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 [Septembre 1755] Tirée de son sommeil [PV Celsius]

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Mashia


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MessageSujet: [Septembre 1755] Tirée de son sommeil [PV Celsius]   Dim 31 Mai - 15:07




Mashia Mokushi



Les chroniques d'une fleur de Lotus - Fin de la Guerre



Tirée de son sommeil





Tirée de son sommeil, Mashia Mokushi avait eut la surprise de voir Sylphe du Sagittaire dans sa chambre, les bras chargés d'un fardeau partagé. Bien que la nuit soit avancée, l'heure la plus sombre avant que l'aube ne vienne poindre à l'horizon pour coucher ses couleurs, la japonaise ne posa aucunes questions, un regard échangé avait suffit. Aussi prit-elle soin de conserver dans son bras, ces beaux bébés qui déjà, souriaient. La jeune japonaise s'était accommodée de cette nouvelle blessure, bien que certains murmuraient à son passage que le fait qu'elle soit atrophiée, amputée, ne fasse d'elle qu'un élément négligeable. Ceux-là se trompaient, bien qu'elle-même l'avait pensé. Pendant longtemps.

Cependant les choses avaient changé, plus encore qu'elle s'était résolue à vivre avec, s'entraînant jour après jour à redevenir une combattante. S'imposer un entraînement quotidien et exténuant pour son corps et son esprit l'avait aidé, plus encore qu'elle se savait entourée par ses amis. Mais un vide restait à combler, et voir ces deux petites choses gigoter joyeusement fit remontrer d'amers souvenirs dans son cœur.

Lya demeurait introuvable, seulement, elle savait qu'elle était en vie. Du contraire aurait découlé un vif sentiment d'abandon. De perte, comme un fil que l'on coupe. Toutes deux étaient liées, pas par le sang mais par quelque chose d'aussi puissant. Si ce lien avait été rompu par la Mort elle-même, Mashia l'aurait ressenti.

Une telle chose ne s'était pas produite.

Les sœurs confiées à ses bons soins s'étaient endormies à force d'être bercées contre son sein. Elle savait qu'elles se réveilleraient à un moment ou à un autre, tiraillées par la faim. Pauvre hères. Aussi se mit-elle en quête pour obtenir un peu de lait maternel. Elle n'aurait pas à chercher bien longtemps puisque la jeune femme savait qu'une jeune maman avait accouché il y a peu et qu'elle l'avait aidé à mettre au monde son garçon. En entrant dans sa tente, en s'inclinant, la japonaise eut la satisfaction de voir le bambin en pleine forme. Un petit sourire contrit se dessina sur les lèvres de la dame écarlate, s'excusant du même coup de débarquer à l'improviste à une heure si matinale. On lui donna volontiers ce qu'elle recherchait et depuis, elle ne quitta plus les jumelles que pour les observer dormir, confortablement installées dans son propre lit, de manière à ce qu'elle ne puisse tomber. Une présence derrière elle la conforta dans ses craintes.

« Elles semblent éprouvées, Mashia » le loup fantomatique avisa des rayons du soleil qui dérangeaient les enfants. « Rien ne saurait remplacer la présence de leur mère ou de leur père, mais je ferais de mon mieux. »

La jeune femme alla donc se recoucher, s'assurant d'envelopper dans son bras, les deux petites qui aussitôt cherchèrent à humer son odeur. L'aura de la douce Mashia était réconfortante, elle avait toujours procédé ainsi quand sa fille Lya était effrayée. Elle resserra quelque peu son étreinte et se laissa aller à cacher son nez dans ces petits cheveux d'un rouge aussi vifs que les siens. Elles sentaient bons, et cette fragrance éveilla son instinct de mère, sa mélancolie et la demoiselle finit par s'endormir dans cette position, le haut de son kimono légèrement ouvert, son bras manquant caché par les draps.

Quelle paisible vision elles offraient là, toutes les trois parées d'un halo de lumière.








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Celsius


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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Tirée de son sommeil [PV Celsius]   Mar 9 Juin - 6:27

Ainsi donc c'est à toi qu'il les a confiées... J'aurais dû m'en douter.

De leur père, elles n'auraient pas à se passer plus longtemps. Sylphe s'était chargé d'emporter les enfants le temps que durerait la confrontation, lui assurant qu'il les trouverait sous bonne garde. Ne sachant pas ce qu'il entendait par là et n'y connaissait rien à Jamir, il n'avait pu que se mettre en quête de sa progéniture dès lors qu'on l'avait libéré. Cela lui avait laissé tout le loisir - bien involontaire - de contempler la misère dans laquelle vivaient les habitants, arrachés à leurs foyers, à leurs vies.

