RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
Bienvenue sur Saints Of The Past !

Venez rejoindre la communauté des Chevaliers du XVIIIème siècle, à l'époque de Shion et Dohko, incarnez votre propre personnage, choisissez votre Armure et participez à l'histoire de l'ancienne Guerre Sainte !

Veuillez vous connecter ou vous inscrire


RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
 

Partagez | 
 

 [Mai 1755] Envoûtante Ecosse [Ciaran]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité


Invité



MessageSujet: [Mai 1755] Envoûtante Ecosse [Ciaran]    Dim 9 Aoû - 17:32

Royaume de France, une soirée en une ville portuaire dont le nom restera secret..
.



" Ma dame, vous devriez attendre avant de révéler cet heureux événement à votre galant... "
" Mais je... "
" Je crains que sa réaction ne soit celle que vous attendiez. "

Et levant la tête, Morgane plongea son magnifique regard bleu droit dans les yeux de son interlocutrice. Sous la coiffe qu'elle avait revêtue pour ajouter à la magie de l'atmosphère ambiante, sa beauté semblait encore plus atypique. De longs cheveux noirs coulaient dans son dos en une coiffure qui était aussi belle que sauvage.

" Vous avez un époux qui vous aime plus que tout. Cet enfant, il est prêt à l'aimer... "
" Mais je... "


Posant cette fois la main sur celle de la malheureuse.

" Votre époux vous aime sincèrement et sera heureux d'accueillir cet enfant alors que l'autre lui vous rejettera si vous refusez d'aller voir une faiseuse d'anges... Réfléchissez... "

Le jeu d'influence venait de commencer. C'était tellement commun, tellement commun, à son grand regret. Jamais, Morgane ne pourrait laisser une femme se diriger droit vers la fin que ses visions lui faisaient deviner sans tout tenter. Des coureurs de dots, des courtisans profitant de leurs talents de séducteurs pour profiter de la faiblesse de femmes fragilisées. Elle en avait déjà tant vu des monstres sans cœur, hommes et femmes, profitant de la faiblesse des autres ou de leurs talents naturels sans le moindre scrupule. Enfin, cette fois, la chance semblait être avec cette enfant...

Quinze ans, mariée à un homme bien plus âgé mais qui était sincèrement amoureux et bon avec elle. Pour cela que la sainte savait qu'elle ne risquerait pas grand chose à avouer cette grossesse à son époux. Au moins, il aurait l'illusion de penser qu'il est de lui même si l'imprudence de sa jeune et tendre avait du lui ouvrir les yeux depuis longtemps.

" Parlez à votre époux avant. Je vous en conjure. Si cet enfant est celui de l'amour, offrez-lui ce qu'il peut avoir de mieux... Un père et une mère qui a défaut de s'aimer l'un l'autre l'aimeront tous deux... "

Morgane était orpheline mais elle avait eu la chance de connaître l'amour d'une mère d'adoption et son don de persuasion était si puissant qu'elle ne doutait plus de l'issue de cette consultation. Pour une fois, elle aurait la certitude de pouvoir éloigner pour l'instant le spectre de la mort de cette jeune femme et de son enfant à naître.

Cette nuit, elle verra quel genre d'homme est celui qu'elle place si haut...


~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~

Enfin, ses séances venaient de se terminer ainsi que les quelques instants passés auprès de ses clientes. Ces consultations privées en plus de lui montrer tant et tant de la nature humain, autant le pire que le meilleur, lui avaient offert de quoi se payer le voyage qu'elle comptait effectuer. Un périple qui la mènerait de l'autre côté de la mer, au plus profond de l'Ecosse lointaine...

Enfin...

Contemplant les étoiles, elle ne pouvait s'empêcher de sourire, rêvant déjà de retrouver ses racines. Tant de mois, de saisons consacrés à cela avec le soutien de son maître qui pour une fois ne s'y était pas opposé. Sans doute, jugeait-il enfin la jeune femme capable de se défendre.

Une étoile fila dans le lointain avant de disparaître sous les masse des quelques nuages entourant la lune croissante. La marée était basse et elle se sentait d'humeur à marcher sur la plage. Aussi, rajustant sa capeline, elle s'engouffra sans la moindre crainte entre les ruelles menant à la grève.

Tout était si doux en cette nuit, rien ne laissait présageait ce qui allait suivre. Le temps de traverser une ruelle débouchant sur une impasse et elle se retrouva face à trois hommes dont l'un n'était autre que le débauché ayant mis sa cliente enceinte.

De ses magnifiques yeux bleus, elle le détailla. Il avait bien de l'allure et quoi plaire aux jeunes tendrons mais son regard lui trahissait bien souvent le côté malsain profondément caché sous cette apparence soignée. Un côté qu'il était visiblement bien décidé de laisser en cet instant s'exprimer.

" Ah... "

Sans prendre le temps de se présenter ou même d'esquisser un début de phrase, elle l'avait frappée en plein ventre avant de l'empoigner et de la jeter dans l'impasse.

" Alors, la belle ? On se mêle des affaires des autres et on se fait payer à prix d'or... "
Espèce de lâche, s'en prendre à une femme seule...
" silence, putain !!! "

Un autre coup la fit taire avant qu'elle ne découvre celui qui venait de la frapper. Un homme de mains visiblement...

" Maintenant, tu vas me rendre tous les bijoux et louis d'or qu'on t'a remis en guise de paiement. Je sais que tu coûtes très cher. Horriblement cher et que tu ne donnes même pas de plaisir comme une catin que tu pourrais très bien être. "

Se laisser molester comme cela mettait ses nerfs à rude épreuve mais elle devait encore se retenir.

