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 [février 1755] Temps révolu, lettre d'adieu [PV Asya]

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MessageSujet: [février 1755] Temps révolu, lettre d'adieu [PV Asya]   Mer 21 Déc - 2:25

« Lance-moi cette putain d’ancre. »

L’interpellation n’aurait pu être plus propice et moins directe. Plus impatient et moins impératif. Sur un voilier, l’équipage fourmillait déjà par-ci, par-là, à l’idée d’atterrir à cet endroit nouvellement atteint. Jamais, oui, jamais la troupe n’avait posé le pied sur cette terre ferme. Pris d’anticipation, l’un des hommes vint dérober des mains à un jeune mousse une corde asséchée par l’air iodé de cette mer. Et pourtant, la fraîcheur et la légèreté d’une neige venait accueillir quelques hommes à l’allure plus méditerranéennes que nordiques. Mais jamais ils ne frissonnent, se contentant de resserrer d’une poigne effilochée les manteaux épais et chauds.

Puis vint l’arrivée qui confirmait une présence étrangère sur le pont du navire.

Les bottes de cuir du Capitaine faisaient écho contre le bois qui composait ce sol. Le futur Dragon des mers jeta son dévolu sur la mer que son équipage venait de traverser, puis sur ce clocher principal qui les accueillait au loin.

La terre redevenait leur foyer. Leur destination était désormais chose conquise. Mais pour quelle raison en particulier était-il venu ici ? De la poche intérieure de son vêtement, la main de l’Espagnol vint tirer une simple et sobre lettre. La décachetant de sa cire déjà décollée au moins une fois, Nicolaï tint pourtant à relire l'une des dernières lettres d’Alexei.

« Sur le port de Russie, il te faudra chercher un nouvel élément pour Atlantis, celui qui marquera le renouveau d'un passé d’ores et déjà révolu.
Elle sera là, ne t’en fais pas. Je l’ai vu de mes propres yeux. Et puis, qui sait ? Peut-être sera-t-elle la clef de ta nouvelle allégeance. Ici, pour te guider ailleurs. Et seulement après, tu reprendras ta destinée.

Alexei »

Les visions d’un mort n’auraient su se montrer plus frustrantes.

Une archive de son filou de maître qui se donnait ces airs de vieillard peu averti. Que Dieu le gardait de cette fausse apparence, ou le jetait aux Lyumnades ! A cette lecture, le dernier jumeau cligna des yeux une fois, puis deux, avant d’avaler sa salive et de s’avancer. « Elle » ? Qui donc ? Chiffonnant le papier, l’Atlante l’avait toutefois gardé tout contre lui. Oh, il brûlerait cette lettre trop révélatrice une fois qu’il l’aurait trouvé. C’était une évidence.

C’était sa dernière mission avant de rentrer à Atlantis, non pas en tant que Nicolaï, non. Mais en tant que l’un des guerriers Marinas, Isanca.

Il descendit de son navire, et s’approcha des diverses personnes qui se tenaient éveillé afin d’offrir les adieux aux multiples départs qui étaient entretenus en ce temps dégagé de toute intempérie. Froid, mais calme. Le vent n’était pas venu fouetter leur joue.

Aujourd’hui, il se ferait navigateur des mers pour clandestins. L’idée fit sourire le jeune homme, provoquant sa pointe d’ironie. « Hm, si j’avais su que je servirai à ça… »

A ça. A récupérer un autre Marina perdu au beau milieu d'un pays qui se serait presque cru asgardien. Mais soit, de toute évidence, il lui fallait désormais suivre les traces de son frère. Que lui avait-il laissé ? Que lui avait-il légué ?

Quelle était leur légende ? Celle à demi-effacée par les traces du temps ?

Sur le quai, l’Homme se montrait aussi patient que ces doigts qui furetaient le long de sa manche, celle d’un blanc encore immaculé. Son regard contrôlait les personnes qui montaient dans son navire avec une autorisation discrète mais reconnaissable, le plus souvent divers Espagnols infiltrés ici et là. Après tout, le Corsaire travaillait pour son Etat maître et officiellement pour les dernières transactions qu'il effectuerait librement. En théorie.