Les rares Chevaliers qu'il avait pu voir, inconnus pour la plupart, n'étaient guère mieux lotis - ne l'auraient pas voulu, de toute façon. C'était par leur faute, en raison de leur faiblesse qu'ils avaient dû tout abandonner. Même s'il n'était plus des leurs, n'en portait plus cette couleur... Celsius ne put que partager cette impression. Pourtant, même de cela, avait-il seulement le droit ? Et puis, après avoir déambulé pendant ce qui lui parut être des heures au milieu du campement, il les avait finalement trouvées. Il sourit, à son corps défendant.

Je ne peux pas le blâmer pour ça, j'aurais sûrement fait le même choix.

L'entendrait-elle, depuis les profondeurs du sommeil ? Il ne le souhaitait pas. Même s'il n'avait que ses traits tirés et la pâleur de son teint pour en juger, elle semblait manquer cruellement de sommeil. Un mal qu'il avait également observé chez Kappa, et chez tous ceux qu'il avait croisés en chemin. Les victimes de la guerre ne sont pas toujours ceux qui en souffrent le plus... Et Mashia, même si elle lui assurerait sans doute le contraire une fois éveillée, semblait parmi les premiers touchés. Après s'être assuré du bien-être de ses filles, il porta la main à sa joue.

Un geste qui aurait pu sembler déplacé, à fortiori alors qu'elle n'en avait pas idée. Mais c'était un besoin qu'il ressentait - un peu comme pour s'assurer qu'elle soit bien réelle. S'il avait fourni au Verseau l'excuse de la confusion pour contourner le chapitre de ses propres agissements, cette bataille avait tout de même été un chaos sans précédent. S'il était principalement focalisé sur ce qui avait trait à Mary, ce qu'il avait ressenti de Mashia là-bas était pour le moins confusant. La voir ici le rassurait, mais... Que s'était-il passé vraiment ?

Étrangement, la voir ainsi assoupie, fragile, le rendait nostalgique. Elle avait été la première à l'accueillir au Sanctuaire. S'en souvenait-elle seulement, ou Athéna avait-elle déjà trop pris le pas ? Qui aurait cru à l'époque qu'elle, la déesse auréolée de lumière et lui, le guerrier en armure dorée, finiraient dans un si triste état ? C'était une autre vie, se répéta-t-il encore une fois. Pour elle autant que pour lui. Oui, c'était par elle que tout avait commencé... N'était-ce pas logique que ce soit auprès d'elle que tout se termine ?

Merci pour tout, chuchota-t-il plus bas.
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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Tirée de son sommeil [PV Celsius]   Mar 9 Juin - 16:14




Mashia Mokushi



Les chroniques d'une fleur de Lotus - Fin de la Guerre



Tirée de son sommeil





Une vague caresse sur sa joue pâle et chaude et la voilà prête à revenir à elle. Ses paupières, lourdes par la main du sommeil, frissonnent, sont comme des papillons prêts à prendre leur envol. Naviguant entre le rêve et la réalité, la jeune femme crois entendre au travers de ce voile, comme un murmure. Un remerciement. Une sincère reconnaissance qu'elle ne saisit pas. La lumière diffuse du soleil gênait son éveil, aussi, ce fut avec lenteur et délicatesse qu'elle finit de s'extraire du Monde des Rêves, étouffant un bâillement avec peine. Son premier geste fut celui de reprendre les jumelles contre elle, s'assurant dans un sourire plein de tendresse, qu'elles étaient restées avec Morphée. Puis un mouvement près d'elle la fit redresser la tête. Ses yeux pers s'écarquillèrent peu à peu en reconnaissant le chevalier des Poissons. Qu'il avait changé !

Pour peu, elle ne l'aurait pas reconnu. Non pas qu'il ait tant changé que ça, physiquement hormis ces cheveux plus courts et plus écarlates, non, c'était quelque chose de plus intérieur. Quelque chose s'était profondément ancré en lui transformant le jeune homme distant mais bienveillant qu'il fut, en … Son regard tomba de nouveau sur les enfants ensommeillés. Il fallait être aveugle pour ne pas faire le rapprochement.

