RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [Septembre 1755] Ennemis d'hier, compères de boissons d'aujourd'hui

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Arbhaal


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MessageSujet: [Septembre 1755] Ennemis d'hier, compères de boissons d'aujourd'hui   Sam 6 Juin - 10:48

https://www.youtube.com/watch?v=i05E-3QLRWA

Hey, toi le blondinet ! Dégage de ma table !

L'haleine de l'ivrogne me détourna brièvement de mes sombres pensées, alors qu'il approchait sa face édentée de mon visage. Je relevais les yeux avec nonchalance, sans daigner répondre. Tout en le dévisageant, je portais la chope à mes lèvres, en me demandant quel sort réserver à ce ladre. Au vu de mon humeur pour le moins massacrante, le paysan rougeaud risquait de perdre autre chose que sa table habituelle. L'auberge presque vide comprenait assez de places pour satisfaire toutes les attentes. Je jugeais donc cet homme soit stupide, soit désireux de m'impressionner pour me rudoyer. La réponse à cette question vint aussitôt.

Non, mais tu vas te bouger, oui ?! Et cours me payer une chope pour te faire pardonner !

Les deux individus pouilleux qui flanquait cette face de gueux s’esclaffèrent par quelques gloussements ridicules pour ne firent rien pour améliorer mon humeur. Alors que je m'interrogeais toujours sur l'étendue de ma fragile tolérance, le paysan tenta de me saisir au collet. Vif comme un serpent, je saisis son poignet pour le briser d'un coup sec. Le bougre poussa un hurlement plaisant en tombant sur le sol. Ses deux compères hésitèrent à se jeter sur moi, mais ma provocante nonchalance, et le regard que je leur adressais, semblèrent les convaincre de ramasser leur compagnon pour quitter les lieux en quatrième vitesse. Désormais seul client de la taverne, je laissais mes pensées se tournaient vers les récents évènements. Satine, où étais-tu ? La blessure induite par sa trahison demeurait plus vive que jamais, mais repenser à l'expression de son visage suffisait à me torturer l'âme. J'allais boire toute la nuit pour tenter d'oublier., avant de retourner au Sanctuaire. Un remède médiocre, mais le seul à ma portée pour l'instant.
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Kyro


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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Ennemis d'hier, compères de boissons d'aujourd'hui   Sam 6 Juin - 17:50

Cela faisait à présent un certain temps que les Spectres d'Hades occupaient le Sanctuaire, depuis la bataille Kyro avait réglé la majorité des ses affaires courantes. Il avait réussi à enroler Jason, démélé les informations du vieux Jack à propos de sa fille et rendu la gamine à sa mère qui au final n'était pas la brunette du Scorpion. Il était donc temps à présent de retourner au boulot et pour le mercenaire, la plus grande opportunité de contrat se jouerai au niveau du domaine ancestral de la Déesse guerrière.

Cela faisait donc une petite semaine que le Borgne rôdait dans un petit village portuaire non loin du Sanctuaire, un tout petit plus à l'écart que Rodorio, le village était pour qui savait voir un point de vue parfait. Kyro ne pouvait manquer une éventuelle invasion, que les Saints l'engage pour reconquerir leur territoire lui parassait peu probable, il était encore trop tôt pour que son travail de sape sur leur dirigeant soit effectif, néanmoins certains électrons libres de l'armée en désacords pourraient tenter leurs chances. Le plus probable restant évidement le leadeur des Spectres, Minos avait déjà confié un contrat au mercenaire mais ses cibles ne s'étaient pas montré lors de la grande guerre, le statut quo de cette mission n'avait pas arrangé le Requin qui n'avait alors pas pu prouver son efficacité devant l'absence d'adversaire.

