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 [Avril 1755] De voiles et d'ordres impériaux [PV Aiacos]

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MessageSujet: [Avril 1755] De voiles et d'ordres impériaux [PV Aiacos]   Jeu 9 Fév - 20:51

Sur les côtes d’une plage, là où les quais rimaient avec ces planches en bois formant les pontons des marins, une silhouette masculine et ses hommes emportaient de drôles de paquetages, comme des biens serrés tout contre eux. A ces soupirs entendus, l’on pouvait deviner ces bras qui travaillaient, ces corps qui frissonnaient encore de leurs dernières expéditions. Mais qu’importait : chacun avait un rôle, et les matelots du Feather avaient eu leur seconde chance.

Car ils étaient d’anciens prisonniers de guerre. Car ils avaient offert leur vie à l’ancien Faucon, et qu’on ne rediscutait pas les ordres de l’ancien Faucon. Pas même sa dernière décision avant sa mort. L’héritage qu’il avait laissé. Le seul homme qui prenait la relève aujourd’hui était le successeur encore inconnu de ce même Rapace. Et ce nouveau meneur entendait bien respecter les volontés cachés et sombres du roi d’Espagne. Alors ils allaient se faire passer pour des marchands au loin, et ils accosteraient les divers bâtiments qui n’entraient pas dans les autorisations de navigation sur ces eaux sacrées, loin de Granada. Oui, sur ce territoire espagnol et marin de l’Océan Atlantique, quelques hommes les défendaient encore corps et âme.

Facile, n’est-ce pas ?

Vile tactique des corsaires. Corsaires bavards qui, déjà, se tenaient sur l’avant du vaisseau, dans l’attente d’un début de mission.

Puis vint le premier signe. Puis le deuxième. Le bruit des bottes d’un capitaine qui s’emparait déjà de son bateau avait fait taire le brouhaha qui régnait pourtant en maître quelques minutes plus tôt. Et petit à petit, les pas menés vers l’avant avaient révélé cette fameuse silhouette, qui laissa tomber en un bruit sourd la cargaison de ses bras. C’était un mélange de tout, à la fois métallique et lourd, de celui que l’on devinait « dangereux ». Relevant la tête, le futur Dragon des mers arborait un étrange sourire. Un sourire qu’il ne révélait pas toujours.

« Bon mes petits gars, on a…un « petit malentendu » avec un certain pays. Et surtout des pirates… » Des murmures s’élevèrent. Des murmures théorisaient. A vrai dire, c’était probablement la première fois qu’ils percevaient l’Espagnol s’exprimer ainsi, habillé de cette fameuse tenue que l’on reconnaissait tant. Corsaire. Du ton employé par cette première parole jusqu’à cette formulation révélée, il annonçait déjà la saveur de l’aventure qu’allait connaître chacun d’entre eux. « …Alors le roi m’a envoyé. Ca prendra peut-être des jours. Ca prendra peut-être des nuits. Qui sait ? »

…Il semblait « s’amuser ». Ce n’était pas toujours le cas. Aujourd’hui, si. D’un mouvement de la main, il avait fait abaisser les voiles, démarrer le bâtiment en la direction de la mer. Tous les efforts étaient réunis en deux ou trois poignées de marins, qui formaient finalement un équipage plutôt nombreux. Droit comme un I, le vaste de la mer était entre leurs mains.

« La seule certitude qu’on a, c’est qu’on parviendra d'ici peu à les attraper, ces hommes fiers d’arborer un petit drapeau tout noir pour jouer aux sans cœurs. Ou alors ces autres péons fiers d’arborer les drapeaux étrangers...Ou peut-être encore, que sais-je, ces pilleurs des mers persuadés de leur propre justice. Mais ce n'est pas ce qui va nous retenir. Parce qu'on s'en fiche s'ils ont des envies. Parce qu'on s'en fiche s'ils ont des ordres. »

Parce que nous aussi, on a désiré le meilleur et le pire. Autrefois.


Des hommes comme d’autres pour autant. Comme chacun d’entre eux. Mais ça ne changeait rien. Ils finiraient comme n’importe quel homme sous la torture. Un peu brisés. Un peu démolis. Au moins avait-il parfois la décence de ne pas les maintenir en vie jusqu’aux cachots royaux. C'était là le pire châtiment.

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Décachetée, une lettre trônait encore dans la main de ce dernier. A en juger l'écriture et l'emblème qui ornaient encore la cire écarlate, il s'agissait de l'une de ces nombreuses missives laissées derrière le fameux prédécesseur, par feu Alexei. Tandis que ses yeux parcouraient encore les nombreuses lignes, les ordres qui y figuraient, un homme s'était écriée à gorge déployé, tout en haut du mât:

"Capitaine! Vaisseau à l'horizon!"

