RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [Septembre 1755] Etre à la hauteur de l'enjeu (Libre)

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Jack


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MessageSujet: [Septembre 1755] Etre à la hauteur de l'enjeu (Libre)   Dim 31 Mai - 15:47

L'heure de la reconquête


La disparition soudaine de Mary dans les chants des Sirènes avait tout déclenché. A travers les champs de coraux rouges, des Marinas posaient les ancres des navires sur le sol rocailleux des profondeurs marines. Comme des serpents, des gardes se lovaient autour pour aller équiper les navires. Jack avait ordonné d'installer différents campements militaires dans la zone, froid, distant, il veillait à tout pour permettre à ses troupes de se sentir en confiance. Quelques diplomates furent envoyés aux alliés de circonstances, personne ne devait rien laisser au hasard. Un courrier était prêt à partir pour Jamir, quand il se ravisa et ordonna au plénipotentiaire d'attendre. Il pensait à une personne pour cela ! Mélodias ferait le travail assez vite et avait le capacité de revenir aussi vite sur le terrain de bataille.

- Altesse...

- Appelles moi Jack couillon ! On est en guerre désormais, le Général de la Sirène Maléfique a disparu de mes perceptions ! On rigole plus, alors comment avance les opérations ?

- Comme vous l'aviez demandé il y a un mois, nous avons préparé l'attaque avec soin, Dix navires sont prêts pour attaquer ! Nous attendons vos ordres !

- Bien, officiers, que cela soit transmis à tous les Généraux ! Le Ban est levé, l'Etat de Guerre décrété !


Les sergents partirent vers les Officiers supérieurs ! Tout cela n'était pas prévu ainsi mais si Mary avait disparu, c'était que cette maudite Wyvern en était encore responsable ! Une rage sommeillait en lui et il comptait plus donner de répit aux Spectres. Ils avaient un mois pour dégager et si jamais Ciaran du Kraken revenait avec des nouvelles plus alarmantes, l'attaque serait lancée. Une partie de lui même s'en voulait d'avoir fait du mal à sa fille, ses humeurs, sa mémoire, ses peurs, tout cela se fracassait dans sa tête comme dans un odieux manège. Esseulé quelques heures, il s'était repris et avait acté ses derniers ordres.

Si tout cela se déclenchait aussi vite, il y avait l'avantage de la surprise mais aussi du respect des lettres de guerre. Jack ne comptait pas dire quand il attaquerait, il allait être patient, comme un serpent attendant que son ennemi s'énervasse à attendre une grosse attaque ! Ce serait plus pervers que cela et il comptait avisé ses Généraux de son plan de bataille une fois qu'ils seraient tous là. Depuis longtemps, il n'avait pas eut cette pointe de fourberie dans le regard, oui, les Spectres allaient hurler devant son plan dans les heures à venir. Ce qui était semblant ne serait que le reflet de la vague à venir !

Il s'asseyait, prit une grenade entre ses doigts, la déchira et la dévora avec sa mine des bons jours. Il pensait pas un jour être le commandant en chef... Ses ennemis allaient découvrir ce que voulait dire l'art du combat pour le nouveau Grand Prêtre de Poséidon ! Il allait se montrer aussi putride que possible ! Un parchemin avec le sceau de Poséidon était là sous ses yeux, le seul pas encore parti. Il attendait Mélodias pour lui aviser de sa mission bien particulière, le moment de l'envoi de ce courrier serait fondamental pour ce qu'il avait prévu !

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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Etre à la hauteur de l'enjeu (Libre)   Dim 31 Mai - 16:42

Il ne fallut pas bien longtemps pour qu'un éclair unique retentisse dans les environs, prenant par surprise tous les marins occupés à armer les navires. Et pour cause, Mélodias avait passé les vacances d'été à l'intérieur du Sanctuaire sous-marin, montant parfois à la surface pour récupérer plantes et substances particulières afin de créer des antidotes plus redoutables les uns que les autres. Le seul problème dans l'équation était qu'il n'avait pas le poison à solutionner sous la main, et la crinière de sang de sa maîtresse n'avait pas pointé le bout de ses mèches tout ce temps non plus. Au mieux il l'avait confondue avec sa jumelle, pendue au bras d'Haiken -ou pas- et déambulant où elle voulait, quand elle voulait.

Alors, quand le soldat était venu le chercher, entre deux méditations et assis à ne rien faire, le djinn avait sauté sur l'occasion de se dégourdir les jambes. Le pauvre bougre avait à peine terminé de délivrer son message qu'il avait manqué d'être foudroyé, et dans un accès de zèle Mélodias arrivait quelques secondes plus tard -aux yeux de Jack on comptait en minutes, puisque le messager n'avait, lui, pas de moyen de transports foudroyant- devant son commanditaire.

"Vous m'avez mandé, mon seigneur ?"

D'un geste qui dénotait une longue habitude et une rigueur parfaite dans l'exécution, le maître-djinn dégaina l'épée de Llyr dans son dos pour en placer la garde contre son cœur. Il fléchit le genou, appuyant la pointe de son arme au sol, tête fièrement relevée dans les yeux de Jack, comme le guerrier qu'il était.

"Le guerre approche, n'est-ce pas ?"

Il se tint droit, immobile, comme une statue de chair. Car tel était son serment. Il y eut pourtant une question qui ne put résister à l'envie de franchir ses lèvres, bien que la permission ne lui eut point été donnée.

"Je crains que la mission que vous m'avez assignée il y a plusieurs mois ne soit restée en suspend... Je ne puis assurer la sécurité d'une personne dont j'ignore la position. Auriez-vous la moindre information concernant votre fille Satine ? Depuis mon incarnation, elle ne m'a jamais appelé à elle. Je ne sais qu'en penser. Et je ne sens plus sa présence que par à-coups incertains."
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Jack


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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Etre à la hauteur de l'enjeu (Libre)   Jeu 11 Juin - 21:16

La personne toute désignée


L'arrivée du Djinn fit plaisir à voir. Il se sentait moins seul sur le coup ! Il lui fit signe d'approcher et l'invitait à s'asseoir sur une chaise sur le côté. Après avoir vérifier quelques données sur les rapports de ses espions dans l'ancien Sanctuaire de la Déesse de la Sagesse, il relevait enfin la tête pour répondre au Capitaine un peu en désarroi de ne pas pouvoir accomplir son devoir.

- Tu ne peux pas tout faire jeune homme. Puis, prenant un parchemin avec un sceau de Poséidon. Tu vas transmettre ceci au général des Troupes du sanctuaire à Jamir, c'est d'une grande importance. Je te fais confiance. Puis, prenant une carte. Voici où se trouve Jamir, j'ai fait une croix, tu devrais y arriver sans trop de problèmes !

La question relative à Mary n'avait pas encore été abordé et Jack n'avait pas vraiment de réponses et encore moins de solutions à accorder à son "protecteur". Haussant les épaules, il l'invitait à ne pas se prendre la tête sur son sujet dans l'immédiat. Le parchemin désormais entre les mains de Mélodias était d'importance, il révélait à Kappa du Verseau ses intentions dans la reconquête de la terre du Sanctuaire dans les heures à venir ! Libre à lui d'envoyer des personnes pour l'assister selon l'alliance prévue dans les anciens temps, même si elle n'était plus trop d'actualités mais comme rien n'avait encore été fait diplomatiquement pour la remettre en cause, il faisait comme si... Ceci dit, si jamais les Saints n'intervenaient pas pour leur propre terre, le Grand Prêtre estimerait qu'il n'a plus rien à devoir d'une manière ou d'une autre.

- Tu dois remettre ce courrier en main propre ! Personne ne doit t'arrêter et surtout... Tu y restes pas pour faire la discussion, j'ai besoin de tes capacités pour mettre le feu en Grèce !

D'un signe de la main, il l'invitait à partir immédiatement et à revenir aussi promptement. Il sentait que le cosmos du Kraken s'approchait, il saurait rapidement si les Specters avaient été sages de se barrer comme des tafioles... Sinon, un Tsunami allait s'abattre sur leur gueule avec toute la délicatesse que les Marinas pouvaient avoir, c'est à dire leur apprendre ce que voulait dire "avoir un second trou du cul au front" !

Il ordonna aux Capitaines de la flotte de s'approcher et il donnait ses ultimes directives, la flotte allait bientôt se mettre en mouvement....
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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Etre à la hauteur de l'enjeu (Libre)   Ven 12 Juin - 13:35

Jack ne s'embarrassait pas du protocole que sa fonction lui autorisait et releva Melodias sans cérémonie aucune pour l'inviter à s'asseoir. En égal. Cette attitude fit hésiter le capitaine un instant. Pour avoir vu la Voix de Poséidon imposer son autorité par une démonstration de force, ce comportement le déroutait. Était-ce un piège pour tester sa soumission ? Une épreuve sur sa loyauté et sa propension à se rebeller ? Sous la malédiction de Llyr, le djinn n'avait de toute façon pas le choix.

Il s'installa comme demandé et le vieux loup de mer ne tourne pas une seconde autour du pot, lui présentant un message d'importance comme s'il s'agissait d'une liste de courses, à remettre à un certain général des troupes du Sanctuaire à Jamir, suite à quoi il sortit une carte et indiqua la position. Melodias lui fut gré de cette attention et constata que sa demande d'être un peu plus initié à la géographie de ce monde n'avait pas été oubliée. Toutefois, sans nom ni détail à propos du fameux général, la tâche allait être amusante.

Le Silver Scaled se pencha sur la carte et l'étudia quelques minutes. La destination était éloignée mais ce n'était pas un problème. Les hautes montagnes le seraient bien plus.

"Trois jours. Peut-être quatre si le chemin est peu praticable. Aller-retour."

