RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [Automne 1755] L'esprit de meute

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Yül


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MessageSujet: [Automne 1755] L'esprit de meute   Jeu 27 Oct - 11:56

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Dans sa course à la survie depuis l'ancienne place de la statue d'Odin, Fenrir parcourut les reliefs une bonne quarantaine de minutes avant d'arriver en vue du premier village. Sa taille démesurée lui permettait de sauter d'une montagne à l'autre en quelques secondes, là où des individus plus petits mettaient non loin d'une heure, et ainsi la campagne asgardienne défila devant ses yeux à toute vitesse sans qu'il rencontrât d'obstacles réellement gênant.
L'attaque de Pséma défiait réellement tout ce qu'il lui avait été donné de voir jusque-là : les flammes s'étendaient rapidement aux forêts montagneuses, et il devait s'arrêter parfois pour geler leur parcours, sans quoi les terres du nord deviendraient un simple roc de cendres nu. L'onde de choc de ce simple coup d'épée avait projeté une quantité d'arbres et de débris sur des kilomètres et des kilomètres, et ce pays qui se nommerait un jour Suède, Norvège et Finlande semblait voué à la désolation.

Finalement, les premières maisons s'offrirent à sa vue, mais en pénétrant le village il ne trouva personne.

***Ils ont dû fuir vers le sud, tout comme les bêtes encore vivantes... ***

Par mesure de sûreté, il flaira les alentours un moment, sans trouver d'autres odeurs que des foyers éteints, des cadavres ensanglantés et de la poussière en suspension dans l'air. Et tout à coup, cinq ou six traces dans la direction soupçonnée. Un mélange de sueur et d'angoisse, Fenrir imagina sans mal les villageois terrorisés voir le monde s'effondrer sur eux et courir de toutes leurs forces. Certains blessés, à en juger par la note sanguinolente qui allait avec. Il poursuivit d'un pas rapide et sûr, une vingtaine d'autres minutes, avant d'entendre des cris de terreur devant lui. Assurément, se retrouver poursuivi par un loup géant, LE loup géant, éprouverait certains esprits fragiles. L'ombre d'un sourire se dessina sur le visage lupin du fils de Loki quand il repéra quelques petits humains filant à travers les forêts couchées sur le sol. Il stoppa sa course et avança au pas, sa voix grondant dans l'air comme un coup de tonnerre :

"Je ne vais pas vous dévorer, Asgardiens ! Arrêtez vos pas et je vous emmènerai au prochain village. J'ai besoin de votre aide tout comme vous de la mienne. Ragnarök attendra un autre jour."

Abasourdis, les fuyards de toute façon épuisés ralentirent, puis stoppèrent leur avancée furieuse. Fenrir se porta à leur hauteur et compta 5 hommes, 8 femmes et 3 nouveaux-nés. Bien peu hélas, mais un bon début déjà. Sa fierté en prenait un sacré coup, mais il se coucha près d'eux et les incita à monter sur son dos d'un signe de tête.

"Faites attention à mes blessures ou bien je vous précipite dans la mer."

Aux yeux des malheureux, la situation paraissait irréelle : secourus par l'annonciateur de la fin du monde, lui-même blessé... Dans ce sens, cela les rassurait sur le fait que quelqu'un pourrait vaincre Fenrir comme dans les oracles énoncés à l'aube des temps. Ils obtempérèrent et guidèrent l'entité un long moment encore.

***Et toujours aucun loup...***

Enfin, la végétation montra des signes d'atténuation : les arbres clairsemés n'étaient plus couchés mais simplement penchés, tordus par les rafales de vent, puis de plus en plus droits à mesure qu'ils s'éloignaient de l'épicentre de la catastrophe. Un second village situé au cœur d'un vallon, avec un port donnant sur une petite baie s'offrit à eux. Sur la rive, les barques revenaient du large, où la population s'était éloignée par mesure de précaution.

"Hourra ! Ils sont vivants !
-Nous allons pouvoir reconstruire !
-Et nous soigner ! Grâce à Fenrir !"

