RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
 

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 [Fin Septembre 1755] Au sommet de la Tour...

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Kappa


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MessageSujet: [Fin Septembre 1755] Au sommet de la Tour...   Jeu 18 Juin - 15:31


Arrow Rentrer à la Maison

Comme hypnotisé par ce qu’il ressentait en direction du village de Jamir, il était resté immobilisé devant la fenêtre depuis plusieurs minutes, attentif au moindre changement qui pouvait se produire dans la vallée. Dans un premier temps, il avait vraiment cru que ses sens le trompaient, qu’il hallucinait. Mais il avait rapidement dû se rendre à l’évidence : il y avait à présent deux Shions se tenant côte à côte et il y avait toutes les raisons de penser que chacun revendiquait l’identité du vrai Grand Pope. Un goût amer de déjà vu s’était emparé de Kappa lorsqu’il avait compris. Il était parvenu à démasquer la fausse Athéna à l’époque, mais les choses étaient très différentes, alors. Il connaissait Mashia mieux que personne, et avait piégé l’usurpatrice sur son terrain. Et s’il dirigeait à présent le sanctuaire de concert avec Shion, il savait parfaitement qu’il ne le connaissait pas si bien que ça. Il serait certainement incapable de séparer le vrai du faux.

Devant cette évidente incapacité à réagir face à cette menace surprise, la frustration s’empara du général des troupes d’Athéna. Heureusement, la voix de Shion se manifesta dans sa tête ! Et peu importe qu’il s’agisse du vrai ou du faux, ses instructions étaient parfaitement logiques et il les suivrait à la lettre !
- Gardes ! Cria t’il d’un ton autoritaire.
Aussitôt, deux hommes entrèrent rapidement en poussant la lourde porte à deux battants, et posèrent un regard interrogatif sur le Verseau. Celui ci poursuivit alors sans préambule :
- Nous sommes dès cet instant en alerte maximum ! Je veux immédiatement que vous empêchiez toute personne de rejoindre la tour, et je veux qu’Athéna soit amenée ici tout de suite ! Je ne veux pas qu’elle quitte ma surveillance. Qu’Hakurei se joigne à nous ! Allez !
- A vos ordres, répondirent aussitôt les deux hommes avant de hocher la tête et de quitter les lieux.

Le regard inquiet du chevalier des Glaces se tourna à nouveau vers la vallée. Si jamais la tour et la sécurité du bébé étaient menacés, Hakurei serait son joker, sa dernière carte à jouer. Tous sens aux aguets, il entendit les gens de la tour se mobiliser, et il ne fallut que quelques minutes avant que plusieurs prêtresses n’arrivent, escortées par plusieurs gardes et Hakurei en personne. Kappa accueillit le cortège, et leur expliqua rapidement la situation. Puis, il congédia les gardes en leur ordonnant de sécuriser les étages inférieurs. Il ne voulait pas trop de monde dans la pièce. La porte à double battants se referma, et il balaya les lieux du regard : quatre prêtresses et Hakurei. Il fit demi tour et plongea à nouveau son regard inquiet par la fenêtre, et Hakurei vint se positionner près de lui, avant de lui murmurer :
- On ne nous aura pas laissé souffler bien longtemps...
- Non, effectivement... répondit simplement Kappa dans un soupir.

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Kappa


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MessageSujet: Re: [Fin Septembre 1755] Au sommet de la Tour...   Dim 21 Juin - 8:52



Un garde à bout de souffle entra précipitamment dans la pièce, et Hakurei et Kappa firent volte face simultanément. Ils virent le garde approcher avec un visage un peu paniqué :
- Bon sang, mais qu’est ce qui se passe encore ?! Interrogea le général, qui commençait à être sur les nerfs.
- Un... Un intrus... dans la salle des armures !
- Quoi ?! Comment ça, un intrus ?! Expliques toi !
- Je n’en sais pas plus ! Le... Le capitaine... Il m’a envoyé vous prévenir qu’on verrouillait la zone en vous attendant !
L’inquiétude s’empara du chevalier des Glaces tandis qu’il réfléchissait : comment diable quelqu’un avait il pu se téléporter dans la tour alors qu’il l’avait faite boucler ? Le faux Shion se serait il dévoilé et téléporté ? Alors qu’il allait donner des instructions, un second garde s’avança derrière le premier, tout aussi essoufflé.
- Du nouveau ? Interrogea aussitôt le Verseau.
- Oui, mon général ! L’intrus... Il semble que ce soit Asmita de la Vierge !
- Quoi ?! C’est impossible ! Asmita est mort, il y a déjà un bon moment.
- Alors, dans ce cas, nous avons un faux Asmita dans les étages inférieurs.

Le Verseau étouffa un juron et soupira profondément, avant de prendre une rapide décision :
- Bon, faites ouvrir la salle d’entraînement à l’étage inférieur. Je vais le confronter moi même. Amenez le dans la pièce. Et faites attention, ce pourrait être un imposteur.
- A vos ordres !
Là dessus, les deux gardes disparurent en descendant précipitamment les escaliers. Kappa se tourna alors vers Athéna, qui dormait paisiblement, surveillée attentivement par les prêtresses. Il n’aimait pas l’idée de quitter la pièce. Il avait un mauvais pressentiment. Mais c’était à l’étage juste inférieur, donc à quelques secondes, et le maître de la tour resterait pour la protéger.
- Je n’aime pas ça, Hakurei... Je vais tirer cette affaire au clair rapidement. Veilles à ce que rien ne lui arrive.
- Bien entendu !
Le Mage des Glaces échangea un regard avec Hakurei, hocha la tête, puis quitta la pièce en refermant la porte à double battants derrière lui. Il s’arrêta pour discuter rapidement avec les deux gardes surveillant le seuil :
- Ne laissez personne entrer ou sortir à moins d’instructions contraires de ma part ou d’Hakurei. Compris ?
- Oui, mon seigneur.

Là dessus, il descendit lentement les marches en direction de la pièce inférieure. Une bonne dizaine de gardes en dehors de la pièce indiquèrent au général que le supposé Asmita avait déjà été emmené dans la salle d’entraînement conformément à ses instructions.
- Quoi qu’il se passe là dedans, n’entrez qu’à mon ordre. Compris ?
Il hocha la tête pour qu’un garde lui ouvre la porte, et referma derrière lui. Il fit alors volte face pour fixer intensément son invité surprise...

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Asmita


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MessageSujet: Re: [Fin Septembre 1755] Au sommet de la Tour...   Lun 22 Juin - 22:25

===>Renaissance



    Si la montée des marches fût longue et pénible pour les gardes soutenant le poids du chevalier chancelant dans son armure, elle le fût encore plus pour le Gold Saint dont l’esprit peinait à revenir à la réalité.
    Le monde autour de lui était flou et tournoyait et les voix des gardes qui le supportaient n’étaient que des paroles inintelligibles et grossièrement déformée à ses oreilles.
    À demi conscient, le chevalier répétait inlassablement les mêmes paroles dans un dialecte grec très ancien d’une voix éraillée et très faible.

    On le mena enfin dans une salle vide aux murs nus dont la chaux s’était effritée par endroit. La pièce ne comprenait que de petites lucarnes placées en hauteur pour l’éclairer et sentait légèrement le renfermé.
    Le cortège posa son lourd fardeau contre le mur du fond où il pourrait tenir assis seul. C’était la l’unique forme de dignité que l’on pouvait lui accorder. Tout suspect qu’il soit, il méritait au moins de ne pas être laissé face contre terre comme un vulgaire cadavre.
    Il fût remisé là seul comme on laisse un meuble devenu inutile dans un grenier.

    Le chevalier s’était tût pendant la montée à mesure qu’il reprenait peu à peu conscience. La tête lui tournait moins à présent et son esprit pu formuler un semblant de pensée cohérente lorsqu’il fût assis contre le mur.
    Son corps demeurait cependant lourd et faible et il eu toutes les peines du monde à redresser son assise. Il avait l’impression que tout son corps venait de se réveiller d’un très long sommeil et que ses muscles étaient atrophiés.
    Son esprit était lui aussi encore brouillé et il mit du temps avant de réaliser qu’il se trouvait dans son premier foyer. C’était dans cette région du monde qu’il avait vu le jour et ici même qu’il s’était entraîné avec son maître pour devenir chevalier.

    Chevalier….il était le Chevalier d’Or de la Vierge….Mais pourtant il ne sentait plus aucune énergie en lui. C’était comme si le cosmos avait déserté son corps. Son armure d’ordinaire légère et chaude était froide et terriblement lourde.

    Avec lenteur et effort, il réussi tout de même à s'asseoir en position du Lotus. Peut être arriverait-il à raviver sa flamme en se concentrant suffisamment?
    Les secondes s’étirèrent, lui semblant être d’interminables minutes, face au silence du cosmos.

    Il était faible comme un nourrisson et désespérément incapable de faire appel à la fabuleuse énergie du cosmos qui l’avait pourtant accompagnée toute sa vie. Pour couronner le tout, son mal de crâne était revenu dès qu’il avait entamé sa méditation, rendant ainsi toute concentration vaine.

    Son poing se crispa de frustration. Pour la première fois de sa vie il se sentait vide, abandonné et confus.

    Le cours de ses pensées fût interrompu lorsque la porte de la pièce s’ouvrit sur un homme tout de noir vêtu et aux traits tirés qui s’avança d’un pas vif tout en le dévisageant d’un regard acéré. Ce visage, Asmita l’avait déjà vu quelque part mais pas aussi marqué et sinistre.
    Lorsqu’il voulut saluer comme il se devait son camarade, il le fît non seulement une voix faible et cassée mais aussi dans une autre langue que celle qu’il pensait avoir employé.

    «Kappa du Verseau….»

    À peine avait-il entamé sa phrase qu’il l’interrompit de stupeur.
    Son regard se détacha du chevalier des glaces pour se perdre dans le vide tandis qu’une expression d’incompréhension s’imprimait sur son visage: que lui arrivait-il?



NB: les paroles en italiques sont en Grec ancien.
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Kappa


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MessageSujet: Re: [Fin Septembre 1755] Au sommet de la Tour...   Jeu 25 Juin - 20:05



Se retrouver au sommet de l’échelle, commander, tenir entre ses mains le destin et la responsabilité de milliers de vies. Si certains pensaient que le pouvoir rimait avec le prestige, en regardant d’en bas sans jamais pouvoir atteindre ce rang qu’ils désiraient tant, ceux qui s’y retrouvaient propulsés aboutissaient invariablement à une même constatation : la réalité d’une telle position était beaucoup moins réjouissante qu’il n’y paraissait vu de loin. Chaque jour, il fallait trancher en faveur du moindre mal et non du meilleur choix. Et que dire des intrigues politiques que le Verseau détestait déjà tant auparavant ?! Les hommes tels que Pséma ou Jack O’Bannon, vivant pour manipuler, trahir et contrôler, rendaient le chevalier des Glaces paranoïaque et nerveux, cherchant en permanance à comprendre les intentions de chacun se dissimulant derrière leurs faits et gestes. En entrant dans la pièce, Kappa ne savait vraiment pas à quoi s’attendre, mais il pensait le retour d’Asmita trop parfait en terme de timing. Deux Shion, et quelques secondes plus tard, le retour d’un chevalier d’Or disparu depuis des mois ? Il était persuadé qu’il s’agissait d’un imposteur.

Pourtant, quand son regard azuré se posa sur le pauvre homme, peinant à rester debout, encore si pâle d’avoir vomi quelques secondes plus tôt, un doute puissant s’insinua en lui. S’il était réellement un imposteur, pourquoi débarquer dans cet état, pourquoi comme ça ? Tout en réfléchissant, il marcha lentement vers le chevalier de la Vierge en le jaugeant attentivement. Il l’entendit parler d’une voix faible, dans un langage qu’il reconnaissait grâce aux cours donnés par son père adoptif, mais il était lui même incapable de lui répondre en grec ancien. Il lui sourit légèrement, et répondit doucement :
- Oui, c’est moi...
Mais le regard soudain perdu d’Asmita n’échappa pas au Verseau, et il en fut certain, cette fois : quelque chose n’allait pas avec lui. Comme si sa mémoire et ses capacités avaient été altérées, peut être ? En un sens, il lui rappelait un peu Ahina après son combat contre Kyro. A cette pensée, il serra les mâchoires, maudissant le sort de détruire ceux qu’il connaissait tout autour de lui.

