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 Fin septembre 1755 - Dans l'attente de la guerre [Libre / Ouvert à tous]

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Charis


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MessageSujet: Fin septembre 1755 - Dans l'attente de la guerre [Libre / Ouvert à tous]   Lun 7 Déc - 18:39

Les Enfers, voilà bien un endroit que je n’étais pas pressée de retrouver, le soleil chauffait les terres grecques me manquait. Mais que pouvais-je y faire, je gardais en moi l’affection pour cette terre qui m’avait vu naitre et sur laquelle j’avais fait couler tant de sang. Mon regard se posa sur ma servante, cette vieille sorcière qui me suivait où que j’aille, mut par mon cosmos et cette faiblesse humaine que l’on appelait sentiment. Le spectre en moi était un être émotionnel, qui ne réagissait qu’à la colère, la rage, le plaisir de détruire, sans sentiment aucun. Mais c’était cette faiblesse qui faisait aussi ma force, car c’était mon affection pour ce Juge si noble et puissant, ma dévotion envers mon Seigneur et Maitre, qui me permettait de me battre lorsque mes forces s’affaiblissaient. Percevant mon regard à son encontre et le prenant pour une invitation, Méthéa s’approcha se positionnant à mes côtés. Elle était la seule, parmi mes serviteurs, à se permettre cette familiarité.

… « Tu es bien songeuse, gamine, c’est la perte du Seigneur Minos ou bien du soleil, qui te rend si nostalgique ? » …

La lueur dans mon regard, la tension dans mon corps, la poussa à reculer, à se taire, je n’étais pas d’humeur à l’écouter et encore accepter son comportement. Il m’arrivait de me demander si je n’allais pas la laisser retourner à la poussière. Le Garuda s’était proposé de m’enseigner un arcane afin de transformer cette illusion de vie qu’était cette vielle femme, en quelque chose de plus réel. Il me semblait que cette proposition remontait à une époque ancienne, un temps passé et perdu. Mon seigneur avait l’esprit tourné vers le Nord et ces Ases. La vengeance occupé ses pensées, je ne pouvais qu’espérer que celle qui se trouvait à ses côtés puisse le soulager. Si mes humeurs n’étais pas tournées vers ces guerriers nordiques, ni vers les Marinas, elles n’en étaient pas moins sombre. Mes défaites n’étaient plus que de désagréables souvenirs sur mon corps, ce qui assombrissait mes pensées, était le futur qui nous attendait. Un grand nombre d’ennemis s’étaient dressés devant nous et un autre agissait dans l’ombre de nos conflits larvés. Est-ce que ce désir de vengeance, qui brulait aussi dans l’esprit de notre nouveau leader, allait nous pousser dans les bras de celui qui avait envoyé l’un de ses sbires contre nous. Le Garuda pourrait-il faire front avec celui qui s’était juré de le détruire et de lui prendre tout ce qu’il avait acquis. Mes pensées furent détournées de leur cheminement, par les hurlements des âmes condamnées pour leurs fautes. Je ne pus, m’empêcher de me demander, qui étaient les sbires de Pséma. Ce Nicolas, cet ancien camarade du celui qui était devenu l’un des trois juges, de celui dont j’étais devenu le Lige. Les âmes des défunts appartenaient au Seigneur Hadès et lui seul, avait le pouvoir de leur donner une seconde vie. Ceci voulait dire que ce nouveau joueur, avait accès à des guerriers dont la puissance pouvait égaler celle des Juges. Si je ne devais me baser, que sur ce Nicolas, je dirais que Pséma recrute les combattants qui ont échoué et qui nourrissent de la rancœur, voire de la haine. Existe-t-il, un lieu où ces derniers sont formés, à moins qu’ils ne reçoivent leur pouvoir qu’une fois leur armure portée.

Mon regard se posa alors sur le domaine que je surplombais, l’Etang des colériques. Ce dernier était des plus sombres, nombreux étaient ceux qui s’étaient noyés dans ses eaux sombres. Pour pouvoir traverser ce domaine et rejoindre la suivant, il fallait naviguer sur cet étang. Mais peu étaient ceux qui en avaient le droit. Le temps du repos allait bientôt prendre fin et celui de la guerre revenir, maintenant que mon corps avait récupéré des blessures subies, j’étais prête à combattre.
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Sören


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MessageSujet: Re: Fin septembre 1755 - Dans l'attente de la guerre [Libre / Ouvert à tous]   Jeu 17 Déc - 17:42

« Et ton âme fusionne avec la sienne en ce moment. »

Les paroles du Juge qui l’avait tiré du Cocyte résonnaient encore dans ses oreilles lorsqu’il se rendit compte qu’à force de déambuler sans de réel but, il s’était perdu. L’ancien Ase avait fermé les yeux, et émergé de sa prison de glace recouvert d’une nouvelle armure. Celle du Balrog, selon les dires de son nouveau Général. Il remplacerait Eren, à sa façon. Toute la vigueur qu’il avait perdue en se retrouvant sous terre s’envola immédiatement, et regardant ses mains, il se rendit compte qu’il était de nouveau en possession de l’intégralité de ses moyens. Le tribut à payer pour une telle puissance était de sceller son sort au bon vouloir d’un dieu, mais, n’en avait-il pas toujours été ainsi ?

