RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [Chronique Ete 1755]Bird Set Free [PV Asya]

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Aiacos


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MessageSujet: [Chronique Ete 1755]Bird Set Free [PV Asya]   Mer 28 Déc - 23:31



Bird Set Free
★ Chronique juin 1755




Feat
Asya
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...


Juin 1755, Bhâratpur, au pied du Fleuve Narayani, au Népal

जननी जन्मभूमिष्च स्वर्गादपि गरियसि
[Ja'nani Jan'mabhumis'hcha Swar'gadapi Gariya'si]
La mère et la mère patrie valent plus que les cieux.

Cendres et poussières; La vie ne tenait qu'à l'apparence d'un flocon frêle, voletant avec légèreté et grâce sous les lumières lugubres des flammes suppléantes d'un soleil noircit par les ténèbres.

Tandis que son navire arrive au port de Bhâratpur, l'homme se rappel, de cette contrée merveilleuse, lumineuse et parfumée qui l'a vue naître lors d'une nuit funeste, mortelle.
De ses yeux d'enfant, il se rappel que les flocons de cendre et de poussières lui offraient un goût âpre et une senteur nauséeuse, le juge de cette époque, Minos du Griffon s'était bien amusé ce soir-là à tout détruire, par le feu et le sang, dans l'unique but de le retrouver, lui, l'ancien porteur du Garuda.

Aiacos n'a jamais vu le Népal autrement qu'en cendre et en larmes il est vrai. Mais les chansons et les images magnifiques des récits de sa soeur sur leur royaume sublime et impérial, avait fait de lui un grand rêveur sur les contrées qui d'antan, était sienne.
Aiacos était né prince héritier de ce royaume, autrefois, de ce pays qu'était le Népal et comme son ainée s'était évertuée à le lui dire, désormais il n'en restait plus rien. Rien qu'un vulgaire tas de pierres empilé dans un sablier obstrué par l'avarice.

Rien...
Les humains vaquaient à leurs occupations quotidiennes, leur routine de pêcheur, de commerçants, de mères au foyer. La vie semblait avoir reprit un sens, un sens que le fils d'Ethon, premier du nom, refusait d'accepter.
La ville sentait la faiblesse, le pêcher et en tant qu'ancien roi, il ne pouvait laisser cela s'encrer dans l'histoire. En tant que Juge, il se devait d'offrir le salut à ces humains, leur apporter la victoire et les rendre meilleur, puissants.

Son désir était de purifier cette ville et la rendre meilleur, son ambition, de faire entendre et étendre son règne sur ce pays qui fut le sien et qui, au fond de son coeur camouflé par sa seul faiblesse, aurait toujours du l'être depuis sa naissance.

Il songeait, pensait à la manière la plus radicale mais subtile et sournoise à faire. S'il montrait un peu de défiance aux autorités, avec un peu de chance, il arriverait très rapidement aux pieds du nouveau monarque.
Pour cela, il allait devoir se laisser attraper et fauter, mais avant cela, il allait devoir se faire des alliés car pour rallier tout le Népal à sa cause, celle d'un pays beau et puissant, il allait devoir utiliser autre chose que ses charmes et ses pouvoirs.

Ici, son surplis et son role de juge infernal n'avait pas sa place.
Le cosmos serait un atout non négligeable mais fortuit, qu'il lui faudrait utiliser avec sagesse.
Stratégie, patience, diplomatie et tact allaient être son quotidien, il étira un sourire timide et léger tandis que les lueurs du levant, parant ses vêtements d'une aura rouge corail, se levait avec paresse.

L'embarcation arriva à bon port et avec grâce et langueur, prenant juste un sac de bagages, il descendit de ce navire, observant chaque passager descendre à sa suite.
Il remarqua rapidement un jeune homme avec des cicatrices, un autre avec des balafres et voila son sourire, des mercenaires sans aucun doute! Il avait l'argent, ne restait plus qu'à retrouver ces deux oiseaux pour commencer à créer un réseau.

Il avançait dans le quartier des commerces, parfois regardant les étales pour apprendre de son pays, savourant les mets, les odeurs et tout ce dont il n'aurait jamais pu connaitre.

Le prince portait à ce jour un pantalon de toile très léger, blanc, chaussé tel un homme d'affaire, portant un haut ouvert, crayonné entre l'acier et le bleu clair qui mettait en valeur ses iris mordorés, reflétant une tendresse quasi infinie.
Cheveux en bataille, une main dans la poche de son pantalon, il avançait de sa démarche féline, langoureuse et calculée le long des marchands qui faisaient leur criée.

Il ne savait pas où loger et le soleil venait à peine de lever le bout de son nez, la journée ne faisant que de commencer pour le nouveau role humain qu'il se devait de jouer, il arpentait les rues à la recherche d'une auberge, sifflotant chaleureusement sur son chemin, grand rêveur qu'il était.
Jusqu'à ce qu'un cri, persistant, raisonna à ses oreilles.
Il fronça ses sourcils et tourna vivement son visage basané en direction du bruit.

" - Fais pas genre poulette, tu sais très bien que t'as encore volé!"
" - Paie ta monnaie où on t'arrache le gamin!"
" - Nooon! Par pitié! Nooon!"

A en voir la femme, en guenille, ses tissus arrachés, le corps sali, se faisant trainer au sol comme un vulgaire cadavre, Aiacos ne donna pas cher de ses derniers instants. Elle avait une sorte d'air terrifié, le fait de s'être fait prendre la tête dans le sac peut être? Ses bras s'étiraient et griffaient son enfant quand on tentait de le lui prendre, véritable lionne en détresse elle n'hésita pas à envoyer coups de poings et de pieds pour tenter de se dégager et récupérer son enfant.
Elle continuait de crier comme une truie quand l'un des hommes, habillé de façon à faire respecter la loi par l'autorité, lui saisissait les cheveux pour violemment la plaquer contre un mur où elle s'étouffa, de rage et de désespoir.

Le gosse, devait à peine avoir quatre ans? cinq ans?
Lui aussi déchirait l'espace par ces cris sanglant à en fendre l'âme.
Le prince poussa ses yeux vers le ciel en soupirant.
Cela lui rappelait que lui aussi avait été enlevé par un inconnu.
Le destin lui semblait si cruel...
Sa mère morte en lui donnant la vie, son père mort en les protégeant lui et sa soeur et sa soeur... disparut, quelque part dans un paradis d'Ether.

Autours de la femme hurlante de rage, de l'enfant criant à l'agonie et des hommes, la foule semblait s'amonceler autours d'eux, perdant l'aciton de ses yeux, Aiacos se fia à ses oreilles, quelque chose allait changer le cours du destin entre cette mère et son enfant...


To be continued ...


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Asya Leskov


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MessageSujet: Re: [Chronique Ete 1755]Bird Set Free [PV Asya]   Jeu 29 Déc - 14:11

Juin 1755. Bhâratpur, Népal.


Les rumeurs poussent comme des mauvaises herbes après un incendie. C’était là les pensées de la jeune femme envers ces quand dira-t-on. Une chose bien éphémère, telle un mirage dans le désert. La sensation de croire une chose véridique parce qu’on ne connait rien de celle-ci. Une des nombreuses faiblesses humaines. Dans son regard, pouvait se lire un mépris certain pour ce genre d’affirmation. Car ce n’était pas les racontars prononcés d’une voix faible, le dos tourné, qui dictait l’homme, mais plutôt ses actions. C’était en tout cas ce en quoi croyait fermement la jeune femme. Des paroles non avérées, des erreurs de jeunesse, les raisons en étaient plus que nombreuses. Sans parler de rachat, parce que cela n’était que pure illusion à ses yeux, une façon de se rassurer sur soi-même, de voiler son visage devant une réalité parfois difficile à entendre. Les temps changent, les gens grandissent… Peut-être. Quant à savoir s’il était possible de changer du tout au tout, il s’agissait d’une autre histoire à laquelle elle ne croyait pas forcément. Parce que cela reviendrait à renier ce qui nous compose dans l’âme. Sombres pensées.

C’était pour cela que Circé avait fait le déplacement jusqu’à cet endroit reculé qu’était le Népal. Reculé, mais bien moins que ce qu’elle avait pu l’imaginer. Féroces préjugés d’une femme qui ne connaissait que très peu cette région du Monde. Elle avait pourtant entendu parlé de bon nombre d’endroits tels que ce pays central nommé Chine, cette Corée qui combattait contre son Histoire, ou encore ce Japon où une part de féodalisme semblait régner. Des yeux qui s’écarquillèrent lorsqu’elle se rendit compte de son erreur, quand bien même cette vue était fragile, ce qu’elle lui offrait n’avait strictement rien à voir à ce que l’on aurait pu qualifier de terres sauvages, dépeuplé. A la place de tout cela, se tenait debout une ville commerciale : Bhâratpur, si les informations étaient correctes.

Des échos affirmant que des choses étranges s’y passaient, et la jeune femme avait ainsi pris la route jusqu’à parvenir à cet endroit desservi par le fleuve Narayani. Cela était d’autant plus pour une simple vérification qu’elle avait comme un pressentiment, à l’entente de ce nom. Une sensation qui lui disait d’y aller, tout simplement. Il lui était impossible de savoir quel en était la provenance : si cela provenait d’un quelconque sens en alerte, ou si son besoin de connaissance et d’aventure lui intimait simplement de partir. Une Asya enfant, endormie par une maturité trop soudaine, celle d’être devenue mère. De manière aléatoire, elle avait pris le parti de la première solution, croyant son ancien elle disparut depuis bien longtemps. Sans doute était-ce le cas, qui sait.

Toujours était-il que la jeune femme aux mèches d’ivoires déambulait désormais dans ce port de commerce. Un capuchon sur la tête, elle tentait de cacher son attribut particulier afin de se fondre au mieux dans la masse. Et bien entendu, cela signifiait ne pas porter cette armure, cette amie qui lui avait donné un nouveau but. Une démarche qui continuait, s’approchant parfois de ces étalages d’où s’échappaient des odeurs qui n’était jamais parvenu à ses narines jusqu’à ce jour. Une compensation pour cette vision qui déclinait, ne laissant au loin nul autre que des taches de couleurs et des formes. Il n’était pas bien compliqué de les reconnaître, pour certaines. Et l’habitude avait fait son nid, petit à petit.

Des sons, des odeurs, et des tâches. C’était ce qui entourait la blanche en ce jour de voyage. Puis un mélange de prudence et d’excitation, n’étant plus celle qu’elle avait pu être vingt ans auparavant. Un pour et un contre. Echange. Et folie devient sagesse. Mais cette dite sagesse avait également bien des visages, que la jeune femme ne dévoilait que peu. Par ailleurs, elle ne saurait dire le temps passé à observer, baladant dans ces lieux inconnus. Notion relative, illusion humaine. Elle se demandait parfois ce qu’était réellement le temps, si ce n’était une norme créée par les hommes à la conquête d’un nouveau pouvoir. Pour en avoir toujours plus, d’importance.

Puis un bruit attira son attention et, tournant le regard vers ce qu’elle pensait être l’origine, ses pupilles renvoyèrent une image de masse, au coin d’une rue. Un haussement d’épaule, avant d’enfoncer un peu plus ce tissu qui recouvrait sa tête et son corps. Ce n’était probablement que des festivités. Et un sentiment naquit alors, entre l’envie d’aller voir et de simplement passer sa route. Un instinct qu’elle préférait réduire au silence, dans un sens. Un pas vers la direction opposée, puis ses jambes s’arrêtèrent aussi secs. Le son était tout de même étrange pour des festivités, et son oreille lui renvoyait davantage la notion de cris. Une langue qu’elle ne comprenait pas, qui la bloquait dans les quelques mots qui parvenaient jusqu’à elle. Alors, elle décida de s’approcher. Une simple petite vérification pensait-elle, pour calmer ces hurlements inaudibles qui la poussaient vers là-bas.

Une bousculade, à cause de laquelle la jeune femme s’approcha plus difficilement. Il fallait avouer que sa taille n’était pas un atout majeur dans ce genre de situation. Puis, elle arrive finalement à destination, découvrant devant ses yeux fatigués une scène qu’elle aurait préférée ne jamais voir. Soupir silencieux. Bien entendu, ce genre de comportement existait, et il fallait être particulièrement courge pour le nier. Si bien qu’elle avait pensé ne pas intervenir, durant un instant. Non pas qu’elle souhaitait laisser cette femme à son sort, mais cet acte aurait été bien inutile, ne reportant que le supplice imposé. Finalement, ses perles brunes se portèrent sur l’origine d’un autre cri, non loin du premier. C’est probablement à ce moment-là qu’elle décida d’intervenir. Parce qu’il y avait cet enfant, au milieu de tout ce foutoir. Un gamin qui lui rappelait avec dureté ce qu’était : être une mère. Souvenirs déchirés.

Un pas, puis deux. Et elle s’approcha finalement des hommes, ne connaissant nullement le contexte du litige. Un instinct de mère, durement ranimé. Une pause, le temps de ramener l’enfant vers elle, l’attrapant tout d’abord par le bras. Une tension que la blanche sentait dans celui-ci forçant pour ne pas être pris. Et pourtant, il ne fallut que d’un sourire, d’une chaleur pour que cette opposition cesse. Lâchant son membre, des doigts parcoururent momentanément quelques mèches, les ébouriffants, avant de se pencher vers lui. Une prise, un instant, et le gamin qui n’avait probablement que quatre ou cinq ans était dans ses bras. Des bras qui le berçaient, qui cherchaient à rassurer. Depuis combien d’années n’avaient-elle pas fait cela ?

« Qu’est ce qui se passe ici ? » Demanda-t-elle alors, dans une langue qui n’était pas celle du pays.

Un regard vers ces hommes, vers cette femme, et vers cet être à son cou qui nichait sa tête dans ce tissu foncé qui entourait toujours sa nuque. Il n’y avait là aucune trace d’agressivité, ce n’était pas du genre de la maison. A première vue. Des yeux se fixaient alors sur elle, sans doute se demandaient-ils sur quelle étrangeté ils étaient tombé. Des gens qui avaient également, et probablement, des allures de géants pour celle qui ne dépassait que de peu le mètre soixante. Mais qu’importe.

« Elle veut quoi la p’tite dame là ? » Répondit l’un d’eux, tandis qu’un second reprenait aussitôt : « Cette poulette nous a volé tu vois, alors on veut récupérer notre dû » Un sourire malsain collé au visage. Allure déplaisante. Ecoeurement, dissimulé.

