RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [Terminé] SSM - Juin 1752 [PV Asya]

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Zaveid


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MessageSujet: [Terminé] SSM - Juin 1752 [PV Asya]   Mer 12 Avr - 9:51

«Allez viens! Je suis sur que tu peux mieux faire!!!» large sourire aux lèvres, Zaveid se tenait dans une petite cour en Atlantis où plusieurs hommes formaient un cercle parfait. Torse nu, il ne revêtait pas son écaille afin d'offrir une certaine équité dans ce petit combat de rue. Les mains crispées, il n'arrivait pas à fermer les poings pour se battre, ce qui lui donnait un petit handicap qui n'était pas forcément grave face à des individus qui étaient pour la plus part à peine éveillés au cosmos. Gardes ou apprentis, ça dépendait.

Pour une fois, il n'était pas totalement soûl. C'était rare en ce moment, mais son crâne vrillait encore un peu d'une bonne cuite de la veille! En tout cas, il se sentait presque bien aujourd'hui et s'il avait renoncé depuis quelques semaines à entraîner des apprentis, on pouvait dire que ce petit combat "de rue" était une forme d'entraînement en soit!

Là, un jeune homme d'une quinzaine d'années venait de se manger un bon coup de coude sur la joue, Zaveid n'arrivait pas à se servir de ses poings, alors il faisait autrement! Le garçon essuya un trait de sang sur la commissure de ses lèvres avant de le regarder avec agacement

«Je suis sur que vous trichez! Vous utilisez votre cosmos!»
«Absolument pas! Ça prouve que tu ne te concentres pas assez, tu le sentirais si je faisais des pics! Allez, allez! On se bouge un peu! »
le gamin se précipita, trop inexpérimenté pour sûr, Zaveid n'eut aucun mal à esquiver, un coup à gauche, à droite, et là il tendit juste la main et ficha une baffe magistrale au gosse! Tout le monde autour écarquilla les yeux

«Sérieux? Vous l'avez giflé?»
«Ouaip!»
il y eut des rires, mais le gamin n'appréciait pas cette humiliation, voyant son regard honteux, limite des larmes aux yeux, Zaveid prit un sourire doux «désolé... mais je ne peux pas fermer les poings, c'était soit la gifle, soit un autre coup de coude...» il leva les mains en signe d'excuse, il n'aimait pas humilier les gens, il se massa un peu les tempes, un léger mal de crâne qui persistait encore... il se remit en position de combat, prenant un air un peu plus sérieux

«Allez mon gars... donne tout ce que tu as bon sang! Moi j'ai pas le droit d'utiliser mon cosmos, mais toi tu dois l'utiliser! Allez!! concentre toi!» autour d'eux, les gens continuaient à observer le combat, il ne faisait pas trop attention à qui était là, mais certains faisaient aussi la queue pour être le prochain à l'affronter! De toute évidence, ils voulaient en profiter car ces derniers temps, c'était très très rare qu'il accepte de s'entraîner comme ça!
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Asya Leskov


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MessageSujet: Re: [Terminé] SSM - Juin 1752 [PV Asya]   Mer 12 Avr - 20:48

Une réflexion, perdue dans cette brise soudaine. Vent imaginaire, celui des souvenirs qui s’envolaient en silence vers l’oubli. Une action qui prenait du temps, mais qui était cependant en bonne voie. Bonne, tout dépendait du point de vue. Parce que la blanche mère ne voulait pas perdre toute trace de ce passé en phase de disparaître au fil des mois qui s’écoulait loin de cette réalité. Une réalité toujours présente, mais différente. Un monde auquel elle n’aurait probablement jamais crue si quelqu’un l’avait un jour informé qu’une telle vie pouvait être vécue. Celle d’une réalité bien différente des hommes n’étant pas éveillé à cette énergie. Pourtant, sans doute l’avait-elle en eux, cette chose nommée cosmos. Et, malgré tout, ceux-ci demeurait ignorant de ces guerres entre Dieux, de ces organisations dont l’existence restait cachée à leurs yeux.

En y repensant, la femme d’ivoire aurait pu ne pas avoir cette chance elle aussi, de connaitre l’autre face du monde. Une seconde chance, accordée à l’issu de ce naufrage. Voilà de quelle manière la Russe voyait les choses. Une reconnaissance aussi, sans doute trop profonde, d’ailleurs. Extrême. Puis un sentiment, une pensée, tandis qu’elle observait les alentours de ces yeux qui perdaient peu à peu de leur lueur d’enfance. Depuis combien de temps ce paysage d’humidité était-il devenu son quotidien ? Un esprit qui se surprenait lui-même, à compter les mois depuis son arrivée au territoire sous-marin, demeure de Poséidon. Une année déjà, plus ou moins. Sans doute un peu plus d’ailleurs. Car, dans sa mémoire, les feuilles de ces écorces blanches écaillées reprenaient enfin des couleurs après avoir supporté difficilement le rude hiver traversant le pays. Monstre de la nature.

