RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [Fin septembre 1755] Un ange noir face aux apôtres

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Oneiros


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MessageSujet: [Fin septembre 1755] Un ange noir face aux apôtres   Dim 24 Mai - 13:23

[url=]Précédent : Sanctuaire[/url]

Les environs étaient calmes dans les montagnes tibétaines. Protégés par des roches hautes et escarpées, isolés du reste du monde pour garantir leur anonymat et après quatre longs mois de relative paix, les Grecs avaient fini par laisser retomber la sensation de peur et d'oppression qui les avaient assaillis. L'occasion parfaite pour permettre à un messager de se présenter à eux.

Le monarque onirique ne chercha pas à dissimuler sa présence comme la fois d'avant. Poussant l'audace, il alla même jusqu'à atterrir en plein village civil. Les enfants qui jouaient dans la rue s'arrêtèrent et montrèrent du doigt l'homme paré de magnifiques ailes bleues qui descendait vers eux. Oneiros ne chercha pas à avancer plus à l'intérieur du refuge Saint. S'ils étaient aussi réactifs qu'avant, nul doute qu'une horde de chevaliers dorés viendraient le chercher à toute vitesse.

La retombée des rires laissa place à un silence qui alerta les adultes. Les parents sortirent de leurs maisons et aperçurent le guerrier à l'armure bleu sombre, la panique serrant aussitôt leurs membres dans son étau. Le cri d'un aigle fendit l'air et l'oiseau majestueux vint alors se poser sur l'avant-bras tendu de l'aîné des Oneiroi. Là où les adultes virent un signe d'apaisement envoyé par Athéna, les enfants furent conquis et s'approchèrent aussitôt pour demander à voir l'animal de plus près ainsi que les grandes ailés de son maître. Le Songe s'agenouilla de bonne grâce à leur hauteur et présenta Piep à la petite assemblée autour de lui.


"Ne le caressez pas s'il montre des signes d'impatience, il vous pincerait les doigts."

Sans attendre, plusieurs villageois coururent en direction du campement des chevaliers sacrés. Il fallait informer au plus vite les protecteurs d'Athéna. Un homme en armure, quel qu'il soit, ne pouvait entrer librement sans subir le jugement de la déesse.
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Corell


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MessageSujet: Re: [Fin septembre 1755] Un ange noir face aux apôtres   Mar 26 Mai - 16:17

>>> Ellipse

Le Lion d’Athéna, première sentinelle de l’Armée de la Lumière, guettait les territoires sacrés de Jamir de sa position élevée située au sommet d’une des montagnes les plus élevées dans les environs de la Tour. C’était un de ses points d’observation favoris, lui offrant une vue dégagée sur la vallée et sur les autres montagnes, tout en lui permettant de se retrancher dans une solitude qu’il appréciait particulièrement, au cœur de la nature et de sa saisissante tranquillité. Un univers coupé du monde où il aimait se retrancher afin de ne pas oublier son cœur le plus cher : il était le protecteur de la Vie, sous toutes ses formes. Et la nature était la vie. Sa beauté, son calme, permettait au jeune homme de se remémorer les vœux de paix et de prospérité qu’il avait fait à la nature elle-même lorsqu’il avait revêtu l’Armure d’Or.

Mais le rythme apaisant de la surveillance fut brisé par un élément perturbateur. Un point noir dans ce paysage de lumière vivante qu’était la vallée. Un fauteur de trouble venu d’un autre monde. Il en saisit immédiatement la teneur.

Un Spectre.

Cette pensée eut un écho de souillure dans son esprit. Voilà son ultime objectif. L’élément qui changeait cet homme au service de la nature, en une machine à tuer sans état d’âme. L’homme devint bête, alors que ses yeux s’étrécissaient en la forme caractéristique des félins, lui permettant de suivre les mouvements du Spectre tombant du ciel, droit sur le village.

Pour apparaître ainsi au cœur de Jamir, provenant des cieux, il devait s’agit d’un ennemi particulièrement puissant. Même les Juges des Enfers ne pouvaient apparaître si soudainement, alliant la téléportation au vol gracieux dans les airs.

Ce n’est pas un dieu primaire. Son cosmos n’est pas assez puissant. Mais il est trop puissant pour un Juge. Ce doit être un dieu secondaire. Certainement un fils d’Hypnos.

Le Lion déploya son cosmos, envoyant un message d’alerte à ses semblables dans la Tour. Puis, canalisant son énergie dans ses jambes, il laissa l’afflux cosmique de comprimer avant de le relâcher d’un coup. Il fut catapulté en avant à une vitesse folle, plongeant droit vers la vallée. Arrivé au terme de la courbe que formait son saut, il plongea comme une étoile filante dorée dans les cieux, tête la première, bras serrés contre le corps. Sa piquée lui fit atteindre une vitesse suffisante pour lui rompre les os lors de l’impact, même protégé de son armure.

Mais une centaine de mètres avant le sol, le Chevalier d’Or se retourna dans les airs, plaçant ses jambes en avant. Il atterrit avec fracas sur la place du village, face au Spectre entouré des jeunes enfants, freinant sa chute à l’aide de son cosmos au dernier moment. Immédiatement, les enfants entourant le Spectre et son familier furent repoussés en arrière par une force invisible aussi douce qu'implacable, laissant l’ennemi d’Athéna seul face à son nouvel adversaire.

« Écartez-vous, villageois. Il s’agit d’un Spectre d’Hadès, un ennemi de l’humanité ! Restez derrière moi, que je puisse vous protéger.

Quant à toi, Spectre, je te conseille de mesurer tes mots et tes actes si tu tiens à la vie. Ta présence en ces lieux est un affront envers la Déesse Athéna. Ce n’est que parce que tu n’as pas attaqué les villageois que moi, Corell du Lion, je ne t’ai pas déjà éliminé. Je t'offre une minute pour parler, avant que je ne t’étripe !! »


Comme pour étayer ses paroles, son aura de cosmos ne s'était pas éteinte suite à son arrivée; pire, elle ne cessait d'empirer tandis que son poing s'auréolait déjà de crépitements de Foudre, seul élément capable de détruire des Dieux. Voilà qui allait faire réfléchir à deux fois l'intrus pénétrant le domaine des Saints de manière si provocante.
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Oneiros


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MessageSujet: Re: [Fin septembre 1755] Un ange noir face aux apôtres   Mar 26 Mai - 18:39

Aussitôt pensé, aussitôt réalisé. Il ne fallut pas une dizaine de minutes pour voir surgir le Lion d'or en colère. Loin de mâcher ses mots, l'impudent se permit même de porter des jugements hâtifs, beaucoup trop, à l'image de cette foudre impatiente autour de lui.

Sans rien perdre de son calme, Oneiros fit passer l'aigle de son avant-bras à son épaule puis dévisagea le Saint face à lui.


"Je ne suis un ennemi que pour les humains qui se permettent de déclencher mon ire chevalier. En aucun cas je ne désire tuer ces personnes, ni même vous, les Saints d'Athéna. Quant à savoir si ma présence est un affront envers la déesse de la Sagesse, je lui laisse le soin de le décider elle-même."

Il glissa une main entre les pans de sa tunique pour en retirer une feuille roulée, fermée par un cachet de cosmos de la même nature que celui d'Oneiros.

"Je vous prie de changer de ton avec moi, chevalier, car je ne suis pas n'importe quel spectre. Mon nom est Oneiros, dieu des Rêves, des Cauchemars et des Songes Prémonitoires, et je viens aujourd'hui en tant que messager pour transmettre ce pli en main propre à votre Grand Pope. Qu'une divinité se déplace en personne et seule devrait vous convaincre de la bonne volonté des Enfers pour parlementer avec Athéna. Si ce n'est pas le cas, peut-être que ceci le pourra."

D'une pensée il ordonna à son surplis de reprendre sa forme totémique à plusieurs mètres de là, le laissant simplement en tenue civile, démuni face au Lion. Il laissa également son cosmos retomber et ses ailes se dissoudre plume par plume, pour finalement croiser les bras.

"Bien évidemment, afin de garder la tête de mon hôte sur ses épaules, j'ai apposé un sort sur le message, que je suis seul à pouvoir défaire. Ainsi soit vous me laissez parler à Shion, soit je meurs et vous ne saurez jamais quelles sont mes intentions. Ah non j'oubliais. Je suis immortel, si vous me tuez, je pourrai revenir encore et encore. Tenez-vous vraiment à jouer à cela ?"

Un homme sensé, à ce stade de l'explication, irait au moins solliciter l'approbation du Grand Pope quant à la marche à suivre. Le monarque onirique n'émettait aucun signal d'hostilité, demeurait serein et laissait même le Cinquième gardien lire son cosmos à loisir, prouvant son essence divine par sa puissance à la nature particulière.

"Je me suis déjà présenté aux portes du Sanctuaire par le passé, et vos camarades Hector du Taureau, Eidolon du Cancer, Liana de la Louve ou Mattheus d'Adamantine pourront vous confirmer que je suis capable de me montrer courtois là où les spectres ne penseraient qu'à détruire. Demandez-leur. Je puis même vous raconter ce qui est advenu à chacune des douze Maisons du Sanctuaire, qui est leur nouveau propriétaire et les changements qui y ont été apporté. Qu'en dites-vous ?"
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MessageSujet: Re: [Fin septembre 1755] Un ange noir face aux apôtres   Mer 27 Mai - 2:11

"Ce que j'en dis, spectre, c'est que tu vas ouvrir ton truc devant nous et sans faire d'histoire ..."


Spoiler:
 

Soudain, des ondes cosmiques apparurent autour des deux protagonistes, une chaleur en émanait ainsi que de l'agressivité, elles étaient orangées mais elles prenaient de temps à autres, une teinte dorée. Des flammes apparurent non loin d'eux laissant entrevoir une ombre qui en sortait, les mains serrant son ceinturon marchant d'un air déterminé. C'était Ishiro du Phoenix ! Le saint venait de nouveau de revêtir sa nouvelle armure complètement ressuscitée par les soins de Shion, son ami de toujours. Les ondes disparurent, le saint se mit près du chevalier d'or du Lion, celui qui avait déjà entraîné le bronze saint il y a de cela quelques années. Il s'était promené dans le village contemplant ses habitants à faire leur besogne qui leurs étaient assignées. Le saint s'ennuyait toujours autant dans ce village dont il était revenu il n'y a pas si longtemps après son mystérieux voyage. C'est à ce moment là qu'il avait senti comme un bouleversement dans le cosmos, une énergie négative venait, enfin, de se manifester. Courant vers le lieu où s'était manifestée cette montée de cosmos, Ishiro avait croisé des villageois apeurés. Le Phoenix tenta de stopper l'une des habitantes de Jamir pour lui demander ce qu'il se passait et sans hésiter, la jeune femme lui cria qu'un spectre était à la place du village. Sans hésitation aucune, il endossa son armure du Phoenix. Marchant discrètement, il entendit comme un fracas dans le ciel. Un son de tonnerre. Ishiro eut un léger sourire à l'annonce de cet orage, Corell était déjà sur les lieux. Le saint se cacha derrière un mur regardant ce qu'il se passait, le lion ne traîna pas pour demander au spectre ce qu'il venait faire ici. Oneiros ... Le saint reconnut aisément ce spectre pour l'avoir croisé à la Cathédrale des enfers. Un être dont il fallait ardemment se méfier. Celui ne tarda pas à répondre au chevalier d'or et toujours de manière aussi disgracieuse et imbue de sa personne, un dieu quoi ... Le dieu des rêves se portait comme messager des enfers, rien que ça. Comment un dieu pourrait l'être, c'était assez étrange ... Jamais un dieu ne se rabaisserait à faire les basses besognes des spectres de basse classe, d'ailleurs il avait à peine participé aux combats du sanctuaire. Il retira même sa protection et croisa les bras, expliquant à Corell quelles seraient le danger de devoir le tuer, qu'il reviendrait à chaque fois, étant immortel. Il raconta aussi qu'il avait eu le loisir d'avoir croisé d'autres saints lors de la bataille. C'est là que le saint du Phoenix fit son apparition. Il avait toute confiance en Corell pour s'en débarrasser mais si d'autres spectres puissants apparaîtraient, le lion ne pourrait sans doute pas les arrêter tous, il ne fallait pas que cela se passe évidemment.