Sentant que les jambes du sixième gardien allaient céder, Kappa s’approcha rapidement et le soutint par les épaules, avant de l’aider à s’assoir, adossé au mur :
- Bon sang, Asmita, mais qu’est ce qui t’a mis dans cet état là ?
Il remarqua alors qu’il avait posé les mains sur ses bras pour le soutenir que le jeune homme transpirait abondamment, comme s’il était en plein effort physique. Il ne ressentait pas son cosmos, et en déduisit que peut être l’armure lui pesait.
- Tu devrais enlever l’armure. Tu me sembles très faible. Et tu as besoin de boire quelque chose... Gardes !
La porte s’entre ouvrit et le capitaine des gardes passa la tête par l’embrasure de la porte.
- Amenez à boire et à manger et une bassine d’eau froide ! Le chevalier de la Vierge a l’air mal en point ! Et que l’un de vous fasse venir une prêtresse d’Athéna ! J’ai besoin de savoir ce qui lui arrive !
“... Et s’il est vraiment Asmita... “ voulut il ajouter avant de se raviser.
- Oui, mon Général !
Là dessus, l’homme disparut en refermant la porte à double battants, et le Mage des glaces se tourna à nouveau vers Asmita. Il posa la main sur son front : il était brûlant !
- Bon sang... étouffa t’il entre ses dents. Je sens que cette journée va être longue...

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Melodias


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MessageSujet: Re: [Fin Septembre 1755] Au sommet de la Tour...   Lun 29 Juin - 21:53

Arrow Extérieur de Jamir

Une soudaine sensation de malaise prit le marina quand, au détour d'un couloir, il se retourna sous la force d'une présence. Cela n'avait duré qu'un bref instant, mais il vit un homme étrange, paré d'un masque qui ne lui était pas inconnu, d'une tenue sombre et d'un katana qu'il avait déjà croisés quelque part. Et puis, la seconde d'après, avant même d'en comprendre le sens, les paroles qui lui furent adressées plongèrent cette partie de sa mémoire dans les limbes.

Face au mur, le regard perdu dans le vide, le djinn fut sorti de ses pensées par le soldat chargé de le guider, inquiété de ne plus entendre son pas.

"Tout va bien ? Venez, le général doit vous attendre.
-Le général... ? Quel général ? De quoi parlez-vous ? Où suis-je ? Que fais-je ici... ?"

Le soldat bloqua à son tour, dévisageant Melodias comme un fou dément pendant un instant. Se souvenant qu'il s'agissait d'un envoyé officiel et que les secrets des chevaliers lui échappaient pour beaucoup, il décida de prendre la situation calmement et expliqua :

"Vous vous êtes présenté aux portes de Jamir, notre village, en annonçant que vous étiez envoyé par Poséidon en personne pour remettre un message à notre général, le Saint Kappa du Verseau. J'ai assisté à votre arrivée alors qu'on m'avait chargé de protéger des civils à l'écart et on m'a chargé de vous mener à la tour de Jamir, où vous attend sire Kappa qui a été prévenu de votre arrivée. Vous ne vous souvenez pas ?"

Le maître-djinn fouilla dans ses souvenirs, sans parvenir à remettre les faits dans l'ordre. Il fit un signe de tête négatif vers son vis-à-vis puis avisa l'endroit le plus probable où pourrait se trouver un message sur lui, découvrant ainsi l'étui de bois à sa ceinture. La fermeture hermétique qu'il avait conçue grâce à ses pouvoirs de djinn avait été ouverte, par une habile ruse sinon par la force. Dans le cas contraire, le papier ne serait pas imprégné d'air. Quand cela s'était-il produit ? Et dans quelles circonstances ?

"M'avez-vous vu ouvrir cet objet ?
-Euh... Eh bien non mais je marchais devant alors..."

Devant l'air embarrassé du garde, Melodias eut un doute. Il s'était produit quelque chose, mais ses souvenirs n'en mentionnaient rien, un néant total sur les deux derniers jours. La cause et le but de sa visite relevaient désormais du mystère et dans ces conditions, il ne pouvait poursuivre sa mission, quelle qu'elle fût.

"Je ne suis plus capable de remplir ma mission. Veuillez transmettre les excuses du capitaine du Djinn marin au général... Il est possible que je vienne vous rendre visite de nouveau, quand j'aurais retrouvé... mes esprits.
-Euh... D'accord... Mais vous n'avez pas l'air...
-Quelque chose est arrivé pendant que nous marchions. J'ignore quoi, mais ma mémoire en est altérée. Dans ces conditions, je me dois de revenir au plus vite auprès de mon maître pour l'en informer. Et je vous conseille vivement de renforcer la sécurité des lieux."

Après une longue hésitation, et considérant que le représentant de Poséidon s'éloignait d'Athéna plutôt que de tenter à tout prix de s'en approcher, le soldat considéra la solution comme valable. Kappa ne pourrait pas l'accuser d'avoir amené un détraqué auprès de leur déesse au moins.
Il finit par hocher la tête en direction du messager des océans, qui s'inclina poliment avant de tourner les talons.

A l'aide des esprits de la nature qui l'accompagnaient, il retrouva sans peine le chemin vers l'ouest et la Grèce, où il allait sans doute recevoir une magistrale correction de la part du vieil O'Bannon pour son incompétence...

Arrow Asgard
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Asmita


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MessageSujet: Re: [Fin Septembre 1755] Au sommet de la Tour...   Mar 7 Juil - 16:38




ornement




Renaissance Partie 2


Quelle était cette malédiction qui s’était abattue sur lui? Le prix de son retour était-il donc si élevé? Plusieurs questions sans réponses se bousculaient dans sa tête. Les Destins avaient peut être prélevé un prix plus élevé que prévu. Il ne ressentait plus la formidable énergie du Big Bang bouillonner en lui et avait perdu l’usage de sa langue. Non, c’était même autre chose. C’était comme si un filtre traduisait ses paroles dans une autre langue et comme si quelque chose bloquait son feu intérieur. Le plus déroutant était sans nul doute qu’il savait avoir su les réponses à ses questions mais sans parvenir à s’en rappeler. C’était comme avoir un mot sur le bout de la langue mais avec la terrible sensation de savoir qu’il ne pourrait pas se rappeler. C’était ce à quoi il avait renoncé pour pouvoir revenir accomplir son devoir une fois de plus. Mais à quoi bon s’il n’était même plus capable d’exercer son rôle de chevalier?



Réalisant brutalement qu’il avait été dépossédé de tout ce qu’il était, il fût prit d’un vertige soudain. Alors que ses jambes tremblantes allaient s’affaisser sous son poids, le chevalier du Verseau lui vint en aide et l’aida doucement à s’asseoir contre le mur. Les yeux dans le vides et le souffle paniqué, Asmita sentait l’angoisse monter doucement en lui pour venir lentement lui serrer la gorge.
Il entendit à peine la voix de Kappa résonner à ses oreilles et ne remarqua pas non plus sa mine soucieuse qui venaient creuser un peu plus ses traits. Les deux chevaliers d’Or étaient en ce moment précis aux antipodes de ce qu’ils avaient été à leur première rencontre bien des années auparavant.



L’impassible et sage Chevalier de la Vierge s’était mué en un être saisit par l’angoisse et l’ignorance et le fier et fougueux Verseau en un homme brisé au regard éteint par la tragédie et le poids des responsabilités.

«…...Athéna ! J’ai besoin de savoir ce qui lui arrive ! »

Le nom de la Sagesse résonna dans la brume de son esprit comme une main tendue à laquelle il pu se raccrocher pour revenir à la réalité.
Il cilla en refaisant surface de nouveau, la vue voilée par le bras de Kappa qui avait posé sa main sur son front. Le contact frais soulagea quelque peu le mal de crâne de la Vierge qui redressa son assise péniblement.

«Athéna...le Sanctuaire... sont-ils…., il marqua une brève pause en serrant les mâchoires -il avait beau avoir surmonté le choc il avait toujours cette sensation étrange de ne pas comprendre sa propre voix et la frustration de ne pas être en mesure de reprendre le contrôle de lui-même- ….sont-ils saufs? »

En le renvoyant sur Terre, Astrée lui avait seulement dit que le Sanctuaire se trouvait dans une situation critique mais sans lui donner plus de détails. Le simple fait d’être revenu à la vie à Jamir au lieu de son temple, et accessoirement d’avoir été accueillit par le Chevalier du Verseau et les gardes du Sanctuaire, était en soit une source d’inquiétude suffisante sans avoir à rajouter le fait de ne pas savoir si sa disciple était saine et sauve. S’il avait eu la possibilité de ressentir le cosmos, il aurait pu savoir où se trouvait Athéna grâce au lien de maître/élève qui les unissait.
Fort heureusement s’il se trouvait à Jamir, son propre maître pourrait probablement lever l’étrange mal qui l’habitait.

«Mon maître, Hakurei, il me faut le voir, dit Asmita en plongeant son regard dans celui de Kappa en espérant que celui-ci le comprenne, il...il peut m’aider. »

Quelques instant plus tard deux gardes ouvrirent la porte à une jeune femme au teint virginal parée d’une robe blanche ample et légère. Elle portait un petit plateau de bois sur lequel étaient posé une miche de pain ainsi qu’une cruche d’eau. Le rameau d’olivier qui ceignait sa poitrine attestait de sa charge de prêtresse d’Athéna.



Reconnaissant sans peine la jeune femme pour ce qu’elle était, Asmita fronça les sourcils tandis que son inquiétude grandissait à nouveau. Les prêtresses d’Athéna vivaient au Sanctuaire auprès de la Déesse. La présence de celle ci ainsi que de l’armée à Jamir était suffisant pour lui faire entrevoir le pire.



La prêtresse s’approcha à petits pas et jeta un regard timide à Kappa, cherchant dans ses traits fatigués quelque approbation. Elle s’agenouilla à côté du chevalier prisonnier dans sa lourde armure d’Or et posa précautionneusement le plateau à coté de lui.
Elle prit une des main d’Asmita dans les sienne avant de commencer à psalmodier doucement. Les paupières closes et les sourcils froncés par la concentration, la jeune femme leva une de ses mains devant le visage de la Vierge. Elle resta ainsi pendant plusieurs secondes sous le regard des deux chevaliers dans l’attente.

«Il semblerait que des sceaux apposés sur l’amure retiennent son cosmos prisonnier. En revanche je ne suis pas en mesure de confirmer si ceux-ci sont responsables ou non de l’incapacité du Chevalier à parler normalement. Cependant en tant que prêtresse je parle le Grec Ancien, je puis donc vous servir d’interprète si vous le désirez mon Seigneur. »


NB: Asmita cause toujours le grec ancien pour le moment!


Dernière édition par Asmita le Ven 10 Juil - 11:35, édité 1 fois
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Kappa


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MessageSujet: Re: [Fin Septembre 1755] Au sommet de la Tour...   Mar 7 Juil - 21:43



Hagard, perdu, paniqué même. Le Chevalier de la Vierge d’ordinaire si calme et si sage avait perdu son assurance sans failles, et aujourd’hui, un mythe se brisait pour le Verseau. Comme quoi, même Asmita n’était en fin de compte qu’un humain au delà des apparences. Agenouillé devant lui, Kappa tentait de le calmer, répondant à certaines de ses questions, ignorant les autres :
- Athéna va bien, restes calme, Asmita ! Elle est...
“à l’étage supérieur avec Hakurei”.
Il ne poursuivit pas sa phrase, et jaugea la Vierge une nouvelle fois : il était inutile de lui dire où elle se trouvait. Il ne pouvait pas encore savoir s’il était ou non un imposteur.
- ... en sécurité, acheva t’il avec un léger sourire qui se voulait rassurant.
Mais imposteur ou pas, son état de santé était inquiétant. Sa fièvre était tres élevée. Doucement, son cosmos se déploya alors que sa main se plaquait à nouveau sur le front d’Asmita, et l’aura fraîche du Verseau les enveloppa tous les deux. Mais contrairement à l’aura réservée à ses ennemis, celle ci était rafraîchissante et apaisante, pas agressive et acérée. Ce n’était pas grand chose, mais faire tomber un peu la température d’Asmita était tout ce qu’il pouvait faire en attendant la prêtresse.