Il fallut un temps d'adaptation pour que les rescapés descendissent de leur monture improvisée et expliquassent toute l'histoire à leurs congénères épargnés, mais en fin de compte le Grand Loup fut applaudi, un air agacé au visage. Il sentait les forces de Yül atteindre leur limite...

"En échange de ce service que je vous rends, soignez mon louveteau. C'est tout ce que je demande."

Et avant que les villageois surpris de cette requête n'aient pu demander plus d'explications, la métamorphose leur coupa le souffle : l'immense Fenrir sembla rétrécir jusqu'à prendre forme humaine, ses membres changeant d'apparence pour devenir ceux d'un homme. Yül avait déjà perdu conscience, sa fourrure, ses cheveux, son corps et son armure maculés de sang et de blessures. On ne voyait même plus la couleur de son saphir sous la couche sèche et opaque et son teint plus pâle que d'ordinaire trahissait le manque alarmant de sa propre substance. Une couche de givre le recouvrait, seul rempart contre sa mort imminente.

"Ça alors ! Un guerrier divin !"
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Yül


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MessageSujet: Re: [Automne 1755] L'esprit de meute   Dim 30 Oct - 20:03

En ouvrant les yeux, le jeune loup sur immédiatement qu'il était vivant.

Une douleur sourde et sèche vrillait ses membres comme autant d'aiguilles que l'on pouvait compter de flocons à l'extérieur. Jamais de sa mémoire d'Homme il n'avait tant souffert, le fait même de respirer lui causant de la difficulté. Il promena vaguement son regard sur la pièce : des trophées de chasse empaillés, quelques meubles vétustes, un âtre bien nourri dans la pièce adjacente, que la chaume isolait du dehors. Lui-même se trouvait allongé entre plusieurs couches de fourrures d'hiver, dans un lit inconnu. A son côté, l'armure d'Epsilon semblait assoupie, et il pouvait voir l'âme du Grand Loup qui se reposait tranquillement. Il se rappela alors les quelques souvenirs épars : le combat contre les Saints, la voix du chevalier noir en haut d'Asgard, le cataclysme, Fenrir qui s'occupait de chercher un refuge, puis le noir.

Visiblement, une âme charitable avait pansé et bandé ses plaies, nettoyé son armure puis veillé un moment avant de le laisser à son repos. Et le décor laissait à songer qu'il s'agissait d'un Asgardien. D'un survivant. Yül se redressa lentement, très lentement, grimaça et se recoucha aussitôt.

***J'ai gelé fractures et hématomes suffisamment fort pour ne pas en sentir les effets, mais tu devrais te contenter de te reposer pour le moment.
-Fenrir ! Tu as couru tout ce temps en ignorant la douleur... pour moi ?
-C'est le rôle d'un père de veiller sur ses enfants, qu'importe qu'ils le lui rendent bien ou non. Et puis avec le traitement de choc dont tu as besoin, ne me remercie pas trop vite. Tu vas souffrir encore longtemps grâce à moi.
***

Le jeune homme se permit de rire intérieurement et entreprit de remuer doucement chaque muscle pour évaluer les dégâts. En plus des impacts cosmiques de Chris et Garett, l'ensevelissement par Pséma avait fragilisé et minutieusement haché sa cage thoracique en de nombreux endroits. Vertèbres déplacées, côtes ravagées, une partie du visage emmaillotée avec l’œil gauche très faible, articulations déboitées voire fêlées au niveau des jambes comptaient parmi les dégâts qu'il put évaluer, et l'envie lui passa de connaître le détail exact. Un médecin se trouvait probablement dans le village pour avoir réussi à le rafistoler malgré tout cela à peu près correctement.

