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 Le retour fracassant de Poséidon

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Poséidon


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MessageSujet: Le retour fracassant de Poséidon   Dim 16 Oct - 19:14

Le calme, le calme d'un cimetière s'était depuis trop longtemps installé sur ce qui autrefois fut son royaume. Son Royaume, à présent, une terre dévastée que rien ne pourrait remettre à flots sinon la puissance même d'un cosmos revenu d'un lointain exil. Plus que tous autres dieux, Héra exceptée, ses colères étaient connues. Ses grondements craints et redoutés autan que la puissance des éclairs ou le nom de son autre frère au casque d’invisibilité. Immense était sa surprise mais ce ne fut encore rien en comparaison de la rage qui le prit dès que son divin regard se posa sur les ruines de son Sanctuaire.

Zeus...

Regarde ce que ta décision a laissé prendre pieds sur terre. Regarde cette humanité tant chérie d'Athéna. Qu'a-t-elle à nous envier, à nous dieux, sur le domaine du désir et de la conquête. Qu'a-t-elle à nous envier en folie sinon le fait d'être la favorite de la frigide de service.


Serrant avec rage son trident, le maître des Mers et des Océans entra dans une rage qu'il apaisa au prix d'immense explosions de cosmos. La terre en trembla, les vagues en surface se firent scélérates, frappant avec fracas les récifs et autres falaises. Pourtant, cela n'avait pas suffi, loin de là. La rage de Poséidon était immense et plus que le cri que le dieu lâcha, ce fut l'incroyable vague de cosmos qu'il dégagea qui marqua son retour en ses terres dévastées.

Colérique, redoutable, le fils de Cronos n'en demeurait pas moins doté de raison. Aussi en lieux et places d'abîmes insondables, ce furent ses temples, ses piliers qui se restaurèrent, rendant à l'ensemble du domaine la viabilité qui lui était essentielle pour reconquérir sa place en ce monde.

Et il ne s'arrêta pas là. Les cadavres flottant en toutes eaux furent rassemblés par une vague de flots, finissant leurs routes sous un tumulus de roches. Le temps du recueillement n'était pas encore venu pour les Marinas, pas encore. Pour l'instant, c'était celui de la Guerre et la justice du roi Poséidon.

Prenant une dernière impulsion, le dieu se tailla sans façon un trône monumental dans le manteau même de la roche. Un trône brut et violent comme il pouvait l'être. Prenant alors place, il posa son trident sur l'emplacement désigné et lança enfin son appel.

" Marinas, généraux, capitaines et lieutenants !!! Ecoutez la voix de votre roi. Le temps de la Guerre est revenus. Venez immédiatement vous regrouper autour de moi, le temps de la riposte est venu !!! Que cette terre découvre enfin qu'elle ne peut rien sans nous !!! "

La mer et la terre avait tremblé à un tel appel. Il était grand temps de rappeler que, tout comme Zeus, Poséidon était capable de tonner et d'écraser tout sacrilège.
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Jack


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MessageSujet: Re: Le retour fracassant de Poséidon   Sam 29 Oct - 19:20

Putain... c'était le mot, les piliers avaient pris une sacrée claque et j'avais perdu ma bière dans l'histoire. Interloqué, j'avais pu sauver quelques enfants qui étaient dans le coin et avait repoussé tout cela aisément mais comment ? Pséma. Evidemment, la réponse m'était connue et mon vieil ennemi jouait encore des siennes. Toutefois, cette attaque était de nature divine. Quelques flocons de neige l'avaient accompagné et certains cosmos ne répondait plus au sien. Qu'est ce qu'il s'était passé ? Le flot des égarés et des réfugiés se répandait déjà un peu partout dans les ruines d'une Atlantis qui en avait bavé suffisamment. J'allais me diriger vers le temple de Satine quand je me rappelais du drame... Elle aussi avait disparu dans le monde infernal et pour toujours, maudit Arbhaal !

