RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [Fin septembre 1755] S'ennuyer... à en mourir ¤ Arbhaal

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Ahina


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MessageSujet: [Fin septembre 1755] S'ennuyer... à en mourir ¤ Arbhaal   Lun 11 Jan - 17:06


Lassitude


La mémoire a beau défaillir plus que de raison, il y a tout de même des choses qui restent immuables. Ses traits de caractère principaux, ses façons de réagir face à telle ou telle situation, l’instinct notamment. En l’occurrence et depuis qu’elle a rallié la cause de Pséma, pour une raison qui lui échappe mais qu’étonnamment elle ne remettra jamais en question, Ahina a bien compris une chose. Porter l’armure sombre aux reflets marins ne lui attire que des problèmes.

Un principe qu’elle ne comprend pas le moins du monde, mais qui est pourtant bien réel. Pas faute d’avoir testé à plusieurs reprises. Qui qu’elle ait face à elle, dès qu’il entre aperçoit l’armure, l’expression qui pare son visage se métamorphose en terreur ou en haine. Bizarre… comme réactions. Radical et sans appel, à chaque fois. Soit on la fuit comme le diable incarné, soit on veut lui botter le cul en bonne et due forme. Et Ahina n’aime pas trop ça… qu’on essaie de lui mettre une raclée.

Jack, ce sale poisson d’eau douce, avait fermement assis cette constatation. Tant qu’elle n’arborait aucune armure et ne mentionnait pas Pséma, tout allait bien. Mais dès qu’elle fit et l’un et l’autre… les évènements s’étaient enchaînés à vitesse grand V. Résultat : quelques semaines au frais enfermée dans le Pilier Central. Super, des vacances, elle en rêvait. Il ne perd rien pour attendre celui-là tiens…

Enfin, quoi qu’il en soit, au bout de quelques mois elle a bien retenu la leçon. Ce n’est donc que lorsque la force des choses l’y oblige, qu’elle arbore son armure ou parle du Bélier Noir. Pas qu’elle en ait honte, finalement elle s’en fout complètement. Mais si elle peut éviter de se retrouver emprisonnée tous les quatre matins et se faire plus d’ennemis en trois secondes que n’importe qui dans toute sa vie, ça n’est quand même pas plus mal. Parce que mine de rien… ça finit UN PEU par être lourd l’histoire !

La brune n’a jamais vraiment été du genre à chercher un sens à sa vie. Pourtant… depuis quelques mois, tout est différent. Avant elle avait un but, plusieurs mêmes, elle avait des amis, un amour, une famille, un endroit où aller. Aujourd’hui elle n’a plus rien de tout cela. Même l’endroit où se cache Pséma, elle ne peut le rejoindre si elle le souhaite. Elle doit attendre qu’il vienne la chercher comme la carriole récupère les paysans qui partent travailler dans les champs le matin. Pathétique.

Pourtant nul souvenir ne subsiste de tout cela. La sensation de manque est là, bien réelle, presque palpable. Mais aucun souvenir ne l’habite. Au départ elle essayait de se souvenir, de se rappeler ce qu’il avait bien pu se passer avant la fameuse nuit où le Sanctuaire était en proie à un carnage sans nom. Aujourd’hui elle ne se rappelle même plus ce jour-là et encore moins ce qu’il se passa alors.

Finalement… c’est comme si sa vie avait débuté il y a quelques mois, tout au plus. Vraiment étrange de commencer son existence à 26 ans, je peux vous assurer que ça fait un peu bizarre quand même ! Une seule chose demeure cependant... une haine profonde et viscérale de tout ce qui entoure de près ou de loin le Sanctuaire, Kappa en tête de liste. Un principe monté de toutes pièces, faux et qui n'a pas de raison d'être. Pourtant est-ce bien réel.

Enfin, passons. Elle ne se pose désormais plus de question, ne cherche plus de réponse ni concernant son état, ni concernant ce qu’il a pu lui arriver par le passé. Les choses sont ainsi et voilà tout.

Pourtant, est-ce vers la Grèce que ses pas l’ont guidée. Oh… bien loin du Sanctuaire, sur les terres frontalières avec la Bulgarie, mais tout de même. De tous les pays du monde, est-ce sa terre natale qu’elle a choisie. Pour quelle raison ? Elle n’en sait rien, et elle s’en fiche, comme bien souvent. Assise sur un vaste rocher presque aussi gros qu’une petite colline, vêtue d’une toge blanche qui pourrait sans mal la faire passer pour n’importe quelle femme grecque tout ce qu’il y a de plus normal, les cheveux au vent, son obscur regard fixe l’océan d’un air plat.


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Arbhaal


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MessageSujet: Re: [Fin septembre 1755] S'ennuyer... à en mourir ¤ Arbhaal   Mar 12 Jan - 17:01

Je l'aurais perçue à des kilomètres à la ronde.
Non que son cosmos fut supérieur à celui d'autres guerriers que j'avais jadis affronter. Quoique particulièrement prometteur, il demeurait de nature à me mettre sur la défensive, et non à attiser ma curiosité.
Ce qui attira mon attention fut la teinte qui en émanait. Un subtil mélange de nostalgie, de colère, voire de haine, d'attirance et de répulsion. Une spectre ? Non. Une sainte ? Un jour passé peut être.
En route vers les terres du nord, j'étais passé non loin d'elle, ombre discrète et pourtant à l'écoute de tout.
Elle ne possédait pas d'armure, mais sa beauté, sa personne suffisait à compenser ce manque. L'espace d'un instant, je crus qu'elle m'était familière. Mais où aurais-je pu ressentir cette énergie ? L'image du Sanctuaire s'imposa à mon esprit mais je la repoussais tant cela me semblait improbable. Qu'importe.
Ayant délaissé mon imposant surplis, je m'avançais vers elle, uniquement revêtu de ma chemise blanche favorite légèrement entrouverte et de braies sombres. Perdre du temps à lui parler semblait dérisoire comparé à l'importance de ma mission, mais étrangement je ne vis pas d'autres issues. C'est alors que je compris ce qui m'attirait tant chez elle : sa détresse, sa solitude. Sa force.
Volontairement, mes derniers pas furent bruyants de sorte à ne pas la surprendre. Quoique je doutais qu'elle ne fut longtemps ignorante de ma présence. C'est pourquoi je lui lançais d'un ton faussement enjoué.