Comme tous les jours à la même heure, le Borgne quitta le pont du Betsy pour allez picoler un coup à l'auberge avec les trois poivrots qui y avaient élus domicile, il avait toujours préféré la compagnie d'homme simple aux histoires de comptoirs que celle des hommes d'états et leurs mondanités. Torse et pieds nus, Kyro n'était vétu que d'un simple pantalon de toile laissant sa myriade de cicatrices visible au travers de son teint halé, seules quelques traces de peinture laissait sous entendre de ce qu'il faisait de ses journées.
Lorsqu'il poussa la porte de l'auberge, il fut surpris de trouver un inconnu à la table habituelle de ses compagnons de boissons, peu être aujourd'hui avaient commencés un peu trop tôt et qu'ils roupillaient déjà sous quelques pergolas. Qu'a cela ne tienne, Kyro irait faire la conversation avec le nouveau venu.
-Robert, comme d'habitude pour moi et le petit frère pour notre ami. Lança le borgne sans reconnaître une seconde celui qui avait la cible d'un de ses contrats quelques mois plus tôt. Alors étranger, quel mauvais vent t'amène dans ce trou perdu où le poisson à la même odeur que le con des putains.

Kyro avait gouté les deux et ne conseillait l'expérience à personne, mais si son homme était un aventurier alors il pourrait lui conseiller les moins crades des deux institutions, aventurier qui au passage lui disait vaguement un truc, ouais très vaguement...
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Arbhaal


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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Ennemis d'hier, compères de boissons d'aujourd'hui   Lun 8 Juin - 21:14

Cette voix… Le moins que l’on puisse dire c’est que cette maudite journée n’avait pas débutée sous de fastes augures. Mais que le destin se plaise à mettre sur mon chemin l’individu qui me faisait désormais face, avait de quoi me rendre dépressif. Tout ce que je voulais, c’était boire pour oublier un évènement tragique, et je me retrouvais à être apostropher par un homme que je n’avais plus aucune envie de voir. Hormis éventuellement pour faire fusionner sa tête de pouilleux avec le sol. Le plus vexant dans cette rencontre fut probablement le fait qu’il ne daigne même pas me reconnaitre. Au vu de son comportement presque sympathique, c’était une évidence. Pourtant, lorsqu’on affronte un homme, le moins que l’on puisse faire est de le garder en mémoire. Kyro ne semblait pas conscient de cette marque de respect à mon égard. Je relevais un regard d’acier pour détailler sa face d’ivrogne. Même sa tenue dépenaillée n’avait pas changé. En temps normal, j’aurais assailli cet individu sous un flot de paroles méprisantes, avant de le provoquer ouvertement pour me venger de son comportement lors de la précédente guerre sainte. Mais au vu de mon état de profonde lassitude, je me contentais de lui répondre d’un ton neutre, où vibrait un léger agacement.

Je ne suis vraiment pas d’humeur à supporter tes provocations, Kyro… Je veux juste boire tranquillement…

Pourquoi ce maudit mercenaire venait-il à ma rencontre ? J’y voyais une atroce coïncidence. Il n’avait aucun moyen de savoir que je me trouvais dans un lieu si reculé, il semblait donc logique que Kyro se soit juste trouver au mauvais endroit, au mauvais moment. C’était bien ma veine… Si cet individu pénible ne se souvenait vraiment pas de moi, j’aurais probablement dû omettre de m’adresser à lui par son prénom. Avec un peu chance, il m’aurait juste pris pour un voyageur bougon et se serait détourné de moi. Je n’avais aucune envie de me prêter à une joute verbale quelconque, ou à un combat dénué d’intérêt. Avec Kyro, ces deux options semblaient à la fois probables, mais également complémentaires. J’avais une belle occasion de donner une bonne leçon à ce damné mercenaire qui n’avait pas hésité à trahir les armées des enfers pour me mettre des bâtons dans les roues au pire moment. Mais au vu des circonstances, une quelconque vengeance me paraissait inutile. J’avais bien d’autres problèmes.
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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Ennemis d'hier, compères de boissons d'aujourd'hui   Sam 13 Juin - 17:06

Le sourcil du seul oeil valide du Requin se leva lorsqu'il entendit le lugubre prononcer son nom, de manière générale il ne se cachait pas et donnait son nom à qui le lui demandait. D'ailleurs il avait donné son vrai prénom aux gens du village, mais qu'un voyageur bougon le connaisse signifiait autre chose. Intrigué, Kyro vint s'assoir à sa table afin de voir un peu mieux le visage qu'il gardait baissé sur sa chope.
-Ah ouais t'es le gars là ! Ce qui pour lui signifiait, l'homme ciblé par le contrat réalisé il y a quelques mois au Sanctuaire.

