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 [PV Sylphe - Kappa] Rentrer à la maison [septembre 1755]

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Celsius


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MessageSujet: [PV Sylphe - Kappa] Rentrer à la maison [septembre 1755]   Jeu 28 Mai - 3:31

Une étoile rouge.

Voilà ce qu'il devait être aux yeux de tous ceux qui depuis ce relief escarpé regardaient le ciel. Un astre écarlate déchirant le ciel de nuit qui avait étendu ses ailes sur Jamir. Celsius n'y était venu qu'une seule fois par le passé, mais retrouver le chemin n'était guère compliqué. Il devait être à peine à mi-chemin quand le rassemblement d'auras qui en jaillissait l'avait guidé sur la bonne voie. Y eut-il été d'humeur qu'il l'aurait comparé à un sapin de Noël ; malheureusement, ce n'était guère le cas.

Investie par plus d'éveillés qu'elle n'en avait jamais compté dans ses parages, Jamir était devenue un feu d'artifice perpétuel, figé dans l'éternité. Là où les cieux viraient au noir là d'où il venait, ceux sous lesquels il évoluait à présent brillaient de plus d'étoiles qu'il n'en saurait compter. Les constellations avaient suivi leurs protégés jusqu'ici, et avec elles leur bénédiction. Même s'ils étaient tombés, les Saints n'étaient pas encore morts. Bien qu'il n'en doutait pas, ayant assisté à leur évacuation, il en fut rassuré.

Dans ses bras, les petites avaient gardé leur calme tout du long. Même si ce n'était sans doute pas volontaire, il leur en fut reconnaissant : si jamais il ne négligerait leur bien-être, il avait déjà assez à penser. Son geste ne serait pas sans conséquences, mais c'était pour le mieux, il voulait le croire. Qu'avait-il à perdre de toute façon ? Plus grand chose maintenant, et d'autant moins après ça. Oui, il ne faisait que sauver ce qui pouvait encore l'être tant qu'il en avait le pouvoir - avant qu'on le lui arrache également.

Rajustant le tissu pour s'assurer qu'elles soient bien couvertes, il se lança dans un nouveau bond cosmique. Quand ses pieds touchèrent le sol à nouveau - ou plutôt la montagne où il s'était posé -, la tour où il souhait se rendre prit forme dans son champ de vision. La Stella Rubius continuait de palpiter dans le creux de son poignet, comme un coeur secondaire, organe supplémentaire d'un corps de sa propre facture. D'une dernière impulsion, il alla se poser sur le chemin naturel censé y mener.

Autant y aller en douceur : il ne s'était pas annoncé...
Mais le faut-il vraiment, quand on ne fait que rentrer chez soi ?


Dernière édition par Celsius le Dim 7 Juin - 19:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [PV Sylphe - Kappa] Rentrer à la maison [septembre 1755]   Jeu 28 Mai - 20:15

~ La vie est une étoile filante ! ~


Humant l'air, un esprit azuréen bondissait entre les interstices de la paroi de la montagne, des nuées d'étincelles dorées le suivaient pour former des liserets dans le vent. Les plantes reprenaient vie un instant. En danse perpétuelle il vivait pour cela, vivre pour l'horizon qui s'éclairait devant lui. Sur sa peau, des veines bleutées laissaient couler le vif argent de la vie. Si l'un était poison, l'autre était vie. Cela avait toujours été ainsi et soudain, le Danseur, car c'était ainsi que l'on appelait les enfants des Etoiles, nés des esprits de la nature du Nord. Insouciant, il se rapprochait d'un bond d'un jeune homme marchant sur le sentier qui menait au village de Jamir. Il se lova devant le marcheur pour concentrer toute son énergie qui éclatait en une nuée d'étincelles, des milliers de muguets blancs poussèrent dans tout le secteur en diffusant un parfum lourd et dissuasif. Peu de monde connaissait cette technique capable de soigner les Guerriers les plus blessés, mais aussi de tuer les bien portants en voulant trop bien faire. Le chemin de l'inconnu était désormais un lit de fleurs blanches où un cosmos doré et léger se mélangeait à chaque fleur.

En hauteur, tel un rapace observant sa proie, un Chevalier scrutait le nouveau venu. Il ne disait rien. L'obscurité ne laissait paraître que quelques traits humains en dessous d'une armure dorée par le soleil depuis des siècles. Huit autres Danseurs l'entouraient dans une chorégraphie lente et douce, les étincelles communiant avec le Cosmos de leur Maître. Ses prunelles azuréennes observaient ce qui était dans ce châle du plus bel effet. Le silence de la situation était étrange. C'était comme si deux Etres se revoyaient après des années l'un de l'autre, comme si la déraison les avait séparé aux coups des canons de la guerre. Pourtant, cela faisait à peine que quelques mois. Les ailes du Chevalier s'ouvrirent alors et il plongeait vers le chemin de muguets, relevant celles-ci, il atténuait sa chute mais son regard... Empli d'innocence et aussi de sévérité, fixait l'homme à la chevelure écarlate qui se pressait devant la nouvelle demeure de la Déesse de la Guerre. Les pétales blanches volaient dans le vent, insouciantes elle même de ce qui se passait dans ce silence entre les deux hommes. Soudain, comme si un poison consumant son âme, le chevalier faisait bataille envers lui même pour prendre la parole.

- Quand Kappa du Verseau m'a dit d'aller confirmer une de ses intuitions, je n'y ai pas cru. Il avait raison, c'est bien toi. C'est pour cela qu'il m'a envoyé ici certainement, j'étais le seul à pouvoir lire dans ton âme si faible, dans ce cosmos si moribond...

Sylphe avait bien changé lui aussi. Il n'avait plus ses cheveux opalinescents, cette insouciance étrange qui s'était brisée face à la dure réalité. Chiron avait donné à Eldir une nouvelle chance, un nouvel espoir. Un sourire s'esquissait enfin devant une évidence qui lui faisait plaisir. Lui qui avait toujours eut cette fierté d'être le frère du plus puissant des Chevaliers, c'était son orgueil et ce que ses yeux lui montraient n'était pas de nature à lui donner plus de joie. Sans armure. Sans idéal, il était devenu le miroir inversé de ce qu'était Eldir autrefois ! Au nom de l'amour, il avait perdu cette ambition qui faisait sa vie, de cet idéal qui faisait sa vie.

- Oui, c'est bien moi, celui que l'on appelait autrefois Eldir de Delta. Je suis désormais Sylphe du Sagittaire, après bien des aventures dans un autre Monde, je suis revenu pour toi, pour ma douce Ceridwen, pour ce qu'Athéna représentait pour Chiron. Et pendant cette nouvelle aube, je vois qu'une cacophonie semble agir sur ton cosmos ... Ce que je sais, c'est que tu es mon frère, Chevalier de la Déesse de la Sagesse, Chevalier nourrissant le besoin de donner une vie tendre et douce à ce que tu portes entre tes bras.

Le ton était chaleureux, sans aucune once de reproche. Sylphe connaissait mieux que quiconque le poids de ce qu'il devait traversé. Il avait lu certains rapports et écouter certaines choses de la part du Régent et du Pope, les liens écarlates devaient renaître. Oui, reprendre vie sous une nouvelle forme et les petits lys blancs, le pouvoir de guérison de Chiron en inondait la sève et le parfum, propulsait dans le vent une énergie réparatrice vers celui que le Chevalier du Sagittaire n'avait même pas nommé. Pourquoi le nommer ? Il le connaissait mieux que quiconque après tout. Prenant une tige de muguet, il fit sonné les corolles dans un léger bruit de feuillage, un petite nuage de son nectar s'envolait vers le nouveau venu pour lui redonner de l'énergie.

