RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [Septembre 1755] Là où tout fini, pour tout recommencer

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Satine


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MessageSujet: [Septembre 1755] Là où tout fini, pour tout recommencer   Ven 8 Jan - 10:24

Aux portes de la Mort







Je crois que je me suis perdue. Dans tout ce noir je ne distingue même pas mes propres mains, existais-je seulement encore ? Qui suis-je ? Je fronçais des sourcils, subitement contrariée par ce fait. Qu'est-ce que je faisais là ?

J'avais échappé à bien des choses durant mon existence, tout comme j'avais aspiré à bien plus encore. À la liberté. Une liberté au final factice. Nimuë me sommait de revenir, mais je n'en avais pas eu envie, je m'étais échappée ailleurs, bien au delà du Temps et la Sorcière Bleue m'y avait aidé. Seulement maintenant que je me retrouvais toute seule dans le noir, je ne savais plus très bien où aller, qui devenir. Je marchais sans but, solitaire dans ce qui me semblait être une vaste forêt sombre. Les arbres ici ployaient sous leur propre poids, grinçaient comme des vieux os, gémissaient comme des vieillards. Des corbeaux me toisaient, décharnés sans doute affamés. Je ferais un bon repas pour eux, mais j'étais loin d'être morte, pas encore.

Je levais les yeux au ciel pour constater qu'il était triste et gris. Son immensité me rappelait sans cesse que je n'étais rien, qu'un grain de poussière que l'on néglige volontiers. La Stella Rubius pulsait contre ma gorge, comme le battement répété d'un cœur. J'étais en vie et je revenais en ce monde dans mon plus simple appareil, dépossédée de tout, consciente du reste, lavée des heurts de mon passé par un autre. On m'avait offert une chance, cette fois je ne referais plus les mêmes erreurs.

Tout en continuant d'avancer, sans réel but, mes pieds s'enfoncèrent dans une eau froide mais claire qui ne me fit pas frissonner. Les yeux comme perdus dans le vague, je m'y glissais, laissant la froideur de cette morsure faire place à une sensation plus réconfortante. Fille de l'eau, je ne craignais pas la noyade, ni les abysses. Nulles lumières pour moi en ces heures où j'errais comme une âme en peine. La chaleur du rubis contre ma peau de nacre me suffisait.

- Es-tu certaine du chemin que tu veux emprunter, Satine ?


Satine ? Oui, c'était comme cela que ma mère m'avait appelé, au jour de ma naissance. Lors de mon voyage je l'avais recroisé entendu à nouveau le doux son de sa voix et du chant qu'elle m'avait apprit. Le chant de l'onde. Alors que je resurgissais comme Aphrodite à la sortie des eaux, je répondis d'une voix blanche à la présence qui s'esquissait à mes côtés.

- Tu m'as suffisamment guidé, Nimuë, il est temps pour moi de marcher toute seule sur ce sentier.

Cette dernière s’éclipsa alors sans un autre mot, un sourire sur ses lèvres. Je ne sais pas pourquoi mais je me sentais soulagée, délivrée des derniers doutes que je pouvais bien avoir encore. Brusquement mon corps fut prit d'un long frisson, secoué par la main de la Vie. Je regardais le bout de mes doigts prendre une teinte bleutée, mes pieds s'ancrer plus profondément dans la boue. Mes cheveux s'agitèrent dans tous les sens sous l'effet d'une bourrasque soudaine. Je reconnaissais cet endroit. J'en poussais les portes, l'édifice se faisant ombre immense sur ma pâle silhouette.

Entièrement nue, je pénétrais dans la Cathédrale d'Hadès, absous, ressuscitée. Muette devant la splendeur de cette vaste pièce. Je restais sur le seuil, transie de froid mes bras tentant vainement de me réchauffer, muette et détrempée. Mes yeux pers cherchaient une réponse. L’Odyssée se répétait. Je devais savoir si Celsius était mort et si Arbhaal était en vie. À moins que ce ne soit l'inverse ?





