment créées étaient faites de métal imbibées de cosmos. Bientôt, il serait capable d’invoquer des armures faites du même matériau que celles d’origine, toujours imbibé de cosmos. Peu à peu il comprenait la composition de base de ce matériau divin. Et pour lui, comprendre un métal revenait à le dupliquer. Avec plus de difficultés qu’un matériau ordinaire, car celui-ci était plus complexe que ce qu’il n’avait jamais vu. Mais il savait qu’il y arriverait. Une fois qu’il aurait tout appréhendé, il tenterait sa chance.

Et une fois qu’il arriverait à créer une armure inerte, il réfléchirait à y implanter une âme.
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MessageSujet: Re: [Juin 1755] Quête acquisition d'armure de Caedus   Mar 12 Mai - 14:59

La salle secrète de la Tour de Jamir où Caedus s’entraînait dans la plus grande discrétion était cette fois-ci non plus illuminée par un feu crépitant mais par l’armure de bronze que le jeune homme tentait de créer. Celle-ci apparaissait petit à petit à mesure qu’il se concentrait pour créer sa structure interne. Tout d’abord son squelette, la forme de l’armure quadrillée de lumière, puis petit à petit le contenu même de l’armure se matérialisait par la seule force du cosmos de Caedus, se déployant comme une vague de matière apparaissant de nulle part recouvrant le squelette de lumière, présentant les formes et les couleurs exactement similaires à la véritable armure se trouvant juste à côté. Le processus d’invocation était fatiguant, demandant une concentration extrême et une grande quantité de cosmos pour créer de la matière là où il n’existait rien. Mais alors qu’il transpirait, Caedus était confiant, ne doutant pas qu’après quelques semaines de pratique il parviendrait à mieux maîtriser le processus et pouvoir créer une armure avec beaucoup plus de facilité. L’invocation demanderait toujours beaucoup de cosmos, mais l’expérience faciliterait le processus.

Le processus d’invocation se finalisa dans un ultime soupir de relâchement du jeune homme, laissant l’armure de bronze dans une obscurité relative sous le regard éberlué d’Harukei. L’homme tourna autour des deux armures : l’originale et la copie, les observant sous toutes leurs formes.

« Incroyable. Je n’y croyais pas, mais c’est pourtant vrai. Tu as réussi… Les deux armures sont strictement identiques. Je ne parviendrais pas à distinguer l’originale de celle que tu as invoquée. Leur composition est totalement similaire. »

« Oui, il semble que j’ai réussi à copier intégralement le composant. Mais il manque encore quelque chose que je n’arrive pas à déceler. Regardez. »

Soudainement, l’armure invoquée commença à se briser. Tout d’abord en des microfissures, qui devinrent peu à peu béantes. Certains bouts de l’armure commencèrent même à tomber au sol. N quelques secondes à peine, le métal flamboyant était devenu en bien piteux état, fissuré de toutes parts et étrangement assombri. Caedus fronçait les sourcils et tendait la main en avant, tentant de maintenir sa création, sans succès. Il renonça au bout d’une longue minute. L’armure vola en éclat, se transformant en une poussière dorée lumineuse qui s’envola dans les airs avant de disparaître.

« Cela se termine toujours ainsi. L’armure invoquée semble parfaite pendant une minute, puis se désagrège soudain à grande vitesse, sans que j’arrive à ralentir le processus. »

Harukei resta interdit pendant de longues secondes, ce qui permit à Caedus se récupérer son souffle et boire un peu d’eau. L’invocation était physiquement éprouvante, mais il avait emmagasiné suffisamment de cosmos durant la période où il étudiait les méthodes d’Harukei pour pouvoir se remettre vite.

« Peut-être les armures de Bronze ne sont-elles pas assez robustes pour résister à l’invocation. Cela vaut la peine d'essayer avec une Armure d’Or. »

D’un geste, le vieil homme matérialisa une Armure d’Or sur le sol. Immédiatement, la salle fut emplie de ses reflets dorés. Le casque observait Caedus de ses yeux étranges, le mettant mal à l’aise. L’autre face présentait un second visage, souriant et chaleureux, qui combla immédiatement ce sentiment de mal être. L’armure dont la dualité était tel un mythe. Gémini, dans toute sa splendeur.