Des mots qu’elle tentait de comprendre, mâchés par un débit trop rapide et une langue laissant quelques lacunes. A revoir. Néanmoins, certains semblaient sortir du lot. Des paroles qui auraient dû rester sous scellé. Son dû. Voilà qui était agaçant. Cette manie qu’avaient les gens de croire que tout était normal, que tout leur revenait de droit. Une idée que la Capitaine ne concevait nullement, en partisane du travail qu’elle était. Parce que tout n’était qu’une question d’effort, ou presque. Avis divergents. Alors, elle passa lentement une main dans une poche, afin de voir ce qui y traînait. Si tout n’était qu’une histoire de quelques malheureuses pièces… C’était un bien maigre prix pour que l’enfant soit laissé en paix.

Et quelques pièces sortirent alors. Quelques restes de la monnaie existante dans l’Empire Russe. Sans doute n’était-ce pas ce qu’ils attendaient, mais c’était là tout ce qu’ils méritaient : l’équivalent de quelques centimes. Monnaie faible. Mais elle y tenait, à ces pièces. Ultime souvenirs. Ses châtaignes se fixèrent alors de nouveaux sur eux, roulant rapidement vers la femme qui se relevait.

« Votre ' dû ' » Dit-elle en leur envoyant les quelques pièces. « Maintenant, l’incident est clos ». Dernières paroles, avant de prendre la direction opposée.

Premier problème, réglé. Le second résidait à sortir de cette foule, la disperser. Un regard insistant, indiquant clairement que le spectacle était terminé. Pas forcément suffisant. Alors elle déposa l’enfant au sol, prenant néanmoins sa main dans la sienne, lorsqu’une nouvelle fois, la voix retentit. Adieu discrétion.

« Mais c’est qu’elle se fiche de nous celle-là ! » Colérique, visiblement. Idiot, aussi.

Un bruit de pas qui s’accélérait, se rapprochant d’elle. Celui de ces hommes qui n’avaient apparemment pas compris. Des humains imbéciles. Une trop grande fierté. Chose face à laquelle elle ne faisait pas grandement exception, cette mère déchue. Alors elle attendait qu’ils arrivent jusqu’à elle, simplement. Parce qu’elle le ressentait, quelque chose d’intéressant n’allait pas tarder à apparaître.


Memories are like a stain that is branded on my brain.
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Aiacos


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MessageSujet: Re: [Chronique Ete 1755]Bird Set Free [PV Asya]   Jeu 29 Déc - 17:08

La foule rassemblée devant lui, le prince ne put réellement voir la situation se développer, de plus les cris de la femme semblaient se perpétuer dans la rue, d'une telle façon que l'étoile céleste de la vaillance aurait favorisé la fuite plutôt que la protection des plus faibles.
Toujours égal à lui-même, dans la puissance et la royauté, Aiacos se déplaisait d'offrir son aide et sa bonne volonté aux plus faibles, refusant systématiquement cela, favorisant la sélection naturelle plutôt que l'intervention humaine, qu'il trouvait des plus pathétique.
En effet, il avait apprit à accepter la condition humaine fataliste, de naître innocent et à grandir dans le pêcher, l'on ne nait pas dans la vanité, l’orgueil et la faiblesse, on le devient à partir des principes d'éducation et de bon sens.
Aiacos acceptait et reconnaissait les conditions misérable de l’humanité et en tant que juge, le plus diplomate et réfléchit des trois, son devoir était de comprendre, compatir mais d'agir en conséquence.

Seulement l'action présente ne lui offrait pas la possibilité naturelle d'agir.
Il était certes Prince et roi d'un pays qu'il allait conquérir, il se devait de se rapprocher de son peuple mais pas d'en protéger les plus faible. Il voulait un pays de Mirmidons, de guerriers fort dans l'âme. Cette étape, de cris, de pleurs et de stupéfaction de la part de cette mère faussement innocentée lui fit tirer un sourire aigrit par la colère.
Ces hommes d'autorité, pouvaient tout se permettre avec elle pour lui faire payer le prix de la justice, le vol, le mensonge, la vanité, la sentence pour une telle vipère aux allures innocentes était au moins celui de la mort.
Mort libératrice, lui permettant de trouver le salut et la paix avec elle-même.

Mais l'enfant...
Aiacos eut du mal à penser qu'il était fautif.
Fautif de sentiments? D'attachements? D'amour et de fraternité? Certes, les sentiments sont prohibés en enfer, mais cela ne doit pas être remit en cause sur terre, aucunement.
Et faire payer le prix à un enfant, plus qu'à la mère qui est la seule fautive était une aberration du genre humain.
Ils n'ont pas pu avoir la mère? Alors ils auront l'enfant. Le juge se glissait entre la foule, dont les derniers soupirs de suspense glissaient le long des sueurs glacées des tempes de chaque être présent.

Haussant ses épaules tiédit par l'effet de chaleur d'un soleil qui se voulait insistant sur les coups des huit heures, il finit par soupirer en fermant ses paupières avec délices quand enfin une personne sensée semblait se manifester à l'intérieur de la foule regroupée.
Il y eut des applaudissements, des cris d'angoisses mais aussi des soupirs de bienfaisance, les cris se turent: Il raffermissait sa poigne sur sa valise, il bénit cette jeune femme inconnue à la chevelure immaculée d'avoir au moins sauvé l'enfant, laissant la mère à son propre sort, pieux état dans lequel elle gisait.

Aiacos glissa un oeil vers cette dernière, le teint basané noircit par la crasse, essoufflée, de vieilles croûtes de coups de fouets et d'autres plaisances refirent surface en saignant abondement. La bouche béante, le sang dégoulinait de sa bouche ouverte et même à l'article de la mort, elle voulait encore son enfant, l'innocence de l'enfant. Elle pointa sa main vers l'inconnue qui avait sauvé son gosse, Aiacos eut une mauvaise intuition.
L'éclat mordoré de ses iris en alerte se figea instantanément vers les trois hommes qui se parlèrent d'une façon bien peu tendre.
Bercé par la vengeance et une fierté durement éprouvée sans aucun doute?
Le prince en resserrait sa mâchoire en laissant ses poumons se vider tandis que chacun de ses muscles saillant se crispaient sous sa chemise grise acier.

Quelques pièces, argentée, Russes tombèrent lourdement devant les yeux de la condamnée puis sans demander son reste, la jeune femme aux cheveux blanc fit demi-tour, déposant l'enfant en lui saisissant la main, image radieuse d'un sentiment de sécurité et d'amour partagé, sans espoir d'attente, une forme de pureté généreuse et véritable.
Elle fit mine de ne rien demander en retour et alla jusqu'à affirmer que les choses étaient rétablis, Elle ne semblait pas piper un seul mot Népalais, Indien, mais cela ne fit souffrir Aiacos d'aucun préjugé. Il avait apprit à maîtriser toutes les langues, afin de condamner respectueusement les âmes dans leur langue, infernale. La langue de l'âme et celle entretenue et connue par tous.

Fronçant ses paupières en une mine septique, il vit les trois hommes ahurir et sortir poignards et fouets derrière le dos de la jeune femme, en lui demandant dans la langue Népalaise de s'arrêter et de leur rendre le gamin.

Dans un tumulte grandissant, ils chargèrent, le premier se prit sans comprendre un poids d'au moins une vingtaines de kilos dans le visage et n'eut le temps que de voir une valise arriver prêt de sa tête.
" BOOOOAAM ... PAF!"
Il retomba sur ses fesses, sa tête ensuée collant aux grains de sable, confus.
Le second qui n'était armé que de ses poings cria de douleur, alertant le premier en tête qu'un problème demeurait dans leur charge trop brusque.

Le premier gars de l'autorité au départ de la course arriva au dos de l'inconnue, le fouet déplié, prêt à frapper. Il fut interpelé par les gémissements de son comparse: il se retourna, une énorme goutte de sueur ornait sa tempe tandis qu'il hésitait en regardant l'inconnue à la crinière de neige, puis ce Népalais à la chevelure en bataille, jouant sur les tons d'un bleu-roi sombre.

Quand la jeune femme se retournerait, elle serait surprise de voir l'homme au fouet, hésitant, juste derrière son dos et à peine plus loin, le second au sol, étourdit quand au troisième...
Le reste de la foule riait, hilare mais également tendue par le ridicule de la situation, l'homme n'avait qu'un genou à terre, le visage penché sur le coté, se tordait dans tous les sens, preuve de son immense douleur.
Aiacos le maîtrisait physiquement, son pouce et son index, telles les serres puissantes du Garuda, retenaient le corps entier de l'homme uniquement par la cime de son oreille. A un endroit bien précis ou un nerf si timide mais important, permettait la maîtrise entière d'un corps.

Pendu par l'oreille, n'était-ce pas suffisamment ridicule comme cela? Traumatisant pour un homme des forces de l'ordre que de s'abaisser, s'agenouiller devant un homme d'affaire doté d'une curieuse valise. L'air blasé, Aiacos soupira de tout son soul, mais n'abaissa pas une seule fois son regard vers sa proie qui, tôt ou tard... connaîtrait sa véritable identité.
" - Tu t'en sors plutôt bien pour une étrangère. "

Affirmât-il en sifflant entre ses dents d'une voix qui se voulait sereine, suave et apaisante mais également moqueuse, une pointe d'ironie agaçaient sa langue fourchée quand il parla dans la langue Russe.
Russe comme les pièces qu'elle avait parsemée, à moins que ce ne soit du Français ou de l'anglais? Ne serait-ce qu'en baignant ses yeux dans ses iris, elle le comprendrait, il n'y avait pas besoin de mots pour exprimer le langages des âmes.

D'un geste vif, ses doigts toujours happés proche de la hampe de sa victime, le Garuda ramena fortement mais avec précision, ses doigts devant ses yeux, le bras perpendiculaire, devant lui. L'appendice de sa proie baignée d'un liquide carmin était désormais entre ses serres, dissociée du reste du corps.
L'homme à ses pieds criait, il serait désormais sourds d'une oreille, machinalement, la vixtime mit la paume de sa main sur le trou qui lui servait d'orifice, il se leva en titubant pour fuir.

Simple provocation...
Voyant qu'il avait attiré l'attention et du gars avec son fouet, pétrifié au passage par la barbarie du geste et de la jeune femme protectrice, il balança négligemment l'oreille vers la foule qui se dispersa alors totalement.
" - Laissez-le. "

Il cru entendre un soupir provenant de la Népalaise torturée derrière lui, contre le mur.
" - Une vie pour une vie. Laisse-lui ce gamin il sera plus heureux avec cette belle inconnue, qu'à te servir d'esclave. Tu as la mère, contente-toi en."

Il cru également entendre déglutir et de plus belle, l'homme au fouet, ahurit ne su quoi répondre ou faire, biaisé, il se retournait, hésitant à choisir entre l'enfant ou la femme.
Comme s'il avait le choix.
Comme si Aiacos n'avait pas déjà calculé de coups, en s'en prenant à l'enfant, il s'en prendrait également au coeur pur et plein de courage de la jeune étrangère et cela m'étonnerait que cette dernière se laisse faire.
Prince qu'il était, Aiacos feignit un sourire léger, puis d'un simple cl'in d'oeil vers l'inconnue, partit de la place sans demander son reste, en chasse.
Oui, le spectre chassait les deux étrangers, les deux balourds tatoués qui étaient sur le bateau qu'il avait prit.
Des mercenaires au Népal... Cela n'était pas anodin, quelque chose se tramait ici...
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Asya Leskov


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MessageSujet: Re: [Chronique Ete 1755]Bird Set Free [PV Asya]   Ven 30 Déc - 16:11

Le problème en lui-même n’était pas forcément de connaitre la culpabilité de la femme dans cette histoire, mais le fait que l’enfant y soit mêlé. Honteux. En réalité, Asya n’était probablement pas la meilleure personne pour mettre en avant les soi-disant qualité d’une mère, ou tout autre discours du genre. Parce qu’elle avait été l’une d’elles, de ses femmes qui portaient un enfant. Un enfant disparu dans un coup de vent, à cause d’une curiosité mal placée. En sommes, la blanche n’était pas réellement ce que l’on pourrait appeler un exemple. Et pourtant, elle était là aujourd’hui, avec ce gamin accroché à son cou. Une femme qu’elle ne blâmait pas, elle ne pourrait le faire. Mais des événements qui n’avaient pas lieu d’être, et une réalité qui lui sautait une fois de plus aux yeux, concernant cette humanité. Humanité, une notion qui semblait ne devenir plus qu’un simple mot. Celui de ces hommes qui s’attaquent au bambin, celui de ces spectateurs, qui se contentaient de regarder toute la scène comme si tout cela n’était qu’une pièce de théâtre. Monde en perdition, semblait-il.

Des hommes qui s’étaient rapprochés d’elle, tandis qu’elle avait le dos tourné. Bassesses humaines. Une langue qu’elle était inapte à comprendre, des mots qui lui étaient adressés, et qui avaient été ignorés par la force des choses. Incompréhension. Et les bruits de pas, bientôt partiellement arrêtés par un son plus sourd. Le temps de quelques secondes, avant qu’elle ne se retourne finalement. Nul doute qu’elle avait été leur cible, mais la question concernant davantage le fait qu’ils n’avaient pas encore frappé. Nulle inquiétude. Parce qu’elle avait eu cette sensation qu’une chose intéressante allait apparaître sous peu. Une impression rapidement confirmée par des yeux qui se posent tout d’abord sur cet homme à terre. Et un autre, un fouet à la main, hésitant à s’en servir contre elle. Un geste de la main, visant à éloigner l’enfant de la trajectoire. Simple, rapide. Une main qui ne l’avait pourtant pas lâché un seul instant. Puis un regard vers cette masse sombre représentant la foule. Des visages qu’elle ne saurait distinguer clairement, excepté les plus près, peut-être. Une expression plus froide, plus distante. Parce qu’une fois encore, ils n’étaient que spectateurs. Des gens qui riaient de la situation, retournée certes, mais qui avait impliqué des choses qui n’auraient pas dû être. Simplement. Amère déception. C’est le sentiment qui aurait pu naître en elle, si seulement une telle réaction n’avait pas été attendue. Prédit.

Puis ces perles brunes dérivèrent alors vers un son autre. Celui d’un cri d’homme, qui l’emmena direction vers cette silhouette sombre qui maîtrisait le troisième d’une certaine facilité. Et ce liquide rouge coulait alors, faisant suite à ces quelques paroles. Violence humaine. Des yeux qui s’écarquillèrent légèrement, à l’entente de cette sonorité familière, cette langue Russe qu’elle n’entendait que peu désormais. Un sourire, faible, échappé de ses lèvres face à cette nostalgie auditive.