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MessageSujet: Re: [PV Sylphe - Kappa] Rentrer à la maison [septembre 1755]   Ven 29 Mai - 1:50

Mon cosmos n'est pas mort, réfuta-t-il aussitôt. Il change, voilà tout.

Et même s'il n'en comprenait pas toute la portée, ce changement était une fait. Une réalité contre laquelle nul ne pouvait aller. Oui, il changeait... Plus qu'il ne l'aurait cru possible en toute une vie, il est vrai. Mais la sienne s'étant déjà achevée, n'était-il pas un candidat tout désigné ? Indéniablement, le bijou qu'il portait au poignet avait quelque chose à y voir. Même s'il s'était calmé après avoir fait la terre trembler, il continuait de s'animer d'une force sans pareille. De celle que seuls les dieux sont censés posséder. Même si ce n'était qu'une étincelle. N'est-ce pas plus qu'il n'en faut pour que puisse le monde s'enflammer ?

Il se figea quand on vint l'accueillir. Que le lieu soit gardé n'était pas une surprise : eût-ce été le contraire qu'il n'aurait rien eu à y faire. Il les sentit frémir dans ses bras. Si auguste soit leur parentèle, le climat était rude pour qui n'y était pas préparé. Au nom de leur bien-être, il ne pouvait perdre trop de temps en formalités. Pour les fleurs qui flottaient dans le vent, il n'eût que de l'indifférence : lui-même n'avait plus goût à planter des graines. Créer la vie quand on ne sait que la prendre, n'était-ce pas déjà ironique au départ ? Les plantes délicates qu'il tenait assoupies contre son coeur étaient les dernières qu'il cultiverait jamais.

Tu es devenu bien bavard dans tes présentations, fit-il remarquer. D'autant qu'il n'en était nul besoin : il l'avait reconnu bien avant. Il faut croire que l'un et l'autre, nous avons quelques difficultés à bien vouloir rester morts.

Il lui manqua jusqu'à la force d'avoir un sourire amer. Cela mis à part, ça resterait Eldir pour lui, comme ça l'avait toujours été. Si ce n'était pas avec le sien que son coeur battait d'un même bond, c'en était assez proche que pour ne jamais s'y tromper - eussent-ils tout deux tant changé. Trop dans son cas : et pour lui ? Leur sang était-il encore le même, seulement, après en avoir tant versé ? Sous ses doigts, il sentit les premiers frémissements de l'éveil agiter les corps poupins. Ce ne serait plus long avant que leurs premiers cris de faim ne résonnent dans la vallée.

Et ce ne seraient pas nécessairement les seuls. À la manière dont il s'en était allé, il était fort probable qu'il soit suivi. Son seul avantage était de connaître l'exact itinéraire, en plus de son rythme de croisière. Il avait du mal à croire que quiconque ait pu le suivre à la vitesse où il allait - fut-ce en lui opposant celle de la lumière. Ce n'était toutefois pas une raison pour se permettre de traîner. S'avançant au milieu des pétales virevoltants, il leva un pan de tissu pour découvrir les visages endormis, un crin écarlate assurant la véracité de ses dires encore à venir.

Je ne suis plus Chevalier. trancha-t-il aussi platement qu'il pouvait. Mais j'aurai néanmoins le front de vous demander asile. Pas pour moi mais pour elles. Car ce sont autant tes nièces que mes filles.

Car ici est ma seule famille.
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MessageSujet: Re: [PV Sylphe - Kappa] Rentrer à la maison [septembre 1755]   Dim 31 Mai - 13:58

~ Voir le Généralissime ~


- Je peux ?

Après l'assentiment de son frère, Sylphe relevait l'étoffe pour voir les deux enfants. Ils bougeaient légèrement, comme si le parfum des fleurs les enivraient et les excitaient en même temps. Un sourire aux lèvres, ses yeux se levaient vers l'ancien Chevalier d'or des Poissons. Sa main tapotait son épaule et il lui fit signe de le suivre, les fleurs s'évanouissant dans la nature à chaque pas. Si un jour on lui avait dit que Celsius des Poissons allait avoir des enfants... Cependant, les regards de ce dernier en arrière à intervalles régulières laissaient augurer d'une peur venant de l'extérieur. Il n'en savait pas la raison mais il avait peur sans aucun doute possible. Par un chemin tournant autour du village, ils s'approchèrent de la Tour de Jamir.

Trônant sur un promontoire rocheux, la grande Tour de Jamir était le lieu de toutes les décisions. Sylphe n'avait plus rien dit lors de la suite du voyage, il comprenait enfin que la Rose était fanée mais il avait du mal à l'admettre, il ne posait aucune question. Les réponses arrivaient toujours quand on savait attendre après tout. Alors que la Tour se dessinait de plus en plus clairement, Sylphe fit quelques signes aux gardes pour se tenir au garde à vous. Par ce simple signe, il mettait le "Sanctuaire" en état d'alerte.

- Kappa t'attends. Prit enfin la parole le Sagittaire. Tu devrais me les laisser le temps de discuter avec lui. Il voudra des explications, attends toi à des questions... Ceci étant dit, tu ne m'as pas répondu à une question incidente : Ces enfants, tu veux les protéger non ? Crois tu que tu peux les protéger contre le monde Occulte en étant à poil ?

La dernière question était suivie d'un grand éclat de rire. Oui, Sylphe avait retrouvé de sa tranquillité d'esprit, de cette innocence qui lui faisait dire ce qu'il pensait sans trop réfléchir aux conséquences. Pourtant, était ce la sagesse de Chiron ou non ?, sa question était claire. Jamais Celsius ne pourrait protéger les enfants, sa famille, en étant sans protection. On ne faisait rien tout seul. Son cosmos changeait et alors ? Pour Sylphe qui avait connu en Alfheim le même phénomène, tout cela était une chose de perceptible. Un sourire aux lèvres, il reprit la parole avant que Kappa du Verseau vienne à leur rencontre.

- Sache que malgré ce que l'on sème, on choisit toujours ce que l'on devient.

Par un signe de la main, il l'invitait à entrer dans la Tour. Alors que les deux Hommes entraient, une main se posait sur un balcon. Dans l'ombre, le Maître de maison observait tout cela avec respect. Lui même avait combattu avec son frère Sage contre les forces des ténèbres, il sentait que ces deux enfants allaient changer le cours des choses. Il se retirait en ne disant pas un mot, tout cela n'était que des histoires qui ne le regardaient pas...


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MessageSujet: Re: [PV Sylphe - Kappa] Rentrer à la maison [septembre 1755]   Dim 7 Juin - 19:01

D'un signe de tête, l'empoisonneur lui signifia son accord. Malgré sa réticence à les laisser approcher par qui que ce soit d'autre que lui et leur propre mère, Sylphe était aussi de la famille - si différent qu'il soit de celui qu'il avait été autrefois. Celsius lui-même avait tant changé, qui aurait-il été pour lui reprocher ? Si loin que le Sagittaire soit parti s'égarer, nul voyage n'était plus transcendant que celui de la mort... Il s'étonna lui-même de ne pas se roidir quand son frère vint à écarter celui-ci. Cette confiance naturelle n'était-elle pas la preuve même de son identité ?

