RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
Bienvenue sur Saints Of The Past !

Venez rejoindre la communauté des Chevaliers du XVIIIème siècle, à l'époque de Shion et Dohko, incarnez votre propre personnage, choisissez votre Armure et participez à l'histoire de l'ancienne Guerre Sainte !

Veuillez vous connecter ou vous inscrire


RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
 

Partagez | 
 

 Retirée du Monde, retirée de tout, apprendre à vivre de nouveau [Arbhaal/?]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Satine


Spectre Céleste
Spectre Céleste
avatar

Messages : 1128

Feuille de Personnage :
HP:
129/150  (129/150)
CS:
148/190  (148/190)
Dieu Protecteur: Hadès Hadès

MessageSujet: Retirée du Monde, retirée de tout, apprendre à vivre de nouveau [Arbhaal/?]   Sam 14 Nov - 15:53

Cacher le soleil








Un mois entier s'était écoulé depuis les derniers événements. La guerre était loin désormais, ses chants s'étaient tus, elle n'était plus qu'une vague rumeur aux confins de mon esprit. Je sommeillais tranquillement, profitant du soleil d'Italie tandis qu'une légère brise me caressait la peau. Assise sur quelques coussins posés à même le sol, je m'allongeais finalement avec lenteur, presque douloureusement. Mon ventre me faisait mal, je sentais cette vie s'agiter en moi que je calmais par de douces caresses. À mon doigt une alliance accrochait les feux du soleil. Contrariée par sa chaleur, je me pris à agiter un large éventail à plumes tandis qu'une ombre se penchait vers moi. Sans rouvrir mes yeux restés clos, je demandais à Old John de se barrer lui et ses petits gâteaux secs. Il me les laissait quand même me faisant un petit laïus comme quoi, je devais manger pour deux.

La belle affaire. Je me demandais où était Celsius et aussitôt je sentis autre chose m'agiter : une indescriptible colère aussi soudaine qu'inexpliquée. Enfin, si, j'en connaissais l'origine et aussitôt je me pris à pester contre mon paternel. Lui aussi semblait s'être retiré du Monde. Tel père, telle fille. Si ce fait-là aurait eu de quoi m'amuser normalement, ce n'était pas le cas aujourd'hui. Cette nouvelle malédiction me menait la vie dure, et plus encore à l'ancien Saint qui devait essuyer quelques colères, éviter la porcelaine dans mes élans les plus féroces.

Parfois je me réveillais en pleine nuit, secouée par un mélange d'angoisse et de rage, avec l'envie de tuer aussi. Je me contrôlais tant bien que mal, mais je devais bien avouer que j'étais à bout de nerf. Fatiguée, éreintée même.

Depuis quelques temps je n'étais plus que l'ombre de moi-même. J'étais revenue, mais j'oubliais parfois certaines choses, m'étonnait de me trouver ici plutôt qu'ailleurs. Je savais qui j'étais mais quelques fois, je m'arrêtais, comme une marionnette dont on cessait de tirer les ficelles. Il se bousculait beaucoup de choses en moi que je tentais d'ignorer comme je le pouvais pour me concentrer sur le moment présent. Cet anneau à mon doigt était un bon catalyseur. Cette marque sur le dos de ma main, brisait mon apaisement, aussi l'avais-je recouverte d'un gant noir en satin. J'essayais d'ignorer toutes ces réalités, ces spectres, les ombres de mon passé qui parfois venaient se rappeler à mon bon souvenir sans que je parvienne à les situer.

Perdue, je vivais au jour le jour, bercée par la monotonie. J'apprenais à vivre de nouveau.

Je me retournais sur ma couche improvisée pour ramener mes jambes vers moi, couvant d'un regard bienveillant, ce ventre qui s'arrondissait. Les yeux mi-clos, je divaguais, je me perdais une fois encore.

