RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [Septembre 1755] Diplo-Mary

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Arbhaal


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MessageSujet: [Septembre 1755] Diplo-Mary   Mar 26 Mai - 17:21

Arrow Entrée du Sanctuaire

Après une interminable marche et devançant de peu mes « invités », je finis par pénétrer de nouveau dans la haute structure qui me servait désormais de repaire au sein de l’ancien Sanctuaire. Nul doute que l’entrée même suffirait à prouver immédiatement l’identité du propriétaire aux nouveaux-venus. Conformément à mes directives, les architectes de nos armées avaient fait du très bon travail. Au lieu de la double colonnade menant à l’intérieur du temple, une gueule géante d’un dragon noir semblait désireuse d’engloutir les visiteurs sans espoir de retour. Sans peur, et avec satisfaction je m’avançais à travers les crocs de la mâchoire de ma créature favorite pour gagner l’intérieur de ma demeure. Je fus brièvement tenté de regagner mon trône, en haut du promontoire constitué de roche sombre, mais je ne doutais pas qu’une telle initiative reviendrait à plonger Mary dans une humeur encore plus orageuse, si une telle s’avérait possible. Je gagnais donc une table ronde massive autour de laquelle attendait quelques fauteuils confortables dont un, plus ouvragé, qui m’était réservé. Divers mets et boissons attendaient qu’on se saisisse d’eux, et pour l’occasion je me décidais à remplir trois coupes d’un nectar légèrement alcoolisé. On ne pourrait pas m’accuser de ne pas recevoir selon les codes en vigueur.
Outre la présence pénible de Celsius, j’avais vite saisi que Satine ne venait pas en visite de courtoisie. Quelle funeste nouvelle venait-elle m’annoncer ? Ou peut-être se décidait-elle à agir en tant qu’émissaire d’un royaume potentiellement adversaire au mien ? Depuis la dernière guerre sainte, les relations entre les armées de Poséidon et les enfers n’étaient pas réellement au beau fixe, sans être de mon point de vue irréconciliables. Et si Mary venait parler au nom des Saints ? Tout était possible, à dire vrai. Les récentes paroles de Minos résonnèrent en mon esprit, mais je les chassais comme une mouche pénible. Une fois installé, j’attendis l’arrivée de mes invités pour les enjoindre à prendre place et à se servir à volonté des mets à leur disposition.

Bien. Nous pourrons deviser sans crainte d’être de nouveau déranger en ce lieu. Que me vaut le plaisir de ta visite, Mary ? Les Marinas auraient-ils un message pour les Enfers ?
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Satine


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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Diplo-Mary   Mar 26 Mai - 19:12

Pour les yeux d'une femme






=> Entrée du Sanctuaire

Je suivais donc sans un mot, dans un silence pesant, celui qui était en charge de la bonne entente entre nos royaumes respectifs. Le voyage aurait put être plus plaisant si je ne m'étais pas enfermée ainsi dans mon mutisme, n'accordant aucun regard à Arbhaal ni à Celsius. Je m'entêtais dans cette humeur, sans doute parce que j'avais un rôle à jouer, des choses à dire. Pas forcément plaisantes. Ainsi, ce ne fut que lorsque nous arrivâmes aux abords du temple que je regagnais le moment présent. J'avais assez songé sur la façon de dire les choses. Elles devraient être dites, crues, sans détours. Car j'avais toujours fait preuve de franchise à son égard, et ce n'était pas prêt de changer. J'observais Arbhaal hésiter sur la marche à suivre, se demander s'il devait se risquer à grimper sur ce drôle de trône comme pour nous juger en sa qualité … et bien, de Juge ! Ou agir en tant qu'homme.

Un sourire amusé se dessina enfin sur mes lippes en le voyant prendre place devant une table ronde garnies de mets et de boissons. J'eus un regard par dessus mon épaule afin de tenter d'apercevoir Celsius. Je fus surprise de le trouver nul part. Il s'était donc vraiment résolu à nous laisser seuls.