L'océan n'apporte pas de réponse. Il fiche le bourdon tout au plus.

D'un geste agile, je lui lançais une amphore d'hydromel. Manière de bien débuter une rencontre intrigante.

On se connait non ? Même s'il est discret, ton cosmos ne m'est pas inconnu. Je m'appelle Arbhaal. Enchanté de te connaitre.

Aimable mais tout en retenue, je vins me placer à quelques pas d'elle, attendant qu'elle me repasse l'alcool que je comptais bien déguster à mon tour.
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Ahina


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MessageSujet: Re: [Fin septembre 1755] S'ennuyer... à en mourir ¤ Arbhaal   Mar 12 Jan - 17:39


Boire sous le soleil



"Une étendue de flotte qui pue le sel et qui en plus habite des guerriers à la con qui se prennent pour les maîtres du monde"Lâche-t-elle d'un air grognon en réponse à son préambule.

Il n'allait pas lui faire à l'envers, tout comme elle savait pertinemment quel type d'aura elle pouvait bien dégager. Il est chevalier, elle aussi. Ahina n'étant pas du genre à patauger dans les faux semblants, il n'y a donc aucune raison de ne pas lâcher ce qu'elle pense au fond d'elle même.

Après... évidemment... s'il s'avère que la personne qui se tient dans son dos et qui est un homme, ou alors une nana drôlement couillue, est un Marina, elle va encore s'attirer des emmerdes. Elle aurait bien aimé qu'on lui foute un peu la paix, mais une de plus ou de moins, finalement qu'est-ce que ça change...

Sa main s'élève dans les airs pour réceptionner la bouteille alors qu'elle n'a toujours pas pris la peine de se retourner. Si ça avait été autre chose, elle faisait volte face dans la seconde et lui collait son poing sur le pif. Mais non, il ne s'agit là que d'une bouteille, pleine qui plus est. Il est peut être sympathique finalement ce garçon !

"Ah ! Çà c'est bien ! Merci !" Lance-t-elle, non sans entrain, avant de descendre une bonne gorgée et de tirer une tête à l'expression effarée presque comique.

Elle pose les yeux sur celui qui vient de se placer à ses côtés.

"De l'hydromel ? Sans déconner ? Mais c'est une boisson de gonzesse ça ! C'est pas parce que t'es blond que ça excuse tout hein."

C'est dans un sourire amusé qu'elle lui rend sa bouteille. Difficile de définir exactement si elle se fout clairement de lui ou si elle blague. Sans doute un peu des deux (sinon elle aurait gardé la bouteille).

Ses sourcils se froncent alors qu'il poursuit.

"Putain ça va pas recommencer encore ! Non on se connait pas. Si tu venais à te rappeler qui j'étais, bah... oublie !" Tranche-t-elle sèchement.

Extirpant un soupir, elle repousse distraitement l'épaisse frange qui lui barre les yeux. Ce qui est certain c'est qu'il n'est pas du Sanctuaire, ou alors il la joue finement et ça ne sera certainement pas pour lui plaire si elle finit par percer son manège.

"Je m'appelle Ahina"

Finalement elle observe enfin plus attentivement l'homme qui se tient non loin d'elle. A la façon Ahina, cela va sans dire. Donc en le détaillant des pieds à la tête sans la moindre pudeur et comme si elle inspectait le nouveau meuble qu'elle envisageait d'acheter pour son salon. Pourtant le regard ne se fait ni aguicheur (pas vraiment les habitudes de la maison) ni véritablement inquisiteur. Juste... elle observe.

Etrange homme que voici. Tout en lui est un savant mélange de douceur, de fermeté et de pouvoir, que ce soit cosmique ou ce que reflète son physique et jusqu'à la façon dont il se comporte. Genre gentleman qui n'hésitera cependant pas à te mettre une tarte dans ta gueule si tu vas à l'encontre de ce qu'il projette.

"Alors... jouons un peu. Tu n'es pas un Saint. Si tu es un Marina normalement tu ne vas pas tarder à me casser la gueule pour ce que j'ai dit avant. T'as rien d'un Naze..."

A ces mots elle s'interrompt et reste interdite quelques secondes. Un naze... d'où ça vient ça déjà... Fronçant les sourcils comme si ça allait l'aider à retrouver de qui lui venait cette expression, elle finit rapidement par abandonner. Il est fort rare que des "matérialisations" de son ancienne vie ne se présentent spontanément ainsi, elle en avait perdu l'habitude.
Pour autant, cela ne l'aide-t-il pas plus à retrouver la mémoire.

"Bref... donc Spectre ou Chevalier noir. J'ai vu juste ?"

Elle n'avait pas rencontré tous les chevaliers ralliés à Pséma, loin sans faut. Alors c'était également une possibilité.