- Hakurei ?!
Kappa avait eu un mouvement de recul lorsque la Vierge avait demandé à voir son maître. Certes, c’était son maître, mais c’était aussi celui à qui il avait confié Athéna. Se pourrait il qu’il ne soit qu’un imposteur qui ne cherche qu’à progresser jusqu’à elle ?! Debout, face au Jamirien, le Verseau le fixa, intensément et de toute sa hauteur, de son regard azuré, mais il fut arraché à ses interrogations par la porte qui laissa entrer une prêtresse chargée d’un plateau.
- Ah, vous voilà Nessa ! Examinez le vite s’il vous plaît ! Il est grandement désorienté et ne parle plus qu’en grec ancien ! Résuma rapidement Kappa en reculant de quelques pas pour lui laisser de la place.
Le chevalier des Glaces s’éloigna de quelques pas, en se mordillant le pouce, signe évident d’anxiété. Il n’aimait pas ça, il n’aimait pas ça du tout ! Tant qu’il n’en aurait pas la certitude, Asmita n’approcherait pas Athéna. Il ne pouvait pas prendre un tel risque.

La porte s’ouvrit à nouveau et un garde entra précipitamment :
- Mon général !
- Pas maintenant... Rétorqua Kappa du tac au tac.
- Mais mon seigneur, c’est important !
- J’ai dit pas maintenant ! Trancha le Verseau en toisant l’homme d’un regard noir.
Le garde prit un air gêné : de toute évidence, c’était important mais il connaissait la colère du Verseau quand il n’était pas disposé à écouter. Insister pourrait se révéler imprudent. Pourtant, quand Kappa croisa le regard du garde, il comprit qu’il avait tort, et se rapprocha de lui.
- Excuses moi, les choses se précipitent, ici. Je t’écoute ?
L’homme lui exposa rapidement les faits : Melodias, son malaise, son départ soudain. Le Mage des Glaces fronça les sourcils, inquiet. Encore une chose à ajouter à l’équation, une équation qui se compliquait davantage de minute en minute...
- Merci... Tu as bien fait d’insister... ajouta t’il en lui souriant légèrement avant que le garde ne s’incline et sorte de la pièce.

Tout en réfléchissant toujours, le général revint lentement vers Asmita et la prêtresse, perdu dans ses pensées. Puis, il posa un regard interrogatif sur Nessa qui lui répondit aussitôt avec un diagnostic préliminaire de l’état de la Vierge.
- Bon, aides le à retirer son armure, on s’occupera de ça plus tard. Si son armure et/ou son cosmos sont scellés d’une façon ou d’une autre, porter l’armure d’or ne l’aidera pas. Il faut faire tomber sa fièvre dans un premier temps, on verra le reste ensuite. Ta traduction me sera bien utile. Je comprends le grec ancien mais c’est vieux, je ne le parle pas. Même si, de toute évidence il comprend parfaitement nos dires, mieux vaut que tu restes là au cas où moi je ne comprenne pas l’une de ses phrases.

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Corell


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MessageSujet: Re: [Fin Septembre 1755] Au sommet de la Tour...   Ven 10 Juil - 8:40

>> Clairière aux alentours de Jamir

[ HRP: je pars du principe que quelques minutes se sont écoulées et quue j'arrive une fois que Kappa a reçu le message de Shion et l'a relayé, et que vous avez foutu Asmita à poil... Enfin que vous lui avez enlevé son armure]

Le Grand Pope était de retour, et avec lui la stabilité du Sanctuaire. A peine le calme s’était-t-il à nouveau posé sur le domaine de Jamir que déjà les ordres avaient été donnés. La retraite des Saints avait été verrouillée suite à l’alerte remontée au Chevalier du Verseau quelques minutes plus tôt : plus rien n’entrait et ne sortait de Jamir sans l’autorisation express des Chevaliers d’Or, garants de la protection d’Athéna… Sauf quelques exceptions, comme le Chevalier du Lion, ayant reçu l’accord du Grand Pope lui-même. C’est donc avec facilité que le Lion parvint à rejoindre la Tour de Jamir, la jeune Mashia Mokushi évanouie entre ses bras. Tout en se déplaçant à grande vitesse dans la vallée en laissant une profonde trace de feu dans son passage, Corell ne put s’empêcher de s’étonner de voir à quel point une femme aussi puissante, ancienne Sainte de la Vierge et réincarnation d’Athéna, pouvait être aussi légère et fragile qu’en cet instant. Pour résister aux combats titanesques qu’elle avait déjà vécu et qu’elle allait continuer à vivre, elle devait énormément s’appuyer sur le cosmos pour donner de la force et de la robustesse à son corps, preuve de son génie.

Quittant le joli visage de Mashia, le fauve se reconcentra sur sa tâche immédiate : protéger Athéna. Shion pourrait dire ce qu’il voulait, Corell devait protéger la Déesse. Tout Marina s’y approchant de trop près y passerait illico presto. Le Lion ne faisait pas dans la dentelle quand il était question de protéger Athéna. Mais le Grand Pope n’avait pas tort : la félonie de ce Minato ne signifiait pas forcément les manigances des Marinas dans leur ensemble. Ce devait certainement être un autre coup de Pséma, et les Saints devaient réagir avec une extrême prudence. Néanmoins, en son fort intérieur, le Lion d’Or sentait une manipulation certaine dans les agissements des soldats de Poséidon. Jack n’était pas né de la dernière pluie, et sous ses apparences polies et sa volonté d’alliance, se cachait autre chose.

Que les Marinas nous trahissent ou non, pour moi cela ne change pas la donne : s’ils souhaitent nous trahir, ils le feront… Sans hésitation, sans état d’âme. Les Marinas ne pensent ni à la paix, ni à l’humanité : ils ne pensent qu’à l’augmentation de leur pouvoir. C’est un fait. Et un fait que je dois absolument faire comprendre à Kappa et Shion. Ils ne sont pas dignes de la confiance qu’on leur donne.

Mais la priorité était pour le moment la protection d’un petit bébé à l’importance capitale. Le Saint entra dans la Tour et monta les marches à toute allure, avant d’arriver dans l’antichambre où il ressentait la présence du Verseau. Ouvrant les portes en trombe, son Armure d’Or illuminant la pièce de son cosmos et Mashia encore évanouie dans ses bras, le Saint se dirigea immédiatement vers son confrère chef des armées.

« Kappa, Athéna est en danger ! Un Général de Poséidon semble vouloir s’en prendre à notre Déesse. Il est possible que ce soit un événement isolé ordonné par Pséma, mais l’ensemble des Marinas peut également être dans le coup, nous n’en savons rien. Je t’en prie dis-moi que tu n’as laissé personne, pas même le diplomate envoyé par Jack s’approcher de la Déesse… D’ailleurs, est-elle bien en sécurité ? Où est ce Marina ? J’aurais quelques questions à lui poser… »

Le Lion sentait la présence de la Déesse un niveau au-dessus d’eux. Le bébé était calme, et entouré de présences positives et apaisantes qu’il avait déjà eu l’occasion de ressentir ces derniers mois : des prêtresses majoritairement, mais il semblait également distinguer Harukei dans ce melting-pot d’âmes brillantes dans le cosmos. Mais il ne pouvait s’empêcher de poser la question à Kappa. Athéna était plus importante que sa vie… Que toutes les vies alentour.

Alors qu’il s’approchait du Verseau, une jeune prêtresse se retourna pour lui faire face et le saluer d’un signe de tête. Nessa, si le Lion ne se trompait pas. La présence d’une prêtresse sans Athéna lui mit la puce à l’oreille, mais en réalité, c’est ce qu’il distingua derrière la jeune femme qui l’intrigua : l’Armure d’Or de la Vierge. Et à ses côtés, tremblant de fièvre, un homme allongé sur le sol…

Le Lion resta interdit un court instant. Ce visage, il ne le connaissait que trop bien. C’était le visage d’un ami, un ami cher, avec qui il avait certainement partagé les combats les plus virulents de son existence. Un ami qui, autrefois, l’avait sauvé… Le plus puissant des Chevaliers d’Or, réincarnation de Bouddha.

Asmita de la Vierge, mystérieusement disparu peu de temps après la Guerre Saints s’étant déroulée en Enfer, considéré comme mort.

Corell déposa la jeune femme sur une chaise toute proche avec un calme étrange, puis se toourna à nouveau vers la prêtresse, et Asmita. Poussant Nessa avec douceur, il se dressa devant son ancien ami. Levant une main, celle-ci s’auréola de cosmos doré crépitant, prêt à frapper l’homme sans sommation.

« Un intrus visant à éliminer la Déesse Athéna s’insinue sans efforts dans notre Domaine et parviens à prendre l’apparence de notre Grand Pope… Et maintenant, un mort revient à la vie en plein cœur de notre base, tout proche d’Athéna ?... Vous êtes-vous assurés de son identité ? »


Dernière édition par Corell le Ven 10 Juil - 18:34, édité 1 fois
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Mashia


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MessageSujet: Re: [Fin Septembre 1755] Au sommet de la Tour...   Ven 10 Juil - 11:17




Mashia Mokushi



Les chroniques d'une fleur de Lotus - Fin de la Guerre



Mot d'unité





Tout s'était déroulé de la pire des manières possible, et si rapidement que personne n'avait pu faire quoi que ce soit. Hormis constater leur impuissance. Pourtant, la jeune femme, en reconnaissant les pourtours du masque que portait Minato son frère, s'était ruée sur lui, prête à le toucher. En un claquement de doigts, il l'avait mise hors d'état de nuire. Comme ça, si simplement.

Au travers des brumes de l'inconscience lui parvenaient des mots, comme déformés … comme si elle se trouvait sous la surface de l'eau. Malgré toute sa bonne volonté, l'ancienne Sainte d'Athéna ne put démêler ce nœud. Elle avait été impuissante une fois encore. Ce fut donc impuissante et abattue que Mashia fut entraînée vers la Tour de Jamir, loin de toute cette cacophonie, ce chaos déplorable, transportée entre les bras d'un Lion alarmé. Cela, elle pouvait le sentir pleinement.

Réveilles-toi !

Passés les lourdes portes, Corell la déposa sur une chaise où la jeune femme put récupérer peu à peu ses esprits. Une légère odeur d'encens flottait dans l'air pour titiller ses narines, et loin plus loin au dessus de leur tête, sa conscience put frôler celle de sa Déesse qui lui répondit en déversant sur elle, une vague de chaleur qui lui fit ouvrir les yeux. On refermait les portes derrière eux dans un claquement sourd, les laissant seuls avec leurs incertitudes.

Kappa!

Un léger sourire à son adresse afin de tenter d'apaiser ses tourments et la voilà prête à se redresser sur ses jambes encore flageolantes. Mashia passa une main sur son visage à la blancheur presque mortuaire – toutes traces de couleurs s'étant effacées – pour chasser les dernières traces de malaise. Mais à l'entente des ultimes paroles du Lion, la japonaise se redressa presque aussitôt, manquant de chanceler. Sur le coup, elle n'osa y croire et pourtant … pourtant une intuition la poussa à contourner le Verseau, se diriger vers un Lion déjà prêt à sévir – encore – mais, d'une main apaisante sur son épaule, calma ses ardeurs. Son regard pers plein de douceur et de détermination sondait son ami Corell dans l'espoir qu'il comprendrait qu'elle, et elle seule était la mieux placée pour le reconnaître.