Je ne savais pas pourquoi, mais je me sentais contrariée. Sentiment que je refoulais dans un recoin de mon esprit. Il était superflu, pour l'heure. Avisant des paroles de mon amant, mon sourire ne s'effaça pas pour autant. Bien au contraire. Je me rapprochais alors de Rhadamanthe, d'un pas aérien et calculé lent, un rien sensuel. Je me penchais vers lui qui était assit, plongeant mes prunelles dans les siennes, laissant ma chevelure de feu le caresser. Ma main lui frôla presque la joue, pour finalement se saisir de la coupe mise à ma disposition. Trempant mes lèvres dans le délicieux nectar, je lui glissais, malicieusement à l'oreille.

« Tu aimes les jeux dangereux ! Souviens- toi de la dernière fois où toi et moi avons partagé un verre …  » à ce souvenir, je laissais échapper quelques notes cristallines. « J'ai menti, je ne suis pas là pour des raisons diplomatiques … enfin, si, d'une certaine façon, mais je viens parler en mon nom. »

Emportant avec moi mon verre, je pris plaisir à marcher quelques instants dans la pièce immense, avant de gravir les quelques marches qui me séparaient du trône et d'y prendre place. En conquérante, l’œil impétueux. Bien que le geste était symbolique, il n'avait pas de quoi mettre en colère la Wyvern. À force, il connaissait mon goût pour l'insolence. Cependant je ne devais pas. Non, je n'avais pas le droit d'agir de cette façon. De nouveau sérieuse, je redevins froide et implacable. J'énonçais alors cette sentence. Celle qui aurait de quoi faire s'écrouler des royaumes.

Pour les yeux d'une femme.

« Je suis là pour destituer Minos du Griffon de ses fonctions de Régent, et t'aider à prendre sa place. »

Je laissais exploser cette vérité sans rien ajouter. Crue. Surprenante, déroutante. Qui aurait de quoi le laisser coi.

« Et quand je dis destituer, je parle d'assassinat. »

Tels étaient mes sombres desseins, et ceux des Marinas, je crois ? Jack m'avait laissé entendre que cette mission m'incombait. Je la mènerais à bien à ma manière. Qu'importe les conséquences. « Bon, d'accord, c'est de la diplomatie un peu douteuse, mais certainement très efficace. » De la Diplo-Mary. « Tu n'auras pas à te salir les mains, je m'occuperais de cette basse besogne, mais en attendant je demanderais ta protection. Tu comprends, j'entends faire cela subtilement, et intégrer vos rangs … »

Durant cet échange, je jouais avec la chaîne où était accroché l'alliance offerte par Celsius, la faisant de temps à autre apparaître et accrocher un rai de lumière sur sa surface. Inconsciemment ou non, elle pèserait sur la conscience de mon aimé, comme un reproche. Ou une invitation, scandaleuse.

Pour les yeux d'une femme …





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Arbhaal


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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Diplo-Mary   Mar 26 Mai - 20:08

https://www.youtube.com/watch?v=nWk_uE3ZnNk&list=PLDuLJKLkYkG_L0cxk_Dkedk6dIMiw1ki8&index=13


Je suspendis mon geste en entendant ces paroles auxquelles je ne m'attendais pas. Je reposais lentement la coupe débordant d'un alcool qui m'aurait fait un bien fou à l'instant. Je n'osais y croire, ne voulait y croire. L'espace d'un instant, à peine un battement de cils, je vis la scène au ralenti. Sa démarche, son attitude mi séductrice, mi froide, la symbolique de son emprise sur mon trône, l'éclat de cette maudite alliance qu'elle s'amusait à faire lui sous mes yeux... J'étais donc parvenu à cette croisée des chemins. Ce moment unique où les paroles de Minos prenaient enfin tout leur sens. Satine... Pourquoi tout gâcher ? Sans que je ne le réalise, probablement influencé par les avertissements de mon pair, mon esprit prit un certain recul et je compris. Lui refuser son désir et elle se donnerait à un autre. Menace à peine voilée, chantage, beauté inaccessible même pour moi qui pensais avoir un jour toucher son coeur. Chacun de ses mots, de ses regards, de ses gestes sonnait comme un mensonge. Pouvait-elle lire la déception dans mon regard ? Ou imaginait-elle me dominer à un point tel que je me contenterais d'obéir docilement à ses folles injonctions ? J’eus un bref mouvement de tête, comme une négation de ce que je voyais. Comment avait-elle pu ? Pourquoi me faire ceci, après avoir tant donner et tant reçue en échange ? Je relevais les yeux, sans un mot, la jugeant de toute sa hauteur. Impitoyable sirène.