-Alors ça va avec ta copine la rouquine ?! Quoi me regarde pas comme ça, t'étais juste un contrat maintenant que le job est terminé je m'en fous si vous échangez vos fluides.

Il avait été reproché à Kyro de n'avoir rien fait pour empécher le gars de faire basculer la guerre, mais le Requin n'avait pas été engagé pour ça et n'avait que faire de qui était en possession du Sanctuaire. Ce genre de détail n'avait aucune importance, si c'était les Saints on l'engagerait pour le prendre, si c'était les Spectres on l'engagerai pour le défendre, le reste n'importait pas. À l'époque Arbhaal avait été la cible de plusieures offres d'emploi et pour Kyro cela signifiait une chose à laquelles ses employeurs n'avaient pas songé : Il deviendrait sous peu un homme d'importance. Pour le borgne c'était une opportunité de plus, il n'avait ni rancoeur, ni sentiment, il se contentait de faire le boulot pour lequel il était payé.

-Si jamais tu te posais la question, je vend mes services au plus offrant et tu as pu constater le genre de service que je rend. Même toi si ça se trouve tu pourrais avoir besoin d'un appuis militaire...

Si le regroupage des diverses informations qu'il avait en sa possession étaient au minimum à moitié vraie et que les conclusions qu'il en avait tiré étaient à peu près exactes alors cet homme pourrait bien avoir à louer les services d'un groupe comme les Arserkers. Pour quoi, pour qui, ça il n'en savait rien et n'en avait rien à faire. Les conséquences des jeux politiques ne lui importait pas, mais plus il y en avait et plus le clan de Kyro aurait de travail et bientot le nom des Arserkers résonnerait à nouveau et ferait trembler des empires.
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Arbhaal


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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Ennemis d'hier, compères de boissons d'aujourd'hui   Lun 15 Juin - 21:26

Ce mendiant borgne venait enfin de me reconnaitre… Cette désinvolture aurait eu de quoi me froisser, mais vu mon état d’esprit actuel, la colère due à l’outrage me passa vite. J’en venais presque à comprendre son raisonnement. Mieux valait être un ancien contrat, qu’un adversaire. Je m’étonnais toutefois d’avoir eu à subir une telle vindicte, alors qu’avant la Guerre Sainte, je n’avais pas vraiment eu l’occasion de m’exposer. D'un vague grognement, j'esquivais sa question sur Mary et enchainais sur un sujet plus lié à mon humeur.

Je suppose qu’un quelconque code t’empêchera de me répondre, mais j’aimerais connaitre l’identité de celui qui a payé pour avoir ma tête. D’ailleurs, quel était l’objectif de ce contrat ? Me retarder dans mon ascension du Sanctuaire ?

Car au final, mon bref combat avec Kyro n’avait pas été l’occasion pour le mercenaire d’en finir avec moi. Il m’avait agacé, affaibli et retarder, mais non blesser mortellement. Une attitude bien étrange. De nouveau pensif, je levais ma choppe pour laisser l’alcool faire son office avant de reprendre d’un ton neutre, sans passion ni rancune.

Un allié se doit d’être fiable. Si je tiens compte de ton explication, et du fait qu’un paiement généreux suffit à garantir ta loyauté, tu pourrais éventuellement correspondre à ce critère. Et toute aide est bonne à prendre…

Effet de l’alcool et de la lassitude ou non, la guerre menaçait de nouveau nos armées. Faire fi d’une telle opportunité, à cause d’une histoire passée, reviendrait à pousser Kyro dans les bras adverses. Et la privation d’un avantage se transformerait bien vite en handicap sérieux. Le risque n’était pas grand à réfléchir à cette offre, alors que la refuser… Une nouvelle victoire pouvait m’être fortement bénéfique, surtout si Minos demeurait éloigné des champs de bataille.