Fatigué. Oui c'était le mot pour ainsi dire. Je n'étais pas en état de faire grand chose quand une aura vint à moi. Une vieille amie dirons nous. Elle se posait alors sur mon corps comme pour se rassurer que j'allais bien, j'étais donc redevenu le Général de la Sirène Maléfique... Telle était la volonté de Poséidon. Je marchais alors pour aider les plus démunis, mais tout cela était dantesque ! Comment faire ? Avec qui ? Quelle force ? Nous n'étions plus qu'une armée perdue dans les tréfonds du monde marin. Les morts se comptaient par milliers, certainement plus mais dur de se donner une idée sur tout ce qui venait de se passer.

C'était alors le moment choisi pour que Poséidon sorte de son trou. Il tombait bien lui, je me sentais rassuré.

Ouvrant mes ailes, je me dirigeais vers le temple central. Le cosmos divin se répandait dans tous les sens, nettoyant les écuries d'Augias avec une affirmation qui n'était pas sans oublier qu'il était en pétard ! Il était vrai que Pséma avait fait une belle connerie là, taper sur tout le monde en même temps ? Mais c'était pas dans ses habitudes sauf... Sauf s'il détenait maintenant le moyen de s'en sortir et de réaliser son plan. Agacé de pas tout comprendre, j'arrivais enfin au devant de mon seigneur et maître. Je m'agenouillais alors devant lui, l'esprit vivace des combats de jadis à ses côtés. Sensiblement, je me disais que j'allais comprendre ce qui s'était passé. Une fois les réparations terminées, je pris la parole.

- Seigneur, je suis à votre service.

Pas besoin de bavardage inutile avec lui, il savait qui j'étais et ce que je pouvais faire. Toutefois, pas d'Haiken, pas d'Ann, personne s'approchant... Une boule dans la gorge montait lentement en me rendant compte que je ne ressentais pas leurs cosmos... Puis, mes sens ne me trompaient pas, des amis ne répondait plus à mes contacts cosmiques, des liens s'étaient brisés dans le chaos de cette attaque générale. Et cette neige qui continuait de tomber, était ce un indice de cette merde ? Poséidon devait en avoir la réponse, valait donc mieux attendre quelques instants...
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MessageSujet: Re: Le retour fracassant de Poséidon   Mer 2 Nov - 18:01

Immense, le cosmos divin n'avait pas tardé à montrer aux yeux de tous qu'il était de retour, lui, l'un de trois grands fils de Cronos. L'un des dieux les plus puissants en ce monde qui n'avait que trop été privé de son inestimable présence. Ce mortel, ce Pséma, avait osé s'en prendre à son peuple mais il avait commis une erreur. On ne pouvait abattre définitivement le Royaume sous-marin sans abattre son maître et souverain.

Poséidon possédait l'essence capable de tout reconstruire, de tout remodeler. La haute mer, les fonds, les abîmes, les êtres marins et bien sûr les marinas et l'ensemble de son peuple, tous en cet instant pouvaient ressentir le formidable appel du dieu des mers et océans se répercuter aussi franchement que les vagues frappaient le rivage.

Et ce fut au cœur de toute cette effervescence qu'un marina fit son apparition. Un seul au milieu de ce naufrage général.

Regarde Zeus, le résultat de tes innovations. Mon armée n'est plus que l'ombre d'elle-même, le souvenir de sa gloire passée. Regarde ce qu'un seul misérable humain a pu faire.

Furieux mais bien décidé rendre à son royaume de sa superbe, Poséidon lui insufflerait tout ce qu'il fallait pour que les marinas reprennent la place qui leur revenait de droit en cette terre trop affaiblie par la bêtise conjuguée de sa nièce et son frère. Guettant la venue de ses formidables guerriers, le dieu dut pourtant se rendre à l'évidence, quasi tous manquaient à l'appel. Seul le Général de la Sirène répondait présent.