« L’Armure de Gémeaux n’a pas de porteur. Je t’autorise donc à la dupliquer. Vas-y. »

Caedus hocha la tête et obtempéra, légèrement excité à l’idée de dupliquer une Armure d’Or. Posant la main sur l’armure, il ferma les yeux et se concentra sur l’armure, en comprenant la composition interne dans ses moindres détails. Les armures d’or étaient incroyablement plus complexes que les bronzes et argents, mais Caedus maîtrisait à présent bien cette pratique de compréhension structurelle. Il savait où chercher. Cela ne lui prit que quelques minutes pour appréhender l’armure pourtant d’une grande complexité.

Se relevant, il tendit la main et en appela à toute sa concentration et son cosmos. Une seconde armure commença alors à se matérialiser, tout d’abord sous un squelette brillant, puis le métal apparut en une vague de lumière éblouissante. Peu à peu l’armure se créa, beaucoup plus lentement qu’à l’habitude, mais Caedus ne relâcha pas la pression, parvenant à la finaliser avec de gros efforts. Lorsque l’armure fut terminée, il en tomba à genoux, toussant abondamment. Mais heureux de cette victoire. La matérialisation lui avait couté toute son énergie vitale, tout son cosmos. Les armures d’Or étaient d’une incroyable complexité. Mais sa copie brillait aussi puissamment que l’originale, et semblait être aussi solide et puissante. Elle vibrait d’énergie.

« J’ai réussi… »

« Non. Je ne pense pas. », murmura Harukei, les yeux fermés.

Caedus n’eut pas le temps de questionner le vieillard. Dans la seconde suivante, l’armure se mit à se fissurer. Dépité, Caedus ne tenta pas de maintenir sa création en place. L’armure se fissura et explosa en cette même poussière de cosmos au bout de quelques secondes d’agonie. Harukei ouvrit les yeux.

« Je crois comprendre la raison de cette réaction. Tu ne l’as sûrement pas senti, mais les deux armures sont entrées en écho l’une avec l’autre. Tu le sais, les armures sont vivantes… Et j’ai le sentiment que l’armure originale parvient à détecter ta copie. Certainement grâce à la qualité de ton invocation. L’originale rejette sa copie qu’elle ne reconnaît pas. »

L’analyse tomba sur Caedus comme une défaite totale. Il avait pensé trouver une solution à la conscience de l’armure une fois la composition perfectionnée. Mais au vu de ce qu’annonçait Harukei, le métal et l’âme de l’armure étaient intimement liées. L’un ne pouvait vivre sans l’autre. Mais dans cette défaite, il fallait reconnaitre que si l’originale reconnaissait la copie comme une extension d’elle-même, cela signifiait que Caedus avait atteint un stade d’invocation suffisant pour passer au niveau supérieur.

« Si je simplifie, l’armure est vivante, capte l’existence de ma copie, mais n’est pas d’accord et donc la détruit. Mais alors, comment résoudre ce problème ? Comment obtenir l’accord de l’originale de m’en servir comme modèle ? »

Harukei eut un pauvre sourire.

« Aucune idée, jeune homme… Je ne connais aucun homme de cette ère qui soit parvenu à contacter une armure. Il ne te reste plus qu’à tenter de dialoguer avec elle et la convaincre de ta sincérité, mais je ne connais aucun moyen. Il ne te reste plus qu’à le découvrir. Vu que ces recherches sont des plus intéressantes, je suis prêt à te laisser en compagnie de l’Armure des Gémeaux, qui restera à ta disposition dans cette pièce. »

Caedus leva un sourcil. Harukei semblait dire qu’il était prêt à le laisser lui, seul avec l’armure. Ce qui ne lui avait pas été accordé jusqu’à maintenant. Néanmoins, vu la sécurité des lieux depuis l’arrivée d’Athéna et la fuite du Sanctuaire, Caedus ne douta pas qu’il serait sous haute surveillance. Il n’omit pas de réserves et accepta d’un signe de tête entendu.