Ses yeux s’étaient pourtant posés sur une forme simple. Une forme qui ne pouvait être celle d’un humain normal. Le cosmos qui émanait de la Blanche, près des terrasses plus mondaines de bâtisses d'époque.

Isanca n'avait pas caché son cosmos, y reconnaissant également la nature de cette personne.

"Je t'ai trouvé",
souffla-t-il doucement.

Nouvelle atlante.


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MessageSujet: Re: [février 1755] Temps révolu, lettre d'adieu [PV Asya]   Mer 21 Déc - 20:27

Précédemment : Dans les terres de l'Empire Russe


Début Février 1755, Port de l'Empire Russe.


Une marche qui aurait pu paraître sans fin, si elle ne connaissait pas si bien le chemin. Une route qu’elle n’avait pourtant pas vue tant de fois que cela, au contraire. Mais les souvenirs marquaient, même ceux que l’on souhaiterait sans aucun doute oublier. Une chose que la blanche ne se permettrait jamais, de réduire la pensée de cet enfant à néant. Se permettre de vivre sans la moindre once de culpabilité dans son âme était inenvisageable. Purement et simplement. Parce que chaque action avait son lot de conséquences. Parce que cela reviendrait également à renier son arrivée au Sanctuaire sous-marin, en un sens. Une fidélité sans doute trop poussée de la femme qui fût sauvée de la noyade. Tout cela à cause d’une idée farfelue, celle du désir d’observer autre chose que les paysages de l’Empire Russe tant qu’elle le pouvait encore. Un résultat mitigé, entre innocence perdue et appauvrissement de ses yeux. Sombre constat. Une femme qui était là malgré tout, laissant ses mèches d’ivoire flotter dans la brise marine du port.

Un faible mouvement dans ses vêtements la ramena à la réalité, celui de ce petit être que la blanche avait trouvé dans ce bois glacial des nuits Russes. Et maintenant ? Ils se trouvaient là, tous les deux, dans ce port où sans doute les gens allaient et venaient tels les marchandises qui naviguaient d’un lieu à l’autre en toute insouciance. Une terre qu’elle avait longtemps quittée et pour laquelle elle n’avait que peu d’attache si ce n’était la mémoire de cette naissance, de cette vie écourtée. Un soupir silencieux s’échappa ainsi de ses lèvres à cette pensée, avant de calmer l’animal par-delà les tissus qui le dissimulait. Le temps d’un instant, et la marche reprit aussitôt.

Discrètement, ses deux châtaignes observaient les environs à la recherche du bateau à prendre, celui qui la ramènerait à ce qui était sa nouvelle ancre. Une recherche difficile pour celle dont les yeux se perdaient peu à peu dans les ténèbres. Un état qui était d’ailleurs stable actuellement, mais pour combien de temps ? Mieux ne valait pas y penser, à ce jour où elle perdrait cette capacité de voir ce qui l’entoure, d’apprécier ces images qui parvenaient encore approximativement à ses rétines. Le temps avait ses raisons, probablement. Une adaptation à prévoir. Les prémices d’un changement dans la vie de la Russe. Inévitable. Peut-être l’était-ce d’ailleurs, évitable. Mais cela était bien trop d’effort et de recherche pour une si maigre possibilité. Futile espoir.

Des bruits de pas, partout autour d’elle. Cela deviendrait probablement le meilleur moyen de se repérer, une aptitude qu’elle travaillait dès lors qu’elle en avait la possibilité. Parce que l’origine de ces sons semblaient principalement être des tâches d’encre à ses yeux. Du flou, pour les plus rapprochés. Un mélange qui pourrait aisément fournir quelques migraines si elle prenait le temps de se concentrer, ou plus simplement, de s’arrêter dessus.

Et pourtant, la jeune femme commença à ralentir avant de finalement stopper son avancée quelques secondes. La sensation de quelque chose, quelque chose qui lui était familier en quelque sorte, sans l’être réellement. Une perception inexplicable. Ainsi, ses pupilles finirent par se retourner en direction de cet emplacement que son instinct lui intimait d’observer. Une tâche, néanmoins plus nette que les autres, au point qu’il lui était possible de deviner les traits d’un homme placé un peu plus loin. Marron, sans doute était-ce la couleur de sa chevelure. Peut-être. Quelqu’un qui semblait différent, en tout cas.