Des pensées qui filaient à vive allure, dont elle ne saurait se passer en bon maître de réflexion qu’elle était, cette jeune femme. Et pourtant, ses pas finirent par s’arrêter net, percevant ces voix qui s’élevaient dans les airs, visiblement offusquées. Curieuse, celle qui n’était encore qu’une apprentie décida de s’approcher lentement, afin de déterminer de manière plus concrète ces sons qui l’avaient sorti de ce rêve d’avant. Quelques pas, quelques minutes et, au loin, se dessinait désormais des silhouettes dont elle ne saurait définir avec exactitude l’appartenance. Une approche se fit alors, en toute discrétion, jusqu’à pouvoir donner un nom à ces hommes. Ou plutôt, un rang. Car si Asya n’avait pas la moindre idée de l’identité de ceux qu’il combattait, elle ne demeurait pas moins certaine de l’identité de celui qui était à l’origine de cette gifle. Un coup à l’origine d’un rire étouffé, d’ailleurs. Il n’y avait là nulle méchanceté, seulement que ce n’était pas réellement le genre de scènes auxquelles on pouvait assister tous les jours, d’autant plus lorsque, comme elle, les sorties se faisaient rares.

Le Général de Chrysaor. Nul doute sur son rang. Car, même si la blanche ne l’avait jamais vu de ses propres pupilles jusqu’ici, celui-ci avait déjà son lot de racontars à son sujet. Et, non pas que la jeune femme y prêtait attention, car ce n’était nullement le cas, mais elle était bien forcée de connaitre indirectement ce curieux personnage qui réalisait un entrainement improvisé dans les rues de la cité. Un gars porté sur l’alcool, paraissait-il. Qu’importe. Il était un serviteur de Poséidon, et tant qu’il faisait efficacement son travail envers son Dieu, le reste n’importait peu. Surtout ce qu’il faisait durant son temps libre, en fait.

Un combat qui semblait continuer sur les paroles dudit Général, qui cherchait sans doute à entraîner l’enfant par ce biais. Des paroles qui auraient pu être mal interprétées. Mais là encore, cela ne regardait pas la jeune femme, qui décida pourtant de se mêler du combat lorsque le jeune, probablement apprenti lui aussi, se dirigea vers l’homme à la chevelure de neige, cherchant à utiliser son cosmos contre celui-ci. Un soupir, avant qu’une fraîche poudre qui ne saurait être perçue à l’œil nu n’apparaisse sur le terrain. Un effet reposant, tel un enfant qui entrerait doucement au pays des rêves. Une illusion, en future Circé qu’elle était. Une température à peine refroidie également, mais rien de bien alarmant.

« Le combat est terminé, Général » Prononça-t-elle alors qu’une main se posa sur l’épaule de l’homme. « Et vous, rentrez chez vous. Vous avez assez foutu le bordel pour la journée. Et si vous voulez vous entraîner, faites-le sérieusement, au lieu de simplement râler pour un oui ou pour un non. » Bref regard, se positionnant désormais entre le protecteur du pilier Indien et les combattants d’un jour.

Des étrangers qui pestaient. Certainement qu’ils le faisaient, bien qu’Asya n’en écoutait pas le moindre mot, reportant son attention sur l’homme qui ne portait pas sa Scale. Une jeune femme qui était inconnue de la plupart des gens d’ici tant la discrétion était de mise. Mais qu’importe, ce n’était pas le sujet. Ainsi, elle approcha son propre visage de l’homme, afin que ses billes brunes puissent le détailler comme il se devait.

« Général… Vous puez l’alcool » Continua-t-elle, mimant une mine dérangée par les restes de l’odeur. Puis elle enchaîna : « Encore heureuse que vous n’ayez pas le ‘droit’ d’utiliser votre cosmos contre eux. Ils seraient déjà à la porte des Enfers d’Hadès si c' était le cas ».

Un regard qui dériva rapidement vers ses mains, sans pour autant prononcer le moindre mot à ce sujet. Parce que chaque homme avait ses propres secrets, sa propre croix à porter. Et ni elle, ni lui ne faisaient exception à cette lourde règle nommée vie. Mais aussi expérience. Nouveau soupir, lorsqu’elle entendit les quelques réclamations dans son dos.

« Et vous, virez d’là. Le spectacle est terminé, et il n’y aura pas d’autre entrainement aujourd’hui. Le Général est attendu ailleurs. » Renchérit-elle, finalement.

Un mensonge, clairement. Mais cet attroupement de mouton commençait à être quelque peu agaçant sur les bords. Il y avait d’autres possibilités d’entraînements, sans pour autant aller taper dans les Généraux, qui avaient probablement autre chose à faire. C’était son point de vue, tout du moins. Et ses billes continuaient à observer les traits du blanc au teint halé, tandis que cette main s'approchait de son bras. Alors c’était lui, le fameux Général de Chrysaor. Enfin mettait-elle un visage sur ce grade.