Il se souvenait de son apprentissage, à Midgard, de son maître, qui n’aurait sans doute pas partagé son avis sur la question, de sa sœur, qu’il ne tarderait pas à retrouver pour lui expliquer. Elle voudrait le rejoindre, c’était un fait, et il ne l’en empêcherait pas. S’ils s’étaient retrouvés après tant d’années ce n’était pas pour se perdre aussitôt. Il eut une pensée pour Aslaug, qui lui avait demandé de protéger Asgard. A sa façon, il l’avait fait, jusqu’au bout, et en avait payé le prix fort. Il ne lui en tenait cependant pas rigueur, après tout, elle n’avait fait qu’apporter un message, et on ne devait jamais toucher au messager. Il était cependant peu probable qu’elle ne rôde autour de lui désormais…

Avançant lentement dans le paysage désolé qu’offrait le Cocyte, il se rendit rapidement compte des pouvoirs inattendus de son nouveau surplis. Tendant le bras, il fit apparaître dans sa main droite un appendice inopiné. Il s’agissait d’un fouet barbelé. Cette idée ne lui plut pas trop. Cette arme ne collait pas avec celui qu’il était. D’un claquement de doigts, le fouet changea de forme, pour donner une lyre qui, si elle lui rappelait de mauvais souvenirs, serait sans aucun doute d’une plus grande utilité. « Mieux. »

Lorsqu’il releva la tête, il remarqua qu’il était sorti des terres glacées qui l’avaient immobilisé pendant quelques heures, ou peut-être étaient-elles celles qui s’étaient éloignées de lui ? Il ne maîtrisait pas trop les notions d’espace et de temps en ces lieux. Il se trouvait maintenant au bord d’un bras de mer qui semblait profond, et qui n’incitait que peu à la baignade. On l’attendait à l’extérieur, et il devait retrouver la sortie de ce labyrinthe…

« C’est un premier problème. »
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Charis


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MessageSujet: Re: Fin septembre 1755 - Dans l'attente de la guerre [Libre / Ouvert à tous]   Sam 26 Déc - 14:15

Alors que j’observais mon nouveau domaine, j’aperçus une silhouette qui s’approchait du Lac. Sous l’effet de la surprise, je soulevai un sourcil, je ne m’attendais pas à recevoir de la visite si tôt. Surtout qu’il était clair qu’il ne s’agissait pas d’une âme d’un défunt, aucune n’empruntait ce passage, à moins d’être particulière. De toute façon, il ne s’agissait pas d’une âme, mais plutôt d’un guerrier. Ne reconnaissant pas l’un de mes camarades, je décidai d’aller à la rencontre du ce nouveau venu. Me fondant dans les ombres, laissant la vieille femme seule, je parcourus la distance qui me séparait de l’inconnu presque instantanément. C’est alors que je reconnus une surplis, même si j’avais du mal à l’identifier tout comme son porteur. N’étant pas d’un caractère joueur, je ne cachai pas mon arrivée, me révélant dès arrivée non loin de lui. Les ombres semblèrent s’accrocher quelques instant à ma propre surplis, la révélant au fur et à mesure de mes pas. Ce fut d’une voix intriguait que je pris la parole m’adressant à mon nouveau camarade.

… « Je suis la Gardienne de ce domaine, Charis du Béhémoth, à qui ais-je l’honneur ? » …

Même si nous étions alliés, appartenions à la même armée, ce Spectre m’était inconnu, surement un nouveau venu, une acquisition récente de la part de notre Seigneur. Si je ne parvenais pas à identifier la surplis, surement à cause de la lyre qui ne me semblait pas en adéquation avec la nature de celle-ci, je pouvais deviner que nous étions tous deux de rang identique. Je ne garda pas le silence bien longtemps, après m’être présentée, ce qui n’était pas commun chez moi. La tension de notre, ma précédente défaite, le fait que devant moi se tenait un inconnu, pouvait expliquer ce comportement de ma part.

… « Je suis ravie de constater que les forces de notre Seigneur comptent un nouveau guerrier, au vu des temps qui nous attendent. Il nous faudra être plus nombreux afin de pouvoir laver l’affront fait à notre Seigneur et rétablir notre autorité sur nos ennemis » …

Oui, je n’avais pas du tout digérée les derniers événements et si ma rancœur ne se portait pas particulièrement vers tel ou tel faction, elle les englobait tous. Ne comprenaient-il donc pas que seul mon Seigneur pouvait leur apporter la paix et la justice, que seul son règne pouvait permettre la sauvegarde de tous. Je ne pus cacher ma frustration devant cet affront dont je faisais allusion et mon cosmos y réagit, s’intensifiant et brisant la roche qui se trouvait près de moi. Mais rapidement, cet afflux de colère et de violence, se calma et mon regard dans lequel une flamme s’était allumée, retrouva son calme et un sourire apparut même alors, sur mon visage, comme une excuse. J’avais besoin d’exprimer mon ressentit devant les événements qui nous avaient frappé et si j’avais espéré trouver une autre oreille, celle-ci ferait l’affaire.

… « Désolé, pour ma réaction et donc que me vaut votre présence en ce lieu ? » …

La rage et la violence étaient deux forces qui cohabitaient en moi et ce depuis les premiers jours de ma vie et j’avais appris à les camoufler, à les maitriser, mais si mon corps avait récupéré, il était clair que mon esprit n’avait pas encore totalement retrouvé son calme. A cette idée, je lançai mon regard vers l’étendu qui semblait poser problème à cet inconnu. C’est alors que Méthéa fit son apparition, éclairant mon ignorance de son savoir.

… « Petite idiote, ne reconnais tu pas celui qui te fait face, nom pas son identité, mais son rang. Il s’agit de l’étoile céleste du Balrog, ais-je perdu mon temps en essayant de t’enseigner ? » …

Le ton de Méthéa était assez peu respectueux, mais pouvais je lui donner tort, quant à sa remarque. Je laissai échapper un soupir, tout en faisant signe de la main que j’avais compris la leçon. Puis je reportai mon attention sur le porteur de la Surplis du Balrog, attendant son explication quant à sa présence en mon domaine.
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Satine


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MessageSujet: Re: Fin septembre 1755 - Dans l'attente de la guerre [Libre / Ouvert à tous]   Lun 11 Jan - 17:47

Le tribut du passeur







-Hm … Et comment je traverse ça, moi ?