C’était l’ultime obstacle… Loin d‘être suffisant pour diminuer sa motivation.
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MessageSujet: Re: [Juin 1755] Quête acquisition d'armure de Caedus   Lun 18 Mai - 15:37

Il faisait face à l’armure d’or des Gémeaux, aussi imperturbable qu’elle. Cela faisait des jours qu’il passait des heures à rester ainsi, tentant de projeter son cosmos dans l’armure, d’entrer en contact avec elle. Il la sentait vivre, captant une présence, une aura entourant l’armure, mais c’était comme dialoguer avec une plante : l’armure vit mais ne semble pas avoir de réflexion. Elle réagit, dispose d’émotions limitées, mais ne pense pas. Le jeune homme a tout tenté dans ses tentatives de contact au travers du cosmos : la communication, les images, les émotions, la puissance. Rien n’avait fonctionné. Harukei passait de temps à autres, prenant des nouvelles sur l’avancée du jeune homme, mais ne pouvant prodiguer aucun conseil avisé car ce que tentait Caedus dépassait ses compétences et ses connaissances.

Miracle, le jeune homme parvenait à rester calme. Ce n’était pas gagné, mais il s’interdisait tout énervement ou impatience afin d’éviter que l’armure ne capte de telles émotions. En revanche, l’un de ses défauts (ou de ses qualités, tout dépendait le point de vue) étant une ténacité aussi solide que le Trident de Poséidon, Caedus se fatiguait énormément à la tâche. Il avait déjà dépensé beaucoup d’énergie pour parvenir à invoquer les armures, et il continuait à dépenser plus vite qu’il ne récupérait. Pour un homme normal cela ne posait pas de problème plus grave que de tomber inconscient. Mais ce que Caedus cachait au monde, c’est que pour lui, cela signifiait que l’âme obscure au fond de lui pourrait reprendre le contrôle de son être.

Cela, il ne pouvait pas le permettre. Cet homme avait failli tuer sa jumelle il y a une année de cela. Il ne permettrait jamais son retour. Caedus se connaissait bien, il savait quel niveau de fatigue il ne fallait pas mieux franchir. Il n’en était pas loin, mais il avait encore de la marge.

Mais alors qu’il se posait justement la question, il sentit cette âme obscure poindre au creux de son esprit. Entité clairement identifiable par sa colère permanente, jamais vraiment absente, dont l’aura de haine plaine constamment dans l’esprit du jeune homme. Il avait depuis longtemps accepté cette destinée, abordant l’esprit du Sith comme une compagne permanente qu’il emmènerait avec lui dans la mort. Mais cette situation avait bien des désavantages. Tout d’abord, il supposait qu’Athéna n’ait pas voulu de lui à cause de cette raison. Egalement, il ne pouvait se permettre d’aimer, ou de rester auprès de ceux qu’il aime comme sa sœur, de peur de perdre le contrôle et de leur infliger des supplices.

Grognant, Caedus repoussa l’âme du Sith, l’enfermant au plus profond de son âme. D’habitude, cela suffisait à rabrouer les ambitions du Déchu autrefois Saints d’Athéna. Mais cette-fois ci, le Sith contesta. Sa présence se fit plus puissante, plus imposante. Caedus le repoussa à nouveau. L’autre tint bon, sa colère se déversant dans son âme, mais étrangement ponctuée d’une détermination inhabituelle. Pas d’ambition ou de sentiment de vengeance, mais plutôt un écho d’opportunisme. Caedus fronça les sourcils. Jamais il n’avait ressenti pareille chose chez le Sith.

Et tandis que Caedus luttait pour conserver le Sith sous contrôle, il se passa quelque chose des plus étonnants. L’Armure des Gémeaux s’éveilla. Son aura grandi, et s’accorda avec celle du Sith sous la forme d’un ballet étonnant d’ombre et de lumière étrangement mêlées et synchrones. Comme deux amies opposées qui se retrouvaient après une longue absence. Caedus en fut si choqué qu’il arrêta de repousser le Sith et se contenta de le maintenir sous contrôle, afin de voir la suite des événements. Après quelques secondes, le Sith bâtit en retraite. Sa présence se tut, avec comme seul indice une simple émotion de contentement, d’accomplissement.