" Te voici donc Jack O'Bannon, Général de la Sirène. Oui, toi le capitaine qui reste sur son navire et sombre avec plutôt que de l'abandonner. Toi qui portes haut et fort les couleurs et la puissance de ce Royaume. "

Le ton de Poséidon était toujours aussi tonitruant mais son regard et le sourire qui s'affichait sur ses traits trahissaient l'estime qu'il portait au Général.

" C'est ainsi que nous sommes, deux battants, deux rocs inébranlables qui se dressent contre tous et toutes. "

Se levant avant de faire signe au marina de faire de même, le maître des mers poursuivit.

" Deux forces de la nature qui vont répondre à l'assaut sacrilège dont le Sanctuaire sous-marin a été la cible. Sache donc qu'à cause de leurs faiblesses et leurs négligences, les guerriers divins de cette vieille barbe d'Odin ont laissé les spectres de mon frère entrer en leurs terres. Les ravages qui s'en sont suivi ont porté un coup décisif à une Asgard déjà bien affaiblie. Ce qui a ouvert une brèche dont un misérable du nom de Pséma a profité pour s'emparer de la redoutable Balmung. Le résultat ne se fit pas attendre. Asgard a été rayée de la carte dans la foulée et ce rat en a poursuivi son oeuvre destructrice en frappant autant notre terre que celle d'Athéna et d'Hadès. "

Sur ces mots, Poséidon se tut avant de se saisir de son trident et de relancer une nouvelle salve de cosmos.

" Ce qui a provoqué notre réveil mais aussi celui de notre frère Hadès. Quant à notre chère nièce, elle était déjà revenue sous l'apparence d'une nouvelle-née. Un privilège qui a très bien pu lui coûter la vie. "

Des mots porteurs de tant de choses et sur lesquels le dieu s'approcha de son général avant de planter soudain le trident devant lui.

" Mais la connaissant, cela ne peut être aussi simple. Plus que la mauvaise herbe, Athéna se cramponne à la vie et à cette chance insolente qui est la sienne. Elle sera là tout comme notre frère. Une attaque à l'aide d'une épée divine a été lancée contre nous et foi de Poséidon, une attaque portée par le divin trident fauchera ce Pséma et le transpercera pour toujours. "

Soudain un cosmos se fit sentir, mettant un terme à ce qui au final était un conseil plus que restreint.

" Notre frère est déjà sur le point de nous rejoindre avec son propre champion. Allons donc l'accueillir. Montrons à tous qu'un seul marina vaut bien tous les saints ou tous les spectres que pourront envoyer Athéna ou Hadès. Mais auparavant... "

Levant la main, le dieu appela toutes les scales non portées et les rassembla autour de lui et du Général de la Sirène, les faisant léviter en une ronde fantastique.

" Nous sommes le roi des mers mais aussi le maître des scales. Toutes ont été touchées et pour combattre ou se défendre nos chers marinas doivent être armés comme il le faut. Que toutes les scales aillent se régénérer autant que les corps de ceux qui sont encore absents. Notre cosmos est autant capable de sauver que de détruire. D'ailleurs... "

Une vague se dirigea vers la scale de la Sirène.

" Il est hors de question que mon héraut ne puisse aussi en bénéficier. Et maintenant en route. "

Arrow salle d'audience

Citation :
Poséidon se dirige avec Jack vers la salle où ils accueilleront Hadès, Athéna et leurs hérauts respectifs.

Les scales sont envoyées dans une partie du temple où elles vont totalement se régénérer dans l'attente de nouveaux porteurs.

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Asya Leskov


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MessageSujet: Une fin pour un commencement [PV Poséidon]   Mer 16 Nov - 19:54

Octobre 1755, avant la réunion entre Hadès et Poséidon.