Touchant l'eau sombre d'un index curieux, je ressentis aussitôt une drôle d'impression qui fit réagir l'ombre à mes côtés. Je ne m'en préoccupais pas pour le moment, la chassant avec humeur. Depuis que j'avais quitté la Cathédrale après un long moment passé à me reposer sans que rien ni personne n'ose m'interrompre, cette masse sombre et ardente ne m'avait plus quitté. Elle me surveillait, ma nouvelle armure, illuminant de temps à autre mon chemin quand les ténèbres se faisaient trop épaisses. Je me redressais, conservant mon regard braqué vers ces ondulations qui s'étendaient de plus en plus, décrivant de larges cercles. Probablement habitées, ces eaux-là ne m'inspiraient rien qui vaille. Il me fallait trouver un moyen de traverser pour gagner rapidement la demeure du Juge de la Wyvern, là où je devais l'attendre.

Il m'avait lâchement abandonné pour une « mission cruciale », il faisait toujours ça ! Je pestais contre lui, me laissant gagner par une intense frustration qui fit de nouveau réagir le Surplis du Bénou.

- T'es franchement pas très patiente toi non plus ! Je ne veux pas t'utiliser maintenant. On sait toi et moi ce qui risquerait de se passer. Allez, va voir plus loin si j'y suis !

Pour toute réponse, un vrombissement que j’interprétais comme une manifestation de sa mauvaise humeur. Oh je sentais qu'elle et moi, nous étions faites pour nous entendre ! Mais ce n'était pas le moment, pas encore. Je voulais éprouver ce voyage toute seule, sans aide, presque comme une simple mortelle pour ainsi dire. Une sorte de voyage initiatique si l'on veut. Et tandis que je projetais mes sens aux alentours, presque certaine d'avoir senti quelques émanations de cosmos, une chose se dessina à l'horizon. Une barque glissait sur l'eau écarlate, une lanterne brillait d'un éclat irréel en perçant les brumes aux alentours, révélant du même coup une silhouette malingre à son bord et d'autres présences qui tentaient de se frayer un chemin jusqu'à elle.

- Ah bah ça alors, t'es le passeur, c'est ça ? Désolée de te dire ça mais tu as une sale gueule.

L'intéressé, un homme tout décharné habillé d'un long manteau noir, m'observa longuement de sa pupille torve alors que l'autre pendouillait négligemment de droite à gauche sur sa poitrine. Je n'obtint malheureusement aucuns commentaires si ce n'est un grincement et un signe de la main. Il m'invitait à son bord. Je ne me fis pas prier pour grimper. Ça me rappellera sans doute le bon vieux temps.

Quelques minutes plus tard nous étions en vue de la berge voisine. La traversée se fit sans trop de heurts, même si par plusieurs fois il m'avait fallu distribuer des coups aux cons qui essayaient de nous rejoindre. Ne fois le pied posé à terre, je le remerciais et m'apprêtait à partir quand une voix grinçante et désagréable me héla.

- Le tribut du passeur …

- Le quoi ?

- Le tribut …

Il voulait que je paye pour la traversée ce con !

- Tu vas prendre ma main dans la gueule surtout, payer pour faire dix mètres, tu m'as prit pour qui ? Je te paierais que dalle et j'ajouterais même d'aller de faire mettre. Sans déconner. J'étais la capitaine Mary Red mon p'tit vieux, j'ai jamais payé qui que ce soit pour naviguer, la prochaine fois que tu essaie de m'enfler, je te ferai bouffer ta rame. T'as pigé ?





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Sören


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MessageSujet: Re: Fin septembre 1755 - Dans l'attente de la guerre [Libre / Ouvert à tous]   Mar 12 Jan - 11:36

Alors qu’il comptait répondre au Spectre face à lui, son cœur tressaillit dans sa poitrine. Comme pétri par une main à la poigne de fer, il s’était figé pour repartir aussitôt, bondissant dans son torse comme rarement jusqu’alors. Le Norvégien aurait pu se demander s’il s’agissait là des agissements de son étoile maléfique qui tentait de prendre le pouvoir, ou s’il était en train de ressentir les premiers revers de la médaille octroyée par Hadès, mais une voix, à la fois lointaine et si proche vint percer ses tympans.

« Liv. »

Prenant appui sur un promontoire rocheux, sa vue se brouilla quelques secondes, avant qu’il ne reprenne le dessus sur ce malaise démesuré. Secouant la tête, il replaça machinalement une mèche rebelle, avant de scruter la personne qui venait de prendre position face à lui. Un corps d’athlète, scarifié de belle manière, il fallait dire. Posséder tant de cicatrices revenait presque de l’exploit. Le néo-Balrog salua de la tête son alter-égo féminin, et tenta d’expliquer sa rapide absence.

« Excusez-moi, Spectre du Béhémot. Mon ancienne vie semble me réclamer de manière plutôt … drastique. »

Il en haussa les épaules et esquissa un sourire, tout en gardant en mémoire que bientôt, très bientôt, il devrait retourner en Asgard pour rejoindre sa moitié. Il devait lui expliquer que sa mort, à lui, était différente de celle de leur mère, et qu’elle ne pourrait pas le contacter. Du moins pas de cette manière là. Il ne lui demanderait pas de la suivre, car malheureusement, elle en serait capable. La mort ne lui seyait pas, et ces lieux n’étaient pas bons pour son innocent esprit. Mais par amour, il devrait la rejoindre et lui expliquer la situation. Elle ne comprendrait pas, mais c’était nécessaire. Il se recentra sur son hôte, qui rapidement se laissa aller à une démonstration de haine aussi inattendue que soudaine.