Et même si de nombreuses questions se bousculaient dans son esprit, la japonaise les chassa par égard pour le Saint, et ne pas briser ces retrouvailles. Bien que cela n'était pas dans ses habitudes ni celles de son ami, d'ailleurs, et au point où elle en était, la dame écarlate reposa les petites avec précaution avant d'aller étreindre celui qu'elle avait crut perdu à jamais. Qu'est-ce qui avait bien pu se passer ? De terribles choses à en juger par ce qu'elle avait pu lire dans ses prunelles saphirs. Sans se soucier des convenances, celle qui fut autrefois gardienne des Hommes noua son bras unique autour de la taille du jeune homme.

« Je te croyais mort, Celsius … » Elle se recula pour lever son visage vers lui, le regarder intensément. « Que s'est-il passé pour toi ? Que t'es t-il arrivé ? »

Elle s'arrêta, s'étant promis de ne pas déverser sur lui un flot ininterrompu de questions. Légèrement rougissante, l'ancienne Sainte l'invita à prendre place au bord du lit, à ses côtés. Une fois encore, ses yeux tombèrent sur ces deux petites silhouettes si sages, si calmes et paisibles.

« Elles sont magnifiques, comment se nomment-elles ? »

Déclara t-elle après un long moment de silence qu'elle cherchait à meubler, mal à l'aise, sa main appuyée contre la manche vide de son kimono. Seulement à quoi cela servait-il ? Que pourrait-elle lui cacher, à lui ? À qui rien n'échappe ? Or elle n'était pas la seule à avoir ses blessures. Il y en avait des visibles, celles qui marquaient la peau, et les autres, l'esprit et le cœur. Et Mashia savait que lui, souffrait de tels maux.

Ses doigts se nouèrent autour des siens en signe de soutien. S'il désirait se confier, elle saurait être une oreille attentive, comme elle avait toujours sut si bien le faire. N'était-ce pas tout ce qui lui restait ?

« J'ai de quoi les nourrir quand elles se réveilleront. » elle désigna les biberons pleins de lait maternel. « J'ai aidé une villageoise à enfanter la nuit dernière, elle m'a dit qu'elle partagerait volontiers … »

Tandis qu'elle parlait, sa tête dodelinait sans qu'elle n'en ait conscience. La fièvre revenait encore et elle s'entêtait à lutter contre sa fatigue. Mais elle était heureuse de le revoir sain et sauf …








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Celsius


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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Tirée de son sommeil [PV Celsius]   Mer 10 Juin - 4:24

Pire que ça, contra-t-il avec une âpre dérision. J'ai appris à aimer.

Mort, il l'avait été... Seulement pour un temps. Et peut-être aurait-il mieux fait de le rester. Mais s'il n'avait pas été là, qui aurait protégé les jumelles du monstre qu'on avait voulu leur faire rencontrer ? Non, sa présence avait encore un sens... Mais plus pour longtemps. Plus que le réveil de Mashia, c'en fut la spontanéité qui le prit de court. Ne dormait-elle que d'un œil, ou pas du tout ? Au moins pouvait-il être sûr de n'avoir pas à douter de sa vigilance - n'eût-elle qu'un bras pour l'exercer.

S'il n'avait pu que le voir, il s'efforça de n'en rien montrer. Quand bien même aurait-il voulu plus s'y pencher qu'il n'en aurait pas eu le temps : déjà, elle se jetait dans ses bras (eux toujours au nombre de deux ; dans une autre vie, ça n'aurait pas été le cas). Quoique peu habitué aux effusions, il ne fit rien pour s'y soustraire quand elle lui sauta dans les bras. Il fallait croire que lui aussi avait besoin d'un peu de contact humain. À défaut de lui rendre son étreinte, sa main se referma sur l'épaule du bras absent.

C'est plutôt à moi de te demander ça.

Il n'y avait pas de jugement, pas d'hypocrisie dans sa voix. Juste une question - juste un triste constat. Sans qu'il ait pu approfondir le sujet - non qu'il en ait l'intention -, il se fit entraîner, se laissa faire sans résister. Il avait trop lutté que pour ne pas le faire quand ce n'était pas vraiment nécessaire... Quand elle lui demanda comment elles s'appelaient - après qu'il eût refusé de s'asseoir -, il réalisa avoir oublié de le dire à leur oncle ailé ; un oubli auquel il faudrait pallier.

Eleanor et Linnea. fit-il en les désignant tour à tour du bout du doigt. Bien qu'elles soient semblables en tout point, il semblait n'avoir aucun mal à les distinguer. Du nom de nos mères respectives.

