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 [Juillet 1755] Le poids de la Vérité [Mashia/Shion]

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Mashia


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MessageSujet: [Juillet 1755] Le poids de la Vérité [Mashia/Shion]   Sam 16 Mai - 15:50




Mashia Mokushi



Les chroniques d'une fleur de Lotus - Fin de la Guerre



Le poids de la Vérité





Haut dans le ciel était le soleil quand une ombre se glissa sous ses bras après avoir quitté les ténèbres d’une colonnade. Aveuglée un instant, Mashia, ancienne Sainte de la Vierge et avant cela hôte d’Athéna et porteuse du Lotus s’immobilisa, un instant troublée par la douce quiétude qui régnait en ces lieux. Elle avait traversé tout Jamir sans être inquiétée de croiser ses anciens camarades sur sa route : qui voudrait parler à une paria, ou pire encore, à une traîtresse – malgré elle – fantôme que l’on croyait morte ? Beaucoup probablement, contrairement à ce qu’elle pourrait penser. La jeune japonaise ne représentait plus aucun danger pour qui que se soit. Et bien que cela la chagrinait, elle devrait aller à l’encontre de ce fait pour retrouver Lya elle aussi portée disparue. Oh comme elle devait avoir peur, toute seule, pauvre enfant enlevée contre son gré.

Cette pensée lui redonna le courage d’avancer. Elle cherchait quelqu’un à qui elle devait des excuses, pour lui avoir menti, pour avoir toujours été là sous une fausse identité à se méfier de tout et de tout le monde. Hiro n’était plus, seule demeurait Mashia. Mashia Mokushi la mère des Démons. Elle se présenta aux Prêtresses qui gardaient les hauteurs de Jamir, laissant éclater la vérité au grand jour, son retour, sous les traits d’une jeune femme à la peau diaphane et aux cheveux de feu, yeux pers, ceux qui autrefois, représentaient la Sagesse et la Guerre.

Les plus jeunes avaient pratiquement crié mais les plus âgées avaient fait taire toute effusion inutile : avec des sourires rayonnants, on l’accueillait, à tord, dans une petite pièce à peine éclairée par quelques bougies, parfumée d’une lourde odeur d’encens qu’ils utilisaient à tord et à travers et qui titillait désagréablement les narines. Mashia ne semblait pas s’en formaliser et prit place le plus simplement du monde à même le sol, les genoux réunis en une attitude révérencieuse, comme si elle s’apprêtait à poser front contre terre. Chose qu’elle fit aux premiers bruissements du tissu, rideau qui la séparait du reste du temple, immense et lumineux.

Non, elle garderait la tête basse, et prostrée dans cette attitude honteuse.

Celui qu’elle attendait ne vint pas, cependant, et sous le regard médusé des prêtresses, elle resta ainsi à l’attendre, à espérer sa clémence. Shion était quelqu’un de juste et bon, or Mashia n’avait pas l’âme et l’esprit tranquilles de s’être montrée si faible, encore. Quand bien même ils avaient partagé nombres d’aventures – diplomatiques – et qu’importe s’ils s’estimaient, Mashia avait eu tord de ne pas lui avoir dit la vérité. Hiro avait été un subterfuge pour se protéger et protéger le Sanctuaire tout entier.

Ce n’était qu’une grossière excuse.

« Grand Prêtre Shion … » hésita la matriarche en triturant nerveusement sa manche ne sachant pas si il la croirait si elle lui annonçait le retour de … mais de qui ? Que représentait-elle désormais ? « Vous devriez me suivre. »

Et sans attendre de savoir s’il suivait ses pas, la vieille dame s’en fut, revenant vers la jeune demoiselle qui tourmentait les autres de la voir soumise, immobile respirant à peine. Choquée la matriarche se figea, la main crispée sur le tissu du rideau, bloquant du même coup le passage pour celui qui était leur Guide à tous, Saints d’Athéna.









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Shion


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MessageSujet: Re: [Juillet 1755] Le poids de la Vérité [Mashia/Shion]   Dim 7 Juin - 12:57

Les journées s'enchainaient et la situation ne semblait guère vraiment s'améliorer. Certes, les habitants se remettaient petit à petit des derniers évènements et de cette Guerre qui avait fauché tant de vies, tant d'existences. Certains avaient perdu des proches, tués par les armées Spectrales qui avaient envahi le Sanctuaire. D'autres ne devaient pas souffrir de ce genre de disparitions mais avaient pourtant du abandonner l'ensemble de leurs possessions à Rodorio, laisser toute une vie derrière eux. Sans savoir s'ils pourraient un jour les retrouver ou si tout serait détruit par les armées d'Hadès.