« Je suis effectivement plutôt novice en ces lieux, que je ne connais que de réputation. Pouvez-vous me confirmer qu’il vaut mieux éviter de traverser ce fleuve à la nage ? J’ai besoin de me rendre en dehors des enfers et je doute que … »

Sa phrase fut interrompue par des vociférations qui rompaient le monotone son des vagues de sang mélangé aux marmonnements des morts. Fronçant un sourcil, l’ancien Ase se retourna, localisant sans trop de mal une embarcation qu’il avait sans doute ratée lors de son approche, et deux silhouettes. Cet endroit semblait être un moulin ! Rapidement, Sören déclina la possibilité qu’il ne s’agisse d’un humain normal. Son aura était trop présente. Les paroles portées par le vent à ses oreilles vinrent confirmer ce fait. Elle venait de se présenter, à sa façon.

Ce nom n’était pas inconnu. Mary Red, le terrible pirate qui avait arpenté les sept mers semant la mort et la destruction se trouvait donc avec eux en enfers. Il se souvenait l’avoir croisée fugacement quelques années auparavant, lors d’un attentat contre sa sœur sur les terres d’Asgard. C’était dans une autre vie, et il doutait que la belle n’ait gardé dans son souvenir son pâle visage. La rencontre avec son paternel, elle, avait été plus marquante. Une vilaine histoire de Chevalier Divin Noir qui avait tenté de lui reprendre son saphir, sur une île lointaine. Brièvement, il se demanda ce que Jack aurait pensé de les voir se croiser en cet endroit maudit, après tout, c’était lui-même qui lui avait parlé de ses filles, les grandes capitaines pirates. Peu de bien, à vrai dire…

D’un geste du cou, le Balrog invita la maîtresse des lieux à le suivre. D’un bond, il se retrouva à côté de la nouvelle venue et se dirigea d’un ton calme et mesuré au batelier. « Tu risques de finir au fond du fleuve si tu continues à lui réclamer cette pièce, timonier. » Puis, avec un sourire, il fit mécaniquement apparaître un livre dans le creux de son bras droit. Un livre immense, qu’il feuilleta aussitôt. Avec un sourire, il retrouva la page concernant la jeune femme dans le Livre du Savoir Absolu. Comme il s’y attendait elle avait été effacée. La mémoire de son étoile lui souffla que cela n’était possible que si la jeune femme servait encore un dieu, d’une façon ou d’une autre.

« Je me présente, je suis Sören du Balrog. Je suis étonné de constater votre présence ici, Satine O’Bannon. »
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MessageSujet: Re: Fin septembre 1755 - Dans l'attente de la guerre [Libre / Ouvert à tous]   Sam 23 Jan - 15:48

Que se passait il donc en Enfer, je ne m’attendais pas à recevoir autant de visite depuis notre retour forcé. De plus il semblait que nos forces gagnaient en puissance, avec de nouvelles recrues. Ce Balrog en était la preuve mais il n’était pas le seul, un autre cosmos venait d’apparaitre sur les rives de mon domaine. Sa question, me surpris quelque peu, quitter les Enfers pour retourner dans le monde des vivants. Je restais malgré tout impassible, jusqu’à ce le deuxième visiteur se fasse entendre, ce qui m’arracha une expression de surprise. Qui pouvait bien se montrer si véhémente en ce lieu, je voulais bien que mon domaine était lié à ceux qui se laissaient porter par la colère, mais de là à en être témoin ici.

Si les cris avaient de quoi ébranler ma tranquillité, ce fut le geste du Balrog qui porta ma patience à ses limites. Il se permettait de m’inviter à le suivre, alors qu’il se trouvait dans mon domaine, lui qui n’était qu’un nouveau venu parmi les forces de mon Seigneur. Me fondant dans les ombres, je rejoignis la nouvelle venue afin de pouvoir comprendre la raison de son emportement. Alors que le Balrog prenait la parole, je me matérialisai derrière eux. A l’annonce du nom de la nouvelle, je ne pus cacher ma surprise, ni une certaine colère. Que faisait en Enfer, l’amante de notre Leader, celle qui l’avait repoussé plus d’une fois. La dernière fois que je l’avais croisé, elle était venu libérée sa sœur, enlevait par erreur, prise pour celle qui se trouvait devant moi. Ma voix était calme, mais on pouvait sentir une certaine froideur dans celle-ci.

… « Que fait tu ici, fille de Poséidon, ta place n’est-elle pas au côté de ta sœur ? » …

Puis regardant le Batelier, je me dirigeai vers lui et sortit une pièce à l’effigie de notre Seigneur.

… « Voilà pour toi, mais attend avant de partir » …

Puis me tournant vers le Balrog, posant sur lui un regard froid, qui cachait mal ma colère née de sa désinvolture face à moi.

… « Nul ne peux quitter les Enfers, sans l’autorisation de notre Seigneur ou de son représentant. »…

En temps normal, je n’aurais certainement rien trouvé à redire au fait que l’un des nôtres décident de quitter les Enfers. Mais la situation n’était pas des plus simples pour nous, les Enfers étaient en ébullitions depuis notre retour, notre défaite. J’étais certaine que notre nouveau leader, désirait garder nos forces réunies et non parties à l’aventure hors de notre domaine.

… « Mais tu es libre de traverser mon domaine, mais je te déconseille de traverser le lac à la nage. Les âmes qui s’y noient auraient vite fait de te garder à leur côté. » …

Je me rendis compte que je ne m’étais pas pliée au protocole, lors de la rencontre entre camarades.