Une nouvelle en cachait une autre, c’était ce que l’on disait en règle générale ou plutôt, c’était ce que l’on avait toujours dit à la jeune femme. Le jour où elle avait annoncé sa grossesse n’avait nullement fait exception, un enfant qu’elle avait malgré tout décidé de garder, quittant le domicile familiale. Un enfant qui n’était plus. Souvenir de poussière. Des annonces dont elle n’avait retenu que cette triste réalité d’un monde qui ne tournait pas rond. Oscillant entre réalisme et pessimisme, la mère déchue avait fait ses armes depuis bien longtemps. Un passé, une vie qui n’était pas si noire dont les traces de jours heureux subsistaient. Seulement, chaque chose avait son temps, un début ainsi qu’une fin. Et certains arrivaient sans doute bien trop vite.

L’air rêveur, elle contemplait cette eau qu’elle avait maudite si souvent. Absence. Étonnamment, la demoiselle ne semblait avoir aucune affinité particulière avec l’eau liquide, et ne s’approchait que rarement de celle-ci. Non pas par crainte, mais plutôt par choix. Parce qu’elle s’y jetterait si ce maître le lui demandait. Une faible grimace naquit sur son visage, Asya ne se sentait pas particulièrement mal à l’aise dans le Sanctuaire sous-marin, et le fait d’être entourée de cette flotte ne l’importait que peu en surface. Il est dit qu’avec le temps, les blessures cicatrisent bien qu’elles demeurent dans l’inconscient. Une chose qu’elle ne pouvait qu’approuver, elle qui vivait avec ce poids : celui d’une décision qui n’était pourtant pas une erreur, mais qui avait coûté une vie. En effet, elle n’avait jamais considéré cela comme tel et ce, peu importait la douleur causée par cette perte. C’était un mal pour un bien, pour avoir la possibilité de servir une cause plus grande que ce qu’elle n’aurait pu imaginer un jour. Un donné pour un reçu, ainsi allait le monde. Et s’y trouvait là le moyen pour la Marinas de Circé de se rassurer, d’apaiser cette culpabilité qui rongeait parfois sa mémoire.

Brusquement, la jeune femme releva la tête, croyant sentir quelque chose. Probablement rien d’important, ou sans doute n’était-ce que son imagination. Et pourtant, ses pas avaient malgré tout pris la direction du temple de Poséidon. Une sensation qui sonnait comme un appel, sans réellement le comprendre, mais il n’y avait là aucune sensation négative, aucune appréhension. Néant.

Inconsciemment, ses pas s’étaient faits plus rapide, espérant parvenir à cette destination qui semblait envoûter. L’espace entre eux deux se réduisait de plus en plus. Une marche. Deux marches. Trois marches. Elle arrivait enfin. Et, dans le silence le plus complet, Asya pénétra dans le temple à la recherche de l’origine. Un couloir, puis une porte qu’elle ouvrit avec prudence. Lentement, elle reprit la marche le temps de quelques pas, avant de s’arrêter enfin.

Un bruit, celui de son genou dont la protection de Circé toucha le sol. Tête baissée, une mèche blanche s’envola, se rabattant sur ce regard qui ne portait rien d’autre que la loyauté. Une respiration, celle de la jeune femme qui demeura muette dans un premier temps. Court.

« Asya, Marinas de Circé. Capitaine de l’Atlantique Sud » Prononça-t-elle finalement, de manière assurée.

Sobre présentation. Il n’y avait, de toute manière, pas grand-chose à ajouter. Alors elle attendait, dans cette même position. Immobile, telle une statue. Sans doute était-elle trop maniérée, mais peut-être ne l’était-elle pas assez.



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Dernière édition par Asya L. le Mar 29 Nov - 17:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le retour fracassant de Poséidon   Jeu 24 Nov - 10:01

Le Dieu des Océans allait se diriger vers son frère Hadès en compagnie de Jack de la Sirène Maléfique, lorsqu’il sentit une présence discrète et perdue dans le cosmos. Une présence qu’il avait souvent observée, mais qu’il l’avait jamais rencontrée. Il leva un doigt à l’attention de Jack, lui intimant la patience, avant de s’en retourner sur son trône. Hadès pourrait bien attendre quelques instants supplémentaires.

