RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [Fin Septembre 1744] Aux Aurores. - Arbhaal.

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Zira


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MessageSujet: [Fin Septembre 1744] Aux Aurores. - Arbhaal.    Mar 14 Juil - 11:33



[1744] Aux Aurores.
▬ Lestement, la jeune femme poussait d’une main le berceau de l’enfant pour entretenir ce long et lent va et vient qui, mollement, se répétait sous ses yeux depuis des heures. Le feu crépitait dans l’âtre et éclairait par scintillement son visage fin, déformé par une moue certaine et la main qui soutenait sa joue. Sa longue chevelure blond cendré dévalait dans son dos en une tresse à la largeur rare, et une robe simple, d’un espèce de coton blanc cassé, tenait son rôle d’habit du soir.

Lira était d’humeur un peu morose. Un vague cafard succédait à la colère qu’avaient provoquées les insomnies aigues de son fils. Agé d’à peine plus de un an, il lui arrivait encore souvent de ne pas faire ses nuits, ou mal, aux frais de celles de sa mère. Jeune mère – l’adolescente avait du caractère et de l’énergie, mais tout de même besoin de dormir. Et elle tachait bien de lui faire savoir ! Mais elle perdait toujours à cette bataille, et c’était par une tendresse résignée et patiente qu’elle finissait, systématiquement, par tirer durablement les paupières de son fils vers ses joues rebondies.
Et il était où le papa, hein ? Certainement pas en train de lui permettre de dormir ! Boudeuse dans sa solitude, elle grommelait intérieurement, pestait contre lui lorsque piquant du nez, le petit se remettait à gémir. Elle en lui en voulait pas réellement, pourtant – Lev était gentil, attentionné, adorable… Il était seulement absent, et elle savait que si tôt rentré auprès d’eux, il la rendrait heureuse. Mais cette pensée la rendait un peu niaise sur les bords, et elle ne voulait pas s’accorder trop de clémence. (Non !) Elle se permettait donc de se plaindre aux Dieux, regrettant son lit. (Na !)


Lentement, très lentement, Lira éloignait les doigts du rebord du petit lit de bois, le regardant tanguer de moins en moins, de moins en moins… jusqu’à l’immobilité. Elle aussi, demeura immobile, sourcils levés. Rien.
Évidemment ! Il avait fallu que toute trace de sommeil l’ai quittée pour que la couche puisse cesser de tanguer sans que le moindre couinement ne s’en échappe. Les braises étaient faibles et ne crépitaient plus vraiment… par le verre polis de l’épaisse fenêtre, une vague lueur filtrait déjà, preuve que le soleil ne tarderais pas à chasser la nuit. Elle se permit un gros soupir. Et se leva d’un bond –discret- pour quitter la chambre et gagner la pièce principale. Entrée, salle à manger, grosse cheminée toussa toussa. Quitte à ne pas avoir sommeil, autant faire quelque chose du temps qui lui était imparti. Elle avait les reins endoloris, et les jambes qui réclamaient corps et âme un peu d’exercice. Se saisissant d’une capeline de fourrure accrochée non loin, elle passait le pas de la porte.

L’air était froid et le paysage vaste et vide. L’été avait subitement laissé place à la neige quelques jours plus tôt, recouvrant tout les environs d’un voile immaculé. La maison Vladinov se tenait un peu a l’écart d’Idavoll, et l’un de ses flancs faisait généreusement face à l’effigie d’Odin ; l’entrée s’y trouvait, et Lira sur le perron.
Joignant ses mains pour les réchauffer la jeune femme la contemplait distraitement, mi pensant à son mari, mi ailleurs. Qu’est ce qu’elle l’aurait bien eu dans son lit, la ! Après lui avoir flanqué une petite gifle (enfin, au moins un bon coup sur l’épaule) et lui avoir collé la veillée pour les jours suivants, mais quand même. Enfin, ca n’avait rien d’inhabituel… Cette pensée était même un peu trop usée à son gout pour la faire encore sourire – le couple était jeune, et c’était la première fois qu’Ivan s’absentait plus d’un mois.


Lira est le nom de "Zira" à l'époque, 17 ans. Son fils, Lev, a un peu plus d'un an.