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Arbhaal


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MessageSujet: Re: [Fin septembre 1755] S'ennuyer... à en mourir ¤ Arbhaal   Mer 13 Jan - 13:53

En voilà une qui ne craignait pas d'attirer les animosités ou de se prendre un bon coup de savate dans son joli minois. Certes, l'hydromel était loin d'être l'alcool le plus puissant, mais sa saveur demeurait un nectar que l'on pouvait savourer. Lorsqu'elle me tendit l'amphore, je lui répliquais, souriant à moitié :

Parce que tu n'es pas une gonzesse peut être ? Aurais-tu besoin d'un alcool à 90 à ingurgiter pour prouver que tu en as dans le pantalon ? On peut prendre du plaisir à picoler autre chose que du tord-boyaux.

Paroles à moitié noyée dans une bonne gorgée de ce breuvage qui semblait lui déplaire. Ainsi, la gente damoiselle semblait peu désireuse d'évoquer son passé ? Une fugueuse probablement. Intéressant.
Non vraiment, son cosmos me parlait. Et plus j'y songeais et plus le souvenir de l'avoir ressenti au Sanctuaire devenait certitude. Mais de là à insister, au risque de la braquer...
Son regard inquisiteur et observateur sembla m’ausculter de bas en haut, ce qui me laissa froid. Si elle voulait jouer à ce petit jeu, autant qu'elle pose les questions qui la taraude. Ce qu'elle fit justement peu après.
Ses déductions révélaient une subtile intelligence, et je fus surpris du peu de frayeur ou de méfiance qu'elle exprima devant l'éventualité de se retrouver face à un spectre ou un chevalier noir.
Amusé, j'effectuais un haussement d'épaules pour annoncer ma reddition.

Pas mal, Ahina. Tu sais faire autre chose que râler lorsqu'on t'offre à boire semble-t-il. Tu as taper dans le mille. Je suis l'un des trois juges des enfers, Rhadamanthe de la Wyvern pour être précis.

Si, comme je le pensais, elle venait de quitter le Sanctuaire, cette révélation pouvait lui déplaire. Mais quelque chose me disait que ce ne serait pas le cas.

Tu as faim ?

Sans attendre de réponse, je sortis de la besace que je portais à la ceinture, quelques morceaux de viandes séchés, deux pommes, un peu de fromage et quelques friandises au miel, l'un de mes péchés mignons.
Je disposais ces quelques mets rustiques mais nourrissants entre nous et entrepris de faire un sort à ma portion de viande, tout en observant à mon tour l'infini océan.

Que fait donc une ancienne protectrice de la déesse Athéna plantée sur un rocher, au milieu de nulle part ? Tu as pris quelques jours de repos ou tu attends le retour d'un beau marin perdu en mer ?

Autant ne pas me torturer les méninges davantage. Si Ahina était bel et bien présente au Sanctuaire lors de ma venue, lors de la précédente guerre sainte, c'était là le meilleur moyen d'en avoir le coeur net. Vraiment, cette file m'intriguait...
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MessageSujet: Re: [Fin septembre 1755] S'ennuyer... à en mourir ¤ Arbhaal   Mer 13 Jan - 14:29


Le Juge gentleman


"Bah parfois je me demande tu vois" Lance-t-elle d'un air amusé en réponse à sa première question.

"A priori je n'ai pas grand chose dans le pantalon, tu me bats à plate couture. Enfin... normalement."

En règle générale, les échanges graveleux ne sont pas trop dans sa nature. Mais là il faut dire qu'il venait de tendre une perche trop énorme pour qu'elle ne s'en saisisse pas.

"T'es au courant qu'il y a un certain nombre d'alcools entre l'hydromel et le tord boyaux, comme tu dis ? T'as jamais goûté les petits vins grecs qui se font dans la région ? Ils ne manquent pas de caractère sans être du tord boyaux."

Elle ferait peut être bien de se reconvertir dans la viticulture tiens. Au moins on arrêterait de lui casser les berlons avec ces histoires de chevaliers, de guerre et de foutage de gueule. Quoi que... elle se ferait sans doute chier à la vitesse de la lumière et de toutes façons Typhon détesterait se voir transformé en cheval de labour. Il vaut bien mieux que ça !

Ses yeux sombres fixent l'étranger avec attention. Un léger sourire narquois se dessine sur ses lèvres lorsqu'il annonce enfin la couleur. Bien vu !

"Putain... un Juge, eh beh" Lance-t-elle dans un sourire avant de poursuivre. "Il y a quelques mois, je t'aurais mis mon poing sur le nez au premier mot. Mais maintenant... en fait je m'en fous complètement." Achève-t-elle en haussant les épaules à son tour.

Le Juge de la Wyvern... rencontré par hasard au bord de la mer, en Grèce qui plus est, et avec qui elle partage pitance et apéro. Du grand n'importe quoi en sommes. Pourtant cela ne semble pas lui poser le moindre problème. Parce qu'elle a changé, radicalement changé. Et cela pourrait très nettement profiter au Juge d'ailleurs. Car aujourd'hui, l'ennemi principal d'Ahina, c'est bien le Sanctuaire d'Athéna.

"Bonne idée, t'es bien sympa pour un Juge en fait. Là où j'ai été éduquée, on ne nous enseigne pas vraiment que les spectres sont de bons gars bourrés de savoir-vivre tu vois."

Là aussi, réminiscence de son ancienne vie. Car il est évident qu'au Sanctuaire, personne n'estime les spectres, ni de près ni de loin.
Ponctuant ses paroles par un sourire de dépit, la jeune femme pioche dans la viande séchée avant de la lever vers lui comme s'ils trinquaient.