De cela, elle ne doutait pas et ne douterait jamais. Alors, ses yeux tombèrent sur la silhouette de celui qui fut autrefois son maître Asmita.

Aussitôt sa condition physique l'alarma, si bien que l'expression de son visage jusque là d'une fragile sérénité, se fendit pour laisser apparaître stupeur et tremblement. Une immense tristesse la saisissait au fur et à mesure qu'elle se glissait à ses côtés, si pâle, probablement vacillant entre conscience et inconscience. À genoux, Mashia s'essaya aux gestes de premiers soins, probablement déjà réalisés par Nessa à qui elle jeta un coup d’œil rapide : la Prêtresse lui vouait un respect resté inchangé malgré sa condition, malgré le fait qu'elle ne soit plus leur Déesse, aussi, quand la nippone lui demanda de l'eau ainsi que quelques plantes destinées à être broyées celle-ci obtempéra sans protester.

« Il a une forte fièvre, je vais m'en occuper. » Ce n'était pas une demande ni un ordre. Mashia allait tout simplement faire ce que son cœur lui ordonnait. Elle eut un regard pour l'armure posée non loin à surveiller son porteur. « C'est bien toi, tu l'as reconnu n'est-ce pas ? »

L'armure sembla lui répondre en vibrant très faiblement. Ses sourcils se froncèrent non par contrariété mais par perplexité. Quelque chose clochait. Son attention se reporta sur le jeune homme. Il lui fallait du repos, beaucoup de repos … surtout si comme elle avant lui, revenait d'entre les morts.

« Quel prix avez vous payé pour votre renaissance, Asmita ? » puis se tournant vers Kappa et Corell. « Ne pouvons-nous pas le transporter ailleurs où il pourra recevoir soin et confort ? Mais … j'y pense … »

Doucement, elle plongea la main dans son kimono de soie blanche pour en ressortir quelque chose qu'elle détacha de son cou, fit glisser entre ses doigts pour le faire tinter au dessus de la tête de son maître. Son rosaire, Mashia l'avait conservé depuis tout ce temps, porté sans jamais le quitter, même quand celui-ci venait à peser lourdement contre son cœur. Il avait été un rappel perpétuel, une lumière dans ses nuits les plus noires. Fermant ses paupières Mashia adressa une prière à Athéna, qu'elle puisse la guider … chasser les ténèbres, les mensonges ainsi que ce mal qui était à l’œuvre. Un mal nécessaire.

Car tout avait un prix.

« ÔMH ! »

Mot d'unité. Mot porté par l'espoir et le renouveau. Le chapelet semblait réagir et s'immobiliser dans les airs …








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Asmita


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MessageSujet: Re: [Fin Septembre 1755] Au sommet de la Tour...   Ven 17 Juil - 14:47




ornement




Rosario


Tandis que la prêtresse l’aidait à retirer sa lourde armure pièce par pièce, Asmita tenta de remettre de l’ordre dans ses pensées. Kappa lui avait assuré que Athéna était bien en sécurité cependant cela n’expliquait toujours pas pourquoi sa suite était ici à Jamir. En temps normal les prêtresses de la déesse restaient au Sanctuaire sauf à quelques rares exceptions comme des pèlerinages ou autres processions. Cumulée à la raison de sa résurrection prématurée, cette information lui laissait penser que le Sanctuaire avait été détruit.
Bien que la fièvre eut diminué grâce aux bon soins du Verseau, le chevalier de la Vierge se sentait encore faible et tremblant. Le seul fait de penser que leur bastion avait pu tomber suffisait à raviver son mal de crâne.
Le Sanctuaire était un lieu de puissance, abreuvé par les cosmos des chevaliers et d’Athéna depuis des millénaires. C’était à la fois un refuge ainsi qu’un symbole d’espoir. L’idée que leur foyer puisse avoir été réduit à néant lui était douloureuse.



Lorsque la dernière pièce de son armure lui fût ôtée, Asmita se sentit plus léger. La perte du poids physique écrasant de l’armure était bien sûr un soulagement mais il sentit surtout qu’un verrou venait de lui être ôté. Au fond de lui il sentit une étincelle crépiter pour donner naissance à une toute petite flamme. Cette minuscule flamme n’était peut être rien et aurait pu être soufflée par la plus infime des brises mais dans le coeur du chevalier elle était aussi brillante et ardente qu’un brasier.
Aussitôt ses tremblements cessèrent et il sentit ses membres retrouver un peu de chaleur.
Son cosmos brûlait de nouveau.



Alors qu’il allait remercier la prêtresse et Kappa il fût interrompu dans son élan par le fracas des portes qu’on ouvre avec violence.
Ce genre d’irruption pouvait être de deux natures: la première, et de loin la plus valable, était une prérogative réservée à ceux dans la nécessité de réaliser une opération de sauvetage (ou d’attaque ) rapide et efficace. La seconde quant à elle était l’apanage de ceux qui aiment à se faire remarquer. Ici sans nul doute s’agissait il de la seconde.



Malgré le fait qu’il ne soit pas encore en mesure de percevoir les différents cosmos et qu’il fût accessoirement partiellement aveuglé par le margoulin qui venait de faire irruption dans un festival de son et lumières, il n'eut aucun mal à reconnaître Corell du Lion.
Comme à son habitude, le félin venait de grossièrement l’interrompre par une de ses entrées tonitruantes. Si le Lion s’était abstenu de faire éclater son cosmos, Asmita aurait pu discerner la personne qu’il portait dans ses bras. Au lieu de cela, il ne vit qu’une silhouette cape au vent portant le corps gracile d’une jeune femme. Même sans le faire exprès, Corell avait l’art et la manière d’exprimer son trop plein d'héroïsme dans des poses farfelues et parfaitement inutiles et ce quelles que soit les circonstances. Si Asmita avait été dans son état normal, il aurait levé les yeux au ciel et rabroué son camarade. Au lieu de cela il se contenta de sourire légèrement en refermant ses paupières sur ses yeux qui lui brûlaient désormais. Au moins n’avait il pas fait exploser la tour en posant l’orteil sur le parvis comme il l’avait fait dans la demeure du Griffon. C’était à se demander parfois si son ami n’était pas plutôt un de ces prestidigitateur itinérant. Au moins avait il réussit malgré lui à chasser ses inquiétudes.



Lorsqu’il rouvrit les yeux, le vissage de la prêtresse avait disparu au profit des griffes crépitantes d’un Lion qui l’observait avec une résolution sinistre dans le regard. Visiblement, il avait manqué quelques instants lors de ses pérégrinations mentales sur la nature impulsive du Lion d’Or. Le discours qui accompagna son geste menaçant souleva de nouvelles questions et y répondit dans la foulée. Certaines des interrogations que le Chevalier se posait jusqu’alors venaient de trouver des réponses.
Malheureusement pour le Lion, il n’était pas en mesure de lui montrer le cadeau qu’il lui avait fait au terme de leur combat contre le Dieu de la Mort. Son cosmos était bien trop faible pour qu’il puisse faire crépiter lui aussi au bout de ses doigts la Foudre de Coeos. Mais peut être que le symbole de la déesse de la Justice, sa constellation, qui ornait désormais sa main droite serait de nature à le rassurer.

« Toujours aussi calme et réfléchi à ce que je vois, sourit Asmita en regardant Corell droit dans les yeux, dommage que tu ne comprennes pas un mot de ce que je suis en train de dire. Enfin je me demande si tu as jamais comprit un mot de ce que j’ai déjà pu te dire en y repensant, puis se tournant s’adressant à la prêtresse, Quoi qu’il en soit, si vous le voulez bien pourriez vous lui demander de regarder le dos de….. »

La fin de sa phrase mourut au fond de sa gorge lorsqu’il vit celle qui avait été sa disciple s’avancer et poser une main apaisante sur l’épaule du Lion avant de s’agenouiller à ses côtés.

«Athéna...»


Asmita baissa humblement la tête pour saluer celle qu’il pensait être encore la Déesse de la Sagesse faute de pouvoir s’agenouiller comme il se devait .
La jeune femme comprit en un instant. Elle avait toujours été d’une perspicacité remarquable.

«Comme toujours vous avez vu juste. Le prix a été...élevé, répondit le Chevalier tandis que son regard se perdait un instant dans le vide, mais c’était nécessaire. Sans l’aide d’Astrée je n’aurais pu revenir en ces moments difficiles.»


Sa faiblesse physique, bien que désagréable, n’était qu’un effet secondaire temporaire négligeable. Il lui faudrait un peu de temps pour récupérer sa force mais ce qu’il avait du sacrifier était perdu à jamais.
La jeune femme aux cheveux rouges sortit de sa tenue un rosaire qu’Asmita ne reconnaissait que trop bien. Son rosaire. Le voir de nouveau lui semblait étrange. En son sein la Vierge y avait enfermé une partie de son cosmos et de son essence pour protéger son porteur et le guider. Il était étrange pour lui de se dire que ce fragment allait peut être lui servir à se guider lui-même. Peut être même serait il en mesure de retrouver une partie de ses souvenirs de ses vies passées à travers l’écho de son fragment d’âme.
Comme pour répondre à sa prière silencieuse, la jeune femme fit résonner le son primordial de l’univers: ÔHM.



Le chapelet se mit à flotter dans les airs en s’auréolant d’une douce lumière dorée. Lorsque le chevalier s’en saisit, il sentit toute la puissance contenue dans le rosaire se fondre en lui. La petite flamme de son cosmos se mua en un gigantesque brasier dont l’énergie abreuva tout son corps.
Une douce aura solaire émana du chevalier de la Vierge et la douleur qui marquait ses traits s’estompa en un instant, laissant la place à une expression sereine et détendue. Son regard jusqu’à présent voilé brillait à nouveau de son éclat turquoise.
Sur sa main les huit étoiles de la constellation de la Vierge, symbole de la déesse Astrée, étincelaient de mille feux.



Avec la force d’un homme nouveau, Asmita se redressa pour la première fois sur ses deux jambes. Comme pour saluer son retour, son armure se mit à luire, puis, dans un éclat luminescent, vint revêtir à nouveau son porteur.
Pendant quelques instants, Asmita fût submergé par la fabuleuse énergie qui parcourait de nouveau son corps. Le monde lui apparaissait de nouveau clairement.
Aussi soudainement qu’elle était apparue, son aura s’estompa brutalement. Son regard était braqué sur son ancienne apprentie. Le cosmos qu’il ressentait chez elle n’était pas celui qu’il s’était attendu à percevoir. Mashia était redevenue humaine. Le cosmos divin d’Athéna, il le percevait bien, mais plus haut dans les étages, et plus faiblement que ce qu’il avait été.
La mine grave, le chevalier d’Or se rassit lentement, s’installant dans sa traditionnelle position du lotus.
L’euphorie n’avait durée que quelques secondes. La réalité l’avait rattrapé bien vite. Il était devenu ignorant de tant de choses.

«Dites moi….que s’est il passé pendant mon absence?»





NB: Les paroles en italiques et orangées sont en Grec Ancien, celles en jaune en langage commun.




Dernière édition par Asmita le Lun 20 Juil - 16:31, édité 1 fois
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Kappa


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MessageSujet: Re: [Fin Septembre 1755] Au sommet de la Tour...   Ven 17 Juil - 15:26



Un discret sourire se dessina sur les traits du Verseau quand la douleur d’Asmita sembla s’estomper après qu’on lui ait retiré son armure. Asmita avait toujours eu besoin de calme, et tous les trois, à l’aide de la prêtresse, pourraient en discutant comprendre ce qui lui était arrivé durant tout ce temps. Ce ne fut pourtant pas ce qui se produisit, puisque ce silence tant recherché fut définitivement brisé avec l’arrivée tonitruante de Corell du Lion. Partagé entre agacement et surprise, Kappa se redressa et se tourna vivement vers le lui :
- Moins de bruit, s’il te plaît, Corell ! Lança t’il en préambule. Nous avons un blessé, ici !
Comme s’il ne l’avait pas attendu, le chevalier du Lion déballa une avalanche de questions, ce qui eut pour effet d’accentuer l’agacement naissant du Verseau.
- Du calme ! Athéna est en sécurité avec Hakurei et personne d’autre n’est monté là haut ! L’émissaire Marina a fait demi tour avant de grimper les escaliers. Tu aurais dû le croiser, d’ailleurs...