"Nous crois-tu assez fou pour te laisser aller comme bon te semble ici ?


Ishiro retira son heaume et le tint avec son bras droit, replié. Il n'avait plus ce visage sombre et défiguré par la haine mais calme, serein avec un regard perçant et sévère.

"Pourquoi ne nous lirais-tu pas ton message devant nous et que nous informerions nous même le grand Pope de ton passage ? Ou alors si tu le veux vraiment, nous pourrions te chasser éternellement, qu'en penses-tu Corell ?


Le saint de bronze était un habitué des fourberies ayant été lui même un serviteur du mal, ayant aidé un juge à monter les marches du sanctuaire. Trop de spectre avaient pu monter et traverser les temples trop facilement, ils ne devaient plus faire pareille erreur. Il ne voulait pas non plus laissé ce dieu auprès de son ami Shion, ça serait dangereux et pure folie de le laisser s'en approcher. Le chevalier de bronze attendait les réponses de son ami et de cet ennemi d'Athéna. Et s'il fallait chasser ce spectre éternellement, le saint s'en fichait, il était le Phoenix, il était lui aussi immortel, ayant bravé la mort maintes fois par le passé.


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Corell


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MessageSujet: Re: [Fin septembre 1755] Un ange noir face aux apôtres   Mar 2 Juin - 18:32

Le Chevalier d’Or haussa un sourcil de surprise face à la réaction du Spectre. Ce dernier ne se laissa pas démonter, et rétorqua avec un calme et une élégance rare chez les suppôts d’Hadès. Comme il s’en était douté, l’homme se présenta comme un fils d’Hypnos, à vrai dire son principal fils, le chef de la bande : celui qu’on appelait Oneiros, Dieu des Rêves. Corell fut plus étonné encore de le voir retirer sa Surplis. Il était évident que le Dieu avait hautement confiance en lui, et s’était préparé à cette situation : il n’avait cure de son hôte et pourrait facilement le sacrifier, et ainsi pouvoir déclarer des hostilités à moindre effort.

Le Saint allait rétorquer lorsque le Phénix fit son entrée. Il lui coula un regard en coin avec un léger sourire d’accueil. Il était heureux qu’Ishiro ait pu retrouver sa place au sein de l’Armée d’Athéna. Il ne savait pas exactement ce qu’avait fait le Phénix lors de sa déchéance, mais Corell étant autrefois tombé dans le même travers et ayant failli tuer Athéna elle-même, il savait quelle douleur ce type d’épreuves laissait dans le cœur, et savait pardonner. Ishiro s’était bien comporté pendant la Guerre, n’hésitant pas à enchaîner les combats et faisant fi de ses conditions physiques, voire de sa vie elle-même. Le Lion appréciait cela. Lui-même avait les mêmes idéaux : tout donner, jusqu’au tréfonds de son âme, pour Athéna. Ce potentiel de bravoure et de sacrifice, car oui il s’agissait bien de cela, faisait d’Ishiro un Saint de grande valeur.

« Bien parlé, Phénix. Dieu des Rêves, par ton statut de messager je ne tenterai rien contre toi si tes actions ne témoignent aucune agressivité, tant envers les Saints que les habitants de Jamir. Néanmoins, ton statut ne te donne pas libre accès à notre territoire, et ne t’offre encore moins une entrevue avec notre Grand Pope !

Moi, le Chevalier du Lion, suis l’un des lieutenants du Grand Pope. Libère le sort porté sur ce pli, et je promets sur mon honneur que celui-ci parviendra au Grand Pope, après que je l’ai moi-même lu afin de m’assurer qu’il ne porte pas de poison. Autrement, comme l’a proposé Phénix, énumère moi le contenu de ce message ici et maintenant, à ta guise. »


Croisant les bras, le Lion attendit la réaction du Spectre. Il ne souhaitait pas être à l’origine de nouveaux combats si tôt après la fin de la Guerre. Certes éliminer ce Spectre le tentait énormément, mais beaucoup de Saints n’avaient pas encore totalement pansé leurs blessures. Il était bien trop tôt. Pourtant, il était clair que ce Spectre n’irait jamais voir Shion. Et son document ne l’atteindrait pas sans que Corell ne l’ait ouvert auparavant : un simple poison, et Athéna perdait son Grand Pope. Ils ne pouvaient pas se le permettre.

« Ne tente même pas des pourparlers, Spectre. Ce message sera porté au Grand Pope sous mes conditions. Et celles-ci ne sont pas discutables. »
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Oneiros


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MessageSujet: Re: [Fin septembre 1755] Un ange noir face aux apôtres   Mar 2 Juin - 22:35

Obstacle attendu, fruit défendu.

Le dieu s'attendait à une riposte pareille, mais si on lui avait dit qu'elle viendrait en premier lieu d'un homme qui avait été chevalier noir dans les rangs d'Hadès, il aurait été capable de rire au nez de l'importun venu lui raconter cela. Ishiro arriva avec le ton insolent de ceux qui se pensent maîtres de la situation, avec un sous-entendu lourd de menaces.

La seule réponse d'Oneiros à ses provocations fut un regard dédaigneux qui ne dura qu'une poignées de secondes avant de revenir à l'objet principal de son intérêt. Le Lion paraissait interlocuteur plus raisonnable, et motivait sa violence par des raisons valables.

D'un geste nonchalant, le dieu fit rouler le parchemin entre ses doigts, cherchant une issue convenable pour la marche qu'il avait à suivre. Finalement il croisa les bras en prenant garde de ne pas abîmer le précieux message.


"Si même un diplomate ne peut entrer en vos terres, vous êtes perdus chevaliers. Sans vouloir vous offenser, le messager est l'image même de la neutralité. Le condamner revient à vous condamner vous-mêmes."

Testant la méfiance de ses vis-à-vis, l'aîné des Oneiroi fit un pas en avant pour voir leurs réactions. Le cosmos du Lion crépitait toujours autour de lui tandis que celui-ci du Phénix réchauffait l'atmosphère, degré par degré.

"Ce message pourrait être une déclaration de guerre. Ou bien une proposition pour que nous vous rendions vos terres en échange de certaines conditions. Et s'il s'agissait d'un traité de paix ? Ou peut-être d'une demande de rançon pour vos prisonniers. Un poison ? Certainement pas. Sur mon honneur divin, je puis vous garantir que ce n'en est pas un."

Toujours détendu, Oneiros avisa un rocher non loin et alla s'asseoir dessus tranquillement.

"Si je ne puis entrer, l'un de vous devrait peut-être aller le chercher. J'ai du temps devant moi et je ne tiens pas spécialement à éprouver la douleur d'un trépas au beau milieu d'un public de femmes, d'enfants, de blessés et d'invalides. J'ai moi aussi des conditions indiscutables pour transmettre ce message, et l'une d'elles est de le faire en main propre. Il s'agit d'une invitation. Elle concerne le Grand Pope Shion et deux personnes de son choix, voilà tout ce que je peux vous dire. S'il désire vous en divulguer un peu plus une fois le sceau ouvert, libre à lui. Moi, je ne le peux."

Une brise vint marquer le silence qu'Oneiros ne brisa plus pendant les minutes qui suivirent. Corell lui garantissait, d'une certaine manière, l'immunité tant qu'il ne lèverait pas la main sur un seul des civils ou des Saints. Cela tombait bien puisque la divinité n'avait nullement l'intention de sacrifier Léonard ou d'affronter une meute de chevaliers d'or enragés. Il pouvait donc attendre. Avisant une petite fille qui le regardait depuis une petite cabane non loin, il ramassa une pierre et la cacha entre ses mains. D'un tour de passe-passe, il en fit un pantin pendu au bout de plusieurs fils, eux-mêmes reliés à une croix de bois. La pierre se changea alors en une petite poupée qu'il fit danser pour elle, comme s'il avait oublié les deux autres. De quelques gestes des doigts, il fit signe à son surplis de venir le rejoindre et celui-ci s'anima par enchantement. L'armure s'approcha à hauteur de son maître, ramassa une pierre et la transforma de la même façon. Les deux poupées-pantins dansaient ensemble à présent, d'un mouvement joyeux de fils et de pas coordonnées.

Sans jamais tourner le regard vers eux, Oneiros se doutait que le Cinquième gardien et son compagnon à plumes s'impatientaient. Tout dieu qu'il soit, il ne se risquerait pas à percer seul les lignes de tout un campement bondé de soldats et de serviteurs d'Athéna éveillés au cosmos. Ce serait sans doute un suicide si stupide que même Hermès le raillerait s'ils se revoyaient un jour. Comment faisait-il lui, avec ses petites sandales ailées, pour que personne ne l'éconduise lorsqu'il délivrait la parole du grand Zeus ?
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MessageSujet: Re: [Fin septembre 1755] Un ange noir face aux apôtres   Mar 2 Juin - 23:55

Aussi tranchantes que les plus aiguisés des couteaux, des plumes de l'armure du Phoenix coupèrent un à un les fil qui animaient les deux pantins maniés par le dieu des rêves. Ishiro les avait effectivement lancé alors que ce spectre jouait près d'une gamine enfermé dans une cabane un peu trop mue par la curiosité. D'un regard vif, il fixa la fillette qui, apeuré et connaissant un peu la réputation du Phoenix s'en alla de son point de curiosité.

"Non mais tu nous prends pour qui ? Toi ? Un messager qui se targue d'être un dieu ? C'est vrai que t'avais pas été là longtemps à ce que je me rappelle lors de la bataille, t'avais pas fait long feu et papa Hadès te punit en t'envoyant ici ? C'est bête çaaa ..."


Le lion avait parlé de ses conditions que rien ne le ferait changer d'avis et ce spectre qui se trouve en terre sainte d'Athéna continua à vouloir faire avancer les siennes. Le pire de tout c'est qu'il se prétendait diplomate et lança des leçons de diplomatie aux deux saints mais Ishiro n'était pas un diplomate c'était un parano.

"Tu es un messager de la mort et tu voudrais que l'on te laisse voir Shion. Comme l'a dit Corell, ses conditions ne sont pas discutables."


Pourtant, le saint sentait bien qu'ils allaient vers une impasse, il sentait que le dieu des rêves ne changerait pas d'avis mais le faire avancer en plein Jamir était un véritable risque. Le spectre avait beau être puissant, il ne pourrait vaincre le Lion et le Phoenix mais il fallait jouer la prudence, il le savait connaissant très bien ces individus. Ishiro croisa les bras et n'en rajouta pas. Pourtant Dieu sait s'il voulait tordre le cou de ce soi-disant dieu. Le Phoenix se retourna vers son pote le Lion et lui parla à voix basse et dos à Oneiros pour qu'il ne voit pas ce qu'il lui disait.

"Corell, c'est à toi de voir, ce n'est pas à moi de décider dans ce cas présent mais sache qu'il faut se méfier plus que tout de cet être près de nous. L'envoyer à l'intérieur de Jamir serait pure folie, le mieux serait d'envoyer un messager, en tous cas moi je ne bouge pas d'ici, il n'est peut être pas seul ...


Ishiro se retourna, les bras croisés et attendit la réaction du chevalier d'or. Qu'allait-il se passer ? Il ne le savait pas mais la tension était à son maximum ... Une rançon ? Du poison ? Rendre le sanctuaire ? Que cachait ce fameux manuscrit ?