- John … je t'ai dis de décarrer, tu me caches le soleil …

Je posais un coussin contre ma tête, signifiant par là que je n'avais aucune envie de parler. Qu'il s'attarde un peu trop et il se transformerait en projectile. 1 … 2 …






© Never-Utopia
Revenir en haut Aller en bas
Arbhaal


Juge des Enfers
Juge des Enfers
avatar

Messages : 490
Armure : Sourcil de la Wyvern

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
190/190  (190/190)
Dieu Protecteur: Hadès Hadès

MessageSujet: Re: Retirée du Monde, retirée de tout, apprendre à vivre de nouveau [Arbhaal/?]   Lun 16 Nov - 20:47

Je l’observais en silence, la parole coupée par une vive émotion. Un sentiment étrange que j’avais cru définitivement oublier : le soulagement. J’avais tout fait pour retrouver sa trace. Je ne comptais plus les spectres que j’avais envoyé parcourir le vaste monde pour remonter jusqu’à elle. De loyaux et serviles fidèles muets comme des tombes, et dévoués à me servir arpentant les ombres, les recoins obscurs à l’affut d’une rumeur, ou d’une piste. Le résultat de leur dur labeur était devant moi. Comment aborder cette femme dont mon cœur connaissait la moindre facette, alors qu’elle-même ne conservait nul souvenir de moi ? Ce n’était pas un combat, la violence n’aurait nulle place dans cette reconquête.
Alors qu’elle blottissait son doux visage sous un oreiller, tel un enfant boudeur déranger dans son sommeil, je buvais du regard chacune de ses formes pleines. Mon enfant se trouvait devant moi et il allait bien. L’espace d’un instant, les doutes, les peurs, les frustrations emmagasinées ces derniers temps s’effacèrent comme des traces sur du sable recouvert par une vague. Mais la réalité, cruelle et implacable, refit vite surface lorsqu’elle prononça le nom d’un autre homme pour m’intimer de m’écarter des rayons du soleil, qui flattaient si joliment sa peau. Qui était donc ce John ? Un pirate quelconque ? Un amant opportuniste ? La rage m’étreignit à la seule idée qu’un autre que moi eut le privilège de toucher cette femme avec amour et passion. Qu’un autre ait le droit de voir se créer mon enfant !
C’est alors que mon regard affamé tomba sur ce gant noir. Cette futile protection destinée à masquer la marque de mon existence dans le fil de sa destinée. Comme on dissimulerait un handicap honteux, une imperfection sur une statue d’albâtre. Voilà donc ce que j’étais aujourd’hui pour elle. Une cicatrice.

Et moi ? Dois-je aussi cesser de m’interposer entre toi et ce soleil brulant qui te rougit déjà la peau ?

J’étais la mort. Une chemise blanche sur le dos, mais paré de ma présence intimidante, j’avais conscience d’être à l’instant plus ange de mort qu’annonciateur de félicitée éternelle. Mon aura naturelle, mélange des flammes de la colère et du froid du trépas rendait mon surplis facultatif pour inspirer un sentiment de crainte. J’avais changé, tout comme elle. Et pourtant, le temps d’un clignement de paupières, je ne souhaiterais rien d’autre que redevenir ce jeune homme un peu gauche et borné qui était jadis tombé sous le charme ravageur d’une pirate à la crinière de feu.
Revenir en haut Aller en bas
Satine


Spectre Céleste
Spectre Céleste
avatar

Messages : 1128

Feuille de Personnage :
HP:
129/150  (129/150)
CS:
148/190  (148/190)
Dieu Protecteur: Hadès Hadès

MessageSujet: Re: Retirée du Monde, retirée de tout, apprendre à vivre de nouveau [Arbhaal/?]   Lun 16 Nov - 23:44

Toi








Cette voix déformée par la protection que m'offrait le coussin de soie, se fit écho douloureux, éveillant en moi émoi et stupéfaction. Je le reconnaissais le son de cette voix, mais je l'attribuais à quelqu'un d'autre, non plus à un homme qui avait su m'aimer malgré tout, malgré le gouffre qui nous avait séparé et nous séparait encore. Non, en cet instant c'était la Mort même qui se penchait vers moi et mon enfant, un danger obscur qui me fit agir prestement. Sans même réfléchir je levais ce que j'avais dans les mains pour m'en servir comme arme. Le projectile fila sans que je n'y mette une grande conviction. Mes yeux pers, farouchement, s'étaient posés sur cette silhouette me dépassant en taille et en aura. J'étais bien trop éreintée pour espérer me dresser face à l'un des trois Juge des Enfers. Que me voulait-il ? Pourquoi était-il là ? Sans son surplis ? Autant de questions qui restèrent coincées au fond de ma gorge. Quelques roses s'étaient épanouies sous le soleil ardent d'Italie, libérant leur capiteux parfum, leur dangerosité.