Bref, la situation s'améliorait probablement mais tous partaient de tellement loin. Condamnés à ne montrer aucune faiblesse et aucun désespoir face à tous ces tourments, les Chevaliers d'Athéna devaient montrer une figure forte devant ces villageois au coeur sombre et parfois brisé. Pourtant, eux-aussi avaient souffert lors de ces affrontements et eux-aussi ne pouvaient oublier les pertes qu'ils avaient subis. Ces frères contre qui ils avaient du se battre suite à leur corruption soudaine par un adversaire tapi dans l'ombre. Ces Chevaliers dont plus personne n'avait de nouvelle suite à son abandon du Sanctuaire, la queue entre les jambes. Balance, Capricorne, Taureau, Cancer, Vierge, Scorpion... Et il en oubliait probablement certains à cet instant. Tous avaient disparu et peut-être même péri. Et pourtant, ils devaient continuer de croire que leur avenir était empli d'espoir car Athéna demeurait à leurs côtés, telle une lumière refusant de vaciller au coeur même des Ténèbres.

Comme tous les jours, Shion venait de passer les quelques heures de la matinée à rédiger au coeur de la Tour de Jamir. Rédiger les mémoires de leur dernier affrontement et de ceux que le monde ne devait jamais oublier, rédiger des ébauches de plans visant à reprendre le Sanctuaire dès demain. Il était donc temps de déposer la plume pour se rendre au village, à la rencontre des habitants et des chevaliers. Se relevant de sa chaise pour jeter un oeil par la fenêtre de sa pièce, le Grand Pope fut surpris d'entendre la porte de son bureau s'ouvrir brusquement pour que quelqu'un y déboule précipitamment. Se retournant, il put apercevoir la Matriarche, lui faisant face et reprenant tant bien que mal son souffle.

Grand Prêtre Shion... Vous devriez me suivre...

Un instant surpris par l'hésitation et le ton adopté par la matriarche, Shion commença une réponse qu'il interrompit rapidement

Que se passe t-il? Ne me dites pas qu'il y a encore eu un incident...

Constatant bien vite que l'heure n'était pas aux longues discussions au vu du regard réprobateur que lui jetait la Matriarche, le Grand Pope s'exécuta et la suivit là où elle souhaitait le conduire. Essayant néanmoins d'en savoir davantage sur le chemin, Shion ne put que se heurter au silence de celle qui ne voulait rien lui dévoiler et du se résoudre à se taire jusqu'à leur arrivée. Mais lorsqu'enfin, la femme stoppa ses pas à l'entrée de la pièce, Shion dut l'écarter et se frayer un chemin pour découvrir la raison de cette requête si urgente...

Un miracle...

Immédiatement, Shion comprit pourquoi tous s'étaient stoppés à l'entrée de cette pièce et pourquoi la Matriarche était venue le quérir si rapidement. Mashia. Celle qui avait été l'hôte de leur Déesse avant de disparaître au coeur du Sanctuaire Sous-Marin. Celle qui était réapparue lors de cette dernière Guerre pour aider leurs adversaires aux côtés du Chevalier du Verseau. Pourtant, à cet instant, ce n'était ni de la crainte ni de la rancune que le Grand Pope éprouvait au fond de lui. Il ne ressentait plus la noirceur qui l'avait frappé au sein du Temple du Taureau, la corruption avait bel et bien disparu. A nouveau, l'Espoir frappait à leur porte et leur apportait sa lumière.

Lentement, Shion s'approcha de celle qui avait été sa Déesse avant de s'accroupir devant elle et prendre sa tête entre ses deux mains, délicatement.