Je suis prêt à accepter ta proposition, Kyro. Mais je souhaite d’abord connaitre ton prix. Je serais fou de t’offrir les clés de la salle du trésor du seigneur Hadès, sans que nous ayons fixé des limites ensemble.

D’un claquement de doigts, je fis venir la serveuse qui posa devant le requin une choppe débordante. Un premier pas vers une collaboration qui, je l’espérais, ne se transformerait pas en nasse.
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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Ennemis d'hier, compères de boissons d'aujourd'hui   Lun 22 Juin - 1:27

Ce fut une véritable surprise pour Kyro de trouver là le Juge des Enfers qu'il jugeait le plus coincé du cul des trois. Il ne l'avait que peu croisé, mais le borgne avait déjà tracé un profil psychologique du type, autoritaire, porté sur l'honneur, mais également instable lorsqu'il s'agissait de femmes. Kyro soupira en se disant que le dernier point valait malheureusement pour beaucoup d'homme, celui qui lui faisait face avait surement une prédilection pour la Matérialisation pourtant en combat il avait plutôt l'air d'utiliser le Renforcement ou la Transformation, encore un talent gâché cela n'importait pas au final.
-Pourquoi poser la question quand on connait la réponse, je ne te dirai effectivement ni qui m'a recruté, ni pourquoi exactement même s'il te suffisait de réfléchir deux minutes pour dégrossir le flou...

Se retrouver à cette table dans une taverne aussi miteuse avec Arbhaal avait un petit quelque chose d'impossible que le Requin appréciait, il avait choisi ce port comme point de vue en attendant un assaut sur le Sanctuaire pour offrir ses services et le hasard lui avait offert une option. Pour celui qui ne planifiait plus grand chose depuis des années, les coups du sorts étaient particulièrement irrésistible, qui savait combien de temps il aurait passé dans ce taudis a attendre une attaque qui ne viendrait peu être jamais. Peu être même en aurait il eu marre dès demain et aurait foutu le camp pour allez faire quelques trucs inutiles. Mais non, il était là en train de vider la chope que lui avait offerte Arbhaal.
-Ah mais je ne propose pas, j'expose. Si jamais te viens l'envie de nous recruter alors tu dois venir avec un contrat clair et une offre. Si jamais tu ne sais pas quoi mettre dans la balance alors un prix de base te sera communiqué après avoir prit connaissance du contrat, rien de plus simple non ?!

Cette fois l'oeil unique de Kyro était d'un sérieux qui ne lui était guère coutumier. Arbhaal avait à présent, à quelques détails près, toutes les informations en sa possession. Le Requin tenait sa chope à présent vide devant lui en le regardant dans les yeux, il attendait sa décision.
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Arbhaal


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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Ennemis d'hier, compères de boissons d'aujourd'hui   Ven 26 Juin - 11:35

Je nourrissais déjà de sérieux soupçons sur certains individus pour qui ma mort aurait été une délivrance. Toutefois, je devrais pour l'heure me contenter de suppositions. Je me trouvais désormais devant un choix difficile. Mais mon pragmatisme me poussait à pencher du coté de la sécurité. Une attitude bien étrange au vu de mes agissements passés. Les blessures, trahisons et expériences récentes semblaient m'avoir mis un peu de plomb dans la cervelle, et le pire fut que j'en pris connaissance par moi même. Je me devais donc de présenter à Kyro une offre claire. Cela demandait un brin de réflexion. Un contrat d’assassinat sur les têtes dirigeantes des Marinas me semblait une opportunité à prendre en compte. Mais préparer la mort brutale du père de Satine me mettait mal à l'aise. Non. Je tuerais ce bon vieux Jack de mes propres mains. Bien que tordue, il s'agissait là d'une certaine marque de considération et de respect. Les termes du contrat se devaient donc d'être clairs et dénués de la moindre ambiguïté. Je reportais un regard attentif vers Kyro, avant de lancer.