L'espace d'un instant, il se demanda si Satine les avait seulement montrées à Ann. Il n'avait pas vu cette dernière au cours des mois passés ensemble ; peut-être avant ? De cette pensée, il détourna son esprit. Il ne devait pas penser à elle, pas maintenant, pas après ça. Par chance, même auprès de quelqu'un qui lui était proche, le Roi des Ronces était toujours aussi doué pour taire le fond de sa pensée. De cela, il ne dirait rien à personne - pas pour le moment, en tout cas. Le temps des explications viendrait... Mais avant ça, il en avait d'autres à donner.

Son regard s'éleva vers la titanesque tour de Jamir. Pour un peu, elle l'aurait intimidé. Il se sentait presque comme un jeune Chevalier, fébrile à l'idée de rencontrer ses pairs. Sept ans déjà... Et une vie avec ça. Le trajet qu'il leur restait à parcourir le fut dans le calme. Celsius n'était guère d'humeur à parler et son frère avait coutume qu'il ne le fasse que trop peu. Ses mots, il les réservait pour ce qui devait vraiment être dit - pour ce qui en valait la peine. Il n'estimait pas entrer dans cette catégorie. Mais ils en reparleraient... Quoique circonspect, il lui remit finalement les enfants.

C'était pour ça qu'il était venu, il n'y avait pas à hésiter.

Plus aucune armure ne voudra de moi désormais.

Et ce n'était de toute façon pas dans ses projets. Pas maintenant, pas déjà. Ce serait tout ce qu'il en dirait. Il lui adressa un signe de la main et s'en fut sans qu'il puisse plus rien ajouter. À peine eût-il fait un pas dans la citadelle que deux gardes vinrent le flanquer. Il ne leur accorda pas même un regard. Dépourvus de cosmos, ils auraient été indétectables même par nombre d'éveillés ; lui avait senti l'odeur, celle de l'acier, des armes qu'ils étaient seuls à porter. La chevalerie d'Athéna n'en avait pas le droit.

Eldir savait-il pour ce comité d'accueil ? Peut-être pas. Et au cas où il désapprouverait, mieux valait prendre les devants. Voilà pourquoi il était entré sans lui. Il ignorait l'état de ses relations envers les autres Saints, mais ne voulait pas les envenimer en quoi que ce soit. Celsius non seulement s'y attendait, mais s'était étonné de n'y avoir plus rapidement droit. C'était comme ça que ça devait l'être. C'était lui qui, par ses actes, l'avait voulu ainsi : quelle raison aurait-il de s'en offusquer? Sans plus de cérémonies, il les laissa ouvrir la voie. Le mener là où se tiendrait son procès.

L'ascension prit moins de temps qu'il ne le pensait, ou peut-être avait-il suffisamment de choses en tête pour ne pas le voir passer. Encore moins bavards que lui, ses guides le menèrent jusqu'au sommet sans décrocher un mot. Ce n'est qu'après s'être annoncés qu'ils le laissèrent à son tour entrer dans une salle qu'il catalogua rapidement comme allouée au commandement. Si les documents qui en jonchaient chaque mètre étaient un indice suffisant, la présence de Kappa en seigneur de cet empire de papier ne faisait que l'entériner.

S'il ne parlait guère, Celsius observait ; il en avait toujours été ainsi. Aussi, le voir tout de noir vêtu l'interpella. Ce n'avait jamais été le cas, pas même aux obsèques d'Athéna. Y aurait-il un autre deuil à déplorer ? Du coin de l'oeil, il remarqua un papier échoué au sol - probablement jeté à bas par quantité d'autres. Par réflexe, il se pencha pour le ramasser. Par réflexe, les gardes armèrent leurs lances dans sa direction. Un instant figé, il lorgna dans leur direction avant de se relever lentement, rendant à sa parentèle le feuillet jauni par le temps.

Aussitôt, les postures menaçantes redevinrent un garde-à-vous parfaitement ordonné. Cela fait, il eût tout le loisir de détailler le Chevalier du Verseau. Non content de s'être assombri, ce dernier semblait se négliger également ; en témoigne la barbe irrégulière qui lui rongeait les joues ou même le froissement de sa tenue. Si simplement vêtu qu'il soit, Celsius semblait presque apprêté pour une grande occasion en comparaison. Si friand de silence qu'il soit, il le brisa avant qu'il ait pu s'installer.

Tu devrais dormir plus.
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MessageSujet: Re: [PV Sylphe - Kappa] Rentrer à la maison [septembre 1755]   Dim 7 Juin - 19:41



Plongé dans l’écriture d’un document la plume à la main, le Verseau ne fut tiré de son travail que par le bruit d’un garde frappant à la porte. Il lui ordonna aussitôt d’entrer sans cérémonie, et se leva dans la foulée. L’homme en armes annonça Celsius, qui entra, accompagné par les deux gardes, comme ordonné par Kappa dans la matinée. Ce dernier observa l’ancien saint : il avait à présent les cheveux courts, et un drôle de bracelet au poignet. Comme d’habitude, il était silencieux, presque lugubre, mais malgré cela, il avait encore bien meilleure mine que le Verseau, qui était lui cerné et avait les traits tirés à cause du manque de sommeil. Son regard s’arrêta un instant sur celui ci, mais il ne fit aucune remarque.
- Je me suis posé beaucoup de questions quand j’ai entendu que tu étais arrivé à Jamir, Celsius. Mais la plus présente demeurait tout de même : “ qu’est ce que tu viens faire ici ? “ Lança le général d’un ton neutre mais autoritaire en guise d’introduction.

Celsius se pencha pour ramasser un parchemin et les gardes réagirent de façon un peu disproportionnée. Aussitôt, le Verseau les interpella :
- Ca va, arrêtez moi ça ! Vous croyez qu’il va essayer de me tuer en se baissant pour ramasser un document au sol ?!
Les hommes armés reprirent une position fixe, et Kappa les congédia aussitôt, en les remerciant toutefois.
- Désolé... Je ne suis pas encore franchement habitué à ces conneries, lâcha t’il en prenant le parchemin que lui tendait l’ancien chevalier d’Or des Poissons. Merci...

Il se dirigea vers son bureau, posa le document, puis fit volte face, s’appuya sur son bureau, croisa les bras, et répondit à son invité :
- Oui, je sais... Pour ça, faudrait que j’aie le temps... Et quand bien même...
Il ne poursuivit pas sa phrase. Il n’avait pas l’intention d’étaler ses problèmes aux yeux de Celsius.
- Bref, assez parlé de moi ! Je t’avoue que je ne comprends pas ce que tu es venu faire à Jamir ? Tu semblais sûr de toi la dernière fois que nous avons discuté. Pourquoi être revenu vers moi maintenant ?
Il le détailla un instant, puis reprit :
- Qu’est ce que tu viens faire ici, Celsius ?



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MessageSujet: Re: [PV Sylphe - Kappa] Rentrer à la maison [septembre 1755]   Dim 7 Juin - 20:24

À quoi te servirait le meilleur des plans de bataille si tu meurs de fatigue sans avoir pu le mettre en oeuvre ?