Et l’homme au fouet s’approcha alors un peu plus, hésitant. Des yeux d’enfants qui passèrent aussitôt dans son dos, tandis qu’elle restait face à lui. Qu’il essaie. Asya n’était pas de celles à débuter les altercations violentes, ou tout du moins physiques. Elle ne n’était plus, ou rarement. Mais quand bien même cette Scale n’était pas présente en ces lieux, lui coller une correction ne serait pas bien difficile. Seulement, il n’était pas question pour elle d’utiliser ses capacités ici, publiquement. Pas contre un simple homme, aussi mauvais et bas soit-il. Et cette force de frappe physique qui n’était plus ce qu’elle était, fatiguée par cette longue descente vers le néant des couleurs.

Une voix qui attendait de sortir de cette bouche entrouverte, mais refermée par la musicalité de celle de cet homme brun. Elle ne pouvait rien faire pour cette femme, et sans doute n’en avait-elle pas réellement l’intention, de faire quoi que ce soit. Parce que l’enfant primait sur elle. Parce qu’elle ignorait quels étaient les tords de chacun. Parce que toute action avait son prix à payer. Un soupire perça néanmoins la barrière de ses lèvres, tandis que des doigts emmêlaient les mèches de cet enfant dont la tête sortait peu à peu de sa cachette. Et bientôt, il allait falloir lui expliquer à ce petit. Qu’il ne verrait plus sa mère, le pourquoi, le comment. Et toutes ces choses barbantes. Incompréhensible. Un enfant sans doute trop jeune pour comprendre la langue dans laquelle elle parlait. Un enfant qu'elle ne pouvait garder.

Alors elle se tourna vers cet homme, qui jouait toujours de clins d’œil, pour s’apercevoir qu’il n’était d’ores et déjà plus à sa place, mais cavalant vers les deux qui s’étaient échappés, laissant le troisième lâchement derrière.

« Ah… Mais...Attendez » Un son qui résonnait de manière plus forte, presque comme un cri, malgré son habitude à la discrétion.

Et elle s’élança donc à sa poursuite, aussi rapidement qu’elle le pouvait, avec un enfant retourné dans ses bras. Une course bien rapidement stoppée par cette faible endurance physique qui était sienne, amplifiée par ce poids supplémentaire dans ses bras. Finalement, il était préférable de continuer plus tranquillement, marchant dans ces rues. De cette manière, elle tomberait certainement sur lui à un moment donné. Des endroits ainsi visités, le temps de peut-être recroiser cet homme qui lui laissait cette sensation étrange. Une ruelle, puis deux, puis trois. Des mots rassurants, que la bouille ne comprenait sans doute pas. Des bras toujours serrés autour de son cou, et une tête enfoui dans ce même endroit, où il était aisé de sentir quelques perles d’humidité. Celles d’un enfant arraché à sa mère.

Finalement, un œil qui se dirige vers un point précis, qu’il ne pouvait voir clairement. Une simple masse à la fois sombre et clair. Lentement, elle ramena l’enfant au sol, récupérant sa main, avant de finalement s’avancer prudemment vers ce qui avait attiré cette châtaigne bien abîmée. Un marron qui voyait simplement autre chose, différemment. Puis, un détour, afin de voir son visage plus clairement, à seulement quelques rares mètres de lui. Et une voix, qui retentit, plus faiblement. Incertaine.

« Ah, vous êtes là » Commença-t-elle alors. Hésitation momentanée « Merci pour votre intervention plus tôt… » Pour l’enfant.

La petite tête sortit alors une nouvelle fois de derrière elle, partiellement. Un visage dont les perles avaient cessé de couler, en apparence. Une tristesse compréhensible, malgré cette main toujours logée dans ses cheveux.

Des paroles qui s’apprêtaient à sortir, à nouveau réduites à néant par cette pression nouvelle sur son épaule, et cette chaleur dans son cou. Discrètement, l’animal était sorti de sa cachette, rejoignant celle qui l’avait adopté il y a plusieurs mois déjà. Une bestiole au poil brun, dans un mélange de blanc. Petit mammifère. Sans le moindre mot, la jeune Zibeline avait filé dans cette rue à la rechercher de cette maîtresse blanche, n’hésitant pas à grimper jusqu’à son cou afin de s’y nicher. Chaleur apaisante, tandis qu’un faible grognement résonnait à son oreille.

« Eh, ça suffit » Un ton autoritaire, malgré un volume semblable à un murmure.

Et, rapidement, une main libre vint se poser sur son museau brun entouré d’une blancheur de neige, le tapotant doucement. Un partenaire qui n’avait pas beaucoup grandit malgré les mois qui s’étaient écoulés depuis leur première rencontre. Mais qui avait néanmoins prit un caractère surprenant.


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MessageSujet: Re: [Chronique Ete 1755]Bird Set Free [PV Asya]   Ven 30 Déc - 17:27

Le prince s'en était retourné vers les bas-quartiers du port, sa cadence toujours assurée ne permettait pas de le soupçonner de mal où d'une quelconque intention belliqueuse. Pivotant dans une ruelle un peu plus sombre aux multiples inconnus en lambeaux, recroquevillés contre les murs, il cherchaient, chassait sa proie en longeant les ténèbres comme une ombre salvatrice. La pénombre grandissait au fur et à mesure de ses pas, seulement ses sens aiguisés lui permettaient de se repérer sans besoin d'orientation. Posant le genou droit à terre, salissant l'écru voilé de son vêtement de lin, léger, il passa une main rapidement sur la surface écarlate et rougeoyante du sable.
Il aiguisait un sourire étiré, carnassier pendant que ses yeux enamourés se perdaient sur le sol, indiquant le chemin tout tracé de sa proie, fuyante.

Son gibier était l'homme dont il avait coupé l'oreille plus tôt et s'il en croyait une marque, un tatouage qu'il avait aperçut juste au niveau du collier, la naissance du cou, bien caché et voilé par ses vêtements de fausse autorité, ce type était de la même maison que les mercenaires qu'il cherchait.
Aiacos avait eut une vue imprenable sur ce tatouage, une sorte d'Aigle au bec aiguisé et aux ailes dépliées, le même que ce mercenaire avait sur son bras en sortant du navire. Le spectre en mettait son âme à juger, ces deux là, bien qu'indéfiniment différent selon la classe, semblaient appartenir à une même secte ou guilde? Peu lui importait. L'occasion était bien trop belle pour laisser ces hommes filer entre ses griffes.

Les traces parfois s'effondraient sur un mur, preuve que le blessé ne pouvait aller bien loin, alors en silence et toujours en marchant, l'étoile céleste de la vaillance levait la tête, haute, cherchant de son regard perçant, ses sens aiguisés à l'affut, le moindres mouvement anodin quand enfin les traces de sang s'estompèrent devant une porte. Large mur de bois, d'ébène, simple mais aux taches de graisses et de sang aussi récentes qu’improbable.
Le rapace royale effleura tout simplement de son index la poignée de la porte mais se refusa de l'ouvrir.

Voilant son sourire derrière une expression froide, il resserra les dents et se redressa non sans quitter la porte d'un regard aux éclats meurtrier. Il s'était laissé rattrapé, sans le vouloir par cette jeune femme qui maintenant le suivait depuis le début. Oh il savait d'avance ce qu'elle voulait de lui, mais même les plus fidèle serviteurs de la mort ne peuvent concevoir de préserver la vie. Il refuserait catégoriquement, d'autant plus que l'avenir incertain de ce pays ne donnerait certainement pas de seconde chance pour l'enfant de survivre.
Alors calme, serein et énigmatique, bougeant à peine son visage en direction de la jeune femme en une expression aussi fermée que dur, il la laissa l'approcher de quelques mètres, assez pour respecter son intimité et ne pas l'agresser physiquement.

Il nota de ce fait que cette inconnue était bien moins bête et indisciplinée que les hommes de son propre royaume, enfin propre... Ce n'était qu'une question de temps. Seul demeurait cet enfant, niché et caché sous les jupons de cette prétendue adoptante, l'âme en peine, l'instinct infantile et l'intelligence vive. L'enfant savait ce qu'il allait encore devoir subir et ses yeux reflétaient sa prise de conscience de cette réalité si effroyable et vulnérable.
Il prit la peine de noter cette bestiole effarouchée et écœurante pour ses attachements purement instinctives envers cette femme. Après tout, un animal reste un animal, un être, vivant dans le besoin de satisfaire ses propres intérêts avant celui des autres. La faim, la soif et le besoin de reproduction.

Retirant ses doigts de la porte, il prit la peine de tourner ses larges épaules vers le jeune femme. Bien plus grand qu'elle, toisant presque trente centimètres de plus qu'elle, il n'avait pas besoin de jouer de son charisme ni de sa prestance pour la congédier en cas de problème, seulement sans qu'elle n'eut le temps d'ouvrir de nouveau ses lèvres, rouspillant l'étrange belette sur son épaule, il la prit de vitesse.
Plantant ses yeux mordorés dans les siens, exerçant un pas, fort et confiant dans son attitude, brisant l'intimité entre l'inconnue et lui, il plissa ses yeux et lui fit sentir son mécontentement, sa désapprobation, voilé par la présence continuelle et mystérieuse d'une aura mortelle autours de lui. Aiacos n'avait pas besoin d'utiliser son cosmos pour faire ressentir l'oppression et l'angoisse, ses iris aiguisés et son attitude hautaine, telle la véritable forme du Garuda, lui suffisait amplement à faire chier et pisser un homme dans son froc, quelqu'en soit le grade.

Il perçait les intentions de la belle par son regard étincelant et au bout de longues secondes, il radoucissait l'expression mortelle de ses iris, devenant alors non plus l'oiseau rapace en chasse, le Garuda intimidant le gibier pour son festin personnel, mais cerf et lion, prince aux allures majestueuses, serviable à ses heures d'arrangement, tendre, serein et inspirant la confiance et le courage à ceux qui sont dotés d'un coeur pure.
Il soupira en s'agenouillant devant l'inconnue, lui effleurant le ventre et le corps tandis qu'il tourna la tête pour attraper au vol, l'attention de l'enfant et le captiver.

L'âme de l'enfant pleurait, ensanglanté par une tristesse infinie, il méprisait les hommes qui lui avaient fait cela et pire, ne désirait pas les revoir vivant.
Aiacos lui offrit alors d'un sourire léger, il compatissait, quand il avait lui aussi cinq ans, il avait du apprendre à se défendre contre l'envahisseur, cependant, sans l’entrainement intensif de sa soeur Rê, son enfance n'aurait été que purement détruite, tout comme sa vie et son existence dans l'au-delà.
Cet enfant-là n'avait pas l'expérience cosmique ni royale et encore moins d’entrainement intense que sa mère aurait pu lui prodiguer. Il n'était que faon lâché dans un monde de renard et de loups, tombé entre les pattes d'une mère-lune elle-même débordée par l'adoption de ses pairs.

Le prince ne pouvait rien lui offrir, ni vie, étant spectre, ni mère, n'ayant pas de connaissances aptes à cotoyer les humains, ni connaissances pour l'aider à se développer dans une conscience complète et pure d'une vie soucieuse de l’existence des autres.
Cependant dans l'enfant il y voyait ... un coeur d'acier. Il y voyait le courage, la témérité et la vaillance, un future myrmidon peut-être? Prélude d'un future général des armée royale d'un Népal libre de son emprise fongique.

Il pausait sa main avec tendresse, sur sa tête et lui ébouriffait brièvement sa crinière en lui donnant quelques palabres rares, royales et rassurante d'une langue Népalaise soufflée avec amour et patience. Celle murmurée par les rois il y a un temps maintenant longuement oublié, mots et paroles soufflés avec une telle allégresse que le coeur de l'enfant ne pouvait s'en sentir que plus léger et important face à ses phrases noble et pleine de sagesse, vaillantes.
L'enfant ravala sa chique et opina du chef en regardant l'inconnue droit dans les yeux, allant jusqu'à timidement lui baiser la main, reconnaissant envers le bien qu'elle lui apportait.

Le prince se releva en époussetant son pantalon avant de lancer un sourire amusé vers l'inconnue, se languissant de ses attentes, il poursuivit dans la langue qu'il avait utilisé plus tôt pour se faire comprendre par elle: le Russe.
"- Il vous sera utile de le protéger et le garder sous les prochaines heures. Je ne voudrais pas que vous soyez tous les deux victime d'une guerre... civile."

Il abaissa son visage pour acquiescer ces quelques mots, mais n'eut pas le temps d'ajouter quoi que ce soit.
Instantanément ses iris mordorés reflétant les traits d'une légère inquiétude, se figèrent au niveau de la porte d'abène. Celle-ci immédiatement se mit à grincer et une ombre immense sortit de la lumière intérieur du domicile, la silhouette arrachait l'entrée par sa forme monstrueuse...
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MessageSujet: Re: [Chronique Ete 1755]Bird Set Free [PV Asya]   Sam 31 Déc - 20:22

Il était là, cet homme qui était intervenu précédemment. En tout cas, c’était ce que la blanche pensait, croyait voir à travers ces billes voilées par la maladie. Ainsi, elle s’était approchée, lentement, afin de terminer ce qui avait été commencé plus tôt. Parce que cet enfant qu’elle tenait près d’elle, elle ne pouvait le garder plus longtemps. Impossible. Une solution devait être trouvée, mais il lui était difficile de la trouver seule. Non pas qu’elle ne le pourrait, mais le dialogue avec l’enfant était voué à l’échec, causé par ce piège de langues. Et lui, était simplement le seul à qui elle pouvait demander une traduction. Elle ne pouvait ainsi pas lui expliquer les raisons, les événements. Rien. Et, forcée de le laisser dans cette peine, Asya repensait alors à ce fils, qu’elle avait elle-même perdu. Combien d’années déjà ? Bien trop à son goût. Et pourtant, elle se souvenait de ce jour comme s’il s’était produit la veille. Ne restait que ce visage adolescent, qui s’effaçait toujours un peu plus chaque jour.

Lentement, une main libre se porta à ce tissu qui enroulait son cou. Un tissu qui dissimulait ce pendentif à sa nuque, son trésor inestimable. Souvenirs d’une disparition. Une mine plus sombre, l’espace d’un instant, court. Puis elle était de nouveau cette femme douce dont l’on ne soupçonnerait pas le poids existant dans cet esprit fatigué. Une expression sur le visage qu’elle ne saurait lire clairement, encore trop éloignée pour cela. Mais un changement se faisait sentir, quelque part. Inexplicable. Une question, qu’elle ne posa pas. Parce que chacun avait des raisons qui leur étaient propres. Faire comme si de rien n’était, simplement. Alors cette main se contentait de trainer dans la chevelure de l’enfant, tandis que la sienne continuait de s’accrocher à cette sorte de cape sombre qui la cachait.