" La dépouiller, c'est cela que tu es vraiment... "
" Car tu penses être mieux, sale gueuse..."


Et l'empoignant de nouveau avant d'arracher ses vêtements cherchant le paiement de ses clients.

" Donne-moi ça sinon je te jure que mes amis s'amuseront si bien avec toi que plus personne ne voudra forniquer avec une chienne comme toi. "

D'autres coups s'ensuivirent avant que la jeune femme ne sente une présence approcher. Enfin, si la dame venait bien, elle pourrait voir son cher amour sous son vrai visage.
Revenir en haut Aller en bas
Ciarán


Général
Général
avatar

Messages : 272

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
170/170  (170/170)
Dieu Protecteur: Poséidon Poséidon

MessageSujet: Re: [Mai 1755] Envoûtante Ecosse [Ciaran]    Lun 10 Aoû - 11:05

« J’savais que c’était une bonne idée c’voyage ! T’en dis quoi Michel ? »

Les pieds sur la table, l’homme qui avait lancé ces quelques paroles se balançait sur les pattes arrières d’une chaise en bois qui grinçait. Le Général de Poséidon, avait eu une grande idée en se disant que L’Ecosse était un bon endroit pour passer une bonne soirée. Le climat n’était évidemment pas l’atout majeur de ce pays, et, pour être honnête, il n’avait pas grand-chose à faire des majestueux paysages que pouvaient être les Highlands. Il lança un coup d’œil sur ce qui l’avait attiré au fin fond de ce pays, si proche de son Irlande natale, mais qu’il n’avait que peu traversé. Un verre. Un liquide, brunâtre. Du bourbon. Le meilleur bourbon d’Ecosse, à ce qu’on racontait…

« Bah alors, tu réponds rien Michel ? » Grogna le Kraken, en direction de son compagnon de soirée. Il ne s’attendait évidemment pas à une réponse claire et précise, après tout, lui aussi avait eu droit à son dé à coudre de liqueur. Et puis s’il s’était mis à lui parler avec un accent Shakespearien, il se serait posé des questions. Car ce dernier, poilu et d’un taille approximative de quarante centimètres, était un petit singe, qu’il avait renommé de la sorte. En venant sur ces terres, il était tombé sur un bateau de corsaires, qui avaient tenté de mettre à sac sa petite frégate. Quelle douce ironie. Il les avait tous envoyé à la mer, les privant même du canot de sauvetage qu’on laissait aux traitres. D’un autre côté, il n’y avait qu’un demi-mile jusqu’à la côte. S’ils arrivaient à se débarrasser de leur ferraille, peut-être même qu’ils pourraient la rejoindre à la nage ? D’un autre côté, ce n’était sérieusement pas son problème. Comme le monstre représentant son écaille, il avait envoyé par le fond ceux qui le méritaient.

Cette rencontre fortuite était une preuve que son entreprise était bénie des dieux. Non seulement il s’était trouvé un compagnon de jeu plutôt sympathique, mais en vendant la grande embarcation pirate, il s’était procuré assez d’or pour passer une soirée des plus agréables. Après une bouteille ou deux de ce doux nectar, il s’était promis une belle nuit en belle compagnie. Et elle avait bien commencé ! Il s’était rincé la gorge avec une demi-bouteille de la meilleure gnôle, et avait bien l’intention de finir le reste de son achat… Enfin, s’il arrivait à remettre la main sur son nouvel ami.

« Où est-il passé ce macaque ? » se demanda à voix haute le jeune homme en se grattant la barbe naissante qui couvrait son menton. Son regard se figea sur la table à l’endroit où, quelques instants plus tôt, se trouvait la demi-bouteille de bourbon qu’il lui restait. « Seo bastaird beag ! Petit voleur à poils ! » S’exclama-t-il, avant de serrer les dents. L’irlandais se leva si fort que la chaise alla se figer dans le mur, et traversa la salle bruyante avant de se retrouver dans le calme de la rue. Humant l’air, il sentit qu’il devait prendre la première rue à gauche. Le petit fumet de la bouteille le guida et, quelques secondes plus tard, il aperçut une petite ombre traverser la rue. Cela ne pouvait être que lui ! A toute vitesse, il entra dans la ruelle, prêt à vilipender le petit voleur, quand il se retrouva, nez à nez avec un quatuor plutôt éclectique.

« Dites donc, vous auriez pas vu mon singe ? » demanda-t-il le plus normalement du monde à une bande de brigands qui devaient sans aucun doute être en train de commettre un forfait. « Il est petit, il a une bouteille de bourbon et …» S’arrêta-t-il. Il avait beau être ivre, il savait reconnaître une situation qui déénérait, principalement parce que c’était le cas quand il buvait… Esquissant un sourire, il fit craquer sa nuque. S’il y avait bien quelque chose que Ciarán O’Hara aimait, c’était se battre dans les ruelles. Et s’il était imbibé, c’était encore mieux. « Oh oui, une soirée parfaite ! Je le savais ! » Lança-t-il en envoyant un coup de poing dans le visage de l’un des hommes de main. Tentant de contrôler sa force, il évita de le tuer, mais lui procura probablement pour la première fois de sa vie, la sensation de voler, l’homme ayant effectué une parabole d’environ sept mètres, pour une addition d’environ sept dents brisées. « J’crois que j’ai frappé trop fort. » se contenta-t-il de dire d’une voix désolée en regardant son poing droit sous l’œil médusé des deux coupe-jarrets restants.
Revenir en haut Aller en bas
 

[Mai 1755] Envoûtante Ecosse [Ciaran]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
RPG Saint Seiya : Saints Of The Past :: Histoires Parallèles :: Chroniques des Anciens Temps-