Son regard se posa soudain sur la jeune femme qu’il tenait entre ses mains, et une lueur d’inquiétude passa dans ses yeux. Il s’approcha rapidement en même temps que Corell, et :
- Qu’est ce qui lui est arrivé ? Elle va bien ?
Il posa une main sur sa joue, et sentit la vie en elle. Elle ouvrit les yeux et lui offrit un sourire que le chevalier des glaces lui rendit aussitôt. Il aida Mashia à se relever, et recula de quelques pas pour laisser la magie opérer entre un maître et son disciple. Si quelqu’un pouvait aider Asmita, c’était forcément elle. Ayant lui même un disciple, il connaissait le lien étroit qui pouvait naître entre un chevalier et son élève.

C’est alors qu’il observait la scène à bonne distance que la voix familière de Shion se manifesta dans sa tête une nouvelle fois. Son regard se fit alors lointain, préoccupé, tandis qu’il écoutait ce que son supérieur avait à lui dire. Les évènements se précipitaient, et le temps manquait... Il fit un signe discret au Lion alors même que l’identité de la Vierge semblait définitivement prouvée, et celui ci s’approcha de Kappa qui lui parla à voix basse :
- Je viens de recevoir des instructions de Shion. Les spectres ont une offre à nous faire concernant Pséma. Ils veulent rencontrer le Grand Pope sous certains termes qu’il a apparemment accepté. Et de mon côté, il veut que je me rende au Sanctuaire sous Marin afin de tirer au clair ce qui se passe. Je vais prendre mon disciple avec moi pour cette mission.
Il s’interrompit un instant, et plongea son regard azuré dans celui du Lion :
- En notre absence à tous les deux, je te confie la sécurité de Jamir et d’Athéna ! Sois prudent, vous ne serez que peu nombreux durant notre absence. Nous ferons au plus vite. Oh, et surveilles quand même Asmita. Il semble qui que ce soit lui, mais... la situation ne nous permet pas d’être imprudent.

Après un dernier regard entendu échangé avec le Lion, Kappa s’avança vers Asmita et Mashia, et les interrompit dès qu’il en eut l’occasion :
- Je dois vous quitter, Shion m’a confié à l’instant une mission importante. Mashia, veilles sur ton maître et n’en fais pas trop d’accord ?
Puis, son regard dériva sur la Vierge :
- Asmita... Bon retour parmi nous !
Il hocha la tête avec un léger sourire et disparut rapidement d’un pas pressé par l’ouverture de la porte. La première chose à faire était de récupérer Kyros. Mais suite au départ de Messalina, qui sait dans quel état il allait le retrouver...

Arrow Jamir, Maison de Kyros.

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MessageSujet: Re: [Fin Septembre 1755] Au sommet de la Tour...   Jeu 23 Juil - 12:03

Lorsque le Verseau lui intima au calme, le Lion faillit lui rétorquer que des intrus capables de changer de changer de forme s’étaient potentiellement introduits dans le domaine, qu’ils avaient presque réussi à créer une guerre civile en dupliquant le Grand Pope lui-même, et qu’aux dernières nouvelles, un Marina, allié disposant de la confiance des Saints, se dirigeait droit vers Athéna… Donc s’il y avait bien un moment où il ne fallait pas rester calme, c’était bien maintenant. Mais l’intervention de Mashia, qui offrit immédiatement, voire un peu naïvement, sa confiance à l’homme qui prétendait être Asmita le coupa dans son élan. Observant la jeune femme faire son office, le Chevalier d’Or resta sur le qui-vive, son cosmos crépitant prêt à se déverser sur l’inconnu. Dans cet instant d’accalmie, Corell se remit néanmoins en question : il était vrai que ces derniers mois, il était sur les nerfs, n’hésitant pas à sévir plutôt qu’à tempérer. En y réfléchissant, il était ainsi depuis qu’il avait sauvé Athéna in extremis. Le fait d’être à deux doigts de perdre la Déesse, et qu’il ait été le seul à vouloir la sauver, l’avait mis inconsciemment dans une situation de tension permanente envers le nouveau-né.

Il avait quelque peu perdu la confiance en les autres Chevaliers. Pourtant, ces derniers avaient bien fait en obéissant aux ordres. Il était certainement trop dur avec eux.

Il aperçut alors le regard bleuté d’Asmita le regarder avec insistance. L’homme allongé lui parla… En Grec ancien. Bien que surpris, il fallut un instant à Corell pour traduire les termes dans son esprit : en tant que Chevalier d’Or proche de la Déesse Athéna, son Maître lui avait obligé d’apprendre ce langage mythologique. Après tant de temps sans l’utiliser, il en avait oublié les détails. Mais il parvint tout de même à comprendre la simplicité de la bravade amicale d’Asmita.

Alors qu’il allait lui répondre, Corell fut attiré momentanément à l’écart par le Chevalier du Verseau. Kappa lui présenta rapidement la situation. Il tiqua en apprenant la proposition des Spectres. Ainsi, voilà ce que souhaitait proposer ce fourbe de Dieu des Rêves à Shion… Il ne leur faisait aucune confiance.

« D’accord, je resterai ici superviser notre nouveau Sanctuaire et assurer la protection d’Athéna. Néanmoins, Kappa, cette situation ne me plaît pas du tout.

Les Spectres ne m’inspirent pas confiance, j’espère que Shion sera accompagné par des Saints assurant sa protection. S’ils veulent marchander, je préfère encore récupérer notre Sanctuaire et éliminer Pséma par la force que de devoir des comptes aux Spectres…

Quand à toi, fais preuve d’une grande vigilance avec les Marinas. Ce sont peut-être nos alliés, mais ils ne m’inspirent pas confiance non plus. Je pense qu’ils n’hésiteront pas àà nous trahir le moment venu, si cela sert leurs intérêts… Shion les apprécie, mais ils ne nous ont pas réellement aidés lors de la dernière Guerre. J’ai même vu leur leader, cette Mary, protéger un Juge des Enfers. A mon avis, cette alliance ne vaut pas grand-chose, et se retournera contre nous. N’oublie pas également que c’est un Général qui a pris l’apparence de Shion, et qui a craché au visage des Saints avait de disparaître. Cela ne signifie pas que l’ensemble des Marinas sont nos ennemis, mais peut être que si… Quoi qu’il en soit, nous devons demander à ce Jack de nous amener la tête de ce Général. Nous ne pouvons pas nous permettre de laisser cet événement impuni. Tu as ma confiance, je te laisse mettre cela au clair. »


Alors que Kappa se retirait, Mashia délia le mal qui emprisonnait le Chevalier de la Vierge. Le cosmos de son ami revint à la vie. Immédiatement, son armure le reconnut et vint se poser naturellement sur son corps défait de cette étrange fièvre. Souriant, le Lion abaissa son cosmos. Il était peut être méfiant, mais savait reconnaître un ami de longue date quand il l’avait en face de lui, et surtout quand même son armure le reconnaissait.

« Bien sûr que je suis calme et réfléchi : regarde, je ne t’ai pas transformé en barbecue, alors estimes toi heureux, Asmita. Je te rassure, personne en ce monde n’a jamais compris ce que tu racontes ! » lui rétorqua-t-il avec un demi sourire.

« Que s’est-il passé ? Pas mal de choses, l’ami… »

Corell lui expliqua alors cce qui s’était passé depuis sa disparition. Coomment Eris avait pris la forme d’Athéna, et avait presque réussi à diviser les Saints et à créer une guerre civile. Comment Zeus est fort heureusement intervenu à temps. Les Dieux ayant alors été rappelés en Olympe, Mashia redevenant elle-même… Aujourd’hui, Athéna étant réincarnée en un nouveau-né. Les influences de Pséma ayant permis l’avènement d’une nouvelle Guerre Sainte : les Spectres réussissant à prendre le Sanctuaire… Et les Saints, obligés de se retrancher ici, à Jamir, pour protéger la jeune Déesse.

« Le Sanctuaire est donc un terrain conquis, qu’il nous faut récupérer. Les Spectres nous ont apparemment fait une offre concernant Pséma et le Sanctuaire : le Grand Pope Shion est en pourparlers avec eux. Et Kappa ici présent se rend chez Poséidon. Nous sommes alliés aux Marinas, mais leurs agissements n’inspirent pas confiance : certains semblent tenter de semer le trouble dans nos rangs. Je suis en charge de Jamir pendant leur absence. Et toi, mon ami, si tu nous racontais ce qu’il t’est arrivé ? Tu as été subitement porté disparu. Après tout ce temps, je te croyais mort. »
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Mashia


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MessageSujet: Re: [Fin Septembre 1755] Au sommet de la Tour...   Jeu 23 Juil - 14:35




Mashia Mokushi



Les chroniques d'une fleur de Lotus - Fin de la Guerre



Oboroge





Il y a toujours un prix à payer. Celui du sang, ou celui des larmes, en définitive, on s'arrachait toujours une partie de soi. De son humanité. Un sourire se voulant apaisant, orna les lèvres vermeilles de l'ancienne disciple d'Asmita. Elle aussi, s'était vue arrachée une partie d'elle-même, ce jour-là, quand des mains impérieuses lui offraient le présent de la renaissance.

La mort n'est pas une fin en soi, mais autre chose. Ce sommeil, on ne nous l'a pas encore accordé, Maître. Nous sommes ici pour vivre, rire et pleurer, voir se flétrir les fleurs, aimer, se quitter pour s'aimer de nouveau. Mais je l'avoue, je suis heureuse de vous revoir.

Le OHM faisait son office, effaçant les dernières traces de souffrance pour libérer la toute puissance de l'homme que l'on disait être le plus proche des Dieux. Au contact de cette énergie formidable, celle de Mashia se libéra pour y faire écho, resplendir, encore et encore comme pour participer à son réveil. Secrètement, elle libéra l'armure d'or des sceaux qui la protégeait de la corruption qui ne tarda pas à aller revêtir son ancien porteur. Il n'y avait plus de doute possible :

Asmita de la Vierge était de retour.

La lumière s'éteignit, mais pas l'éclat qui dansait dans les yeux pers de celle qui fut autrefois leur Déesse. Si le sang de cette dernière coulait encore vaguement en elle, il ne sut tromper Asmita qui dardait sur elle un regard plein de sagacité. Il comprenait, oui il comprenait instinctivement les choses et, adoptant la position du lotus, la jeune femme à la longue chevelure rouge en fit de même. Son corps parlant pour elle, il répondait comme à un ordre silencieux, ou un signe qu'il reconnaissait au temps où ils s'entraînaient.

Le Verseau, abasourdit, accueillit une autre nouvelle connue de lui seul. Il annonça sans détour qu'il devait quitter Jamir pour une mission urgente au Sanctuaire de Poséidon. Le visage de la jeune Mokushi devint grave et, n'ayant le temps de protester, ravala sur l'instant les mots qui lui brûlaient les lèvres. Son frère Minato … Troublée, se murant dans un mutisme inquiétant, elle laissa au Lion le soin de lui expliquer la situation. Si les informations étaient concises, elles suffiraient néanmoins amplement.