Ainsi donc, elle reporta ses perles brunes sur lui, tandis que le mammifère commençait à se frotter dans ce cou, cherchant probablement à signaler son territoire. Un acte qui donnait cette sensation de chatouille, arrachant un bref sourire à ce visage clair. Des doigts qui se retirent d’une porte, qu’il cherchait probablement à ouvrir. Une mine perplexe se dessina alors brièvement sur ces traits, peut-être la dérangeait-il. Alors, ses yeux se posèrent un instant sur ce bois encore clos, délecté désormais de cette présence de chair, avant de se retourner sur lui : cet homme qui venait de tourner ses épaules dans sa direction. Bien plus grand qu’elle, bien entendu qu’il l’était. Une tête qui regardait plus haut, vers le ciel, parce que la différence entre eux était bien assez grande. Mais elle n’en était pas surprise pour autant. Parce que ce n’était pas la taille qui faisait l’homme. Difficilement impressionnable, cette Asya.

Puis ce fût le tour de cette Zibeline adoptée depuis peu, d’arriver, se nichant sur son épaule. Un animal qui n’avait pas tant grandi depuis leur rencontre, étrangement. Une boule de poils qui grognait un peu, sur la défensive. Instinct animal, sans doute. Un son pourtant bien vite arrêté par ces doigts qui tapotèrent son museau, l’intimant de se calmer dans un murmure. Fidèle ami. Une bestiole qui se calma, en apparence tout du moins.

« Eh bien… » Commença-t-elle alors, hésitant un instant.

Le temps que cette expression dure se radoucisse, sans trop comprendre pourquoi. Et, quant à elle, cette chaleur était revenue sur son visage, en même temps que cette ombre du passé s’envolait. Temporairement. Et pourtant, cet éclat plus nostalgique réapparaissait par moment, lorsque l’enfant recommençait à bouger, tirant son vêtement toujours un peu plus. Alors, sa main reprit les mouvements dans ses mèches. Parce que c’était tout ce qu’elle pouvait faire. Un sourire de cet inconnu vers cet enfant.

« Il faudrait lui expliquer ce qui s’est produit. Mais je ne parle pas la langue d’ici… » Une courte pause. « Et lui ne comprend pas la mienne ».

Des traits doux, contrastant avec cette expression dans ses yeux qui revoyaient cette silhouette d’enfant quelques années plus tôt, ce bateau, s’enfonçant dans les eaux. Et ces paysages de son enfance aussi. Froid. Un frisson la parcouru, un instant, alors même qu’elle redevenait silencieuse. Observer, c’était ce qu’elle faisait : elle observait cet homme agenouillé près du gamin, lui murmurant quelques mots tandis que sa main prenait la relève de celle de la jeune femme.

Et cette langue résonna à nouveau, quelques minutes plus tard. Une langue bien lointaine. Des mots bien sombre, qu’elle comprenait pourtant aisément face à ce qu’elle avait pu constater durant son court voyage.

« De quoi par- »Parlez-vous. Commença-t-elle, d’une voix plus sérieuse, avant d’être interrompue par le bruit d’une porte.

Des billes qui se retournèrent vers celle-ci, voyant alors une ombre sortant de cette lumière. Des yeux qui se plissèrent, parce que cette lumière n’était pas la meilleure chose existante pour ses pupilles déjà bien abimée. Et, brutalement, l’enfant lâcha cette blanche pour s’enfoncer dans ce domicile, qui ne semblait pourtant pas être chez lui.

« Ah… » Simple commentaire, surprise.

Alors, elle s’approcha de l’homme, qui les observait toujours. Désormais en retrait, il semblait observer les passants, et principalement cet homme à ses côtés, cet homme ténébreux. Quelques mots, marmonnés avec dureté, à savoir s’ils étaient avec l’enfant qui venait de s’engouffrer à l’intérieur. Une silhouette qui agissait tel une protection humaine. Rareté étrange. Puis des châtaignes dérivèrent rapidement vers les prunelles de celui qui connaissait sa langue, avant de revenir sur celui qui se tenait devant elle. Un silence, durant lequel elle se contenta de hocher la tête, avant d’essayer de pénétrer dans cet antre avec une certaine hésitation, appréhension.

Tentative avortée par ce mur humain qui attrapa son bras, serrant sa prise. Une grimace naquit alors sur ses traits. On ne pouvait pas lui reprocher grand-chose, à ce gars-là. Après tout, comment pouvait-on croire de la sorte un étranger dont la langue du coin était inconnue ? L’inverse aurait été bien plus surprenant. Alors, elle tenta de se dégager. Mais la puissance d’une femme, malade qui plus est, était ce qu’elle était. Des yeux qui se plantèrent alors dans ceux noirs de cette armoire vivante, et un instant de battement. Une expression changeante, plus neutre, plus froide. Le temps d’y faire passer quelque chose, discrètement. Dans l’esprit qui pense voir l'évidence, naît l’illusion. Danse et détruit, folle espérance jusqu’à ce qu’enchantement devienne réalité. Une chose qu’elle n’aimait que peu utiliser, cette capacité. Un simple tour de passe- passe. Prise de l’esprit, magicienne. Mais elle devait simplement passer.

Ainsi, la prise se desserra, lentement. Mais s’arrêta bien assez tôt. Puissance calculée, volontairement insuffisante. Parce qu’il serait étrange qu’elle s’en libère si facilement. Parce qu’elle n’appréciait guère l’utiliser sur un homme dit normal. Alors, cette prise se renforça momentanément, à cause d’une simple hésitation. Errance d’une meurtrière.


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MessageSujet: Re: [Chronique Ete 1755]Bird Set Free [PV Asya]   Dim 1 Jan - 16:48

Plissant ses iris aux lueurs d'un milliers de rayons solaire, le prince serrait ses dents en observant l'ombre s'arracher depuis la lumière intérieur de la pièce. L'homme toisait presque les deux mètres, un géant appartenant à cet habitat, particulièrement gêneur dans sa posture, à ainsi condamner l'entrée de ce lieu avec sa posture droite et fier. Loin de se laisser impressionné, ne serait-ce que pour une question de rivalité, tel un lion qui en croise un autre sur son territoire, Aiacos se redressait en toisant le géant d'un regard amusé qui tendait à le défier.
Les épaules larges et dégagées, le torse musclé bombé et ses abdominaux saillants, gonflés sous le fin tissu écru, il fit glisser son visage en arrière, levant son fin menton de quelques centimètres, de façon à planter ses yeux dans ceux de cet homme particulièrement mauvais.

Il n'eut pas le temps de lancer une quelconque réplique que l'enfant tenu sous les jupons de l'inconnue se détachant de la main de sa mère adoptante, filait sous les genoux du mastodonte de l'entrée, ne demandant pas son reste, c'est à peine s'il calculait que sa protectrice lui arrivait sur les talons, stoppée par cette masse énorme.
La masse en question interrompit le jeu de regard avec Aiacos, décidant de jouer cette fois avec cette femme, plus petite et moins déterminée. Son erreur fut certainement de vouloir lui saisir le bras et Aiacos n'allait pas s'en mêler, observateur, il tourna l'échine pour être en face de la scène ne perdant rien du spectacle qui s'agitait sous ses yeux.

Des milliers d'atomes s'allièrent et dansèrent autours de la jeune femme à la crinière neigeuse, brisant les lois de l'improbabilité et offrant une vision nette, fine mais experte sur le cosmos qu'elle répandait avec délicatesse mais maîtrise autours d'elle.
Aiacos ne bronchait pas, au contraire, il croisait les bras en observant la scène, la jeune femme s'en sortait à merveille, mais son action ne dura pas plus de quelques secondes, ce à quoi la barrière humaine, énervé par l'incompréhension et la manipulation, se saisit d'une manière bien moins subtile et bien plus puissante, du bras de la jeune femme.
" - C'est quoi ça" lançait le gros porcs en repoussant brutalement la femme du seuil de la porte, avec une telle force et une telle haine dans son geste que sa poussée fut assez forte pour faire trébucher la pauvre inconnue.

Aiacos s'y était préparé, galant et vaillant homme qu'il était, il dépliait ses bras de sa posture royale, ployant un genou pour récupérer la jeune femme au vol avant même que son fessier de touche le sol.
Il la réceptionnait ainsi sans reculer, chacun de ses muscles accusèrent finement le choc de cette large et puissante poussée sans broncher ni émettre une quelconque douleur de courbature.
La tête au-dessus de cette vision immaculée aux parfums inconnus, il aiguisait un sourire sournois, ses paupières mi-plissée n'indiquaient rien de bon pour quiconque connaissait cet oiseau infernale.
Desserrant ses doigts fins de sa prise, avec une certaine tendresse naturelle, paternel quelque part mais également parce qu'il avait vu en elle un potentiel cosmique dont il ne pouvait être indifférent, il l'aida à se remettre debout.
Poussant sur ses bras blanc et fins afin qu'elle soit parfaitement debout, il n'ajouta aucun mots et aucun sons. Il réfléchissait.

Certes, son acte avait été bien plus rapide et spontané qu'aucun homme n'aurait pu l'être, entre l'instinct et le réflexe, il y aurait du y avoir de la précipitation et une certaine forme de brutalité.
Seulement le prince n'agissait jamais avec brutalité et précipitation, il n'était pas homme mais spectre et ses sens étaient toujours aiguisés, observateurs, prêts à agir sur les conséquences avec une volonté de fer et des doigts de soie.

Le parfum de cet inconnu lui était agréable, étranger, de musc et d'un douce fragrance, cependant rêveur, il n'oublia pas de si tôt qu'elle était doté d'un bien curieux animal qui aurait du être caché là-dessous.
Toujours doté de ce léger et subtile sourire narquois, il lâchait la dame quand elle eut enfin trouvé équilibre pour se tenir.

Doucement, Il posa ses doigts sur la hanche de la lady, la poussant délicatement sur le coté pour lui-même se retrouver en face de ce gros bourrin, marchant fermement en sa direction avec cette même dégaine hautaine, fier, né de challenge de rivalité qui faisait de lui un homme au caractère terrible.
Arrivé devant ce gros balourds sans le quitter des yeux, il posait son index avec cette fois une certainement forme d'autorité brute au niveau de son poitrail.

une ambiance électrique s'installa immédiatement entre les deux partis qui se fixèrent immédiatement et longtemps dans les yeux. Aiacos paraissait désavantagé par sa carrure et son corps plus svelte que cette armoire à glace, cependant l'action se déroula avec la même rapidité et au même moment.
Les deux hommes, l'un de poing, l'autre du coude, prirent leur élan pour l'abattre vers l'autre avec précision et force. Le poing s'abattit sur l'épaule du prince mais le coude de ce dernier, remontant vers le visage du gardien, lui broya instantanément la mâchoire. Le juge exerça trois fois de suite la même attaque physique, trois coups qui sonnèrent creux malgré les râles de l'agresseur qui semblait tomber lentement mais interminablement vers l'arrière, soulevant une montage de poussière derrière lui.

Un sourire ravageur, Aiacos fit rouler son épaule avec lenteur, il aurait pu lancer un gémissement étouffé, couiner et grimacer face au mal et à la douleur qui s'emparait peu à peut de son membre, mais il n'en fit rien, bien au contraire. Ses lèvres démontraient qu'il était bien heureux, pas d'avoir mit la correction à cet homme, ni de s'être abaissé à son état d'humain, mais heureux de se sentir encore vivant et surtout, que son corps présentait encore des signes de vie.
Après tout cela faisait bien des années qu'il n'avait pas reçut le moindres coups et cette piqûre de rappel, bien que douloureuse pour son corps, lui ravivait l'esprit.
" - Bien... J'espère que je n'aurais pas à réitérer cela, à l'avenir."

Ajoutait-il avec une légère pointe d'humour en continuant de se masser l'épaule en la faisant doucement tourner dans le sens des aiguilles d'une montre, son autre main tenant toujours cette valise noire.
Il tourna son visage franc et chaleureux vers la dame, plissant ses yeux de plaisir, il ajouta de sa voix sereine et enjouée:
" - Je vous en prie, les Ladies d'abord, si cela ne vous gêne pas, j'aimerai voir de plus prêt où cet enfant veut nous emmener. Avec votre consentement bien entendu."

Sans le mentionner et sans faire comprendre qu'il reconnaissait le cosmos en elle, il fit comme s'il n'avait pas été interpelé par les capacités de cette dernière alors que bien au contraire, il voulait voir de quoi elle était capable, certain qu'elle était en fait, bien plus dangereuse qu'elle n'en avait l'air, peut être pas au point de s'alarmer, mais au point où elle pourrait éventuellement l'aider à manœuvrer pour lui, dans la guerre civile à venir, arriviste.

Reportant son attention cette fois, le sourire dissimulé par une expression un peu plus curieuse et manifestement déterminée, vers la porte grande ouverte, il put distinguer les murs de l'intérieur de la maison, des chandelles enflammée recouvraient les murs de la demeure et une peinture merveilleuse siégeait à quelques pas de l'entrée. Le crépitement des flammes attirait son attention alors qu'avec subtilité il glissa:
" - J'espère que malgré votre réception, vous n'êtes l'hôte d'aucun mal?"

Avant de peut-être entrer dans la maisonnée, sur les talons et le dos de la jeune femme.
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MessageSujet: Re: [Chronique Ete 1755]Bird Set Free [PV Asya]   Ven 6 Jan - 20:31

Une attaque sans vraiment l’être. Une chose que la jeune femme préférait nommer défense, bien que celle-ci était bien terne à l’heure actuelle. Et pour cause, une conscience bien trop ferme l’empêchait d’agir de manière plus affirmée. Parce qu’il n’était qu’un homme. Une énergie utilisée de façon plus que succincte, si bien qu’elle n’eut pratiquement aucun effet. Une simple machination de l’esprit, bien trop translucide pour paraitre réelle.

Une remarque, et elle fit finalement poussée brutalement cette blanche qui trébucha sur la marche. Erreur d’inattention, ou simplement qu’une petite chute n’était pas grand-chose pour celle qui avait déjà pris la vie. Qu’importe. Des choix qu’elle assumait malgré tout. Et pourtant, la chute ne vint pas. Il n’y eut rien d’autre que la sensation de bras se fixant sur sa taille, lui permettant de ne garder au sol que ce qui devrait normalement y être. Soupire intérieur, soulagement. Et cette lueur de surprise à demi feinte, lorsqu’elle fût remise totalement sur ses jambes. Un hochement de tête, symbolisant un remerciement. Parce que parfois, les gestes valaient bien plus que les mots. Une aide dont elle avait remarqué la rapidité, mais nul mot ne fût prononcé à ce sujet, l’endroit n’étant pas le mieux choisi pour ce genre de discussions. Un instinct qui lui parlait, qu’elle aurait dû écouter plus souvent, et le faire taire parfois. Tant pis, la question serait posée plus tard. Peut-être.