Pourquoi ?

Un mot. Tant de questions.

Pourquoi t'aiderais-je à commettre pareil crime envers le seigneur Hadès ?

Car tel était le fond du problème. Pas un instant, je ne pensais au pouvoir, à mon intérêt probable. Elle et les siens avaient tout à gagner, les enfers tout à perdre.

Le sombre monarque a jadis choisi le juge du griffon pour le représenter au sein de ses armées. Lui seul peut revenir sur cette décision. Même das le cas hypothétique où tu parviendrais à éliminer un guerrier de la trempe de Minos, rien ne dit que je serais celui qui prendra sa place.

Et c'était là pure vérité. J'avais beau être un combattant égocentrique et fier, je refusais de sombrer dans les vaines illusions et l'auto-congratulation. Mary usait de la plus séduisante des tentations. Mais cela ne suffirait pas. Elle venait de porter le premier coup. C'était donc à moi d'enchainer d'un ton sans passion.

Admettons que je devienne régent des Enfers. Considéreras-tu que je doive alors répondre à tes injonctions et à tes demandes, même si elles vont à l'encontre des intérêts des enfers ? Mesures-tu le poids qui sera alors le mien ? Ou ne vois-tu au final que l'avantage que cela procurera aux marinas ?

J'avais parler sans hausser la voix, mais la douleur se lisait au fond de mes prunelles. Allait-elle se défendre en arguant désirer mon ascension pour des raisons désintéresser ? Pour mon seul bénéfice ? Je priais pour qu'elle nous épargne une telle chimère.

Si tu m'aimes, sauras-tu accepter un refus, Satine ? Ou sommes-nous à la croisée d'un chemin ? Penses-tu que je suis aveugle pour ne pas distinguer l'éclat de l'anneau que tu sembles si désireuse de porter sur ta chair ? Je ne crois pas cette mise en scène fortuite...

Ma passion pour cette femme demeurait plus vive que jamais. Et cet amour se mua peu à peu en une souffrance bien supérieure à toutes les flammes des enfers. Se rendait-elle au moins compte du piège qu'elle avait tenter de tisser autour de mon cœur ?
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Satine


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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Diplo-Mary   Mar 26 Mai - 20:46

La croisée des Mondes







« Pourquoi ? Parce que Minos est un manipulateur et un menteur ! » fis-je sans préambule en me relevant brusquement du trône, les yeux emplis d'une rage mal contenue. Je bouillonnais à la simple idée qu'il ait pu oublier ce qu'il m'avait fait. Me faire croire qu'il m'avait ressuscité … me tromper – dans un jeu habile, certes – mais qui attendait en retour une vendetta ! « Croyais-tu que j'allais laisser cela impuni ? Il aurait put tout détruire, Arbhaal. »

Je serrais mon poing autour de cet anneau maudit, ce subterfuge visant à lui faire prendre conscience qu'un autre avait tout sacrifié pour moi. Mais lui ? J'arrachais la chaînette en or qui se brisa net et lança le bijou qui atterri au beau milieu de la table ronde. Pourquoi m'aider à commettre pareil « crime » ? La réponse était donnée, et elle semblait tout à fait légitime. Mais si cela ne lui suffisait toujours pas … Dans un nouveau silence à peine perturbé par le bruit de mes pas sur le sol en marbre blanc, des dizaines et des dizaines de roses rouges s'épanouissaient pour libérer un parfum subtil dans l'air. Je fus moi-même surprise de les voir ainsi ouvrir leurs corolles sanguines. Elles renaissaient, reconnaissant le sang de leur propriétaire qui coulait depuis lors dans mes veines.

La mine sombre, je m'agenouillais à côté d'Arbhaal, plaçant mes mains sur l'accoudoir. Sans jamais le quitter des yeux un seul instant. Pourquoi est-ce que tout devait être compliqué ? Je lisais dans ses prunelles ardentes, une déception si grande qu'elle faillit me faire flancher dans mes convictions.

« Quel crime, Arbhaal ? Il n'est pas digne d'être la Voix d'Hadès, toi si. Tu n'était pas … « né » sous cette étoile de Mort que le choix du Sombre Monarque n'a pu qu'aller vers le Griffon. Mais toi … regardes toi. Le Héros de cette Guerre. C'est ensemble que nous avons vaincu. Comme Hadès et Perséphone … »

J'allais trop loin, mais je ne lui laissais pas le temps de répliquer.