Le temps d’un murmure inaudible, ne dévoilant qu’une bouche entrouverte et rougie par le froid, contrastant le blanc de sa peau, de ses mèches, tandis que son bras replié contre son torse le serrait doucement, l’emplacement supposé de cette petite bête brune. Puis elle fit un pas, et un second, avant de finalement retourner la tête vers l’embarcation amarrée à quelques mètres. Nul besoin de lire l’inscription, en supposant qu’il y en ait une. Parce que la jeune femme savait qu’il s’agissait de celui-ci. L’appel du Sanctuaire sous-marin sans doute, ou simplement son instinct.

Une légère hésitation marquée par une jambe qui refusait d’avancer, durant les premières secondes. Que craignait-elle ? Les circonstances étaient différentes d’à l’époque. Et la jeune femme refusait de croire que le destin s’y risquerait à nouveau, de jouer à un tel jeu. Alors, ses pas reprirent en direction du bateau, afin d’y pénétrer avec une certaine facilité, elle qui n’était pas réellement clandestine.

Une fois cela fait, Asya entreprit de trouver un recoin calme, voire caché. Un endroit où elle pourrait éventuellement laisser couler son malaise d’être sur cette étendue d’eau si grande, si profonde. Une Marinas qui n’avait pas d’affinité particulière avec l’eau, voilà une histoire particulièrement comique. Ainsi, elle s’assit dans cet endroit tant recherché, attendant que le bateau lève l’ancre. Une question de temps. Et, lentement, une main se posa sur son torse. Aujourd’hui encore, Circé n’était pas près d’elle. Physiquement.


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MessageSujet: Re: [février 1755] Temps révolu, lettre d'adieu [PV Asya]   Dim 8 Jan - 17:51

Les matelots continuaient à sévir de leurs ordres et de leurs taquineries entre eux, en quelque sorte. Le regard alerte, le brun avait entrepris la recherche de ce cosmos si prégnant et timide à la fois. A en lire et à en juger son contenu, Isanca avait eu la nette impression d'avoir à faire à une éveillée. Une éveillée qui l'avait perçu. Alors pourquoi l'ignorait-elle ainsi?

Pressant le pas, le Dragon des mers avait dévalé le ponton pour s'accorder quelques instants de répit. A mesure qu'il s'en éloignait, les voix diminuaient en intensité et n'avaient plus autant d'importance pour le Capitaine. Car en cet instant, il était guidé par le cosmos de cette personne qu'il avait perdu de vue.

Un regard. Une réflexion. Elle était là. Ou tout du moins l'avait-il deviné, sur le côté du rivage aux vagues sinueuses et ondulantes. Une chevelure immaculée dévalait brièvement le visage d'une femme plutôt mûre, et ce jusqu'à ses épaules recouvertes d'un léger tissu surmonté d'une peau en fourrure. Regard froid et concentré. Son allure n'avait rien d'effrayant ou de méchant, et à dire vrai, il lui semblait que la prochaine Marina était une femme davantage perdue dans ses pensées actuellement.

Alors, l'Espagnol n'avait pas perdu de temps, ni même veillé à cacher son cosmos. La lettre lui avait donné un dernier objectif et il allait pour l'heure la respecter, de son nom qui n'était pas le sien.

"Mes salutations à vous."

Le ton n'avait pas été désagréable, mais une rigueur militaire y régnait presque en maître. Une vieille habitude, malgré l'air marin et froid de la Russie qui lui accordait pour la première fois une occasion à l'évasion. Son évasion. L'espace d'un instant, le dernier Jumeau s'était attardé sur l'un de ces voiliers russes qui partaient pour une autre destination. Une destination inconnue, un voyage semé d'épreuves pour les matelots à son bord. Quelque part, Isanca avait repensé à sa vie, aux circonstances qui l'avait mené ici, mais cet état pensif n'avait duré que quelques secondes.

Nikolai...Alexei...

Il coupa court à cette réflexion, en observant de nouveau la jeune femme.