Sans qu'il n'ait besoin de l'appeler, un petit sylphe apparut sous forme de fée sur l'épaule du maître-djinn, détailla la carte à son tour. Il ne resta que quelques secondes puis disparut. Devant l'air interrogateur du Grand Prêtre, Melodias se contenta d'une explication brève et concise :

"Il sait que j'aurais besoin d'eux. Il repère, transmet aux autres, prépare le chemin."

Remerciant son supérieur d'un hochement de tête, le soldat vérifia la texture du parchemin et nota qu'il ne résisterait pas à trop d'humidité. Il planta alors le bout de l'épée dans la table jusqu'à arracher une écharde de bois, puis fit croître celle-ci et entoura le rouleau avec afin de la conserver hermétiquement assez longtemps.

Le djinn rangeait son arme dans son fourreau lorsque, par des gestes explicites le vieux fou l'invitait à laisser Mary de côté pour le moment et donna quelques précisions sur la suite de sa mission. Que le Grand Prêtre fasse pleinement -peut-être trop ?- confiance à sa fille ne le concernait pas, mais ses paupières s'écarquillèrent en entendant le sinistre châtiment prévu pour être donné de sa main. Une lueur incrédule passa dans ses iris avant que, sous l'effet du sortilège, son visage ne soit contraint de reprendre une expression neutre. L'usage interdisait de prendre la parole comme il l'avait déjà fait sans l'aval de son souverain, mais la perspective ne l'enchantait guère. Il était un gardien de Gaïa, quel que soit son nom dans les diverses religions, pas son bourreau.

Un nouveau signe et le Grand Prêtre l'incitait à partir. Melodias s'inclina rapidement, se tourna dans la direction de sa destination puis disparut dans un éclair. La détonation de tonnerre fit frémir les matelots, tandis que la traînée d'une torpille se formait quelque part dans le ciel aqueux du Sanctuaire sous-marin, seule trace du chemin emprunté par le messager.

Arrow Jamir
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Ciarán


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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Etre à la hauteur de l'enjeu (Libre)   Lun 22 Juin - 15:24

La guerre. La guerre ne change jamais. Depuis l'aube de l'humanité, quand nos ancêtres ont découvert le pouvoir mortel de la roche et de l’os, le sang a été versé au nom de tout : de Dieu à la justice, en passant par la rage simple, psychotique.

Et l’histoire, n’étant qu’un éternel recommencement, allait se reproduire. Le sanctuaire verrait de nouveau des alliances se former et se briser, des chevaliers choir au nom d’idéaux et de dieux qui les dépassaient. Et au milieu des acteurs de ce drame allait se retrouver un jeune homme. Un rouquin. Qui s’en frottait les mains avec un sourire sardonique. Il voyait en ces combats qui se profilaient une chance de se racheter, d’effacer son ardoise.

A peine avait-il posé le pied sur le sol mousseux du sanctuaire sous marin, qu’il sentit qu’il était comme observé. Des regards qui se posaient sur lui, inquisiteurs. Allaient-ils devoir fourbir les armes et retourner au combat ? Le sourire arboré par ce grand malade de général du Kraken n’indiquait rien qui vaille. Un garde, plus hardi que les autres, s’empressa de courir aux nouvelles.

« Prépare ton armure, mon p’tit pote, on part à la surface. » se contenta de lui lancer l’irlandais, sans même daigner s’arrêter. Il avait quelqu’un à prévenir, après tout. Quelques minutes plus tard, alors qu’il entrait dans la salle ou se trouvait le nouveau prêtre de Poséidon.

« Salut vieux schnock ! » lui lança-t-il, dans un préambule pas très hiérarchique. « Bon, j’ai pu m’entret’nir avec un ou deux morts vivants. En fait non. J’ai carrément parlé à un de leurs dieux. Le dieu des connards et des illusions, un truc com’ ça. » Il avait déjà oublié le nom d’Oneiros, mais tout comme celui de la moitié des gens qu’il croisait. « Bon, fallait s’y attendre, mais y z’ont pas très envie de bouger leurs culs de leur nouveau domaine. Va donc falloir leur botter le fion jusqu’aux enfers, si tu m’permets l’expression. »

La guerre avait-elle déjà été annoncée avec plus de style ? Peu probable. Quoi qu'il en soit, Ciarán se permit une pause pour faire le tour du propriétaire du regard. Il avait fière allure dans son écaille, et c'était assez rare pour être souligné. Pour une fois qu'on pouvait le reconnaître en tant que Général des le premier regard, il n'allait pas se priver d'en profiter. Il héla un garde.

« Hé, toi là. Ramène moi un truc à grailler, j'ai faim ! » lui ordonna-t-il avant de se concentrer de nouveau sur le Vioque. « On part quand, du coup ? »
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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Etre à la hauteur de l'enjeu (Libre)   Mar 23 Juin - 23:24


Vague impression de déjà vu


Etrange endroit... C'est la première fois qu'elle met les pieds ici, elle en est certaine. Pourtant, subsiste comme une arrière pensée, quelque chose de très vague, de lointain, qui souffle à son oreille qu'elle a quelque chose à faire en ces lieux. Mais malgré cette idée qui reste vivace dans son esprit, impossible de savoir pourquoi, avec qui ou dans quelles circonstances.

En tout cas on peut dire que c'est animé dans le coin ! Les hommes en armures, plus ou moins bien ajustées, courent en tous sens comme s'ils se préparaient à la guerre. Qu'à cela ne tienne... elle n'en a rien à foutre ! Qu'ils aillent se prendre des gnons si ça leur fait plaisir.

Alors continue-t-elle de marcher le nez en l'air, la mine presque songeuse, fait assez rare pour être souligné, en se demandant ce que diable elle peut bien faire ici et tenter de combler le vide sidéral qui occupe l'espace qui devrait lui fournir la réponse.

"HALTEEEEEEEEEEEE"

Tirée de ses pensées aussi délicatement qu'un chien que l'on balance du canapé, Ahina pose un regard plat sur le type qui gesticule à quelques mètres d'elle, brandissant sa lance en tremblotant à moitié. C'est sûr que du haut de son 1m50, de ses 45 kilos et de sa tenue de lin sombre, y a de quoi claquer des genoux...
Un soupire s'extirpe de sa poitrine alors qu'elle fixe l'individu en haussant un sourcil.

"Vous n'avez pas le droit d'être ici !! Nom, prénom, d'où vous venez, qu'est-ce que vous voulez !!!!" Beugle-t-il comme un âne sous le regard effaré de la brune.

"Eh oh mais tu vas la fermer ta gueule oui ! Et poses cette putain de lance sinon JE T'EN COLLE UNE !"

*Ding Dong* Invocation du Scorpion réussie.

Encore moins assuré qu'il y a 3 secondes 18 centièmes, le garde ne semble plus savoir comment réagir. Ah la belle bande de crevards qu'ils se trimballent ici tiens...
Passant sa main sur son front d'un air las, la grecque agite sa main libre d'un air désuet comme si elle cherchait à chasser une mouche.

"Bon bah euh on va pas rester là toute la journée hein... T'as bien un chef ? Tu sais, le gars qui te donne des ordres et qui te fait flipper encore plus que moi ?"

Le garde hoche lentement la tête de haut en bas. Visiblement il a l'air de voir enfin de quoi elle parle.

"Bon bah on y va là allez, hop hop hop garçon !"

S'il hésite une seconde, cela ne sera pas bien long. Peut être se dit-il que Jack saura mieux quoi faire de celle-ci que lui, ce en quoi il n'a pas tout à fait tort a priori !
C'est donc assez rapidement qu'ils atteignent la salle où deux hommes se trouvent déjà, car finalement elle n'était qu'à quelques mètres de là. Quand elle y pénètre, Ahina s'arrête net en voyant Jack. Durant de longues secondes elle le dévisage comme s'il tombait de la lune, fronçant les sourcils, plissant les yeux par intermittence comme si elle cherchait à retrouver quelque chose de perdu. Et puis finalement non... ça ne vient décidément pas, elle doit le confondre avec quelqu'un d'autre.

"Salut messieurs !" Lance-t-elle en levant la main dans un léger sourire avant de jeter un bref coup d'oeil vers Ciaran en ajoutant "sympa ton armure, un peu clinquant mais sympa"


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Jack


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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Etre à la hauteur de l'enjeu (Libre)   Mer 24 Juin - 1:38

Les tentacules et la queue du Scorpion


Le "Vieux Schnok" regardait ses cartes et ses plans quand il entendit une voix l'interpeller pour l'appeler par un surnom un peu agaçant. Une autre personne - un certain Kappa ? - aurait pris cela comme une insulte et Ciaran aurait volé à son pilier avec un tube de glace dans le cul... Chacun ses méthodes ! Jack n'était pas de cela, les mots n'étaient pas les actes et en bon Matérialiste, philosophiquement parlant, il était plus attaché aux faits, aux actes qu'aux mots creux sortant de la bouche des petits cons. Ceci dit, les informations que rapportaient le Kraken étaient savoureuses, la Guerre était donc entrée dans le premier mouvement. Les Spectres ne pourraient pas dire qu'il avait manqué de classe !

- Bien Ciaran. En refermant un rapport secret sur une de ses actions à venir, il y apposait le sceau et le donnait à une prêtresse à ses côtés. Remettez cela au Capitaine du Djinn dés son retour, il doit partir pour Asgard dés qu'il aura cela entre les mains. Ce pli doit être mis entre les mains d'Eren en personne ! Puis, se retournant vers le Kraken. Tu peux aller te trémousser avec quelques connasses et boire tout ton saoul, mais dés que le cor de guerre sonnera une seconde fois, je te veux sur le pont ! Compris jeune homme, je me dis parfois que tu ressembles à une...