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Arbhaal


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MessageSujet: Re: [Fin Septembre 1744] Aux Aurores. - Arbhaal.    Mar 21 Juil - 19:58

Damnée neige, damné climat, damnée terre désolée et sans joie ! Depuis combien de temps errais-je ?! Excellente question à laquelle j’étais bien incapable de répondre avec exactitude. Les plaines mornées et déprimantes se disputaient le paysage avec les monts enneigés et les quelques arbres morts présents ici et là. Pour un peu, même la porte d’entrée des enfers m’aurait semblé plus accueillante. Du moins dans mon imaginaire. Je m’estimais encore bien trop jeune pour la connaitre. J’avais déjà connu quelques hivers solitaires, depuis la mise à mort des miens. Des périodes glacées terribles en France, en Italie ou en Angleterre. Mais rien n’était comparable au climat de ces maudites terres du nord. Non mais quelle idée de venir se perdre ici… Mais d’ailleurs était-on réellement en hiver ? A force d’errer sans but, j’avais véritablement fini par perdre toute notion du temps, et le simple fait d’imaginer me trouver en Automne me fila le cafard. Des jours et des jours à grommeler contre ma bêtise téméraire. Encore adolescent, et pas tout à fait adulte, j’étais poussé par cette conviction tenace d’être immortel, tout puissant et que nul obstacle ne pourrait résister à ma soif d’aventure. Mais là, perdu au fin fond de ces terres dévouées à ce grand bloc de pierre froide qu’était Odin, je commençais à maudire mon esprit curieux. Si je parvenais à me tirer de ce mauvais pas, je me jurais pour la millième fois au bas mot, de rejoindre aussitôt les chaleureuses terres du sud, de l’Attique à Rome. Par chance, ma sorcellerie naturelle était suffisante pour me garantir un bon feu chaque nuit, et mes talents martiaux pour m’offrir de temps en temps un lapin ou une proie plus robuste, mais le manque de variété de mes menus ne contribuait pas vraiment à me rendre de meilleure humeur. C’est alors qu’à travers les bourrasques et les flocons de neige, j’aperçus au loin la statue majestueuse d’un grand bonhomme inerte, que je présumais être la divinité maitresse de ces terres. Je pressentis alors que sa présence de roc allait de pair avec une colonie de fidèles. Humains = nourriture. Fort de cette équation simpliste, j’accélérais le pas, manquant tomber dans une congère, et me ruais vers la première habitation qui eut le malheur de se présenter à mes yeux d’adolescent affamé. Parvenu à proximité de la bâtisse, j’aperçus sur son seuil une jeune femme à la beauté saisissante. Faisant fi de ma timidité naturelle, mais de plus en plus malmené par mes expériences successives, je m’approchais d’un pas moins effréné pour ne pas l’effrayer.

Hum… Pardonnez-moi ma dame… Je suis un voyageur perdu depuis des semaines sur ces terres. Auriez-vous la générosité de m’offrir le gite et le couvert ? Je n’ai pas connu une véritable nuit de repos depuis que j’ai foulé ces terres nordiques. Et j’ai de quoi payer.

A voir ma tenue dépenaillé, ma mine sale et mes cheveux se baladant aux quatre vents, je ne pouvais pas vraiment miser sur ma bonne bouille pour influer sur sa générosité. Je ne savais rien de cette femme, hormis qu’elle était extrêmement belle, mais le langage de l’argent était universel. Etais-je déjà aigri pour mon jeune âge ? Non, j’avais juste longtemps voyager et côtoyer le meilleur comme le pire de l’être humain.
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Zira


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MessageSujet: Re: [Fin Septembre 1744] Aux Aurores. - Arbhaal.    Dim 9 Aoû - 11:40



▬ Lira écarquilla les yeux face à cette apparition soudaine : elle ne s'était certainement pas attendue à recevoir de la visite ! Nocturne et crasseuse, soit dit en passant. Le soleil remuait à peine ses rayons au delà de l'horizon, et le ciel était encore d'un bleu sombre et pénétrant. Il n'y avait pas un bruit sur la steppe, et les voyageurs en Asgard étaient rares... et toujours dans le besoin. La jeune femme fit un grand "Hh !" aspiré, joignant ses mains devant son minois, avant de courir dans la maison en claquant la porte derrière elle. Ses pas résonnèrent quelques instants, puis plus rien.


C'est presque jetée au visage qu'il reçut la serviette de coton qu'elle lui assena. « Vous devez être gelé ! Essuyez-vous et rentrez vite. » - C'était faire un peu les choses dans le désordre, mais la fatigue la rendait chaotique - et la serviette chaude, qu'elle appréciait elle-même le plus, avait la première occupée ses pensées. Lui adressant un mouvement amical de la tête, elle disparut la première dans l'embrasure de la porte.