"Vous recherchez quelque chose, ou c'est l'horizon qui attire tant votre regard en cet instant?"


Un mince sourire fut atténué sur ses lèvres. Mais c'était un sourire froid, un peu impératif. Sans être condescendant, Isanca n'avait rien d'une personne constamment joviale, une nature qu'il laissait pour l'heure clairement paraître jusque dans ces traits esquissés sur son visage, jusque dans sa gestuelle un peu plus droite et fière.

Au service d'un Roi auparavant, qu'on eut dit. Mais en cet instant, il préférait y aller directement. Après tout, il savait. Et elle aussi, d'une certaine manière. Il haussa alors sa voix.

"J'ai senti votre cosmos en descendant du quai. Mais vous aussi, je présume. Et cela m'a rendu quelque peu curieux, en un certain sens." Il marqua une pause, releva son regard en sa direction tandis que d'un simple regard courtois, il demandait la permission à aller s'asseoir à ses côtés. Finalement, il se présenta. "Isanca. Je suis Capitaine de ce bâteau, juste-là. Le Royal Feather. Et vous?"

D'après cette dernière lettre de mission, cette femme n'avait plus rien à faire ici. Mais il souhaitait tout d'abord évaluer les volontés de la jolie russe. Après tout, il ne forcerait certainement pas la main à une personne qui n'éprouvait pas le désir à embrasser la Volonté des Eaux. Non pas qu'il n'y accorderait pas son aide, mais il savait que les choix de tout être avaient son quelque chose de personnel.


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MessageSujet: Re: [février 1755] Temps révolu, lettre d'adieu [PV Asya]   Dim 8 Jan - 20:14

Une eau ondulante au gré des souvenirs. Cette mémoire que certains voudraient probablement oublier, et sans doute l’espérait-elle aussi, cette femme incapable de tirer définitivement un trait sur son passé. Un fait qu’elle pensait avoir réalisé pourtant, repartant de zéro autant que cela en était possible. Sentiment vain. La sensation qu’il ne fallait pas l’enterrer revenait sans cesse à la charge, une culpabilité à demi effacée entre réalité et inconscience. Celle d’une mère responsable de la mort de sa propre chair. Ô bien entendu qu’Asya y pensait toujours, à cet enfant perdu sous les eaux. C’était d’ailleurs pour cette raison que ces étendues bleues lui en était presque insupportable. Ça, et le rappel de ce liquide qui l’entourait, qui entrait tandis qu’elle sombrait dans les profondeurs. L’impression d’étouffer, à la simple vue de ces mers et océans. Un pêché qu’elle portait depuis quatre longues années maintenant, un pêché qu’elle se refusait à oublier, quand bien même elle avait souhaité l’amnésie un certain nombre de fois dans le passé. Pour chaque choix, son lot de conséquences. Une bien sombre réalité. Et les sentiments d’une mère déchue.

Une voix à l’allure stricte et lointaine la fit sortir de son absence, comme si celle-ci revenait de loin, presque à l’image d’un vestige oublié que l’on ressassait amèrement. Un air de déjà vu semblait s’en dégager, celui de cette époque où elle était encore jeune et fougueuse. Sans doute bien plus que ce qu’elle aurait dû être. Toujours était-il que ce ton lui rappelait ceux de ces hommes en uniforme que la blanche avait côtoyé, ceux qui faisait la fierté de l’Empire Russe. L’espoir les qualifiait-on.

Lentement, ses paupières se fermèrent un instant. La sensation d’être coupée du monde. Puis ses billes brunes apparurent à nouveau, se posant cette fois sur ce visage qui l’observait. Une lueur absente dans ceux-ci, la jeune femme semblait le fixer d’un air vide. A défaut de cela, ses oreilles continuaient de percevoir les sons qu’il émettait, dans une certaine mesure. Et un simple hochement de tête accueilli ses paroles tandis que ses châtaignes scrutaient désormais cette maudite étendue liquide.

« Je ne cherche rien qui puisse être trouvé un jour » Répondit-elle simplement dans un élan presque mélancolique. « Et vous alors ? »

Rien qui puisse exister encore. C’était cela, en quelque sorte. La recherche d’une chose qui n’existait plus en ce monde, les traces d’un être comme effacé de ce réalisme en perdition. Inatteignable, tel les mirages dans les déserts cherchant à attirer les voyageurs égarés, désorientés afin de les réduire à néant. Une vie de désespoir.