« Corell, Kappa commet une grave erreur en quittant le dernier bastion de notre Déesse, je le pressens … Si Shion s'en va, accompagné lui aussi, je crains … je crains pour la vie d'Athéna. Nous voilà sans Régent et sans Grand Pope. Il ne reste plus que vous deux … » Ses yeux se posèrent tour à tour sur la Vierge et sur le Lion. « Nous sommes une proie facile pour Pséma, mais, même sans armure je serai capable de vous protéger de sa corruption. Comme je l'ai fais pour votre armure, Maître … »

Sur ces mots, et brisant sa position méditative, Mashia fit quelques pas dans la direction de Corell, se stoppant net afin de décrocher une longue baguette ornée d'un lotus de ses cheveux de feu. Sans hésiter, elle s'entailla le poignet sous le regard des deux Saints d'Or. Quand le sang commença à s'écouler en un mince filet écarlate sur sa peau immaculée, elle leur expliqua :

« Le sang de notre Déesse coule encore dans mes veines, recevez-le, je vous en prie. »

Elle avança sa main souillée qu'elle posa en travers du plastron du fier Lion d'Or, formant en lettre de sang les mots « protection » et « lumière ». Protégés de la corruption pour chasser les ombres, parfois invisibles, voilà l'offrande qu'elle leur fit. De nouveau elle s'agenouilla devant son Maître pour lui faire ce même don.

Le prix du sang, Maître. Le prix que j'ai payé pour renaître à lui aussi été élevé.

D'une manière fugace, elle lui fit entrevoir sa mort foudroyante au Sanctuaire Sous-Marin, les tristes obsèques qui avaient réuni toute la chevalerie et la froideur qui l'avait étreint en empruntant le chemin du sommeil éternel. Celle qu'il avait dû connaître. Et enfin, sa renaissance, et la douleur qui en découla … la perte de sa mémoire, sa perdition, au Japon alors qu'elle protégeait farouchement un bébé au péril de sa nouvelle vie, nouvelle vie qui fut sienne en endossant l'armure de la Vierge. Et la Guerre, le prix de ses larmes qu'elle avait versé pour Dohko qu'elle avait tué de ses mains. L'image du jeune chinois éclata dans leurs deux esprits, dévasté et serein tout en même temps. Elle l'avait tué et la souffrance dans son cœur était encore vivace. Amère.

Quand je portais l'armure d'or, je sentais votre présence maître, c'est vous qui m'avez donné la force de combattre les forces du mal. Merci.

Joignant les mains l'une sur l'autre, l'ancienne hôte de la Guerre Sage s'inclina avec respect devant Asmita. Son front, quand il toucha terre, senti la dureté du sol, sa froidure. Froid et dur, à l'instar de la Réalité. Leur Vérité.

Tout à coup une autre Vérité lui explosa en plein visage quand elle sentit l'armure de la Balance, nimbée du cosmos de Dohko, apparaître non loin. Les armes dispercées dans le monde ... un vif sentiment s'empara de son cœur. Dohko ! DOHKO !

Avec empressement elle se redressa pour couver d'un regard les deux chevaliers d'or : elle devait partir. Eux aussi avaient dû ressentir ce fait-là. Alors sans attendre d'avantage, elle disparut, usant de la téléportation.

=> 5 Pics de Rozan








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MessageSujet: Re: [Fin Septembre 1755] Au sommet de la Tour...   Dim 23 Aoû - 17:40

Corell sentait plus qu’il ne voyait les lettres de sang briller d’un éclat aussi pur que divin sur l’Armure d’Or du Lion. Lorsqu’il ferma les yeux, il put sentir à quel point le sang de Mashia s’infiltrait dans son armure, la rendant plus puissante, plus robuste. Le fait que son sang soit fusionné à son armure était la preuve incontestable que Mashia disposait encore de dons divins en elle, et malgré son statut limité d’alliée du Sanctuaire, elle prenait à cœur de les aider de tous les moyens à sa disposition. Le Lion d’Or ne la remercia pas avec des mots, mais avec son cosmos, chaleureux et accueillant, émettant de douces ondes à l’adresse de la jeune femme.

C’est à cet instant qu’une onde d’énergie vint briser cet instant et détourna l’attention des trois personnes au même instant. Une onde émise par une Armure d’Or, celle de la Balance, disparue depuis la dernière Guerre. Alors que Mashia disparaissait, le Lion ferma les yeux. Il eut la sensation que l’armure s’était séparée en une demi-douzaine de morceaux, disséminés dans le monde entier, le plus proche se trouvant à Jamir même.

Alors qu’il prenait une seconde pour digérer l’information, la voix de Shion résonna dans son esprit. Un regard à Asmita confirma que ce dernier la captait également. Le Grand Pope s’adressait à ses troupes. Lorsque le Grand Pope eut parlé, le Cinquième Chevalier d’Or avait pris sa décision.

« Faites venir le Capitaine de la Garde dans le bureau du Général des Armées !!! »

La voix du Saint, portée par un soupçon de cosmos, résonna dans toute la Tour. Le Chevalier d’Or, suivi d’Asmita, se dirigea vers le bureau du Chevalier du Verseau. En une minute, Corell prit connaissance de la situation : les Chevaliers à disposition à Jamir, et ceux en mission. En réalité, il restait peu de Chevaliers disponibles: la dernière Guerre avait fait beaucoup de victimes, et la plupart des Saints restants avaient accompagné le Verseau au Sanctuaire. Le Capitaine de la Garde arriva.

« Capitaine, en l’absence du Chevalier du Verseau et du Grand Pope, je prends la relève et m’occupe des armées d’Athéna. J’ai une première mission à vous confier. Il semblerait que l’Armure de la Balance soit réapparue, mais brisée en plusieurs fragments. Je peux ressentir leur présence à Jamir, en Sicile, sur l’Ile d’Andromède, à Rozan, en Egypte et en Russie. Le Grand Pope se charge déjà de la partie à Jamir, et le Chevalier du Taureau se rend à Rozan. Je souhaite que tu dépêches les Chevaliers du Dragon, de Pégase et des Gémeaux, ainsi que le Contact Zéro, pour qu’ils rapatrient les autres fragments à Jamir. »

« Oui Seigneur. D’ailleurs, voici un message reçu à l’instant du Contact Zéro. »

Le Saint prit la missive tendu par l’homme et la parcourra. Il fronça les sourcils, seule preuve de la colère qui était subitement montée en lui.

« Très intéressant. Cela change mes ordres. Le Contact Zéro n'a plus beaucoup de valeur ajoutée à présent, vu que le Verseau ne l'a pas pris avec lui: demandez-lui de regagner Jamir et d'aider à sa défense. En revanche, considérez que les Marinas ne sont plus nos alliés officiels. Cette alliance est remise en question, il nous faut nous méfier d'eux. »

Alors que le Capitaine de la Garde disparaissait avec ses ordres, le Lion se tourna vers son confère de la Vierge.

« Asmita, je souhaiterais que tu restes à Jamir pour le moment. Athéna se trouve en ces lieux, et nous ne sommes plus beaucoup en ces lieux pour la protéger. Ta présence est une bénédiction, et je souhaite te garder en carte maîtresse. »

Puis, le jeune homme concentra son attention dans le cosmos.

Shion, j'ai demandé aux Saints de rapatrier les fragments de l'Armure de la Balance, et dirigerait les opérations depuis la Tour. Je dois t'informer que j'ai appris de source sûr que les Marinas ont attaqué le Sanctuaire défendu par les Spectres. Kappa du Verseau risque d'avoir quelques surprises. De plus, le Général des Lyumnades a officiellement attaqué l'un de nos alliés, et a déclaré la fin de l'alliance entre les Saints et les Marinas. Nous devons nous méfier des Marinas, et tout particulièrement de cet homme... A mon avis, l'Alliance du Fer et du Sang est finie...
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MessageSujet: Re: [Fin Septembre 1755] Au sommet de la Tour...   Mer 26 Aoû - 19:51

Corell s’était attablé au bureau de Kappa depuis quelques minutes déjà et parcourait les diverses documents et rapport afin de pouvoir prendre en main les armées efficacement, lorsqu’une aura obscure et malsaine tomba subitement sur Jamir. Asmita de la Vierge, encore présent dans la salle et adossé à la fenêtre, échangea un regard avec le Lion. Lui aussi l’avait ressentie, ce qui prouvait à quel point la personne ne cherchait en rien à dissimuler sa présence. Fermant les yeux, il parvint à localiser la provenance de cette nouvelle aura : exactement au même endroit que celle, brillante et reconnaissable, de Shion du Bélier.

Mais alors qu’il rouvrait les yeux, il sentit une nouvelle décharge. Une succession de morts. Rapides, violentes, douloureuses. Des hommes tombaient par dizaines en une seconde, laissant une profonde cicatrice dans le cosmos. Et lorsque Corell regarda Asmita, son instinct félin le prévint une demi-seconde avant le drame.

« ASMITA, ATTENT… »

Trop tard. La flèche noire traversa la fenêtre et frappa le Chevalier d’Or de la Vierge dans le dos. L’onde de choc renversa le bureau et catapulta le Lion au fond de la salle, le privant de sa vue et de son ouïe pendant de longues secondes. Lorsque ses sens revinrent peu à peu, il put constater le désastre qui s’était joué sous ses yeux. L’explosion de la flèche avait dû catapulter Asmita contre le mur du fond, qui avait explosé, ne laissant qu’un trou béant donnant sur le précipice. Le Sixième Chevalier d’Or n’était nulle part. Et lorsque son confrère ferma à nouveau momentanément les yeux, il ne parvint pas à le localiser.

Le cosmos d’Asmita avait disparu.

Corell avait perdu son ami pour la seconde fois, alors que celui-ci était tout juste venu. Repoussant la colère qui lui vint naturellement, il se concentra sur la chose importante à faire : il avait la responsabilité de Jamir. Il prit une minute pour jauger la situation et augmenta ses perceptions. Ayant eu la possibilité de lire les rapports, il connaissait les Chevaliers encore présents à Jamir : lui-même, la Vierge, le Bélier, et le Cancer. Il parvint à localiser Shion… Mais le cosmos d’Eidolon avait lui aussi disparu subitement.

Le Capitaine de la Garde arriva à l’autre bout de la pièce à présent éventrée, donnant sur les vents violents de la vallée. Il était blessé à la tête, mais n’avait pas perdu de sa concentration. Se relevant, le Saint ne lui laissa pas une chance de parler.

« Nous sommes attaqués ! Rappelez tous les Chevaliers en mission ! Nous avons déjà perdu les Chevaliers de la Vierge et du Cancer, il nous faut des renforts, et vite !!! Ne vous approchez pas des fenêtres, ils ont un archer ! Je vais protéger la Déesse Athéna. Allez ! »

L’homme s’en retourna sans demander son reste, ses ordres reçus. Le Lion passa devant le mur détruit et se jeta dans l’escalier, en direction de l’étage supérieur. Il y trouva la réincarnation d’Athéna, pleurant de peur, tenue par une servante tentant vainement de la calmer. A ses côtés, deux autres servantes apeurées, ne s’éloignant pas du vieil homme au regard de feu.

« Seigneur Harukei. Vous vous en doutez, Jamir est attaqué. Je ne connais pas leur nombre, mais leur puissance est impressionnante. Ils ont réussi à éliminer les Chevaliers d’Or du Cancer et de la Vierge en une seule attaque surprise. Seuls le Bélier et moi-même sommes encore en vie. J’ai rappelé les Chevaliers en mission, mais je crains pour la vie d’Athéna. Je pense qu’il nous faut l’évacuer au plus vite. »

Le vieil homme fit un pauvre sourire au Saint.

« Trop tard, Seigneur Corell. L’ennemi est déjà à nos portes… »

Le Lion ferma les yeux un court instant, et confirma les sensations du Maître des lieux. Une seconde aura obscure et puissante était apparue, et se dirigeait droit vers la tour. Il sentit que l’attention de l’intrus était portée vers le bâtiment. Toute évacuation était proscrite.

« Alors il nous faut protéger la Déesse Athéna le temps que nos troupes reviennent. Mais un comat aussi près du bébé risquerait de la blesser. », Dit-il tout en caressant la joue du bébé, qui s’arrêta de pleurer en ressentant la présence chaude et rassurante de l’homme qui l’avait sauvée au Sanctuaire. Harukei hocha la tête.

« Je suis d’accord, Chevalier. Je vais lever un bouclier d’énergie autour d’elle. J’espère seulement qu’il tiendra suffisamment longtemps ».