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MessageSujet: Re: [Fin septembre 1755] Un ange noir face aux apôtres   Jeu 4 Juin - 19:43

Le Chevalier d’Or ne bougeait pas ne regardant le manège du Spectre. Impassible ? Pas tout à fait ? Il bouillonnait de colère à regarder ce Dieu oser venir en ces terres saintes, poser ses conditions avec un culot inimaginable, et oser les ignorer pour jouer aux marionnettes. Ce feu qui bouillonnait en lui ne pouvait être décelé que la rage qui naissait peu à peu dans ses yeux. S’ils avaient été des canons, le Spectre aurait déjà été désintégré. Il allait lui-même détruire la marionnette d’un éclair, lorsqu’il fut devancé par le Chevalier Phénix qui semblait éprouver les mêmes sensations. Il jeta un coup d’œil au Saint de Bronze et capta le regard qu’il porta à la jeune fille, qui prit peur. Le Chevalier d’Or ne dit rien, mais désapprouva. Les élus d’Athéna devaient défendre la Vie et l’Humanité, pas leur induire la peur. Si l’Humanité redoutait les Saints, alors ils ne valaient pas mieux que les Spectre. Il nota cet événement dans un coin de son esprit, et se promit d’aborder ce sujet avec Ishiro. Le jeune homme était empli d’une colère positive, qui le faisait se dépasser en combat. Mais cette colère devait être tournée vers les bonnes personnes : les ennemis d’Athéna.

Le Lion hocha la tête à l’égard du Saint qui s’était approché, avant de reporter un regard en coin empli de reproches au soi-disant Dieu.

« Oh, ne t’inquiète pas, Ishiro… Il n’a jamais été convenu que ce type fasse un pas de plus… »

Décroisant les bras, le Chevalier d’Or fit quelques pas vers le Spectre avant de stopper, plus menaçant que jamais. Bien que son cosmos se soit calmé, la colère du Lion était telle à présent, qu’on pouvait la distinguer en des petits arcs de foudre crépitant autour de lui à intervalles réguliers, emplissant l’air d’électricité.

« Tu oses venir dans la région de Jamir, non pas à sa frontière, mais en plein centre de ce village empli de réfugiés du Sanctuaire et de la Terre entière, victimes des méfaits de tes semblables. Tu oses jouer et faire le gentil avec ces enfants naïfs, dont la plupart ont été endeuillés par la perte d’un frère, d’une sœur, d’un père ou d’une mère. Tu clames la diplomatie et des promesses fumeuses, toi qui as été l’un des premiers à fouler le sol du Sanctuaire d’Athéna lors de la Guerre… Et enfin, tu oses poser tes conditions, même après qu’un Chevalier d’Or t’ait donné les limites de ta mission en ces lieux… »

Le Saint fit une pause de quelques secondes, alors que les ars d’énergie se multipliaient autour de lui, menaçant presque de toucher le Dieu qui pourtant se tenait à plus de deux mètres du Saint.

« POUR QUI TE PRENDS-TU, SPECTRE !!!!!! TU ES SUR LES TERRES D’ATHENA !!!!! »

Le Lion d’Or n’avait pas seulement haussé le ton. Sa colère et ses mots avaient également été portés par son cosmos. Ce fut telle une bourrasque d’énergie, pas menaçante mais surprenante, qui ébranla le Spectre ne portant pas sa protection. Faisant un effort pour se calmer mais toujours aussi froid et menaçant, Corell leva une main, paume ouverte vers le Spectre.

« Mes conditions ne changeront pas. Supprime ton sort, donne-moi ce message et déguerpis d’ici. Je te jure sur mon armure que je porterai le message au Grand Pope, après l’avoir lu. Tu as dit que ce message devait être lu par le Grand Pope et deux personnes de son choix : cela tombe bien, je suis l’un des deux lieutenants du Pope, ta demande sera donc exaucée. Si cela ne te conviens pas, quitte immédiatement Jamir !! Ou je me ferai plaisir de te mettre dehors à coups de pied ! »
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Mashia


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MessageSujet: Re: [Fin septembre 1755] Un ange noir face aux apôtres   Jeu 4 Juin - 20:39




Mashia Mokushi



Les chroniques d'une fleur de Lotus - Fin de la Guerre



Apaisement ?





« Corell, tu fais peur aux enfants … »

Une voix douce s'éleva parmi les rescapés qui peu à peu, se réunissaient autour de ce drôle de trio. Ishiro et Corell se tenaient là, immuables défenseurs de la voix d'Athéna, protecteur de l'Humanité. Face à qui ? À une âme sans doute plus charitable que n'importe quelle personne ici présente. Un Dieu, de ceux qui portait un regard neutre et curieux sur le Monde. Mais un Spectre, et cette donnée seule suffisait à faire bouillir le sang des Saints de la Déesse sage. De cette masse grandissante et bien qu'un peu craintive de l'éclat du Lion d'Or et de la tournure que prenait les événements, une silhouette s'en extirpa, un sourire chaleureux accroché à ses lippes. Son regard pers se posa tout d'abord sur le « messager », ainsi que sur ces petits pantins animés qui ne fit qu'étirer son sourire tendre. Aux côtés d'une belle jeune japonaise aux longs cheveux de feu, se tenait la petite fille, accrochée à son kimono simple, d'un blanc immaculé.

Quelques murmures lui parvenaient, des « Athéna » soufflés, des coups d’œil curieux vers cette manche nouée qui se ballottait dans une brise légère. Une sérieuse blessure, un bras manquant, une énième séquelle qu'elle porterait tout au long de sa vie et qui témoignerait à jamais de sa lutte contre le Mal.

Avec un calme olympien, Mashia Mokushi s'inclina avec politesse avant de rejoindre le Phénix et le Lion, tous deux forts tempétueux. Une tempête menaçait, elle était ici dans l'espoir de l'apaiser. Celle qui fut l'hôte d'Athéna eut un geste d'apaisement envers Corell, une vague caresse sur son épaule.

« Je suis Mashia Mokushi, et autrefois, je portais la Voix de Shion notre Grand Pope, comme lui, par le passé, avait porté la mienne quand j'étais – elle insista sur le mot inconsciemment – encore la Déesse Athéna. Votre intention reste louable, Oneiros-sama, car vous êtes bien le Dieu des Rêves, n'est-ce pas ? »

La demoiselle laissa l'enfant à ses côtés approcher de la déité, lever ses petites mains vers les danseurs.

« Ishiro, Corell, ne laissez pas votre haine obscurcir votre jugement, la diplomatie est un art délicat. Saint du Lion, je te sais plus prompte à utiliser la force de tes poings plutôt que celle des mots. Me laisseras-tu faire ? Car même si je refuse de revêtir une armure, j'ai toujours le cœur d'une Sainte. Et toute mon âme me souffle « clémence. » »

Une vague clameur se faisait de plus en plus entendre. Des chuchotis, un brouhaha bruyant montait de cet attroupement de femmes, d'enfants et de vieillards fatigués et endeuillés. Eux aussi doutaient. Eux aussi voulaient renvoyer cet « assassin » d'où il venait. Il y avait une personne qui prêtait oreille : Mashia.

Mashia qui, le plus innocemment au monde, alla prendre place aux côtés du Dieu des Songes assise à la manière nippone dans une parfaite maîtrise de soi. Les murmures se turent.








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Oneiros


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MessageSujet: Re: [Fin septembre 1755] Un ange noir face aux apôtres   Jeu 4 Juin - 22:45

Comme dans un ralenti, Oneiros vit chaque fil se rompre, chaque plume se planter dans le sol de son tranchant. Les Saints se rendait-ils compte que ce pantin relié à ses fils d'espoir venait de perdre tout ce qu'il avait, tout comme eux perdraient tout s'il décidait de leur ôter leurs rêves ?

Une nouvelle vague de peur naissait dans les environs tandis que le dieu ramassait sa poupée inerte avec un air presque désolé pour elle. Le jeune aigle sur son épaule siffla alors dans la direction des deux chevaliers, hostile, mais calmé par quelques caresses de la main du dieu.

Si la foudre menaça de le blesser, Oneiros ne cilla pas. Il porta un regard empli d'un mélange de peine et de pitié sur le Lion d'or. N'étaient-ils capables que de cela, les vaillants protecteurs d'Athéna ? Violence ? Fureur ?

C'est alors qu'une voix féminine attira l'attention de tous. Une jeune femme d'apparence asiatique dont les mots vibraient de bon sens, enfin. Galamment, l'Oneiroi s'approcha d'elle, prenant soin de choisir son bras valide pour déposer un baiser sur sa main, un simple effleurement avant qu'elle ne s'asseye près de son rocher, le Surplis des Rêves tenant toujours sa croix de bois dans sa main de métal.


"J'ai entendu parler de vous, et me désole de votre sort, Mashia Mokushi. Hélas, en tant qu'ancienne hôte, vous devez savoir qu'il m'était impossible de revenir plus tôt pour vous éviter ces souffrances."

Il faisait référence à son bras, aux tortures qu'elle avait subies. Aussi spectre soit-il, à ses yeux aucun dieu, aucune déesse, ni aucun de leurs hôtes ne méritaient ces châtiments gratuits.

"Je sens la rage qui vous anime, Corell du Lion, pourtant je ne cèderai pas devant vos menaces. Vous voulez savoir pour qui je me prends, eh bien soit. Je suis Oneiros, fils d'Hypnos, fils de Nyx. Cette Nyx qui a enfanté le Jour, l'Ether, la Mort comme la Vie. C'est d'elle que vint Gaïa, et après elle la dynastie des dieux dont découle Athéna. Je suis l'un des pères de ce monde, que j'ai foulé bien avant la naissance de l'humanité. J'étais là quand Prométhée a conçu les Hommes. J'étais là quand ils ont appris le feu, la roue et même la guerre. J'ai vu la Gigantomachie, Titanomachie, le partage des océans, des Enfers, de la terre et des cieux. Je suis celui qui vous a offert votre volonté et vos idéaux, Corell du Lion. Si je vous les enlevais maintenant... vous ne seriez plus rien. Vous pouvez m'appeler spectre, paria, déchet, je n'en ai cure. J'ai bien plus de légitimité dans mon rôle que vous. Vous deux, les traîtres qui se sont déjà détournés de la voie d'Athéna. Ishiro, le chevalier noir dont le cœur espère attirer l'attention d'une sirène. Celui qui, au beau milieu de ma cathédrale, était un des plus pressés de tuer ceux qui sont aujourd'hui ses confrères. Celui qui craignait de ne plus pouvoir porter l'armure du Phénix, qu'elle le rejette, mais qui a vu son rêve se réaliser lorsque la main de SHion lui a rendu vie. Et que devrais-je dire de vous... Jacen ? "

Certains que ses mots provoqueraient un peu plus les deux Saints, pourtant dites sur un ton posé, le dieu se rassit sur son rocher et reprit son pantin cassé.

"Tant que je serai là, vous rêverez, vous espèrerez..."

Le jouet grandit, se changea en une grande poupée de porcelaine aux cheveux roux, avec une manche flottant dans le vent. Ses yeux étaient vairons, grands ouverts sur le monde, et un sourire avenant marquait ses traits. D'un geste désintéressé, il la tendit à son modèle, la Japonaise assise près de lui.

"Vous la donnerez à la petite quand vous aurez vérifié qu'elle n'est pas empoisonnée, voulez-vous ?"

Il lui fit un petit clin d’œil, écoutant les murmures admiratifs devant la poupée qu'il venait de créer. Si les enfants aimaient Mashia autant que les chevaliers d'or Athéna, alors nul doute que ce beau jouet ferait un nombre incalculable de jaloux. Il reprit à l'adresse de Corell.

"Voyez-vous, c'est précisément pour votre comportement que je ne vous choisirais pas à la place de Shion. Un lieutenant digne de ce nom n'abuse pas de ses pouvoirs pour obtenir ce qu'il veut. Et je vous ferai remarquer que j'ai bien dit "l'invitation CONCERNE le Grand Pope Shion et deux personnes de son choix", pas qu'elle DEVAIT ÊTRE LUE par deux personnes de son choix. De surcroît, seul Shion peut décider de SES choix."