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Arbhaal


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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Là où tout fini, pour tout recommencer   Ven 8 Jan - 16:14

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Je priais depuis des heures, des minutes peut être ? Impossible à dire tant ma transe me coupait de la trame du temps. j'aurais pu rester poster ainsi, à genou, durant des ans sans me lasser. Et pourtant la ferveur n'y était pas pour grand chose.
Non que ma fidélité envers Hadès était à remettre en cause, le fait que je sois devenu son héraut en était la preuve, mais j'exprimais cette foi dans mes actes plus que dans mes prières. Pour dire vrai, je profitais du calme total qui régnait dans la cathédrale des enfers pour faire un point sur moi même, pour méditer sur mes erreurs passées et analyser les chemins à emprunter pour ne plus les reproduire. Les dernières épreuves, les plus récentes, m'avaient changées, fortement ébranlées dans mes convictions et certitudes.
J'avais indéniablement perdu une part de moi même, et je n'arrivais pas à comprendre si j'avais bien ou mal agit. Car au final seule mon intime conviction avait guider mes pas. Je ne regrettais rien et pourtant l'issue s'avérait la pire. Satine était-elle heureuse dépossédée d'elle même ? Peut être. Et je l'avais pourtant obligé à faire face à ses démons. Par amour, par respect et par égoïsme.
Je demeurais donc immobile devant cet autel sur lequel elle et moi nous étions donnés l'un à l'autre sans retenue. Une époque au final bénie et prometteuse. Lorsque je perçus sa présence, je crus un coup de folie. Une dérive de mon esprit bien trop las, et détruit par l'évènement tragique qu'il venait de vivre. Je me refusais tout d'abord à me retourner en sentant un courant d'air froid. Cela ne pouvait être elle et pourtant...
Je cédais. Inexpressif, agacé par ma propre stupidité, je tournais le regard vers une porte qu'un vent violent venait probablement d'ouvrir.
Je me figeais alors de stupeur et de surprise, les yeux agrandis.

Satine...

Fut-elle déjà si belle qu'en cet instant ?
Face au froid qu'elle semblait subir, tremblante et désorientée, mon premier geste fut de m'avancer vers elle, sans un mot pour l’enlacer. Mon surplis se sépara de mon corps avant que je ne l'atteigne pour que seule mon intense chaleur corporelle vienne au contact de sa peau glacée. Je la tins contre moi, telle une frêle colombe qui pourrait s'envoler si je la relâchais et pourtant que je redoutais de blesser par une étreinte trop appuyée.

Es-tu un rêve ? Une image venue de torturer ou me rappeler mon crime à ton égard ? Ou es-tu bien là, ici avec moi ?...
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Satine


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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Là où tout fini, pour tout recommencer   Ven 8 Jan - 16:46

Aux portes de la Mort







Satine.

Je levais les yeux vers cette voix que je reconnaissais sans mal. Entre mille autre, ce serait celle-ci que j'aimerais toujours entendre. Il était donc là, la providence ayant bien voulu qu'il se trouve à ma portée, non loin, en plein cœur de la Cathédrale qui avait vu fleurir notre amour déraisonné. On disait que l'amour était la mort du devoir, or, cela n'aurait pu être plus faux pour cet ange de ténèbres qui se dressait devant moi, tout habillé de son surplis. À la seconde où nos yeux se croisèrent, je sus que quelque chose avait changé. Sans vraiment savoir quoi. Je nourrissais l'espoir de le revoir sourire, après tout ça. Mais ce fut d'abord la surprise qui ébranla mon bien-aimé, celui qui était venu me chercher dans les limbes du temps. Je lui ouvrais les bras sans y réfléchir, obéissant à un réflexe naturel que je me plaisais à perpétuer. Aussitôt le froid céda sa place à une intense chaleur qui réchauffa mon corps transit de froid, ma peau de nacre où glissaient encore quelques perles cristallines.

S'il n'osait me serrer avec force, de peur de me voir me briser, moi, je ne me fis pas prier pour user de toute la force dont j'étais capable pour l'étreindre. Une fois dans ses bras je pus sentir tout le poids du Monde peser sur mes épaules. Mon retour ne s'était pas fait gratuitement et maintenant que j'avais traversé le mince voile qui me séparait de cette réalité-ci, je me sentais … vide. Quelques instants je me pris à fermer les yeux, sur le point de m'endormir tout à fait. Mais les paroles d'Arbhaal me firent réagir, je levais mon visage vers le sien pour lui sourire. À mon cou, une grande et hideuse cicatrice barrait cette dernière d'un trait horizontal, blanc et boursouflé. Une énième marque indélébile de ma stupidité.

Arbhaal.

Je pris un certain temps à lui répondre ne sachant pas moi-même s'il s'agissait d'un nouveau rêve ou si tout ceci était bel et bien réel. Une ombre fugace et attristée fila dans mes prunelles. Un crime, oui, il en avait commis un et il l'avouait lui-même en cet instant. Comme j'en avais moi-même commis un, par désespoir de cause. Voilà la finalité de la danse des mensonges et de la mort. Non, j'avais fini de danser.