Le Lion réfléchit un court instant et en vint à une conclusion évidente.

« Il serait inutile d’attaquer maintenant. Nous devons tenir le coup le temps que les autres Chevaliers ne reviennent. Je vais renforcer votre bouclier avec mon cosmos. »

Posant une main dans le dos d’Harukei, le Chevalier commença le dur labeur qu’était s’insuffler son cosmos dans le corps de l’autre. Le bouclier se leva, englobant les deux hommes, les servantes et Athéna, prenant la lueur dorée et crépitante du cosmos du Lion d’Or.
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Revy


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MessageSujet: Re: [Fin Septembre 1755] Au sommet de la Tour...   Jeu 27 Aoû - 12:53


Arrow Armure de la Balance

Tout en montant le chemin qui menait à la tour de Jamir, le Sagittaire noir observait tout ce qui se passait autour d’eux. Il ne fallait laisser s’enfuir personne. Elle fit apparaître son arc entre ses doigts, et abattit tout en continuant à marcher les quelques gardes alertés qui sortirent de la tour. Puis elle entra sans hésiter et entama la montée des marches de la tour. Elle entendit des pas précipités descendre l’escalier de la tour, arma son arc, et décocha une flèche dans la gorge d’un homme qui semblait être le capitaine de la garde. Celui ci s’effondra d’une dizaine des marches et son corps s’immobilisa aux pieds de Revy. Son regard ambré détailla le corps, puis se redressa, et reprit son ascension. S’ils comptaient sur lui pour avoir des renforts, c’était raté...

Plusieurs autres gardes tentèrent de se dresser face à l’archère noire, mais aucun ne parvint à la stopper, ni même à la freiner. Si bien qu’elle se retrouva finalement en quelques minutes devant la porte de la pièce qui dominait Jamir : le sommet de la tour ! Elle enfonça la porte d’un coup de pied bien placé, et entra. Elle avait ressenti les cosmos s’agiter, et savait que les deux chevaliers présents encore en vie lui poseraient problème. La création d’un bouclier la retarderait peut être, mais ne la stopperait évidemment pas. Son arc disparut entre ses doigts, et elle s’approcha jusqu’au bord du dôme protecteur. Le cosmos du Sagittaire Noir se déploya violemment dans la pièce, balayant tout ce qui n’était pas protégé par le dôme, et Rebecca posa la paume de ses mains sur le dôme.

Peu à peu, le cosmos conflictuel qu’elle insufflait au dôme tandis qu’Hakurei et Corell tentaient de le maintenir actif finirait par user toute l’énergie deux hommes. Elle comptait là dessus. En peu de temps, ce dôme protecteur serait rompu, et plus rien ne pourrait se mettre entre elle et son objectif. Son regard ambré balaya les différents protagonistes enfermés au coeur du dôme, et la présence de trois bébés attira son attention. Pourtant, un seul retint réellement son intérêt : son regard se posa sur le bébé Athéna qui pleurait, et qu’une prêtresse terrifiée tentait de calmer en la berçant. Le cosmos du Sagittaire Noir redoubla alors, compliquant davantage encore la tâche des deux chevaliers. Ils ne faisaient que s’épuiser afin de gagner quelques misérables minutes. Il ne lui restait plus qu’à patienter, et en tant que tireur d’élite, c’était l’une de ses spécialités...


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Alistraë


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MessageSujet: Re: [Fin Septembre 1755] Au sommet de la Tour...   Ven 28 Aoû - 23:36

Arrow Égypte, Delta du Nil

Telle une comète, je traversai la distance qui me séparait de Jamir. Plus je me rapprochais de ma destination, plus je pouvais ressentir l’urgence de la situation. Deux puissants cosmos maléfiques étaient présents et un combat semblait s’être engagé. Quel ennemi, pouvait posséder des combattants pouvant égaler, les plus puissants d’entre nous. J’avais éliminé de la liste de nos ennemis, les forces de Poséidon et d’Hadès. L’obscurité qui se dégageait de ceux qui nous attaquait, semblait plus maléfique que celle des Spectres, ce que je n’aurais jamais cru possible. De plus, les plus puissants guerriers de ce sombre seigneur, se trouvaient actuellement sur nos anciennes terres du sanctuaire. Si dans un premier temps, j’avais compté rejoindre le combat qui s’était initié, je changeai rapidement de décision. L’un des deux cosmos se rapprochait d’Athéna et mon devoir n’allait que vers elle.

A peine mon pied se posa sur le sol de Jamir, que je m’élançai vers la Tour, dans laquelle se trouvait ma Déesse. Traversant le village, je ne pouvais ignorer le la vision qui s’imposait à moi. Plusieurs villageois et gardes avaient été atteints par des flèches noires. Quelque chose en elle, me mit mal à l’aise. Je ne pouvais m’arrêter, mais inconsciemment ma main se resserra sur l’arme que je tenais. Qu’importe celui responsable de cette agression, j’allai le punir pour ce geste. J’étais absente lors de l’invasion du Sanctuaire, ayant fui mon destin, mon devoir. Aujourd’hui encore je n’avais pas été présente et aurais pu arriver en retard. Je passai non loin, du trio qui s’était formé autour de l’armure de la Balance. Le Grand Pop s’apprêtait à combattre l’un des agresseurs, je ne pus que remarquer l’armure qu’il portait. Un jeune Dragon semblait vouloir porter assistance au représentant de notre Déesse.

... *Ainsi les Chevaliers Noirs sont nos ennemis et pas n’importe lesquels* ...

Au vue de cet ennemi, je sentis ma colère grandir un peu plus. Commun les symboles des plus puissants et nobles des nôtres pouvaient être ainsi détournés. Je compris aussi vers qui je me dirigeai, qui était le responsable du massacre que j’avais croisé. Je sentis le cosmos du Lion tenter de repousser cet agresseur, il n’allait pas pouvoir tenir encore longtemps. Accélérant ma vitesse, je me projetai à travers le mur même de la tour afin d'apparaître devant celle que j’allais affronter. L'armure qu'elle portait était une insulte à l'ordre auquel j'appartenais. Sa noirceur, ne lui enlevait en rien sa noblesse, ce qui la rendait encore plus odieuse à mon regard. Ainsi mon adversaire sera le Saint Noir du Sagittaire. Je pouvais sentir qu'elle possédait un pouvoir égale au dernier porteur de cette armure et surement supérieur au mien.

... « Ne t’approche pas d’elle, retourne sur ton île oubliée ou prépare toi à affronter ma colère » ...

Le ton de ma voix était à l’image de ce que ressentait, colérique, mais cela ne signifiait pas que je commençai à perdre mon calme, bien au contraire. Ce fut d’une voix plus posée que je m’adressai à mes camarades.

... « N’intervenez pas dans ce combat, il est mien. Mais si je devais tomber, achevez cet ennemi et protégez pour moi celle qui se tient dans nos âmes » ...

Ne sachant que faire de l'arme que je venais récupérer et ne voulant pas m'en séparer, je resserrais l'étreinte de ma poigne sur elle.


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Revy


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MessageSujet: Re: [Fin Septembre 1755] Au sommet de la Tour...   Sam 29 Aoû - 13:21



Concentrée sur sa tâche, Revy n’entendit pas immédiatement le chevalier des gémeaux approcher. Ce n’est que lorsque sa voix résonna dans la pièce que la jolie archère tourna ses yeux aux reflets ambrés vers cette intruse qui n’était pas invitée aux festivités. Elle soupira d’un air résigné, et retira ses mains du bouclier, visiblement au grand soulagement de Corell et Hakurei. Puis elle se tourna lentement vers Alistraë en l’observant en silence. Elle l’avait dérangée en pleine mission, mais elle savait que c’était un risque à courir...
- Ta colère, hein... répondit elle d’une voix douce et faible.
Elle balaya la pièce des yeux rapidement : les lieux étaient beaucoup trop petits pour un combat entre deux entités cosmiques. Son regard tomba sur le trou béant qu’avait creusé dans la tour une de ses propres flèches explosives quelques minutes plus tôt. Elle s’approcha, et constata qu’en contrebas, dans la vallée, se trouvait une forêt : un terrain de jeu parfait pour en finir rapidement avec son adversaire.

Elle fit signe à la nouvelle venue de la suivre d’un signe de tête, et rejoignit d’un bond souple et avec une grâce féline la vallée. Elle s’éloigna du village, qui lui rappelait un peu son propre village natal, et arrivée à l’orée du bois, s’arrêta, et fit volte face en direction du chevalier d’Or :
- Ici... Ce sera bien. Le village est assez loin, et nous aurons toute la place nécessaire...
Tout en la détaillant, Revy constata que son adversaire était en colère. Sans doute avait elle peur pour Athéna. Et elle faisait bien...
Rapidement, l’archère noire transmit un message télépathique à Kotarõ pour le prévenir que s’il avait la voie ouverte avant elle, mieux valait qu’il fonce récupérer l’objectif lui même. Puis, d’un seul, coup, le regard de Rebecca se fit plus intense : elle semblait observer chaque mouvement de l’ennemi. Revy n’avait jamais été bavarde, de manière générale. Elle s’en tenait à ce qui devait être dit, et c’était bien suffisant de son point de vue. Elle se mit en garde, et ajouta simplement :
- Réglons ça vite, je n’ai pas de temps à perdre...



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Caedus


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MessageSujet: Re: [Fin Septembre 1755] Au sommet de la Tour...   Ven 11 Sep - 9:39

==> Sanctuaire
(je poste ici bien qu'étant au pied de la tour, afin de ne pas démultiplier les topics. Si erreur merci de me contacter et je changerai.)


Quand il arriva en vue de Jamir, il avait mal aux pieds. On lui avait vendu des baskets Kappa dites « miraculeuses » pour la marche, mais c’était vraiment de la qualité de merde en fait. A première vue elles étaient belles et fortes, mais en fait, elles s’essoufflaient vite et surtout, elles ne sentaient vite fort le poney malade. Pas terrible. Il les aurait bien changées, mais il sentit qu’il n’aurait pas le temps. C’était le bordel. Et ça se voyait de loin, vu que tout explosait de partout. Pendant que Big Boss Nass tentait de reprendre le Sanctuaire avec ses petits amis, Jamir se faisait attaquer bien comme il faut. Caedus n’étant pas au courant, il se dit que soit les Saints avaient oublié de lui communiquer l’info, soit elle n’était jamais partie.

Un peu con mais pas tellement, le jeune homme décida donc d’envoyer une jolie petite flèche en direction d’un avant-poste à quelques kilomètres de là, afin que le reste des Saints dans le monde soient mis au courant. En espérant que l’avant-poste n’ait pas été rasé également. Mais là, il n’avait pas le temps, de toute évidence, Jamir vidé de ses effectifs par l’attaque du Sanctuaire, avait certainement besoin d’aide.

Plus il se rapprocha plus ses craintes se confirmèrent. Le Bélier et un Bronze qui semblait être le Dragon se tapaient un Chevalier Noir plutôt balèze. Et moche, en plus. Ils avaient l’air de se défendre, et Caedus sentait une réelle urgence en direction de la Tour, et de ce qui se passait derrière : un Saint de faisait littéralement défoncer la gueule. Se rendant alors à la tour, il se posta à sa base et prit connaissance du second combat.

L’Armure des Gémeaux semblait avoir trouvé nouveau porteur. Mais pas pour longtemps, au vu de comment elle se faisait ratatiner la gueule. Non pas que Gémini n’était pas puissante, son cosmos présentait des ressources considérables. Mais la Sagittaire Noire, s’il distinguait bien l’armure, était putain de balèze. Ca puait.