Des doigts qui passèrent sur ses hanches, mais qui ne la fit pas réagir pour autant, le contact ne l’ayant jamais dérangée. Au contraire, la jeune femme ressemblait davantage à un animal cherchant la chaleur humaine, par moment. Des restes de l’enfance, de la jeunesse. Des erreurs qui n’en était pas réellement. Un simple regard s’était ainsi porté sur lui, avant qu’il n’y ait réplique. Un donné pour un rendu. Des coups, jusqu’à ce que l’homme à la porte ne finisse par tomber sur le sol, tant dis que des billes plus fermées se portèrent de nouveau sur cet homme brun. La violence physique, l’espèce humaine tombait parfois bien bas, comme elle l’avait constaté si souvent. Une déception visible, sans doute l’était-elle, lassée d’assister à ce genre d’agissement.

Et pourtant, malgré ce visage chaleureux qui l’observait, le sien demeurait plus fermé. Froideur des fonds marins. Ainsi, elle s’approcha de nouveau de cette porte désormais dégagé d’individu indésirable, et s’arrêta un instant, hochant la tête, avant de s’enfoncer dans l’entrée de cette bâtisse.

« Tout va bien, mes os sont encore capables de donner quelques corrections si nécessaire » Répondit-elle alors.

Des corrections pour d’éventuels nouveaux agresseurs, mais également pour lui. Parce qu’Asya pensait intervenir, si les choses venaient à dégénérer. Peut-être. C’était en tout cas dans cette optique qu’elle avait posé le pied dans cet endroit, cherchant désormais du regard ce petit garçon. Deux personnes leurs faisaient également face : une femme, et un homme. Par prévention, la blanche fit un semblant de barrière avec son bras, afin qu’ils ne soient pas attaqués tant qu’une intervention n’était pas nécessaire.

[color=#993399]« Excusez-moi, je cherche un enfant » /color]Commença-t-elle alors, le décrivant autant que possible, en passant par sa taille, la couleur de ses cheveux, tous les éléments qu’elle avait pu voir malgré ce handicap. « Il était avec nous et, lorsque la porte s’est ouverte, il s’est faufilé ici » Explication bancale, causée par une langue encore fragile.

Un sourire étrange, que la blanche ne put voir compte tenu de son état, puis un regard échangé entre le supposé couple, avant qu’ils ne parlent enfin.

« Oui, ce petit garnement s’est réfugié dans la cave, et impossible de le faire sortir de là. Faites-le donc sortir d’ici, c’est la porte tout au fond » Répondit la femme, désignant une porte plus loin.

Des pas qui reprirent, accompagnés de ceux des habitants qui semblaient vouloir les guider, derrière eux. Pourquoi pas. Un instinct qui résonnait encore faiblement, mais qu’elle fit taire. Parce que l’enfant était prioritaire, à son sens. Et pourtant, elle pénétra malgré tout dans cette cave dont les escaliers semblaient descendre bien plus bas que ce qu’elle aurait pu imaginer. Une question se posa alors dans son esprit. Un cheminement bien vite interrompu par ces coups à les en faire dégringoler l’ensemble des marches. Perte de connaissance en vue. Peut-être.




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MessageSujet: Re: [Chronique Ete 1755]Bird Set Free [PV Asya]   Dim 8 Jan - 17:30

Dans une langue qui n'avait pas besoin de paroles, ni de gestes pour se comprendre, les deux individus se comprirent au moment où il passèrent l'entrée de cette porte d'ébène, lourdes et fortifiée par un système tellement complexe de verrous qu'il était impossible pour un couple, comme ceux qui se présentaient devant l'inconnue et de Garuda, de l'utiliser à leur seul fin, égoïste.

Passant le pas de la porte, précédant la belle inconnue de ce fait, il prit bien attention de ramener le corps de la brute épaisse et lourdes, à l'intérieur de la maison en refermant la porte derrière lui. Il eut un peu de mal à traîner cet amassi de chair molle, confuse, tel un cadavre dont il fallait cacher les preuves du meurtre. S'essoufflant dans sa manœuvre, Aiacos finissait par cacher le corps inconscient dans un coin de la pièce, camouflé par des rideaux, soies et tapisseries épaisses. Le camouflage n'était pas un art qu'il maîtrisait, néanmoins personne du premier coups d'oeil ne pourrait repérer le malotru.

D'une oreille distraite il avait écouté les palabres de la dame qui l'accompagnait non sans sentir en elle une envie grandissante de retrouver cet enfant, il ne su comment interpréter cette recherche au combien déterminée par une ambition concrète et démesurée, lionne prête à tout pour retrouver le lionceau qui ne lui appartenait pas.
Acte désintéressé? Instinct maternel qu'elle n'arrivait pas à repousser ou à dompter, quoiqu'il en était, Aiacos ne souhaitait pas connaître les envies de la jeune femme, tout ce qui lui importait en tant que juge et prince, c'était de retrouver les mercenaires afin de les employer dans son coups d'état.

Pour cela il allait devoir payer le prix fort de ses richesses, mais le plus problématique dans cette démarche, sera le fait qu'il n'avait aucune preuve de ce qu'il avançait et tant bien même son sang royale viendrait à être découvert par tous, l'époque ne permettait la découverte de telle choses qu'en l'espace de plusieurs jours. Trop de temps de perdu pour une cause qui demandait à être rapidement tournée en sa faveur.
Il réfléchissait pendant que le couple indiquait une porte vers laquelle la jeune femme avançait à pas ferme, résolue de retrouver cet enfant, quitte à s'aventurer dans les pénombres, l'inconnu et vers sans doute une destination qui allait lui apporter plus de misère et de problème que de bienfaits.

Fronçant les sourcils en réfléchissant il lança un énième regard vers cette vieille dame en haillons, dont les rides étaient les vestiges non pas d'une grande sagesse marquée par les âges, mais de duperies, de supercheries et de ruses. Une ruse malsaine qui s'éternisait par un sourire à peine visible, narquois, stratégique. Un sourire qu'Aiacos parvient à faire taire en soumettant le sien. Carnassier, sadique et exempt de toute chaleur humaine, un simple avertissement rapace du chasseur envers une proie potentielle.
Si ce lieu s'avérait être un maudit traquenard humain, il ne se priverait pas de tuer son mari, coupant les fils de sa vie d'un traître mouvement de doigt afin qu'elle perpétue sa fin de vie dans une solitude bien malgré elle.

Solitude? Avec ce gros porc voilé dans les rideaux crasseux et poussiéreux de cette demeure? Qu'il lui en déplaise, mais l'homme qui avait partagé sa vie lui fendrait le coeur au moment où il rendrait son dernier souffle. Sadisme, vie esseulée et coeur souffrant l'amènerait vers le chemin de l’échafaud, si seule et désespérée qu'une corde seule suffirait à faire taire ce sourire mesquin à tout jamais.
La vieille avait dalleur sans aucun doute réagit à cela et s'était tournée, instinctivement vers son conjoint, l'amour qu'elle portait dans ses yeux était de la même intensité que les gouttes de sueurs qui perlaient le long de son dos courbé.

Le prince arrivait sur les talons de la jeune femme et fut curieux et manifestement amusé, de constater que cette petite maison renfermait en vérité bien plus de mystères qu'elle ne semblait en faire ressortir par son image et sa perception. Il avait été dupé, mais point dans l'abus et talonnant Asya dans la pénombre, il s'arrêtait momentanément en tendant l'oreille et en ravivant fièrement chacun de ses sens, le couple les avaient suivis, désireux sans aucun doute de les conduire eux-même vers l'enfant.
Aiacos derrière Asya, souhaitait lui faire part de ses craintes en posant une main chaleureuse mais précipitée par l'inquiétude, sur ses épaules, ses lèvres s'approchant de son oreille afin de lui intimer la possibilité d'un piège.

Cependant au moment où le premier mot sortait à peine entre ses dents, ses yeux d'or et son visage durcit par les traits froid d'un faciès écœuré, il se fit pousser, par la vielle et il dégringolait, poussant Asya sans le vouloir dans une longue chûte. Son dos, ses reins et son corps fut écorché par la caillasse et le silex des pierres taillées, brutes. Il grognait en se tenant le visage dans les mains, la chute était longue et les entraînaient de plus en plus vers l’obscurité.

Quand ils finirent leur longue tombée dans les marches, un mur les stoppèrent dans leurs élans et tête la première tels deux béliers cornes en avant, ils percutèrent ce mur, les invitant dans une courte perte de connaissance. Derrière leurs deux corps inanimés, les deux petits vieux ricanaient à la faible lueur des torses enflammées, le vieux demanda d'une voix étouffé:

" - tu es sur que c'était le bon plan à définir? Ils n'avaient vraiment pas l'air dangereux."
" - Tais-toi! K'autre type aux cheveux nuit m'a vraiment parut louche, quand à cette inconnue, elle ne mettra plus jamais un pied dans cette ville."
" - Ils se sont peut être perdus?"
" - C'est ça, perdu pour trouver la cours des miracles comme par magie? Ce que tu peux être naif!"

Aiacos avait terriblement mal à la tête quand il reprit enfin connaissance, il voulut porter ses doigts à sa tête afin de constater l'ampleur des dégâts causés à sa tempe, dont il sentait un certain tiraillement, l'humidité associé à la chaleur de son sang se repentait le long de sa joue et cela lui permit de rapidement se ressaisir. Une migraine atroce lui fit avoir une mine épouvantable, grimaçant, il ouvrit ses paupières dans l'ombre couvé par la faible lueur blafarde de torches déjà bien entamées.

Combien de temps étaient-ils ici?
Sa main ne répondait pas à sa demande et il constatait qu'il était attaché bien malgré lui, dans le dos. Ses jambes en revanche n'était pas attachées et il put, en titubant et râlant de son impuissance, se mettre debout non sans accuser le choc, d'une grosse migraine.
S'adossant au mur de sa cage il observait...
Il était dans une espèce de pièce renfermée et puant la moisissure et la défection, il y avait deux autres personnes avec lui, dont un adulte qui semblait plus mort que vivant, les yeux livides, il était doté d'un apparat prestigieux orné d'or et de parures diverses. Un politicien? Où un chef de l'ordre? Aiacos soupirait et cherchait l'inconnue à la chevelure blanche du regard, elle n'était pas là.

Il se redressait en faisant crier ses muscles de protestation sous l'effort, l'autre personne consciente, de sa même cellule le regardait, ébahit avant de reculer dans un coin. Aiacos se fichait pas mal de ces deux inconnus, la seule chose qui préoccupait son esprit était de savoir où il était et ce qui était arrivé à la jeune dame.

Se renchérissant, il fit le tour de la pièce en contemplant les fissures, les traces de sang et parfois de chair qui traînait sur ce mur salit par la brutalité de coups. Il fit rapidement le rapprochement entre les traces fraîches et l'homme inconscient et maltraité derrière lui.
Puis il entendit nettement un cri dans l'air, à en glacer le sang. Il fronçait les sourcils en levant la tête vers le plafond, un homme était pendu au-dessus d'eux.
Il était encore vivant et gémissait, se débattant afin de ne pas rencontrer la mort. Aiacos esquissait un sourire léger, il lui tardait de rencontrer ces bourreaux et ces derniers ne tardèrent pas non plus à arriver.

La cellule blanche poisseuse était doté d'une porte dont les simples fissures indiquaient les contours de celle-ci. Jeu de maître et d'illusions pour inviter les prisonniers à penser qu'il n'y avait ni d'entrée ni de sortie possible dans l'enfer de leur torture psychologique.
Aiacos soupirait -presque- D'aise en voyant Asya revenir, poussée vers lui, à l'intérieur de la cellule, elle avait l'air essoufflée et marquée mais en aucun cas brisée et son air calme, transpirait une grande maîtrise d'elle et de ses sentiments.

Aiacos trouvait cela charmant de la part de cette rebelle et ne put que souligner la puissance mentale de cette femme dont il avait sentir le cosmos en partit, naître en elle.
Il observait Asya un long moment, d'un regard de loup, lui offrant une vision sereine et calme de sa personne, il peinait à voir cette inconnue au potentiel promettant dans un état pareil et se remit rapidement en cause.
C'est au travers des défaites que l'on apprend à devenir victorieux et quand derrière cette porte, on se saisit de lui, il éclatait d'un rire franc, victorieux.
Il savait qu'il allait passer un sale quart d'heure, mais il était inutile de s'inquiéter au fond...

Au moment de passer la porte, pouyssée par les deux hommes en haillons, il utilisait sa force physique pure pour se propulser contre un mur, écrasant l'un de ses bourreaux au passage et lancer un ultime regard, confiant et absolut vers la jeune femme à la chevelure blanche, lui soufflant quelques mots.
" - Puis-je avoir votre nom, collègue d'infortune?"

Il attendit avant que d'autres personnes s'empare de lui, puis du rire et de la satisfaction, il passa en un tournemain à une légère colère voilée par un éclat
malsain dans ses iris mordorés.
" - Le mien est Eacus. Essayez d'être là quand je reviendrais..."

Il poussait ses yeux vers le pendu au plafond, venant de lancer son dernier soupir gémissant afin de rendre enfin son dernier râle de vie. La corde se balançant lentement de la droite vers la gauche tel les aiguilles d'un pendule infernal.
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MessageSujet: Re: [Chronique Ete 1755]Bird Set Free [PV Asya]   Lun 30 Jan - 18:16

Quelque chose n’allait pas, certainement. Mais il n’en restait pas moins que la jeune femme voulait faire sortir l’enfant de cet endroit. Tout du moins, comprendre la raison qui l’avait fait s’engouffrer dans un tel lieu. Peut-être n’était-ce pas la réalité, peut-être n’était-il pas réellement là. Qu’importe. La question ne se posait pas, dans les faits. Parce que cet instinct de mère déchue la poussait dans cette direction, l’intimait à s’assurer que ce petit ne termine pas comme la femme qui n’avait probablement été une mère que de nom. Des remarques qu’elle ne saurait prononcer de vive-voix, elle qui avait laissé cette tête adolescente couler dans les profondeurs marines. Faiblesse humaine.

Une main se posa alors sur son épaule brièvement, celle de cet homme qui l’accompagnait. Ou plutôt, il semblerait qu’elle soit celle qui suivait l’inconnu, quelque part. Une impression qu’elle ne saurait affirmer, mais qui était pourtant bien présente. Une tension définissable, compréhensible, mais qui ne fut pas relever de manière visible. Un souffle fût également perçu à ses oreilles. Une sensation qui n’eut nullement besoin de paroles pour être comprise. L’éventualité d’un piège tendu, elle y avait pensée. Assurément. Cependant, la sécurité de l’enfant demeurait prioritaire pour celle aux mèches d’ivoire.