« Qui d'autre que toi peux y prétendre ? Je serais là pour te porter, Arbhaal, je te dois bien ça. »

Comprendrait-il mes aspirations ? Comprendrait-il que je faisais ça pour lui et non uniquement pour moi ? Les Marinas avaient tout à y gagner, mais eux, Spectres, aussi, à bien y réfléchir. Je savais qu'une alliance durable pouvait être possible. Sans Minos. Je fis un « non » de la tête à ses allégations.

« Je ne fais pas ça pour placer des pions sur un échiquier. Les jeux politiques ne sont pas pour moi, je te demande juste de faire un choix. Me soutiendras-tu dans ma vengeance et dans ma volonté de justice ou t'obstines-tu dans ton aveuglement ? Avec ou sans toi, je le ferais, Arbhaal. »

Je fermais les yeux pour me soustraire à le voir souffrir autant. Cette vision de lui m'arracha une larme qui alla perler au coin de mon œil, puis glisser encore et encore …

« Je suis prête à tout abandonner pour toi ! J'étais prête à mourir et à te servir pour une éternité. Tu me l'as interdit, que me reste t-il d'autre que de ne pas accepter un refus ? Je suis têtue, tu le sais bien. Et c'est justement parce que je t'aime que je suis capable de tous les sacrifices. Toi non … »

Un soupir, je ne bougeais pas, soumise à son Jugement.

« Minos est dangereux, je sais qu'il m'utilise et m'utilisera encore contre toi. »




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Arbhaal


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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Diplo-Mary   Mar 26 Mai - 21:20

Que devais-je faire ? Que pouvais-je faire ? Toutes les possibilités se mirent à danser dans mon esprit, sans que je n'en conserve le moindre contrôle. La facilité... Tuer cette femme, là et maintenant. Elle cesserait ainsi de souffrir. Mais j'étais faible, incapable une fois encore de lui offrir cet élan de compassion, d'amour. J'étais bien trop égoïste pour la perdre. Machinalement, ma main intercepta cette larme dont la seule vue me perfora le coeur, pour le réduire en miettes. Etions-nous voués à nous faire souffrir de la sorte pour l'éternité ? Au final, un fait s'imposa à moi, me nouant la gorge. Satine agissait pour elle même. Pour se venger d'un crime impardonnable. Minos avait creusé sa propre tombe en tirant sur le mauvais fil.
Elle nous compara au sombre monarque et à sa dame, et cette mention éveilla celle, ô combien semblable, que j'avais eu durant mon échange avec Minos. Il avait vu le coup venir et sa convocation prit alors un tout autre tour. De la sirène ou du griffon, qui me manipulait ? Probablement un peu des deux. Je me retrouvais au centre d'une attention que je ne méritais ni ne souhaitait pas. Qui en enfers me soutiendrait en cas de chute de Minos ? Hormis Gilles, personne. Ce plan était fou, dément comme peut l'être une vaine vengeance. Mais comment la juger, moi qui demeurait empêtrer dans cette haine envers Celsius ? Je ne valais pas mieux que Satine. Dire l'inverse serait d'une hypocrisie totale. Ses ultimes paroles écorchèrent mon âme encore plus profondément, ce que je ne pensais pas possible. Elle m'avait offert sa vie, je ne l'oubliais pas. Mais j'avais moi même tant accompli pour elle... Ou peut être pas assez. Je savais qu'elle irait jusqu'au bout. Que rien ni personne ne la détournerait de son objectif . Je me forçais alors à me tourner vers l'avenir le plus probable. Deux solutions. Soit Minos mourrait de la main de Satine, soit... Je la perdais. Si la sirène s'en prenait à la vie du régent des enfers, ce dernier ferait tout pour que le seigneur Hadès revienne sur sa parole à mon égard. Mes mains tremblaient. Je venais seulement de m'en rendre compte. Quel pitoyable spectacle j'offrais...

Tu oublies un détail d'importance, Satine... Minos est immortel, comme tous les serviteurs du seigneur Hadès. Tu pourras peut être tuer son réceptacle actuel, mais il reviendra à la vie en quelques jours. Il ne connaitra alors aucun repos avant de t'avoir tuer.