… « Je vous souhaite la bienvenue sur mes Terres, Satine ancienne fille des Océans. Je suis Charis du Béhémoth, étoile céleste de la violence, c’est en paix que je t’accueille dans le Domaine de notre Seigneur et Maitre Hadès. » …

En prononçant mes derniers mots, je plongeai mon regard dans celui de mes deux nouveaux camarades. Je savais ces derniers anciennement liés à un autre Seigneur, une autre cause.
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Sören


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MessageSujet: Re: Fin septembre 1755 - Dans l'attente de la guerre [Libre / Ouvert à tous]   Lun 25 Jan - 10:46

Les ordres, encore et toujours. Les soldats avaient toujours cette manie de les suivre sans réfléchir, ce qui faisait d’eux des pions plutôt que des cavaliers ou des fous. Des pièces dispensables sur un échiquier qui les dépassait. Sören pouvait se targuer de ne pas être de ceux là. S’il y avait bien quelque chose qu’il ne tolèrerait pas, ce seraient des ordres qui iraient contre ses convictions ou contre ses idées. Et l’empêcher de voir le monde comme il le souhaitait en faisait très clairement partie. Cinglant, il réplica aux paroles du Béhémot.

« C’est étonnant. La dernière fois que j’avais regardé autour de mon cou, je n’y ai vu ni senti aucune laisse. »

Se retournant alors vers le passeur, il se rendit compte que ce dernier s’était déjà éloigné, à une vitesse proche de celle d’un boulet de canon. Sous ses airs fragiles, il n’en était donc pas moins un être d’exception… qui n’avait pas attendu qu’il monte dans son embarcation. Heureusement pour lui, son surplis avait plus d’un tour dans son sac. D’un mouvement sec, deux ailes acérées comme des lames surgirent de son dos. Evidemment. Dans la mythologie, le Balrog volait de ses ailes enflammées dans les caves sous-terraines des montagnes naines. Il avait du se douter que sa représentation métallique en ferait de même.

« Je crois que le passeur se moque de moi. Mesdames, je suis sur le regret de devoir vous laisser. Il semblerait que j’ai trouvé une méthode plus sure de traverser ce fleuve que l’embarcation du passe … »

L’œil venait de se fixer sur lui, comme un halo de lumière invisible pour le reste des présents. Elle l’avait vu, et désormais il la voyait aussi. Elle était à la fois si proche et si lointaine… Et elle n’était pas seule, comme pouvaient le témoigner les deux auras autour de lui. Le livre entre ses bras disparut immédiatement, alors que sa bouche se fixait dans un rictus. Si quelqu’un levait la main sur elle, alors il l’anéantirait, quand bien même il s’agirait d’un Dieu.

Prenant son envol au beau milieu de sa phrase, il utilisa ses ailes nouvellement acquises pour planer au dessus de cette étendue de sang. S’il n’avait jamais su comment voler, ce n’était pas le cas de celui qui partageait depuis peu son existence. Mais il sentait que le Balrog n’était pas d’humeur lui non plus à ce qu’on touche à un cheveu de sa moitié. L’étoile maléfique savait que si le moindre cheveu de la belle était abîmé, la rage et le désespoir qui s’emparerait du Norvégien serait tel que son existence même serait mise sur la balance.

Personne ne toucherait à sa jumelle. Personne.

[--> Fleuve Archéron]
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MessageSujet: Re: Fin septembre 1755 - Dans l'attente de la guerre [Libre / Ouvert à tous]   Ven 29 Jan - 10:14

Le tribut du passeur







L'homme qui se présenta devant moi ne m'était pas inconnu, mais je ne saurais dire qui il était, ni quand nous nous étions croisés. Ça remontait de toute façon à une autre vie que j'allais prendre le temps d'effacer de ma mémoire, peu à peu, lentement, pour la consumer tout à fait. L'autre visage qui se profila lui, je pus aisément le reconnaître. Il y avait peu de chance pour que j'oublie de toute façon le faciès de mes adversaires. J'accueillis les mots qui m'étaient adressés par un sourire charmeur et espiègle, non pas dénué d'une note d'ironie. Les Spectres devaient effectivement s'étonner de ma présence, or, Charis du Béhémoth comprit bien vite que je n'étais plus une fille de l'Océan. Oui, je naviguais à présent sur d'autres eaux, libre, mes ailes, enflammées, n'auraient de cesse de consumer les cieux et me porter toujours plus loin. À commencer par ici, aux abords du fleuve Achéron où s'ouvrit un échange trop protocolaire pour moi. Ces banalités, je les balayais négligemment d'un mouvement de la main.

- Il n'y a pas lieu de s'étonner mon mignon, je suis morte, j'ai pris l'habit de Spectre, ça s'arrête là. Ça devait bien arriver un jour ou l'autre. On se connaît d'ailleurs ? Ta gueule m'est familière.

Mais l'homme au livre nous quitta bien vite, inquiété par les cosmos s'amassant à l'entrée de notre Royaume. Je poussais un soupir pour me tourner vers la guerrière.

- Si tu veux mon avis, Charis, on ferait mieux de rester tranquillement ici à siroter du vin en attendant que ces messieurs aient fini leurs petites affaires. Personnellement j'ai eu mon lot de combats.


La jeune femme que j'avais combattu semblait vaciller entre la neutralité la plus absolue, à moins que ce soit tout à fait de la retenue ? Et un agacement profond, de la méfiance ? Je ne savais pas trop, quoi qu'il en soit, c'est en paix qu'elle m'offrait l'hospitalité dans son domaine.

- Je te remercie. Mais tu sais, je me souviens de toi, je n'oublie jamais un beau combat. Surtout contre une femme de ta trempe. Si tu veux, à l'occasion, on pourrait s'entraîner toi et moi, il doit bien avoir deux trois trucs que je pourrais t'enseigner et inversement !