Un sourire avait étiré ses lèvres à l'ombre dans lequel il était tapi.

"Allons accueillir ce vaisseau comme il se doit. Marchand? Autre voilier corsaire? Voilier étranger ou..." Une hésitation marqua ses paroles. "...Pirate?"

Ennemi? Ami? Corsaire et pirate se haïssaient, mais il avait des doutes à ce sujet. Des doutes qui se confirmaient par la voix de son matelot.

"Aucune idée mon Capitaine!"


Agir était désormais une nécessité, mais également une source d'excitation. Tout en se massant l'arête de son nez, il avait rétorqué sèchement la suite de leur programme.

"Bien, on se bouge mes oisillons! Depuis le temps qu'on brûle au soleil et qu'on dessèche à l'eau de mer, je me doute que certains d'entre vous ont soif!"


Pour l'heure, l'Océan était à eux. La phrase se répétait dans son esprit.

Un rire grave, puis il avait resserré la garde qu'il maintenait sur sa fameuse épée. Espoir retrouvé, depuis qu'il avait vu de ses propres yeux la Cité de l'Empereur des mers.




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Aiacos


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MessageSujet: Re: [Avril 1755] De voiles et d'ordres impériaux [PV Aiacos]   Jeu 9 Fév - 23:09

Rigueur.
Les hommes bandaient leurs muscles saillis sous les coups de butors, leur derme claquant sous les coups des lianes cuivrés des fouets suants de haine et d'esclavagisme. Une vague humaine, n'étant qu'un mouvement unique lié par leur instinct de survie, suivaient les tambours, accompagnant les sauts coronaires de leurs poitrines saillantes, palpitantes.
Les cris d'exaltation et d'excitation remplissaient l'épave neuve, le bois d’ébène buveur d'âme et rond, de chair d'êtres qui s'étaient sacrifiés pour donner la vie à ce Navire sortit de la gueule des enfers.

Discipline.
Sur le pont, une voix une seule s'élevait depuis le tréfonds des brumes océaniques, mêlant la tiédeur opaque de l'air ambiante qui avait suivit la flotte depuis le Népal, jusqu'aux cotes escarpées d'Espagne, à l'ambiance glaciale des ordres données par le capitaine de la flotte, niché dans ses appartements, cartes, parchemins, boussoles et outils multiples en main, sans grands intérêt pour lui.
" - Plus fort tas de chien galeux! PLUS FORT! ON VEUT ENTENDRE VOS COEURS ROMPRE DANS UN SILENCE PARFAIT! IL N'Y A QUE LA MORT QUI OSERA DÉTRUIRE NOTRE SILENCE! RAMEZ CHIENS GALEUX! PLUS VITE!"

La langue claquante au même rythme acéré que les tambours, ses bottes surmontées de talons feutrés, ses hanches dansantes de la droite vers la gauche de façon totalement fluide telle une danse vicieuse et serpentaire, le bruit d'une vêtement lourds mais riche, soyeux, coupant le vent d'une façon stricte et franche, la capitaine Fortune tourna vivement ses talons d'une façon si brutale, que le parquet flottant du bâtiment se mit à grincer.

Son tricorne balayé soigneusement par une sublime plume de paon à l'oeil bien ouvert, fut brutalement dégainée depuis son crâne roux ou s'éternisait une chevelure cendrée et rousse, se répercutant entre sa belle poitrine telle une tresse enamourée.
Elle se ventila la figure aux rousseurs neigeuses sur son nez avant de le reposer sur la cime de son crâne.
Qui n'aurait pas aimé être à la place d'une telle chevelure? Où bien s'en saisir inopinément lors d'une chevauchée galante?
Glissant son index à la pointe fourchée de sa chevelure d'aurore, la capitaine leva le nez vers le ponton de bois bien au-dessus des quatre grande voiles d'un noir parfais, là où se trouvait l'éclaireur de service, le mousse.
Spoiler:
 

Renfrognant son nez telle une lionne affamée, elle fit tournoyer vulgairement sa cape d'émeraude d’apparat, lui tenaillant les hanches en lui donnant d'autant plus de volume à sa poitrine. Sous cette cape sa main droite se crispa à une arme vulgaire et encore riche sur le marchée, bien que si peu utilisée, de poudre et de flammes. Menaçante, elle gueula à pleins poumons, et Hadès seul savait qu'elle en avait dans le coffre!
" - " - PUTOIS ET VERMINE D'OUTRE MER! DIS MOI CE QUI SE PASSE OUCARAÏ OU JE TE TRANCHE TON INTIMITÉ ET TE LA FAIS BOUFFER CRU PAR LE NEZ!"
" les gogo... les gogo... les gogos.."