Au vu de la menace qui court sur nos terres, les termes d'un contrat entre nous seraient les suivants... Toi et les hommes qui travaillent à tes cotés devraient garder l'une des premières maisons du Zodiaque le temps de l'assaut sur le Sanctuaire et éliminer tous les individus hostiles qui tenteraient de forcer ce passage. Dans le cas où des adversaires des enfers traverseraient le domaine que vous gardez, votre mission sera de traquer et d'éliminer, ou d'affaiblir selon vos capacités, les individus que vous jugerez les plus dangereux pour les défenseurs. Je pense notamment à Haiken. Toutefois, je vous serais gré de ne pas vous en prendre à deux individus : Jack, le chef des marinas, et Mary Red de la sirène maléfique. Le contrat sera rempli une fois le conflit terminé.

De ce que j'avais observer des talents certains de Kyro, cette stratégie me semblaient adéquates. Dès que le conflit débuterait, il serait bien trop ardu de tenter de donner des directives claires dans le chaos ambiant. Mieux valait anticiper et laisser les mercenaires défendre un point stratégique, puis couper les têtes de l'hydre sous-marine. Il fallait désormais aborder un autre sujet sensible : le prix.

Concernant le paiement, je peux bien évidemment te proposer une somme conséquente en or en bonne et due forme. Nos coffres sont pleins, ce n'est un secret pour personne. Mais je me doute que cela sera loin d'être suffisant. Je te propose donc deux choses supplémentaires. Tout d'abord une faveur en ma qualité de juge des enfers. Je pourrais par exemple demander au seigneur Hadès de te tirer des griffes de la mort, ou te défendre si dans l'avenir tu venais à commettre un acte hostile envers nos armées. Ensuite, comme paiement, je te propose à titre personnel de me joindre à toi pour une mission de ton choix en tant que mercenaire, à la seule condition qu'elle n'impacte pas en négatif les armées du seigneur Hadès. Tu connais mes qualités martiales. Que penses-tu de cette proposition, Kyro ?

D'un claquement de doigts, je fis venir la serveuse qui posa devant moi un nouveau pichet. Je le saisis pour le lever au dessus de la choppe du borgne. Je croisais alors son regard, suspendant mon geste en attendant une réponse de sa part.
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Kyro


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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Ennemis d'hier, compères de boissons d'aujourd'hui   Mer 1 Juil - 16:01

La manière dont une rencontre pouvait tourner en fonction des mots employés amusait Kyro toujours autant, s'il avait provoqué ou insulté le Juge des Enfers, où pire sa copine la rouquine, peu être serait il alors en train de livrer un combat palpitant contre Arbhaal. Il y a quelques mois à peine le borgne ne se rappelait rien d'autre que les instincts primaires et le combat aurait été une certitude, mais par la seule force de son esprit il avait réussi a sortir de la roue sanglante dans laquelle il était prisonnier depuis des années. Il avait réussi a faire le calme dans son esprit et en se libérant de la folie du carnage il s'était ouvert à d'autres intérêts. Bien sur il gardait celui du combat, mais il voyait aussi à plus long terme et si l'homme qui lui faisait face lui offrirait certainement un très beau duel, en avançant quelques pions il pourrait lui en apporter plusieurs.

Arbhaal aussi semblait avoir fait la paix avec lui même, du moins pour le moment, maussade et taciturne lorsque Kyro était entré, son oeil brillait a présent d'une détermination nouvelle. Il n'avait pas laissé passer l'opportunité qui s'offrait, ou plutôt se vendait à lui et le borgne l'écouta attentivement sans l'interrompre une seconde. Les termes du contrat qu'il exposait étaient particulièrement attrayant pour le mercenaire, déterminer les objectifs et les interdictions avant prouvait le talent militaire de son interlocuteur et Kyro appréciait cela. Le paiement de plus était plutôt généreux, l'or leur était complètement égal et n'entrait pas vraiment en ligne de compte, son seul intérêt résidait dans le fait que les mercenaires n'auraient pas à le voler ailleurs. L'offre d'embauche était l'aspect le plus probant de son paiement et même si sa condition était la porte ouverte à de multiples refus, Kyro pensait que l'honneur de son interlocuteur lui importait suffisamment pour ne pas se défiler.