Mon humeur adoucie, ce fut ce moment que choisis ma nouvelle armure pour faire son apparition. Dans un boucan de tous les diables, la box contenant l'armure du Bénou s'écrasa à quelques pas du passeur, le laissant parfaitement stoïque. Je soufflais, agacée.

- Elle est plus têtue que moi ! Je n'aurais jamais pensé qu'une Surplis pourrait autant me les briser ! Je sais ce qu'elle veut, mais je veux faire ce voyage moi-même, seule et ça, elle arrive pas à le comprendre !

Une pause. Lassée, je croisais les bras sous ma poitrine.

- Mais lâche moi un peu les jambons !


Mais ma Surplis ne cilla pas, pire, elle vibra légèrement comme pour me narguer.

- Tu vois !

La situation pouvait, sous un certain angle être cocasse, je ne dis pas.

- Hm … je me demande quand même ce qui se trame là-bas. Bah ! Dis moi Charis, tu aurais pas quelque chose à boire ? C'est que j'aimerais bien connaître ton histoire, si ça ne te fais rien.





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Charis


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MessageSujet: Re: Fin septembre 1755 - Dans l'attente de la guerre [Libre / Ouvert à tous]   Ven 29 Jan - 17:00

Devant les paroles prononcées par le porteur de la Surplis du Balrog, je ne pus rester de marbre. Non pas que son trait d’humour, sa remarque, ou je ne sais quoi m’avait vexé, mais elle montrait quelque chose chez lui qui me déplaisait. D’ailleurs mon visage se ferma un instant et mon regard ce fit plus fixe, comme celui d’un prédateur près à tuer sa proie. Mais les années m’avaient apprises à contenir ma colère et mon désir de détruire. La brute que j’étais, la guerrière avide de massacre, avait laissé place à un soldat. Il se méprenait sur plusieurs points, dont certains à mon égard, le premier était le fait qu’il se croyait libre, le second était l’importance que je portais au serment fait à notre Seigneur et Maitre en rejoignant son armée. Il ne ma laissa pas le temps de lui répondre, une chance, s’envolant au-dessus du Lac afin de se diriger vers l’entrée des Enfers.

J’avais passé des années à me préparer pour servir mon Seigneur, moi qui n’étais qu’une enfant, avait accepté de sacrifier une vie au soleil, pour lui. J’avais dut me montre digne de porter ma surplis, même si elle m’était destinée. J’avais affronté la mort, affronté le Béhémoth, vu mon corps être détruit, mais je m’étais relevé et avais continué le combat, jusqu’à ce que je devienne la femme que j’étais aujourd’hui. Par son comportement, le Balrog venait de cracher sur tout cela. Nous étions des Spectres, en acceptant de revêtir nos Surplis, on acceptait de tirer une croix sur notre passé, si ce dernier devait nous détourner de notre Seigneur et Maitre.
Les paroles de Satine, ancienne générale de l’armée de Poséidon, calmèrent quelque peu la violence qui m’avait crispé au point que le sol se fissure sous mes pieds. Lorsque je tournai mon visage vers celle qui avait volé le cœur de la Wyvern, j’avais retrouvé mon calme et lui offrit un sourire amical.

… « J’ai moi aussi gardé souvenir de notre combat, même si je dois le reconnaitre il me laisse un gout amère » …

Sa proposition, ne me laissa pas indifférente, il était claire qu’elle avait plus d’expérience que moi et que sa puissance était supérieure à la mienne. Ce fut dans une révérence pleine d’assurance que je lui répondis, un certain plaisir dans la voix.

… « Cela sera un honneur pour moi de te combattre de nouveau afin de pouvoir m’améliorer pour la gloire de notre Seigneur et mon plaisir personnel » …

L’apparition de la Jarre sacrée contenant la Surplis du Bénou, ainsi que son comportement parvinrent à me surprendre. Un sourire amusé apparut alors sur mon visage, preuve que je pouvais éprouver et montrer d’autres émotions que la colère, la rage, ou la violence. Chacun entretenait une relation particulière avec sa Surplis, elle qui était détentrice de la nature même de l’Etoile qu’elle représentait.

… « Tu as de la chance, à ma première rencontre avec ma Surplis, elle a broyé mon corps, encore et encore jusqu’à ce je parvienne à la briser. La tienne se contente juste de t’agacer » …

Le ton de ma voix était amusé, presque nostalgique, quelle drôle d’idée d’éprouver de la nostalgie pour les années que je passais à mourir sous les coups d’un Béhémoth enragé. Ses derniers mots, me rappelèrent que j’étais l’hôte et pas seulement la gardienne en ce domaine. Lui tendant la main, je la priais de me suivre, la conduisant vers les ombres qui devinrent plus épaisses et sombres. Le trajet ne dura que le temps d’un battement de cils, avant que nous nous retrouvions sur l’esplanade offrant une vue dégagée sur le Lac qui nous entourait et que nous surplombions. Ma demeure se trouvait sur une petite île qu’une étroite passerelle reliée aux rives. Sa construction était assez similaire à celle de la demeure du Cancer, d’un point de vue architecturale. Derrière nous un atrium s’ouvrait afin de nous accueillir. Un escalier descendant vers le reste du temple, se situait en son centre, il menait à mes appartements et aux prisons se trouvant au sous-sol. Sur l’esplanade avait été dressée une table basse sur laquelle on trouvait un pichet de vin, des mignardises salées ou sucrées, ainsi que des amuses bouches tout droit issue de la tradition grecque. Je priai mon invité à prendre place, tandis que quelques servantes, vinrent à nous prête à servir. Je savais Méthéa non loin, surveillant, supervisant, s’assurant que tout se déroulait comme il le fallait. Je savais que ce n’était seulement les servantes qu’elle observait, mais moi et mon invitée. La vieille prêtresse, sorcière, voulait s’assurer que son éducation n’était pas tombé dans l’auge d’un cochon sans cervelle. Une fois installée, ma surplis se détachant de moi, afin de prendre place non loin, tel une gardienne. Je pus m'intéresser à la demande de mon invitée.