« Asya » Ajouta simplement la jeune femme, avant de reprendre dans un faible rire « Sans doute pourrais-je être qualifiée de capitaine également, d’une certaine façon » Une pensée pour Circé. Tendre amie.

Des propos ambigus agrémenté d’un autre son filtré partiellement par ces doigts contre sa bouche, essayant de l’atténuer. Des paroles qui n’auraient sans doute aucun sens pour une personne normale et dont l’étrangeté et le flou semblait pourtant volontaire. Un simple petit test inconscient, pour savoir si cet homme à la chevelure ténébreuse était bien ce qu’il prétendait être. S’il était réellement conscient de ce qu’était le cosmos dont il parlait avec tant de facilité. Inconscient, oui. Car cela n’était que fausse prudence pour la jeune femme. Une notion qu’elle avait été forcée d’apprendre avec les années, les responsabilités.

Un regard capté, ainsi qu’un signe de tête bref, indiquant à l’homme qu’il pouvait se repositionner à ses côtés. Sans doute cette sensation de chaleur humaine la tirerait de ses sombres pensées. Ainsi, la blanche attendit qu’il trouve place non loin d’elle, resserrant sa prise sur ce vêtement qui dissimulait l’animal dont la patience semblait être mise à rude épreuve. Un vague grognement, rapidement tût par la mère.

« Et donc, où pensez-vous vous rendre monsieur le capitaine du Royal Feather ? » Une question, simple. Et pourtant si compliquée à la fois. Doux paradoxe lié aux hommes.

Un vague sourire accompagna ses quelques mots, empreint d’un certain malaise lorsque des billes brunes croisèrent de nouveau la route de cette eau qui commençait à s’agiter. Et cette crainte qui grandissait de nouveau en son intérieur, celle de ce cauchemar où ce passé viendrait prendre vie de nouveau.




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MessageSujet: Re: [février 1755] Temps révolu, lettre d'adieu [PV Asya]   Lun 23 Jan - 20:20

Ce n'était que la vue d'un Océan. Une vue qui pourtant, aurait pu se révéler à mille lieux celle d'une représentation multiple. Et voilà qu'une contemplation silencieuse prenait tout son sens. Avec elle, une vie défilait avec fluidité, à l'image des innombrables souvenirs se cumulant dans les mémoires de tout à chacun. Et si lui, Général en devenir, pensait retrouver la mer et ses péripéties, embrasser ce sentiment de liberté et d'emprisonnement sous l'identité d'une autre personne, tout cela avait son lot de conséquences. Ce fut ainsi qu'en cet instant, Isanca avait perçu les joyaux de la mer et les possibilités qui déjà, s'offraient à lui.

Clignant des yeux, il était restée de cette expression marmoréenne, avant de se tourner en la direction de la Russe aux cheveux immaculés. Et il l'avait écouté. C'était ses premiers mots à elle, qui "cherchait ce qui n'était pas. Ce qui n'était plus." Là se dessinait une discussion à demi-mot, d'une pudeur que le Dragon des mers pouvait déjà placer vainement en une belle esquisse, avec seulement pour prélude les premiers traits d'un portrait dressé.

Alors le ton avait été explicite, les gestes bien moindres, mais l'atmosphère plus propice à la compréhension. La mélancolie n'était pas passée dans l'oreille d'un sourd. Cette femme avait l'air attristée, mais elle n'avait pas gardé plus longtemps ce message. Résumer sa vie devenait en quelque sorte la clef de cette rencontre peut-être bien brève, de cette recherche qu'il effectuait lui-même et elle aussi.

Un mince sourire vint orner ses lippes avant que celui-ci ne s'évanouisse face à sa réflexion.

"Peu de choses à titre personnel, j'ai déjà eu ce qu'il me fallait. Je n'ai plus qu'à œuvrer pour atteindre réellement ce que je veux." C'était son ambition, après tout. Une ambition pas foncièrement mal intentionnée,, mais pas forcément excusable pour autant. La dénommée Asya ne reçut qu'une mince, mais subtile révérence. "Enchanté Asya. Originaire de ce pays, n'est-ce pas ?"