Si Kappa avait l'air fatigué, les apparences étaient encore loin de la réalité. Tout dans ses gestes, les intonations de sa voix reflétait un épuisement total - et, plus inquiétant encore, moins physique que mental. Pour avoir lui-même connu et vécu cet état il n'y a encore pas si longtemps, Celsius était bien placé pour le reconnaître. Les causes en étaient-elles semblables ? Il se garderait bien de le demander. Même si pas autant que lui, le Verseau était un être secret... Et sa position actuelle ne lui autorisait guère plus que de s'enquérir de son état de santé. Si la question lui était bien parvenue, il fallut attendre que les gardes aient quitté la pièce et qu'elle lui soit répétée pour qu'une réponse franchisse ses lèvres.

Placer des enfants sous la protection des Chevaliers. Il se tut un instant. Mes enfants.

Ce détail était-il pertinent ? Il ne savait pas mais le lui devait, par souci de transparence. Kappa prendrait-il la nouvelle avec autant de stupeur que tous ceux qui l'avaient précédé ? Non qu'on puisse le leur reprocher : il y avait de quoi. Lui-même, à peine quelques années plus tôt, aurait juré ne jamais voir ce jour arriver. Et pourtant. Cela n'aurait-il pas été préférable ? Que serait la vie de ces enfants, compromise avant même d'avoir vraiment commencée, et aujourd'hui plus qu'hier ? Il ne le savait. Ce qu'il savait en revanche, c'est que Sylphe avait raison : il voulait les protéger. Les mettre à l'abri de tous les dangers. Dut leur mère en faire partie. Alors que les nuages commençaient à se dissiper, pourquoi avait-il fallu que les choses tournent ainsi ?

Pendant un instant il demeura silencieux. Pour laisser le régent assimiler l'information, tout d'abord, mais aussi pour présager de la suite. Était-ce tout ce que Kappa avait à lui reprocher, ou était-ce un moyen de le mettre à l'épreuve ? De tester son honnêteté ? À moins qu'il n'ait réellement plus entendu parler de lui depuis leur dernière entrevue. Auquel cas, ses fautes - ses crimes - étaient-ils aussi graves qu'il le pensait ?... Oui, c'était indubitable. Cette question, il l'avait déjà retournée dans tous les sens, sans y voir d'autre solution. Son honneur l'exigeait - et à l'appel de l'honneur, il devait répondre. Ses mains se joignirent dans son dos pour lui donner une posture plus solennelle mais aussi pour se soumettre au jugement à venir.

...Et me soumettre à la justice d'Athéna.
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MessageSujet: Re: [PV Sylphe - Kappa] Rentrer à la maison [septembre 1755]   Dim 7 Juin - 21:30



Comme toujours, l’ancien chevalier d’Or des poissons parlait peu, et gardait ce qu’il pensait pour lui. Son visage de poker avait observé Kappa un instant, et de nombreuses interrogations en avaient découlé. Pourtant, seule une remarque avait filtré à travers ses lèvres. Une remarque qui fit légèrement sourire l’homme en noir, qui ne put s’empêcher de rétorquer :
- C’est l’impression que je donne, actuellement ? Que j’essaie de monter un plan de bataille parfait ?
Il tourna la tête vers la table, sur laquelle la carte s’étalait, puis poursuivit :
- En réalité, c’est le village de Jamir et tous les problèmes de logistique et de sécurité liés à la surpopulation qui occupent la grande majorité de mon temps. Je passe mes journées à résoudre des problèmes comme les manque de place, de couvertures ou de provisions. Le prestige vient d’en prendre un sacré coup, n’est ce pas ? Acheva t’il en posant à nouveau son regard azuré sur Celsius.


Kappa bloqua un instant lorsque son ancien frère d’armes dévoila enfin la raison de sa présence en ces lieux. La tête du Verseau bascula très légèrement en arrière alors que ses yeux s’agrandissaient sous l’effet de la surprise. Toutefois, l’instant passé, il fit rapidement le lien avec les jumeaux que Celsius avait tenu entre ses bras durant leur dernière entrevue. Il soupira longuement le temps de réfléchir à une réponse appropriée.
- Toi au moins, on peut dire que tu sais ménager tes effets...
Il fit une pause, un instant, en se remémorant les deux nouveaux nés dissimulés dans les bras de leur père, puis ajouta avec un léger sourire bienveillant.
- Comme tout être humain, ils ont le droit à notre protection, bien entendu. Les conditions pour vous recevoir ne sont pas encore optimales, mais nous travaillons activement pour améliorer les choses. Des vivres ainsi que des biens de première nécessité sont attendus dans les prochains jours.

Le Mage des Glaces haussa légèrement les sourcils, et une lueux perplexe apparut dans son regard suite à la dernière phrase de l’ancien chevalier d’Or. Il plissa légèrement les yeux, avant de répliquer :
- La justice d’Athéna ? Pourquoi diable te soumettrais-je à la justice d’Athéna ? Parce que le Sanctuaire est tombé ? Parce que tu n’étais pas là au moment où nous avions le plus besoin de toi ? Parce que tu as choisi de nous abandonner ?
Ses mots étaient durs, mais ils ne faisaient que relater des faits. Sa voix était neutre, et pourtant il y avait un effet cassant vicieusement efficace dissimulé au fil des mots.
- Nous en avons déjà parlé, toi et moi. A partir du moment où tu étais venu prévenir de ton départ, et qu’il était clair que c’était un voyage sans retour, je n’ai pas à te reprocher quoi que ce soit. Nous choisissons tous des chemins différents. Notre ancien général a choisi sa voie lui aussi, tout comme mon père ou celui de Mashia avant lui. Tous les chevaliers ne meurent pas au combat pour la gloire d’Athéna. Pourquoi voudrais tu que je juge tes actes, Celsius ? Tu n’étais pas là, tu ne pouvais pas savoir que le Sanctuaire était en train de tomber... A moins, bien sûr...
Il fit une pause et une lueur inquisitrice passa dans ses yeux tandis que le Verseau fixait intensément Celsius.
- ... que je ne connaisse pas toute la vérité...

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MessageSujet: Re: [PV Sylphe - Kappa] Rentrer à la maison [septembre 1755]   Dim 7 Juin - 22:32

Je te sais guerrier dans l'âme. Peut-être est-ce là ta préoccupation du moment... Son regard balaya les monticules de papier, sans s'y attarder... Mais je ne doute pas que la récupération du Sanctuaire soit déjà dans un coin de ta tête.

Il n'en dirait pas plus. Plus militaire que diplomate, Kappa l'avait toujours été, se distinguant en cela comme dans le reste de ceux qui avaient porté cette armure avant lui. Le respect pour Shion n'était pas la seule chose qui l'avait séparé du manteau de Grand Pope ; celui de général que Marcus avait laissé derrière lui en partant lui était bien plus adapté. Le onzième gardien semblait d'ailleurs en savoir plus à ce sujet. En d'autres circonstances, le Roi des Ronces aurait été curieux de lui demander...

Pas « nous »... « Les » recevoir. corrigea-t-il, placide malgré tout. Je n'aurai pas l'audace de prétendre avoir ma place ici, maintenant moins que jamais.