... « Que veux-tu savoir de mon histoire ? La tienne me semble plus captivante » …
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MessageSujet: Re: Fin septembre 1755 - Dans l'attente de la guerre [Libre / Ouvert à tous]   Lun 1 Fév - 10:52

Le tribut du passeur







Broyer son corps hm ? En voilà une donnée par très réjouissante ! Surtout compte tenu du premier échange que j'avais eu avec ma Surplis, il était fort probable qu'elle me réserve un châtiment similaire. Et la perspective de me retrouver brûlée vive ne m'enchantais guère, à vrai dire. Je suivis la gardienne de ces lieux, non sans noter dans un coin de ma tête que ma proposition d'entraînement n'était pas tombée dans l'oreille d'un sourd. Quoiqu'il en soit j'appréciais son énergie et son esprit déterminé. Nul doute qu'elle était un très bon élément au sein de l'armée des Enfers. De ce que j'en avais pu voir, lors de notre combat, elle était femme à avoir plus de … caractère que ces messieurs. Sa hargne était tout à son honneur et il était fort à parier que elle et moi, puissions bien nous entendre.

C'était d'ailleurs pour cette raison que je m'étais permise de lui demander son histoire. Plus qu'une simple curiosité, je désirais réellement savoir d'où elle venait, qui elle était, somme toute. En prenant place en face d'elle, je pus brièvement remarquer une présence dissimulée dans l'ombre, à nous observer. Je n'y prêta pas plus attention que ça, mais un léger sourire s'accrocha sur mes lippes. Je ne me fis pas prier pour me servir un ou deux gâteaux qui me faisaient de l’œil et repoussa la servante sur le point de me verser mon vin.

- Laisse-moi faire chérie, je suis une experte dans ce domaine.

Lui volant la cruche de vin et deux gobelet en étain, je servis Charis et lui tendis la coupe puis en fit de même pour moi. Son odeur était légèrement épicée et je crus reconnaître les notes capiteuses du vin grecque. Dans tous les cas, en plus de sentir bon, il l'était. Et je m'y connaissais, en vin.

- Si tu apprécies le vin, je tâcherais de t'apporter une bonne bouteille que j'ai pu sauver des flammes et qui vient directement de ma propriété, en Italie. Enfin ... ce qu'il en reste ! Ce souvenir m'arracha un petit rire qui éclata partout. Joyeux. - Dire que ma consommation de ce vin s'est drastiquement dégradée à cause du Juge de la Wyvern justement. C'est que dès notre première rencontre, il s'était mit dans l'idée de cramer le périmètre, sans savoir qu'un autre éveillé se trouvait là … tu imagines sans doute très bien la suite.

Une pause.

- Mais ne parlons pas de moi ! Ce que je veux savoir c'est … eh bien … tout. D'où viens-tu ? Comment as-tu obtenu ta place aux Enfers, ce genre de choses. Mais si je me montre trop curieuse, tu peux me le dire. Je comprendrais parfaitement.

Mon index désigna la silhouette demeurée cacher dans les ténèbres.

- Et elle ? Elle semble te veiller comme une marâtre, elle fait froid dans le dos. Puis, plus fort. Venez donc plutôt vous joindre à nous !

L'invitation lancée, je m'enfonçais dans le dossier de mon fauteuil, sirotant tranquillement mon vin tout en observant ma nouvelle sœur d'arme. L'espace d'un instant, je songeais à ma propre sœur Ann, toujours disparue. J'irai la retrouver un jour. Mon père aussi. J'avais quelques explications à fournir avant de disparaître de leur vie.





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MessageSujet: Re: Fin septembre 1755 - Dans l'attente de la guerre [Libre / Ouvert à tous]   Dim 7 Fév - 21:55

Arrow Sanctuaire sous marin

J'avais jugé inutile d'être discret quand à mon approche. Par égo, et par taquinerie, je tenais à ce que ma Satine puisse anticiper mon arrivée et s'y prépare à sa manière si personnelle : soit en bouillant de colère contre moi, soit d'un autre sentiment bien plus agréable.
Elle n'était pas seule toutefois, et je m'en réjouis. Même si j'appréciais nos petits moments d'intimité, j'étais heureux qu'en si peu de temps, Satine ait déjà rencontrer d'autres spectres. Au vu de sa légendaire patience, mieux valait qu'elle tombe sur Charis ou Oneiros, que sur Dracul.
Projectile flamboyant dans le ciel sombre des enfers, je fonçais vers les deux jeunes femmes en toute hâte. Dans un nuage embrasé, je finis par heurter le sol à quelques pas d'elles, pour me rapprocher d'un bloc de ma bien-aimée que je saisis par la main pour l'embrasser avec fougue.

Ma reine...

Cette pensée venue de je ne sais où résonna dans mon esprit, me faisait sourire tel un amoureux transi. L'espace d'un instant. Conscient d'être en présence d'une tierce personne, je retrouvais vite mon sérieux.

Ravi de vous voir ensemble. J'apporte des nouvelles décisives pour les visées du seigneur Hadès. Le précédent affront que nous avons subit va enfin être payer dans le sang. Charis, reste dans les environs, car d'ici quelques heures nous partirons en guerre.

Le sourire que j'affichais était à la fois sincère et carnassier. Bon sang qu'il serait bon de venger l'honneur seigneur Hadès après tant de provocations ! Et cette première tache en tant que régent me convenait parfaitement. d'excellente humeur, je reportais mon attention vers Satine.