Celsius m'avait transmit sans héritage, je l'utilisais désormais le plus naturellement du monde, faisant mien ce pouvoir empoisonné. Un don que je maîtrisais mieux, mais de là à égaler la puissance de la Wyvern … Ma main gantée se posa en travers mon ventre douloureux, l'enfant semblait tout à coup prit d'une agitation qui me fit vaciller. J'étais faible et je me maudissais.

J'étais incapable de le protéger. Je cherchais quelqu'un des yeux, mais il n'y avait personne, John devait être reparti au bateau. Merde. Toujours armée de ma rose blanche, je fis quelques pas en arrière …

- C'est toi ! Crachais-je avec un certain mépris, une once d'appréhension dans la voix. Qu'est-ce que tu fous ici ? Oh mais j'en ai une vague idée … Avec la dérouillée que vous vous êtes prit au Sanctuaire ahaha …

Pleine d'une effronterie que je savais dangereuse, je le toisais de toute ma hauteur, m'efforçant d'adopter une attitude nonchalante, assurée. Face à un prédateur …

- Si tu veux t'en prendre à quelqu'un, vois avec le paternel ! J'ai respecté ma part du contrat, ce n'est pas ma faute si vous vous êtes fait enfler ! Eh ouais … si tu pouvais gentiment retourner d'où tu viens, soit six pieds sous terre là où est ta place, cadavre, ça m'arrangerait. Je ne suis pas d'humeur à parler météo, tu vois …

La vive douleur que je ressentais s'accentua, me faisant grimacer. Je me maudissais une fois encore pour cet instant de faiblesse qu'il pourrait constater à loisir. J'étais une proie de choix, je le savais, mais, seule, je devais me débrouiller. Alors, et malgré les protestation de mon corps, je m'élançais à une vitesse folle dans sa direction, me fendait avant d'arriver au contact pour tenter de le faucher avec ma fleur que j'utilisais comme un poignard. De là, terminant mon mouvement, j'entaillais mon poignet pour projeter une traînée de sang dans sa direction. Le but étant qu'il ne puisse se rendre compte que des ronces allaient s'enrouler autour de ses chevilles.

Sans m'assurer que mon attaque avait fait mouche ou non, je pris la poudre d'escampette, filant comme le vent que je sentais glisser sur moi, soulever les pans de ma robe immaculée, balayer ma chevelure qui se dressait telle une oriflamme pour appeler à l'aide. Une aide qui peut-être ne viendrait jamais.

Et cette … chose sur ma main qui me brûlait de plus en plus, éveillant une sourde colère jusqu'ici tapie dans un recoin sombre de mon esprit déjà que trop torturé.





© Never-Utopia
Revenir en haut Aller en bas
Arbhaal


Juge des Enfers
Juge des Enfers
avatar

Messages : 490
Armure : Sourcil de la Wyvern

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
190/190  (190/190)
Dieu Protecteur: Hadès Hadès

MessageSujet: Re: Retirée du Monde, retirée de tout, apprendre à vivre de nouveau [Arbhaal/?]   Mar 17 Nov - 20:38

https://www.youtube.com/watch?v=KjlTmJQsceY&list=RDF_R5YvvfOMI&index=5

Je demeurais impassible face à cette réaction qui pourtant me déchirer davantage le coeur que toute épine d'une quelconque rose. Ma Satine semblait avoir adoptée le mode de combat de mon pire ennemi. Disparaitre de sa vie et de sa mémoire ne suffisait-il pas ? Son mépris, sa peur à mon égard... Ô seigneur Hadès, les tourments de vos enfers sont-ils à la hauteur de la douleur que je ressens ?
Mary tenta une attaque que je jugeais pathétique. Non par sa force, qui malgré son état d'épuisement demeurait d'un niveau appréciable, mais par le réflexe qui en guidait la morsure. Tel une statue d'albâtre, je demeurais immobile, silencieux, communiquant mon mal via un regard de martyr.
Mes paupières se fermèrent en la voyant foncer dans ma direction, et dès lors que l'éclat du soleil s'estompa mes flammes rugirent dans un cri de dragon. Le froid de la mort gela le sang impie, le feu embrasa les racines. Et je demeurais figé. Par cette scène surréaliste, par son instinct qui la faisait fuir devant ma seule présence.
Elle courrait, loin, toujours plus loin. Une biche effrayée, une proie qui cherche une échappatoire. Lorsqu'elle me percuta, je ne bronchais pas. J'étais le mur de sa prison, le cage qui venait de se refermer sur elle. La voix du passé dont elle ne pouvait qu'entendre le hurlement de passion et de fureur, d'outrage et de souffrance. Notre relation était la destruction, et c'est ce qui la rendait si unique, si intense. Je ne pouvais ni ne voulais la ménager. Car la douceur ne marchait jamais comme premier pas de valse avec elle.