La raison allait-elle enfin triompher de l'orgueil ou le Lion s'entêterait-il dans son dogme absurde ? Nul doute qu'on l'apprendrait dans les minutes suivantes. Et pendant ce temps le dieu observait le regard curieux de Piep à l'égard de l'ancienne hôte. Sans doute ressentait-il un peu de son ancienne nature. L'orage approchant, Oneiros renvoya le rapace dans les cieux. Inutile de faire courir des risques à l'animal de Phantasos, ou bien son cadet lui en tiendrait rigueur jusqu'à la fin des temps. Piep était un oiseau charmant et très discipliné. Un compagnon fidèle et intelligent.

"Vous devez avoir entendu une bonne partie, si ce n'est toute notre conversation jusqu'ici, Mashia. Qu'en pensez-vous ? Prendrais-je le risque de duper les Saints sur leur propre territoire pour n'en tuer qu'un seul par la fourberie ? Sans déguisement, ni surplis. Le problème me paraît fort peu bénéfique, compte tenu des efforts déployés."
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MessageSujet: Re: [Fin septembre 1755] Un ange noir face aux apôtres   Ven 5 Juin - 0:14

Non mais sérieusement, ils se prenaient pour qui tous ces gens qui se la ramenaient tentant de persuader les deux saints de se tenir tranquilles comme les toutous à leur maître. Non pas question pensa Ishiro et Corell pensait la même chose que lui malgré un léger titille-ment quand il avait fait fuir la gamine mais c'était pour sa propre sécurité. C'est alors qu'une nana sortait d'on ne sait où pour commencer à leur faire la morale, faites pas ci faites pas ça mais bon sang, les saints étaient chez eux et même si cette gonzesse avait porté une armure d'or elle n'avait plus rien à dire face à deux saints dont la puissance n'était pas négligeable. C'était comme ça petite, rien ni personne ne passerait ces lieux sans leur accord ou encore sans qu'ils n'y perdent la vie et le saint du Lion avait bien raison de continuer à poser ses conditions. C'est là que Oneiros commença à perdre patience surtout en commençant par juger les saints par leurs méfaits vis à vis d'Athéna, jugeant le Phoenix par ce qu'il avait fait dans le passé. Comme si le Phoenix ne savait pas déjà tout ça et remuer le passé le saint pour mieux jouer avec lui n'était vraiment mais vraiment pas la meilleure idée du monde.

"C'est en sombrant dans l'obscurité que nous retrouvons mieux la lumière ..."

Seuls ses mots sortirent de la bouche d'Ishiro, aller plus loin dans son raisonnement ne servirait à rien face à cette vile créature et son super cv mythologique. Le saint augmenta son cosmos de manière exponentielle, les flammes du Phoenix croisant les éclairs du Lion crépitant à l'unisson. Ce dieu ne voulait rien entendre alors qu'il n'avait pas son mot à dire et surtout en jouant de ses courbettes face à cette fille, rien y changerait à son devoir de chevalier. Lentement et au il que son cosmos augmentait, son armure du Phoenix devint dorée, aussi brillante que celle du Lion donnant ainsi une couleur jaune brillante au cosmos de son possesseur. C'était en effet ce que Shion avait fait pour le saint qui s'était racheté de toutes ses forces auprès de lui. Il avait certes foulé la noirceur des ténèbres et s'en était relevé, pardonné par les seuls amis qu'il avait. Kappa, Shion, Kyros et Corell. Son armure flamboyait de milles éclats dorés. C'était la marque du pardon, la marque du chevalier qui servait Athéna désormais. La marque du sacrifice de son ami qui avait donné une partie de sa vie pour faire renaître cette armure pourtant immortelle. La saint du Phoenix avança lentement et posa une main sur l'épaulette du chevalier du Lion, il le regarda un instant puis vers le dieu des rêves.

"Quelque soit ton choix je le suivrai Corell."


Le chevalier du Lion pouvait être tranquille, il ne serait pas le seul à garder la vie de leur déesse Athéna encore enfant ainsi que leur fidèle ami: Shion. Ishiro ne pouvait pas le décevoir, non pas après tout ce qu'il a fait pour lui.


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Shion


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MessageSujet: Re: [Fin septembre 1755] Un ange noir face aux apôtres   Dim 7 Juin - 22:07

Trois mois. Cela faisait déjà trois longs mois que les saints avaient quitté le Sanctuaire pour rejoindre Jamir et toujours pas l'ombre d'un plan concret pour reprendre leur territoire. Certes, ils s'étaient bien habitués à leur nouvel environnement et étaient parvenus à rassurer les villageois de Rodorio et à leur faire reprendre le cours de leur vie. En outre, ils bénéficiaient chaque jour de la sagesse de son Maître Hakurei, de par ses précieux conseils et son aide dans toutes leurs tâches quotidiennes. Bien plus habitué que lui à ce genre de situation, il continuait de le guider comme il l'avait fait si longtemps par le passé. Mais pourtant, tous savaient que cette situation ne pouvait durer indéfiniment. Tôt ou tard, ils devraient retourner à Rodorio et replacer la Déesse Athéna au sommet du Sanctuaire afin qu'elle illumine le Monde de sa Sagesse et sa protection.

Pourtant, même si leurs priorités demeuraient la récupération du Sanctuaire et la localisation de celui qui était parvenu à corrompre plusieurs Chevaliers d'Or lors de la dernière Guerre, ils ne pouvaient tout abandonner pour mener ces tâches à leur bien. Car leur objectif était bien plus grand, bien plus noble. Aujourd'hui encore, Shion passait une partie de son temps à apporter son aide aux villageois de Jamir et aux réfugiés de Rodorio, simplifiant leurs tâches quotidiennes, soignant leurs blessures et s'assurant que les Spectres ou autres adversaires de la Déesse Athéna ne puisse jamais venir menacer ce lieu si cher à son coeur et à celui de son Maître. Mais que faire si l'ennemi était déjà à leur porte?

En pleine "discussion" avec plusieurs enfants lui vantant les nombreuses possibilités de jeu offertes par Jamir en comparaison de Rodorio, Shion s'arrêta soudainement de rire lorsqu'il entendit plusieurs villageois se demander s'ils pouvaient interrompre le Grand Pope. L'un d'eux semblait effrayé par l'arrivée d'un étranger à Jamir tandis que l'autre insistait sur le fait que les évènements étaient sur le point de se reproduire. Concentrant son esprit sur les alentours, Shion ne put ignorer les différents Cosmos qui s'agitaient non loin de là. Celui du Lion reconnaissable entre tous, celui du Phoenix avec qui il avait réparé son armure il y a seulement quelques temps et celui de cet être dont les gens discutaient avec effroi. Un Spectre probablement. Mais il valait mieux éviter d'affoler la population en cet instant, surtout si ce dernier était seul.

N'ayez crainte, il n'y a aucune raison de paniquer. Je vais voir ce qu'il se passe mais il ne s'agit assurément pas d'une attaque. Jamir n'est pas en danger, ce village est un havre de paix et le restera. Ayez confiance en moi, ayez confiance en Athéna et en ses Chevaliers. Je reviens tout de suite!

Adressant un sourire et un clin d'oeil aux enfants avec qui il discutait quelques secondes auparavant, le Grand Pope se concentra avant de disparaître dans un flash de lumière pour réapparaitre plus loin dans Jamir. Face à lui, plus de rires d'enfants, plus de citoyens apeurés mais bel et bien les Chevaliers dont il avait ressenti le Cosmos. Ainsi qu'une agréable surprise, la présence de Mashia qui venait de se joindre au groupe il y a peu, en toute vraisemblance. Face à eux, cet homme dont il ignorait l'identité mais qui était visiblement responsable de l'agitation actuelle du village. A ses côtés, un étrange surplis venu assurément des Enfers mais à nouveau, il en ignorait totalement la véritable identité. S'approchant du groupe, le Grand Pope prit finalement la parole:

Pardonnez moi d'interrompre cette réunion à laquelle je n'ai pas été invité mais toute cette agitation commence à effrayer les villageois de Jamir. Ce lieu est un havre de paix et je souhaiterais qu'il le demeure, les gens ont suffisamment souffert il y a peu. Puis-je savoir ce qu'il se passe exactement? En tout cas, je constate avec joie que Jamir ne court aucun danger de voir un ennemi s'infiltrer dans nos lignes.

Puis à l'égard de l'étranger

Je vous salue Etranger. Vous ne semblez pas être ici pour nous affronter ni pour nous narguer je l'espère. Alors puis-je savoir qui vous êtes et ce que fait un représentant des Enfers, avec son surplis qui plus est, au cœur même du territoire de Jamir, lieu sous la protection des Saints et de la Déesse Athéna? Je suis moi-même Shion, Grand Pope de ce Sanctuaire.
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MessageSujet: Re: [Fin septembre 1755] Un ange noir face aux apôtres   Dim 7 Juin - 22:44

Sur son chemin, le Grand Pope avait croisé Hakurei avec qui il conversa quelques minutes, s'entretenant de choses et d'autres, la mine grave et austère. Des mois avaient passés sans que personne n'ébauche de plan pour reprendre les terres sacrées de leur Déesse. Ils avaient tout perdu, presque tout. Car sans le courage du Lion, il était fort à parier qu'Athéna serait entre les mains des Spectres. Les deux hommes finirent par se quitter, un homme en profita pour lui adresser quelques mots qui eurent de quoi l'étonner.

Aussi Shion descendit les quelques marches qui le séparait encore du campement des rescapés. D'où d'ordinaire, s'élevait un brouhaha perpétuel. À la place, le silence, imposant, de celui qui nouait les tripes et les gorges. Sous le regard interpellé de quelques villageois qui reculaient comme si ils avaient vu un revenant, lui, la Voix d'Athéna, se fraya un chemin jusqu'aux quelques Saints présents. Il reconnu sans mal le Lion, ainsi que le Phénix et Mashia Mokushi, assise auprès d'un personnage ne possédant rien de commun.

Sa stupeur put se lire dans son regard mauve quand il entendit sa propre voix parmi la foule. Un long moment il suivit des yeux cette silhouette, la sienne, ouvrant quelque peu la bouche, stupéfait en le voyant se présenter. Shion, Grand Pope d'Athéna. Non ! Quel était ce nouveau subterfuge ?! Pourquoi n'avait-il pas lu cette ruse dans la trame des étoiles ? Les astres se jouaient-ils de lui ? Il n'aurait sut le dire, mais, d'un pas décidé, le véritable Shion alla se planter aux côtés de son clone.

Pour peu … il se serait laissé prendre au jeu tant l'illusion était parfaite !

Quelle est cette nouvelle manigance ! JE suis Shion … Le Grand Pope de notre bien-aimée Athéna. » Il jeta un regard inquiet à l'assemblée. « Reculez-vous villageois … je ne sais pas ce qu'il se passe ici, mais quelqu'un se joue de nous …

Il observa l'étranger avec une certaine perplexité. Shion était désormais certain d'une chose : une ombre menaçait une fois encore les Gardiens de l'Humanité !
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Corell


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MessageSujet: Re: [Fin septembre 1755] Un ange noir face aux apôtres   Mar 9 Juin - 18:50

Le Chevalier d’Or ne cilla pas à l’arrivée de Mashia, à laquelle il adressa un court sourire de bienvenue, et un regard empli de tendresse. Malgré la colère que lui inspirait l’égocentrisme du Spectre, l’arrivée de la jeune femme lui apporta une douche de sérénité bienvenue. Certes aujourd’hui Mashia n’était qu’une invitée de Jamir, mais elle avait autrefois été la réincarnation d’Athéna. Et lorsque Corell voyait son visage, il ne pouvait s’empêcher d'avoir une sensation lui rappelant la Déesse. Son amour et sa loyauté envers Athéna avaient légèrement découlé en Mashia. Et c’est grâce à ce respect incontrôlé que le Lion d’Or ne renvoya pas la jeune femme, qui n’avait pourtant aucune autorité en ces lieux. Mashia était habilement intervenue, demandant l’autorisation du Saint afin de ne pas le mettre dos au mur. Il apprécia le geste, et décida d’obtempérer. Abaissant la main, il hocha la tête en direction de la jeune femme.