Les paroles du Grand Prêtre étaient amicales. Son Général avait fait le boulot et maintenant, la phase seconde de son plan entrait en action. La drôle de guerre commençait. Les Spectres risquaient d'hurler rapidement mais la question ne se posait pas là, ils allaient devoir se tourner la tête avant que Jack n'appliquasse son plan selon une mécanique bien tordue dont il avait le secret. Soudain, alors que Ciaran allait prendre congé, il fût interrompu par la visite imprévue d'un garde accompagné d'une jeune femme toujours aussi ravissante. Le Grand Prêtre, portant son Ecaille de Polyphème, sa lance plantée près de lui, marquait un temps de stupeur !

- Mais merde... Putain de merde... Toi ...

Le visage reprit rapidement un ton plus sérieux. Ahina ? Pourquoi elle ? Pourquoi ici ? On lui avait dit que Pséma la tenait sous sa coupe et il la voyait ici devant lui. De plus, elle semblait connaître le Kraken, au moins sa Scale ! Bien des questions explosaient dans la tête du Vieux Brigand ! Il se demandait comment il allait se sortir de ce guêpier. Quand, comme un éclair noir dans son esprit, un éclair de perversité qui brillait dans ses yeux - Non ! Pas cette perversité là ! -, il laissait ses papiers pour faire le tour de son bureau. Le temps s'était arrêté quelques instants. Il s'approcha d'elle et l'enlaçait comme une soeur !

- Putain petite ! Je suis content que tu sois en vie ! Tu es toujours aussi bien foutue, si j'étais plus jeune, je t'inviterai à une partie de jambes en l'air mais disons que je tiens à mes joues... Puis, la libérant de cette embrassade toute gentille au final. Bah je suis heureux de te voir, tu devenais quoi ? Saches que les Marinas t'ouvriront toujours les portes comme je te l'avais promis autrefois, tu fais quoi ici ? Ah Ciaran, je te présente Ahina si tu la connais pas ! Un fort caractère, des couilles plus grosses qu'un homme !

Sournoisement, un plan naissait dans la tête de Jack. Ah c'est sûr que les Spectres n'allaient pas aimer ce qu'il avait en tête, il venait de voir un Pion devenir un Fou sous ses yeux. Alors qu'il se retournait pour fixer Ciaran afin de la présenter, ses lipes laissaient entrevoir un sadisme léger et amusé. Kappa, Kyro, Minos... Oui, vous n'alliez pas aimer ce qu'il allait faire mais c'était pour le bien d'Athéna non ?

- Tu veux mangé un truc ?

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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Etre à la hauteur de l'enjeu (Libre)   Mer 24 Juin - 13:40

Un sourire s’était formé sur le visage du jeune irlandais, alors qu’il s’imaginait déjà descendre des outres de vin en bonne compagnie. Malheureusement cette perspective disparut aussitôt qu’une nouvelle venue s’annonça. Il préférait à une énième virée nocturne (ou diurne, après tout, il n’y a pas d’heure pour avoir soif) une nouvelle conversation où il pourrait en apprendre plus sur cette femme. Si elle avait peut-être reconnu son armure, il n’en était rien de son porteur. Sans doute parce qu’ils ne s’étaient jamais croisés ?

« Ouais, quand ça brille ça attire la chalande. » dit-il avec un haussement d’épaules alors que son chef lui, se permettait quelques familiarités. Et à comprendre par là, des paroles quelque peu déplacées et des embrassades aussi crédibles que les râles de plaisir d’une putain. Le vioque jouait à un jeu, et le rouquin n’y bitait rien, pour changer.

« T’es sûr qu’tu la connais, celle-là ? » demanda-t-il avec un regard suspect. Et il y avait de quoi. La jeune femme avait eu une sorte de mouvement de recul imperceptible. Ou alors l’avait-il inventé ? En tout cas, ce regard ne mentait pas. Elle ne donnait pas vraiment l’impression d’être à l’aise. « On dirait qu’c’est la première fois qu’elle te voit, la gonzesse. »

D’un autre côté ce n’était pas vraiment son souci. Il avait bien tenté ce genre de techniques de drague, une fois, dans un bar, alors qu’il était ivre mort, pour changer. Il avait fait comme s’il connaissait tout le monde, et malheureusement, ça avait fini comme souvent. Avec une bagarre provoquée alors qu’il dragouillait la femme d’un marin assis juste à côté d’elle, et une bonne gueule de bois comme il les aimait. Est-ce que ça pouvait dégénérer de la sorte cette fois-ci ? C’était peu probable.

« J’ai jamais abordé de nana de la sorte. J’suis pas sur qu’il conclue. » Souffla-t-il à une prêtresse qui se tenait droite comme un piquet à côté de lui et qu’il connaissait de vue. Elle étouffa un petit rire en baissant la tête. Au moins, la partie n’était pas perdue pour tout le monde !

« C’est qui au fait ? » La question était de mise. Une nana, certes bien roulée, mais qui sortait de nulle part telle qu’elle devait bien avoir une histoire, en plus de son nom. De plus, il n'aimait pas trop ce sourire étrange qu'arborait le Vioque, comme s'il avait déjà un plan. Tout compte fait non, ce n'était pas ça. Le Vioque avait toujours un plan.
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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Etre à la hauteur de l'enjeu (Libre)   Mer 24 Juin - 14:07


Tournoi de baffes


Ah bah super l'accueil. Un merde et deux putains dans une phrase composée de 6 mots... et elle qui s'estime déjà assez grossière comme ça, aurait-elle trouvé son maître en la matière ? Cela reste à voir.

"Ou pas..." Glisse-t-elle à l'intention de Ciaran en un sourire amusé.

Haussant les sourcils un peu plus haut, la grecque fixe le papy d'un air dubitatif. Serait-il fêlé ou en rajouterait-il des caisses juste pour elle ? L'une comme l'autre des alternatives ne semble pas des plus réjouissantes. Et lorsqu'il se lève de son bureau, une lueur assez indéfinissable au fond des yeux et qu'il s'approche d'elle à bras ouverts, le Scorpion a un mouvement de recul spontané alors que ses sourcils se froncent.
Non mais il lui veut quoi le vieux...

En temps normal la baffe ne se serait certes pas faite attendre. Cependant, dès ses premiers mots, la brune se fige, se laissant câliner bien malgré elle, alors que ses yeux s'écarquillent.
La seule chose qui ne soit pas réellement une surprise est qu'il lui annonce se trouver sur le territoire des Marinas, ce dont elle se serait quand même doutée. On perd la boule mais pas à ce point là hein !

Le reste la laisse pantoise. En trois phrases il vient de prouver qu'il la connait, très clairement et sans doute possible ou alors il est vraiment très bien renseigné. Il la croyait morte (encore un coup de cette enflure de Kappa ça !), il connait sa manie de distribuer des baffes et en plus du reste il sait comment elle s'appelle. Et de son côté... le néant total. Il lui aurait fait une promesse ? Mais où, quand ? De quoi il parle ?! Mais c'est qui ce gars...?!

"La gonzesse confirme et si tu m'appelles encore une fois comme ça tu vas te prendre ma main dans la gueule garçon clinquant. Puisque Papy sait comment je m'appelle tu n'as qu'à te servir de ça." Lance-t-elle d'un ton ironique avant que son regard ne se repose sur Jack qu'elle dévisage quelques secondes avant de poursuivre. "T'as l'air bien renseigné... pour ma part je ne sais pas qui t'es et je ne t'ai jamais vu, donc si on pouvait éclaircir tout ça autour d'un bon poisson, ça serait cool !"

On ne doit bouffer que du poisson dans le coin... sans doute. Déduction hâtive, mais au final tout le monde s'en fout non ?
Mais il a prononcé le mot manger... donc avec un mot magique tel que celui-ci, et bien qu'elle ait mangé il y a peu, elle est même prête à avoir une discussion posée, ou pas loin, enfin du moins essaiera-t-elle.


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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Etre à la hauteur de l'enjeu (Libre)   Mer 24 Juin - 15:30

Le poisson grillé et un verre de vin de Moscato d'Asti


Le visage plus fermé, il écoutait les paroles d'Ahina en se demandant bien comment faire pour s'expliquer. D'un geste de la main, il fit approché la prêtresse et lui demandait d'apporter du poisson grillé et une bonne bouteille de vin de Moscato d'Asti ! Au moins, cela détendrait l'atmosphère entre les personnes présentes ici. Il l'invitait à s'asseoir et faisait de même avec Ciaran. Comme il venait de commander de l'alcool de très haute qualité, il était sûr que le Kraken prendrait mal de se barrer sans goûter à la chose. Une petite table était installée par les serviteurs et trois chaises. Ils s'assirent et une petite entrée fut servie, assez simple, des tomates à la vinaigrette c'était un bon début. Tapant des mains pour se détendre un peu, ses yeux fixèrent la belle alors que ses lèvres s'ouvraient.

- Et bien... Je ne pensais pas que tu avais perdu la mémoire à ce point là. Tu n'as plus aucun souvenir de la dernière Guerre Sainte ? De celle ou un certain Pséma t'a choppé au détour d'un temple ? Les questions avaient au moins le mérite d'être direct. Pour répondre de suite, je suis Jack O'Bannon, Grand Prêtre de Poséidon dans cette Ere... depuis la fin de cette fameuse nuit justement. Chacun a eut ses petits changements à ce que je vois. Tu étais en "collaboration" avec le Régent Kappa du Verseau et on s'est rencontré suite à un souci avec deux amants aussi perdus que Roméo et Juliette, je parle de ma fille, Mary, et du chevalier d'or des Poissons, Celsius. C'est ainsi que l'on s'est connu, après, tu as oeuvré à défendre le Sanctuaire d'Athéna et tu as combattu l'ancien Requin, Kyro... Voici tout ce que je sais... Ah pour finir, je t'avais promis de t'aider si jamais tu avais besoin d'un coup de main de ma part, donc, même si tu n'as aucun souvenir de moi, la promesse est toujours là !