Alors qu’il allait intervenir pour aider la jeune femme, un ordre le stoppa dans le cosmos. Athéna était dans la tour, avec le Lion. Le mieux était de rester défendre la Déesse.
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Revy


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MessageSujet: Re: [Fin Septembre 1755] Au sommet de la Tour...   Dim 13 Sep - 18:11


Arrow Revy VS Alistraë

La riposte vengeresse de l’archère Noire avait littéralement éventré les défenses du chevalier d’Or des gémeaux : non seulement la pluie de flèche avait affaibli le corps de la jeune Alistraë, mais la flèche psychique l’avait atteinte de plein fouet, mettant fin au rapide duel qui avait posé les deux guerrières de façon prématurée. Froide, imperturbable, Rebecca s’approcha du corps inerte de sa proie, et la tapota du pied : le Gémeau n’eut aucune réaction. Elle était morte, ou inconsciente. Satisfait, le Sagittaire Noir quitta rapidement les lieux en direction de la tour de Jamir. Sautant rapidement de branche en branche, d’arbre en arbre, elle quitta la forêt pour rejoindre le chemin qui montait la tour de Jamir. Kotaro était toujours en combat, elle pouvait ressentir son cosmos, aussi tranchant que d’habitude. Et au sommet de la tour, le chevalier d’Or du lion lui barrerait la route ! Il ne restait donc plus qu’à régler son compte au Lion et à accomplir la mission.

Elle se savait fatiguée par son premier combat, mais Revy ne pouvait se permettre de prendre le temps de récupérer un peu : des renforts saints pouvaient débarquer n’importe quand, le temps leur était compté ! Elle grimpa le sentier et s’immobilisa brusquement : son regard venait de tomber sur un chevalier dont elle ne connaissait ni l’armure, ni l’identité. Un nouveau venu pendant qu’elle avait perdu du temps face au Gémeau, certainement. L’Archère Noire étouffa un juron : elle n’avait pas besoin de ça ! Elle détailla l’inconnu quelques instants, puis lui parla d’une voix forte en restant à bonne distance :
- Ecartes toi, étranger ! Je n’ai pas de temps à te consacrer ! Cette affaire ne te concerne pas, alors ôtes toi de mon chemin, où tu risques d’être blessé !
Mais en prononçant ses paroles, elle était presque sûre d’une chose : il ne bougerait pas... Il était là lui aussi pour défendre Athéna, quelle que soit son identité. Elle le sentait, son instinct affûté le lui murmurait. Un imprévu dont les deux assassins se seraient volontiers passé...

Spoiler:
 


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Caedus


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MessageSujet: Re: [Fin Septembre 1755] Au sommet de la Tour...   Dim 13 Sep - 19:32

Assis sur un monticule de pierres qui étaient autrefois un large pan de mut de la Tour, à une dizaine de mètres de ce qui restait de celle-ci, Caedus profitait de la dernière cigarette de son existence. Il alternait les yeux fermés en aspirant la fumée afin d’en apprécier chaque bouffée, et la vision lointaine du corps sans vie du Chevalier des Gémeaux, reposant sur l’herbe rougie de sang d’une petite clairière. Caedus n’était pas fou. Il pouvait peut être rivaliser avec certains Chevaliers d’Or, mais si même Gemini s’était faite tuer aussi rapidement, c’est qu’il n’avait aucune chance contre l’archère. Et alors qu’il sentait la présence de cette dernière se rapprocher, il profitait une dernière fois de la brise, du soleil réchauffant sa peau. Il avait le sourire. Les Saints ne l’avaient pas accepté. Peut être que par sa mort, il resterait dans leur mémoire.

Lorsque l’archère apparut à quelques mètres de lui et l’harangua avec véhémence, il ne bougea pas et se contenta de prendre une autre bouffée de sa clope, arrivant bientôt à son terme. Au terme de quelques secondes, il se tourna vers elle, et la détailla. Il prend le temps. De la tête aux pieds, avec un léger sourire. Il reprit une bouffée.

« Tu sais, t’es plutôt pas mal pour une salope. Tu voudrais pas poser ton arc et qu’on prenne du bon temps tous les deux ? »

Mais il sentait bien que la jeune femme aux cheveux chatains et à la poitrine croquante n’était pas dans le même mouv’. Il soupira. Une dizaine d’éclairs se mirent à crépiter dans son dos, à plusieurs mètres du sol. Nouvelle bouffée.

« Bon, si jamais tu changes d’avis, je suis ton homme. Je suis plutôt doué, tu sais ? Enfin, c’est ce que les femmes disent en général. J’ai juste un peu moins de succès en Asie. Mais y’a que de la peau sur les os là bas, alors je suis moins intéressé de toute façon. »

De chaque éclair se matérialisa une épée comme provenant d’une autre dimension. Chaque épée flottait dans les airs, lame pointée vers l’archère. Nouvelle bouffée. Il claqua des doigts.

Les épées sont catapultées vers la Sagittaire noire, et explosent à son contact, faisant trembler la Tour. Toujours le sourire aux lèvres, Caedus prend une dernière bouffée et se lève tout en écrasant sa clope.

« C’est parti. »

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Corell


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MessageSujet: Re: [Fin Septembre 1755] Au sommet de la Tour...   Ven 9 Oct - 16:07

La présence obscure de la jeune femme se volatilisa en même temps que son corps, laissant Jamir retomber dans une relative quiétude. Le Lion d’Or observait la scène depuis le trou béant qui avait autrefois été la fenêtre de la chambre d’Athéna. D’ici, il pouvait tout apercevoir : Caedus qui avait défendu la Tour face au Sagittaire Noir, et Shion du Bélier en compagnie d’un Chevalier de Bronze qu’il ne connaissait pas, qui se tenaient au-dessus du Capricorne Noir vaincu. Rien à l’horizon. Rien dans le cosmos. Tout laissait présager à la fin de cette terrible attaque. Et les Saints étaient victorieux.

Mais le sang avait coulé. Les Chevaliers d’Or de la Vierge et du Cancer étaient portés disparus. C’était un coup dur pour les armées d’Athéna. Fort heureusement, il semblait que le Chevalier des Gémeaux, qui s’était sacrifiée pour gagner du temps, avait survécu. Mais les plus grosses victimes étaient les gardes du Sanctuaire. La quasi-totalité avait été éliminée par la Sagittaire Noire en une seule attaque. C’était un véritable carnage, et une source de colère pour le Lion qui avait été en charge de la défense des lieux, et avait été complètement pris de court. Lui qui d’ailleurs allait généralement en première ligne pour épargner la vie des Gardes, généralement les premiers décimés par les ennemis d’Athéna.

Corell soupira en se retournant, et avisa le bébé endormi à présent. Il se permit un sourire.

Athéna est saine et sauve, et c’est ça le plus important. A nouveau, nous ne sommes pas passés loin du désastre… Heureusement que le Chevalier des Gémeaux est intervenu et nous a fait gagner du temps.

Il ne connaissait pas la jeune femme, mais comptait bien la remercier quand il la reverrait. Sa réflexion fut coupée par un bruit de pas dans l’escalier : un des rares gardes encore en vie. Il le prit à l’écart avec Harukei et écouta son rapport, qui ne fit que corroborer ce qu’il avait déjà constaté de son nid d’aigle.

« Faites venir du renfort de nos avant-postes, et faites revenir les Chevaliers en mission. Nous avons cruellement besoin de renforts pour protéger Jamir et reconstruire notre nouveau bastion. Véhiculez l’information au Chevalier du Verseau, mais qu’il n’arrête pas sa mission. Jamir a tenu, et nous devons récupérer le Sanctuaire coûte que coûte. Harukei, je vous laisse veiller sur Athéna, avec Caedus en faction devant la tour. Je vais rejoindre le Grand Pope et lui apporter les nouvelles. »

Le Chevalier d’Or caressa la joue du bébé avant de sauter par le nouvel accès providentiel. Atterrissant souplement après une chute de plusieurs dizaines de mètres, il se dirigea d’un pas rapide vers Shion.

==> Jamir, camp des Saints, entre la Tour et le village
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Alistraë


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MessageSujet: Re: [Fin Septembre 1755] Au sommet de la Tour...   Ven 9 Oct - 19:16

Arrow Revy VS Alistrae

Spoiler:
 

Les combats semblaient prendre fin et ce par des victoires, même si la fuite de celle qui portait l’armure noir du Sagitaire, me laissait un gout amer dans la bouche. Il se pouvait aussi que ce gout, vienne de ma défaite, du moins de la manière dont j’avais perdu mon combat. A cette pensée, je portai mon regard sur l’arme que je tenais dans ma main, malgré cette aura maléfique qui s’était dégagée d’elle, je ne parvenais pas à vouloir m’en défaire. Voilà un piège bien sournois, mis en place par notre ennemi. Mais cela donnait une explication à la raison pour laquelle, elles avaient quitté l’armure de la Balance. Cette dernière devait les avoir rejeté, repoussant ainsi leur corruption loin d’elle et de celle qu’elle servait. Devais-je considérer mon choix, d’aller à leur recherche comme une erreur. Je laisserais le Grand Pope décidait de la suite des événements, mais il n’était pas facile de suivre et d’attendre des ordres, lorsqu’on a pris l’habitude d’agir seule, en solitaire.

M’appuyant sur le tronc d’un arbre, je portai mon regard vers la tour et le trou que j’y avais fait. J’aperçu alors une silhouette, l’or de son armure renvoyait les rayons du soleil, comme un signe d’espoir et la fin des hostilités. Malgré le calme qui regagnait les environs de la tour, je ne pouvais chasser l’inquiétude de mon esprit. Notre ennemi, était parvenu à faire appel à des guerriers dont la puissance pouvait dépasser celle des Chevaliers d’Or. Cela n’annonçait que de sombres nuages pour l’avenir. Mais mes années de solitude, m’avaient appris à apprécier le moment présent. Me satisfaisant de celui-ci, je pris la direction de la tour et de sa précieuse habitante. Il ne me fut pas difficile de rejoindre le plateau sur laquelle se trouvait celle-ci, mais le spectacle que je vis chassa toute satisfaction. Les dégâts avaient été important, non pas du fait des combats, mais de l’attaque surprise des assassins. Comment avais-je put me sentir soulagé de la fin des combats, alors que tant avaient trouvé la mort ou gisaient blessé. Ma première pensée, n’alla pas à mes parents, mais à une petite fille, que j’avais rencontrée à mon arrivée. Je savais que la perte de cette dernière, me porterait un coup bien plus douloureux, que celle de ces derniers. Je savais que mon père faisait partit de la garde et qu’ils avaient payé un lourd tribut. Retirant mon masque afin d’essuyer le sang qui maculait mon visage, je le remis en place avant de me diriger vers la tour et m’assoir à son ombre afin de récupérer de mes blessures. Cela faisait longtemps que mon corps n’avait pas tant souffert et même si une vie d’errance l’avait endurcit, il avait atteint ses limites. L’étranger avait pris faction non loin et il aurait de mauvaise grâce de ma part, de ne pas aller le remercier d’avoir pris ma relève. Mon masque cachant mon visage et mon expression, je lui exprimai mon respect par le ton de ma voix.

… « Je ne connais pas votre nom, je suis Alistrae et je tenais à vous remercier pour votre dévouement » …

Je ne savais que dire de plus et resta là silencieuse, quittant de mon regard ce valeureux pour le porter sur Shion et notre prisonnier. Mon poing se serra de lui-même, lorsque mon regard se posa sur le chevalier à l’armure noire. C’est alors que j’aperçus un scintillement doré dans les mains d’un jeune homme, que la stature du Lion marchant vers lui m’avait caché. Lui aussi semblait porter une arme, surement l’une de celles qui avaient été envoyé au loin. Avait-il remarqué le maléfice qui l’imprégnait, avait il lui aussi subit ce dernier ? A moins que celui ne disparaisse, maintenant que l’attaque avait eu lieu, mais j’en doutais. Cette menace ne pouvait être ignorée, plus longtemps. Mais je ne pouvais laisser seul le guerrier, il se pouvait que la fuite de l’archère ne soit qu’une feinte. Sans un mot, je pénétrai dans la tour, afin de rejoindre la chambre d’Athéna et me placer en garde au niveau de l’ouverture créée.


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: [Fin Septembre 1755] Au sommet de la Tour...   

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[Fin Septembre 1755] Au sommet de la Tour...

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