***Depuis combien de temps ?
-Je ne sais pas. J'ai dû entrer en sommeil pour te permettre de récupérer plus efficacement. Tu as bien failli suivre Brynhild cette fois.
***

Le nom de la valkyrie fit écarquiller les yeux dorés du jeune homme. Elle devait savoir, elle, ce qu'il restait d'Asgard. Combien de gens avaient rejoint le banquet d'Odin grâce à Pséma. Probablement beaucoup... Et tant déjà, avaient succombé aux assauts des spectres auparavant. Restait-il un semblant de nation asgardienne ?

Il se rappela la femme vue à travers les yeux de Fenrir. Les guerriers divins tous morts... Epsilon, le dernier d'entre eux. Si des guerriers aussi puissants ne se relevaient pas, alors les civils devaient se compter par milliers de victimes... Sa gorge se noua et des larmes perlèrent de ses yeux à cette triste révélation, qui marquait la fin de tout ce pourquoi il portait l'armure du Dévoreur d'astres. Dans son esprit la colère de ce dernier gronda, puis il porta un regard indescriptible sur son louveteau, où Yül lut sa détermination à survivre. L'un comme l'autre conservaient des objectifs, certes fortement différents, ralentis par la catastrophe, mais un jour... Oui un jour.

***Repose-toi de toute façon. Tu ne pourras rien faire dans cet état.
-Et après ?
-Je ne peux défaire ce Pséma seul. Il nous faudra des alliés. Tu n'es ni guérisseur, ni espion, ni bâtisseur. Ou du moins pas sur le long terme. Le mieux que tu puisses faire est de te préparer à la prochaine bataille. Nos crocs le broieront, et alors Asgard renaîtra d'elle-même, avec le temps.
-Et qui ? Les relations d'Asgard ont toujours été isolées du monde extérieur...
-Celles d'Asgard, mais pas les tiennes.
-Les marinas et les Saints ? Je ne sais pas comment retrouver Jack ou les autres, et l'idée d'aller sous la mer ne me tente pas. Quant aux Saints... Je suppose que j'aurais fort à faire pour rembourser toute l'aide qu'ils m'ont accordée.
-Tu as tout dit.
***
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Yül


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MessageSujet: Re: [Automne 1755] L'esprit de meute   Lun 31 Oct - 14:37

***Fenrir... Où sont les autres ?
-Je n'ai vu ou entendu aucun loup depuis Asgard. Très peu d'animaux, principalement des oiseaux et le bétail de ce village. Les autres... ont probablement péri.
-Nailah ?
-De même. Désolé Yül, tu es le seul que j'aie eu le temps de sauver.
***

Un instant, le trop jeune guerrier ferma les paupières et souhaita être mort lui aussi. Il savait que le Père des loups ne le permettrait jamais tant qu'il pourrait l'empêcher, et que sur lui pesaient sans doute les espoirs d'un début de reconstruction, mais l'idée seule de ne plus avoir Nailah à ses côtés entamait sa détermination. Aucune autre louve ne partageait sa particularité raciale. Ni son affection. Ni ses projets, ses buts, son avenir.

Dans le silence de la maisonnette, Yül craqua, et des larmes aussi brûlantes que les cendres qui recouvraient Asgard dévalèrent ses joues en sanglots amers. A quoi bon vivre dans un monde dévasté ? Seul représentant d'une lignée éteinte ? Pourquoi le sort s'acharnait-il ainsi sur le pays des glaces ?

Ce fut à ce moment que des pas se dirigèrent vers son corps affaibli, un regard d'un bleu marin surprenant par hasard la faiblesse d'un guerrier. L'homme se figea à l'entrée de la cloison de bois qui marquait la séparation avec la pièce de la cheminée, sans porte. Dans ses mains, un bol de soupe chaude, vestige des quelques vivres épargnés par la catastrophe. Yül le vit, sentit son odeur, mais il ne pouvait plus s'arrêter à présent que la souffrance débordait de son cœur maintes fois blessé. Digne, il posa un avant-bras sur ses yeux. L'homme avança alors et s'agenouilla près de son lit avec un regard compatissant. La pénombre ambiante dévoilait les traits éprouvés de son visage, et son odeur était celle du travailleur appliqué à sa tâche envers et contre tout.