Le vin fut versé dans des verres de cristal sortant des manufactures impériales atlantes. Du poisson grillé était posé sur la table, des belles truites de rivière, à la chaire légèrement rosée. Une sauce au citron accompagnait l'ensemble et de la laitue d'algues, du pain frais était posé dans un petit panier près des convives. Jack s'était tut pour écouter ses interlocuteurs et parfois, au détour d'un regard, il fixait le Kraken avec ce sentiment de "déjà vu" qui ne le quittait plus depuis le retour de ce dernier du Sanctuaire. Enfin cela allait lui passé rapidement, bien des questions émergeaient dans ses pensées. Ou était Pséma ? C'était celle qu'il ne cessait de murmurer dans un coin de son esprit mais il ne se faisait aucune illusion, elle ne devait rien savoir de ses manigances de toute façon.

Mangeant allègrement, il se demandait aussi ce qu'il devait faire. Il avait une idée en tête, assez perverse, mais comment aborder cela sans qu'elle parte en mode "je vais tout péter" ? Car même si Ahina avait perdu ses souvenirs, dans ses mots, dans son attitude, elle était la même ! Si jamais on ne le savait pas, personne ne saurait qu'elle n'était plus tout à fait la même... Et puis il y avait Kappa... Comment le gérer lui ? S'il apprenait que sa belle, que sa promise, était en train de manger de la truite chez lui, il péterait un câble. Vu son état, il avisait qu'il valait mieux se taire pour l'instant ! Il avait une idée en tête avec cette demoiselle venue de nulle part, en faisant signe à un serviteur, il se lavait les mains dans une huile parfumée en articulant ses idées dans les prochaines heures à venir.
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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Etre à la hauteur de l'enjeu (Libre)   Mer 24 Juin - 16:35

« Fais gaffe, ça pourrait m’plaire ! » lança-t-il aussitôt à la pique de la grecque, avant de s’esclaffer, comme il savait si bien le faire. S’il lui arrivait de dépasser les limites – et pas qu’un peu – le jeune homme pouvait être de très bonne compagnie. Il avait ce grain de folie qui enflammait les discussions, et une – presque – éternelle bonhommie. Même quand il fallait se battre et s’élancer dans une danse mortelle, il était radieux.

Il retira son armure d’un claquement de doigts, se retrouvant, comme à son habitude, affublé d’un vieux fut en toile, et d’un pauvre haut à moitié mangé par les mites. L’apparat n’était très clairement pas le principal intérêt du jeune homme…

Le repas était plutôt sympathique, non tant par la chaire que par le vin. Après tout, s’il accompagnait ses verres de nourriture solide c’était plus par politesse qu’autre chose. Il aurait pu parfaitement se siffler les trois quarts du stock de liquoreux du palais sans avoir à avaler quoi que ce soit d’autre, ou du moins c’est ce qu’il pouvait avancer. Du moins, il se força à avaler le poisson, plutôt goulument. Sous son air étrange, il avait plutôt bon goût. D’un autre côté, il était grillé. Tant que ce n’était pas cru …

« Comme ma mère a l’habitude de dire " A daoine a itheann iasc amh , go bhfuil sé ar mhuintir na siorcanna ". » Voyant les regards se poser sur lui, il traduit. « Un peuple qui mang’ du poisson cru, c’est un peuple d’requins. En Irlandais. Ca veut dire qu’j’aime bien quand c’est grillé, m’regardez pas comme ça ! D’un autre côté j’ai toujours trouvé ça un peu con. J’veux dire, ça pourrait être un peuple de morses, ou de phoques. J’y bite pas grand-chose aux proverbes de ma mère. »

Il écouta alors les paroles de Jack, qui résumait plus ou moins la relation qu’il avait pu avoir avec la nouvelle arrivée. Ou bien qu’il s’inventait avec elle. Après tout, elle avait l’air d’avoir perdu la mémoire, et ce statut était propice au mensonge. Et il savait que c’était un petit plaisir de leur nouveau prêtre de Poséidon, non ?

« Donc si j’ai bien pigé, c’est un chevalier d’Athéna ? » demanda-t-il, juste avant de descendre son sixième ou septième verre de pinard du repas.
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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Etre à la hauteur de l'enjeu (Libre)   Mer 24 Juin - 17:28


Il est loin ce temps là


Si Ahina n'est pas du genre très observatrice, il aurait fallu être carrément aveugle pour ne pas voir l'expression du papy changer à vue d'oeil. De mine enjouée au regard... bizarre... il venait de passer en une seconde à une expression sévère, voire austère.
Loin d'être décontenancée par ce changement radical d'attitude, la grecque n'en est pas moins surprise et intriguée. Se pourrait-il qu'ils aient eu une relation amicale il y a quelques mois ? Alors dans ce cas... pourquoi n'en a-t-elle pas le moindre souvenir... Ceci étant... ce n'est pas comme si c'était la première fois que ça arrivait. Car Ahina a bien conscience des néants qui parsèment son esprit, là où devraient se trouver des moments de vie, des gens, des souvenirs, tout simplement.

"C'est quand même nettement mieux comme ça" Dit-elle en agitant la main vers Ciaran qui vient de changer de tenue.

Etant donné la différence de classe flagrante entre l'écaille et la tenue débrayée actuelle, on pourrait croire qu'elle se moque. Pourtant rien dans son expression ne permet de l'affirmer. Les émotions de la jeune femme ayant tendance à se lire sur son visage comme dans un livre ouvert, il est probable, même si cela pourrait paraître incongru, qu'elle soit sincère.

Reportant son attention sur l'assiette de tomates qui se trouve sous son nez, elle la dévore en un temps record, ayant achevé la dernière goutte de sauce avant même que Jack ne prononce le nom de Pséma, ce qui, en l'occurrence, est un heureux hasard vu sa réaction. Il aurait pu se prendre les tomates dans la gueule, le pauvre.

"Fais extrêmement attention à ce que tu dis quand tu parles de Pséma" Lance-t-elle d'une voix sombre alors qu'un étrange éclair de couleur marine traverse ses prunelles de jais.

Aussitôt apparue, aussitôt disparue... cette étrange impression oppressante qui venait de s'abattre sur la pièce aux mots du prêtre de Poséidon.
Comme s'il ne s'était rien passé, retrouvant une attitude égale, Ahina entreprend de faire sa fête à l'énorme poisson qui trône dans son assiette. Y a pas à dire, la bouffe y a que ça de vrai !

D'une oreille cependant attentive, elle écoute Jack se présenter et lui narrer leur pseudo lien, rencontre, entente et tout ce qu'il a envie de lui faire gober comme histoire. Le problème étant que pour ce qu'elle possède encore de souvenir, excepté quelques détails, ça pourrait se tenir... vaguement.

Elle ne sourcille ni ne réagit au nom de Mary, mais une expressive crispation de la mâchoire sera clairement affichée à l'évocation de Celsius et encore plus de Kappa, son visage prenant la teinte de la haine sans le moindre doute.

"Tu devrais revoir tes fréquentations, c'est pas du beau monde que tu me cites là. Exceptée cette Mary que je ne connais pas, et puis si c'est ta fille, j'me permettrais pas. La famille c'est important." Dit-elle alors qu'un voile de tristesse file rapidement dans son regard alors qu'elle se tape son verre cul sec.

Lorsqu'il prononce le nom de Kyro, sa paume se referme sur son verre qui éclate en plusieurs morceaux. A en croire son regard légèrement écarquillé, ce geste était involontaire ou plutôt... inconscient, conviendrait mieux. Bafouillant quelques excuses limite inaudibles, elle porte sa main à ses lèvres pour nettoyer les quelques gouttes de sang qui perlent sur sa peau.

Et là tombe la citation de Ciaran.

La brune pose les yeux sur lui et le dévisage comme s'il tombait de la lune durant un long moment. Difficile de savoir ce qu'elle pense vraiment à cet instant. Peut être le prend elle pour un abruti fini, un farfelu, un psychopathe, ou les trois à la fois. Toujours est-il qu'elle finit par éclater de rire.
Elle n'a rien pipé de tout ce qui vient de s'extirper de ses lèvres, mais le trouve-t-elle plutôt marrant ce garçon finalement. Au moins ne se prend-il pas au sérieux, ce qui change radicalement de tous les coqs en pâte qu'elle s'est coltinée les derniers mois.

Jusqu'à ce que...

"Je n'ai rien à voir avec cette connasse et son ramassis de couilles molles !" Lâche-t-elle en haussant le ton alors qu'elle foudroie le Général du regard.

Très brièvement, une douleur aigüe passe d'un tympan à l'autre, l'obligeant à fermer les paupières quelques secondes tout en se massant les tempes.
Il y a des sujets comme ça... qu'il est préférable de ne pas aborder.

"Bref..." Lance-t-elle en prenant une profonde inspiration. "Pour te répondre, Jack, déjà, puisque visiblement on était censé se connaitre, bravo pour la promo et le lot d'emmerdes qu'elle doit pas manquer de t'apporter. Ensuite je ne me souviens de rien de ce que tu me racontes. Une Guerre Sainte vaguement, mais je me souviens pas y avoir participé. Quant à ma pseudo collaboration avec ce connard de Kappa, Celsius dont je n'ai rien à carrer non plus, et du Sanctuaire dans sa globalité, tu peux oublier c'est fini ce temps là."

Fixant le plafond quelques secondes tout en croisant les bras sur sa poitrine, les prunelles de jais d'Ahina se reposent sur le représentant de Poséidon qu'elle fixe un temps avant de reprendre la parole.

"C'est sympa pour la promesse, mais à l'heure actuelle, d'une je vois pas en quoi tu pourrais m'aider et de deux, qu'on soit bien clair, avec tout le bordel qui inonde ma vie ces derniers mois, je ne vais certainement pas faire confiance à quelqu'un que je connais soit-disant alors que je ne me souviens de rien et pour être tout à fait honnête, en l'état actuel des choses je ne fais juste confiance à personne. J'ai bien conscience d'avoir des problèmes de mémoire tu sais, et tant que ça ça ne sera pas résolu, je ne peux accorder ma confiance au péquin qui déboule en me disant qu'on était super potes dans ma vie antérieure tu vois."