Déduction bien sommaire. La jeune femme en avait toute l'aura et toute l'apparence après tout. Plus que lui-même qui, après tout, se montrait ici-même de cet accent plus latin et de cette peau plus mâte. Isanca se savait certainement plus originaire d'un pays près de la Méditerranée que dans les froideurs des pays plus slaves.

Mais tout dépendait du Destin. Et elle comme lui savait déjà que ni cette terre, ni celle d'un pays plus embrasé ne perçait réellement cette tant attendue destinée. Cela se ressentait dans ce regard détournée de la mer, concentré désormais en un éclat vif envers sa vis-à-vis. Où irait-il avec cet étrange voilier Espagnol?

La réponse n'avait qu'une finalité, mais le Dragon des mers était un homme joueur. suffisamment pour faire semblant de réfléchir un instant, et laisser en ces mots une réponse très vague.

"Un endroit que j'ai déjà pu contempler autrefois d'un œil plus jeune et que je n'ai su rejoindre de sitôt. Je rentrerai chez moi après plusieurs années de navigation sans fin après cette destination. Enfin, peut-être bien. Allez savoir ce qui m'attend..."

Il soupira une buée d'air froide, avant de réchauffer ses mains contre son manteau, peu habituée au chaleur extrême. Il aurait pu régler ce point-ci en augmentant son cosmos, et pourtant l'Espagnol garda étrangement une énergie et une aura calme et posé. Pour l'instant.

Ce fut presque comme une apparence.

"Pour être honnête, j'ai des directives à prendre avant de rejoindre ce point d'arrivée. Rien de bien contraignant, mise à part une patience soumise à rude épreuve. »

Puis, cessant de peser le pour et le contre, du jouer avec les mots, il avait finalement prononcer ses raisons. Elles, et cette curieuse ville devenaient le centre d'intérêt. Atlantis...Un frisson s'échappa près de sa nuque. Il y était presque parvenu finalement, ce dont il avait tant rêvé depuis si longtemps...

« On m'a dit que quelqu'un était lié, et cherchait peut-être bien également cette ville peu de fois atteignable. La faute à la mer. La faute aux créatures des Océans craintes par tout Capitaines, matelots. Pirates même. A ce qu'il parait. »

Du moins, pour certaines personnes. Le désir n'était pas toujours présent, mais il espérait, au fond de lui-même, que ce la ne soit suffisant. Après tout, le « Capitaine » aurait tout son temps pour sourire de tout cela.

« Et, il se pourrait, en vérité, que je l'ai trouvé. Cette personne un peu égarée des profondeurs marines. Une personne ayant trouvé rien qu'un trésor des mers et des Océans.»


Asya comprendrait peut-être. Mais Isanca sentait une large différence entre elle et lui. Une différence qui ne s'expliquait peut-être bien par le fait qu'une Ecaille n'avait su pour l'heure trouver en lui un porteur adéquat. Asya en revanche, détenait cette intonation marine qui faisait d'elle ce qu'il avait connu autrefois.

Une Marinas.
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MessageSujet: Re: [février 1755] Temps révolu, lettre d'adieu [PV Asya]   Lun 6 Fév - 18:05

Une étendue d’eau qui ondulait toujours, au rythme de ces vagues qui s’écrasaient contre les rochers. Et les souvenirs gagnaient en intensité dans ces billes où ne se reflétaient sans doute plus que l’absence. Une attitude suivit de questionnement, encore et toujours. Un temps durant lequel elle fixait pourtant cet homme aux mèches de ténèbres, se remémorant cette crainte de ne plus avoir de lendemain, disparue au loin désormais. Parce qu’elle avait déjà eu la chance de vivre à nouveau quelque part, au détriment de cette bouille brune qui s’était enfoncée dans les eaux profondes. A chaque naissance, une mort. C’était ainsi que le monde fonctionnait, dans son injuste méthode. Assurément.