Étais-ce cela son but ? Un suicide déguisé ? Je n'osais y croire. Pourtant, elle devait connaitre notre capacité de résurrection, tant j'en avais moi même bénéficier. Cela ne m'empêcha pas de relever son doux visage pour le rapprocher du mien.

Si malgré cela, tu persistes dans ton choix... Je veux un signe. Juste un signe du seigneur Hadès. Même par amour pour toi, je n'irais jamais à l’encontre des volontés de mon suzerain. Mais s'il ne s'oppose pas à la mort de Minos...

Je laissais volontairement ma phrase en suspend. Pour l'heure, je ne tenais pas à exposer mon pacte avec le seigneur des enfers. Je ne devais pas jouer cette carte...
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Satine


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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Diplo-Mary   Mar 26 Mai - 22:05

Le point du non retour







« À jamais à toi, à jamais à moi, à jamais à nous. » Cette promesse là me semblait si désuet, si vide de sens. Il y avait un écho en moi qui chantait ces mots, deux cœurs s'unissant, battant au même rythme. Nous étions à la croisée d'un chemin.

Le point du non retour.

Se bousculaient d'innombrables expressions sur le faciès d'Arbhaal de la Wyvern. Consternation, doute, tristesse, un vague espoir qui serait vite étouffé. N'existait-il aucune alternative ? Mon cœur amoureux devait-il à chaque fois dépérir par la main maudite de mon Destin ? Il me refusait d'être à ses côtés, il me chassait, sans doute à raison. Mais je ne saurais le supporter davantage. Quand il essuya la larme de ma joue, je relevais mon visage vers le sien avisant du même coup que ses mains tremblaient. Je leur offris donc les miennes, les capturant afin de, peut-être les réchauffer.

Comme elles me semblaient froides. Comme ses paroles étaient chargées d'une espérance vaine. Ce serait reculer pour mieux sauter. Le Seigneur Hadès resterait-il sourd à ses appels ? En avait-il seulement formulé ? Je le questionnais du regard, mais, lui attendait des réponses. Je ne pouvais lui donner satisfaction. Un autre soupir franchit la barrière de mes lèvres.

« Je n'ignore pas ce détail, c'est justement ce laps de temps qui nous serait offert qui te permettrait de … » je me coupais volontairement dans le fil de mon discours. « … je pourrais être ce signe, Arbhaal. À bien y penser, s'est-il une seule fois opposé à laisser fleurir cet amour entre nous ? Il en aurait le pouvoir. »

Je me relevais sans pour autant relâcher mon étreinte autour de ses doigts. « Ne me mets pas à l'écart cette fois, je ne pourrais pas le supporter. »

J'avais besoin d'une réponse ! Ce besoin devenait vital, je sentais là, au creux de ma poitrine, cette blessure qui à tout instant pourrait se rouvrir. Ne laissant qu'un trou béant à la place de mon cœur. Que le temps avait su combler, malmener parfois, en jetant un œil derrière moi, je pouvais sentir les fantômes du passé. Il n'était pas sans savoir qu'Astre était de retour, que Celsius était désormais une ombre dans mes pas. Un trop lourd fardeau pesait sur mes épaules. Je voulais vivre, désespérément, je voulais valser au bord du gouffre avec la Mort.

« Je t'ai fais des promesses, je veux les tenir. Mais c'est si dur … si dur de te voir à la fois si indécis et si proche de t'enflammer. Je ne veux pas te nuire, je voudrais juste … »

Vivre avec toi une vie banale, loin des intrigues et des enjeux de la guerre. Cela était impossible.