Les yeux qu'il avait fermés lors de cette dernière tirade se rouvrirent pour dévisager Kappa. Si sévères soient ses mots, ce n'était guère qu'une juste rétribution pour le trouble qu'il avait provoqué. Celsius n'en attendait pas moins de sa part, et ne pouvait qu'espérer qu'il serait tout aussi équitable dans sa sentence. Mais y en avait-il seulement qui soit à la hauteur de ses péchés ? Choisir ses mots n'avait jamais été son fort, et il ne cherchait de toute façon pas à limiter les dégâts. La vérité, rien que la vérité ; advienne que pourra.

Pour que la mère de mes enfants puisse survivre à l'accouchement, j'ai dû lui donner de mon sang. Ce faisant, j'ai accompli sur elle le rituel des Liens Écarlates, censé ne s'exercer que d'un Chevalier des Poissons à un autre selon les lois du Sanctuaire. Kappa avait-il déjà entendu le moindre mot à ce sujet ? Qu'importe. Je l'ai ensuite soignée à l'aide de l'ichôr d'Athéna que nous gardions au Sanctuaire, que j'avais dérobée il y a quelques années.

S'il avait pensé qu'il finirait par l'utiliser ainsi... Et quand il voyait ce qu'il y avait gagné au final... Il battit des cils à nouveau, chassant cette sombre pensée pour se focaliser sur son récit. La colère devait déjà être en train d'infuser dans les veines de Kappa, mais il ne doutait pas qu'il lui laisserait terminer son récit - ne fut-ce que pour mieux le châtier par après. Celsius s'étonnait lui-même de la fluidité avec laquelle il énonçait les faits. Mais à force de s'être préparé à cet instant depuis le jour de sa renaissance - et même avant -, que cela avait-il d'inouï ?

C'est en la suivant pour l'en sortir que je me suis également trouvé mêlé à la bataille du Sanctuaire. Ce devait être trop confus pour que tu t'en aperçoives... Il croisa son regard. Il savait ce qu'il en était, mais Kappa préférerait sans doute cette approche subtile. Loin de lui cependant l'idée d'en discuter. Je me suis accaparé l'armure que j'avais abandonnée. J'ai défait le Spectre de la Chauve-Souris avant de perdre la vie contre Minos du Griffon.

Ce n'était pas encore la fin de l'histoire, mais il en resterait là pour le moment. Cela faisait déjà beaucoup de choses à digérer - des choses qui n'étaient pas forcément bonnes à entendre. Des choses que Kappa apprécierait sans doute d'autant moins dans son état. Tout ça, Celsius l'avait à l'esprit en s'immisçant dans cette pièce et plus encore depuis le début du récit - mais ce n'était pas ce qui l'empêcherait d'en finir. Car c'était la bonne chose à faire. Qu'y avait-il qu'il puisse encore perdre, après tout ?
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MessageSujet: Re: [PV Sylphe - Kappa] Rentrer à la maison [septembre 1755]   Jeu 11 Juin - 12:47



Peu de mon pouvait se vanter d’avoir pu réduire le Verseau au silence absolu durant plusieurs secondes. Son mordant habituel commençait à lui valoir une certaine réputation pas forcément positive, et depuis tout jeune, il répliquait avec force quand il se sentait agressé ou agacé. Pourtant, ce jour là, Celsius parvint à le clouer sur place au delà de toutes espérances. Il comprenait à présent beaucoup mieux cette mine lugubre qu’affichait l’ancien chevalier d’or, mais tant de questions se bousculaient dans sa tête qu’il ne savait pas par où commencer. Il se ressaisit finalement en détachant son regard de l’ancien poisson, et prit la parole, d’un ton encore peu assuré :
- Je vois... Bon, procédons par ordre : pourquoi avoir volé l’ichôr d’Athéna ?
Kappa tentait de comprendre la situation de Celsius. Après tout, pour Ahina, il n’aurait évidemment pas hésité à faire de même, quitte à finir paria de la société. Seulement voila, ici, le maître des ronces avait volé l’ichôr des années plus tôt, ce qui signifie qu’il ne l’avait pas volé pour sauver celle qu’il aimait, mais pour une autre raison. Ce premier acte en lui seul en devenait donc véritablement discutable, voire grave.
- Tu sais parfaitement que c’est une chose sacrée, je ne t’apprends rien ! A quoi tu jouais ?

Ces questions posées, le général avança dans son raisonnement :
- Même chose pour le rituel des Liens Ecarlates, et même si en tant que personne, je peux comprendre pourquoi tu l’as fait, en tant que général, je ne peux pas faire comme si je n’avais rien entendu...
Il analysa les paroles suivantes de Celsius, et bloqua subitement :
- “Suivie” ? “Mêlé à la bataille du Sanctuaire” ? Tu étais là, cette nuit là ?!
Cette fois ci, la voix du Verseau avait pris une teinte courroucée et une lueur de colère commençait à briller dans ses yeux azurs. Il inspira profondément pour maîtriser ses émotions, et reprit son interrogatoire d’un ton redevenu neutre :
- Qui est elle, Celsius ? Qui est cette femme qui t’a poussé à trahir tout ce que tu connaissais et avais juré de protéger ?

Il avait du mal à rester objectif. Cette femme quelle qu’elle soit, avait foutu un sacré bordel et détruit le chevalier d’or qu’avait été Celsius. Comment le sauver de la peine capitale après tout ce qu’il venait d’apprendre ?! Plus le maître des ronces parlait, plus Kappa voulait qu’il se taise. L’enfer du devoir était vraiment quelque chose de cruel, et aujourd’hui, plus que jamais, il en comprenait toute l’étendue. Mais une dernière question demeurait en suspens. Une question pourtant essentielle :
- Et surtout... Si tu es mort, comment peux tu te tenir debout en face de moi à cet instant précis ? Ajouta Kappa en scrutant son ancien frère d’armes d’un oeil inquisiteur.

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MessageSujet: Re: [PV Sylphe - Kappa] Rentrer à la maison [septembre 1755]   Jeu 11 Juin - 17:01

Ce liquide est connu pour ses propriétés médicales. J'en ai prélevé une petite partie pour analyse et ai fini par la garder en cas d'extrême urgence.

Une fois que le vin est tiré, il faut le boire... En allait-il de même pour le sang sacré ? Oui, il en aurait fait de même pour n'importe lequel d'entre eux. Seulement voilà : c'était sur Mary que c'était tombé. C'était à elle qu'il l'avait donné, allant jusqu'à le glisser lui-même entre ses lèvres. Il avait l'impression d'en sentir encore le contact au bout de ses doigts. Néanmoins, il occulta volontairement ce détail, ne voulant pas donner l'impression de s'en faire une excuse. Ça s'était passé de cette manière, et c'était pour ça qu'il serait jugé.

Des « si » ne changeraient rien au fait, à ses crimes avérés. Les Gold Saints étaient plus habilités que les autres à approcher de ce trésor sacré : d'autres n'auraient eu droit qu'à une exécution sommaire. Mais il l'avait pris sans en parler à personne, l'avait utilisé sans le faire davantage. À quoi bon avoir la panacée entre les mains s'il faut attendre de tomber d'accord pour pouvoir la donner ? Il aurait été déjà trop tard. Mais la loi était la loi, et il l'avait bafouée : voilà ce que l'on retiendrait. Quant aux Liens Écarlates... Plus qu'Athéna, plus que le Sanctuaire, c'était son héritage qu'il trahissait ici.

C'était ça ou la voir mourir sous mes yeux. Je n'ai pas hésité.