Précision superflue : elle n'avait pas besoin de le savoir... Mais il ne voyait aucune raison de lui cacher. Pour les avoir gardées, il lui devait bien ça. De savoir d'où elles venaient. Même si, quant à leur mère à elle, il n'avait guère envie d'en parler. C'était déjà bien assez difficile d'en détourner son esprit. La nuit dernière encore, ne lui avait-elle pas tenu compagnie en pensée ? Pas en rêve, non - c'eût été trop aisé. La plaie de la trahison mettait du temps à se refermer, si elle le faisait jamais.

Il n'accorda qu'un bref regard aux biberons de lait quand Mashia les lui désignait. Ce n'était pas nécessaire - il ne doutait pas qu'il fasse ce qu'il faut pour subvenir à leurs besoins, comme elle l'avait autrefois fait pour les Saints. Il fut tenté de lui donner le même conseil qu'à Kappa, mais finit par se raviser. Il la pensait plus raisonnable que lui, et espérait ne pas se tromper. En outre... Si elle gardait le lit, à qui les confier ? Comme toujours, sa dévotion forçait le respect. À sa manière, elle continuait de lutter.

Tu as été bien occupée. Désolé d'en plus devoir te demander ça. Le sourire survolant ses traits s'étiola quand il la vit chanceler. Par précaution, il leva une main, sans encore la toucher. Tu devrais t'allonger.
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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Tirée de son sommeil [PV Celsius]   Mer 10 Juin - 16:09




Mashia Mokushi



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Tirée de son sommeil





« Apprendre à aimer ». En voilà une bien terrible malédiction, la pire des sources de souffrance ! Mais Mashia savait en toute connaissance de cause, que c'était là le lot de chaque homme ou femme. Une main divine et bienveillante les avait façonné ainsi. N'en déplaise à Celsius des Poissons qui ne fut pas épargné par la flèche de Cupidon. Elle connaissait suffisamment Celsius pour comprendre son désarroi, sa lutte, sa défaite, et finalement sa chute. Si d'autres questions la taraudait, la jeune femme préféra se taire. Au vu de ses réponses, toujours aussi affûtées et poignantes d'une honnêteté sans faille – qui mieux que lui ne voyait pas l'intérêt de grands discours mielleux ? - l'ancienne hôte d'Athéna ne pousserait pas plus avant ses investigations. S'il voulait se confier à elle, elle savait qu'il le ferait. Mais sans doute pas tout de suite. À l'inverse, elle, était toute disposée à expliquer ce qui s'était passé pour elle.

Le poids de la honte bien que grand encore, elle avait trouvé un certain réconfort auprès de ceux et celles qui avaient bien voulut prêter oreille. Le temps des silences, pour elle, était désormais révolu. À se taire, elle avait comprit qu'elle avait trop perdu.

« Je ne serai pas d'une grande aide militaire de toute façon, Celsius. Alors vraiment, si je peux t'être utile, cela serait pour moi un grand réconfort. » Déclara t-elle quand il s'excusa. Mais pour quoi ? Mashia aimait les enfants, elle avait l'âme d'une mère, un cœur débordant d'amour … « Ce ne sera pas nécessaire, le sommeil ne vient pas de toute façon. Peut-être parce que je n'ai pas l'esprit tranquille ... »

Pas peut-être, c'était une certitude ! Chaque fois qu'elle fermait les yeux, prête à glisser dans le Monde des Rêves, le visage exsangue de son père adoptif lui revenait en mémoire pour l'arracher de son lit.

« Eleanor et Linnea … »

Sa main glissa sur les têtes des jumelles, se prenant à les caresser avec douceur, un sourire tendre sur les lèvres. D'une voix faible, comme lointaine, elle commença à lui raconter ses mésaventures.