L'intérieur de la bâtisse aux épais murs de Pierre était chaleureux : des tapisseries recouvraient sol et parois, et le mobilier, bien que peu fourni, témoignait d'un certain confort de vie. Une vaste table et deux grands fauteuils faisant face à la cheminée en constituaient le principal. Dans un coin, près de la fenêtre, un petit divan, et près de la table une armoire et un meuble de rangement, ainsi que l'ouverture donnant sur un petit espace cuisine. La lumières de flammes y faisaient vibrer les ombres, réchauffant silencieusement un peu de potage. La maison était vide, la température qui y régnait agréable… Pourtant, il ne restait du feu dans l'âtre qu'un petit amas de braises qui luisaient faiblement. Un calme dense emplissait l'espace. A l'aide d'un tisonnier et de quelques bûches, Lira s'affairait déjà à raviver les flammes.
Ayant grandit en Asgard, la jeune femme connaissait mieux que quiconque la rudesse de son climat et d'un voyage à travers ses terres. Depuis son plus jeune âge elle avait entendu des récits de voyageurs perdus, ou morts dans les steppes - elle y avait été confrontée, deux fois. Depuis, elle savait que la menace n'était pas à prendre à la légère : pas seulement celle au cours du périple, mais aussi celle du mal latent.

« Je suis désolée de ne pouvoir vous proposer que peu de choses. » Se redressant, elle ramenait une mèche derrière son oreille. Discrètement, l’odeur de la nourriture commençait à poindre.
La jeune femme la jaugea quelques secondes, tendant l’oreille, avant de se glisser dans la cuisine – la lumière cessa d’y danser, et elle en revint un grand bol fumant dans une main, une planche avec un peu de charcuterie dans l’autre. Durant l’Hiver, la viande pouvait aisément se faire rare… Mais elle estimait avoir des réserves suffisantes pour se permettre ce geste. Et après tout, il valait mieux avoir un peu mois de Jambon qu’un corps humain sur les bras. Les gens d’Asgard n’étaient pas suffisamment désespérés pour s’épancher dans le cannibalisme ! Ou du moins, pas chez elle. Lira lui sourit.


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Arbhaal


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MessageSujet: Re: [Fin Septembre 1744] Aux Aurores. - Arbhaal.    Lun 17 Aoû - 12:10

Je poussais un cri de surprise, bien vite étouffé par la serviette de coton que je reçue en pleine pogne. Fort heureusement, la chaleur émanant de ce morceau de tissu suffit à calmer aussitôt tout réflexe d'agacement face à un tel traitement. Bon sang que c'était bon !!!! Je m'essuyais le visage avec application, faisant jaillir de la crasse les traits plutôt séduisants de mon visage adolescent.

M...Merci...

Suivant les directives de la jeune femme, je pénétrais à sa suite dans sa demeure, au demeurant fort accueillante. La chaleur ambiante m'arracha un soupir de reconnaissance. Je venais d'arriver au paradis, après avoir traverser un enfer de gel, de froid, de congères et d'arbres morts. J'observais la pièce, tout en savourant le confort, certes rudimentaire mais ô combien bienvenu. Une délicieuse odeur de nourriture gagna alors les lieux et mon estomac répondit par un grondement à faire trembler les murs. C'est alors qu'une assiette de victuailles apparut devant moi. Erreur fatale. Un filet de bave coula de ma lèvre, et je me rusais vers la nourriture, pour assouvir un besoin vital. Ce n'est qu'après avoir satisfait ma faim dévorante, que je réalisais mon impolitesse.

Bon sang, pardonnez-moi... Merci de votre générosité. Sans vous, je n'aurais peut être pas tenu un jour de plus. Je ne possède pas grand chose, mais j'ai assez d'argent pour vous rembourser cette nourriture.

Joignant le geste à la parole, je posais mon baluchon à terre avant de me mettre à farfouiller dedans.

Je m'appelle Arbhaal. A quel nom dois-je adresser mes plus humbles remerciements ?

Des vêtements sales, quelques babioles, souvenirs, du vin d'Italie, mais où se trouvait donc ma bourse ?! Après quelques instants de recherche frénétique, je finis enfin par mettre la main dessus. Je l'ouvris sans attendre et mon regard croisa l'améthyste qui demeurait mon dernier souvenir d'une enfance heureuse. Je restais paralysé quelques instants, ramener bien loin en arrière, avant de saisir quelques pièces d'argent coincées sous la pierre précieuse. Je les tendis alors votre ma sauveuse, remarquant enfin la beauté de son visage et l'amabilité de son expression.

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Zira


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MessageSujet: Re: [Fin Septembre 1744] Aux Aurores. - Arbhaal.    Jeu 17 Sep - 12:49

▬ L’empressement de l’apparut n’étonna guère Lira, qui s’en amusa même un petit peu avec une bienveillance similaire à celle qu’elle avait pour les enfants du voisinage lorsqu’elle les voyait dévorer des repas entiers en quelques minutes, forts d’une après midi de jeu dans la neige. Cette affamé là ne s’y était, cependant, pas autant amusé – mais il n’en était que plus vorace ! Souriante depuis plusieurs minutes déjà elle laissa échapper un léger rire lorsqu’il daigna enfin prendre la parole, une fois annihilées ses réserves de poitrine fumée. « Je vous en prie, vous ne me devez rien. »