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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Etre à la hauteur de l'enjeu (Libre)   Mer 24 Juin - 18:28

Les emmerdes volent en escadrille !


Les oreilles de Jack sifflaient dans tous les sens. La première chose était la réaction sommaire de la petite au nom de Pséma, la seconde était la phrase du Kraken, la troisième était la réponse d'Ahina sur ses rapports avec les Chevaliers, et enfin ce qu'elle disait sur sa situation ne facilitait pas les choses. Toutefois, pendant quelques secondes, il avait pas capté tout ce que disait la belle brune ! Ouais, cette phrase en Gaélique... Une Irlandaise qu'il avait connu quelques années auparavant et leurs nuits qui avaient été chaudes, selon ses souvenirs un peu vague, il l'avait ensuite lâché en rase campagne. Donc, il s'attendait pas à entendre de nouveau cette maxime inventée par son ancienne maîtresse. Son regard azuréen s'était retourné subitement vers lui sans en avoir conscience et comme une merde, il laissait sa bouche parler plus vite que lui.

- Non, ta mère disait ça quand elle parlait des...

Il se mordit la langue et s'interrompit. Une légère goutte de sueur perlait sur son front. Cette chevelure rousse, cette carrure proche de la sienne le temps de ses vingt ans, ce côté baragouineur de première... Non, c'était pas possible ! Pas encore quoi ! Puis, la phrase de Shion lui revint en mémoire comme un boomerang, il les avait trouvé ressemblants au point de croire que c'était son fils. Prenant un verre d'Asti, il but le vin d'une traite et le reposait sur la table pour se détendre un peu. Enfin, il se tourna vers Ahina pour faire comme si rien ne s'était passé. Et ce qu'il entendait de nouveau n'était pas plaisant à entendre...

La haine des Saints était chevillée à son corps comme une tique sur sa peau. D'ou venait-elle ? Pséma ? La réponse allait de soit mais le sujet était était trop sensible pour l'aborder ici même. Elle était comme une naufragée qui se demandait quelle route elle devait prendre. Jack écoutait sagement le reste de ses propos sans l'interrompre, chaque mot apportait des réponses supplémentaires à ses propres interrogations et il reprit enfin la parole quand elle semblait avoir terminée.

- Je suis pas le péquin moyen. Répondit-il avec un sourire entendu. Pour ma part, je suis de l'école de la mer, on suit la vague là où elle nous mène... Mais chacun a un port, une terre qui permet de ne pas oublier qu'on est encore ce que l'on est. Y'a même pas deux mois, tu me disais que Kappa, Celsius et les Saints étaient ton rocher. Ok, t'en as plus rien à carré ! Bien noté. Tu as des problèmes de mémoire. Bien noté aussi, mais...

Il prit alors la bouteille pour verser à ses deux invités du vin. Il fit signe aussi aux servants de ramener deux bouteilles de plus, quelque chose lui disait que cette conversation ne faisait que commencer.

- Je ne pense pas que Pséma soit ton rocher. Il est dangereux et j'en ai rien à carrer de ce que tu peux penser, il a butté ma femme, il a cherché à butter mes enfants... Il est responsable de pas mal de dégâts et, je pense sincèrement, malgré ton caractère de merde, que tu veux pas de mal à qui que ce soit à la condition qu'on te laisse vivre ta vie comme tu l'entends, c'est ça ?

Les morceaux de verre sur la table furent saisis par le Grand Prêtre et il les laissait tomber devant elle. Il avait compris que la réflexion du Kraken sur les requins avaient eut son petit effet. Kappa n'avait donc pas menti sur ce point et cela le rassurait que dans son côté psychopathe de bas étage, il avait quand même le sens de la loyauté. Deux choix allaient bientôt s'ouvrir pour la jeune femme et le Grand Prêtre ne comptait pas la laisser sans un moyen de redevenir elle même, quitte à rester en dehors de la terre de la Sagesse !

La route serait encore longue ! Et il avait une guerre sur le feu ! Une pensée traversait son esprit sur un moyen pour elle de se déchainer un peu...

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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Etre à la hauteur de l'enjeu (Libre)   Jeu 25 Juin - 13:56

Le Kraken plissa les yeux pour la première fois lorsqu’il constata l’incartade de l’invitée, lorsque Jack avait prononcé le nom, honni, de Pséma. Puis, il réitéra l’opération alors qu’elle s’énervait après les prénoms de ses anciens camarades et celui de son ancienne Déesse tutélaire. Enfin, ses yeux devinrent deux fentes lors de la dernière intervention du vieil homme. Trop d’informations à emmagasiner et pas assez d’espace dans sa caboche.

« Qu’on cite Pséma t’dérange. Qu’on t’parle d’Athéna et d’ses freluquets te fout en rogne. » Dit-il d’un air étonnement sérieux. « Pséma. Athéna. Kappa. Celsius. T’y réagis comme si on t’avait piqué avec un trident. » Cette constatation était on ne peut plus claire. Ce n’était pas naturel, et il n’aimait pas ça le moins du monde. « Enfin bon, j’suppose qu’ça nous concerne pas. Pas plus qu’ta perte de mémoire, à vrai dire. » Conclut-il en haussant les épaules et en amenant sa coupe à ses lèvres.

Elle n’avait ceci dit pas tout à fait tort non plus au sujet de cette confiance qu’elle ne pouvait accorder au vieux croulant. « Ceci dit t’as raison sur un point, t’peux pas nous faire confiance. Si ça s’trouve l’Jack il est pas plus pote de toi que moi. P’tet qu’il a même empoisonné ta bouffe. Héhéhé. » Ricana-t-il en posant son verre.

Il darda alors le vieux du regard. « Faut qu’on caus’ toi et moi d’ailleurs. J’ai beau être c’que j’suis, ce s’rait une erreur de penser qu’mes oreilles marchent pas bien, si tu vois c’que j’veux dire. »

Il savait quelque chose sur sa vieille, c’était évident. Il avait interrompu sa langue rapidement, mais l’esprit, même aviné, du rouquin était vif. Assez pour saisir que quelque chose clochait. Encore. D’un autre côté, comme il se le disait assez souvent, de nombreuses énigmes partageaient la route de leur nouveau prêtre. On ne s’assaillait pas sur le trône du Royaume sous-marin sans verser dans un certain nombre de combines et de pratiques fumeuses.

Sans attendre, il se leva, en poussant sa chaise. Il n’avait pas mieux à faire, et comptait passer l’après-midi principalement à dormir, en effectuant quelques poses pour boire. Ou l’inverse. L’ivresse avait ce pouvoir qui le fascinait. Il rendait le monde meilleur à ses yeux. Saluant les deux convives d’un geste de la main, il se prépara à lever l’ancre.

« J’vous laisse. Z’avez surement plein d’truc à vous dire, et plein d’plans à comploter. Moi j’suis trop con pour ce genre de trucs. J’vais plutôt aller m’trouver une belle brune et l’inviter à boire quelques chopines. J't'aurais bien proposé, mais j'suis probablement pas ton style. »
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Tristan


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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Etre à la hauteur de l'enjeu (Libre)   Jeu 25 Juin - 15:55

Arrow Chroniques, Tortuga

Et voilà, les vacances étaient terminées. Il était temps de retourner à sa bonne vieille vie de recruteur et protecteur d'un morceau de pierre, et tout ça pour la grandeur du Dieu des Mers bien entendu. Même si ce dernier ne prenait pratiquement jamais la peine de venir se montrer à eux. La rumeur disait qu'Athéna, quant à elle, vivait continuellement au coeur de son Sanctuaire, au milieu de ses Chevaliers, afin de les guider et de leur redonner de l'Espoir lorsque celui-ci commençait à faiblir. Peut-être Poséidon pourrait il en prendre un peu de la graine un de ces jours, histoire de mettre son grain de sel dans la politique des Marinas. Ou au moins leur apporter un peu d'animation quoi. Juste de quoi lui ôter l'envie de retourner faire un tour à Tortuga.

S'approchant finalement de l'entrée du Sanctuaire Sous-Marin, Tristan fut étonné de l'agitation peu commune qui y régnait. Nombre de soldats s’affairaient dans tous les sens, comme si un état d'urgence venait d'être soudainement décrété et la plupart des soldats passaient à côté de lui sans même se rendre compte qu'un Général était à quelques mètres d'eux en cet instant. Finalement agacé par cette situation qui le prenait au dépourvu, l'Hippocampe finit par attraper un des soldats à proximité par le col avant de le balancer au sol pour lui rappeler quelque peu ses bonnes manières

Bon mon gars, faut que je t'aide à te souvenir de la manière dont on salue un Général du Sanctuaire? Et dis moi ce qu'il se passe ici. Le vieux a décidé d'aller conquérir quelque chose?

Un instant hébété, le soldat le regarda sans rien répondre pendant quelques secondes. Mais lorsque le Général soupira d'impatience, ses esprits lui revinrent étrangement rapidement ainsi que la parole et il parvint à s'excuser pour ne pas l'avoir salué, lui expliquant que le Sanctuaire Sous-Marin était en état de Guerre. Après avoir bégayé des explications assez confuses, il finit par l'informer que Jack se trouvait à une centaine de mètres de là accompagné de plusieurs personnes. Ainsi pourrait-il en apprendre davantage sur les combats qui l'attendaient.

Continuant sa route dans la direction indiquée par le soldat, il finit par apercevoir Jack, en compagnie de deux inconnus, dans une des salles du Temple. De la femme présente, il ne connaissait rien si ce n'est qu'elle ne faisait pas partie de l'armée de Poséidon. Du moins, pas encore. L'homme, quant à lui, ne faisait pas non plus partie des gens qu'il avait côtoyé jusqu'à présent mais correspondait par contre à une des descriptions que lui avait faite Jack. Le Général du Kraken probablement. Mais l'histoire ne devait pas leur permettre de discuter aujourd'hui car ce dernier semblait sur le départ. Tristan se contenta de le saluer rapidement en entrant dans les lieux.