Il ne fallut pas une minute avant que la Marina ne fasse son entrée, tout en discrétion, comme à son habitude. Il attendit patiemment qu’elle approche et se présente, étudiant ses gestes, son cosmos, son regard. La sondant, il confirma son ressenti. Un lion se cachait sous ces jolis traits. Ou plutôt… Un monstre marin.

« Bienvenue, Asya. Je ne suis pas étonné qu’une femme comme toi ait survécu à ce cataclysme. Tu es et as toujours été une battante… Une rescapée. Cela fait un petit moment que je t’observe, Marina de Circé. Ta discrétion et ta timidité cache une force que le Royaume Sous-Marin ne soupçonnait pas en t’offrant cette Scale. »

Le Dieu se leva et s’approcha de la jeune femme, la toisant de toute sa hauteur. Son aura était écrasante, bien qu’il soit cordial, voire bienveillant envers elle.

« Tu l’as vu, notre Sanctuaire a été attaqué. Nos armées sont décimées. Mais notre volonté n’a pas été ébranlée. Ainsi, je suis de retour, afin de reprendre en main notre avenir et assouvir notre destinée.

Néanmoins avant cela, nous allons nous venger de l’homme qui a tué tant de nos frères. Et pour cela, je vais avoir besoin de mes meilleurs éléments… Et du summum de leur puissance. Asya, ton pouvoir est trop limité par cette Scale. Il te faut une armure qui soit digne de tes compétences. Ainsi, tu seras le fer de lance de mon armée. Sa pointe acérée, qui déchirera le cœur de notre ennemi. »


Reculant d’un pas, il leva une main et invoqua son cosmos pour matérialiser une autre Scale devant la jeune femme. N’ayant rien d’égal avec la Scale de Circé, petite et discrète, la Scale du Kraken brillait de puissance et de détermination. Un claquement de doigts du Dieu, et Circé quitta le corps de la jeune femme, la laissant dans de simples vêtements.

« Va, Asya. Embrasse ta destinée. »
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MessageSujet: Re: Le retour fracassant de Poséidon   Jeu 24 Nov - 13:45

Il était là. Une présence que l’on pouvait aisément ressentir. Puissance. Elle était bien loin de tous les racontars, les rumeurs étant parvenues à ces oreilles durant ces quelques années de service. Il n’y avait probablement rien d’étonnant à cela, et d’ailleurs, ni le faciès de la jeune femme ni son attitude ne montraient la moindre trace de surprise. Il était un Dieu, celui qui les guidait. Une différence de tout, qui n’était que logique.

Toujours immobile, Asya écoutait silencieusement ces paroles dont la voix semblait résonner dans la pièce, faisant écho avec son esprit. Une rescapée. Un mot dont elle n’appréciait guère l’utilisation, bien que probablement justifié. Au final, tout n’était qu’une question de survie dans ce Monde. Se débattre encore et toujours pour assurer la continuité d’une vie, d’une espèce, d’un groupe. Éternellement.

Puis il y eut un court silence, brisé par ces pas qui s’avançaient un peu plus dans sa direction. Un regard aussi, qu’elle pouvait sentir. Un regard qui, pour celle dont la discrétion était le maître-mot, semblait bien difficile à supporter. Parce que la blanche haïssait que l’attention se porte sur elle, parce qu’elle n’avait rien qui sortait de l’ordinaire. Oui, peu importe la manière dont on voyait les choses, elle n’était qu’une mère. Une mère déchirée, bien incapable de laisser couler la moindre larme. Et elle le savait sans doute trop bien, les temps n’étaient pas des plus clément et bon nombre de ses camarades avaient, eux aussi, un vécu particulier. Chacun avait son histoire, son expérience. Et surtout, chacun avait ses morts à déplorer.