Puis il y eut cette impression que quelque chose de lourd faisait pression dans son dos, la faisant chuter dans la longueur presque interminable des escaliers. Une vue bien fatiguée, qui se brouillait davantage au gré de cette obscurité qui grandissait à chaque seconde durant laquelle la blanche dévalait les marches. Bien entendu, que cela était un piège. Possiblement une crainte également. Mais qu’importe. Ce qui est fait, est fait. L’impression de voir une masse plus sombre encore devant elle, alors qu’elle approchait dangereusement du sol, l’obligea à se mettre en position de défense de manière instinctive. Un bras qui protégeait bien maigrement cette tête claire. Une protection bien inutile tant la collision fût violente. Quelques mots incompréhensibles marmonnés, à l’image de ceux que ces oreilles croyaient entendre au loin, puis un mouvement faible de la jambe, avant que toute distinction imagée de se perde dans les méandres de l’inconscience.

« Lui, dans la cellule »
Prononça une voix dans le vide. « Elle, dans la pièce là-bas ».

Un éveil qui mit du temps à se faire, sans doute aurait-il été plus long si cet amas d’eau ne lui avait pas été jeté au visage. Mais qu’on la laisse dormir bon sang. Au moins elle aurait la paix. Un désir néanmoins impossible. Alors, tandis que ses paupières bougeaient en silence, une grimace naissante se dessina sur ses lèvres. Un crâne qui faisait mal, sans doute un peu trop, et cette sensation d’un liquide qui coulait le long de sa tempe n’en était que plus agaçant encore. Puis, lentement, ses yeux encore brumeux se levèrent en direction de voix qu’elle distinguait à peine, tant son sens bourdonnait de l’intérieur. La vision d’une femme en retrait, tandis que deux hommes se tenaient non loin de la chaise, arme en main.

« C’est qu’elle se réveille enfin la p’tite dame » Dit l’un d’eux d’un ton presque ironique.

Une envie irrésistible de cracher, alors même que ses pupilles dérivaient le long de la pièce, afin d’espérer distinguer un peu mieux où elle était. Ou était l’autre, également. Mais nulle trace de cet inconnu à la chevelure d’ébène. Tant pis. Seul un soupir exprima alors ses pensées, tandis que l’un des hommes revenait d’ores et déjà à la charge, lui posant mille et une questions. Une lueur d’incompréhension dans ses yeux naquit alors, à l’écoute de ce son qui lui était inconnu, mais qui donnait l’air de plus en plus sous tension à chaque instant passé. Parce qu’elle ne comprenait pas cette langue, ne la parlait pas. De toute manière, était-ce réellement utile, tout cela ? Quand bien même aurait-elle eu accès à la parole, à la compréhension, la jeune femme n’aurait probablement rien dévoilé d’intéressant. Parce qu’elle n’avait aucune intention de dire qui elle était, elle : la porteuse de Scale. Un fait qui devait rester secret pour le commun des mortels. Douce illusion dans laquelle se bercent les hommes. Celle de vouloir tout savoir, tout comprendre. Celle d’être au-dessus de tout, de dominer. Celle d’obtenir encore et toujours plus de pouvoir.

Un silence persistant, auquel répondit l’un des agresseurs par l’apparition d’une lame, visiblement destinée à faire naitre en elle la crainte. Et quelle crainte ? Celle d’une mort prochaine ? Asya l’a déjà vécu il y a bien longtemps. Si bien que ce genre de menaces n’avait que très peu d’impact sur sa personne. Parce que chaque être était déterminé par trois évènements bien distincts : Une naissance, une vie, une mort. Issue sans échappatoire, sombre réalité.

Et la ferraille s’en alla ainsi danser avec son corps, son sang. Mais rien n’y faisait. Rien de sortait de cette bouche, si ce n’était quelques grimaces de plus, à se demander ce qu’il se passait, pourquoi elle était là, et tout un tas d’autres âneries. Qu’importe, cela serait inutile.

Chose que les hommes furent bien forcé de comprendre -ou non-. Si bien qu’ils laissèrent tomber ces tentatives avortées après de longues minutes. Peut-être plus, à vrai dire : Asya n’avait, dans les faits, aucune idée du temps qui avait passé depuis son arrivée dans cet emplacement isolé. Dans un soupir, ils l’attrapèrent par le bras, l’emmenant dans la cellule où se trouvait le partenaire du jour. De la fatigue, certes. Mais rien ne semblait filtrer de ses expressions. Parce qu’elle était comme ça, Asya. Ce genre de femmes, agaçantes qui préféraient garder le silence, s’y enfermant.

« Bouge, on a pas la journée » Déclara l’un des hommes, tirant sur les liens de l’homme brun.

Puis se fût le tour de cet inconnu d’être emmené par les deux autres. Quelques mots filtrèrent néanmoins lorsqu’elle entendit, ou plutôt reconnu le son de sa voix. « Asya. On va essayer, oui » Prononça-t-elle dans cette langue russe qui était sienne.

Une fatigue telle que l’anglais n’était plus au rendez-vous. Ainsi, ne restait que ces sons étranges que bon nombre de personnes en ces lieux ne pourraient comprendre. Le voulaient-ils seulement ? Ne restait qu’un regard dans un hochement de tête, observant ledit Eacus s’éloigner vers, sans doute, la même pièce. Tout n’était plus que silence. Jusqu’à ce qu’il fût brisé par ces pas qui croisèrent ceux des hommes, des chaussures qui prenaient la direction de la cellule de la blanche, dans un certain sourire non dissimulé.

Le repos, c’est pour les braves parait-il. Et la jeune femme n’allait pas tarder à découvrir que, même dans cette cellule, la tranquillité était bien loin d’être acquise. Parce que cet homme comptait bien essayer de faire ressortir quelques informations. Peu importe le moyen.



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MessageSujet: Re: [Chronique Ete 1755]Bird Set Free [PV Asya]   Jeu 2 Fév - 17:22

( ssry pour la qualité, avec mon irl prit c'est compliqué de mieux faire )= je ferais mieux le prochain post promis)

Asya.
Ce nom dansait sur le derme et les souvenirs du prince, son duvet sombre s'étirait à l'air libre, un froid léger lui caressait l'échine tandis qu'il se permettait d’imprégner son visage, graver les courbes de ces blessures et les éclats carmin de son sang dans sa mémoire fraîche.
Fronçant les sourcils en étirant ses lèvres de satisfaction, heureux d'avoir enfin mit un nom sur un visage, celui de la personne qui l'accompagnait à cet instant dans une descente infernale, il céda à la demande pressante des bourreaux et se mit en marche vers la sortie de cette case.

La porte de la salle où se tenait Asya et le pendue, refermée, Aiacos s'arrêtait en tirant sur la corde avec tellement de violence et de surprise que la personne qui le tenait en laisse titubait, déséquilibré, Aiacos en profita, fin calculateur, et d'un mouvement de pied l'oiseau-roi n'hésita pas un instant à le faire tomber à la renverse, le poids de sa jambe cloua le malheureux au sol et écrasa sa poitrine.
L'homme lâcha la chaîne en métal en hurlant toute une panoplie d'injures incompréhensible, cependant les autres personnes autours même sous l'effet de la surprise, finirent par reprendre le prisonnier en main, très rapidement.

Entre les hurlements de souffrances et les rires aux éclats des collègues de ce malheureux qui trainait au sol, Aiacos se demandait dans quel endroit il avait mit les pieds. De mémoire, jamais il ne se rappelait avoir lu ou écouté de la bouche de son ainée, un seul chapitre sur les sous-sols du Népal. Une douce énigme qui lui piquait sa curiosité et à en voir les hommes au rabais qui avaient l'air de s'éclater à ses cotés, se délectant à l'avance de ce qu'il allait subir, il n'était pas au bout de ses peines.

Levant un sourcil quand il pénétrait dans la pièce, il pu nettement distinguer un liquide carmin au sol, il en fit rapidement le rapprochement avec la dernière personne à être ressortit de la pièce: Asya.
Elle n'avait pas hurlé ni manifesté la moindres cruauté envers ces hommes, c'est à peine si elle avait manifesté une quelconque hostilité contre ces hommes de mains qui lui avaient pourtant arraché la chair.

Aiacos serra ses dents en poussant un énorme soupir avant de jeter un coups d'oeil vers la personne la plus proche de lui, un homme à la chevelure aussi noir que la sienne était bleue, sourcils épais qui cachaient un oeil borgne, l'autre d'une couleur marron veineuse tendant vers le rouge. Il n'avait pas l'air commode et une certaine ceinture dévoilant tout un arsenal de couteau, de cuisine, de chasse, en passant par le tir-bouchon, l'aiguille et l'arrache-dent fit cependant tiquer Aiacos qui lâcha un rire franc.
" ( un type )- Ce mec est pas clair, chef "
" ( le borgne)- Il a p'être des choses à dire."

Le borgne se raidissait et empoigna férocement le bras musclé du Juge, leurs yeux, d'or et de sang se figèrent un instant dans l'espace tandis que l'ambiance s'électrisait et s'intensifiait.
" ( le borgne)- T'es qui? C'est qui cette femme qui t'accompagne?"

Le nez fronçé, les pupilles d'ambre d'Aiacos se dilatèrent, montrant qu'il venait d'atteindre un certain point d'énervement, mossieur aussi charmeur était-il, ne supportait pas qu'un homme se trouve aussi proche de lui et encore moins ne le touche. Il prit le risque de reculer, exerçant une belle parade digne d'un paon en se pavanant devant les autres hommes présent en émettant quelques ricanements saugrenus.
" ( le borgne)- C'est bon, foutez-le au fer il me gave. On va lui marquer son sourire pour qu'il s'éternise à jamais. Hein? Blaireau! On va te graver ton sourire, ça te fais plaisir?"
" - Tu n'as pas idée."

Aiacos fonça tête baissé vers le borgne et lui envoya un coups de boule si violent qu'il se blessa lui-même, l'arcade de son sourcil entra en collision avec une dent du borgne. Une canine qui volait, planait dans l'espace de cette sale lugubre pour retomber sur la tête du type qui l'avait empoigné, à terre, grommelant.
Se relevant en chancelant tandis que les autres avaient déjà sortis leurs armes, sur le qui-vive, prêts à utiliser les moyens les plus forts pour parvenir à leur fin et suivre les directives du chef.
"(le borgne) - Tu te prends pour un malin... Mais au fond, t'es qu'un tocard! Jvais tellement te faire saigner que tu sauras même plus qui t'es!"

D'un mouvement de main il congédia ces hommes, leur ordonnant avant tout d'attacher le prisonnier aussi solidement que possible, toute liberté de mouvement devait être prohibé.
Contre le mur, l'oiseau-roi n'avait pas tarit son sourire, le regard luisant de curiosité, il regardait et observait, le scintillement des lames danser sur sa peau basanée. Parfois il hurlait de rire, par nervosité, sa gorge déployait l'air d'un rire qui se figeait parfois en un cri effroyable de douleur.
" - Putain t'es qui bon sang?"

Tel un lion dépecé à vif, la tête légèrement baissée mais non soumise, le souffle court, Aiacos Haletait, sa longue chevelure de nuit était salit par son sang royale et la tiédeur de sa sueur.
Levant sa tête en remuant sa crinière, il fit rouler ses muscles douloureux en laissant passer un fin gémissement entre ses lèvres sèches, le bruit métallique des chaînes raisonnaient telle une mélopée sans fin, macabre dans l'éternel silence qui l'entourait.
Il ne répondait toujours pas. Ses muscles criaient grâce et chaque mètre de sa peau basanée semblaient frémir sous l'impuissance. Pourtant, l'esprit vif, Aiacos lança de nouveau de regard mordoré aux lueurs espiègles mais intense.
( le borgne) "- On m'appelle Krishna le borgne. Etant donné que tu connais notre langue et not' planque, je suis sur que tu fais partis de ces vermines et traitres de politicars qui nous cherchent! Tu sais quoi? Te fatigue pas, toi et ta copine on va rapidement vous dissoudre. Dis moi seulement ce que vous avez foutus d'Amir, jvous promets une mort rapide si tu me dis ou qu'elle se trouve."

Ajoutait le borgne en crachant aux pieds de son prisonnier, la haine et la rancoeur dans le regard. Se redressant en faisant craquer ces os, le juge resserrait ses poings sur ses chaînes, d'un coups rapide de la tête, remettant sa chevelure en place il observait la personne en face de lui avec des yeux perçants. Soupirant, il crachait à son tour, sa salive était âpre, amer dotée d'un goût salé et la couleur vermeille sortait de ses lèvres quand il commençait à parler, d'une voix rauque, épuisé, mais vaillant.
" - N'étais-je pas sensé Perdre conscience de ma personne, Krishna? ah ah ... "

De nouveau il se mit à rire, avant de tousser violemment, il faisait peine à voir dans cet état. Cependant cela ne lui déplaisait pas, il avait tout calculé dans sa tête et savait que cette torture était un mal pour plus tard accéder au trone. Fermant ses paupières fatigué, il poursuivit avec une voix déraillée pendant que l'autre se délectait de son état.
" - Eacus."
" - C'est tout? Tu es népalais tu es sensé avoir un titre de naissance, t'as la peau et le sang d'ici, t'as du naître pas loin ou dans la région, arrête de vouloir me la foutre à l'envers. Dis moi qui t'es!"
" - Eacus, fils d'Ethon, du Sagarmatha."
L'homme fronça les sourcils, cessant ainsi de prendre son pied et s'approcha du torturé, lui attrapant une mèche de cheveu, lui arrachant même à la racine pour mieux l'examiner.
" - Mouais. Je crois pas qu'on ait eu de Prince ou de roi dernièrement, ça fait quelques centaines d'années qu'on a pas eu le plaisir de chasser le noble par-ici. Après c'est p'têtre possible que tes ancêtres aient fourniqués avec d'autres royalistes. Je vais vous garder tous les deux et continuer à faire plaisir à mes hommes pour qu'il fasse joujou avec vous. Jusqu'à ce que je sache qui t'es. De toute manière avec cette mèche, tu pourras pas te défiler longtemps."

Au moment ou le borgne allait sortir de la pièce, laissant la porte ouverte, Aiacos se reprit en main, par fierté, orgueil, son ego ne lui permettait pas de se montrer dans un état aussi pittoyable devant les autres.
Et puis une question lui brûlait les lèvres.