Salut Général, dommage que tu partes, j'étais content de rencontrer une tête que je ne connaissais pas. Je ne sais pas si Jack t'a raconté mais on n'a croisé une de tes connaissances peut-être, un Kraken zombie. Il a trouvé Jack tellement à son goût... Un bon divertissement à Tortuga. Quand t'auras un peu de temps et une bonne bouteille, je pourrai te raconter.

Mais alors qu'il s'apprêtait à se tourner en direction des deux autres pour les saluer, l'Hippocampe tiqua sur une phrase que venait de prononcer le Grand Prêtre, manquant de s'étouffer à moitié. Se rapprochant de Jack et de son interlocutrice, Tristan reprit la parole, sur un ton plein de sarcasme

Pas le péquin moyen, pas le péquin moyen... Pardonnez moi de vous déranger Ô Grand Prêtre de Poséidon, ami des Kraken morts et vivants. Je suis de retour de Tortuga et je souhaitais vous en informer, au vu de la situation actuelle.

Se tournant vers la femme à qui il parlait, l'Hippocampe lui fit un rapide baise main avant de s'excuser

Pardonnez vous-aussi cette interruption ma Dame mais les circonstances m'imposaient de venir prévenir Jack de mon retour. Je me présente, Tristan de l'Hippocampe.
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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Etre à la hauteur de l'enjeu (Libre)   Jeu 25 Juin - 17:46


Sont bizarres ces gens


"Je n'ai pas dit moyen, tu pourrais aussi être le roi des péquins" Lâche-t-elle d'un air amusé en l'interrompant brièvement, avant de le laisser poursuivre.

Ses bras croisés sur la poitrine, Ahina fixe papy d'un air perplexe. Une phrase qui se termine par "mais...", et que l'on laisse sciemment traîner, n'augure jamais rien de bon pour la suite.
Ah bah pas raté pour le coup !

Malgré les termes qu'il utilise alors qu'il parle du Bélier Noir, la brune ne se met pas en rogne, ce qui est assez étonnant. D'un geste très lent, les omoplates de la grecque se détachent du dossier de sa chaise, ses coudes se posant sur la table alors qu'elle ancre son menton sur ses doigts entrelacés. Le calme qui la pare est absolu, du moins semble-t-il l'être. Ce sera sans doute à cet instant et par ce qu'elle s'apprête à dire, qu'il comprendra qu'elle n'est pas tout à fait celle qu'il a connue.

"Ne me fais pas rigoler avec tes jolis discours. Tu n'as jamais tué personne toi ? Brisant ainsi des familles ? Tu veux qu'on énumère le nombre de victimes de Kappa et Cel aussi ? Tu veux qu'on cause Guerres Saintes et les répercussions qu'elles ont sur les gens ? On est tous l'ennemi de quelqu'un d'autre. Pséma est le tien, ok, c'est comme ça. En attendant il m'a recueillie alors que j'étais en train de crever, tu t'en inquiétais tout à l'heure non? Bah si je dois la vie à quelqu'un, c'est à lui. Il m'a soignée, il a pris soin de moi."

Si son ton est aussi calme que la surface d'une mer sans nuage, le timbre de sa voix est légèrement rauque, voire assez sombre. Une voix qu'il ne lui a jamais entendue jusqu'à aujourd'hui.
Elle se gardera bien de lui dire que Pséma ne s'est pas cantonné qu'à cela, mais qu'il a créé pour elle une précieuse armure dont la couleur déplairait sans doute fortement au représentant de Poséidon. Mais qu'à cela ne tienne, il n'a pas besoin de savoir et comme il l'a si justement dit, tant qu'on ne la fait pas chier, elle ne fera pas chier en retour et ça il semble le savoir.

Après la succession de noms qui défilent à la vitesse de la lumière dans la bouche du garçon clinquant, Ahina se lève sèchement de sa chaise qui chute vers l'arrière. Cette fois il va se la prendre avec élan sa claque.

Mais au même moment...

Une jeune femme ravissante vêtue d'une ample toge bleu ciel pénètre dans la salle, stoppant net la grecque dans son élan. Ce n'est pas tant la créature qui, au final, n'intéresse pas vraiment Ahina, mais c'est plutôt ce qu'elle tient dans les mains... un énorme gâteau dégoulinant de chocolat.
Finalement, donnez à manger au Scorpion et jamais il ne partira en guerre. Sauf... quand elle n'aura plus faim, mais c'est une autre histoire.

Ramassant sa chaise en extirpant un grognement d'ours, Ahina jette un regard plat vers Ciaran alors qu'elle se rassoit.

"Effectivement ça ne vous regarde pas, mais ça t'intéresse quand même pas vrai ? Tu ne comprends pas et ça pique ta curiosité Ciaran ? T'inquiètes, c'est pareil pour moi." Dit-elle en posant un regard enflammé sur le Général en se disant que s'il prononce encore une fois le nom du Verseau, il va vraiment se la manger, sa bouffe.

"Y a que lui qui complote..." Lâche-t-elle en indiquant papy marina de l'index alors qu'elle engouffre une énorme cuillère de gâteau. "...bonne chasse, gaffe à pas te faire mener par le bout du pif, garçon clinquant"

Peu après l'arrivée d'un nouveau vassal (semble-t-il ?) de papy marina, Ahina lève un sourcil tandis qu'elle dévore toujours son gâteau au chocolat avec un appétit effrayant. On ne dirait franchement pas que le représentant de Poséidon a de l'influence ou ne serait-ce que de l'autorité sur ses troupes qui donnent vraiment l'impression de le prendre pour un guignolo.

Lorsqu'il prend sa main pour faire un truc pas catholique, Ahina la retire immédiatement d'un geste sec. Toisant l'individu d'un regard plat, elle agite la main en guise de salut, esquissant tout de même un sourire, comme si c'était un pote qu'elle n'avait pas vu depuis longtemps.

"Salut Général. Pas de dame ou de fanfreluches, ça n'a aucun intérêt, à mes yeux du moins. Mais merci pour l'initiative. Ahina suffira."


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Jack


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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Etre à la hauteur de l'enjeu (Libre)   Sam 27 Juin - 15:22

Le temps de venir au dessert...


La manipulation était en effet l'arme de Jack, il s'offusquait pas de la remarque de la jeune femme à son endroit. Quelques instants auparavant, une autre remarque avait attiré l'attention du Kraken et même si tout semblait aller dans une même direction, une bonne discussion s'imposerait entre eux. Il le laissait s'en aller quand une aura se fit sentir, il la connaissait bien, se nettoyant les lèvres avec une serviette, il voyait entrer Tristan avec un sourire. Décidément, toujours aussi galant et un tantinet moqueur même ! Bof, au moins il était là pour lancer les opérations à venir.

- Oui Ciaran, je pense qu'on doit causer. Puis, se retournant vers l'Hippocampe. Toujours aussi bégueule toi ! Heureux de te voir séant en tout cas, assis toi et prends à manger !

Les choses sérieuses se mettaient en place. Il n'avait pas interrompu les sarcasmes de son vieil ami, juste un gros sourire aux lèvres pour pas éclater de rire. Bordel ! Ce Kraken qui l'avait gobé comme un jaune d'oeuf, cette histoire devenait drôle maintenant mais c'était pas le cas à ce moment là ! Se versant du vin, il suivait la conversation entre les personnes présentes comme un spectateur. Il ne fit rien pour interrompre cette divine comédie. Puis, il prit la parole au moment où Ahina terminait sa dernière phrase.

- Pour te reprendre Ahina, Pséma s'est occupé de toi et t'as donné une raison de vivre... En cela, je ne peux l'attaquer. Sur la question des morts, oui, j'ai tué, j'ai tué pour ma Famille, tué pour mon Dieu, tué pour mon Idéal. Je ne le cache pas et le referai encore sans sourciller. Mais mon dessein est clair ! Je connais les lois de la guerre, mes ennemis aussi ! Je n'attaque jamais les femmes ni les enfants ! Tout cela est connu pour mes alliés comme pour mes ennemis. Mais Pséma... Posant alors son verre. Pséma attaque les innocents. Tu en veux à Celsius ? Première nouvelle, dis moi pourquoi ? Tu en veux à Kappa ? Autre nouvelle, mais tu oublies sans cesse de répondre à une question : Pourquoi. Pourquoi Pséma t'a sauvé ? Pourquoi il a fait ca alors qu'il avait manipulé des Saints et moi même ? Pourquoi ! Voilà la question, on l'oublie trop souvent, on voit facilement le "Quand" et le "Comment" des choses mais jamais la raison de tout cela. Pourquoi je suis ici à te parler ? Car je veux savoir. Pourquoi je t'apprécie ? Car tu es une femme qui un tempérament de merde, mais aussi un coeur gros comme ça. Oui, je suis manipulateur, sournois et même cruel quand je veux atteindre mes objectifs, la belle affaire !, mais toi ? Pourquoi tu es ici ? Pourquoi... Tu vois. Tu ne cesses de dire que tu détestes sans répondre à cette question majeure, et pour moi, temps que je n'aurai pas de réponse pertinente, tu ne quitteras pas l'Empire marin.

Il fit un signe clair aux deux Généraux de se tenir prêt à l'arrêter sur le champ. Le cosmos de Jack, jusqu'ici assez paisible, respirait une force plus insondable et aussi plus meurtrière. Il avait fini le plat de résistance et attaquait son "dessert". Depuis le début, elle ne cessait de dire sa haine sans l'expliquer, elle semblait comme un rouage qu'on avait commandé dans un sens, comme si elle avait perdu tout sens critique et surtout tous ses anciens liens. Se levant lentement, le Grand Prêtre ne plaisantait plus et d'un sourire narquois, il reprit la parole.