Asya a écrit:
Je suis partie du principe qu'elle avait vaguement entendu parlé de lui via des rumeurs. Si cela dérange, n'hésite pas à me le dire que je modifie mon post Wink. Et s'il n'y a pas assez de matière, n'hésite pas à le dire aussi !


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Zaveid


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MessageSujet: Re: [Terminé] SSM - Juin 1752 [PV Asya]   Jeu 13 Avr - 14:53

Avec le bruit environnant, les encouragements et les émanations de cosmos de-ci de-là - et la gueule de bois aussi - il fallut un certain temps à Zaveid pour réaliser que quelqu'un s'approchait. Mais une étrange poussière, invisible à l'œil nu, commença à se répandre sur le sol, il fronça les sourcils et intensifia son cosmos tout en levant les mains vers son adversaire

«Stop... aïeuh! Stop j'ai dit!» il s'était pris un coup de poing dans la paume de sa main, le soldat le regarda, un peu incrédule sur le coup alors qu'une femme arrivait derrière lui et posait sa main sur son épaule. Zaveid baissa les mains et la regarda, l'air un peu stupide sur le coup. Il battait des cils en haussant les sourcils, se demandant de quel droit elle interrompait la bagarre comme ça

«Hey! On dérangeait personne!» c'est vrai quoi? Au contraire, il mettait même un peu d'ambiance! Bon ok, c'était pas super professionnel tout ça hein? C'était pas les entraînements militaires et carrés auxquels on s'attend de la part d'un général, mais ça restait quand même plus drôle comme ça!

La jeune femme semblait avoir son âge, et pourtant, elle ne dégageait pas le même cosmos. Une débutante? Oui surement, mais elle ne semblait pas non plus être la première venue. Peut être l'une de ses apprenties qui est arrivée super tôt au Sanctuaire sous-marin, ces jeunes gens ont souvent un très fort potentiel sans avoir encore atteint le rang de marina. Bref, en tout cas, elle était plutôt jolie, c'était un bon point pour elle, et Zaveid lui fit un joli sourire avant qu'elle ne l'envoie déjà balader en signifiant qu'il puait l'alcool


«Beuh? J'ai pas bu aujourd'hui pourtant...» par réflexe, il renifla sous ses bras - étant torse nu, ça ne pouvait pas venir de sa chemise - puis ses cheveux, et il se rendit compte qu'effectivement, ces derniers avaient gardé l'odeur de rhum de la veille! - «maaaaais... j'aurais pu prendre un bain, c'est vrai.» autant le dire, il n'en prenait pas très souvent. Un comble quand on vit sous l'eau! il prit cependant un air un peu plus sérieux pour continuer - «quant au cosmos, je suis pleinement conscient de ce que je fais. Je ne leur aurais jamais fait de mal. Ils le savent très bien, c'est pour ça qu'ils préfèrent s'entraîner avec moi plutôt que d'autres. Je suis pas ce genre de supérieur qui va les torturer sous prétexte que le cosmos, ça s'apprend dans la douleur.»

Il était assez lucide pour une fois, derrière, des gars essayaient de protester pour approuver, même sous l'effet de l'alcool, Zaveid avait toujours été un mentor juste et dévoué. Il était très protecteur envers ses disciples et n'aimait pas les faire souffrir inutilement. Il croisa les bras avec une mine un peu boudeuse alors qu'elle envoyait paître tout le monde, rapidement, ils se retrouvaient que tous les deux et il eut un petit sourire amusé pendant qu'elle approchait sa main de son bras, surement pour voir ses tatouages

«Mouarf... fallait le dire si tu voulais simplement qu'on se retrouve seuls! C'est quoi? Ce sont mes chakras qui t'intriguent?» il tendit le bras et montra donc le dessin sous son épaule, on aurait dit une sorte de croissant de lune ou un sourire selon les points de vue «c'est con... quand on me les a faits, on ne savait pas que ça pouvait être un point faible pour quelqu'un d'éveillé au cosmos... le chemin des chakras désigne mes points vitaux, on peut dire que je suis une carte ouverte pour mes ennemis avec ça! Bon, encore faut-il qu'ils le sachent quoi!»

Euh, ouais en fait, faudrait pas que la petite ait envie de se bastonner tiens! Ou qu'elle passe dans un camps ennemi! On ne sait jamais! Enfin de toute manière, ça ne faisait que tracer le chemin des chakras, et pas les points précis, donc ça laissait quand même des marges d'erreur pour ses ennemis! Il mit les mains sur les hanches et la toisa un peu de sa hauteur

«Bref, t'es qui toi? T'as l'air de bien connaître les lieux, et tu parles comme si t'étais plus haut gradée que moi. Mais ton cosmos me dit le contraire, donc soit t'es une néréide très très très proche de Poséidon pour pouvoir te permettre de me parler comme ça, soit.. t'as juste un caractère fort?» pour pas dire caractère de merde... on va dire qu'il allait rester poli, on sait jamais si c'était le premier cas, s'agirait pas de se foutre une néréide à dos! Poséidon aimerait pas du tout!
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Asya Leskov