Arbhaal appela la serveuse et suspendit le pichet de bière fraiche au dessus de la chope de Kyro, le mois de Septembre était chaud en Grèce et toute source de rafraichissement était la bienvenue, pourtant le Requin posa la main au dessus de son godet et fixa son vis à vis.
-Je note ta proposition, mais tu n'aura pas ta réponse aujourd'hui. Nous n'acceptons qu'un seul contrat en même temps et nous avons d'autres offres, aussi nous faut il en parler avant de prendre une décision.

Sur ses mots le requin se leva et commença à quitter l'établissement, ils en avaient terminé et chacun le savait, mais avant de passer définitivement la porte du taudis qui servait de taverne, le Requin se retourna vers le Juge.
-Nous nous reverrons sur le champ de bataille, tu aura ta réponse à ce moment là. Fait pas cette tête, ton offre est pas mal...
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Arbhaal


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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Ennemis d'hier, compères de boissons d'aujourd'hui   Mer 1 Juil - 22:54

La discussion se terminait donc sur une note encourageante. Kyro n’avait pas repoussé mon offre, comme son geste initial l’avait laissé penser. Nous sortions juste d’une négociation, et il était normal que le mercenaire prenne le temps de réfléchir aux termes du contrat que je venais de lui proposer. Ses dernières paroles m’arrachèrent un sourire, que je ne retins pas alors que sa silhouette unique quittait déjà les lieux. Je pensais effectivement m’en être plutôt bien sorti. Miser uniquement sur mon statut de juge semblait parfaitement ridicule. D’un point de vue purement pragmatique, je ne doutais pas qu’au moins deux autres individus en ce monde pouvaient lui faire une proposition semblable à la mienne. Il m’avait donc semblé opportun d’y ajouter une mise bien plus personnelle. Et donc attrayante. Sans fausse modestie, je pensais appartenir à une caste de guerriers reconnus et redoutables, comptant une poignée d’équivalents dans les armées adversaires. Avoir un homme de combat de mon expérience sous ses ordres, même le temps d’une simple mission, avait de quoi faire briller l’œil unique de Kyro. Tant que les intérêts du seigneur n’étaient pas mis en péril, je ne voyais aucun mal à établir un tel échange de bon procédé. Lui comme moi y trouvions largement notre compte. Dans le cas probable où les saints décideraient de se joindre aux marinas dans la reconquête de leur territoire, le poids du mercenaire pouvait devenir hautement stratégique. Surtout s’il parvenait à éliminer la tête du serpent. Au vu du peu d’information en ma possession, le fait que les sbires de Poséidon prennent la tête de l’assaut m’étonnait. Pourquoi prendre un tel risque ? Pour prouver leur bonne foi aux saints ? Ou tout ceci n’était rien de plus qu’une vulgaire manigance pour ravir le Sanctuaire, ce dont rêve le seigneur des flots depuis les temps mythologiques ? En faisant croire aux sous-fifres d’Athéna qu’il ne pense qu’à leur alliance, le vieux Jack tenait un plan susceptible d’aboutir. Mener les saints à la mort, et nous affaiblir pour achever ensuite les blessés, que voilà une visée qui ne m’étonnerait pas de la part du père de ma douce Mary. Mais pour l’heure une chose à la fois. Je finis donc le contenu de ma choppe et pris quelques instants pour rassembler mes pensées confuses. Le visage de Satine s’imposa à mes yeux, mais je me forçais à me de détourner de son image. Que pouvais-je faire ? Rien. Sinon attendre son retour. Mon estomac se noua lorsque mes pensées se tournèrent vers la crainte de voir ma mie sur le champ de bataille, me faisant face, mais je me devais de surmonter cette crainte. Je connaissais ce risque depuis le début de notre relation. Je me devais de rester fidèle à mes convictions envers et contre tout. Elle m’aimait ainsi… Enfin, si elle nourrissait encore de tels sentiments envers moi, ce dont je doutais. C’est donc d’humeur lugubre, malgré la prometteuse rencontre d’avec le puissant mercenaire, que je sortis de l’auberge pour reprendre la route du Sanctuaire.
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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Ennemis d'hier, compères de boissons d'aujourd'hui   

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