- A moins que tu ne m'accompagnes sur tes anciennes terres !

Le jeu venait de commencer réellement et c'était dommage pour elle d'avoir oublier que le Scorpion était une frêle créature en dehors de son habitat naturel. Claquant des doigts, il fit signe au garde du Cor de faire sonner l'heure du rassemblement, le débarquement vers les terres grecques n'allaient pas tarder. Il savait qu'elle allait réagir plutôt brutalement, il le savait mais s'en moquait totalement. Il la considérait désormais comme une prisonnière de luxe au sein de son armée. Il lui laissait toutefois une porte de sortie, il pensait que si elle reprenait pieds là bas, un déclic se produirait, allez savoir ! Il était faible avec les femmes !
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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Etre à la hauteur de l'enjeu (Libre)   Dim 28 Juin - 2:20

      « Je suis désolé, mais ne peux pas cautionner ça, Jack. »

    Ma voix leur parvint depuis l'entrée de la salle de commandement, reconvertie par le Grand Prêtre en salle à manger. Je n'étais arrivé que depuis peu au rassemblement des troupes de l'Empire Sous-Marin et je comptais me présenter à Jack au plus tôt pour lui demander de m'excuser de mon retard, mais les voix que j'avais entendu à l'intérieur après avoir croisé Ciaràn qui partait en sens inverse m'avaient figé dans mon mouvement. J'avais déjà entendu ce timbre féminin-là, et je ne pouvais pas dire qu'il faisait remonter les souvenirs les plus agréables à ma mémoire. C'était au contraire le visage de l'être que je haïssais le plus au monde qui apparaissait à mes yeux en entendant cette voix.

    J'étais venu ici prêt à partir en guerre, ma Scale sur le dos et mes armes affûtées. J'étais calme et serein à la veille, du combat, habitué que j'étais à n'être qu'un outil, une lame pointée vers l'ennemi à abattre, dépourvue de doute et d'émotion alors qu'elle ôte la vie de ses adversaire. Mais à cet instant là, en me rendant compte que Jack était à l'intérieur en train de parler avec Ahina du Scorpion, la personne qui était la plus susceptible de nous mener à Pséma, je sentis à nouveau la rage prête à me submerger. J'étais prêt à dégainer ma lame et frapper sans réfléchir d'avantage à la présence du mystérieux Général de l'Hippocampe, ou à la raison de la présence de cette traîtresse sur nos terre. C'est peut-être ce que j'aurais finis par faire, si la dernière phrase de Jack ne m'avait pas fait rediriger ma colère sur lui.

    Je connaissais le Grand Prêtre. Je savais qu'il préparait ses plans et qu'il avait surement la situation en main. Si j'avais été dans mon état normal, je l'aurais surement laissé faire, d'autant plus que je n'étais arrivé qu'en cours de conversation et que je n'en avais entendu que les dernières phrases. Cependant, même si j'appréciais à sa juste valeur la capacité de Jack à manipuler nos adversaire, il s'agissait ici d'un sbire de Pséma. Pour ceux-ci, je ne pouvais permettre aucun compromis, aucun marchandage. Encore moi autoriser celle qui avait trahi les Saints d'Athéna à nous accompagner au combat contre les Spectres. L'influence de Pséma était comme une maladie qui se propageait partout, une peste dont on ne pouvait se débarrasser. Avoir Ahina au milieu de nos troupes serait une erreur. Sa place était enchaînée au fond d'un cachot. Ou mieux : dans le Pilier Central.

      « Il n'est pas question qu'une alliée de Pséma nous accompagne au front. »

    Ce fut en sifflant ces mots entre mes dents, contenant difficilement le ressentiment que j'avais pour la jeune femme, que je pénétrai dans la pièce. Sans accorder un regard au Grand Prêtre ou au Général de l'Hippocampe que je rencontrai pour la première fois, mes yeux restèrent fixés sur Ahina au travers de la visière abaissée de mon casque. Peut-être était-elle venue jusqu'ici pour nous infiltrer, ou en étant mandatée par Pséma pour quelque obscure tâche. Ou peut-être, comme Jack l'envisageait, était-elle juste perdue et manipulée mentalement par le Bélier noir. Cependant, nous étions sur le pied de guerre, et aucune erreur n'était permise. La seule solution possible à cette rencontre était qu'elle crache le morceau concernant le lieu ou Pséma et ses ersatz de Saints se terraient. S'il le fallait, j'étais prêt à employer la force. Ma main s'était lentement déplacée sur la poignée de mon katana, alors que je marchai autour de la table comme un prédateur observant un adversaire. Alors que je passais derrière le siège de Jack, je continuai à m'adresser à lui sur un ton dur et sec qui ne me ressemblait guère.

      « Et à moins que tu me donnes une explication très convaincante, je vais devoir la capturer immédiatement. »

    Ce n'était pas vraiment dans mon credo d'intervenir aussi ouvertement et d'aller à l'encontre de mes supérieurs. Forcer ainsi la main de Jack revenait même en quelque sorte à briser le serment que je lui avais fait, il y a bien des années. Peut-être n'étais-je toujours pas habitué à gérer toutes ces émotions qui se bousculaient en moi depuis la bataille du Sanctuaire. Je n'avais pas les idées claires. Sans que je m'en rende compte, mon aura meurtrière enveloppait, petit à petit, rendant l'air lourd et oppressant. Il suffisait d'une étincelle pour que la situation s'enflamme et que l'explosion ait lieu.
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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Etre à la hauteur de l'enjeu (Libre)   Sam 4 Juil - 14:58


Tu m'as bien regardée ?!


Dommage, elle aurait bien aimé assister à la discussion qui allait avoir lieu tôt ou tard entre le général et le représentant. Elle promettait d'être riche en rebondissements. Mais après tout cela ne la regarde pas et les histoires compliquées, elle en a déjà largement assez dans sa poche que pour éviter celles des autres.
C'est donc un regard dubitatif qu'elle pose sur Jack lorsqu'il entame son monologue.

"Tuer reste tuer, quelles que soient les excuses que tu te trouveras." L'interrompt-elle d'une voix sèche.

Il aura beau invoquer toutes les raisons du monde, son dieu, ses guerriers, ses alliances, ce qu'il voudra... cela ne change pas les faits. Tuer quelqu'un c'est priver sa famille de sa présence, détruire sa vie et celle de ceux qui l'entourent, engendrer peine, colère, voire soif de vengeance. Mauvais plan en d'autres termes.

Pséma attaque les innocents ? Première nouvelle. En tout cas elle n'a jamais assisté à cela depuis qu'elle est à ses côtés. Il est évident qu'il pourra dire ce qu'il veut, sa parole n'aura aucun impact sur la jeune femme pour une simple et bonne raison. En quelques mois, Pséma est devenu le centre physique et moral de son univers. Depuis que la lame du requin avait pénétré son cerveau et semblait s'y plaire de surcroit, Pséma avait pris la place de Marcus, de Fawn et de Kappa. Désormais il occupait la place du Frère, du Maître et de l'Amour, respectivement et le tout fusionné. Alors Jack pouvait économiser sa salive, elle ne porterait jamais aucun crédit à ses paroles, du moins concernant Pséma.

Il semble cependant évident que les paroles qui suivent touchent le Scorpion. Pourquoi... une très bonne question qu'elle n'a de cesse de se poser ces derniers mois, mais qui, il faut bien l'avouer, commence doucement mais sûrement à se banaliser dans son cerveau. Au départ ce "pourquoi" était omniprésent, jusqu'à la rendre complètement folle. Depuis quelques semaines, cette question devenait presque inexistante, la jeune femme oubliant peu à peu et, sans doute, se faisant aussi une raison.

"C'est une menace ? " Lance-t-elle en le dévisageant de ses yeux sombres.

Devoir rester ici ? Il a perdu la boule papy ? Pour qui il se prend le vieux !

"Je n'ai aucune idée du pourquoi. Ça n'était pas évident ? Qu'est-ce que tu veux que je te dise, c'est comme ça un point c'est tout. Tu veux changer les choses ? Bah t'as plus qu'à trouver celui ou celle qui m'a fait ça, fais toi plaisir surtout si t'as rien d'autre à foutre. "

Ses sourcils se froncent en un rictus colérique lorsque le cosmos du représentant prend une toute autre teinte. C'est qu'il est sérieux le vieux en plus ! D'un mouvement sec elle repousse sa chaise et se lève, dardant un regard agressif sur Jack et prêt à en mettre une au premier qui aura le mauvais goût de s'approcher trop près d'elle.
Et en plus il veut l'amener au Sanctuaire ? Grand malade.

Ses lèvres s'entrouvrent mais elle est coupée dans son élan par un nouveau venu fraîchement débarqué et plutôt en colère. Son regard se pose brièvement sur Minato dont l'aura malveillante, à son égard cela va sans dire, provoque une réaction immédiate chez le Scorpion noir. Lorsqu'il porte sa main vers son arme, une lueur marine auréole le corps de la grecque alors qu'une étrange arme se matérialise au creux de sa paume. On dirait trait pour trait la longue queue dardée de l'armure d'or du Scorpion, si ce n'est qu'elle est dissociée du casque sur lequel elle trône en temps normal et que sa couleur est d'un noir de jais aux reflets bleus. Cette arme semble appartenir à une armure, mais pour l'heure est-ce la seule matérialisation de celle-ci.

"Putain mais qu'est-ce que vous avez tous à vouloir m'imposer votre volonté bordel ?! Kappa, toi, vous n'êtes vraiment que des égoïstes, pour reprendre les mots de Mashia ! Il n'y a qu'elle qui comprenne la situation ! Vous ne pouvez pas me lâcher la grappe sans déconner ?!" Lance-t-elle d'une voix haineuse alors que son regard se déporte de Minato vers Jack.