« J'ai été trompée par Pséma, comme le fut Eidolon, Hector et Kappa. Je me suis retournée contre les miens, j'ai affronté Dohko … » Il y eut une pause douloureuse, elle, baissa très légèrement la tête pour dissimuler ses yeux embués de larmes. « Je l'ai tué … comme j'ai tué Hector, mon père, dans ma folie et sous les yeux de Lya. »

Ces souvenirs étaient pénibles, encore trop récents. Coupable, la jeune femme était coupable de ces crimes ! Amère, elle poursuivit : « Mais après avoir été ramenée à la raison par mon frère, Minato dont j'ignorai l'existence jusque là, je suis retournée me battre, et j'ai été faite prisonnière. Ils étaient trop nombreux et j'ai été emportée par leur nombre, en même temps qu'ils m'ont … arraché … un bras. » Une pause, elle resserra sa main contre son moignon. « De longues heures j'ai été torturée par les Spectres, par simple plaisir sadique, humiliée et j'aurais pu perdre bien plus si l'un des Trois Juges n'était pas intervenu en ma faveur. Sans lui … je n'ose imaginer … Ce qui se serait passé. »

C'était vrai, sans l'intervention salutaire d'Arbhaal sans doute serait-elle devenue une Spectre à son tour ? Ou bien pire que ça, vu la dépravation de ses bourreaux.

« Mais Rhadamanthe m'a délivré et j'ai pu atteindre Jamir sans trop d'encombres, en me soignant en chemin comme je le pouvais. Fort heureusement, j'ai eu un bon professeur qui m'a appris à reconnaître les plantes et les herbes médicinales … »

Elle le gratifia d'un petit clin d’œil avant que son visage ne redevienne grave. « Mais c'est encore douloureux et je crains que l'infection demeure. Si tu pouvais … enfin, si ça ne te déranges pas de … ? »








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Celsius


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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Tirée de son sommeil [PV Celsius]   Mer 10 Juin - 17:34

Je te fais confiance, alors. lui confia-t-il dans un sourire.

Il se sentait un peu coupable d'ainsi les lui laisser, mais si ça lui faisait plaisir... Lui-même n'était pas pleinement en état de s'en occuper. Physiquement, rien n'était à déplorer, mais son mental avait bien du mal à retomber sur ses pieds. Il n'était pas habitué à ressentir une telle colère. Indubitablement, il s'était fait autant de mal qu'il en avait causé, et ça avait du mal à passer. Pour le temps que cela durerait, il préférait les savoir entre de bonnes mains. Même si Mashia avait sa propre croix à porter...

Elle se contenta de prendre le peu qu'il avait à donner, taisant les questions qu'elle aurait pu poser. Il lui fut reconnaissant pour cela : il n'était pas prêt à en parler. Le serait-il jamais ? C'est alors que Mashia commença son récit. Une histoire de mort, de ruine, de sang et de larmes. Sa main se posa sur la sienne en signe de soutien. C'était déjà plus qu'il n'aurait cru pouvoir se permettre, mais qu'importe. D'une certaine manière, n'avait-elle pas aussi été dans son coeur à une époque ? Même si les petites lui fournissaient déjà de la chaleur, elle avait besoin de quelqu'un qui comprenait...

Nous avons tous beaucoup perdu ce jour-là.

Le Sanctuaire, mais pas que ça. La vie, Mary... Et quoi d'autre encore ? Alors qu'il avait cru l'avoir regagnée, il était bien loin de la vérité. Et maintenant, où était-elle ? Il n'en avait pas idée. Quelque part avec son monstre de compagnie, sans doute... Grand bien lui fasse ; c'était ainsi qu'elle l'avait souhaité. À peine l'eût-il pensé qu'il ressentit dans la poitrine une vive douleur. Comme si son coeur était en train de se dérégler. Ce n'était pas la première fois que penser à elle le lui serrait... Mais ça, c'était différent. Il l'ignora, pour le moment. Au moins y avait-elle gagné un frère... Et lui, que retirait-il de tout ça ?

Si la mention de la torture avait suffi à rendre plus froid le bleu de son regard, il fallut attendre qu'elle évoque un Juge pour qu'il serre les mâchoires. Non, quand même pas ?... Si. Quel lien l'unissait à Rhadamanthe ? À quel jeu pervers est-ce que cette chose jouait avec elle ?... Non, il ne voulait pas le savoir. Ce n'était pas le moment de raviver les flammes de la colère. Bien qu'il soit toujours aussi capable de cacher ses émotions, Mashia lui offrit une porte de sortie en lui demandant une auscultation. Il aurait accepté de toute façon, mais sauta sur l'occasion.

Non. Bien sûr que non.

Après l'avoir interrogée du regard, il s'autorisa à remonter sa manche pour examiner la plaie. Ce n'était pas la première fois qu'il inspectait ce type de blessure, aussi n'avait-elle à craindre aucune réaction de rejet de sa part. Professionnel rigoureux avant tout, Celsius se contentait d'observer la chair, de la palper quand il le fallait, aussi gracieux et habile dans ses gestes qu'un homme pouvait l'être - et même un peu plus. Il savait ce qu'il faisait, on ne pouvait pas lui enlever ça.