Cela ne l'avait pas empêchée de mourir... Du moins de le croire. De le croire assez pour se dresser contre le Sanctuaire. De le croire assez pour se jeter dans les bras de celui qu'il avait tué pour la protéger. Il ne chercha ni à s'en excuser, ni à se justifier plus qu'il venait déjà de le faire. La vie ou la mort d'un tiers n'est pas raison suffisante à enfreindre le sacro-saint code d'honneur de la Chevalerie. Il le savait et n'ajouterait pas l'insulte à l'outrage en tentant de négocier. Stoïque, il se contenta de recevoir les questions de Kappa sans broncher, brise-lame face aux vagues de la colère.

Elle se fait appeler Mary Red. Je ne doute pas que ce nom ne te soit pas inconnu. Un discret soupir franchit ses lèvres. Elle est la Générale de la Sirène Maléfique de Poséidon, et jusqu'à récemment sa Grande Prêtresse. Mais tu dois déjà le savoir.

S'il l'avait rapidement perdue de vue, entraîné dans la spirale des combats, il n'était pas ignorant du rôle qu'avait joué Mary dans la grande guerre. Elle n'était peut-être pas elle-même, mais non moins responsable de la chute du Sanctuaire... Beaucoup en attribuaient la faute au Juge de la Wyvern, mais comme pour tout grand homme, il y avait une femme dans son ombre. Tout ça pour être au final « trahie » à son tour, et pourtant... Dans son dos, ses poings se serrèrent. L'histoire n'était pas encore finie.

Minos a fait de moi son pantin et m'a relevé d'entre les morts. Sous les traits d'un Spectre, je l'ai combattue, elle et personne d'autre, pour la ramener à la raison. Y avait-il réussi en vérité ? Aujourd'hui encore... Non, aujourd'hui plus que jamais, il y avait de quoi en douter. Nous avons échangé ce que je pensais être nos derniers mots, mais quand j'ai disparu, que j'ai été déchu dans les profondeurs du Cocyte... Elle est venue me chercher.

Enfin il décroisa les bras, quittant sa posture de statue de sel. Il leva le poignet droit à hauteur du visage de Kappa, de sorte qu'il ne puisse rater le rubis qui y brillait d'un éclat irréel. Sa chaîne en argent elle-même se moirait de chaudes lueurs, de nuances enflammées. Il ne doutait pas que le mage des glaces se poserait assez vite la question de savoir comment il avait récupéré un corps. Pour y avoir combattu comme lui, il le savait pertinemment : on ne quitte pas les Enfers si facilement. Autant prendre les devants.

Ceci est la Stella Rubius. C'est un artefact de Poséidon et un trésor atlante. Il en existe deux exemplaires, qui une fois réunis sont capables de faire trembler la terre. J'ai bien évidemment reçu celui-ci de Mary, et il a régénéré mon corps. C'est lui qui me maintient en vie. Du moins, c'est ce que Mary croyait. Il n'avait pas osé l'enlever pour vérifier. C'est aussi l'objet qui a accidentellement causé la mort de Fawn.

Son bras retomba mollement le long de son corps, la pierre chatoyant toujours de ses reflets diaprés. Il n'aimait pas l'idée de dépendre du bracelet - encore moins de ce que Mary lui avait donné, à cet instant. Peut-être était-ce le moment d'essayer... Si tiré par les cheveux que soit son récit, il comptait toutefois sur Kappa pour se rappeler que l'humour n'était pas au registre de ses qualités. Que n'aurait-il pas donné, pourtant, pour que tout ou partie ne soit qu'une blague... Enfin, ses yeux se replacèrent dans ceux du Verseau.

Fais de moi ce que tu veux, mais ne blâme pas des enfants pour les fautes de leurs parents.
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MessageSujet: Re: [PV Sylphe - Kappa] Rentrer à la maison [septembre 1755]   Jeu 11 Juin - 17:43



- “C'était ça ou la voir mourir sous mes yeux. Je n'ai pas hésité. »
Cette phrase changeait tout dans la balance de jugement du Verseau. A cet instant, ses poings et ses mâchoires se serrèrent violemment alors que son visage tentait de demeurer impassible pour dissimuler le maëlstrom qui avait lieu au sein de son esprit. Marcus serait sans doute plus impartial que lui, Shion aussi. Mais cette phrase... Elle symbolisait une chose impossible à mettre de côté une fois qu’on l’avait connue. Et dans son esprit, il n’aperçut que des flashbacks d’Ahina. Elle lui souriait, elle le réconfortait après s’être fait tabasser par les autres gamins, elle l’aidait à se relever, lui tendait la main.
L’identité de celle qui avait attiré l’ancien chevalier d’Or dans les ombres tomba finalement, comme un couperet, et Kappa comprit aussitôt pas mal de choses. Décidément, le nom de Mary revenait un peu trop souvent, ces derniers temps : non contente d’avoir détruit un de ses chevaliers d’Or, elle était également responsable de la chute du Sanctuaire. En tout cas, en partie. Mais c’était la mère des jumeaux, et celle que Celsius avait choisie. Il le regrettait certainement amèrement, en ce moment. Inutile d’en rajouter une couche. Il ne prononça pas une parole, se contentant de hocher la tête.

Cette volonté de sauver l’être aimé était ancrée en Kappa, c’était pour ça qu’il vivait, qu’il se battait, et acceptait de continuer, malgré l’absence de son âme soeur à ses côtés. Si tout espoir avait été perdu, il aurait sombré instantanément dans la folie. Il le savait. Et il ne pouvait pas juger Celsius pour un acte que lui même aurait accompli exactement de la même manière à sa place. Au pire, il pouvait se contenter de jouer les méchants afin de pousser l’ancien Poisson à réfléchir à ses actes la prochaine fois avant d’agir. Pas plus...
Perdu dans ce tumulte de pensées, le mage des Glaces fixait Celsius sans le voir, et sa voix semblait lointaine. Il ne fut arraché de sa léthargie qu’à la mention du nom d’un de ses Mentors : Fawn ! L’éclat qui s’était éteint dans son oeil se raviva immédiatement en détaillant le fameux bijou.
- Comment... ? Demanda t’il soudain en tentant de comprendre. Comment cet artéfact a t’il provoqué la mort de Fawn ?
Le Verseau ne put détacher son regard du rubis attaché au poignet de son ami. Les implications étaient telles qu’il lui fallait du temps pour les assimiler.
- Alors... Si je comprends bien... Tu es mort ? Cette... chose... ne fait que te maintenir artificiellement en vie, c’est bien ça ? Une demi vie...
Une vie maudite, pensa t’il sans pour autant le partager à haute voix...

Il redressa alors la tête vers son interlocuteur suite à sa dernière remarque, et répliqua :
- Tu dois vraiment me prendre pour quelqu’un qui est sans coeur, n’est ce pas Celsius ? Tes enfants n’ont rien à voir avec tout ça... Rassures toi, quoi qu’il soit décidé te concernant, ils ne seront jamais impliqués.