‘C’est normal’ aurait elle ajouté – et ca l’était à son sens, ne serait ce que pour cette histoire de cadavre précédemment évoqué. On pouvait cracher sur Asgard et ses habitants taciturnes, isolés du monde, mais les gens du nord savait ce que c’était que l’hospitalité et la mettre en pratique. Même les plus pauvres ne laisseraient pas dépérir dans le froid un voyageur dans le besoin… Et les Vladinov n’étaient pas même de ceux la.
Puis, de toute façon… L’année était dure, et la nourriture coutait une fortune lorsqu’on avait la chance d’en trouver. Au bout du compte, beaucoup se contentaient de prendre un arc et parcourir la forêt. Les réserves, et quelques plans de pomme de terres enfouis sous la neige arrondissaient les angles.

« Lira. Je m’apelle Lira Zaslavski. » D’une légère ondulation de la main, elle enjoignait à la sienne de garder ses pièces. « Vous êtes le bienvenu. Profitez-en pour vous reposer un peu et dormir. Je n’ai pas de lit à vous proposer malheureusement, mais je p… -Un gémissement plaintif fit tressauter la jeune mère, dont le visage se décomposa instantanément. Le son, qui avait d’abord endossé la forme d’un espèce de grand « muuu » se mua en une plainte plus forte et aigue. Se redressant de tout son long, pâle, Lira fit volte face pour courir à la chambre. C’était en raison de cette petite chose, justement, qu’elle ne proposait pas à cet Arbhaal la chambre et le lit qu’ils occupaient habituellement, elle et son mari.

Recueillant le bébé entre ses bras, elle le balançait les cernes lourds. Il ne pleurait pas, mais dès qu’elle ne faisait qu’adoucir son manège, le gémissement reprenait. Par la commissure de la porte, elle adressa une mine désolée à l´invité, joignant l’expression à la parole. « Je suis désolée, je pensais qu’il allait enfin faire sa nuit… » Disait elle, vers cinq heure et demie du matin.

« Je peux vous apporter coussin et couverture et vous installer sur le canapé … ? »


Désolée j'ai découvert ton rp que très trèès longtemps après que tu ne l'ai posté ! >x< Gomen
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Arbhaal


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MessageSujet: Re: [Fin Septembre 1744] Aux Aurores. - Arbhaal.    Jeu 15 Oct - 18:50

Citation :
Vraiment désolé de mon retard ! Avec ce qui se passe au Sanctuaire, j'ai complétement oublier de répondre...

Cette malheureuse femme semblait l'image même du martyr. Je connaissais bien les affres des nouvelles mères, surtout si jeunes, mais je ne pouvais qu'être bluffé par sa patience. Le petit nourrisson possédait déjà un sacré caractère, ainsi que des poumons parfaitement développés. Depuis quand mon hôtesse n'avait-elle pas mener une nuit à son terme ? L'espace d'un bref instant, j"ouvris la bouche pour demander des nouvelles de son époux, qui aurait dû normalement la soutenir en un tel moment, mais une gêne bienvenue me coupa dans mon élan. Un mari absent pouvait signifier tant de choses.... Une fille mère, un chasseur en quête de nourriture, un homme peu désireux de s'encombrer de l'éducation d'un gamin geignard. Je ne pouvais ni comprendre, ni accepter un tel comportement. Quand on fait un gosse on l'assume !
je me rendis alors compte que la jeune femme venait de me faire une proposition pour le moins tentante. Une bonne et longue nuit réparatrice.... Je ne demandais pas mieux ! Et pourtant, une autre priorité s'imposa à moi.

Non.

D'un bond, je me levais pour m'approcher de mon hôtesse et de son enfant, que je couvais d'un regard bienveillant.

Je ne suis pas celui qui a le plus besoin de dormir. Vous en avez bien trop fait pour moi, il serait normal de vous proposez quelque chose en échange.

Avec la plus infinie douceur, je glissais mes mains près de celles de Lira, jusqu'à tenir également la tête et le corps de cette petite merveille sonore.

Permettez moi de veiller sur votre enfant quelques heures. Juste le temps pour vous de dormir un peu. Un enfant ressent mieux que quiconque les sentiments négatifs, induits par l'épuisement. Il sera surement plus apaisé en sentant que sa mère est en pleine forme, non ?

Un sourire nostalgique se dessina sur mon visage, sans même que je m'en rende compte, tant je ne pouvais détacher mon regard de cet adorable bébé, qui j'avais déjà bien ce qu'il voulait !

Je connais quelques comptines venues d'un lointain passé... Ce sera l'occasion de les faire partager à la nouvelle génération.
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MessageSujet: Re: [Fin Septembre 1744] Aux Aurores. - Arbhaal.    

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[Fin Septembre 1744] Aux Aurores. - Arbhaal.

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