Fut-ce à l'extrême opposé, son propre cas lui avait appris à ne pas se soucier des apparences. Son doux minois ne faisait pas de lui une belle personne - oh non, loin de là. L'examen s'étala sur plusieurs minutes, mais c'était encore bien plus bref que ce qu'il aurait fallu à un médecin ordinaire - et avec bien plus de matériel. Relevant la tête, il chercha ses mots un court instant, cette fois moins parce qu'il n'en avait pas que parce qu'il n'était pas sûr qu'elle les comprenne. Le jargon médical, déjà à l'époque, n'était pas le plus digeste des langages.

La plaie est nette, c'est le principal. Cependant, puisque tout a été coupé en même temps, la peau n'a pas pu recouvrir l'os directement. C'est de ça qu'il faut se méfier. déclara-t-il d'un ton docte. Que ce soit sensible est normal : la chair est encore pour beaucoup constituée de tissu cicatriciel. Continue de la désinfecter régulièrement et applique-y un onguent à base de lavande, ça devrait calmer la douleur... Et peut-être même t'aider à dormir.

Sans savoir pourquoi, il posa les lèvres sur son bras avant de laisser la manche retomber, juste au-dessus de la plaie. Peut-être parce qu'il avait bien ressenti son malaise à ce sujet, mais elle ne devait pas en avoir honte ; même ainsi diminuée, elle mènerait la vie dure à la plupart des occupants de ce camp - lui y compris. Machinalement, il porta la main à son propre bras, celui qui avait bien failli lui être arraché quand il avait combattu l'être aimé. Le bruit de sa brisure lui parvenait encore clairement, et pourtant aujourd'hui il s'en servait comme si de rien n'était. Et dire que même ça, c'était à elle qu'il le devait.

Une fois encore, son coeur sembla battre au ralenti...
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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Tirée de son sommeil [PV Celsius]   Mer 10 Juin - 18:41




Mashia Mokushi



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Tirée de son sommeil





Quel drôle d'éclat crut-elle discerner au fond de ces prunelles devenues glacées à la simple évocation du Juge. Que devait-elle penser de cela, quelles conclusions en tirer ? Elle connaissait la haine séculaire qui pouvait exister entre les Saints et les Spectres, mais en dehors de cela, il lui semblait que c'était autre chose qui avait éveillé un sentiment qu'elle n'aurait pas soupçonné chez les Poissons : de la colère. Elle-même n'était pas très familière de ce feu qui consume et brûle plus qu'il ne réchauffe les cœurs hardis. Dangereuse émotion, le jeune homme semblait doté d'une force de caractère hors du commun pour ne presque rien laisser paraître. Les étrangers se laisseraient facilement leurrer. Pas elle.

La main de Celsius se vit être serrée davantage. Elle était là et si elle le pouvait, elle apaiserait ses maux. C'est alors qu'un très subtil changement se fit sentir. Si léger que Mashia ne sut être tout à fait sûre : de plus, elle n'eut pas le temps de sentir davantage le pouls du jeune homme qu'il saisit rapidement – un peu trop – l'occasion d'examiner sa plaie.

Un peu mal à l'aise mais habituée à ce genre de traitement, surtout de sa part, la nippone le laissa faire, grimaçant de temps à autre quand il frôla les chairs douloureuses. À la fin de son examen, il lui expliqua clairement ce qui se passait et hocha la tête plusieurs fois pour montrer qu'elle comprenait.

« Je prendrais soin de préparer une décoction à base de lavande, ainsi qu'une infusion de saule, pour la fièvre. » Ses yeux s'agrandirent légèrement et ses joues prirent une teinte plus roses quand il déposa un baiser sur son bras tranché. Faisant mine de rien, elle reprit, d'un ton un rien altéré. « Tu as mal quelque part ? »

Sourcils froncés, elle le regardait porter sa main à son bras, vit à quel point son visage était sévère. Plus grave qu'à l'ordinaire et pourtant … Faisant fi une fois encore de savoir si elle se montrait inconvenante ou non, la jeune femme s'empara de ce même bras pour le déplier, de façon à ce qu'il présente son poignet. Avec plus de douceur, elle sentit de l'index et du majeur, les battements si … lents et irréguliers du cœur de l'ancien Saint. Perplexe, elle le consulta du regard.