" - Ne tiens-tu pas à ta soeur? On pourrait t'aider à la retrouver Le temps que tu fasses tes recherches."
" - J'ai déjà cent hommes qui la cherchent partout dans la ville."

Ajouta l'homme d'un ton sarcastique dans le couloir, de façon à ce que tous l'entendent, même par-delà les murs.
" - Je ne crois pas que vous puissiez nous aider à la retrouver. Vous ne valez pas cent de mes hommes."
" - Puis-je te rappeler qu'elle vient de Russie?"
" - Oui elle a l'accent Russe... et?"

Aiacos tira sur ces chaines qui émirent une bruit infernale, il commençait à perdre patience, l'énervement commençait à se sentir, il en perdait son sourire charmeur, ses iris devenant moins lumineux.
Il ne pouvait pas utiliser sa cosmo énergie, il ne pouvait pas manipuler cet homme et ne pouvait pas le tuer mais il se promettait intérieur de lui faire payer très cher cet affront.
" - C'est une lionne de glace et de givre, elle a besoin d'une cause désespérée à défendre et ce gamin était à notre arrivée, la cause qu'elle se devait de défendre. Utilise-le et tu sauras qu'une russe peut valoir bien plus de cent hommes."

Le borgne affichait un sourire malin, au fond il était très tenté d'essayer ce petit tour de passe-passe.
" - Très bien, tu vas rester ici un moment, je vais te foutre la tête dans un bocale de glace et te noyer dedans durant des heures jusqu'à ce qu'elle prouve qu'elle les vaut. Si elle ne survit pas, ton sort de vaudra pas mieux, Imposteur. "

Aiacos vit la porte lourde se refermer sur lui, de nouveau un sourire espiègle caressait ses lèvres.
La liberté d'Asya et la sienne reposait maintenant dans ce future combat l'opposant à pas moins de cents hommes, à en croire ses aptitudes cosmique et son coeur dur comme le gel, Aiacos était presque sur qu'elle réussirait. En attendant, entre temps, on lui apporta des bacs de glaces et de gel où l'on plongeait son visage sans lui accorder le moindres répit.

Au bout de quelques longue minutes pour lesquelles il se débattait, sentant la morsure de la glace arracher sa chair, fendre son derme et désinfecter ses plaies, il finit par abdiquer et à bout de force, on le conduisit vers la cellule de départ. Il n'avait plus la force de lever ses paupières, gelé jusqu'à l'os, les hommes l'abandonnèrent dans un coin, sous le pendu qu'il avait observé quelques heures plutôt, avant d'être torturé.
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MessageSujet: Re: [Chronique Ete 1755]Bird Set Free [PV Asya]   Jeu 23 Fév - 19:56

Et ainsi, ils s’en étaient allés avec cet homme aux cheveux d’ébène. Mystérieuse rencontre, placée sous le signe d’un soi-disant hasard. Une disparition soudaine pour une nouvelle arrivée : celle de cet homme qui venait de prendre place dans la cellule, et dont les chaussures faisaient un vacarme des plus agaçant pour celle qui vouait un culte au calme et au silence. Un simple échange, autant de personnes que de regard. Et la réalité frappa ainsi de nouveau. Sombre réalité. Celle d’un temps qui n’était pas au repos, celle de ce qui aurait pu être une erreur, bien que cela n’était pas considéré comme tel par la principale concernée. Celle que les temps durs n’étaient pas encore passés. Une femme sur le sol qui ne tarda pas à être récupérer tel un vulgaire sac, d’un mouvement brusque de la main se dirigeant vers des mèches, puis vers un bras. Et enfin, une bousculade, la faisant terminer cette courte course contre un mur, avant que ces bras ne soient maintenus par ces trous de métal. Quand on parle de malchance, la blanche en avait là un particulièrement bon exemple.

Une tête dont un filet de sang coulait toujours, de cette précédente blessure. Un souvenir de cette chute dans les escaliers, inévitable. Et une vue qui fatiguait d’ores et déjà. Habituelle tromperie. Celle d’yeux qui ne percevaient plus le monde dans son exactitude depuis fort longtemps déjà. Puis une nouvelle pression, provenant d’une main qui appuya précipitamment sur son épaule, le plaquant contre cette barrière dans son dos. Une grimace momentanée. Parce qu’il semblait que la chute n’avait pas seulement crée cette marque non loin de la naissance des cheveux, mais avait également blessée cet endroit qui reliait le bras au tronc. Ou alors était-ce durant l’interrogatoire, qu’importe. Toujours était-il que toute cette situation n’en devenait pas moins agaçante, d’autant plus lorsque, comme la Magicienne démunie, l’on était coupée de cette réalité tant la barrière de la langue était forte.

« Maintenant, tu vas parler saloperie. Tu viens d’où ? Qu’est-ce que tu fiches ici ? Qui t’envoie ? C’est qui ton p’tit copain là ? » Une pression plus forte « Vous m’inspirez pas confiance. Alors avoues. Qui t’emploie, et dans quel but ? Allez, crache le morceau ».

Des mots qui ne reçurent aucune réponse. Parce que malgré le fait que l’homme avait mélangé l’anglais avec la langue de la région et que cela devenait vaguement compréhensible pour la jeune russe, il n’y avait strictement rien à ajouter. Le Sanctuaire sous-marin devait demeurer caché de la pensée des hommes, pour son propre bien. Un lieu qui ne devait jamais être découvert par d’autres que les personnes autorisées à y aller. Et, que l’on ne s’y trompe pas, il n’y avait là aucun apriori contre les hommes, ni même une quelconque hiérarchie. Tout cela n’était pas une question de sang, de lignée ou même de connaissance. Non, il s’agissait simplement d’un lieu que seul les éveillés pouvaient trouver. Parce qu’il était nécessaire de laisser un tel lieu, de telles activités, cachés aux yeux du Monde. Question de sécurité, sans doute, pour le domaine de Poséidon comme pour les hommes.

Devant ce manque de réaction, une frappe du revers de la main atteignit le visage d’Asya. Puis il fut suivi d’un autre coup, dans l’estomac. Et les questions revinrent ainsi, dans cette répétition inutile et désespérante. L’envie de se montrer convainquant avait sans doute traversé l’esprit de cet homme, et grand bien lui fasse, car cela demeurerait au stade d’effort. Vaine tentative. Et ce fut de cette manière que les longues minutes passèrent, ou peut-être était-ce des heures. Qui saurait l’affirmer ? Ni elle, ni cet homme qui changeait de torture dès que l’occasion se présentait, dévoilant cette illusion qui berçait l’humain dans son intégralité. Bassesses d’une existence. Mais tout s’arrêta brutalement, lorsque de nouveau pas se firent entendre dans le couloir sombre. Plusieurs personnes, visiblement, et la cellule fut ouverte une fois de plus. Un geste avait ainsi arrêté le tortionnaire : celui d’un camarade qui venait de ramener le dénommer Eacus, visiblement dans un sale état également. Un regard vers lui, bref, tandis que les deux hommes s’étaient éloignés momentanément afin de discuter entre eux. Puis ils revinrent vers elle, la détachant afin de l’emmener ailleurs.

« On va bien voir si tout ça n’est qu’un tissu de conneries ou non. De toute manière, cela en va de la propre survie de cet imbécile. Utiliser une femme pour s’en sortir, s’il croit que ça fonctionnera. Une Russe en plus ! » Un signe de la main « Bon, prends-le avec nous aussi. Pas question de le laisser ici sans surveillance, il pourrait s’échapper. Autant l’avoir sous la main, pour qu’il goute de lui-même à sa propre chute » Puis un rire.

Des mots dont la fidèle de Poséidon n’avait pas saisi le sens. Sans doute parce qu’ils étaient prononcés dans cette langue inconnue. Au fond, cela n’avait pas la moindre importance, car elle était d’ores et déjà consciente que les choses n’allaient pas s’arrêter de sitôt. Ainsi, elle fût amenée tant bien que mal à traverser ces longs couloirs miteux, avant d’être dans l’obligation de prendre de nouveaux escaliers, s’infiltrant toujours plus bas dans la demeure. C’était à se demander combien il y avait d’étage ici, réellement. De quoi en déconcerter plus d’un, certainement. A cela, la blanche s’arrêta à la vue des marches, lançant un regard étrange sur le côté. Non pas déstabilisé, ni même suspicieux. Juste une sensation de déjà-vu dérangeante. Un coup, visant à la poussée, ainsi qu’une remarque acerbe. Il n’y avait plus qu’à descendre. Sombre présent. Vérité déconcertante.

Une marche qui mena jusqu’à une pièce immense. Enfin, les choses étaient peut-être exagérées, certes. Mais cela n’en demeurait pas moins impressionnant. Une surface que l’on ne saurait deviner sous cette bâtisse de taille modeste. Une séparation imminente : celle entre la jeune femme que l’on fit entrer par le bas, et de l’homme et leurs bourreaux qui montèrent jusqu’à ce qui semblait être une plateforme, ou quelque chose dans ce genre-là. Et elle, elle attendait bêtement dans un coin de la grande salle, jusqu’à ce qu’une porte s’ouvrît, laissant sortir une dizaine d’hommes dans un rire à l’allure sinistre.

« J’ai pas cent hommes à faire intervenir uniquement pour cette femme, une dizaine sera déjà largement suffisant pour lui permettre un petit tour dans les Abysses. » Puis il reprit plus haut « Allez-y les gars ! »

Et tout débuta d’une tout autre manière. Celle qui consistait à éviter tant bien que mal les offensives diverses, qui ne lui ferait probablement que très peu de dégâts, si tant est que la jeune femme accepte d’utiliser ses capacités. Mais il n’en était pas question. Personne ne devait savoir pour ce monde. Jamais. Toute une avancée de bêtises qui dura un certain temps, si bien que, probablement agacé, l’un des hommes plus haut fit un signe de la tête. Et, quelques minutes plus tard arriva l’enfant. Une présence qui semblait, de là où elle était, être fermement maintenue.

« Et maintenant, tu t’y mets ou tu me fais encore perdre mon temps ? » Cria-t-il, impatient.

Une réponse qui ne se fit pas, dans un premier temps. Parce qu’elle réfléchissait, sans doute. Ou plutôt, elle tentait de le faire, elle qui sentait cette migraine grandir à chaque instant. Saloperie de coup, assurément. Alors, elle se contenta d’un bref regard vers ce brun rencontré plus tôt. Juste ça. Simplement. Qu’est ce qu’il attendait ?



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MessageSujet: Re: [Chronique Ete 1755]Bird Set Free [PV Asya]   Jeu 23 Fév - 23:48

Il n'avait pas eu le temps de toucher un mot à Asya sur ce qui allait se passer, que ses paupières lourdes se fermèrent rapidement quand sa peau gelée et humide tombait au sol dans un bruit de fracas assourdissant.
Aiacos avait encore de quoi tenir largement d'autres coups physique, rebelle et résistant dans l'âme, sa volonté de reconquérir son pays lui réchauffait ses ardeurs et son sang princier ne faisait qu'un tour dans son esprit.
Il ne faillirait pas, même s'il devait en laisser sa fierté et recouvrer ses souvenirs piquants, sentiments amers et effrayants d'un coeur arraché et d'une famille assassinée par celui qui aujourd'hui, trônait à sa droite tel un frère: Minos.

Entendant les gars chuchoter entre les parois de pierres de leur prison, même si la glace lui avait retournée le cerveau, les perles de gelures s'écoulant le long de ses cheveux nocturne, l'oiseau-roi était totalement conscient de la situation, tant et si bien qu'il grognait encore, tel un loup blessé, remuant son corps et ses muscles pour se remettre tant bien que mal en position assise. Certes il tremblait, de fatigue et de froid, mais cela ne l'empêchait pas d'envoyer de nouveau chier, par de nouveau un coups de poing magistrale, le bourreau qui l'avait suivit dans la cellule et qui avait tenté de nouveau, de le reprendre en main pour suivre Asya vers l'extérieur de la cellule.

Seulement, le poing rencontra plutôt le mur et l'autre le remit rapidement à sa place en lui rouant un poing dans les cotes, s'exclamant d'un "crétin" amusé, en trainant le malheureux Aiacos par ses chaines vers les étages supérieurs.
Plusieurs fois il s'arrêtait pour connaitre les endroits et se souvenirs des passages insalubres et des escaliers, toujours descendant, pour se faire une idée d'échappatoire plausible. Même si cela n’était pas dans ses cordes, Aiacos savait les humains fous, assez pour attenter à la vie de sa compagne, il en était quelque part responsable et il ne pouvait s'empêcher, en tant que Général et juge d'Hadès, manquer à certaines règles et principes nobles.

Râlant en trainant les jambes il se laissait de nouveau trimbaler et enchainer sur la large baie donnant la vue en contre-plongée, sur Asya en plein milieu d'une sorte d'arène de combat assez lugubre et dégueulasse.
Soupirant assez fortement pour attirer l'attention, Aiacos étira les muscles de son dos et de ses bras, comme si lui-même allait devoir combattre à la place de la jeune femme.
( le type qui l'a enchaîné)" - L'est vraiment marrant ce gars, ça me ferait presque pitié d'le tuer, on s'amusait bien avec."
" - ( le type qui s'était occupé d'Asya)C'est vrai que ça change de la gonzesse, pour lui décrocher ne serait-ce qu'un mot, faut limite lui passer un tabac, j'aime pas frapper les gonzesses, c'pas montrip."

Enfin, après quelques palabres d'un autre homme qui semblait donner les directives aux hommes, montrant une forte impatience sur l'attente de ce combat, le borgne se montra enfin aux yeux de tous, il se mit aux coté de l'homme à la tignasse brune, qui continuait de vociférer les ordres, tandis que le borgne amenait l'enfant, amusé.
D'une voix autoritaire, il ordonna aux dix de ses hommes d'attaquer sans pitié, n'ayant pas plus de personnes sous sa coupe à envoyer à la détenue. Le nombre de fait pas la qualité, certes, mais à ce niveau, c'était risible et quand Aiacos vit les dix gars, déjà bien courageux de s'en prendre à Asya, la manquant de toute part, se reprendre en main pour attaquer avec plus de férocité, il ne put retenir un rire fin et léger qui fit retourner le borgne qui venait de prendre un air perplexe.
" - Qu’est-ce qui lui arrive encore? Vous voulez pas le piquer pour qu'il reste tranquille?"
" - Absolument rien. "
" - Utilise le gamin, chef."

Aiacos leva un sourcil en voyant le gosse, salis aux vêtements arrachés, se faire brutalement pousser auprès du borgne, l'air totalement perdu dans ses pensées, de longues traces blanches sillonnaient ses deux joues, preuve incontestée qu'il n'avait pas passé ses dernières heures à rire.
L'oiseau-roi reporta son attention vers Asya qui semblait éviter les coups avec une aisance particulière, mais à en croire le Borgne et son acolyte brun, il lui fallait plus, devait-elle tuer ces hommes? Prouver qu'elle était digne de confiance? Rigoureuse loyale et attentive? Que voulait-il faire?