Un grand Pope d'un autre temps ne m'avait-il pas dit d'oublier mon passé ? Ignore-le.

L'Innamorento était passé, je m'en étais saisi. J'avais pris en main mon Destin. Je savais quel chemin emprunter. Dans ma main, toujours appuyée dans le dos de la Wyvern, un éclat d'argent s'y glissa. J'affirmais sa pression contre lui. Il devait le sentir, la vague morsure du poignard contre sa chair.

Dans un murmure, enfin, je lui répondis d'une voix enraillée, douloureuse.

- Je suis bien là … Maintenant, il te faut terminer ce que tu as commencé, Arbhaal.

Mon regard lui suppliait de comprendre. De choisir définitivement de la vie, de la mort quelle serait ma délivrance ?

- Ne me laisse plus m'en aller … je t'en prie.





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Arbhaal


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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Là où tout fini, pour tout recommencer   Sam 9 Jan - 20:09

En une parfait dichotomie, j'avais redouté autant que j'avais espéré cet instant crucial. Là où tout cesserait pour mieux recommencer. J'aurais dû faire cela depuis bien longtemps mais je n'en avais pas trouver la force.
Cette femme demeurait ma seule lueur d'humanité, de retenue face au destin qui me tendait les bras. Sans elle, la nuit seule resterait ma compagne de route et le monde serrait vite à feu et à sang.
Alors que faire ?
Je sentais la pointe du poignard dans mon dos, et cette fugace douleur déploya un excès d'adrénaline. Je saisis ma bien-aimée de deux mains fortes et la tins à quelques centimètres de moi. Pour mieux la dévisager, pour mieux la comprendre.
Elle le savait, la danse n'était plus. Nous étions immobiles, désormais face à face sans échappatoire possible. L'un comme l'autre nous nous aimions assez pour devenir des lâches. Elle par le suicide, moi par le refus d'accéder à sa supplique. Ses yeux me parlaient et j'en compris le message sans mal.

Je suis désolé...

Nulle excuse pour ce qui allait suivre, mais pour avoir sciemment retarder cet instant. Ni Rhadamanthe, ni Hadès n'avaient voix au chapitre. ce choix me revenait et je devais assurer le caractère inéluctable. L'espace d'un instant, je manquais de lui remémorer ce qu'elle allait perdre : la liberté, ses enfants, ses anciennes amitiés et rêves de jeune fille. Mais je me retins par respect pour elle. Ce n'était plus un caprice, mais une supplique mûrement réfléchie.
J'approchais mon visage du sien avec lenteur pour qu'elle anticipe puis savoure pleinement le gout de mes lèvres sur les siennes. Je l'emporterais au paradis avant de la faire plonger en enfer.
Sans cesser de lui transmettre ma passion par ce baiser, je saisis doucement le poignard de sa main et le pris d'une poigne ferme et assurée.
Je ne tremblais pas, je me l'interdit, lorsque le métal perça la chair qui le séparait de son cœur encore palpitant.
Je pouvais, je devais au moins lui éviter la souffrance.
La vie s'écoula d'elle en quelques battements de cils, comme si elle même savait ce moment inéluctable, et lorsque ce corps tant aimé commença à chuter, je la retins d'un bras amoureux, sans cesser de l'embrasser.
Avec toute la douceur du monde, je posais délicatement son corps sur l'autel, caressant son doux visage pour en retirer une mèche rebelle.
Et je repris mes prières avec d'autant plus de ferveur, sachant que mon dieu ne me tournerait pas le dos, tant dans son infinie sagesse, il avait dû lui aussi anticiper ce moment.
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Satine


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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Là où tout fini, pour tout recommencer   Sam 9 Jan - 23:51

Aux portes de la Mort







Il n'y a rien à pardonner, tu m'offre enfin la délivrance que j'attendais depuis toujours.

Le temps de faire mes adieux à ce monde, celui des vivants, sonnait enfin dans un dernier et passionné baiser que nous nous apprêtions à échanger lui et moi, sous le regard d'Hadès. La Mort avait toujours été une ombre qui glissait à mes côtés. Bien des fois je l'avais senti tout contre moi, me murmurer des requiem à mon oreille, me frôler de ses doigts froids. Son messager c'était présenté à moi un soir en Italie où le feu avait embrasé nos Destins. Je l'ignorais encore, mais en cette drôle de soirée, ceux-là avaient été scellés dans des promesses sincères mais que nous n'avions pu tenir. Tout ceci nous avait emmené jusqu'ici, dans la cathédrale du Sombre Monarque où nous allions enfin pouvoir nous unir pour l'éternité.