Une légère réaction apparue néanmoins lorsqu’il reprit la parole. Celle d’un poing, qui se resserra discrètement à en faire pâlir ses phalanges, à en faire couler quelques perles de ce liquide rouge présent dans ses veines. La même couleur que celui que l’auteur de cette dernière attaque avait répandu, dans des quantités bien plus importantes. Le sang de camarades, tombés. Perdus. Bien entendu, qu’elle avait constaté tout cela. Qui ne l’aurait pu ? Cependant, tant qu’il y aurait des Marinas, ils se relèveraient encore et toujours. Peu importe le nombre. Tant qu’il en restait au moins un, ils reconstruiraient le Sanctuaire, le Royaume. Leur maison.

Un Monde qui, bercé dans une illusion de paix, n’était en réalité que guerre. Des faits avérés par cette dernière offensive. Parce qu’au final, tout n’était qu’un inépuisable cycle. Une guerre pour des morts. Des morts pour une vengeance. Une vengeance pour une nouvelle guerre. Asya réprima un faible soupir à cette pensée. Mais elle n’en restait pas moins humaine, et ne faisait guère exception à ce frêle esprit qui les caractérisait. Insuffisance humaine. Par cela, Les survivants ne pouvaient sciemment pas laisser l’honneur, la fierté ainsi que les actes de ceux tombés au combat être réduit à néant. Il s’agissait là de la dignité des Marinas, et de la volonté de Poséidon à obtenir vengeance contre cet homme qui avait balayé tant de vies d’un seul geste. Mais aussi de sa propre faiblesse, celle qui avait fait resurgir ses pensées les plus honteuses. Celles d’un fils disparu dans un tourbillon similaire. Son pêché.

« A vos ordres » Répondit-elle finalement. Fermement.

Une nouvelle Scale apparût alors, tandis que Circé quitta son corps. Il était vrai qu’elle avait ses limites, mais il s’agissait là d’une armure fidèle. Une amie. Asya se releva alors et, jetant un dernier regard sur celle qui avait été à ses côtés durant ces deux longues années, la blanche se dirigea vers l’apparition. D’un geste lent, elle tendit sa main dans sa direction, l’effleurant de ses doigts avant de les éloigner de nouveau. Un changement que la jeune femme n’aurait jamais pu imaginer. Probablement aurait-elle d’ailleurs qualifié cela de blague si celui qui l’avait fait parvenir jusqu’ici n’était pas Poséidon lui-même, si le contexte avait été différent.

Cette fois ci, ce n’était pas un Adieu, mais bel et bien un au revoir. Un au revoir à la Scale de Circé avec laquelle elle avait partagée bien des choses durant ces quelques temps. Un lien s’était créé, c’était un fait indéniable. Cependant, une autre voie s’offrait à elle et avec cela, la Scale du Kraken. Un nouveau partenaire, pour de nouvelles aventures. Un devoir. Il s'agissait là d'un nouveau lien à créer et, qui sait, peut-être que la froideur de cette armure l'aiderait? D'une manière ou d'une autre.

« Si vous le permettez » Commença-t-elle à dire pour introduire un discours plus long, se retournant vers le Dieu. Hésitation. « Le Sanctuaire sous-marin a subi de lourdes pertes lors de cette attaque, mais au vue de la manière dont l’ennemi a procédé, il est envisageable que les autres camps aient été touché également. Peut-être devrions-nous envoyer un messager, afin de vérifier l’état des autres camps. Et, s’il s’avère que cet opposant est commun… » Elle s’arrêta brusquement, écarquillant légèrement les yeux. Qu’était-elle en train de dire ? La blanche n’était pas celle qui devait prononcer ces mots. Acte déplacé. « Mes excuses… ».

Elle s’inclina de nouveau, avant de reposer ses perles châtaigne sur la Scale du Kraken, tandis que ses doigts s’approchèrent une nouvelle fois.