La situation devenait, outre son surréalisme total, de plus en plus compliquée pour elle. Deux généraux et un représentant divin contre Ahina, ça se corsait très nettement.
Et encore un qui ne semblait pas porter Pséma dans son coeur. Cela renforçait vraiment le sentiment qu'elle avait exprimé à voix haute lorsqu'elle avait vu Mashia, il y a de cela quelques semaines. Ce mec... est vraiment la personne la plus détestée de ce monde. Ce qu'elle ne comprend pas, ce qu'elle ne comprend plus, c'est pourquoi.

"L'alliée de Pséma n'a pas du tout l'intention de vous aider en quoi que ce soit mon gars. Et "elle" s'appelle Ahina, au passage !"

Se faire capturer ? Pas sans mettre une bonne douzaine de mandales avant, ça ils peuvent en être certains.
C'était une bonne idée de venir ici tiens.


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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Etre à la hauteur de l'enjeu (Libre)   Jeu 9 Juil - 20:45

La réaction de la jeune femme face à son baise-main plein d'arrières pensées fit apparaître un léger sourire sur le visage du Général. Une femme pleine de caractère et ne voulant laisser apparaître aucune faiblesse à exploiter, surtout pas liée à son côté féminin. Au moins, son ton amical laissait entendre qu'elle avait apprécié le geste de Tristan même s'il s'agissait du seul geste séducteur qui serait toléré. Dommage. Il ne restait qu'à attendre de voir si ce tempérament était une simple carapace que la demoiselle s'était forgée ou si elle avait réellement un caractère bien trempé comme des sympathiques jumelles qu'il côtoyait régulièrement.

Va pour Ahina. Peut-être aurons nous l'occasion de nous recroiser pendant votre séjour en ces lieux. Si bien entendu vous avez prévu d'y rester quelques temps.

Se décidant à laisser Ahina poursuivre sa discussion avec Jack, Tristan considéra qu'il s'agissait là de la meilleure manière d'en apprendre plus à la fois sur la situation du Sanctuaire Sous-Marin et sur les raisons de la présence de cette femme en ces lieux. Et son identité d'ailleurs car un prénom ne suffisait pas vraiment à lui expliquer comment une femme qu'il n'avait jamais aperçue auparavant sur le domaine des Marinas se retrouvait soudainement en discussion avec leur plus haute autorité. Mais après être demeuré calme quelques secondes et avoir écouté les divers échanges de point de vue, il constata rapidement que la majeure partie de la discussion portait sur des personnes dont il n'avait jamais entendu parler ou des évènements qu'il ne connaissait absolument pas. Seul un nom sonnait différemment à ses oreilles, bien qu'il ne sache réellement comment le considérer. Pséma. Ancien Grand Pope d'Athéna connu pour avoir trahi sa Déesse ainsi que Poséidon. Pourquoi ce nom était-il à nouveau sur toutes les lèvres?

Tristan s'apprêtait à intervenir auprès de Jack et Ahina pour demander quelques informations quand une bourrasque de vent se leva soudainement devant lui avant de retomber tout aussi vite, un nouvel intervenant venant de faire son apparition à l'entrée de la salle sans qu'il n'ait pu remarquer son arrivée. Néanmoins, la méfiance s'abaissa immédiatement lorsqu'il reconnut, non par son visage qu'il n'avait jamais croisé mais par la Scale qu'il portait, un des autres Généraux de Poséidon. Il devrait d'ailleurs se contenter de cet élément pour l'identifier puisque ledit Général n'avait absolument pas décidé de se présenter ni à lui ni à leur "invitée". Tel un animal sauvage n'attendant que la moindre erreur de sa proie pour se jeter sur elle, il observait avec mépris Ahina tout en exprimant succinctement ses sentiments au Prêtre de Poséidon. Cette dernière ne manqua d'ailleurs pas de démontrer son mécontentement quant à ce comportement. Soupirant bruyamment, l'Hippocampe se décida quand même à s'incruster dans la discussion.

Putain, mais c'est pas possible. A peine de retour dans ce Sanctuaire et c'est déjà le bordel... Qui a dit que le style allait changer avec un nouveau Grand Prêtre? Pas que j'ai envie de jouer les trouble-faits mais quelqu'un pourrait-il expliquer un peu ce qu'il se passe ici? Du genre pourquoi Ahina, une amie de Pséma si j'ai bien compris, se trouve en ces lieux et pourquoi l'un de vous souhaite l'emmener quelque part tandis que l'autre veut la jeter dans un cachot?
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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Etre à la hauteur de l'enjeu (Libre)   Ven 10 Juil - 11:53


- Vous allez fermer vos gueules !

Jack frappait le sol de sa lance avec une rage visible habituellement dissimulée. Lui qui cachait souvent ses intentions n'avait pas quitté des yeux la belle brune et la dernière phrase l'avait mis un peu en dehors de lui. Puis, il se tourna vers Minato en posant la main sur son bras, ses yeux azuréens étaient froids comme jamais et la menace était claire : Bouge d'un pas et je te tue moi même. Il savait que Minato, tout comme Tristan, étaient des fidèles et il n'avait pas à en douter. Cependant, pour une fois, cette affaire le concernait au premier chef et la résolution d'une quête de toute une vie s'approchait pour lui. Le Grand Prêtre laissait son cosmos irradier chaque parcelle de sa peau et il s'approcha d'Ahina avec un regard entre la colère et le mépris.

- Quant à toi ! Tu devrais moins la ramener ! Ton mec n'est pas le bienvenu chez nous et j'en ai rien à foutre que tu me prennes pour un égoïste ou non... Tu es un Chevalier Noir, je comptais te laisser une chance de te racheter, par égard pour une personne que tu sembles désormais détester, mais que dalle ! Je ne suis pas Kappa et tu vas l'apprendre rapidement ! Tristan, cette femme est aux arrêts.... DIRECTION LE PILIER CENTRAL !!!!! Et je t'accompagne car son pote pourrait débarquer !

La voix de Jack se répandait dans la salle avec une autorité qu'il ne laissait pas souvent entrevoir, lui qui préférait bien souvent les compromis ! Puis, d'un geste, la pointe de sa lance pivota dans les airs pour arriver à la gorge d'Ahina en quelques dixièmes de seconde. Si elle résistait, cette affaire se réglerait selon l'ancienne méthode. Lentement, imperturbablement, ses cheveux blancs prenaient la teinte écarlate que les O'Bannon ne connaissaient que trop bien. Son visage rajeunissait à toute allure et sa peau reprenait aussi la jeunesse d'antan. Le pouvoir de l'Onde, cadeau de Poséidon pour sa quête sacrée, traversait son cosmos de part en part au point où une dizaine de gardes entrèrent dans la grande salle en sentant comme une menace dans les environs.

- T'imposer ma volonté... Oh mais oui, tu es entre mes mains, compte pas te tirer d'ici comme une pucelle qui a douté de son premier soir ! Gardes, considérez désormais le domaine de Poséidon en état d'alerte maximal, un ennemi, pardon.... une ennemie vient d'entrer sur nos terres et a menacé le Représentant de Poséidon en personne ! Tout étranger sera reçu par le seigneur des Lyumnades en mon absence !

La terre tremblait légèrement. Minato connaissait mieux que quiconque ce que manigançait le Grand Prêtre et il ne comptait pas laisser une telle opportunité se barrer sans intervenir ! Il fit signe aux gardes de faire porter le message à tous leurs subordonnés d'un signe de la tête, les autres restants entourèrent de tridents l'ancien chevalier d'or du Scorpion. Si elle bougeait d'un cil, elle comprendrait pourquoi on surnommait Jack le copieur de techniques et se retrouverait dans le Triangle des Bermudes en quelques secondes ! Il espérait bien y retrouver son ancien "ami" si Pséma se bougeait le cul ! Une partie de son cosmos partit dans les airs pour se raccrocher aux sérénades des sirènes dans les travées de l'Empire.

- Tu bouges ton couteau à ta main droite...

Il la fixait toujours ! Qu'elle bouge son canif et elle perdait la tête comme Ann Boleyn ! A une vitesse prodigieuse qui ressemblait à un éclat de lumière, il frappa l'air pour passer à un centimètre du tympan droit d'Ahina, derrière elle, le mur explosait comme une pastèque et c'était la dernière de ses recommandations. Le sourire mauvais, une colère sensiblement observable, si elle acceptait de pas la jouer comme une conne, elle irait au Pilier Central pour profiter de la vie aux frais de l'Empire Atlante. Ce genre de femme était comme ses filles, impétueuses et rebelles, il savait qu'elle n'hésiterait pas à braver le danger. Vu l'esprit de Jack en cet instant, cela serait une très mauvaise idée pour elle mais elle avait la décision entre ses mains ! Un seul mot de trop ! Un simple geste de son jouet à sa main droite ! Et il la combattrait comme un homme, il ne ferait plus de distinction entre ce qu'elle avait été et ce qu'elle était devenu... Elle serait simplement un pion de Pséma entre ses mains !

- Minato ! Considères que je ne suis plus joignable jusqu'à que cette affaire soit réglée ! Si ce sont des alliés, informes les que nous venons de subir une attaque d'un Saint.... Noir ! C'est UN ORDRE !

Pas de discussion, enfin plus de discussion, il en avait ras le bol ! Il comptait la mener au pilier central ! Là bas, il fallait passer par Poséidon qui s'était éveillé, par Amphitrite et tous les gardes, Pséma ou non, Kurokaze ou non, il faudrait abattre les Sept Piliers et ses Gardiens ne comptaient pas se laisser berner cette fois. Jack sentait un plan qui germait dans sa tête, mais, il fallait que cette foutue guerre commence... Un regard sardonique laissait entrevoir qu'il ne serait pas patient, la discussion était TERMINEE ! La guerre approchait ! Et pourquoi pas par du Scorpion frit !


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[Septembre 1755] Etre à la hauteur de l'enjeu (Libre)

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