« Soit, Mashia. Si tu veux jouer ce jeu, vas-y, je te le laisse avec plaisir. »

Il se tourna alors vers celui qui se prenait pour un Dieu et qui se targuait d’avoir tout vu, tout entendu.

« Je n’ai cure de ton histoire, Oneiros. Et tu n’es pas le premier Dieu à m’appeler ainsi. Ce nom n’a aucune valeur pour moi. Cet homme est mort il y a bien des années, et il n’en reste rien. Je te laisse parler avec Mashia Mokushi. Mais fais un seul geste menaçant envers qui que ce soit, et le Phénix et moi te renverrons là d'où tu viens. »

Sur ce, le jeune homme abaissa la main et recula, laissant Mashia prendre le relais. Ses sens toujours tournés vers Oneiros, il fit quelques pas, observant la population et lui faisant des sourires rassurants. C’est alors que Shion se matérialisa sur les lieux. Corell fronça les sourcils face à la témérité du Grand Pope, se présentant ainsi devant un Spectre, à découvert. Depuis la fin de la Guerre, les armées d’Athéna ne pouvaient pas se permettre de mettre leur dirigeant en danger. Mais Shion aimait être au contact de la population, spécialement celle de Jamir : il fut donc plus irrité qu’étonné de le voir apparaître sans protection.

Mais alors qu’il allait se positionner aux côtés de son supérieur afin de le protéger, quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’un second Chevalier d’Or apparut : Shion du Bélier également. Le second Saint clama être le véritable Grand Pope, et alla se positionner aux côtés du premier. Le ressemblance était bluffante. Le Lion eut un bref instant de solitude alors que tout de suite, ses souvenirs se mêlaient à la réalité : il avait déjà vécu cela. Il y avait de cela une année, une copie de la Déesse Athéna elle-même, alors qu’elle était encore dans le corps de Mashia, était apparue. Cette copie conforme de la Déesse de la Guerre était en réalité Eris. Cette situation avait presque sonné le glas des armées d’Athéna, lorsque ses Chevaliers avaient commencé à se retourner contre leurs frères d’armes.

Lui-même, le Chevalier du Lion, avait failli se battre contre ses frères… Pour la mauvaise Déesse.

Il ne laisserait pas cette situation survenir une seconde fois. Pas comme ça, pas maintenant. Il était plus que probable que l’un des deux Shion soit un faux, et qu’il s’agisse de Pséma du Bélier. Il pouvait également être possible que les deux hommes soient des faux et que le véritable Shion soit dans la tour, mais Corell en doutait: pas ici, en plein Jamir.

Immédiatement, le Lion sonda les deux hommes, tant par ses cinq sens que par son cosmos. Rien ne les distinguait. Ils étaient pareils, parlaient comme Shion, ressemblaient l’un à l’autre comme deux clones, et leur cosmos sonnait comme celui de Shion. Même l’armure d’Or du Bélier était similaire. Incapable de les distinguer, le Chevalier du Lion prit une décision.

Son léger éloignement était son seul avantage. Se déplaçant à la vitesse de la lumière, il se positionna dans le dos des deux hommes. La surprise de l'apparition du clone était encore suffisamment brève pour qu'il arrive à les prendre de vitesse. Il leva ses deux mains, chacune derrière un clone, juste au niveau de leur cœur. Son cosmos s’électrifia, alors que deux boules d’énergie tournoyante apparurent dans ses paumes. Elles vibraient d’une énergie gigantesque, et étaient prêtes à être libérées sur les deux hommes à bout portant.

« Faites un seul mouvement, et vous n’avez plus de cœur, compris ? Même l'armure du Bélier ne pourra pas vous protéger à cette distance. Shion a beau être un ami cher, je ne permettrai pas que notre armée retombe dans une nouvelle ère de guérilla comme elle l’a déjà connu récemment. Je n’hésiterai pas à vous tuer !

Mashia, Ishiro, l’heure n’est plus à la diplomatie. Ishiro, surveille ce Spectre. S’il tente quoi que ce soit, atomises-le. Mashia, je compte sur toi également : surveille ces deux-là avec moi. Nous devons à tout prix démêler le vrai du faux. »


Tout en parlant, les yeux du Lion reprirent leur forme de félin. Ils étaient rivés sur les deux hommes qui ne bougeaient pas. Tout son cosmos était concentré sur eux, à l’écoute du moindre sursaut d’énergie.

« Vous deux, téléportez nous tous les six dans les environs, en dehors du village et du territoire de Jamir. Nous devons protéger Athéna et les villageois.

Je vous observe. Si l’un de vous tente quoi que ce soit, je le répète, je l’éliminerai sans hésitation. Allez, on y va. Je sais que vous en têtes capables : Shion a réussi à téléporter des centaines de personnes pendant la guerre. Refusez, et vous perdrez la vie, je le jure sur mon armure. »


Ce que n'ajouta pas le Saint, c'est qu'une légère partie de son attention était également portée sur Ishiro et Mashia. Si Shion avait un clone et que cet événement était organisé par Pséma, alors il n'était ps impossible que les autres soient également des clones et qu'ils cachent leur jeu.
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MessageSujet: Re: [Fin septembre 1755] Un ange noir face aux apôtres   Mer 10 Juin - 16:41




Mashia Mokushi



Les chroniques d'une fleur de Lotus - Fin de la Guerre



L'Ordre ?




Face aux excuses formulées par le Dieu du Royaume des Songes, la japonaise eut un petit sourire de connivence. De quoi devait-il s'excuser ? Il n'avait pas à le faire. C'était ainsi, la faute n'incombait à personne. Ainsi était la Trame que tissait les Moires. Et personne ne pouvait se targuer de pouvoir échapper à leurs coups de ciseaux. Et même pour les Dieux, le fil de leur Destin pouvait être mince. Pour tous ces égards, la jeune femme s'inclina encore, par réflexe et par politesse. Car quand bien même il représentait un ennemi à abattre immédiatement, il demeurait un Dieu et a fortiori, un ambassadeur. Un messager qui n'avait somme toute rien de belliqueux, au vu de ses paroles, mais de cela, elle semblait être la seule à le penser.

Seulement comme le disait l'adage : « On est jamais trop prudent ». Et les paroles plus dures et incisives du porte-parole eurent raison du peu de sérénité qui pouvait encore exister en ces lieux. Avant que la tempête ne cesse. Une lueur amusée flotta dans les prunelles pers de la jeune femme qui prit avec précaution la petite poupée entre ses doigts, s'amusant de la ressemblance entres elles.

« Je le ferai, assurément. »

Fit-elle en lui rendant son clin d’œil tout en avisant des réactions chez les plus jeunes et les plus vieux. Puis elle se perdit dans la contemplation de l'oiseau qui prit son essor dans les cieux, ouvrant ses belles ailes aux vents. Les paroles qui lui furent adressées la ramenèrent sur Terre.

« Je pense que vous n'aurez plus à attendre longtemps de voir celui que vous attendez, Seigneur Oneiros car voici Shion, notre Grand Pope. » En effet, celui-ci ne tarda pas à se présenter à eux. La tension allait pouvoir redescendre d'un cran. « Ishiro, Corell, je crois que tous rentre dans … »

L'ordre ? Mais avait-il seulement existé ?

« Par Athéna, qu'est-ce que cela signifie ? »

Son visage de porcelaine se fissura, sans s'en rendre compte, la jeune femme s'était redressée, la poupée contre son cœur. Comme cette situation lui était familière et faisait crier son cœur. Deux Shions, l'un était vrai, l'autre n'était qu'un subterfuge, mais pourquoi ? Elle allait avancer pour tenter quelque chose que, fidèle à lui même, le prompt Lion se rua sur eux, tous Crocs sortis. Une fois encore il préférait l'action et les menaces plutôt que le reste. Or, il n'avait pas tord dans ce cas là. Muette de stupéfaction, la jeune femme jeta un regard dans la direction du Spectre, cherchant à savoir s'il pouvait faire quelque chose. Le solliciter en silence pourrait être malvenu mais qu'importe, elle croyait aux Rêves. Comme elle croyait sincèrement qu'il n'était pas l'instigateur de cette machination.

« Est-ce nécessaire Corell ? Nous partis, il ne reste que peu de monde pour défendre Jamir … Imagines que ce subterfuge nous pousses à faire exactement ce que tu demandes … qu'est-ce qui nous dis que d'autres ennemis n'en profiteront pas ? »

Or ils ne devaient pas céder à la peur ou à la paranoïa.

« Je pense que nous avons les moyens de lever ce voile de mensonge et d'illusion … mais avec prudence. Je ne voudrais pas que l'histoire se répète. »

Elle faisait mention à ce qui s'était passé au Sanctuaire Sous-Marin. Ô comme Eris les avait bien trompé.









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MessageSujet: Re: [Fin septembre 1755] Un ange noir face aux apôtres   Mer 10 Juin - 22:22

Le moins que l'on pouvait dire c'est qu'il y avait de l'électricité dans l'air -dans tous les sens du terme-, et Oneiros sut qu'il avait touché au moins partiellement ses cibles quand le Phénix ravala sa morgue pour lancer quelques simples mots et que Corell céda simplement le droit de parole à Mashia. Ou bien cette femme possédait encore l'aura d'Athéna en personne à leurs yeux, et la possibilité existait, ou bien ils reconnaissaient enfin leur incapacité à résoudre le problème. Quel qu'en fût le motif, le dieu fut bien aise de voir les choses évoluer.

C'est alors qu'un phénomène plus qu'étrange se produisit : précédés par les voix des villageois, les annonces des Saints et "lui-même", pas un mais deux Shion firent leur entrée, en tous points identiques. L'un parut bien affolé, l'autre calme, mais le risque qu'il s'agisse d'un subterfuge pour tromper la vigilance du dieu ne s'excluait pas, aussi Oneiros ne bougea pas.

Alerté par la réaction de Corell, qui n'hésita pas à menacer sans sommation les deux à la fois, tout en demandant à ses camarades de tenir l'Oneiroi à l’œil, ce dernier fit disparaître purement et simplement son message dans une dimension à part, puis ordonna par la pensée à son surplis de le recouvrir. Mieux valait être prudent.

Une sensation qu'il n'avait plus sentie depuis un temps attira son regard à son côté, et il croisa en les yeux pers de Mashia une étincelle de foi en sa personne dont il s'étonna. Une Sainte, non contente de lui garantir une certaine immunité tant qu'il restait passif, croyait en ce qu'il représentait, en son essence même. D'un discret hochement de tête, il lui assura qu'il essaierait, mais lorsqu'on savait que les chevaliers d'Athéna lui demeuraient plus hostiles que jamais, la tâche s'annonçait corsée. Le laisseraient-ils seulement sonder les deux Shion s'il en formulait la demande ? Peu probable. Si l'on prenait Corell et Ishiro, nul doute qu'ils préfèreraient régler cette affaire à leur manière.

Cependant, les avantages d'être un maître en art d'illusion leur serait fort favorable, et l'une de ses compétences particulières était de pouvoir visualiser les rêves et les peurs d'une personne rien qu'en croisant son regard. Pas de formule magique ni de gestes théâtraux. Il fit donc un simple pas en avant afin d'attirer l'attention des deux Shion l'air de rien.


"Si je puis me permettre..."

Un Bélier, le second. Quelques secondes seulement. Ce qu'il vit rendit Oneiros profondément perplexe. Leurs rêves, passés ou présents, semblaient dupliqués et flous. Comme si l'on avait fabriqué de toute pièce une copie du véritable Shion tout en rendant sa propre conscience obscure. Un procédé dangereux qui pouvait rendre le Grand Pope complètement instable psychologiquement à moyen terme. En tant que gardien des Rêves de l'humanité, il ne pouvait permette à cet ardent défenseur de l'espoir d'être ainsi dépouillé de ses vœux.