Apparemment Il avait prit les mots du Garuda, annoncés quelques minutes plutôt dans la cellule, à la lettre.
Le Borgne semblait perplexe et sa main cherchait ses hanches, hâtant de trouver un couteau immaculé d'une brillance indéfinissable dans l’étui de sa ceinture en cuir.
Menaçant le pauvre enfant en s'adressant à la jeune Russe d'une voix forte et totalement audible, qu'il voulait un vrai combat.

Il poursuivit, la lame brillante recueillit une perle du liquide carmin si précieux au creux de la gorge de la victime, l'enfant courageux retenu un long sanglot, Aiacos plissait ses yeux en observant la garde du couteau ainsi que sa lame... Le symbole et les gravures de la garde du couteau de chasse étaient connues du roi déchu et d'une voix étouffée mais bien audible, Aiacos articulait d'une voix couvée par la haine:
" - Ethon... l'aigle du Caucase, le symbole de père. Je vais..."
" -( le brun ) Calme-toi le grand derrière où c'est toi que je vais faire saigner! Les gars injectez lui le calmant dose de cheval pour lui, qu'il me foute pas l'appréciation de ce combat en l'air!"
" - Par tous les esprits des enfers et sur l'oeil unique des moires je jure solennellement, tu paieras pour avoir souillé cette lame des mains de la dépouille du roi Ethon! "
" - ( le borgne)Ca? C'est une dame qui me l'a apportée, fort jolie qui plus est, rien à voir avec cette Russe. Cela dit il est appréciable de voir quelqu'un reconnaître les vestiges magnifique des rois du passé. Comment tu sais qu'il appartenait au roi Ethon dis-moi?"

Aiacos leva la tête et la tourna brutalement vers la droite, tel un gamin défiant son père de trouver lui-même la propre vérité, il en ferma les yeux pour l'ignorer totalement.
" - Très bien, Toi là, tu augmentes la dose jusqu'à ce que sa conscience égale celui d'un pot de fleur. Toi tu me choppes le gosse et me le fout assez proche de la prisonnière pour qu'elle puisse bien l'identifier.
Et si la femme ne bouge pas d'un pouce, tu me le frappes. Encore et encore jusqu'à ce qu'elle donne ce qu'elle a dans le ventre. Je vais lui faire passer le goût de prendre les combats à la légère"

" - Tiens donc, un leader qui se salit les mains... Aurais-tu quelques reproches à te faire où des faits de conscience que tu souhaites te débarrasser en défiant mon amie?"

Aiacos aiguisa un large sourire espiègle vers le borgne, ce dernier le lui rendit, irrésistiblement avec la même force de provocation.
" - Seule cette femme me le dira. Fais lui tes adieux."
" -... Adieu le borgne."

Le borgne émit un rire si éclatant et puissant, tel un cri de bataille, si assourdissant, que le juge cru un instant que sa tête allait exploser sous l'effet des échos de la pièces.
Finalement le Borgne se projeta de l'autre coté de la plateforme pour atterrir dans le dos de la jeune femme, sa dague royale au poing.
Au même moment, telle une morsure de vipère, une seringue caressa les cotes du juge pendant que l'aiguille s’immisçait dans son muscle et ses nerfs dorsaux, répandent un liquide qu'il ne connaissait ni d'Adam ni de Eve.

______________________

Le cliquetis des armures en métal et des halètements de hommes finirent par se répercuter dans la salle. leur adversaire était seule contre eux, dix et elle leur donnait du fil à retordre. Ce n'était pourtant pas faute de s'entraîner tous les jours à la dure, mais quelque chose n'allait pas, ils le savaient et même en redoublant d'ardeur et de volonté ils ne parvenaient même pas à effleurer la jeune demoiselle à la crinière immaculée.

Continuant de se lancer sur la lionne blanche en changeant de stratégie, tous leurs efforts furent vain.
Soudain comme si des ailes leurs étaient poussés dans le dos, l'un s'élança, ses muscles le lancèrent vers la jeune femme, son bras tendu était une arme de précision et ses yeux criaient victoire, seulement ses ongles ne firent qu'effleurer et arracher trois cheveux de neige, son effort fut prolongé par une chute longue.

Un bruit métallique, un nouveau, tranchant, incisif, irritant et continue venait d'apparaître à quelques pas de la blanche demoiselle. La lame brillante, telle une longe et magnifique aile d'oiseau continuait perpétuellement de trancher l'espace et l'air autours du doigt qui promenait l'arme.
La main habile se mit finalement en garde, le borgne aiguisait un sourire insolent, tout autant que ne l'était son comportement, les hommes autours de lui ne prirent pas la peine de se regarder, ils savaient ce qu'il y avait à faire et exécutaient les ordres.

Comme si l'adrénaline leur était distribué et injectée à l'instant dans leur coeur corrompus, les combattants reprirent leur assauts continus, deux par deux, trois par trois, jusqu'à ce que la danse du métal et de la lame s'allie aux guerriers, tranchant parfois un cheveux, un lambeau de vêtement, une étoffe, l'écharpe en se rapprochant dangereusement de la tête et du coeur de la belle combattante.
Peu à peu le combat avançait et plus l'homme prenait en rapidité et en plaisir à vouloir couper et trancher minutieusement Asya, qui devait déjà se dire que cette rapidité n'était pas normale pour le commun des mortels.
" Hey bien ma minette? On perd de sa superbe? Tu vaut pas plus de cent de mes hommes je vous avais prévenus! YAAH!"

Une rapidité éloquente et telle une perle trouvant la source et créant les ondes autours de son images aquatique, le cosmique trouva son étincelle autours de cet homme. Un cosmos non connu par la demoiselle mais dont Aiacos aurait très bien put reconnaître s'il n'était pas en train de répendre par la commissure de ses lèvres, l'écume buccale, un long filet de bave s'acheminant jusqu'au sol tandis qu'il semblait plus à cet instant s'apparenter à une plante dégoulinante et dégueulasse, plus qu'à un fier juge qu'il était supposé être...
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MessageSujet: Re: [Chronique Ete 1755]Bird Set Free [PV Asya]   Dim 12 Mar - 3:16

Des hommes qu’elle ne souhaitait pas combattre tant que cela ne s’avérait pas nécessaire. Parce que la différence de puissance entre eux était bien trop inégale, sans doute. Il n’y avait, dans cette réflexion, aucune once de supériorité. Tout cela n’était que constatation. Parce que, parmi les hommes présents sur ce sol de défiance, il ne semblait pas y avoir le moindre éveillé. Alors, il n’était pas envisageable d’utiliser ses propres capacités afin de clôturer ce qu’il leur restait de réflexion. Et pourtant, ils en auraient besoin. De cela, et probablement d’un nouveau cerveau également. Parce que leur stupidité semblait sans égale. Qu’importe le nom que l’on souhaitait lui donner, une énormité demeurait une énormité. Ni plus, ni moins. Un refus catégorique, qui entrainerait sans aucun doute son lot de conséquences. Car là était l’origine même de la vie, tristement.

Ainsi, elle continua d’esquiver les attaques, touchant par moment uniquement de sa force pure. Une puissance qui était, disons-le honnêtement, très loin d’égaliser celles d’hommes. Faible humain, assurément l’était-elle. Puis tous s’arrêtèrent un instant et, rapidement, ses prunelles brunes dérivèrent vers cet endroit en hauteur. Des paroles sans doute échangées, qu’elle ne saurait entendre. Et une vision d’un enfant maintenu par un adulte, qu’elle ne saurait voir clairement. Des ombres, tout simplement. Des silhouettes qui se dessinaient au loin, qui intimait une scène à son cerveau. Peut-être était-elle simulée, peut-être était-elle réelle. Qui pourrait l’affirmer ? Sans doute pas celle dont les couleurs s’amenuisaient doucement jusqu’à, un jour, atteindre ce noir infâme qui annonçait la fin d’une chose. Une fin pour un nouveau commencement, parait-il. Soit. La lâcheté des hommes était ainsi sans limite, semblait-il. Des mots qu’elle ne saurait prononcée, elle, la meurtrière dissimulée sous ces traits doux. Sans doute ne le serait-elle pas pour certains, mais le serait pour d’autres. Ce qui comptait, c’était son propre ressenti. Celui d’une femme qui avait tuée et qui, malgré tout, malgré les quelques signes incohérents qu’elle pouvait parfois dévoiler accidentellement, ne regrettait pas ce geste. Ces gestes. Une décision porte ses propres conséquences, voilà tout.

Et la discussion qui se menait plus haut était inaudible à ses oreilles, tout autant que l’était les possibles mouvements qu’un être normalement composé pourrait probablement percevoir. Mais elle n’était pas de ceux-là, cette blanche mère des glaces. Des mots qu’elle ne saurait comprendre, dans tous les cas. Parce que cette langue demeurait de l’inconnu pour la jeune Russe. Seul un rire se distingua, et le bruit de pas qui finirent par arriver derrière elle. Une action qui valut un soupir, inaudible. Quels idiots. Un simple mouvement, et ils furent envoyés un à un contre le mur. Autant l’avouer, l’utilisation du cosmos, même minime, avait ses avantages. Et, exceptionnellement, elle allait devoir s’autoriser à le sortir de son entre, discrètement. Furtivement, telle la magicienne qu’elle était. Circé.

Une offensive qui continua, partiellement, dissimulant l’origine de ses capacités. De toute manière, une fois qu’ils en seraient témoins, ils devraient disparaitre. Car personne ne devait connaitre la réalité du Cosmos, et encore moins l’existence du Sanctuaire sous-marin et des Marinas. Un secret caché aux yeux du mondes depuis des centaines d’années, et qui devait impérativement le rester. Puis l’un tenta une approche, l’effleurant à peine, avant de s’écraser mollement sur le sol. Aucun regard de lui fut accordé, nul besoin. Cet homme n’était qu’un détail inintéressant. Et cela était sans compter cette aura, qui laissait les autres combattants en arrière, préférant s’abstenir de l’affronter de nouveau. L’homme à la dague prit alors place sous le regard de tous, dans ce bruit métallique agaçant. Une adrénaline, et l’assaut des inconnus reprit alors. Des coups par-ci, par là. Qu’importe, ce n’était qu’égratignure. Et cela ne valait pas la peine d’être notifier. Un marre qui s’élevait. Un affrontement qui durait depuis trop, pour une raison bien trop puérile.

« Virez de là, si vous voulez pas crever bande d’abrutis » Un ton ferme, une expression glaciale à l’image de sa terre natale.

Des paroles inutiles, que nul ne saurait entendre. Que nul ne saurait comprendre également, d’ailleurs. Tant pis, l’avertissement avait été donné. Et la patience se perdait dans les méandres de la mémoire. Et, brutalement, son pied commença à taper le sol, tel un tic nerveux. Un tic qui ne l’était pourtant pas. Une perte de patience, souvenir du passé.

« Tsh, vous m’faites chier. J’vous ai dit de virer de là ». Des mots qui se lièrent aux actes. Ceux d’une vague d’énergie s’évadant dans la pièce avec rapidité. Nul ne saurait la voir, nul ne saurait l’entendre. Et pourtant, elle était bien là, cette offensive impulsive. Celle-ci n’était pourtant pas une attaque à proprement parler. Non, juste une réaction simple, dictée par un agacement certain. Et cela était bien suffisant pour les envoyer valser sur le sol, les y laissant pour un bon moment, probablement assommé.

Une Asya qui avait bien changé, tandis que ses billes se fixèrent désormais sur l’homme à la dague. Encore un qui parlait pour ne rien dire. Et la jeune femme retrouvait ses démons du passé, cette fillette impulsive qu’elle avait pensé maintes fois ne plus être. Un acte inconscient dont elle ne garderait pas le moindre souvenir, certainement. Aussi, les ondes attirèrent vaguement son attention. Probablement était-il un semblant éveillé. Tant mieux, cela serait certainement plus facile de la sorte. Dès lors, il n’était plus réellement question d’aller dans la dentelle. Car l’ancienne blanche n’était pas de ce genre-là, malheureusement. Car le rentre dedans, il n’y avait que ça de vrai. Ainsi, ses billes brunes se plantèrent alors dans ceux de l’homme, laissant apparaitre un moment de battement. Un instant que l’on pourrait presque croire comme étant arrêté. Une vision qui se déroulait au ralenti. Puis cette expression glaciale revint alors, et ces particules invisibles à l’œil nu également. Mais en était-ce réellement ? Personne ne saurait l’affirmer. Car tout ce qui demeurait visible, n’était que les souvenirs modifiés d’un homme borgne, et que lui seul pouvait voir. Une technique sournoise, à l’image de Circé la magicienne. Parce qu’elle obligeait à revivre ces scènes intérieurement, jusqu’à atteindre la folie. Dans l’esprit qui pense voir l'évidence, naît l’illusion. Danse et détruit, folle espérance jusqu’à ce qu’enchantement devienne réalité. Une chose qu’elle n’aimait que peu utiliser, cette capacité. Un simple tour de passe- passe. Prise de l’esprit, magicienne. Mais là, elle ne comptait plus y aller aussi doucement qu’auparavant. C’est d’ailleurs pour cela qu’un filament traversa son corps, invisible lui aussi. Avant qu’il ne s’écroule. Mort ? Non, il ne l’était pas. Simplement assommé, rien de plus. C’était ce qui arrivait lorsque l’on ne maîtrisait pas son cosmos.

S’infiltre dans l’esprit et transforme le passé. Aux souvenirs désormais perdus à jamais. Quelques grains de poussières, semblables aux flocons de neige un soir d’hiver tombèrent, alors sur la zone, touchant la totalité des hommes présents. Désormais, ils ne se souviendraient plus de toute cette journée. Action irréversible. Parce qu’elle était dangereuse, cette sorcière. Ainsi, une main s’ouvrit sur les quelques-uns qui tombaient sur elle. Immunisée, elle prenait simplement plaisir à les observer, les sentir. En tout cas, c’était ce qu’elle croyait. Puis, après quelques instants de silence, son regard se porta de nouveau en hauteur.

« Tiens? Bon allons-y » Le calme revint alors. Et l’ancienne Asya redevint la jeune femme calme qu’elle était désormais. Un simple coup d’agacement, rien de plus. Il n’y aurait d’ailleurs aucun témoin de cela, même pas elle. Parce que oui, Asya elle-même ne se souvenait pas de tout ce qui s’était passé durant ce changement.




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