Pour le peut qu'il en avait dans la tête, il aurait pu sortir les gogo-les-gaulois mais non, le pauvre homme était tellement traumatisé par les propos de sa capitaine en seconde qu'il n'arrivait même pas à articuler.
" - ACCOUCHE! J'ai pas toute la journée non plus..."
Ajoutait-elle en sifflant entre ses dents.

" - DES PIRATES OUKARAÏ!"

Levant un sourcil, sceptique, Fortune se mit le pouce et l'index dans le creux de ses paupières avant de masser ce lieu nerveux avec autant de douceur qu'elle en était capable.
" - " - De quelle couleur est leur drapeau bordel?"
" - Yé né sais pas moué madame eh! Ah! Noir aux couleurs rouge bizarre!"
" - Bon, c'est toujours ça de gagné. Poursuivons nos recherches."
" - Dame dame! "
" - QUOI ENCORE DUCON?!"
" - Ils nous ont repérés éy ont fais les démarches pour v'nir nou'embarquer."
" - ... Baisse la voile du Garuda, met le drapeau noir à l'oeil de rapace. NON PAS LE PIGEON! L'AUTRE DU CON! ..."
" - C'est quoi le drapeau du Pigeon m'dame."
" - ... Laisse tomber t'es trop con. Le pigeon c'est le noir avec l'oeil rond. Là je te parle de l'oeil acéré. tu vois? Celui un peu rétracté? pas celui quand t'es drogué mais presque!"
" - Celui-là m'dame?"
" - ... Un jour... Oui Un jour Caecul tu arriveras à me comprendre. Et file moi la longue vue! GROUILLE"!

Le gros black jeta sous ces quelques mètres de hauteurs l'objet qui le ralliait à la dame en seconde, qui s'empressa d'un coups vif d'allonger l'objet de métal afin d'observer le bâtiment ami... ou ennemi.
L'oeil gauche fermé le droit ouvert, à peine eut-elle jeté un coups d'oeil que ses narines se mirent à frémir d'agacement et ses iris à se dilater. Déglutissant, elle tonna d'une voix sèche et anxieuse:
" - Eh merde."

Enlevant l'objet d'entre ses mains en le rangeant soigneusement dans une poche contre ses hanches, elle se retourna et observait d'un oeil expert l'équipage qui continuait d'avancer à une allure soutenue mais point assez rapide. Si le maître du navire savait qui était en train de s'opposer à elle, la capitaine fortune, sans aucun doute qu'il la tuerait ou pire, la redonnerait au marché noire afin de se satisfaire pleinement et de se délecter de sa souffrance.
Déglutissant, Fortune réfléchissait si férocement que ses milliers de rides frontales se mirent à se compresser contre ses sourcils, lui faisant apparaître un milliers de perles glacées de sueur.
" - On fait quoi capt'aine?"
"- On les laisse nous aborder pas le choix. Et éviter d'appeler le maître, sinon ce sera notre fin à tous. Peut être avons-nous une chance si le capitaine Isanca monte à bord... "
" - Qui ça?"
" - Une vieille connaissance. J'espère bien qu'il ne partage pas la même quête que nous, à savoir la poursuite de Barbe Blanche, sinon... On est mal. On est même très mal. C'est un fin limier, aucune mer de lui résiste. Aucune femme non plus d’ailleurs..."
" - Capt'aine, c'est grave ce que vou'dites."
" - Prépare l'abordage, on va pourparler et... s'ils bougent on les tue. Il n'y a pas trente six moyens. Le seigneur Aiacos veut du résultat on va lui en donner. j'espère..."

Aussitôt dit, les hommes arrêtèrent de souquer ferme, de sueur et de sang ils déplièrent les ponts de bois afin que les hommes adverses soient conviés sur le GarudaShip. un énorme navire qui n'était que de surface, le tiers de ce qu'il était. Quatre voiles noires comme la mort, une puissante tête d'oiseau-rapace guidait les voiles et les vents en fendant la mer sur son passage, l'énorme oiseau-navire dépliait ses ailes de boiseries en accueillant partiellement les hommes de l'équipage adverse.
" - Humpf! Je ne te souhaite pas la bienvenue. Qu'est-ce que vous faites ici Isanca? Encore en train de chercher des trésors et des merveilles qui n'existent pas? Où encore en train de chercher les femmes et les corsaires pour n'en faire qu'une hécatombe? WOH! JTE PARLE!"

Fortune Se mit soudainement à s'énerver, manquant à ses devoirs et de pourparler, un genou devant elle, prête à dégainer son sabre et son pistolet, elle lança un regard emplis de courroux mais également d'envie au capitaine adverse.
" - GNU?"
Fit le Mousse en haut de son panorama.
" - Euh... Miss?"
Excusa l'homme au tambourin, à la limite du malaise, devenant pâle comme la mort.
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