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MessageSujet: Re: [Terminé] SSM - Juin 1752 [PV Asya]   Jeu 13 Avr - 20:35

Étrange personne que voilà, ce Général puant les restes d’un alcool probablement toujours présent dans le corps. C’en était à se demander si tous les plus haut gradés étaient tous comme celui-ci, à se demander si les troupes de Poséidon étaient aussi corrects que cela pouvait être prétendu. Mais qu’importe : elle n’était pas de celles à juger, cette blanche femme. Chacun avait ses petits plaisirs, et ses obligations. Et tant que le premier n’empêchait pas le second, elle n’y trouverait rien à redire. Une apprentie un peu trop à cheval sur l’honneur, semblait-il, mais également sur la fidélité. Croyance sans égale envers celui qui était à l’origine de ce refuge nouveau. Alors, cela avait tendance à la titiller, lorsque les plus jeunes venaient déranger les aînés afin qu’ils les entraînent. Parce qu’ils avaient des obligations. Parce qu’ils étaient les piliers de cette bulle qui les entourait tous. Parce qu’ils étaient les protecteurs de ces lieux, plus simplement.

Un homme qui visiblement ne comprenait pas tout cela, de son point de vue. Point de vue purement subjectif, d’ailleurs, elle l’avouait bien volontiers. Des regards, puis des remarques. Mais, dans un premier temps, ce n’était pas là sa priorité. Faire éclater en mille éclats cette foule que les combats avaient formé, voilà la première chose à faire. Un ordre à rétablir, à la place de ceux qui devraient le faire. Un regard jeté vers les gardes, bref, visant à le leur faire comprendre. Parce qu’elle pouvait être rabat-joie, Asya. Mais elle n’accepterait pas ce genre de comportements, et ne comprenait d’ailleurs pas les rudiments de ceux-ci.

Alors, elle les avait fait déguerpir, seulement. Et nul besoin de cosmos pour cela. Car les paroles en étaient d’autant plus tranchantes, tel un couteau venant d’être aiguisé par le chasseur. Des châtaignes qui tentaient de scruter, de découvrir. De dévoiler, également. Puis une main, s’attardant finalement sur ce bras aux étranges tatouages. Autant que cet homme… Des doigts qui détaillaient chaque centimètre de cette couleur pâle à la signification inconnue pour celle dont les coutumes étrangères demeuraient un parfait mystère. Et la curiosité : celle d’en découvrir justement plus sur ces terres inconnues, sur ces paysages qu’elle ne saurait percevoir de ses propres pupilles dont l’éclat faiblissait d’année en année.

« Vous ne dérangez personne ? Allez donc dire ça à ceux qui doivent supporter ces cris et ces râleurs par la suite. »Un soupir. « Vous sentez l’alcool, Général. Un bain aurait effectivement pu être utile, mais pas que… » Un index tendu, indiquant sa propre bouche du doigt.

Le dilemme de ne pas savoir s’il fallait en rire, se moquer gentiment ou seulement être exaspérée par la situation. Parce que, cet homme, il n’avait pas l’air d’être l’un de ses enfants à qui l’on confiait peut-être trop vite une Scale, à qui l’on confiait sans doute trop vite des responsabilités trop lourdes à porter. Non. Lui, il semblait avoir plutôt de la bouteille en fait, et pas qu’un peu. Et surtout, dans tous les sens du terme. Une remarque qui faisait d’ailleurs doucement sourire la future magicienne. Douce attention portée par l’illusion d’un souvenir envolé.

« Et d’ailleurs, pour replacer les choses dans leur contexte, je n’ai aucun doute sur le fait que vous soyez conscient de vos actes, Général. Mais n’avez-vous pas d’autres obligations ? Les apprentis peuvent s’entraîner seuls. Et c’est ce qu’ils feront, s’ils sont réellement décidés à progresser. Parce que les aînés tels que vous, les gardiens de piliers, ne serez pas toujours derrière eux si jamais quelque chose devait arriver » Une pause, avant de reprendre « Se préparer au combat avec un autre, c’est bien. Mais faut-il encore apprendre à savoir se débrouiller, non ? » Simple question.

Une vision des choses qui n’était pas forcément partagé par tous, et probablement était-elle sujet à quelques disputes, si la jeune femme voulait bien y prêter un minimum d’attention. Qu’importe. Une façon de procéder assez classique, pour celle qui préférait que le domaine du Dieu des Mers ne subisse plus de pertes. Sombre utopie, guidée par une confiance aveugle envers ce peuple, mais surtout son dirigeant. De quoi la perdre, cette mère déchue, dans ce cycle infernal de la vie d’homme faible.