"... je serais fort incommodé de voir le destinataire de mon message réduit à l'état de particules. Jusqu'à maintenant je me suis efforcé de vous prouver que mes intentions étaient pacifiques. Et comme le souligne Dame Mashia, votre retraite a besoin de ses défenseurs. Je suggère tout d'abord de renvoyer tous les civils dans leurs abris, de gagner un lieu plus prompt au combat, si combat il devait y avoir, et de déterminer calmement ce qu'il se passe. Vous connaissez mieux votre confrère que moi, vous devez bien avoir un moyen de trouver le vrai. Une question à laquelle lui seul peut répondre ?"
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MessageSujet: Re: [Fin septembre 1755] Un ange noir face aux apôtres   Ven 12 Juin - 15:03

Arrow Sanctuaire sous-marin

Le voyage avait été rapide, compte tenu de la distance parcourue. En moins de deux jours, le maître-djinn avalait toute la route depuis les profondeurs sous-marines jusqu'au pied des hautes montagnes de l'Himalaya. Là, ne connaissant pas là localisation exacte de Jamir, il fut forcé de s'arrêter pour faire du repérage, puis rattrapé par la nuit tombante, dormit sur place à la belle étoile. Une sensation de grande paix l'envahit lors de la contemplation du ciel nocturne. L'air était frais, le vent transmettait les murmures d'arbre en arbre de la part d'une terre paisible en ce recoin du monde. Un peu de bon temps... Le vieil O'Bannon avait eu du nez en l'envoyant ici. L'inactivité de l'été manquait de lui faire perdre le goût de l'existence, mais cette petite excursion ravivait les souvenirs de ses vies précédentes, et lui permettait de renouer lien avec le plancher des vaches, et surtout le soleil radieux.

Le lendemain, rasséréné, il reçut enfin par le biais d'un sylphe la confirmation qu'il était sur la bonne route, et qu'il devait gravir l'imposante chaîne de montagnes.

*

La foudre frappa non loin du groupe de chevaliers rassemblés. Un épais nuage de poussière précéda l'avancée du maître-djinn, qui s'épousseta et constata que le village de Jamir avait été étendu par des moyens précaires, afin d'accueillir probablement les personnes qu'il n'avait jamais croisées lorsqu'il avait maintenu ouverte la trouée à l'entrée du Sanctuaire.

Les regards s'étant tournés un instant vers lui, il approcha sans plus attendre des éveillés et reconnut immédiatement Mashia aux côtés de laquelle il avait combattu. Les autres ne lui disaient rien. Peut-être Ishiro vaguement, mais tout alla bien trop vite lors de son passage au Sanctuaire pour qu'il se rappelle vraiment qui était qui. Excepté Mary, superbe et divine, sa sœur de sang sortie du même moule, et cette Mashia à la crinière flamboyante, jetée à corps perdu dans la bataille... Il voulut lui adresser la parole, lui dire qu'une femme rousse également, accompagnée d'un loup, avait ramassé son katana et ce qu'il restait de son bras sur le champ de bataille. Il souhaitait lui demander si elle connaissait cet homme masqué qui lui ressemblait tant au Sanctuaire sous-marin, ce général à l'allure orientale similaire à la sienne. Lui signifier ses excuses pour n'avoir pas su l'empêcher d'être enlevée. Cependant, il avait des ordres précis, une mission. Ce serait pour une autre fois.

Les bras croisés sur la poitrine, le guerrier salua les six personnes et énonça aussitôt l'objet de sa visite :

"Sur ordre direct du Grand Prêtre de Poséidon, je viens remettre un message au général des troupes du Sanctuaire postées à Jamir. Où puis-je le trouver ?"

Le fait qu'il y ait deux Shion tenus en joue par un chevalier visiblement énervé, un autre en armure de bronze doré prêt à se jeter sur une entité dont la nature était bien plus ancienne que la sienne, ou encore la tension dans l'air, ne dérangea pas le moins du monde le djinn. Il venait, donnait son message, repartait. C'était tout ce qu'on lui demandait.
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MessageSujet: Re: [Fin septembre 1755] Un ange noir face aux apôtres   Lun 15 Juin - 8:03

Consternation était le mot employé pour décrire la scène qui se passait par ici. Un Shion arriva, c'était tout ce que Ishiro ne désirait pas, le Pope ne devait pas se montrer ainsi surtout lorsqu'un ennemi d'Athéna était au porte de Jamir. Ishiro ne doutait pas des capacités de son ami à se défendre loin de là mais les saints ne devaient plus se permettre de perdre qui que ce soit aujourd'hui et ce qu'Oneiros apportait ressemblait à un piège. Le pire étant qu'un deuxième Shion, cent pour cent semblable au premier apparut devant les individus médusés. Impossible de savoir qui pouvait être le traître. Ishiro allait poser des multiples questions car l'un d'eux ne pouvait probablement pas savoir ce que le vrai ait pu faire tout au long de sa vie mais Corell utilisa un moyen plus rapide en tenant en joue les deux chevaliers du Bélier leur ordonnant de les téléporter ailleurs tous les six. Mashia parla et partir était tout sauf une bonne idée. Les défenses du sanctuaire s'en trouverait affaiblies. Il voulut répondre au spectre qui, encore une fois, voulait faire le boulot à leur place mais il se tut tellement la situation ici était plus importante, il répondit juste à Corell:

"Elle a raison Corell, nous ne pouvons nous permettre d'affaiblir les défenses de Jamir, il y a sans doute un autre moyen que la force brute ..."


Ishiro avait bien son idée en tête mais jamais il ne se permettrait de tenter le coup sans l'accord des autres, il avait fait l'erreur de l'avoir fait contre Caeron, il ne la referait plus. Au lieu de cela, Ishiro s'avança près de l'ancienne sainte et lui en parla.

"Dame Mashia, j'ai bien l'illusion du Phoenix qui pourrait dénicher le traître mais ce n'est pas une technique anodine même pour un chevalier d'or ..."


Un grondement de tonnerre détourna l'attention du saint, un marina venait d'arriver apportant un message important au général des saints. Ishiro lui fit un signe de tête respectueux et regarda Corell.

"Pour moi tu peux passer mais c'est pas moi qui décide ..."


La situation était délicate, le saint n'avait pas le temps de penser aux marinas, il y avait bien plus important, il regarda de nouveau Mashia.

"Que suggérez-vous ?"


Le Phoenix était un peu dépassé par ce qu'il se passait, avant il n'aurait pas hésité à lancer sa technique sans réfléchir mais aujourd'hui, le saint ne voulait plus de ses actes insensées qui ont failli coûter tellement de fois la paix du sanctuaire ...


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Shion


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MessageSujet: Re: [Fin septembre 1755] Un ange noir face aux apôtres   Mer 17 Juin - 21:34

Une journée qui avait pourtant bien commencé. Et qui avait malheureusement fini par se transformer en un nouveau sac de noeuds indémêlable. Lorsqu'il avait entendu les villageois s'inquiéter de l'arrivée d'un suivant du Sombre Monarque, l'idée de venir le rencontrer lui avait paru être la meilleure même s'il se doutait que certains Chevaliers ne verraient pas d'un bon oeil que le Grand Pope s'approche autant d'un de leurs ennemis. Pour de nobles raisons assurément mais ils oubliaient parfois que son rôle n'était pas d'attendre derrière et de regarder tout le monde se battre sans réagir. Lui-aussi avait son rôle à jouer et lui aussi était capable de défendre les idéaux d'Athéna par ses poings lorsque les mots ne suffisaient plus.

Ca ne peut pas recommencer...

Lorsque sa copie conforme était apparue, le sourire de Shion s'était rapidement dissipé. En quelques secondes, il se revoyait plongé au coeur d'une intrigue encore si fraiche dans son coeur, une intrigue qui avait scindé le Sanctuaire par le passé et s'était terminée sur la disparition de leur Déesse. Et si certes, aujourd'hui, Athéna ne se retrouvait pas en première ligne de ce subterfuge, c'est néanmoins à nouveau l'équilibre du Sanctuaire qui était menacé. Il aurait voulu se défendre et proclamer son innocence mais le dernier arrivé venait déjà de travailler dans ce sens. Une copie conforme, impossible à distinguer. Comment savoir ce qu'il pouvait en être de ses souvenirs? Avait-il une chance de convaincre ses compagnons en se basant sur ses souvenirs? Ou y aurait-il, là encore, une copie que personne ne pourrait déchiffrer.

Les réactions des autres Chevaliers s'avéraient être plutôt hétérogènes quant à cette situation difficile mais le Grand Pope n'ignorait absolument pas les différences de personnalité qui existaient parmi les défenseurs d'Athéna. Corell, le lion, prompt à sortir les crocs et à donner de sa personne lorsque le Sanctuaire était menacé. Peut-être parfois trop rapidement mais toujours pour des desseins justes et protecteurs. Jamais il ne pensait à mal. Mashia, ancienne hôte d'Athéna, avait toujours su faire preuve de maîtrise de soi et de pragmatisme, ne laissant pas ses sentiments prendre le pas sur sa raison et se plaçant souvent en temps que douceur dans le chaos. Quant à Ishiro, il démontrait bien vite l'apprentissage de ses anciennes erreurs, montrant à tous que le fougueux Phoenix avait maintenant appris à poser la situation avant de s'emporter.

Shion ferma un instant les yeux pour se concentrer sur Jamir et repérer Kappa. Une fois chose faite, il concentra ses pensées dans sa direction afin de lui transmettre le message suivant:

Kappa, un nouveau mal frappe malheureusement les Saints et je crains d'en être la cible cette fois. Un second Shion vient d'apparaître devant moi, devant les autres. Et qui sait si d'autres doubles ne se promènent pas en ce moment au sein même de Jamir. Protège Athéna et ne laisse personne s'approcher d'elle. Même moi je ne dois plus m'approcher d'elle tant que cette histoire n'est pas réglée... Personne.

Ces derniers mots lui brisaient le coeur mais il était de son devoir de la protéger avant toute chose. Avant de penser à ses propres sentiments. Ce message transmis, le Grand Pope rouvrit les yeux pour prendre la parole, ressentant l'impatience grandissante du Lion qui les menaçait, lui et son double.

Cette situation ne me plait pas mais je vais m'exécuter. Je ne tiens pas à mettre Jamir et ses habitants en danger, ils ont déjà bien assez souffert. Sachez néanmoins que je viens de prévenir Kappa de la situation et je lui ai demandé de ne plus autoriser personne à s'approcher de la Tour le temps que cette situation soit réglée. Moi y compris. Cela évitera les mauvaises surprises. Je vais nous téléporter à quelques centaines de mètres d'ici pour protéger le village et éviter de trop nous éloigner en cas de problème. J'espère que cela conviendra à tous. Pardonnez moi, représentant d'Hadès, mais il va falloir retarder la discussion.

Laissant son regard croiser un instant celui de Mashia, espérant qu'elle parviendrait à voir la vérité dans ses yeux, Shion les referma pour concentrer son Cosmos tout autour du Groupe. Mais à l'instant où il s'apprêtait à tous les transporter à l'endroit qu'il avait choisi, un autre homme fit son apparition. En provenance du Sanctuaire Sous-Marin visiblement. Shion tiqua quant à sa demande de voir directement Kappa mais considéra qu'il fallait éviter de mêler ce représentant Marina à cette situation difficile.

Salutations représentant de Poséidon. Nous devons nous absenter mais un garde va te conduire auprès de Kappa, plus loin à Jamir. Tiens, à ton retour auprès de tes compagnons, pourrais-tu demander au Seigneur Jack de me rendre l'épée que je lui ai prêtée? Je t'en remercie.