« Le Kraken… J’espère qu’on s’entendra bien, tous les deux. Partenaire. » Murmura-t-elle à l’intention de l’armure, d’une voix douce. Un son à peine audible, mais qui donnait le ton quant à l’image que la jeune femme avait d’une relation entre une armure et celui qui la portait. Aussi, elle espérait que Circé trouve un jour une nouvelle personne qui l’apprécierait à sa juste valeur. Une personne avec qui elle pourrait nouer un lien nouveau. Plus fort.






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MessageSujet: Re: Le retour fracassant de Poséidon   Lun 28 Nov - 18:39

Le Dieu se contenta d’un fin sourire devant la réponse de la jeune femme. L’ignorance menait souvent à la curiosité déplacée. Mais dans ce cas-ci, il ne pouvait pas la blâmer. Une telle attaque était difficile à encaisser pour les mortels.

« Ne t’excuse pas, Générale. Je comprends que tu sois un peu perdue. Ton instinct ne te trompe pas. Asgard, le Sanctuaire d’Athéna et les Enfers ont été attaqués en même temps que notre domaine. Asgard a pris le plus gros de l’attaque : si les domaines d’Athéna et Hadès sont comme le nôtre, détruits mais possibles à reconstruire grâce à ses survivants, le pays des Ases a été totalement rasé, avec l’ensemble de ses défenseurs et de ses habitants. Il ne reste aucun survivant, du moins selon les informations dont je dispose.

L’origine de l’attaque est un ancien Chevalier d’Or perverti, qui a réussi à voler Balmung. C’est grâce à l’épée qu’il a pu lancer une si terrible offensive. Je ne sais pas comment il a réussi à voler l’épée sans dérober les saphirs d’Odin, encore moins à la retourner contre sa propre patrie… Les réponses ne viennent toujours pas immédiatement. Quoi qu’il en soit, Zeus nous a renvoyés sur Terre, moi, Hadès et Athéna. Nous devons allier le restant de nos forces pour détruire cette menace. »


Sur cette dernière phrase, un léger rictus de dégoût vin ombrer le visage du Dieu.

« Je n’aime pas cela. Athéna et moi étions arrivés à une entente relative, mais m’allier avec des ennemis potentiels me dégoûte. Néanmoins, Zeus le veut. Nous n’avons pas le choix… Pour le moment. »

Il s’orienta vers Jack, afin d’englober les deux Marinas.

« Vous deux êtes certainement les derniers Généraux de mon armée encore en vie. En tant que tels, vous êtes à la tête de l’armée. Mes ordres sont les suivants : notre but est de détruire Pséma, et de respecter le statu-quo avec nos nouveaux alliés. Il n’est pas question de les attaquer ; vous pouvez néanmoins vous défendre s’ils s’en prennent à vous une fois notre objectif commun éliminé. Méfiez-vous d’eux, rester toujours aux aguets et ne leur tournez jamais le dos. Ne les aidez pas durant la bataille qui s’annonce, sauf si vous le jugez réellement utile. Si nombre d’entre eux tombent sur le champ de bataille, tant mieux.

Bien, mon frère est arrivé. Rejoignons-les. »


Sans plus de révérence, le Dieu se dirigea vers une autre pièce des restes de son temple, où l’attendaient deux présences obscures. Hadès, et certainement un de ses chiens.