Des bras croisés, tandis que cette main se baladait sur ces peintures presque mystique. Ce n’était pas le but premier de la manœuvre, qui visait à l’emmener plus loin, mais la vue de ceux-ci la rendait curieuse, en effet. Les traces d’un caractère d’enfant qu’elle aurait cru disparut depuis bien longtemps déjà. Et pourtant, elle les touchait ses marques, les frôlaient du bout des doigts, en femme tactile qu’elle était. Certains hurleraient d’ailleurs à la qualification de fille facile, s’ils prenaient connaissance de ce passé qui était sien. Ses amers pêchés. Des pêchés que l’on croirait presque envolés, à tort.

« J’ai jamais vu ce genre de peinture avant… D’où ça vient ? » Demanda-t-elle, une lueur dans les yeux, telle celle dans les billes d’un enfant devant une friandise. Naïveté d’une méconnaissance du monde. « Et c’est effectivement très malin de me raconter tout ça, Général. Maintenant, quelqu’un le connait, votre secret » Un rire étouffé par une main devant sa bouche. « C’est bon, ne paniquez pas. J’irai pas vous balancer. Ni pour ça, ni pour l’alcool » Parce que ça ne me concerne pas. Plaisanterie d’une jeunesse illusionnée.

Une conversation qui devenait légère. Une chose qui n’était pas forcément à l’habitude de la blanche, qui, malgré sa proximité physique avec les autres, se faisait plutôt discrète sur sa façon d’être. Un être réservé, une femme de l’ombre. Mais il y avait certaines personnes avec qui se genre de comportement n’était pas nécessaire. Et sans doute n’était-elle pas aussi réservée que ce qu’elle le serait d’ici quelques années. Une mère plus jeune, plus fougueuse aussi, en un sens. Peut-être plus détendue, quelque part. Doux paradoxe entre un comportement et une pensée fantôme.

« J’ai l’air d’une néréide ? Vous êtes sûr que votre vue est correcte Général de Chrysaor ? » Une plaisanterie de mauvais gout, pour celle qui, un jour, ne verrait plus. Un air faussement vexé, aussi. Puis des traits devenant plus sérieux. « Asya, c’est mon nom. Asya Lazarov. Apprentie, arrivée au sanctuaire depuis un an environ » Une mine sombre, un instant, qui disparut aussi tôt. Puis un murmure : « Un an déjà… ».

Un silence, puis une main s’éloignant pour mieux reprendre place sur son bras. Un caractère fort, une réflexion relativement drôle lorsque l’on y pensait. Lui qui trouvait cette femme en face de lui d’une telle manière, qu’aurait-il pensé de l’ancienne Asya ? Celle qui n’était qu’un casse-cou, qui allait toujours au-devant des dangers, amatrice de sensations forts ? Ou était-elle passé, cette jeune femme issue de sa mémoire ? Aujourd’hui, ne demeurait plus que ce honteux simulacre.

« Mais dites-donc, Général. N’avez-vous pas des choses autrement plus intéressant à faire que d’interroger une jeune femme de la sorte ? » Une paire de billes dérivant rapidement sur le torse « Vous n’avez pas l’air en service… Si vous l’êtes, essayez de remettre votre armure, ça nous évitera ce genre de problème, et je n’aurais pas à vous courir après ! » Des marrons arrivant finalement à se planter dans les yeux de l’homme « Compris ? »

Une femme qui agissait comme une mère, malgré tout. Parce que c’était ancrée en elle, désormais. Parce qu’elle avait beau tenter, rien n’y faisait : la blanche ne pouvait se défaire de cette emprise. Elle, la mère indigne. Des paroles qui sonnaient comme une douce plaisanterie. Ô quel exquis et mélodieux mensonge.



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Zaveid


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MessageSujet: Re: [Terminé] SSM - Juin 1752 [PV Asya]   Ven 14 Avr - 9:54

Oups? Ramenant sa main devant sa bouche pour pousser un "raaah" qui lui fit froncer le nez, Zaveid devait reconnaître qu'il aurait pu faire un effort là dessus - m'enfin rappelons qu'à cette époque, le dentifrice n'était pas trop de mise! - et il se contenta de hausser des épaules tout en écartant légèrement les bras pour que la demoiselle puisse voir ses tatouages. Pour sûr qu'elle paraissait curieuse la petite, mais il en avait l'habitude. Ces tatouages étaient un rituel propre à son ethnie et à son temple, donc même quelqu'un ayant été en Inde pouvait ne pas les connaître... malgré tout, il n'aimait pas trop cette manière qu'elle avait de lui donner des ordres, et il n'aimait pas non plus sa façon de voir les choses quant à son rang

«Que je sache, ça ne te regarde pas si j'ai des obligations ou non. En tant que général, je dois garder mon pilier en cas d'attaque. Si attaque il y a, tu crois pas que je pourrai le sentir? En dehors de ça, tant que je n'ai pas de mission de Poséidon, je suis libre d'entraîner les jeunes recrues... il faut bien que notre dieu ait une armée digne de ce nom, et les laisser se débrouiller tout seul ne va pas aider!» non mais hé! Il fit une petite moue boudeuse, mais ce n'était pas très méchant. «bon après t'as pas tort qu'ils pourraient s'entraîner tous seuls aussi... mais c'est moins drôle!»