Tu ne peux pas me fuir... Tu n'as jamais réussi.

Profitant de sa surprise, et d'un bref éveil de mon cosmos si particulier, j'attrapais son poignet pour l'enserrer entre mes doigts de fer. D'un mouvement sec, vif et sans douceur j’ôtais le gant maudit qui osais masquer ma marque, me déniant le droit d'exister dans sa vie. L'espace d'un instant, qui fut pour moi la source d'un subit et tragique bonheur, ma peau caressa la sienne. Que n'aurais je donner, que n'aurais-je sacrifier pour pouvoir effleurer de mes lèvres ce bout de paradis ?
Je la libérais soudainement, la repoussant de quelques pas. Dans ma paume, le gant de velours s'embrasa pour devenir cendres au vent. Mon regard sombre, perçant ne la quittait pas. Ne lui offrait nulle liberté. Nieras-tu longtemps ce lien que tu ressens dans ton coeur ? Le hurlement de révolte de ton âme face à un oubli cruel ?

Je ne te veux aucun mal, Satine. Je n'ai qu'une chose à te demander, et si tu accèdes à ma requête, je te laisserais en paix. Tu as ma parole.

Toujours impassible, je claquais des doigts. Par l'effet d'un cosmos qui n'était plus uniquement le mien le ciel se voila. Une brume bleutée, froide, s’éleva du sol en harmonie avec une douce mélodie douloureusement familière. Une ode qui me ramena quelques temps en arrière, dans un autre lieu avec cette même femme. Un souvenir que j'étais probablement le seul à chérir. Je m'approchais d'un pas, sans quitter Satine du regard, prêt à réagir en cas de nouvelle attaque.

Danse avec moi. Une ultime fois. Comme nous l'avions fait dans le saint des saints de la cathédrale des enfers, ou dans ton esprit lors du dernier présent d'Oneiros. Même si ce temps n'évoque rien pour toi, fais le. Puis donne moi cette bague qui t'enchaine au mensonge dans lequel tu vis. Je te promets qu'alors personne ne s'en prendra plus à toi ou à not... ton enfant. Ce modeste prix contre un serment du régent des Enfers. Ne penses-tu pas que ce marché est honnête, Satine O'Bannon ?

Je tendis une main ferme dans sa direction, paume vers le ciel. Une supplication muette d'un homme aux abois. Le vent dévoila alors le haut de mon torse, en repoussant le col de ma chemise. Un pan de ma peau où se dessinait la cicatrice d'une flamme ouvragée. L'écrin d'un bijou qu'était la main de la femme que je chérissais.
Revenir en haut Aller en bas
Satine


Spectre Céleste
Spectre Céleste
avatar

Messages : 1128

Feuille de Personnage :
HP:
129/150  (129/150)
CS:
148/190  (148/190)
Dieu Protecteur: Hadès Hadès

MessageSujet: Re: Retirée du Monde, retirée de tout, apprendre à vivre de nouveau [Arbhaal/?]   Mar 17 Nov - 21:52

Ma vie n'est qu'un mensonge








L'espace d'un instant, j'avais fermé les yeux, en prise avec des sentiments contradictoires qui grimpaient en moi comme les ronces vivaces qui auraient dû le contraindre à moins de liberté. Pourtant, quand je le percutais de plein fouet, mon premier réflexe fut de me reculer, de porter mes mains à mon ventre dans l'espoir de le protéger du Spectre. Mais cet homme avait capturé l'une d'entre elle dans la manœuvre, l'enserrant avec poigne, une force qui me fit crisser des dents. Un éclat sauvage s'alluma dans mes prunelles pers. Je le toisais avec férocité, dissimulant le mélange de peur et de colère qui gravitaient en moi. Sans me départir de cette expression effrontée, je tentais de me dérober mais il était bien plus fort que moi. Et je devais bien admettre que j'étais déjà à bout de souffle.