« Qu'est-ce qui t’arrive ? »

S'enquit-elle en restant en alerte quand d'un coup, et de concert, les jumelles commencèrent à pleurer. L'avaient-elles fait exprès ? Jetant un regard inquiet aux Poissons, la jeune femme se leva pour aller chercher les biberons de lait et, avec soin, entreprit de nourrir les enfants de Celsius.

« C'est Eléanor, la plus … fragile des deux, n'est-ce pas ? Je le sent ô mais pardonnes-moi, je ne t'ai même pas demander la permission … Qu'elle idiote, l'habitude, probablement, tu veux t'en occuper ? »

Elle lui tendit Linnea, gardant sa sœur calée sur ses genoux repliés en lotus.

« … Celsius ? » fit-elle après un long moment, hésitante. « … Qu'est-il arrivé à leur mère ? Est-elle ? »

Cette macabre perspective serrait son âme dans un étaux. Il aurait connu l'amour, enfin, pour mieux le perdre ? Que ce serait cruel pour lui. Mais elle, n'était-ce point le cas aussi ? Oh si … Et malgré elle, elle lui susurra.

« Tu sais, Dohko … avant qu'il ne meurt ... il m'a avoué qu'il m'aimait, c'est ça qui m'a fait revenir. J'avais tellement espéré entendre ces mots … et maintenant, il est mort … »

Injustice. Se mordant la lèvre inférieure jusqu'au sang pour ne pas pleurer, Mashia alla caler son front contre celui d'Eléanor, lui soufflant qu'il fallait manger. Enfin, elle commença à boire, et ses pleurs se tarirent pour qu'un beau silence s'installe.

Un si beau chant.








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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Tirée de son sommeil [PV Celsius]   Mer 24 Juin - 16:21

Non, ne t'en fais pas.

Quelle que soit cette douleur, il n'avait pas l'intention de lui en parler. Pas avant de lui-même savoir d'où elle venait. Ce n'était sans doute rien, en effet - la fatigue aurait fait une bonne responsable. Hélas, il devinait que ce n'était pas que cela, il le ressentait dans son être. Diffuse, elle s'était mise à vibrer en lui, n'étant pas sans rappeler ce tremblement de terre qu'il avait bien failli engendrer. La Stella Rubius étant pourtant au repos, sa rougeur ayant enfin cessé de briller, ce n'était pas d'elle que ça venait... Mais alors, d'où ? Il avait peur de le deviner.

En quelque sorte, rétorqua-t-il avec un brin de mystère. D'ailleurs, prends garde à toi. Elles aussi sont... Tu dois t'en douter.

Il passa la main dans leur flamboyante crinière. Mashia était parmi les rares à l'avoir un tant soit peu côtoyé. Son apprentissage l'y avait forcée. De ce fait, elle était bien placée pour appréhender ce genre de propos nébuleux qui le définissait. Pouvoir se passer de paroles sans qu'on le taxe d'une froideur déjà trop souvent bien réelle était une chance difficile d'accès. Les mots n'avaient jamais été son fort, et moins encore quand il était lui-même las de s'entendre parler. Que pourrait-il dire qui fasse quoi que ce soit changer ?

Je te laisse t'en occuper, tu fais ça mieux que moi. rétorqua-t-il avec un vague amusement quand elle lui proposa de récupérer Linnea.

Devant son insistance, il n'eut toutefois d'autre choix que d'accepter. Dans ces moments-là, Mashia n'avait pas assez de son seul bras pour toutes deux les gérer. Il se sentit un peu coupable de les lui infliger, quel que soit le plaisir qu'elle mettait à s'en occuper. D'un autre côté, les avoir à sa charge lui permettait d'avoir quelque chose sur quoi se focaliser - de tromper sa détresse, si lancinante qu'elle soit, avec les soins à leur donner. La pensée le traversa qu'à les voir ainsi, on aurait pu croire que c'était d'elle qu'elles étaient nées. Cela ne put qu'inévitablement lui rappeler leur véritable mère, qu'importe combien il essayait d'oublier.

Non. Non, je ne crois pas.

Mary n'était pas morte, il l'aurait ressenti. Dans sa chair et dans son sang. Ils étaient bien trop liés pour qu'il puisse l'ignorer, si regrettable que ce soit à ce moment. Et ce serrement de coeur à l'instant... Par quoi pouvait-il bien avoir été provoqué ? C'était trop fort pour être du chagrin, et trop aussi pour n'être qu'un écho lointain. Où qu'elle soit allée, elle avait déclenché quelque chose, et c'était à lui d'en faire les frais. Représailles calculées ? C'était peu probable : lui-même n'avait pas de cette connexion tous les secrets.