"Je n'ai rien à t'offrir en retour. Ah si... une mèche de cheveux, si t'es du genre fétichiste."

Un juge de la Wyvern blond, sympa et fétichiste. Cette journée serait le clou de son existence surréaliste. Peut être irait-elle même jusqu'à la consigner par écrit tiens. En fait... ça se trouve elle est peut être en plein rêve ?

Son regard d'ébène se plisse lorsqu'il reprend la parole. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il est perspicace le garçon.

"Et qu'est-ce qui te fait croire que ce n'est plus le cas ?" Lance-t-elle d'un air narquois en mordant dans la viande séchée et tout en occultant royalement le reste de ses questions.

On ne va pas non plus commencer à parler amourettes hein.


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Arbhaal


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MessageSujet: Re: [Fin septembre 1755] S'ennuyer... à en mourir ¤ Arbhaal   Jeu 14 Jan - 18:53

Quel évènement avais-tu métamorphoser une sainte de la sorte ? Car le doute n'était plus permis à ce sujet. J'avais devant moi une ancienne servante d'Athéna, et pas des moindres au vu des émanations de son cosmos en sommeil.
Mais lui poser des questions sur le sujet risquait de la braquer plus qu'autre chose. Je ne tenais pas à passer pour un vulgaire espion.

Je préfère les vins italiens à choisir... Mais la dernière fois que j'ai pu en savourer, ce fut après avoir bruler des hectares entiers de vigne.

Ce souvenir de ma première rencontre avec Satine fit aussitôt naitre un sourire nostalgique sur mes lippes. Bon sang, quelle colère... La première d'une longue série.

Et oui un juge civilisé... Nous ne sommes pas tous des barbares sans coeur. Notre vision du monde est juste moins idéaliste que celle de la grande majorité des mortels. tout le monde finit aux enfers, c'est une réalité. Alors autant servir Hadès dès le départ.

Je haussais les épaules à cette pensée difficile mais au final dépourvue des artifices de la bonne conscience des moutons.

J'ai même tenu Athéna dans mes bras lors de la dernière guerre sainte, vois-tu. Sans la tuer. Tu aurais vu la tête du Grand Pope... Du grand comique.

Un bon moment de connaitre ses sentiments réels. Aucun saint digne de ce nom ne pourrait rester indifférent en entendant ces paroles. Je pistais donc un geste, un frisson peut être, ou un éclat de colère.

Ne va pas croire qu'un tel "cadeau" me laisserait indifférent, mais je doute que ma femme apprécie... Elle est du genre à me péter une dent par cheveux.

Et le pire c'est que je ne plaisantais pas ! J'ignorais si Satine était du genre jalouse, mais au vu de sa capacité innée à se mettre en furie au premier prétexte, je préférais éviter d'allumer la mèche.
Comme en écho à son geste, je me mis à mastiquer un bout de viande d'un air neutre. La fille était joueuse...

A vrai dire, je n'en sais rien du tout. A toi de me dire si c'est vrai ou non. Mais bon, si ton homme est parti en mer c'est soit récemment, soit depuis bien trop longtemps vu l'air triste que tu abordais à mon arrivée. Il sait au moins que tu en pinces pour lui ?

Sans honte, je lui rendis son air narquois. La journée était belle selon mes critères, et je m'allongeais de tout mon long sur le rocher, sans quitter l'ex sainte du regard.

Et si c'est pour quelques jours de repos... Je dirais que tu es davantage dans l'optique de te redécouvrir et de faire le point sur ta petite vie, que de faire la fête en abusant du vin et de la bonne chère. C'est pas moi qui te le reprocherais. Ça fait du bien parfois de quitter les trous du c... qui nous entourent le plus souvent pour être en bonne compagnie avec soi-même. On peut enfin y voir clair.
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Ahina


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MessageSujet: Re: [Fin septembre 1755] S'ennuyer... à en mourir ¤ Arbhaal   Jeu 14 Jan - 22:34


Evitons les sujets qui fâchent


Pour ne pas conserver le moindre souvenir d'avoir jamais goûté autre chose que des vins grecs, ce qui est déjà pas mal ceci étant, Ahina se contente de hausser les épaules d'un air maussade.

"Ah bah, on ne fait pas dans la dentelle monsieur le juge à ce que je vois"

C'est clairement la poêle qui se fout du poêlon là, les colères d'Ahina étant connues, si ce n'est dans toute la Grèce, au moins au Sanctuaire sacré, à Rodorio et pour un certain nombre de gens qui ont par malheur croisé sa route lorsqu'elle était en pétard. Mais à sa décharge, là non plus elle n'en a pas vraiment de souvenir, de brefs flash dont elle n'arrive pas à définir s'ils sont réels ou non, tout au plus.

La remarque qu'il lui adresse en suivant déclenche un éclat de rire tout ce qu'il y a de plus spontané. Elle serait bien en passe de se rappeler la dernière fois qu'elle a ri de la sorte, même depuis qu'elle a une mémoire qui fonctionne à peu près bien. Mais de toutes façons elle ne se posera pas la question un instant.

"C'est une façon de voir les choses ouais, je n'y aurais pas pensé à vrai dire."