Une vie nouvelle, qui s’accompagnait des poids de l’ancienne. Car chaque être humain portait sa propre croix, c’était ce en quoi la blanche croyait fermement. L’oubli, une façon bien temporaire de passer outre les blessures, les responsabilités. Une chose qu’elle avait espéré expérimenter tant de fois, jusqu’à ce que cette mémoire perde de son efficacité. L’âge sans doute, peut-être. Ou autre chose. Une vision qui devenait floue, à ne plus pouvoir distinguer le visage que ces mèches ornaient de manière négligée. Et ce disparu. Amer sentiment.

Un visage qui réalisa pourtant, lorsqu’il remarqua ce fin sourire sur le visage de cet inconnu qui n’en était pas réellement un. Une impression que la Magicienne ne saurait expliquer, cette impression de connaitre. Ou plutôt reconnaitre. Déjà-vu incertain. Et, sans avoir le temps de poser plus de questions silencieusement indiquées par ces marrons, cet étirement prit fin, disparaissant dans ce qui semblait être les réflexions d’un homme faisant probablement le point sur sa vie. Lui aussi.

Puis cette ambition fût énoncée à voix haute. Des paroles qui n’étonnèrent pas réellement celle qui cherchait ce qui n’était plus, bien vite remplacées par cette révérence discrète. Echange inaudible. Celui qui passait tout d’abord par cette fixation dont les perles essayaient de lire, de comprendre les traces des messages laissés par ledit Isanca. Non pas ceux qui avaient été prononcé de manière claire, mais les autres. Ces quelques mots qui se dissimulaient sans doute derrière les apparences des autres. Un soupir, silencieux.

« Originaire hein… ? » Un murmure, puis un haussement d’épaule « Sans doute, oui ».

Pouvait-elle encore réellement se considérer comme provenant de l’Empire Russe, elle qui avait disparu de ces terres depuis si longtemps, elle qui avait laissé les enfants du pays disparaître ? Qui pourrait l’affirmer. Un fait sur lequel elle aurait pu se torturer durant longtemps. Un soupçon de mystère qui s’ajoutait ainsi à la discrétion dont la Capitaine faisait preuve habituellement. Une manière de ne pas s’étaler plus que nécessaire sur le sujet. Que pourrait-elle dire ? Alors, à la place, elle préféra détailler ce capitaine dont l’appartenance semblait plus lointaine. Parce qu’il n’avait pas cette chose que l’on pouvait retrouver chez les hommes russes, ou alors avaient-ils tant changé en quelques années ? Et, le scrutant toujours, elle posa son menton sur ses genoux, forçant ses jambes à se replier un peu plus contre l’animal. Acte inconscient.

« De quelle contrée êtes-vous originaire, Isanca le voyageur des mers ? » Prononça-t-elle d’un air mi- rêveur, mi amusé. « Les seuls hommes de cette région à avoir ce teint plus hâlé sont ceux qui sont de passage. Quelques jours, quelques heures, quelques mois. Qu’importe, ils ne restent jamais bien longtemps ».

Souvenirs d’une rencontre, courte. Et d’une naissance, détruite. Des mots qu’elle avait écoutés, concernant cet endroit d’apparence inconnu. Et des yeux malgré tout fixés sur ces mains qui se réchauffaient contre un manteau, et cette allure qui restait semblait restée calme en toute circonstances. Un froid que la jeune femme ne connaissait pas réellement, ou dont le ressenti était plus léger, elle qui venait de ces contrées glaciales, à l’hiver rude.


« Et que voulez-vous donc réellement Capitaine, pour quelle raison voguez-vous à travers les horizons, que cherchez-vous à atteindre, vous qui avez déjà eu ce qu’il vous fallait ? » Continua alors la blanche, dans un sourire à la tendance nostalgique, cette fois.

Ce qui l’attendait. Que ce soit pour Isanca ou pour elle, s’il y avait bien une chose de sûre, c’est qu’il était impossible de savoir de quoi le futur serait fait. Et sans doute valait-il mieux ne pas savoir, au final. Un rire retentit alors.

« Je doute que les pirates puissent rejoindre un tel endroit, gardé précieusement et jalousement par les Océans et ses monstres. Et sans doute les insaisissables profondeurs marines sont-elles des armes à double tranchants » Affirma-t-elle.