Le voici, ce point de non retour. Et ce chant, ces mots de me quittaient plus. « À jamais à toi, à jamais à moi, à jamais à nous. »

« J'arriverais à mes fins quoiqu'il arrive, Minos est condamné. Si ce n'est pas par ma main, un autre le fera. Alors pourquoi hésiter ? Je resterais ici, de toute façon. Ou alors … il te faudra me chasser. »





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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Diplo-Mary   Mar 26 Mai - 22:39

La mettre à l'écart ? Ces simples mots me firent entrevoir ses sentiments réels. Satine cherchait mon soutien, mon appui de peur que cette situation ne la fasse s'écrouler sur elle même. Elle cherchait la force de maintenir son objectif si risqué. Elle avait peur de me perdre, de réaliser qu'elle s'était une fois encore tromper. Je devinais la teneur du flot de ses pensées. De ses souvenirs. Trahison, déception, mots creux. Elle et moi nous étions promis de ne jamais succomber à ces afflictions. J'étais son ultime espoir d'une fin heureuse. Elle désirait tant se raccrocher à cette idée... Elle et moi si haut que nul ne pourrait plus nous nuire ou nous séparer. Voilà ce qu'elle recherchait bien au delà de la mort d'un spectre.

Tu ne comprends pas... Bornée que tu es...

Je baissais la tête pour ravaler l'émotion qui menaçait de prendre le pas sur ma raison. Qu'il était fier le dragon des enfers en cet instant... Pathétique, pitoyable, parodie de juge que j'étais. Imposteur !

Pourquoi m'y obliges-tu ? Pourquoi fais-tu cela ?! Pourquoi nous infliges-tu cela ?!

Je n'avais pas crier. Mais mes propos hachés, haletants, sortis de mes lèvres désormais en sang résonnèrent par l'écho de ce temple désormais voué à la mort. Elle allait se méprendre sur mes dires. Je le connaissais si bien. L'heure du choix était donc venu. J'avais tant voulu conserver ce secret... Mais elle venait de m'en ôter le droit.

Je ne suis pas indécis... Mais j'ai tant à perdre, Satine. Je... Je t'aime au delà de tout. De ma propre vie, de ma foi.

Je relevais alors les yeux pour plonger dans son âme. Pour qu'elle lise la sincérité et l'émoi sous cette carapace de cruauté et d'égo dont j'aimais tant me parer.

Après la guerre sainte... J'ai passé un pacte avec le seigneur Hadès. Le servir à jamais contre... Ton immortalité. Cette vie ne t'a jamais apporté le bonheur auquel tu as droit. Mais une fois finie, tu posséderas tout. Mon amour, ton libre arbitre. Tout. Même... Ceux que tu aimes. Je ne veux pas mettre un tel cadeau en péril. Peux-tu le comprendre ?

Elle ne renoncerait pas, je le savais. Même cette révélation, cette ultime preuve de l'amour éternel, immuable que je lui vouais ne suffirait pas à la détourner de son but. Je n'avais donc plus qu'une issue. Celle de la passion, au risque de tout perdre. Non mon statut, ma vie, ma réputation uniquement. Mais cette promesse d'espoir que m'avait offert le seigneur Hadès.

J'accepte... Je n'ai qu'une parole. Tu le sais, mieux que quiconque.

Je sentis alors les serres du destin se refermaient sur ma personne. Pour le meilleur, ou plus vraisemblablement pour le pire...
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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Diplo-Mary   Mar 26 Mai - 23:49

Roule et roule







Il semblait que ses lèvres soient scellées par un terrible secret. Je le sentais et espérais me tromper. Cependant, m'était-il arrivé de me tromper sur ce genre de choses ? Je le voyais hésiter, s'obstiner, lutter contre lui-même. Face à ce combat-là, je restais muette par l'appréhension. Je ne comprenais pas bien le sens de ses premières paroles, cette émotion qui émanait du Dragon Noir. Avais-je fais plus de mal que de bien en le poussant ainsi dans ses derniers retranchement ? La culpabilité allait poindre quand, d'un coup, les non-dits furent broyés en mille éclats. Pour laisser apparaître une autre de ces vérités, crue, qu'un cœur en détresse venait de crier. Si cette révélation eut de quoi m'ébranler, ma première réaction fut … de lui hurler dessus.