Ah ça, l'excuse était fameuse. Servir Hadès sous prétexte que tout le monde finira tôt ou tard en enfers, fallait la trouver et oser la sortir, surtout pour un Juge. Son rire meurt cependant au fond de sa gorge d'une manière bien étrange. Nullement lié à ses mots, sa propre réflexion vient de lui faire réaliser un point qu'elle n'avait pas du tout remarqué jusqu'à présent : sa connaissance des forces armées de ce monde est intacte, contrairement aux pans de sa mémoire personnelle. Ainsi n'a-t-elle rien perdu de ce qu'elle savait sur la hiérarchie des enfers, celle des marinas ou du Sanctuaire. Etrange...

Alors qu'il reprend la parole, Ahina n'a pas le temps de comprendre qu'il est en train de la tester qu'elle réagit déjà au quart de tour. Mais étonnamment et contrairement à ce qu'il aurait peut être imaginé, ce n'est pas ses mots concernant Athéna qui feront qu'elle change radicalement d'attitude.

"Shion..."

Une aura meurtrière à souhait et d'une grande agressivité se dégage d'elle sans qu'elle ne puisse y faire grand chose. A première vue elle n'a pas l'air de la retenir outre mesure, mais finalement c'est surtout qu'elle ne le peut pas. Ça, elle l'a bien compris ces derniers mois.

Dardant un regard sombre sur le Juge, une voix rauque et étonnamment grave s'extirpe de sa poitrine.


"Ne parles pas de ce type en ma présence..."

S'il avait besoin d'une ultime confirmation, elle venait de lui être servie sur un plateau en argent massif. La lame psychique de Kyro avait fait bien des dégâts sur le métabolisme neuronal de la brune. Non seulement des pans entiers de sa mémoire s'étaient disloqués, mais en plus, et on ne sait pas quelle magie sournoise, tous les sentiments d'un certain niveau qu'elle éprouvait s'étaient mués en leur radical opposé. Ceux qu'elle aimait profondément étaient devenus les ennemis, ceux qu'elle haïssait férocement les alliés, voire les admirés et même en amour pour l'un d'entre eux.

Elle saisit au vol la bouteille d'hydromel alors que son aura s'évanouit comme par enchantement. Alors qu'elle absorbe une lampée conséquente de liquide doré, sa main libre se pose sur sa tempe. Une grimace crispe légèrement ses mâchoires alors qu'elle entame un massage relativement peu délicat, sa peau devenant toute rouge tellement elle appuie fort.

"Désolée, le contrôle c'pas trop ma tasse de thé." Dit-elle en rebouchant la liqueur et en la lui tendant. "Ca m'arrangerait que tu ne parles plus de ces... Saints"

Elle crache presque ce dernier mot, comme si le simple fait de le prononcer lui salissait la bouche.
Mais à l'évocation de sa femme un léger sourire se dessine sur son visage.

"J'avais une copine qui avait ce tempérament là. Mais je ne m'en souviens plus. Ne reste que sa longue chevelure rouge, c'est tout. Je ne sais même plus comment elle s'appelle ni à quoi elle ressemble. Ça craint hein" Lance-t-elle mi amusée mi dépitée.

Pendant un instant, elle se demande si elle ne confond pas avec Mashia qui porte, elle aussi, une longue chevelure flamboyante. Mais non, il s'agit bien d'une autre personne. Car elle se souvient parfaitement de Mashia et la déteste désormais au même titre que Shion.

"Et mais putain t'es obsédé avec ça ma parole ! Tu veux absolument me caser ou quoi ? Eh oh tu viendras m'emmerder avec ces conneries quand on sera potes depuis des années et si t'as la chance que je ne t'oublie pas comme les autres" Lance-t-elle d'un air légèrement agacé alors qu'il remet le marin sur le tapis.

Elle repose les yeux sur la mer et conserve le silence quelques minutes. Il est bien inquisiteur ce Juge tout de même. Parce que sous ses airs de salut j'suis super sympa, bois, manges, mais surtout racontes moi ta vie, il est aussi fin qu'un taureau qui fonce sur un parterre d'oeufs frais. Et pourtant c'est pas comme si Ahina était très perspicace en la matière.

"Bah je n'ai rien à faire en fait tu vois ! Donc ici ou ailleurs c'était la même. Par contre toi t'es un Juge. T'as une armée à gérer, un domaine je suppose et la conquête du monde. Alors qu'est-ce que tu fiches ici à perdre ton temps avec l'amnésique de service ?"


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MessageSujet: Re: [Fin septembre 1755] S'ennuyer... à en mourir ¤ Arbhaal   Mar 19 Jan - 20:12

Au moins, j'avais su la faire rire, ce qui, au vu de sa mine sombre depuis le début de notre rencontre, ne semblait pas gagner d'avance.
Malheureusement, l'évocation du Grand Pope suffit à déclencher une ire dont l'intensité m'interpella. Comment une ancienne sainte pouvait parvenir à un tel degré de rancune envers ses pairs ?
L'agressivité de cette femme n'était pas naturelle.
Qu'avait pu donc lui faire Shion ? De l'image que je conservais de cet individu, cela ne collait pas. Etait-il au moins capable d'écraser une mouche sans en concevoir un immédiat besoin de repentance ?
Toutefois, au vu de l'aura meurtrière d'Ahina, je me gardais bien de tout autre question sur le sujet. Je n'avais vraiment pas envie de me battre avec elle, surtout pour un sujet aussi ridicule.
C'est alors qu'elle me fournit le dérivatif parfait pour me faire oublier son attitude. La description qu'elle me faisait de sa "copine" ne laissait que peu de doute sur l'identité de cette dernière. Bon sang, mais pourquoi les dieux se faisaient ainsi un malin plaisir à réunir les destinées ? Un monde bien petit...
Amusé, je rétorquais, la main devant la bouche pour couvrir un sourire désabusé.