Je retourne dans mon palais, le temps qu'Oneirons ne revienne. je t'y attendrais si le cœur t'en dis.

Une lueur dans mon regard devrait suffire à lui faire comprendre mes véritables intentions à son égard. Nous étions séparés depuis bien trop longtemps.
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MessageSujet: Re: Fin septembre 1755 - Dans l'attente de la guerre [Libre / Ouvert à tous]   Lun 8 Fév - 16:32

Mon hôte semblait ne pas vouloir parler d’elle, surement le fait qu’elle désirait se faire une idée précise de la nature de ses nouveaux camarades, comprendre ce qui l’attendait ou du moins comprendre les chemins empruntés par ceux qui l’avaient précédés en ce Domaine. L’invitation qu’elle fit envers Méthéa ne me dérangeait pas, elle n’était pas la première à percevoir en cette veille sorcière quelque chose de différent. Si ceci pouvait me surprendre de la part de quelqu’un d’autre, Satine avait la puissance et l’expérience d’un Juge. Mais cette fois-ci, ma servante n’accepta pas la proposition, peut-être qu’elle se méfiait de celle qui avait servi Poséidon et abrité une divinité, bien plus qu’elle ne s’était méfiée du Garuda. Je ne lui en voulais pas et me permit donc de l’excuser, non sans cacher la raison derrière ce refus.

… « Méthéa n’apprécie que peu sortir de l’ombre et ne porte que peu de confiance pour les transfuges. » …

Mes paroles semblaient légères, sans importance, tout comme le comportement de cette vieille sorcière. Je pris la coupe de vin, que je portai à mes lèvres, savourant son goût et les souvenirs qui y étaient rattachés. On m’avait fait gouter un vin venant de coteaux plus prestigieux, mais celui-ci venait d’Athènes et me rappelait les rues de cette ville dans laquelle j’avais grandi. La coupe vidée, preuve que j’étais à l’aise en la présence de celle que j’avais combattue sur les marches du Sanctuaire, je commençai à raconter mon histoire. De ma vie auprès de ma famille, avant que celle-ci soit détruite par les Ottomans. Je passai rapidement sur ma rencontre avec cette vieille femme qui nous observait dans l’ombre, non sans signifier qu’elle était alors une prêtresse pratiquant les rites anciens. Ma vie dans les caniveaux et rues d’Athènes fut rapidement passée, jusqu’à ce que je m’éveille à mon cosmos et commence une carrière de gladiatrice dans les arènes souterraines, pour le plaisir de quelques riches marchands et dignitaires Ottomans. Mais avant que je n’arrive à ma rencontre avec son Père, peu avant que je trouve ma surplis, un éclair de flammes vint se poser non loin de nous. Devinant l’identité de ce visiteur, je me levai avant de le saluer comme son rang l’exigeait. Mon genou ne toucha pas le sol, malgré tout, mais il ne semblait que peu se soucier de ma présence, son intérêt allant à celle qui me tenait compagnie.

Ainsi son cœur, ne s’était pas éloigné d’elle, faisant éclater en cet instant et par son comportement, l’image du redoutable guerrier qu’il était. Mon visage ne montre aucune expression, restant neutre, même si j’aurais préféré ne pas avoir était le témoin de ceci. Que voulez-vous, je n’ai jamais croisé l’amour dans ma vie, ne vivant que pour tuer, massacrer et survivre, je ne pouvais comprendre ce sentiment et de ce fait m’en méfiais. Retrouvant un comportement plus en adéquation avec son rang, il m’avertit d’une nouvelle qui, elle, suscita une réaction de ma part. Un sourire apparut sur mon visage, le plaisir de nouveaux combats.

… « Je suis à vos ordres, mon Seigneur » …

Son annonce faite, son désir de voir sa bien-aimée satisfait, il nous quitta comme il était venu. Même si je ne pouvais la voir, je savais que Méthéa n’appréciait pas le comportement dont elle venait être témoin, de la part du Régent. Me tournant vers elle, je lui fis signe de nous laisser, ce qu’elle fit se fondant dans les ombres qui nous entouraient.

… « Je comprendrais que vous rejoigniez notre Régent, après tout n’est-ce pas pour lui que vous vous êtes détourné de Poséidon et de votre père ? »

Il était clair, que je n’approuvais pas et que je ne comprenais pas, ce jeu auquel ils semblaient aimer jouer. Mais qui étais-je pour les juger, l’amour ne nous était pas interdit, tant qu’il ne mettait pas en danger, nos devoirs. Alors que je laissais mon invité, réfléchir à la suite qu'elle désirait donner à sa situation, un cri puissant se fit entendre, tel un Cor de Guerre. Il fut suivit d'un message, des plus clairs et compréhensibles. Un sourire apparut alors sur mon visage, qui se fit masque de colère et de rage.

... « Je crains qu'il va vous falloir attendre, la Guerre nous appel de nouveau. »

Mes paroles à peine prononcées, ma Surplis vint me recouvrir et Méthéa se matérialisa près de moi, inquiète. Elle savait que les Terres froides du Royaume d'Asgard risquaient de ne pas m'être favorables. Mais devant mon sourire, elle se tut, attendant mes directives. Celles-ci furent simples, garder ma demeure propre et préparer un repas de fête pour mon retour. Ceci dit, regardant ma nouvelle sœur, je libéra la puissance de mon cosmos et laissa les ombres m'engloutirent afin de guider vers mon futur combat.
Arrow Entrée d'Asgard ...
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MessageSujet: Re: Fin septembre 1755 - Dans l'attente de la guerre [Libre / Ouvert à tous]   

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