"Bon retour parmi les vivants... Je... Je vous ai apporté un peu de soupe. Est-ce que je dois revenir plus tard ?"

Il n'obtint pas de réponse et en déduisit donc que le blessé souhaitait un peu de solitude, mais au moment où il se retournait pour repartir, la main griffue de l'Epsilon accrocha ses braies. Au fond, tout le monde se trouvait dans le même état au village. Heureux de vivre, mais profondément affectés par les bouleversements récents.

"Je m'appelle Yül. Je suis...
-Oui, nous savons. Un guerrier divin. Les légendes circulent même dans un pays comme le nôtre. Elles ne dépassent probablement pas la mer, ainsi que les Vikings le faisaient autrefois, mais ce n'était pas difficile à deviner. Et si vous êtes un guerrier divin, vous êtes notre ami. Quand bien même la créature qui vous habite n'est pas bien amicale à notre égard."

L'âme de Fenrir gronda son mécontentement, arrachant un faible sourire à son hôte, pendant que l'homme s'installait sur le bord du lit pour redresser Yül aussi doucement que possible et le caler contre son épaule. Ce dernier serra les dents, son corps meurtri torturé, mais pas un son ne s'échappa de sa gorge, et il obtint pour récompense le breuvage chaud et revigorant porté par petites cuillerées à ses lèvres.

"Le docteur a dit que vous hurleriez probablement à chaque mouvement qu'on vous ferait faire... Soit vous guérissez drôlement vite, soit je dois reconnaître que vous êtes sacrément courageux. C'est un honneur pour moi d'accueillir un gars comme vous. Même si... même si vous semblez vraiment jeune pour un guerrier divin. Sans vouloir vous vexer.
-On me le répète souvent.
-Ah, désolé.
-S'il vous plait... Depuis combien de temps suis-je ici ?
-Ça fait bien six jours. Et vous étiez pas loin d'y passer. Ça vous arrive souvent ? Le doc a dit que certaines de vos cicatrices montraient d'autres blessures récentes. Refermées, mais récentes.
-Les événements se compliquent ces temps-ci..."

L'homme acheva de le faire manger, puis lui offrit un verre de rhum particulièrement concentré qui l'assomma quelque peu. Les jours suivants suivirent un schéma similaire, jusqu'à ce que Yül bravât ses blessures pour sortir au-dehors marcher un peu. La fraîcheur ne le gênait, habitué à la subir et protégé par sa fourrure -ce détail lui valait quelques regards curieux qu'il savait depuis longtemps ignorer. Compréhensifs, les villageois l'ennuyèrent le moins possible, même si certains profitaient d'occasions privilégiées pour poser une ou deux questions à la dérobée. Le porteur de saphir y répondait toujours calmement, ce qui lui valut bientôt la sympathie de tous, et son intégration se passa rapidement. Il demanda même à exercer quelques travaux que sa condition lui interdisait de poursuivre trop longtemps.

Plusieurs semaines s'écoulèrent alors, et la douleur s'effaçait. Les blessures les plus superficielles du Loup devenaient souvenir, et il résolut de ne plus perdre de temps. A chaque jour passant, Pséma pouvait ressurgir, tout détruire à nouveau et réduire à néant les efforts de chacun. Yül annonça donc son intention de quitter les lieux, après avoir chaleureusement remercié chacun. Les villageois furent peinés, mais comprenaient également l'importance du devoir de cet homme, qui comptait comme un pilier d'Asgard depuis que Fenrir l'avait choisi.

En guise de dernier remerciement pour la force et le courage que sa présence avait apportés au village, on le conduisit en charrette jusqu'au port le plus proche, où un navire partait en direction du Danemark. Le voyage jusqu'au Sanctuaire d'Athéna commençait, et alors que la silhouette à la chevelure blanche quittait l'horizon, les premières neiges d'hiver vinrent recouvrir le chemin d'un manteau blanc et duveteux, comme pour panser les blessures de la terre.

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