Un copine dotée d'une chevelure rousse et d'un tempérament de feu... Le nom de Mary, ou de Satine te dirait-il quelque chose ? Si oui, et bien, il s'agit de ma bien-aimée.

Je me maudis l'espace d'un instant de ne pas avoir posséder un petit portrait de ma belle. Mais pour mener à bien une telle peinture, même de la taille d'une pièce, il faudrait la faire poser. Ce qui était quasi-impossible, sauf à le faire pendant qu'elle dort. Une idée que je gardais derrière la tête.
Ahina reprit son observation de l'immensité aquatique avant de rediriger la discussion sur moi. Rien de bien étonnant à ce qu'une "amnésique" se refuse à trop parler d'elle même mais rien n'y faisait... Elle continuait à m'intriguer.

Disons simplement que je suis de passage... Je me dirigeais vers le nord quand j'ai perçu ton cosmos. Il est loin d'être commun, tu peux me croire.

Hors de question d'évoquer mes plans avec une parfaite inconnue. Et de toute manière, elle ne faisait pas de grands efforts pour se confier. Autant faire de même. En écho à son attitude, je reportais le regard vers l'océan avant de poursuivre.

Drôle de vie que la tienne. Il n'y a rien de pire que le désœuvrement pour le moral. La vie est déjà bien trop courte pour la réduire encore en ne faisait rien. Et c'est un Juge des enfers qui parle. Je suis un homme assez occupé avec des histoires de conquête du monde à gérer, comme tu dis. Mais il y a vraiment quelque chose chez toi qui attise ma curiosité. Sinon, je serais déjà reparti.
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MessageSujet: Re: [Fin septembre 1755] S'ennuyer... à en mourir ¤ Arbhaal   Mar 19 Jan - 21:32


Tu vois quand tu veux !


Les paupières d'Ahina se froissent alors qu'elle dévisage le Juge avec une grande attention quand il évoque deux prénoms semblant appartenir à la même personne. Elle reste ainsi plusieurs secondes avant de finir par lâcher un tonitruant...

"Çà ne me dit rien du tout"

Et pour cause, Mary a complètement disparu de sa mémoire. Quelque part c'est une chance pour la brune tout autant que pour la furieuse sirène. Car si elle existait encore dans sa mémoire, étant donné qu'elle aimait beaucoup cette femme, son amitié se serait irrémédiablement transformée en haine. Comme pour Mashia, comme pour les autres... Et si d'aventure elle était amenée à la croiser dans cet état... ce ne serait pas joli du tout si l'on considère le tempérament plutôt explosif de l'une et de l'autre.

Lorsqu'il poursuit, la brune se lève d'un bond et se rapproche de lui. S'asseyant à ses côtés elle annihile purement et simplement l'espace privé que chacun se doit de respecter (en temps normal et pour une personne normale, cela va sans dire).

"Alors là tu m'intéresses. Qu'est-ce qu'elle a d'étrange mon aura ?"

A en croire la façon dont elle s'adresse à lui et le regard qu'elle pose sur le Juge en attendant qu'il lui réponde, sa question est on ne peut plus sérieuse et l'intérêt que représente sa réponse est loin d'être une façade.
Ahina a bien du mal à faire le tri entre ce qu'elle était, ce qu'elle est devenue et ce qu'elle devrait peut être être. Tout cela est confus, complexe, mais surtout n'a ni queue ni tête. Alors s'il peut éclairer un peu sa lanterne, elle ne dira certainement pas non.

"Je ne vois vraiment pas ce qui pourrait te rendre curieux franchement... M'enfin là aussi, si tu peux développer, ça m'arrange."

Elle ponctue ses mots par un bref haussement d'épaules avant d'ajouter.

"Je n'ai nulle part où aller techniquement puisque Psé..."

Elle écarquille brièvement les yeux alors que le nom fatidique meurt dans sa gorge. Putain la méga boulette qu'elle a failli faire... Vite, une feinte, vite vite... Son cerveau tente de trouver un changement de tournure de dernière minute, mais ce genre de situations n'étant vraiment pas son fort, elle laisse s'installer un silence beaucoup plus long qu'elle ne l'aurait souhaité.

"Puisque psychologiquement mon cerveau a quelques lacunes, si on peut dire ça comme ça !" Finit-elle par dire en se maudissant en silence.

Bon bah ça passe ou ça casse.


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MessageSujet: Re: [Fin septembre 1755] S'ennuyer... à en mourir ¤ Arbhaal   Jeu 21 Jan - 18:52

Fait rarissime, mon sang se figea dans mes veines l'espace d'un battement de cils.
Ces trois lettres et cette, trop longue, hésitation me firent l'effet d'un coup de poing dans l'estomac. J'avais ce nom en tête, à l'arrière plan de mes pensées mais toujours bel et bien présent.
Pséma.
Je sentais qu'elle savait que je savais. Ce temps mort fut bien trop long pour être anodin, surtout en tenant compte de l'effet que pouvait produire ce nom sur moi. Par réflexe, ma vigilance reprit vite ses droits, et je me préparais à ce qu'elle tente de m'éliminer. Chose stupide de surcroit, car elle devait se douter que tuer un spectre ne revenait jamais à régler un problème. Après quelques instants d'un silence glacé, mais non hostile, je me décidais à lui répondre.

Ton aura est oppressante. Peut être triste, ou déprimante, mais elle ne passe pas inaperçue. Je pense que tu étais, et que tu restes surement, une puissante guerrière au vu de l’intensité de ton cosmos. Mais je perçois autre chose... Tu me rappelle les chevaliers noirs qui avaient servi un dénommé Pséma, lors de la précédente guerre sainte.