« Mais ! Bordel ! T'es … Putain ! T'es … RAH! Pourquoi tu as fais ça ! Je t'ai rien demandé … » Je contrôlais mal le tremblement de mes mains, vivement je m'écartais de lui pour faire les cents pas. « Je veux pas de ça ! Un pacte … UN PACTE ! Qu'est-ce qui t'es passé par la tête ?! Et c'est pour ça que tu me refuses la Mort ? Pour être immortelle ! Qu'est-ce que j'en ai a foutre. »

Soudain, je me tournais vers lui, le regard enfiévré et terriblement paniqué. « Que t'as t-il répondu ? Hadès a accepté ? Ta vie immortelle, en servitude … contre … En fait, tu ne fais pas ça pour moi, tu fais ça pour te donner bonne conscience. Tu as choisi ta Foi, ton devoir. Tu es Rhadamanthe, Juge de la Wyvern ! Et non un homme, Arbhaal. Tu t'es définitivement enchaîné aux Spectres. Sans me laisser la possibilité d'avoir une place auprès de toi. Sauf dans l'au-Delà, et encore … Je n'y crois pas vraiment. »

Je récupérais l'anneau en or jusque là délaissé, que je présentais sous les yeux d'Arbhaal. Il représentait tout ce que j'avais voulu autrefois. Mais qu'aucun n'avait sut me donner. Amèrement je songeais à nos échanges, à ce qu'aurait pu être notre vie à tous les deux si nous n'avions pas été si … malmenés.

« Tu m'a interdis de mourir, tout ça … pour ça ? Pour vivre une vie dont je ne veux pas, empoisonnée, alors que je n'aspirais qu'à vivre avec toi. Et ce n'est qu'une fois libérée du joug de la Mort que toi et moi … TU PARLES D'UNE VIE ! »

Le champ de roses se fanait, ce manteau écarlate virait au voile du linceul. « … sans pour autant avoir la certitude de pouvoir te serrer dans mes bras une fois morte. Imagines un seul instant que ce cadeau, on ne te l'accorde pas. Que se passerait-il ? Pourras-tu vivre avec ce regret ? De m'avoir laissé vivre ma vie, sans toi, sans pouvoir jamais t'atteindre. Ton cadeau … je n'en veux pas. »

Or il acceptait quand même ma proposition, me laissant tout à fait désœuvrée. Et moi au milieu de l'ancien temple des Poissons, je me sentais seule, perdue dans ce noir trop épais.

« Il aurait été tellement plus simple que tu me laisses une toute petite place pour moi … maintenant, pas dans dix ans. Ta Parole est si inébranlable, comment je peux lutter contre ça ? Ne pourrais-je jamais te détourner de ta Non-Vie ? »

Une idée folle germait depuis longtemps dans mon esprit, je venais de l'énoncer malgré moi, sous le coup de l'émotion. C'était impossible, et je commençais à m'y résoudre, bien que cette perspective là finirait de me détruire.

« Viens avec moi, partons. Allons nous-en très loin. »

C'était absurde, totalement irréfléchi, une volonté formulée sous le coup de la peur de tout à fait le perdre. Je restais là, esseulée à le regarder. Je me reprenais très vite en bafouillant quelques excuses. « Je ne sais plus ce que je dis. Oublies ça. Je voulais juste … oh, ça n'a plus d'importance. »

Je me prenais la tête entre les mains. Et me laissais glisser telle une larme qui roule, roule et roule vers son funeste sort.




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Arbhaal


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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Diplo-Mary   Mer 27 Mai - 11:33

Je la laissais hurler, s'égosiller, sans réagir de prime abord. Toutes les questions qu'elle me posa, je les avais déjà retournées en tout sens. Mais qu'est ce que l'espoir sinon une inquiétante incertitude au sujet d'un avenir meilleur ? Hadès pouvait me tromper, me mentir mais je refusais d'y croire. Les choses demeuraient au final simple. Je le servais avec loyauté, et il avait tout à gagner à m'offrir l'objet de mon désir. Me trahir reviendrait à se priver d'un atout de poids. Je misais sur cette notion pragmatique mais également sur ma Foi. En quoi pouvais-je croire sinon en mon seigneur ?

Oui, il a accepté.

Je prononçais ces simples paroles avec détachement. Inutile de répondre à sa furie par de la colère ou de l'effervescence. Je la connaissais si bien...

Tu ne penses jamais à l'avenir tant il t'effraie. Tu viens de le dire je suis et serais à jamais l'un des trois juges des enfers. Je ne peux tourner le dos à mon identité, à mon destin. Mais ce statut me confère un atout ! Celui de pouvoir tenter de nous réserver un bonheur éternel ! Ne le comprends-tu pas ?! Bonne conscience, moi ? Comme si j'en avais quelque chose à faire...