Refermant à nouveau les yeux sans plus de cérémonie, le Grand Pope reprit sa concentration avant de faire disparaître le groupe en quelques instants, laissant le Marina seul avec un garde. L'instant d'après, les six compagnons de fortune réapparaissaient dans une clairière repérée par Shion ces dernières semaines, à quelques centaines de mètres de là. Un lieu qu'il utilisait habituellement pour s'isoler et réfléchir mais qui revêtait un caractère totalement différent cette fois.

Voilà, nous nous sommes éloignés. Je ne sais pas comment nous allons pouvoir démêler cette situation mais je suis certain que vous parviendrez à reconnaître le vrai du faux.
Plongeant son regard dans celui du Phoenix. Il y a quelques temps, un Chevalier m'a demandé pourquoi je venais sans cesse l'aider lorsqu'il se retrouvait dans des situations difficiles alors que rien ne m'y forçait. Je ne me souviens pas de ma réponse exacte mais peut-être que je savais que lui-aussi serait présent pour m'aider si un jour la situation venait à être inversée.
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MessageSujet: Re: [Fin septembre 1755] Un ange noir face aux apôtres   Mer 17 Juin - 22:28

Le Grand Pope ne bougea pas d'un iota quand le Lion se rua sur eux, tous crocs sortis, laissant sa bestialité éclater. Prompt à l'action, le fougueux Corell montrait encore une fois que sa force résidait dans l'action. Ou dans des menaces autant vaines que futiles … Quoiqu'il en soit, d'un calme olympien à toutes épreuves, Shion se concentrait sur le principal : ce fait atroce qui lui serrait le cœur tant il faisait resurgir d'anciens souvenirs. Brièvement, son regard mauve croisa celui de l'ancienne Athéna. Il savait qu'elle serait très troublée par la situation qui aurait de quoi la replonger des mois en arrière. Mais il la savait aussi suffisamment forte pour les guider. Car tel était son rôle ici bas.

Un mince sourire confiant se dessina sur ses lèvres, cette attitude sereine se rependant sur l'ensemble de son visage. Bien qu'une légère ombre inquiète perdurait dans l'ombre de ses yeux. La dernière fois aussi, ils avaient mal joué, mal estimé le danger qui planait sur eux.

Beaucoup commençaient à suggérer des solutions, preuve qu'ils n'allaient sans doute pas minimiser cette délicate affaire à … une distribution expéditive de sentence. Hormis bien sûr, Corell que le jeune homme considérait d'un coup d’œil, afin de savoir si son ardeur se calmait, ou non. À sa grande surprise, le double fut plus prompt à réagir, prenant soin de donner des directives – sages ? – avant qu'il ne décide de les téléporter. Si il espérait démontrer par ce tour qu'il était le vrai Pope, il se trompait lourdement.

Une fois postés aux abords d'une clairière, l'atmosphère sembla d'un seul coup moins pesante. Choisissant de rester là où il se trouvait, c'est à dire aux côtés de son second lui, Shion prit la parole, non sans une légère accusation dans le ton de sa voix :

Nous éloigner suffisamment du campement de Jamir pour des raisons de sécurité allait de soi, de même que de nous laisser suffisamment proches pour réagir en cas de piège … mais dans ce cas là, alors que vous avez explicitement demandé que PERSONNE ne s'approche d'Athéna, pourquoi avoir laissé le champ libre à un Marina ? … voilà qui est étrange et qui laisse à réfléchir … Il croisa les bras avant d'ajouter. Et l'on sait tous que les Marinas ne sont pas complètement étrangers à la perte de notre Sanctuaire ...

Il laissa traîner sa phrase avant de se tourner à demi vers le Lion.

Alors que tu as sauvé notre Déesse, ne vient-il pas de commettre une grossière erreur en laissant un étranger grimper la Tour ?

Son argumentaire allait-il convaincre ? Il l'espérait ardemment. Car il ne fallait pas que cette situation s'éternise. Shion avait un très mauvais pressentiment !
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MessageSujet: Re: [Fin septembre 1755] Un ange noir face aux apôtres   Dim 21 Juin - 1:23

La lumière laissa la place à la vie, alors qu’autour d’eux apparaissaient une clairière des plus tranquilles, où régnait un calme et une sérénité que Corell avait espéré créer toute sa vie. Mais le destin, et les Dieux, semblaient en vouloir autrement. Et une fois de plus, le calme avait laissé place au chaos. Ou tout du moins, le précurseur du chaos. Le Lion ne bougea pas, mais était rassuré. Les événements s’éloignaient des civils, et d’Athéna. Et c’était aussi bien.

Néanmoins ce contentement ne dissimulait pas une légère déception, aussi naïve soit elle. Il les avait tous deux menacés, tout d’abord car il aurait réellement mis ses menaces à exécution s’il avait senti tout danger pour les villageois, mais également pour les tester. Les deux hommes étaient restés calme… Trop calmes, même.

Pourtant, l’un des deux lui avait obéi. Ils étaient maintenant à distance, et la menace n’avait plus d’intérêt. Le Chevalier d’Or rappela son cosmos et baissa les bras. C’est à cet instant que le second Shion se tourna vers lui et lança sa bravade. Le Saint se contenta de sourire finement à ce piètre argument.

« Sache que je ne m’inquiète pas le moins du monde qu’un petit Capitaine de Poséidon, si j’en au bien reconnu l’Ecaille, se promène dans Jamir. Il n’est pas une grande menace, et est un de nos alliés. »

Le Lion se mit à contourner les deux jumeaux pour se diriger vers Mashia et Ishiro. Se faisant, il envoya lui aussi un message à Kappa. Non constitué de paroles, mais plus d’images, d’émotions. Il donna ainsi leur position au Verseau, ainsi qu’un sentiment de décision : il ne laisserait pas se reproduire une nouvelle guérilla.

« Ne t’inquiète pas, Mashia. Le Chevalier du Verseau est d’ores et déjà en état d’alerte, je le sens. Il ne laissera personne s’approcher d’Athéna. Nous devons avoir confiance en les Saints protégeant notre nouvelle patrie. De plus, nous nous sommes suffisamment éloignés, mais restons assez proches pour intervenir en un clin d’œil. »

Tout en marchant, il jeta un regard mauvais au Spectre, qui une fois de plus l’avait ramenée alors qu’il n’y avait pas été invité.

« Quand à toi, je te conseille vivement de la fermer. Ceci est une affaire interne au Sanctuaire, et sache que je me soucie bien plus des civils que tu ne pourras jamais le faire. J’ai demandé à Shion de t’amener ici uniquement pour qu’on puisse te garder à l’œil. Bouges, et le Phénix et moi nous ferons un plaisir de te couper la langue. »

Croisant les bras, il avisa les deux Béliers. Surtout le second.

« Je te trouve bien inactif, et très accusateur pour le Chevalier du Bélier. Je connais Shion depuis de très nombreuses années, et jamais je ne l’ai vu aussi direct et accablant. De plus, je viens de constater du cosmos de ton jumeau, et de sa capacité à nous téléporter. Cette téléportation, je l’ai vécu exactement de la même manière, avec la même intensité et la même signature de cosmos, il y a quelques mois de cela, lorsque Shion et moi-même avons fuit le Sanctuaire. »

Si ce que le Chevalier du Lion suspectait était vrai, l’un des deux pouvait être Pséma. Le Bélier déchu serait le plus indiqué, car imiter Shion était naturellement dans ses cordes. Mais ce que Pséma ne savait pas, c’est que le Lion avait déjà pu constater son cosmos par le passé. Le Titan Coeos lui avait offert une vision du passé, où il avait pu observer Pséma alors qu’il était encore Chevalier du Bélier. La signature du cosmos du traître était ancrée dans sa mémoire, et cela, Pséma ne pouvait pas le savoir.

« Mais je te laisse encore le bénéfice du doute, Chevalier. A tous deux, d’ailleurs, car ton ami n’a rien tenté pour prouver son identité. Tous deux, je vous ordonne de retirer vos armures et de les déposer à terre, immédiatement. Un refus de votre part signifiera votre imposture, et donc une mort rapide. Car je le répète, Shion a beau être un de mes amis les plus chers, je préfère vous éliminer que risquer une autre guerre fratricide entre les Saints. Nos armées peuvent se priver de leur Grand Pope. D’autres Chevaliers d’Or prendront la relève. »

Le Saint orienta une nouvelle fois son attention sur le second Shion.

« Je vais écouter Mashia, et tenter de résoudre cette affaire par le dialogue, bien que mes Crocs me démangent. Ma question est la suivante, Chevalier : qui avons-nous vaincu ensemble autrefois, lorsque tu t’es sacrifié pour moi ? »


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Mashia


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MessageSujet: Re: [Fin septembre 1755] Un ange noir face aux apôtres   Dim 21 Juin - 11:35




Mashia Mokushi



Les chroniques d'une fleur de Lotus - Fin de la Guerre



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Même finalement éloignés de Jamir, Mashia n'était pas sereine, bien que cette inquiétude ne pouvait pas se lire sur son visage, ni même dans ses yeux. Beaucoup la sollicitait d'un regard, ou d'une parole : il lui fallait endosser un rôle qu'elle ne pensait plus pouvoir jouer et cela, intérieurement, la terrifiait, tout comme il était réconfortant de sentir que les Saints continuaient de croire en elle. Car il s'agissait bien de confiance, non ? On lui demandait son avis, on suivait son exemple. Corell s'essayait à la tempérance, Ishiro lui, après une suggestion aussi risquée qu'avisée – en un sens – se tournait vers la japonaise. Murée dans son silence, la jeune femme écoutait, observait, sans toutefois parvenir à se décider. La situation exigeait une concentration sans faille, or l'esprit de la jeune femme n'était pas tranquille et bien que l'état d'alerte soit instauré, elle craignait que cela ne soit pas suffisant. Si un deuxième Shion avait pu se promener en toute impunité jusque ici, elle n'osait croire ce que l'imposteur avait pu faire en amont. Elle croyait en une mise en scène dans le but de les faire replonger des mois et des mois en arrière, et Mashia voyait là une énième provocation de la part de Pséma.

L'air de cette petite clairière où ils furent téléportés eut de quoi la libérer d'un poids certain sur ses épaules. Son regard se tourna un bref instant vers la tour de Jamir qu'ils pouvaient encore vaguement distinguer. Le représentant de Poséidon qu'elle avait aperçu quelques secondes auparavant l'avait interpellé, dommage qu'elle ne puisse pas converser avec lui, l'ayant reconnu, cet homme étrange aux pouvoirs titanesque qui s'était essayé à combattre à ses côtés. Avant qu'il ne la voit être étouffée par le flot des soldats spectres se ruant sur elle … Sa main se porta vers son épaule. Elle chassa la douleur pour mieux se tourner vers une autre. Le cœur serré, la jeune femme se porta devant les deux Shions les jaugeant l'un après l'autre de ses prunelles tristes. Elle n'arrivait pas à percer les brumes trompeuses posées sur les deux hommes.

Et alors que le Lion d'Or posait une question susceptible de faire pencher la balance, elle, jeta un regard dans la direction du Phénix. Contre toute attente, elle prononça ces mots : « Faites-le Ishiro. »

Cela pouvait s'avérer dangereux, trop dangereux même. Mais la jeune femme ne saurait être abusée une seconde fois. Pour la première fois depuis longtemps, Mashia laissait parler quelque chose de plus primaire qui dormait en son sein. Il fallait parfois prendre des risques. Seulement, voilà, son cœur menaçait déjà de flancher. Aussi chercha t-elle dans le regard des deux grands Popes, un quelconque accord ou soutien …

« Je suis désolée, je ne veux pas que les choses se répètent … » tenta t-elle de s'expliquer tandis qu'elle faisait quelques pas en arrière pour s'éloigner. Avalée par l'ombrage des grands arbres, la japonaise, attentive, les observait tous. Prête à se ruer telle une bête sauvage sur celui qui tentait de les tromper. Seule.