Na!

Bref, elle vint s'interroger un peu sur ses marques, il lui expliqua qu'il s'agissait du cheminement de ses chakras dans son corps, mais il fut surpris qu'elle ne connaisse même pas le principe de tatouage? Il en avait pourtant vu bien d'autres au cours de ses voyages, bien que c'était surtout dans les îles polynésiennes...

«C'est pas de la peinture, c'est de l'encre. On trempe une aiguille dans de l'encre pour la faire passer sous la peau. Ça prend des heures pour faire un truc pareil...» et faut bien serrer les points car quand on grandit sinon, ça fait pas beau! En tout cas, elle avait un sacré franc parler, et il s'interrogeait sur la question... non, ce n'était pas une néréide, bon c'était une bonne nouvelle en soit, car ça voulait dire que qui qu'elle soit, elle était sous son grade, il ne risquait donc pas grand chose! Un petit roquet qui pouvait aboyer quoi... maaaaais il n'était pas du genre à abuser de son grade par contre, donc il se contenta de mettre les mains derrière la tête avec un sourire en coin alors qu'elle lui donnait des ordres?

«Désolé maman! J'ai pas envie. Je n'aime pas porter mon écaille quand je ne suis pas en service. Les gens me font des courbettes et me parlent avec des "monsieur" à tout va, ou "mon général", un peu comme tu fais là... Je m'appelle Zaveid, ça va surement te décevoir, mais c'est comme ça, je suis Général de Poséidon quand mon dieu m'en donne l'ordre. Le reste du temps, je suis un homme.» il se pencha en avant pour planter ses yeux dorés dans les prunelles de la demoiselle avec un sourire en coin «un homme qui a soif, d'ailleurs! À force de te raconter ma vie, j'ai la gorge sèche! On va boire un verre?» il leva alors les mains comme si elle le tenait en joue «promis si t'es le genre petite fille sage, on ne boira que du jus de raisin!»

Oui, il la narguait un peu! Mais mine de rien, ils n'allaient pas rester plantés là dans ce terrain vague, maintenant que la bagarre était finie! Surtout que bon, il disait "petite" parce qu'elle était plus petite que lui en taille, mais elle ne paraissait pas spécialement plus jeune! Il ignorait aussi qu'employer le terme "maman" n'était peut être pas adapté, ce n'était pas voulu... en tout cas, il attrapa sa veste qu'il avait jetée par terre mais ne l'enfila pas, il la garda juste sur son épaule avant de commencer à se diriger vers les tavernes

«Allez viens... je suis curieux d'en apprendre plus sur cette apprentie qui tient tête à un général et sur l'écaille que tu pourrais convoiter!» après tout, qui sait, elle se retrouvera peut être sous son commandement un jour hein? Un petit capitaine? Ou alors, un futur général? Vu son caractère, elle pourrait bien y parvenir si son cosmos était à la hauteur de son franc parler.
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Asya Leskov


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MessageSujet: Re: [Terminé] SSM - Juin 1752 [PV Asya]   Lun 17 Avr - 18:06

Une envie de rire à la constatation de cet homme qui sentait l’odeur de son propre corps, retenue. Puis une vue dérivant rapidement vers ces étranges tatouages alors même qu’il pestait d’ores et déjà sur les quelques paroles auparavant prononcées par la blanche. Des paroles sans doute mal interprété par le ton que pouvait parfois prendre la jeune femme, de manière purement inconsciente : cette voix autoritaire qu’aurait une mère avec son enfant. Sale habitude, conservée malgré l’année déjà écoulée. Un temps qui passait vite, autant que la mémoire filait, sombrant peu à peu dans l’inconscient. Haussement d’épaule, à peine perceptible. Visiblement, il était le genre d’homme à la fierté sans doute trop grande pour un corps, une âme. Des points de vue qui différaient, également. Et cette mine boudeuse qu’elle trouvait en parfaite adéquation avec le personnage devant ses yeux, contre toute attente. Une question qui se posait sur les obligations des Généraux, parce qu’elle n’en avait croisé que très peu depuis son arrivée. Sans doute étaient-ils tous occupés à droite à gauche, gardant leurs piliers respectifs. Protéger le domaine du Dieu, tel était la mission des porteurs de Scale n’est-ce pas ? Naïveté d’une mauvaise connaissance des faits, qui changera plus tard, certainement.

« Et si l’ennemi peut cacher son cosmos, seriez-vous toujours autant capable de le détecter ? » Demanda-t-elle naïvement. « Tant que cet endroit demeure ce qu’il est actuellement… » Simple murmure, avant de reprendre d’une voix plus sobre, dans un mélange de sérieux et d’une envie de rire. « Certes, Général. Certes. Mais une armée digne de ce nom ne se créée pas par l’assistanat des hauts rangs envers les plus jeunes d’entre nous. Ils ont besoin de se forger eux-mêmes, pas qu’on leur mâche le travail… Même si c’est effectivement moins drôle pour vous, j’imagine » Les façonner à votre image...