Mashia, j'ai tellement espéré que tu reviendrais vers nous, après ta disparition au sein du Sanctuaire Sous-Marin. Je n'ai pas su te protéger à l'époque ni réagir lorsque je t'ai croisée l'autre jour au sein du Temple du Taureau, corrompue. Mais j'ai gardé Espoir car je savais que le Sanctuaire te tenait à coeur. Et maintenant, mon rôle est de le guider, tout comme tu l'as fait par le passé. Et avec toi à nos côtés, il est clair que le Sanctuaire va pouvoir retrouver toute sa lumière...
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Mashia


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MessageSujet: Re: [Juillet 1755] Le poids de la Vérité [Mashia/Shion]   Dim 7 Juin - 15:00




Mashia Mokushi



Les chroniques d'une fleur de Lotus - Fin de la Guerre



Stupeur et tremblement





Un miracle ?

Mashia aurait tourné la tête pour savoir de quoi ou de qui parlait le Grand Pope Shion en cet instant. Or elle était seule ici, les autres prêtresses se retiraient les unes après les autres, un peu déçues mais obéissant aux ordres de la Matriarche. Celle-ci, il ne fallait mieux pas la fâcher, nombre d'entre elles s'étaient vues rudoyées à maintes reprises : ce fut donc sous son regard sévère qu'elles finirent de se retirer, laissant seuls la déchu et l'élue d'Athéna.

Un miracle ?

Elle gardait la tête basse hésitant sur l'attitude à adopter. Ils se connaissaient bien pour avoir œuvré ensemble pour le Sanctuaire d'Athéna. Mais aujourd'hui, tout était bien différent. Le poids de la culpabilité pesait lourd sur ses bien frêles épaules. Si elle était ici, c'était pour faire pénitence, se faire pardonner d'une faute si grave à ses yeux qu'il lui était impossible de regarder en face celui qu'elle devait avoir tant déçu. Alors un miracle ?

Sa surprise fut si grande de le voir cueillir son visage entre ses mains de le voir si heureux. Pourquoi ? Pourquoi lui susurrait son cœur tandis que l'expression de son visage passait de stupeur à tremblement. Stupeur et tremblement, car un samouraï devait agir de la sorte face à son seigneur.

Seulement, en s'agenouillant devant elle, il venait de se mettre sur un pied d'égalité. Doucement, à la fin de ce discours qui étreignit son cœur d'une nouvelle quiétude salutaire, Mashia alla trouver refuge dans les bras de celui qui fut autrefois son gardien. Sa main serra fortement l'étoffe du vêtement du Saint, s'y accrochant de toutes ses forces de peur de sombrer encore.

« Ô Shion … de quelle lumière parles-tu ? » murmura t-elle après un moment sans vraiment s'en rendre compte. « Je vous ai tous abandonné en sombrant dans les plus noires ténèbres. Et si je me tiens aujourd'hui devant toi c'est pour m'excuser … m'excuser encore et encore car je sais qu'aucun mot ne saurait laver l'affront que je vous ai fais. »

Elle mit fin à ce rapprochement instinctif pour s’asseoir sur ses talons, les genoux repliés sous elle. Avec calme et détachement, la japonaise laissa glisser la main posée sur sa cuisse vers le sol, s'inclinant une fois de plus.

Le poids de la honte. Et même si elle savait que cet homme si bon, si juste, un cœur noble et dénué de noirceur lui accorderait miséricorde sans hésiter, elle, indignée contre elle-même, voulait à toute fin faire son repentir.

« Par ma faute Dohko a péri, je l'ai tué de mes mains … Ton ami … Je ne me le pardonnerais jamais. Alors dis-moi, de quelle lumière parles-tu ? »

Sombre, la jeune femme laissa un moment de flottement avant de reprendre, tout en redressant son buste, laissant une manche vide se froisser dans l'air. Elle porta ses doigts contre l'étoffe, révélant cette terrible blessure qu'elle portait depuis la fin de la Guerre Sainte.

« Je ne suis pas le miracle que tu attends, Shion. Mais je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour vous aider. Cette lumière que tu espères, je sais qu'elle est déjà ici, Corell du Lion a su la préserver de la main des Spectres. Pas moi … » Un soupir, Mashia prenait toujours soin de ne pas croiser le regard du Grand Pope. « Si tu le désires, je pourrais t'apporter mon soutien, comme tu l'as fais pour moi si souvent. Mais j'ai peur de ne plus pouvoir combattre à vos côtés. Je ne serai plus jamais une Sainte. »

Termina t-elle tristement en fermant son poing contre le moignon dissimulé sous son kimono. Honte.

Stupeur et tremblement.








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MessageSujet: Re: [Juillet 1755] Le poids de la Vérité [Mashia/Shion]   

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