Alors, Caedus sut. Sans pouvoir l’expliquer, il sut, au plus profond de ses tripes, que l’Armure des Gémeaux l’avait acceptée. Elle résonnait différemment, en harmonie avec lui, pas totalement ouverte mais respectueuse, dans une acceptation soudaine.

Poussé par son intuition, le jeune homme se concentra, et s’appliqua à invoquer une nouvelle copie de Gemini. L’armure invoquée se matérialisa dans la pièce, de la même manière que ses précédentes tentatives. Mais lorsqu’elle fut fini, en tout point ressemblante à l’originale, la copie de ne fissura pas. Elle vibrait de vie. De loin pas autant que l’originale, mais elle était en vie. Et cette légère vitalité était similaire à cette de l’originale. Les deux armures semblaient en symbiose. Caedus ressentait comme un écho presque imperceptible, et soupçonna rapidement que l’originale alimentait la copie en vitalité, d’une dose infime mais suffisante pour que cette copie survive.

Caedus était soufflé. Il avait réussi. Il avait réussi à copier une Armure d’Or d’Athéna, et à la maintenir en place. L’exercice était fatiguant. Il savait qu’il ne pouvait maintenir une telle invocation dans la réalité très longtemps ; guère plus longtemps qu’un ou deux combats. Mais c’était suffisant pour pouvoir se battre aux côtés des Saints, et ainsi honorer la Déesse Athéna.

Fermant les yeux, le jeune homme laissa la copie de l’Armure d’Or disparaître, ce qui lui permit de se concentrer sur lui-même, et d’entrer en contact avec cette âme noire qui avait permis ce miracle. Que cet homme l’ait aidé ne rachetait pas ses fautes, et c’est avec un ton de dégoût que l’ancien Guerrier Divin s’adressa à son hôte.

Parle, Sith ! Comment as-tu réussi pareil exploit ? Pourquoi ton intervention a-t-elle changé la réaction de l’Armure des Gémeaux ?

L’âme obscure ria d’un air lugubre, alors que sa colère omniprésente se déversa dans l’esprit de Caedus en une marée de victoire et de moquerie.

Tu n’as toujours pas compris, espèce d’idiot ??? Pourtant c’est toi qui avais raison depuis le début. Une étincelle de jugeote pour ton cerveau de dégénéré. Il semble que tu avais raison en pensant que l’âme d’une armure est la somme des vestiges des âmes de ses Chevaliers. Rappelle-toi, j’étais autrefois le Chevalier des Gémeaux, avant qu’Athéna ne me bannisse. En mourant, une partie de mon âme est restée dans l’Armure. Je n’ai fait qu’entrer en contact avec l’Armure, qui m’a reconnue, et lui ai transmis un message d’acceptation. Rien de plus. Elle a contenté de m’obéir.

Caedus hocha la tête. Tout s’imbriquait à merveille. Ainsi son hypothèse semblait juste… Mais cela lui offrait une difficulté, pas insurmontable : pour copier une armure, il lui fallait d’abord son assentiment. Et cet accord, il pourrait l’obtenir auprès de son Chevalier, ou d’un de ses ancêtres. Nullement déçu par cette nouvelle limitant ses capacités de recopie des amures, il coupa la connexion avec le Sith, ravi de stopper tout dialogue avec cet homme qu’il conservait dans les tréfonds de son esprit.

Souriant comme un enfant, il sorti de la Tour de Jamir. Une heure plus tard, il parvenait à copier l’Armure du Lion, après avoir eu l’accord de son propriétaire, qui fit écho dans l’âme de son armure. Corell lui offrit cet honneur sans hésitation, ayant confiance en son ami d’enfance et frère de la femme qu’il aimait. Facile.

Il avait réussi.
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[Juin 1755] Quête acquisition d'armure de Caedus

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