Il n'y a rien à pardonner criaient mes yeux. De toute mon âme, j'avais espéré cet instant avec ardeur. Inéluctablement. Ça devait se finir ainsi de toute façon. Un jour où l'autre j'aurais fini par rejoindre le tertre noir des Spectres.

Quand nos lèvres s'unirent enfin mes paupières se refermèrent pour la toute dernière fois. Si la douleur se fit insidieuse et sourde sur l'instant, le froid mordant de la lame du poignard galopa bien vite dans tout mon être qui s'effondra entre les bras de mon bien-aimé. Je m'endormais avec un goût doux amer dans la bouche. Je cessais de respirer. Je venais de pousser mon dernier soupir.

Un éclatant silence s'installa ensuite. Rien ni personne n'osait l'évincer, de peur de briser ce moment fatidique. Arbhaal priait avec ardeur aux pieds de l'autel sur lequel il venait de me poser. Je le voyais et je souriais. Je flottais au dessus de mon corps étendu, blanc, si pâle … je voyais déjà les premiers signes du trépas s'installer progressivement. Silhouette opalescente, je m'approchais de la Wyvern pour le frôler mais mes doigts ne firent que le traverser. Je restais muette de surprise. Et maintenant ? Que me restait-il à faire ? Attendre ?

Tout à coup le cri d'un animal me fit tourner vivement la tête. Je reconnus sans mal le cri puissant d'un oiseau de proie mais je ne savais pas d'où il pouvait provenir. Ça recommençait. Des profondeurs des Enfers un oiseau noir dévoré par des flammes noires surgit du néant pour se dresser face à moi. Son œil mordoré me captivait tant il ressemblait à celui d'Arbhaal. Et ce feu ténébreux … je fronçais des sourcils, jetant un regard inquiet vers le Juge. Je ne savais pas si il pouvait nous voir ou si j'étais seule à faire face à cet animal dont la force brute me laissait toute pantoise. Une sorte de combat s'ouvrait entre nous, deux prédateurs jugeant l'autre sans ciller et moi, d'un calme tout relatif, j'ouvris les bras, mue par une intuition.

J'accueillais le phénix en mon sein.

Il était temps de renaître de mes cendres. Pour tout recommencer.

L'ombre du rapace ce fit gigantesque, son ombre avalant mon être en l'espace de quelques secondes. Submergée par sa puissance, je disparaissais.

- Arbhaal !

J'hurlais à plein poumon, me réveillant brutalement, sujette à une douleur indescriptible. Comme si l'on m'avait jeté dans un bûcher, mon corps brûlait, avalé par le tumulte de flammes noires. Ce cosmos me purifiait mais de cette purification nécessaire, je souffrais comme je n'avais jamais souffert auparavant. Mes cris de douleurs résonnaient longuement dans la cathédrale et, recroquevillée sur l'autel des suppliciés, je priais pour que tout ça s'arrête. Finalement la marque sur la dos de ma main s'éveilla pour absorber ce feu ardent et s'en nourrir. Toute haletante, le corps secoué de soubresaut je cherchais à me redresser sans y parvenir.





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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Là où tout fini, pour tout recommencer   Lun 11 Jan - 16:42

Lorsque l'étoile maléfique fit son apparition, je levais le visage pour mieux en déceler l'essence. Étrangement, elle me sembla bien familière.
Ce feu ardent, cette furie...
Satine pourrait-elle en supporter la morsure ? Sitôt pensé, ce stupide pressentiment me fit sourire. Si ma bien-aimée m'avait bien prouvée une chose depuis notre première rencontre, c'est qu'elle ne craignait ni les flammes, ni la mort.
Je laissais donc faire, attendant patiemment. Observant. Elle n'avait pas besoin de ma force, et devait seule endurer cette terrible épreuve. Son cri m'arracha l'âme mais je persistais dans mon attente. Jusqu'à ce qu'elle soit prête.
Lorsque les flammes furent enfin absorbées par la marque, je poussais un soupir de soulagement. Pour un homme qui avait affronter tant de batailles, je demeurais si impuissant face à la souffrance de ma belle. Ses cris valaient tous les coups reçus.
Epuisée par ce moment crucial pour sa future existence, elle sembla incapable du moins mouvement. Je m'approchais donc pour poser une main douce et délicate sur sa joue ruisselante de sueur.