Je cherchais à calmer les battements de mon cœur, je tentais d'avoir l'esprit clair. D'après lui, je n'étais jamais parvenue à lui échapper. Mon teint se fit livide. Je l'observais sans comprendre, pleine de doutes, d'un désarroi terrible.

- Lâches-moi !

Je protestais avec vigueur mais son regard, un instant, me troubla. Je m'immobilisais, la bouche entrouverte, mes mots étaient bloqués dans ma gorge. D'un geste implacable, le Juge me débarrassa de mon gant qu'il conserva entre ses doigts. Comme ma main, marquée d'une flamme noire dont la vue fit se réveiller une sourde colère. Là encore je tentais de le frapper or il me repoussa assez fort pour que je titube. Le gant fut réduit en poussière, son feu dévorant le velours noir. La crainte m'avait fait adopter une attitude défensive. Contrairement à ce qu'il me disait, je n'avais pas le sentiment d'être en sécurité, qu'il ne me voulait « aucun mal ».

Satine.

J'écarquillais les yeux de surprise en m'en rendant compte. Mes sourcils se rejoignirent au milieu de mon front, incrédule.

- Quelle requête et comment tu connais mon prénom ?!

D'un claquement de doigts, le pion du Sombre Monarque fit s'élever un nouveau décor, froid, hostile, mais étrangement familier. Cette musique, je la reconnaissais ! Malgré moi, je me pris à la chantonner, mes yeux se parant eux aussi d'un voile de tristesse. Et puis, il y avait le mordoré de ces yeux … je sombrais dans cet abysse. Prise au piège, acculée comme un animal.

Mais je n'étais pas une proie, assurément, j'étais un prédateur.

- Vos marchés sont vraiment douteux, tu le sais ça, Spectre ?

Je reculais d'un pas en même temps qu'il en esquissa un dans ma direction. Un sourire moqueur s'accrocha à mes lèvres.

- Danser ? Pour sûr oui, je vais te faire la danse de tes beaux jours mon mignon ! Putain mais qu'est-ce que tu baves ? Je comprends rien de ce que tu dis … t'es pas sûr d'être tombé sur la tête ? Ou alors tu t'es gouré de personne !

Je n'en menais pas large, je jouais au seul jeu dont j'étais capable en cet instant. Oh douce ironie … Celsius, où es-tu ?

- Que vaut la parole d'un Spectre ? À cause de vous j'ai été maudite par mon père ! Répudiée ! Je ne suis plus rien à présent. Quant à cette bague … jamais je ne te la donnerais ! Pourquoi t'intéresse t-elle d'ailleurs ? Je suis mariée, elle m'appartient. Le seul mensonge que je vois ici, c'est toi !

J'intensifiais mon cosmos, prête à combattre.

- Tu voulais danser ? Et bien dansons ! Ton marché, tu peux te le mettre où je pense …

En moi, je sentais l'enfant s'agiter. Mon âme pleurer. Le fait qu'il ait buté sur le mot « notre » avait eu de quoi m'ébranler. Se pourrait-il … que ma vie ne soit qu'un vaste mensonge ?

Celsius où es-tu ?

Spoiler:
 





© Never-Utopia
Revenir en haut Aller en bas
Arbhaal


Juge des Enfers
Juge des Enfers
avatar

Messages : 490
Armure : Sourcil de la Wyvern

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
190/190  (190/190)
Dieu Protecteur: Hadès Hadès

MessageSujet: Re: Retirée du Monde, retirée de tout, apprendre à vivre de nouveau [Arbhaal/?]   Mar 17 Nov - 22:35

https://www.youtube.com/watch?v=fM7-Nr8sgHU&list=PL363F6E174E9059FC&index=4

Mariée...
Ce mot me trancha l'âme, le coeur, mes espoirs, l'essence même de mon âme. Mon humanité.
Mariée...
A qui et pourquoi ? Non ! Non, je ne voulais pas de cette réponse. Pourquoi le destin sadique et cruel offrait à un autre ce dont je rêvais tant ?! Ne pouvais-je pas la rendre heureuse ? Pourquoi ?! Je me pris la tête à deux mains pour mieux hurler à la terre entière.