==> Temple de Poséidon, entrevue avec Hadès
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MessageSujet: Re: Le retour fracassant de Poséidon   Mar 29 Nov - 18:00

Certains racontent que la perte n’est que signe d’un renouveau, que tout n’est qu’un pion éphémère posé dans les lignes d’un cycle éternel. Une question bien trop peu souvent posée, dissimulées sous les traces d’un dénommé « Destin ». Néanmoins, il demeurait cette sensation que l’histoire avançait, prenant un nouveau tournant, lentement. C’était notamment le cas de cette mère déchue, noyée par les souvenirs d’une vie disparue trop tôt, ne laissant le moindre signe. Envolée. Aussi, tel un oiseau déployant ses ailes et se laissant planer dans cet azur immense, la jeune femme semblait parfois hors du temps, comme si rien de tout cela n’était réel. Illusion. C’était probablement son état d’esprit à l’heure actuelle, bien qu’il semblait difficile de le confirmer tantôt dissimulé, tantôt refoulé. Parce qu’il lui était particulièrement épineux de croire, comprendre les raisons pour lesquelles le Démon des glaces était apparût de la sorte. Une rose aux épines acérées, prise au piège dans cet amas de givre.

Silencieusement, des perles châtaigne se posèrent sur ce fier rempart qui se dresserait sous peu à ses côtés tandis que ses doigts demeuraient présents sur ce métal froid qui serait désormais sien. Partenaire. Un faible sourire s’empara alors le ses traits, dévoilant de nouveau cette sensation étrange nommée douceur. Il était désormais temps d’ouvrir un nouveau chapitre. Un chapitre qui, sonnant l’heure du changement, semblait également bercé sous le signe de la revanche. Celle d’un peuple, d’une armée, de fidèles écrasés par un seul homme. Un homme qui avait défié les dieux, et qui en paierait le prix. Assurément.

Elle se retourna alors vers le Divin au fin sourire. Des propos avaient été tenus, des mots qui n’auraient sans doute jamais dû s’échapper de cette gorge asséchée par des circonstances bien trop troubles. Incompréhensible. Pourtant, il n’y avait là pas la moindre trace de honte existant sur le faciès de la jeune femme. Parce qu’Asya avait probablement un certain vécu et savait que la nie n’était qu’un ramassis d’erreurs prise dans des vagues d’épreuves parfois bien cruelles. Il semblait néanmoins que ses impressions aient été affirmées, et l’attaque de celui qui avait été Chevalier d’Or portait la marque de la généralité. Un Monde qui n’était plus que destruction. Atrocité. Un homme dont la fierté n’était visiblement que bassesses. Inexistante.

Pséma. C’était donc là le nom qu’il portait, celui d’un mort en sursis.

Un hochement de tête. Les ordres avaient été d’une clarté semblable à celle des Océans, dans ce que l’on pourrait appeler la Belle époque. Douce illusion. La méfiance régnerait alors en unique maître, le temps d’une alliance éphémère. Trêve momentanée pour un ennemi commun.

« A vos ordres » Répondit-elle par automatisme, avant de retourner au silence.

Finalement, la blanche se retourna vers le Kraken, dont la force était à l’image de cette froideur inhospitalière qui le caractérisait. Et, tandis que ses billes de bronze fixaient cette surface dorée dans un silence presque religieux, ses doigts s’approchèrent à nouveau. Une sensation, celle d’un appel. Celui d’une mère déchue qui tentait d’instaurer un lien, un contact entre eux, mais aussi celui du Monstre des profondeurs, qui l’invitait à entrer dans la danse.

Soudain, il y eut une lumière dont la blancheur la rendit presque aveuglante. Il était temps. Son partenaire quittait enfin le sol glacial de la pièce, afin de prendre possession de ce corps partiellement marqué. Nouveau contact. Celui de ses doigts qui se posèrent sur la partie avant de son armure, dissimulant sa poitrine. Désormais, elle n’était plus Asya : Marinas de Circé, mais Asya Général du Kraken. Un rang qui demanderait sûrement un temps d’adaptation, psychologiquement.

Un sourire mélancolique naquit sur ses lèvres à cette pensée, celle de quitter Circé qui l’avait aidé tant de fois. Puis, elle quitta la pièce, suivant les traces du Seigneur de ces terres, de ces mers. Il était temps d’aller de l’avant. Acte silencieux.




HRP :Direction - l'entrevue avec Hadès, temple de Poséidon.



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Le retour fracassant de Poséidon

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