Rien ne sera plus jamais pareil. Tu as réussi une épreuve terrible car l'étoile maléfique que tu as appeler est l'une des plus destructrices.

Dans mon dos, à quelques mètres à peine, un surplis vibrant de vitalité attendait son instant. Et je perçus que je devais laisser Satine lors de ce moment intime.

Tu es immortelle désormais. Libre. Prends le temps de découvrir cette nouvelle vie et ton foyer. Les enfers te seront toujours ouverts. A toi de choisir le lieu qui te semblera approprié pour t'y installer. Mais sache que toi, et toi seule, aura un accès permanent à mon palais.

Tout sourire, fier et ému, j'embrassais sa main avec passion. Ce moment de paix, cette bulle emplie d'amour et de promesses me semblait si irréel. Et c'était ça le plus beau. Savoir qu'un rêve devient enfin une réalité. Car nous serions ensemble à jamais.
Après m'être relevé, je l'embrassais avec fougue avant de lui susurrer à l'oreille.

Une affaire cruciale m'oblige à partir. Mais je serais de retour bien vite. Prends tout le temps qu'il te faudra pour te reposer et découvrir ce qui t'attend. Mais sache que je compte bien te réserver un long, très long moment... Rien que toi et moi. Et une bonne bouteille de vin.

Sur cette allusion familière et complice, je fis apparaitre ma cape du néant pour la poser sur Satine. Probablement épuisée, elle risquait d'avoir besoin d'un peu de sommeil, et bien que des flammes aussi ardentes que les miennes courent désormais dans ses veines, je ne tenais pas à ce qu'elle souffre du moindre inconfort. Sur un dernier sourire, empli de promesses, je quittais les lieux, le coeur léger et pour la première fois depuis bien trop longtemps, l'âme illuminée d'espoir.

Arrow Ailleurs dans le monde.
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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Là où tout fini, pour tout recommencer   Lun 11 Jan - 17:16

Aux portes de la Mort








Penché sur moi, Arbhaal me rassurait sur mon sort, sur cette nouvelle vie qui s'ouvrait à moi. J'avais choisi la Mort, et elle m'allait à ravir ! Je reprenais un peu de ma superbe, allant même jusqu'à esquisser un petit sourire à l'entente de ses mots. Immortelle, libre. Il venait enfin de m'offrir ce que je désirais le plus. Brièvement je songeais à ma vie passée, aux personnes que j'aimais et que j'avais décidé de laisser derrière moi. Mais mon cœur demeurait calme et sourd au sentiment qui aurait dû l'étreindre. Mes doigts s'y glissèrent pour constater qu'il ne battait plus du tout. Cette constatation me rendit muette tandis que je percevais l'écho tout proche d'une énergie ardente qui, impatiemment, attendait que je m'en préoccupe. Le Juge sembla capter cela aussi et en m'embrassant avec passion, je compris avant même qu'il ne le formule, qu'il s'apprêtait à partir.

Ma mine se renfrogna et sur le moment je ne répondis rien. Je ne voulais pas qu'il me laisse toute seule ici, quand bien même j'étais curieuse d'explorer plus avant, le Pandémonium. Je m'y étais rendue une fois, jusqu'au cœur froid du Cocyte, où j'avais retrouvé Celsius, pétrifié sous une gangue de glace. Y était-il revenu ?

Je me drapais de la cape qu'il venait de me confier sans pour autant me relever à mon tour. J'étais fatiguée et sans doute laisserais-je le sommeil m'emporter quand Arbhaal s'en sera allé.

- Une affaire cruciale hein ? Sifflais-je en braquant mes yeux, sauvages et insolents dans ceux, mordorés de mon bien aimé. - Je ne t'attendrais pas pour ça, j'espère que ta cave est bien remplie. Ta pirate a une bonne descente, l'aurais-tu oublié ?

Mon sourire se fit plus taquin tandis que mes yeux reflétaient une promesse plus … enflammée que jamais. Je répondais à ses allusions par d'autres, moins subtiles néanmoins quand, légèrement je le laissais entrevoir la blancheur éclatante de ma peau satinée. Passant une main dans ma chevelure de feu pour la ramener sur une épaule, je lui lançais alors qu'il commençait à s'éloigner.

- Une petite surprise t'attendras à ton retour …

FIN





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MessageSujet: Re: [Septembre 1755] Là où tout fini, pour tout recommencer   

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[Septembre 1755] Là où tout fini, pour tout recommencer

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