Je braquais un regard direct et franc dans le sien. Pas de faux-semblants, juste une allusion tellement énorme que je ne cherchais même pas à en masquer l'objectif.

Plusieurs chevaliers d'or changèrent radicalement de personnalité, ce qui permis aux armées d'Hadès de vaincre celles d'Athéna. Ce qui fait que, contrairement à beaucoup de personnes, je suis bien plus curieux d'en apprendre davantage sur Pséma et ses guerriers, que de désirer leur faire la peau.

Allait-elle s'enfuir ou me combattre ? Parler tout simplement peut être ? Je ne pouvais prévoir ses réactions mais je tenais à la rassurer sur le fait que, servante de Pséma ou non, cela ne changerait rien à mon comportement envers elle. Pour une fois que je pouvais parler de manière civilisée avec un chevalier noir...

Ton cerveau a peut être des lacunes, comme tu dis, mais ce n'est pas pour autant que je te traiterais avec condescendance.

J'attendis donc de voir sa réaction. Le souffle court.
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MessageSujet: Re: [Fin septembre 1755] S'ennuyer... à en mourir ¤ Arbhaal   Mer 27 Jan - 10:58


Grillée !


Il se raidit, se crispe, elle jurerait même que sa mâchoire s'est contractée fermement l'espace d'une seconde. C'était prévisible, son temps de latence a été bien trop important et sa boulette bien trop énorme que pour passer inaperçue. En plus de tout cela, cette scène ne fera que confirmer ce qu'elle constate depuis des mois. Tout le monde connait Pséma, chacun sait qui il est, du moins en surface car finalement aucun d'entre eux ne sait réellement... mais surtout, chacun le redoute.
Une étrange bouffée de fierté monte dans sa poitrine alors qu'un sourire tout ce qu'il y a de plus niais s'affiche sur son visage.

"Ah vraiment ? Bizarre ça !"

Feindre l'idiotie... parfois ça marche ! Mais elle a comme dans l'idée que sur ce coup là ça va être nettement moins évident. La façon dont il la fixe sans sourciller, le ton qu'il emploie et les mots qu'il lui adresse, des affirmations sous couvert de fausses suppositions, sont assez explicites comme ça.
Ça promet une journée sympa ça encore tiens.

Alors qu'il évoque la dernière Guerre Sainte, le regard sombre de la brune se fait plus perçant, presque incisif alors qu'elle braque sur lui ses deux prunelles de jais.

"Quoi comment ça il y en a eu d'autres ! Qui ?" Tranche-t-elle en l'interrompant carrément.

Elle ne l'agresse pas (encore) mais franchement nous n'en sommes pas loin. Pourtant ça n'est pas dans cet état d'esprit que la grecque se trouve à l'instant présent. Elle persiste et signe dans ses premières impressions, ce Juge est plutôt sympa (pour un Juge !). Sa façon de s'exprimer est plutôt une réaction épidermique face à ce qu'il vient de lui apprendre.
S'il n'est pas en train de lui monter un bobard pour avoir des infos sur Pséma, et qu'il existe réellement d'autres chevaliers d'or ou de tout autre grade dans le même cas qu'elle, alors Ahina doit absolument leur mettre la main dessus.

Elle hausse un sourcil à sa dernière remarque. Tiens donc... il est le premier qui n'aspire pas à découper son guide en buchettes. Comme quoi tout arrive... Cependant il pourrait très bien s'agir d'un quelconque stratagème pour lui soutirer des informations qu'il pourrait mettre à profit contre le Bélier noir. Et là, sur ce coup, il peut toujours aller se brosser !

"Ouais bah encore heureux. C'est pas parce que j'ai des soucis de mémoire que je suis devenue complètement débile" Répond-elle en haussant les épaules.


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MessageSujet: Re: [Fin septembre 1755] S'ennuyer... à en mourir ¤ Arbhaal   Mer 27 Jan - 13:00

Et bien, le moins que je puisse dire c'est que j'avais touché un point sensible.
A l'évocation de l'existence d'autres chevaliers noirs, Ahina m'interrompit avec violence. Je ne m'étais pas attendu à une telle réaction, mais soit. Toutefois, je risquais de la décevoir.
Pensif, je continuais à l'observer quelques instants avant de daigner répondre à son interrogation.

Si ma mémoire est bonne, Aldébarran du Taureau et Kappa du Verseau se sont retournés contre leurs compagnons et nous ont ouvert un passage vers les hauteurs du Sanctuaire. Néanmoins, ils ont retrouvés leurs esprits après la guerre sainte.

Le cuisant souvenir de mon combat face à Kappa et Eren me revint en mémoire, et je serrais le poing pour contenir ma rancune et mon amertume envers ces deux individus. Mais pour l'heure, cela n'avait nulle importance.

A mon avis, en faisant d'eux ses jouets, Pséma a permit la victoire de nos forces face à celles des Saints. Je me doute bien qu'il n'a pas agi de la sorte dans le but de servir le seigneur Hadès, mais cela suffit à s'attirer ma reconnaissance. Disons que je serais prêt à parler avec lui au lieu de tenter de lui arracher la tête, comme les fidèles d'Athéna le feraient.

Un petit message sous-entendu ne coutait pas grand chose... Peut être lui transmettrait-elle ce message. J'ignorais beaucoup trop de choses sur ce Pséma mais son influence sur le cours des choses méritait qu'on lui accorde une certaine attention. Ami de circonstance ou ennemi ? Je n'avais pas encore d'idée précise sur ce sujet.
Une expression attentive sur le visage, je scrutais du regard mon interlocutrice, attendant un signe de son intérêt pour ma proposition.