Comme elle se sentait seule et démunie. Mais peut-être que les Rêves, contrairement à ce qu'ils pouvaient penser, seraient pour eux une aide plus précieuse qu'ils suspectaient ? Sans doute, seuls demeuraient l'espoir et le rêve. Face aux illusions.








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Oneiros


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MessageSujet: Re: [Fin septembre 1755] Un ange noir face aux apôtres   Dim 21 Juin - 22:26

Fermez-la, tenez-vous tranquille, n'intervenez pas cette affaire concerne les Saints. Et puis quoi encore, apportez le thé et cirez nos chaussures ? Savaient-ils seulement ce qu'était un dieu ?! Leur nature, leur origine, la variété de leurs pouvoirs, leur puissance spirituelle ? Oneiros renonça au jeu de celui qui avait la plus grosse. Ces mortels étaient tous les mêmes, spectres ou Saints, qu'ils le reconnaissent ou non. A quoi bon essayer de faire entendre raison à de telles têtes de mules ? Seuls quelques êtres d'exceptions échappaient à la règle, comme le pauvre Shion et la majorité des femmes. Peut-être pour cela que le dieu onirique les respectait tant et appliquait, chaque fois qu'il sentait la situation opportune, les règles élémentaires -antiques- de politesse envers elles. Même la tempétueuse Mary Red avait daigné porter une oreille à ce qu'il avait à dire, mais le Lion et le Phénix chargeaient tête baissée, prêts à tout, y compris tuer un confrère de valeur, pour Athéna. Le leur pardonnerait-elle si elle était en âge de parler ? Bien sûr, il s'agissait d'Athéna. Mais qu'elle les sermonne au moins pour leur comportement plus qu'irréfléchi que diable !

Tandis que Shion -lequel ?- prenait les devants et informait Kappa du Verseau de la situation, un marina se présentait. Et évidemment, lui n'eut droit qu'aux formalités. "Oui vous pouvez passer. La troisième à droite, au fond du couloir. Au revoir et bonne journée." Il faisait par ailleurs preuve d'un tel détachement que la divinité se demanda s'il n'était pas benêt. Et puis, en regardant de plus près...

Leur regard se croisèrent un instant, deux choses marquèrent Oneiros : tout d'abord, cet homme avait une âme âgée. Bien plus que son physique ne le laissait supposer. C'était différent de Jack O'Bannon qui portait l'Onde depuis des siècles ou de sa fille réceptacle d'Amphitrite. Cet être n'était pas un simple mortel. Et en second lieu, l'épée dans son dos... Elle dégageait une signature propre, celle de Poséidon en personne. Il avait dû bénir cette lame, et pas récemment, en faisant un artefact divin, inimitable, unique. Si seulement Shion possédait pareil objet, il lui serait tout aussi facile de le présenter à qui savait qu'il le possédait. Pséma avait beau être puissant, ce type d'objet était imprégné à jamais de l'essence même de son créateur... De la même façon, la bague qu'Oneiros avait donnée à Mattheus ne pourrait jamais être copiée à la perfection. Mais cela, le Saint d'Adamantine l'ignorait totalement.

Pendant que marina et son odeur d'iode s'en allaient en direction du village de Jamir, Shion s'employa à tous les téléporter ailleurs, dans une clairière tranquille, où les hostilités reprirent de plus belle. Le Lion ne réalisait même pas que, s'il le voulait, le monarque onirique pouvait se téléporter de la même manière avant qu'il n'ait eu le temps de le réaliser, pour atterrir en plein dans cette tour de Jamir où était gardée Athéna. Rien de plus simple, il suffisait de suivre l'étincelle de cosmos divin qui émanait d'elle, tel un oasis dans le désert.

Poussant un soupir de dépit, il obtempéra à l'incisif Lion d'or et avisa le Phénix d'un air las.


"Bien, alors pendant que vous réglez votre petit problème, je vais seulement m'asseoir sous cet arbre, à vue, et je serai sage c'est promis."

Il n'attendit même pas la réponse d'Ishiro ou Corell pour s'exécuter, ils étaient de toute façon trop absorbés par le Bélier pour relever son sarcasme. Autant en profiter donc pour se divertir un peu. Il était maître illusionniste et impatient de voir quelle puissance l'ancien chevalier noir pourrait déployer sur Shion. S'il y allait trop fort, il risquait de détruire l'esprit de son ami. S'il y allait trop légèrement, le résultat ne donnerait probablement rien... Et s'il demandait au dieu, chose qu'il n'envisagerait probablement pas, Oneiros pourrait servir de résistance afin de supprimer purement et simplement les effets néfastes de l'illusion sur la psychologie des faux jumeaux, tout en laissant l'attaque faire effet normalement sur leurs souvenirs, leurs réactions.

Installé bien à l'ombre, l'aîné des Oneiroi matérialisa devant lui des poupées miniatures à l'effigie des protagonistes présents. Par télékinésie, il fit jouer poupée-Corell frappant Shion de toutes ses forces, les deux clones irrémédiablement réduits en lambeaux. Un autre scénario possible était celui de poupée-Ishiro anéantissant leur psyché, ce qui revenait finalement à peu près au même, à ceci près que leur corps restait intact. Poupée-Mashia regardait le spectacle en se rongeant les doigts, pétrie d'inquiétude. C'est alors que poupée-Oneiros arrivait, démasquait le coupable ! Les Saints l'écoutaient alors attentivement comme de bons agneaux autour de leur berger, il délivrait enfin sa missive au Bélier et obtenait de celui-ci une réponse positive. Le dieu pouvait alors regagner le Sanctuaire et tout finissait à merveille. Mieux ! Ils avaient peut-être l'occasion de coincer Pséma, ou l'un de ses sbires ? Cela ressemblait bien à son mode opératoire.


"Rideau."
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MessageSujet: Re: [Fin septembre 1755] Un ange noir face aux apôtres   Lun 22 Juin - 13:56

La scène avait comme un air de déjà-vu. Le temple du Lion, cinq ou six individus passablement dérangés dont il ne connaissait pas toutes les allégeances. Ah, non, cette fois il manquait l'espèce de folle-furieuse de service, avec ses quinze pupilles et son rire de hyène. Ainsi que le congélateur ambulant.

Peu enclin à participer à la joyeuse fête de famille, Melodias fut heureux de constater que malgré l'activité ambiante on lui assignait un garde - et un message avec, parce que bien sûr rien n'est gratuit dans ce bas-monde - pour se rendre directement à la fin du parcours. La capitaine soupesa la demande. En théorie il n'était le pigeon voyageur que de Poséidon, mais il ne risquait rien à délivrer un message de plus, et si cela pouvait lui permettre de rejoindre ce monsieur Kappa sans encombres, alors pourquoi pas ? Il acquiesça silencieusement, quand le groupe hurluberlus disparut de la zone. Oui bon, pourquoi pas, mais il allait lui dire quoi, à Jack, sans le nom de l'expéditeur ? "Un grand blond avec des cornes et un jumeau t'a demandé de lui rendre son épée." Oh, tout bien réfléchi, cela passerait peut-être. Après tout, des épées, on n'en prêtait pas tous les matins. Et si en plus le vieux loup de mer avait promis de rendre celle-ci, il devrait être capable de s'en souvenir. Il avait l'air épargné par la sénilité jusque-là. Quoique, le coup de mettre feu à la Grèce...

Le djinn fut sorti de ses débats intérieurs par un garde qui avait justement assisté à toute la scène.

"Le seigneur Kappa est très occupé... Nous devrions nous dépêcher."

Voilà ! Là au moins c'était clair, net et précis ! Melodias s'engagea à la suite de ce personnage, simple et courtois. En espérant que le maître des lieux serait tout aussi accommodant.

Tour de Jamir


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MessageSujet: Re: [Fin septembre 1755] Un ange noir face aux apôtres   Lun 22 Juin - 20:53

Rien ne s'arrangeait, le Phoenix était totalement désabusé devant ce qu'il se passait autour de lui, il était dépassé par les événements, que faire ? Même le premier Shion avait l'air dépassé par les événements. Ça ne peut pas recommencer ... C'est ce qu'il venait de dire. Il se concentra même pour envoyer tout le monde à une clairière non loin de Jamir, Ishiro avait ressenti le cosmos bienfaisant de son ami à ce point précis. Ishiro regarda autour de lui, un champ, quelques arbres et la tour non loin. Le premier chevalier d'or continua son discours en disant qu'il ne voulait pas mettre les habitants du village en danger en nous téléportant et avait prévenu Kappa de ne laisser approcher personne même lui. Sages paroles qu'Ishiro ne pouvait que retenir. Il continua en regardant le saint dans les yeux et poursuivit en parlant de quelque chose que seul Ishiro connaissait car c'était lui même qui avait posé la question au chevalier du Bélier lorsque celui ci l'avait aidé lors du suicide accidentel du Phoenix pour réparer son armure, celui n'avait pas hésité à l'aider en sacrifiant même de son sang pour réparer son armure. Le saint resta paralysé devant de tels propos, les larmes lui coulaient même aux joues. Plein de pensées hantèrent Ishiro se demandant aussi si celui ci ne jouait pas avec ce qu'il s'était passé mais le regard du Grand pope était si profond et si honnête ... Le bronze du Phoenix ferma les yeux s'essuyant les larmes lorsque son attention fut portée sur le second Shion. Bizarrement le ton de celui était plus froid que le précédent allant critiquer même le premier d'avoir laissé passer un marinas. De ce que se souvenait Ishiro, le gold saint avait lui même un ami marinas, Astre qui comptait beaucoup pour lui et de son passé de diplomate, son ami n'était pas du genre à juger quelqu'un d'un autre clan et savait que l'alliance entre les saints et les marinas étaient très importantes en ces temps de danger. L'alliance de feu et de sang si le Phoenix se souvenait bien ... Qui plus est ces entrevues avec Jack le faisait comprendre que les marinas ne leur voulaient rien de contraire, Ishiro ayant eu tout le loisir d'aider l'ex général dans sa mission secrète ... Le premier ne faisait que juger et était froid. C'est alors que Mashia se leva et s'en se retourner donna la permission au saint de feu de pouvoir utiliser sa technique ... Incroyable surtout après sa première bourde diplomatique avec Caeron il y a bien longtemps. Corell avait arrêté ses menaces et posa aussi une question. Oneiros quant à lui préfera rester en retrait jouant avec des pantins qui ressemblaient étrangement aux personnes ici présentes. Décidément, ce dieu d’opérette ne faisait que juger et se foutre d'eux. C'était peut être lui qui tirait les ficelles après tout ...

"Cela ne sera pas nécessaire dame Mashia, du moins pour le moment ..."

Le saint se releva et se rapprocha de la jeune femme, mettant une main chaleureuse sur son épaule. Il passa à côté d'elle. Il regarda les deux Shions d'un regard sévère et profond à son tour. Le premier qui savait ce qui s'était passé dans la tour de Jamir lors de l'incident du chevalier de bronze et le deuxième qui était froid et distant, jugeant l'autre et se méfiant d'un allier auquel le représentant d'Athéna avait eu tant de mal à garder l'alliance. D'ailleurs Corell avait compris lui aussi que le deuxième n'était pas celui d'habitude. Il s'adressa au second saint d'or lui aussi.

"Tu ferais bien de répondre au lion mais d'avouer qui tu es vraiment, tu n'es pas celui que nous connaissons, tu nous as montré tout ce que n'était pas Shion en réalité. Parles ! Qui es tu !"

Le ton était posé et Ishiro se foutait bien de ce que Oneiros pourrait penser de lui. Si le deuxième Shion n'était pas prompt à répondre, il n'aurait alors pas d'autre choix que d'utiliser l'illusion du Phoenix en dernier recours. Il regarda le premier Bélier d'un air inquiet puis son regard alla plus sévèrement vers le second ...


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MessageSujet: Re: [Fin septembre 1755] Un ange noir face aux apôtres   

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[Fin septembre 1755] Un ange noir face aux apôtres

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