Pousser par la détresse, cette réaction prévisible que j'aurais tant voulu éviter, elle lança une idée folle, totalement hors de propos avant de s'effondrer sur elle même. C'était donc ça qu'elle voulait ? Une chose si simple ? L'espace d'un instant, je me sentis tiraillé entre deux possibilités. Mais au final, pouvais-je agir autrement après cette discussion ? Mû par une impulsion soudaine et totalement irréfléchie, je bondis de ma chaise pour prendre Satine dans mes bras. Je la soulevais sans effort, le regard tourné vers la sortie de ma demeure.

Rien ne nous retient, tu as raison.

Nous n'étions pas en guerre. Je n'étais pas Régent des enfers et un autre juge pouvait très bien faire régner l'ordre au sein de notre nouveau domaine. Et à qui devais-je me justifier au fond ? D'une cadence fougueuse, je sortis du temple, mon précieux trésor dans mes bras. A la vue du ciel sombre, un sourire perça les traits durs de mon visage.

Nous n'avons jamais été raisonnables.

Ce fut sur ces paroles ô combien symboliques de notre relation que j'intensifiais mon cosmos pour déployer dans mon dos des ailes de feu sombre. Avant de prendre mon envol avec ma bien-aimée. Pour quelle destination ? Cela avait-il la moindre importance ? Probablement pas.

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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Diplo-Mary   Mer 27 Mai - 15:21

La fuite irraisonnée






Prête à toucher le sol, des bras solides et aimants m'élevèrent en même temps qu'ils m'épargnaient une ultime chute que je savais irréversible. À l'entente de ses derniers mots, mon cœur fit un bond prodigieux dans ma poitrine, me laissant toute vibrante, le regard rivé dans le sien. Lui, observait l'horizon qui se dessinait à chacun de ses pas. Nous allions partir très loin, quitter ces terres devenues stériles depuis l'invasion spectrale, pour aller nous isoler loin du regard du Monde. N'était-ce pas ce dont j'avais toujours aspiré ? Me cramponnant à lui au moment de notre envol, je sentis un vent nouveau cingler nos deux visages. Deux étoiles quittaient le parvis du Temple des Poissons, des Dragons devrais-je dire. Je restais interdite un moment, les interrogations se bousculant dans mon esprit. Finalement, je posais la tête contre le torse d'Arbhaal pour m'abandonner à cette plénitude qui fleurissait au creux de mon âme.

Ma mission ne pouvait pas être plus rondement menée, mais, cette issue, bien que surprenante, m'arrangeait au plus haut point. Peut-être pas pour Jack et le reste des Atlantes, or, quelle importance ? Un sourire ravi illumina mes traits.

Les temples du zodiaque s'éloignaient à mesure que nous progression, rapidement, bientôt dissimulés tout à fait par un manteau nuageux. Je songeais un instant à Oneiros, Grenat ou encore Celsius, mais, à qui devais-je des comptes ? À personne, assurément. Car j'étais une intrépide pirate voguant sur les flots. Ma conscience fut projetée vers le Black Pearl une fois en vue des rivages.

« Tu l'as fait exprès ou … t'es-tu définitivement épris de la Mer ? » le taquinais-je avant de reprendre d'une voix plus enjouée. « Je vais prévenir Barbossa qu'il peut lever l'encre sans nous. »

Je me concentrais un instant afin de délivrer ce message, fermant les yeux avant de les rouvrir d'un seul coup.

« Lâches-moi. » Lançais-je sans préambule avant de me débattre légèrement entre ses bras. « Fais ce que je te dis, allez ! »

Une fois libre de mes mouvements, je lui offris un sourire avant que ne débute ma chute. J'ouvris les bras en croix avant de partir dans un rire joyeux, derrière moi, filait un trait d'or qui me rejoignit très vite. Mon armure sous son aspect totémique, représentait une belle sirène qui portait à ses lèvres une flûte traversière. En se libérant, l'écaille émit un chant auquel mon cœur répondit plus volontiers que les retrouvailles avaient été fortes, cette fois-là aux Enfers, depuis, notre lien à toutes deux ne paraissait que plus fort. Plus pur. En quelques battements d'ailes, je me mettais à la hauteur de la Wyvern.

« J'ai récupéré mes ailes, autant en profiter. Viens, un long voyage nous attends. »

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[Septembre 1755] Diplo-Mary

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