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MessageSujet: Re: [Fin septembre 1755] S'ennuyer... à en mourir ¤ Arbhaal   Mer 27 Jan - 14:09


Kappa......


C'est à son tour de se crisper lorsqu'elle entend prononcer les deux noms fatidiques qui lui évoquent tant de haine et de rage désormais. Comme si le Scorpion était définitivement incapable de contrôler ses émotions, ce qui avait toujours été le cas ceci étant, un épais cosmos sombre aux reflets marins se dégage tout autour de la brune. Un phare en pleine nuit ne serait pas plus discret qu'elle à cet instant.
L'agressivité qui émane de la brune est alors bien plus violente et sinistre que l'effet que la simple évocation de Shion avait provoqué sur elle il y a quelques minutes.

"Çà ne m'étonne pas ! Cet enfoiré de Kappa est à classer dans les increvables ! A croire qu'il n'a rien d'autre à foutre que de faire chier le monde !"

Elle est tellement en colère qu'elle aboie plus qu'elle ne parle. Elle avait beau être présente lorsque l'esprit de Kappa avait été retourné comme une crêpe lors de la Guerre Sainte, Ahina a aujourd'hui complètement oublié ce moment qui s'est égaré de sa mémoire, comme tant d'autres.
Cependant, elle conçoit bien volontiers que si Pséma eut pu se servir du Verseau à un moment ou à un autre, celui-ci ait finalement été libéré de son emprise. Car la brune se souvient par bribes de leur rencontre relativement houleuse lorsqu'elle s'était rendue en cachette à Jamir. Et une chose est certaine : il était bien lui-même, ce con de Verseau !

"Il avait ses raisons, je présume" Lance-t-elle alors que son cosmos baisse légèrement en intensité alors qu'elle hausse les épaules.

Il est certain, du moins en est-elle convaincue, que Pséma n'a pas agi dans le seul but de s'amuser. A ses yeux ce n'est pas le genre du Bélier noir. Cependant il est également vrai qu'elle n'a pas la moindre idée de la raison qui l'a poussé à aider insidieusement les forces d'Hadès.

Son regard se plisse alors qu'elle tourne la tête vers lui en le dévisageant longuement. Il n'imagine quand même pas qu'elle va lui organiser un rendez-vous en tête à tête avec Pséma quand même ? Y a pas marqué Meetic sur son front ! (comment ça, ça n'existe pas encore ?).

"C'est à lui d'en décider. Mais t'inquiètes pas vas... Si un jour il veut te voir, tu le sauras très vite"

Un léger sourire amusé ponctue ses propos. Si il y a bien une chose qu'elle a compris de Pséma, c'est qu'il contrôle toujours tout. Il décide d'apparaître, à qui il veut parler, qui il désire contrôler, qui il prend sous son aile et qui il détruit. Alors même si elle lui glisse un mot concernant les souhaits du Juge, cela ne changera strictement rien s'il n'y voit pas d'intérêt.


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MessageSujet: Re: [Fin septembre 1755] S'ennuyer... à en mourir ¤ Arbhaal   Jeu 28 Jan - 19:20

Une fois encore, la simple évocation du nom d'un saint d'Athéna suffit à mettre la belle dans un état de haine incroyable. Non que cela me navre, bien au contraire, mais ce fait demeurait bien étrange.
Qu'elle connaisse Kappa n'était pas non plus une réelle révélation. Mais je me décidais à ranger ce fait dans un recoin de ma mémoire. Au final, on ne sait jamais de quoi l'avenir sera fait et un duel entre ancien et actuel chevalier d'or le moment venu... L'idée me plaisait assez.
Alors qu'Ahina retrouvait un certain... calme. Non. Une tempérance de rigueur, elle me répondit au sujet de Pséma sans daigner satisfaire à ma demande sous-entendue. Je ne m'étais pas attendu à beaucoup plus, mais soit. Il ne fallait pas trop en espérer non plus.
Je répondis à la belle par un sourire désarmant.

Soit, je n'insisterais pas davantage en ce cas.

Machinalement, je me relevais sans faire mine de reprendre les quelques mets que j'avais déballer. Je n'en avais nul besoin. Contrairement à elle.

Bien, je ne vais donc pas t'importuner davantage. Je suppose que tu as hâte de retrouver ta solitude, volontaire ou subie. Je dois bien avouer que ce fut une rencontre... Intéressante. De toute manière tu sais où me trouver.

Trouver un Grand Pope ou un juge des enfers revenait relativement au même. Il suffisait de se rendre aux portes de son royaume.

Je suis navré de ne pas avoir réussi à tuer Kappa la dernière fois que je l'ai croisé. Mais je compte bien remédier à cette erreur dans l'avenir. On ne sait jamais... Peut être combattrons nous côte à côte un jour.

Sur cette dernière boutade, je lui adressais un hochement de tête et un sourire charmeur avant de laisser de nouveau exploser mon noir cosmos de manière à décoller du sol pour prendre mon envol. Une mission m'attendait encore, mais je devais bien admettre que cette rencontre avait été plaisante, mais également porteuse de promesses.

Arrow Destination inconnue.
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MessageSujet: Re: [Fin septembre 1755] S'ennuyer... à en mourir ¤ Arbhaal   

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[Fin septembre 1755] S'ennuyer... à en mourir ¤ Arbhaal

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