POURQUOI ?! BORDEL !!!!!

Je me ruais sur elle et la saisit à la gorge d'une main brutale et violente.

Je connais ton nom parce que nous étions amoureux ! Parce que tu étais tout pour moi et j'étais tout pour toi ! PUTAIN !!!! MARY RED ! Comment as-tu pu me faire, nous faire ça ?!

Je la relâchais aussi violemment que je m'étais emparer d'elle, déborder par un cosmos devenu fou de rage et de révolte. Une onde de mort balaya les alentours, ravageant la végétation qui se putréfia en un instant. Cette femme seule demeurait intacte devant moi. Mes flammes voraces dévorèrent ma chemise pour révéler le tatouage vivant qui ornait mes chairs. Sur mon coeur, la forme d'une main. La sienne. Une main qui plus jamais ne se poserait là où elle seule pouvait m'atteindre.
Mariée...

Londres... Une ruelle sombre... Ta soeur malade... Calista... Tu as oublié, tu as tout oublié... Tu m'as oublié... Et tes vignes ? Tu t'en souviens ?! POURQUOI TU NE TE SOUVIENS PAS ?!

Je pleurais. Pour la première fois depuis Hadès seul sait combien de temps je pleurais sans retenue. Sans elle, ce monde m'était insupportable. Je voulais le voir brûler. Tout, je détruirais tout pour ne plus souffrir.

Celsius... Il t'a laissé crever... Mais je t'ai ramener d'entre les morts... Et tu m'as rendu mon humanité. Pourquoi ? POURQUOI ?! Pour mieux me l’arracher aujourd'hui ??? Il valait mieux que je reste un MONSTRE !

Mariée... Voilà la réalité façonnée par le mensonge. Et même si je la tuais aujourd'hui, elle ne se souviendrait pas. Plus jamais de nos pas de danse.

Et lorsque Amphitrite s'est emparée de toi... J'étais là... J'ai bravé une déesse pour toi. Pour te rendre ta liberté. Et voilà où nous en sommes. Alors dis moi Satine... D'où te vient cette cicatrice ? Pourquoi ne t'en souviens-tu pas ? Hein dis moi...

Je m'avançais de nouveau, laissant dans mon sillage des pas enflammés, décuplés par la perte progressive de mon âme. Que valait-elle, maintenant que j'avais perdu ma seule lueur ? Que ma lumière s'était scellé à un autre destin ? je sentais désormais l'approbation de mon souverain. Un Régent des enfers n'a pas besoin de tels sentiments futiles. Il n'a besoin que de lui...

Ton prénom... Tu me l'as susurrer au creux de l'oreille la première fois où nous nous sommes donnés l'un à l'autre. Mais je suppose que cela n'a plus d'importance aujourd'hui.

https://www.youtube.com/watch?v=wo6HhovlrlE&list=PL363F6E174E9059FC&index=7

C'est alors que tout s'arrêta. Je venais de distinguer un mouvement à peine perceptible. Un petit coup donné des tréfonds de sa source de vie. Je me mentais à moi même. Il restait encore un souvenir de ma Satine. Un seul.

Antéros... Mon fils...

Notre enfant, le fruit de notre amour damné. Comment me réfugier dans l'obscurité alors qu'il était là ? Ce petit être bientôt né de nous. Je ne pouvais pas. Non.

Ta mémoire te ment, mais notre enfant n'est pas dupe. C'est pour lui que je vais danser, une dernière fois avec toi. Car si notre histoire n'existe plus que pour moi, elle perdurera par lui. Et si je dois t'arracher cette putain de bague de force, je n'hésiterais pas. Il y a encore quelques mois, tu m'aurais supplier de le faire... Ou tu m'aurais péter la gueule pour m'y obliger !

Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé





MessageSujet: Re: Retirée du Monde, retirée de tout, apprendre à vivre de nouveau [Arbhaal/?]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Retirée du Monde, retirée de tout, apprendre à vivre de nouveau [Arbhaal/?]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
RPG Saint Seiya : Saints Of The Past :: Histoires Parallèles :: Chroniques des Anciens Temps-