Des mots prononcés avec cette lueur riante dans le regard. Simple question de point de vu, en somme. Elle, préférait s’entraîner seule afin de ne pas s’appuyer sur ces anciens qui voguaient probablement vers d’autres occupations. Parce qu’elle apprenait de ses propres erreurs. Parce que cela l’obligeait à réfléchir d’elle-même à ce qui n’allait pas. Parce qu’il fallait redoubler d’efforts, aussi. Mais également pour une question de tranquillité, et pour ne pas que l’essence d’un autre influe sur ses futures techniques, ni sur sa façon d’aborder un combat. Un état d’esprit qui lui appartenait. L’idée d’être totalement maître de ses techniques, d’aller aussi loin que possible dans la création. C’était ça : voir jusqu’où elle pourrait aller seule, savoir où se situait ses limites. Autant celles de l’âme que celles du corps, d’ailleurs.

« Des heures ? Pourtant, on dirait que cela prend des jours, surtout avec une aiguille non ? Puis l’encre et la peinture… C’est pareil dans le fond… Juste une question d’incrustation. » Haussement d’épaule spontané, presque innocent. « Mais c’est quand même fou, ce que certains arrivent à faire avec aussi peu de matériels. » Intérêt grandissant, assurément. Curiosité au-delà de tout.

Pas de questions concernant la douleur. Parce que les quelques mots introduisant la façon dont cette encre passait sous la peau en disait suffisamment long sur le sujet. Des doigts qui continuaient d’ailleurs à passer et repasser sur ces traits de couleur dessinés sur cette peau. Tout bonnement fascinant. Des billes qui passaient d’un point A à un point B. Une tête se relevant par moment afin d’observer l’homme, pour finalement retourner sur ces colorations peintes. Jusqu’à ce que, finalement, ce soit lui qui se penche en avant, obligeant un nouveau face à face visuel. Vision pas forcément déplaisante, fallait-il l’avouer. Puis des mains se levant en l’air, un instant, accompagné d’un air taquin. Le genre d’impression qui narguait, qui défiait peut-être également. C’était en tout cas la façon dont Asya percevait la chose, et cela la faisait étrangement rire, de voir un tel homme dans les rangs de Poséidon. Une mixité complète.

« Que vous le vouliez ou non, vous restez un Général, Zaveid. Normal que tout le monde fasse des courbettes, même si c’est pas vraiment l’genre de certain ». Une Asya qui se lâchait, faiblement. « Et si ce Général a soif, peut-être oserais-je lui indiquer l’emplacement d’une taverne, ma foi plutôt pas mal. Autant dans l’ambiance que dans ce qu’elle sert, bien entendu, en espérant que ce que vous me proposez ne relève pas d’un simple jus » Un rire. Allure taquine.

Et pourtant, ce mot, ce « maman » n’était pas passé dans l’oreille d’une sourde. Seulement, la jeune femme avait préféré faire comme si rien n’avait été perceptible par son sens. Parce que l’ambiance était plutôt légère, actuellement. Parce qu’elle ne voulait pas ressasser cela maintenant. Elle avait les entraînements, pour faire ressortir toute cette frustration, ces quelques remords traînant dans un coin de cette tête bien pleine d’ordinaire. Futiles pensées, qu’elles s’en aillent.

Des yeux observant cette masse récupérer un vêtement précédemment à terre, se dirigeant vers quelques rues où se trouvaient des tavernes, lançant quelques nouveaux mots à son égard. Une bouche rieuse, un instant, tandis que quelques pas rapides furent faits afin de rattraper l’homme et attraper le tissu, tirant dessus afin d’attirer l’attention de cette personne sans doute un peu trop curieuse.

« J’en dirais plus, Général. Mais pour ça, faudrait déjà aller du bon côté ! » Un doigt indiquant une direction située plus sur la gauche. « C’est par là, au coin de la rue. Parfait non ? »

Bon, et pas loin. C’était parfait pour eux. Mais bon, dans le fond, si le dénommé Zaveid avait connaissance d’une meilleure taverne pour se remplir la pense de ce liquide enivrant et guérisseur, pourquoi pas ? Des bruits de chaussures reprenant leur route, jusqu’à parvenir devant ce camarade de beuverie. Un corps se retournant afin de lui faire face, laissant ses jambes la guider à l’aveugle, marchant à reculons sans prendre le temps d’observer ce qui se trouvait derrière elle, si ce n’était ces mains désormais jointes dans son dos.

« Mais dites-moi donc Général, comment êtes-vous arrivé sur les terres de Poséidon ? D’où vient votre envie de combattre sous son drapeau d’océan ? Quelle en est donc la limite ? » Curiosité sans nom. « C’est qu’on voit pas beaucoup de gens comme vous, dans l’coin. » Les Généraux, cette espèce rare dont les Scales étaient certainement très largement convoitées par certains. Mais pas elle.