Le plus important est que cela t'ait ramené. C'est ce qu'il aurait souhaité. Ses yeux se relevèrent pour scruter l'horizon. Tu es bien placée pour le savoir, les Chevaliers ne meurent jamais vraiment. N'en sommes-nous pas la preuve ? Je suis sûr qu'il te regarde de là où il est.

Une réponse facile, oui, mais il n'en avait pas d'autre. Il n'avait pas connu Dohko plus que cela, mais se savait être dans le vrai. Qu'il le voudrait s'il le pouvait. Ainsi donc, les rangs des Chevaliers d'Or étaient encore plus clairsemés qu'il ne l'aurait pensé... Même la guerre qu'ils avaient menée aux Enfers n'en avait pas tant emporté. Une fois encore, une aiguille de douleur le transperça à l'endroit du coeur. S'il avait pu le cacher jusque là, le Roi des Ronces savait que cela ne durerait pas. Il se leva après lui avoir rendu Linnea et esquissa un premier pas. Au loin, son regard se riva.

Puis-je te les laisser encore quelques temps ? fit-il sans plus lui dévoiler que son dos tourné.
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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Tirée de son sommeil [PV Celsius]   Mer 24 Juin - 17:05




Mashia Mokushi



Les chroniques d'une fleur de Lotus - Fin de la Guerre



Tirée de son sommeil





S'il pensait qu'un « non, ne t'en fais pas » suffirait à faire taire ses angoisses à son endroit, Celsius se trompait lourdement. Seulement la jeune femme le connaissait assez pour savoir qu'il ne s'éterniserait pas sur le sujet. Secret, il l'était, surtout quand cela le concernait directement. Longtemps ses yeux pers restèrent pourtant accrochés sur sa personne, dans l'espoir de déceler sur son visage parfaitement lisse, rien qu'un tout petit signe qui le trahirait. Ce ne fut pas le cas, ou bien, c'était bien trop léger pour qu'elle le prenne sur le fait. De toute façon, si cela avait été le cas, qu'aurait-elle put faire pour lui ? Il ne l'aurait pas accepté et se serait dérobé d'une façon ou d'une autre.

Avec calme et douceur, la japonaise s'occupait de l'enfant qui reposait dans son bras, qui, d'ailleurs, ne tarda pas à montrer quelques signes de fatigue. Elle opina du chef quand l'ancien Saint fit allusion à leur nature. Empoisonnées ? Oui, elles devaient l'être, mais cela ne lui avait pas traversé l'esprit. Et quand bien même, cela ne changeait rien pour Mashia : elles méritaient amour et attention.

« Tu peux compter sur moi Celsius. Je pense aller nul part de toute façon. » fit-elle tristement en songeant à quel point, maintenant qu'elle était amputée d'un bras, elle se trouvait plus insignifiante que jamais.

Il ne pensait pas que leur mère était morte. Cela impliquait qu'il n'en était pas sûr. Brièvement son regard triste se posa sur la silhouette du Roi des Ronces. Plus que jamais, Celsius des Poissons était recouvert d'un voile de mystère et de mélancolie qui n'appartenait qu'à lui. Avare de mots, Mashia savait s'en contenter et elle comprenait toute la portée de cette demande. S'occuper d'enfants n'était pas pour lui déplaire, quelque chose lui disait qu'elle avait cela dans le sang. Pauvre Vierge. Dans une autre vie, peut-être aurait-elle connu la joie d'être une épouse et une mère. Non, mère, elle l'était déjà.

Une mère immaculée. Cette pensée la fit sourire.

« Je me plaît à le penser Celsius … j'ai l'impression de le voir parfois, dans les nuées. Sentir posé sur moi son regard de jade. Ou bien surprendre un éclair orange dans les fourrés. Son tigre … »

Ses yeux se portèrent vers l'horizon, s'essayant à le retrouver. C'était hélas impossible, car Dohko était mort. Elle l'avait tué. Perdue dans le fil de ses pensées, bercée par le silence et la chaleur des nourrissons lovés contre elle, Mashia acquiesça avant de murmurer, toujours plongée dans le lointain.

« Pars Celsius, pars la retrouver. »

FIN








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[Septembre 1755] Tirée de son sommeil [PV Celsius]

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