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MessageSujet: Re: [PV Sylphe - Kappa] Rentrer à la maison [septembre 1755]   Jeu 11 Juin - 18:53

Kappa semblait étrangement silencieux depuis quelques instants déjà, plongé dans un abîme de pensées dont Celsius ne pouvait que deviner la profondeur. À quel moment qu'il s'y soit enfoncé, le Roi des Ronces n'en avait aucune idée ; tout ce qu'il pouvait savoir était que cela lui donnait l'air plus grave qu'il ne l'était déjà... Et ce n'était pas peu dire. Même le nom de Mary ne suffit pas à le faire réagir au-delà d'un simple signe de tête. Au moins la connaissait-il, il n'y avait pas de doute à avoir, mais le Chevalier des Fleurs s'était attendu à plus d'emportement de sa part...

Comme beaucoup, Kappa avait dû perdre quelque chose ce jour-là. Sans rien savoir de sa vie privée - comme sans doute la plupart des Chevaliers -, Celsius ne pouvait qu'en deviner la teneur. D'une manière ou d'une autre, il avait dû appuyer sur un point sensible. Quant à savoir lequel, le moment ne se prêtait guère à le demander, et il ne lui ferait pas l'affront d'aller le faire à quelqu'un d'autre par après. Il ne put que se sentir désolé d'avoir ranimé ce chagrin bien malgré lui, même s'il se pouvait que cela ait aidé à maintenir sa tête sur ses épaules...

Non, l'attention de Kappa sembla se focaliser plutôt sur le bijou qu'il portait au poignet. Celsius l'éleva encore une fois à portée de regard, se perdant lui-même dans sa contemplation. Bien qu'inerte, la gemme semblait s'animer des palpitations de la vie. Était-ce son excellente facture qui voulait cela, ou le pouvoir de Poséidon à l'oeuvre dans ses profondeurs ? Sans doute un peu des deux. Regroupant péniblement son maigre savoir à son sujet, l'empoisonneur mit plusieurs secondes avant de formuler une réponse claire.

Je ne sais pas exactement. Elle-même ne connaissait pas toute la portée de ses pouvoirs quand elle me l'a donnée. Je tente de comprendre ce qu'elle peut faire depuis le moment où je l'ai au poignet, et je n'en sais pas la moitié. Les dieux mis à part, qui peut se vanter de connaître tous les secrets de ce genre d'objet ? Je crois que Poséidon n'apprécierait pas que j'aille le lui demander. Tout ce que je peux dire, c'est que c'est à elle que je dois d'avoir un corps de chair.

Oui, sans elle, il n'aurait jamais pu sortir des Enfers... Mais peut-être aurait-il mieux fait d'y rester. Quand on voyait le résultat, à quoi bon avoir voulu continuer ? Il savait que c'était une décision irréfléchie de la part de Mary déjà à l'époque, mais n'aurait pas pensé que ce soit à ce point-là. Qu'importe : Kappa n'avait pas besoin de savoir ça.

Mais j'ai l'habitude d'avoir une vie compliquée, conclut-il, paraissant deviner ce que Kappa avait en tête. Ce n'était pas la première existence qu'il mènerait hanté par un obscur pouvoir qu'il pouvait à peine contrôler. Doubler la mise, voilà tout ce qu'il faisait. Quant à Fawn... Je ne sais pas. Je n'étais pas là quand c'est arrivé. C'est d'ailleurs juste après ça que je l'ai rencontrée. Mais cette chose, comme tu l'appelles, renferme un immense pouvoir. Lorsqu'elles sont réunies, elles sont capables de mouvoir les plaques tectoniques. Même seule, je suppose que tuer un Pope est à sa portée... Rassure-toi, je n'ai pas l'intention d'essayer.

La question était à présent de savoir ce que Kappa pensait de le laisser se balader avec une telle puissance au poignet... Le verrait-il toujours en ami, ou l'ombre d'une menace se mettrait-elle à planer ? Lui-même n'était pas sûr de savoir comment il réagirait. L'on ne pouvait décemment pas laisser de pareils objets en liberté, mais il serait toujours plus en sécurité entre ses mains que celles de Mary aux yeux des Saints. Une nouvelle fois, il laissa retomber son bras le long de son corps. Le coin de ses lèvres se releva légèrement quand le sujet des enfants revint sur le tapis.

On n'est jamais trop prudent.

Ce n'était pas tant qu'il doutait de Kappa qu'il voulait s'assurer que ses enfants soient hors de danger. Des Saints, des Spectres, du Spectre... Tout. Elles n'avaient effectivement rien à voir avec tout ça. Quoi qu'ils aient pu faire, que ce soit Mary ou lui, il ne voulait pas qu'elles en soient affectées... Même si ça voulait dire devoir en être séparé. Car comment pouvait-il se croire encore capable de les élever ? Fût-ce pour les préserver, il venait de les arracher à leur mère. C'est quelque chose sur quoi on ne revient pas comme ça...

Je pense ne plus rien avoir à ajouter. C'est à présent à toi de décider. Je suis conscient de mes crimes et j'en porte le poids. Si tu me le demandes, je donnerai volontiers ma vie pour les expier. Ici et maintenant, avait-il failli préciser en début de phrase, mais... Laisse-moi juste le temps de leur dire au revoir.
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MessageSujet: Re: [PV Sylphe - Kappa] Rentrer à la maison [septembre 1755]   Dim 21 Juin - 8:33



Les choses étaient claires, à présent, et le Verseau disposait de tous les renseignements nécessaires pour prendre une décision. Il l’avait en fait déjà prise, même s’il savait parfaitement que c’était une décision qui pourrait se montrer des plus controversées compte tenu de la gravité des actions de Celsius. Mais il n’avait pas le coeur ni l’impudence de le mettre à mort pour une action qu’il aurait personnellement réalisé lui aussi sans hésiter s’il s’était agi d’Ahina. Kappa n’était pas un faux cul...
Lorsque l’ancien chevalier d’or des Poissons se tut, le général se mit à faire les cents pas en réfléchissant, se dirigea vers une fenêtre tournant le dos à son ami, et prit finalement la parole :
- Je ne vais pas tourner autour du pot, Celsius. Tu as été chevalier d’Or comme moi, et tu connais la sentence réservée à ceux qui commettent des actes tels que ceux que tu viens de me confesser. Un seul de ces crimes serait suffisant pour justifier ta mise à mort immédiate et sans procès. Nous savons tous les deux que la plupart des chevaliers d’Or auraient mis fin à ta vie en entendant une telle histoire, moi y compris, en d’autres circonstances...

Il fit volte face, pour plonger son regard azuré dans celui du chevalier déchu, et poursuivit :
- Je n’ai jamais eu un caractère facile, et j’ai toujours été extrêmement exigeant avec mon entourage, tout comme je l’ai toujours été avec moi même. C’est une chose connue parmi les saints, je sais que je n’ai pas la réputation d’être très patient. Le chevalier que j’ai été t’aurait donc certainement éliminé il y a quelques années. Je comprends donc parfaitement pourquoi tu es venu ici en pensant que c’était un aller simple.
Une lueur triste passa dans le regard de Kappa lorsque ses yeux se posèrent sur les vêtements noirs qu’il portait, et qui signifiaient tant pour lui. Les temps changent les gens, tout comme les épreuves qu’il traversent et les cicatrices qui en découlent. Le Verseau était un jeune hommé éprouvé, fatigué, et abîmé par la vie. Tout comme l’était l’homme qui lui demandait de juger ses actes.
- Seulement voilà, je ne suis plus celui que j’ai été. J’ai connu le même genre de situation que toi, et même si je ne le devrais pas, il se trouve que cela influence lourdement mon jugement. Je n’ai pas l’intention de te tuer pour un crime que j’aurais pu commettre moi même. Toutefois...
Cette fois, c’est sur le Stella Rubius que ses yeux dévièrent, avant qu’il n’ajoute :
- Toutefois, tu comprendras qu’en tant que général des forces du Sanctuaire, je ne peux pas te laisser errer à ta guise avec un artéfact aussi puissant capable de mettre en danger la terre entière. Je vais donc te donner une dernière mission...