Une main passa dans ces quelques mèches blanches, dévoilant cette oreille un peu rougie par le froid. Des doigts qui prirent rapidement la place du genou afin de supporter cette tête par sa joue pâle.

« Accordant le renouveau, et obligeant à porter l'ancien tel une croix sur ses épaules » Un soupir, discret. « Et pourtant, on les accepte volontiers, n’est-ce pas ? Parce que malgré tout, elles nous offrent des possibilités dont l’on n’aurait probablement jamais pu percevoir l’existence dans d’autres circonstances » Une lueur à mi-chemin entre la peine et la nostalgie « Parce qu’elles nous donne cette illusion… » Espoir que le passé n’est plus, entre autre. L’espoir de pouvoir passer à autre chose. Douce illusion, à la fois amer.

Une conversation interrompue par la frimousse brune et blanche qui sortit du vêtement de la blanche mère, se postant sur son épaule. Instant de tendresse d’un animal sans doute bien trop reconnaissant. Ou peut-être était-ce la crainte d’être laissé derrière, une fois de plus. Un sourire naquit alors sur les lèvres de la Russe, lorsque le poil doux de la zibeline prit possession de son cou, le réchauffant.

« Dis donc toi, tu crois faire quoi, là ? » Dit-elle d’un ton amusée.

Et le mammifère continuait à gigoter, commençant à agripper les mèches de ses griffes afin de pouvoir monter sur sa tête. Amusante bestiole. Si bien qu’elle en avait presque oublié la présence de l’homme, l’espace d’un instant. Et un retour à la réalité bien rapide, lorsque ses pupilles croisèrent les siennes.

« Descend d'là maintenant, t’as assez joué » Une main attrapa la bestiole par la peau du cou, la forçant à redescendre. « Ah… Désolée… » Commença-t-elle à ajouter, à l’attention du Capitaine. Paroles réprimées.

Parce que les animaux n’étaient certainement pas acceptés. Parce qu’elle avait tenté de dissimuler sa présence. Parce qu’elle avait espéré que personne ne remarque la bestiole.

Une position qui changea, croisant ses jambes afin que l’animal puisse s’y caler. Et cette main lâcha alors sa prise entre celles-ci, optant pour une caresse sur le museau tandis que l’enfant recueillit cherchait à établir sa place. Une place qui fût trouvée lorsque celui-ci se roula finalement en boule, tête dehors, profitant des doigts qui jouaient avec ce pelage d’hiver. Elle reprit alors :

« Et le Capitaine dissimulé en ce lieu glacial et reculé guiderait l’homme à la recherche de ce trésor gardé par les montres marins, parait-il. Mais les créatures des profondeurs ne sont pas seules, maîtres de ce territoire perdu. » Des paroles que bien peu pourraient comprendre « Mais l’existence d’une clef demeure cachée, inconnu de ceux qui souhaiteraient s’emparer de cette fortune illusoire » Un rire amusé. « Une véritable nature inconnue, celle de ce trésor. Sans doute bien loin de ces pièces pour lesquels marins pirates et autres bandits vendraient leur âme ».

Parce que bon nombre de personne se fourvoyaient sur tout cela. Parce qu’il n’y avait ni richesse, ni gloire, ni pièces ou autres statuts. Il n’y avait qu’une chose. Simple chose qu’il fallait être prêt à croire afin de recevoir une chance nouvelle.

« Quel trésor pensez-vous trouver là-bas, Isanca : Capitaine du Royal Feather ? » Questionna-t-elle enfin.

Un jeu qui venait de débuter, sans réellement le faire. Comprendra qui pourra. Et malgré tout, cet air amusé n’avait pas lâché ses lèvres, détonnant avec le sérieux qui éclairait ses billes marrons dont les reflets soleil semblaient ressortir en ce jour de rencontre. Une question dont le sens premier n’était pas celui énoncé, assurément. Parce que la jeune femme n’était pas idiote, bien que peu instruite. Parce que ce sentiment d’être semblables demeurait ancrée en elle. Étrange sensation. Celle que la fin annonçait un commencement.


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[février 1755] Temps révolu, lettre d'adieu [PV Asya]

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