Il se rapprocha de son bureau, s’assit, prit un parchemin, et se mit à écrire tout en poursuivant :
- Ce sera ta dernière assignation en tant que Saint, et si tu la remplis je te considèrerai comme libre de toute dette envers le Sanctuaire. Tu n’en seras même pas banni et pourras venir rendre visite à tes filles, ou les récupérer si tu souhaites aller vivre ailleurs avec elle, c’est ta décision après tout.
Il continua à écrire, absorbé par le parchemin, mais rompit à nouveau le silence :
- Je veux que tu te rendes au Sanctuaire sous Marin, et que tu portes ce parchemin à Jack O’Bannon en personne. J’y résume ici les raisons pour lesquelles je t’envoie vers lui et je te donne un accès diplomatique direct vers sa personne.
Il signa, replia délicatement le parchemin et scella ce dernier avec de la cire à l’aide de son sceau. Puis, il se leva, et s’approcha de Celsius. Il lui tendit le morceau de papier et dévoila enfin ce qu’il attendait de lui :
- Lorsque tu rencontreras Jack, expliques lui que je veux que cet objet soit scellé. Sa dangerosité à déjà causé la mort de trop de monde et notamment de l’un de mes Mentors. Je ne peux pas accepter qu’il demeure dans la nature. Si des mains malintentionnées s’en emparent...

Il fit une pause, tout en fixant intensément le maitre des roses, puis :
- Je sais ce que cela implique pour toi Celsius, je ne suis pas stupide. Débrouilles toi comme tu le pourras, trouves une solution, un substitutif pour survivre sans ce bracelet. Mais tu dois comprendre que je n’ai pas le choix. Fais sceller cet artéfact, et tu pourras commencer la nouvelle vie à laquelle tu aspires. Loin de tout ça, loin de la guerre, et avec tes filles. Je te le promets. Allez, vas !
Il regarda le seigneur des ronces s’éloigner, sachant pertinemment que cette mission ne serait pas facile. Il lui ordonnait de détruire un objet qui le maintenait en vie. Mais quelque chose en Kappa le poussait à croire qu’il pouvait survivre sans, trouver une autre solution. Il voulut soudain le lui faire comprendre, et l’appela une dernière fois :
- Celsius ! Restes en vie, d’accord ? Ce n’est pas une mission suicide que je te confie...
Il lui sourit une dernière fois, avant de le voir quitter la pièce.

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Dernière édition par Kappa le Dim 21 Juin - 23:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [PV Sylphe - Kappa] Rentrer à la maison [septembre 1755]   Dim 21 Juin - 14:46

Nous sommes chacun notre propre démon
et faisons de ce monde notre enfer.

- Oscar Wilde -

Celsius ne broncha pas quand Kappa évoqua la peine de mort. Il y était préparé. Il était venu ici en s'attendant au pire, et rien de ce qu'on pourrait lui demander ne serait de trop pour racheter ses torts. Sa vie déjà par trop de fois rallumée n'était au fond qu'un mince prix à payer. Néanmoins, il serait faux de dire que la décision prise par le onzième gardien ne le surprit pas.

Par sa longanimité tout d'abord, mais par sa nature plus encore. Était-ce là tout ? Ses yeux traquaient le moindre geste de Kappa mais sa pensée ne suivait. S'il put penser un instant que le Verseau manquait de personnel et espérait le voir se ranger à nouveau sous sa bannière, la suite de ses paroles le détrompa rapidement. Ses doigts effleurèrent la gemme gisant à son poignet.

Elle semblait encore dotée d'un souffle de vie, que ce soit la conséquence de son récent usage ou une invitation à en faire encore davantage. L'artefact ne semblait pas se lasser de répondre à ses sentiments - d'exaucer ses vœux à sa manière. Il ne pouvait donner tort à Kappa : lui-même savait qu'il devrait tôt ou tard s'en séparer. D'une part parce qu'elle n'était pas sa propriété... D'autre part parce qu'il avait peur de savoir où cela pourrait mener.

Merci pour ta clémence. déclara-t-il sobrement.

Il ne savait pas quoi dire d'autre. Il s'était attendu à voir son chemin s'arrêter là. Maintenant qu'il le savait apte à continuer, comment savoir quelle direction lui donner ?... Il aviserait. Mais pour que même les pires trahisons lui soient ainsi pardonnées, qu'on le laisse en liberté... Quels desseins pouvaient avoir les dieux à son égard ? Il devait être préférable de ne pas le demander - de crainte d'en recevoir la réponse.

Ce sera fait. Ne t'en fais pas, accès diplomatique ou pas, je sais où le trouver.

Il s'abstint toutefois de préciser qu'il avait passé à Atlantis les six derniers mois. Quand Kappa lui tendit le parchemin, il l'empocha sans poser de question. Quoi qu'il contienne, cela ne le regardait pas - pas plus que pour ce qu'il en savait déjà. Connaissant Jack, il doutait fort qu'il soit d'humeur à coopérer... D'autant moins en ces temps troublés. Mais ce serait alors eux que ça regarderait ; son rôle n'était que celui d'un messager - certes un peu trop concerné.

Je marche peut-être en-dehors de la lumière d'Athéna... Mais je serai toujours là.

Qu'il lui ait préféré les charmes d'une sirène - au final aussi nocive que le promettait la légende - ne modifiait en rien son allégeance. Il savait ce qu'il lui devait et que cette dette allait au-delà de la vie et de la mort. Mais il avait à présent ses propres combats à mener. Et dire qu'il voulait s'en détourner... Ce n'était pas près d'arriver. Trop de choses restaient encore à régler... Avant de quitter la pièce, il lui lança un dernier regard.

Je ne sais pas ce que tu as perdu cette nuit-là. Je ne prétends pas pouvoir le comprendre, même si nous portons le même genre de cicatrices. Mais ne laisse pas tes démons te dévorer.

Ou tu finiras comme moi. Il rechigna à regarder ailleurs, comme s'il craignait ce qui pourrait lui arriver dès qu'il aurait le dos tourné. Ô Athéna, n'avons-nous pas déjà trop souffert ? Même la dureté des glaces n'aurait pas suffi à le protéger. Les blessures au coeur ignorent tout rempart, il l'avait lui-même appris à ses dépens - le devrait encore une fois, avant que c'en soit terminé vraiment. Il se détourna finalement, bien que toujours réticent.

Fais attention à toi.

Sur ces dernières paroles, il quitta la pièce sans plus tarder. Il avait une mission à remplir - la dernière qu'il mènerait jamais. Quand Kappa retourna à ses affaires, il put constater qu'un flacon en verre, porteur d'une étiquette, trônait sur un coin du bureau. Un somnifère, à en croire ce qui pouvait s'y lire en grec ancien.

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Terminé pour moi, merci pour ce RP !
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[PV Sylphe - Kappa] Rentrer à la maison [septembre 1755]

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