Des questions bien plus intéressantes que celles la concernant. Parce que la blanche n’avait jamais réellement réfléchi à une possible écaille qu’elle pourrait convoiter. Parce qu’elle ne voyait pas les choses de cette manière, Asya. Un dos qui, après quelques mètres, se cogna ainsi contre ce qui semblait être une porte. Mouvement bloqué, jusqu’à ce qu’une main dans ce dos ne tente de trouver la poignée de l’entrée.



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MessageSujet: Re: [Terminé] SSM - Juin 1752 [PV Asya]   Mar 18 Avr - 15:12

Décidément, cette petite était vraiment bizarre! Mais Zaveid aimait la bizarrerie, chacun devait être différent et vivre sa vie comme il l'entendait! Voir quelqu'un qui ne semblait pas disposé à rentrer dans un moule était toujours chouette! Malgré tout, il devinait à ses paroles qu'elle n'avait jamais eu de mentor, et en cela, il trouvait ça triste. Il supposait alors qu'elle devait encore en être à un stade d'utilisation du cosmos assez instinctif, c'était souvent le problème quand on n'avait personne pour vous expliquer clairement comment le contrôler. Certains pouvaient être naturellement doués et ainsi apprendre par eux-mêmes, mais il valait mieux avoir quand même quelqu'un pour vous montrer un tant soit peu la voie.

Malgré tout, la dame semblait savoir ce qu'elle voulait, et il ne comptait pas lui apprendre comment... euh, ben comment apprendre! Il sourit alors qu'elle le tripotait presque ouvertement, de toute évidence, ses tatouages l'intriguaient vraiment! Il pouffa juste de rire alors qu'elle imaginait qu'il avait fallu des jours pour dessiner tout ça, mais il hocha de la tête de gauche à droite

«Nop. La tradition veut que les marques soient faites au cours d'une seule journée. Mais ils s'y mettent à plusieurs pour être surs d'y arriver à temps!» chacun un côté en quelques sortes.

Malgré tout, la conversation semblait plutôt bien engagée. Il n'avait pas répondu concernant cette histoire de Sanctuaire menacé... croyait-elle vraiment que les Généraux étaient les détecteurs de mouvements? Elle avait encore bien des choses à apprendre sur le Sanctuaire, le cosmos de Poséidon lui-même protégeait cet endroit, seuls les élus pouvaient entrer sans risquer sa colère, et si quelqu'un tentait de forcer le passage, il ne pourrait pas en taisant son cosmos. C'était tout simplement impossible. On ne pouvait ainsi passer la protection du Dieu des Mers sans y mettre le prix! Elle finirait par le savoir, tôt ou tard.

Il récupéra sa veste et l'invita simplement à aller boire un verre, vu qu'elle semblait à cheval sur les règles, il proposait même d'être sage et de se contenter de jus de fruits, mais elle avait de toute évidence un côté espiègle malgré ses belles paroles, car elle paraissait peu enthousiaste à l'idée de rester sage!

«Tu me plais, toi! » c'était dit en tout bien tout honneur, certes, elle était bien jolie et il en ferait bien son quatre heures, mais là, ayant les idées à peu près claires, il était surtout d'humeur conviviale et avait envie de passer un bon moment simple... fallait espérer qu'il ne boive pas trop pour qu'il reste dans cette optique! Habitué à aller à la taverne des deux sirènes, il avait pris machinalement un chemin et se fit attraper par sa veste pour prendre la bonne direction

«Oups? Oh? Tu veux aller à la Taverne des Chimères? Pourquoi pas...» oui, il connaissait aussi l'endroit, bien sympa! Ils y affichaient la plupart des créatures marines de la mythologie, le Dragon des Mers, le Kraken, ou Chrysaor justement, y étaient mis en avant! Pour ça d'ailleurs qu'il n'y mettait pas souvent les pieds! D'autant que dans la mythologie, sa forme n'avait jamais été très précise, passant du sanglier ailé au soldat géant armé d'une épée - quelle poisse qu'on ait pu penser qu'il maniait l'épée lui! - donc il y avait plusieurs représentations de son écaille, mais toujours aux côtés de celui qui aurait du être son frère, Pégase.

Ils avançaient dans la ruelle, la jeune dame marchait à reculons, ce qui lui laissait penser qu'elle n'était guère motivée à le lâcher des yeux! Il faisait donc de même, une main tenant sa veste sur son épaule, l'autre dans son dos avec ce même air amusé. L'impression d'être un adolescent en train de flirter, c'était assez rigolo! Et c'est qu'elle était curieuse la miss! Il affichait cet éternel sourire qui se voulait peut être un poil charmeur, après tout, c'était flatteur d'être ainsi le sujet de curiosité d'une gente demoiselle!


«Serais-je le premier Général que tu croises?» son regard ne se posa même pas sur la porte qui se rapprochait, il ne comptait pas la prévenir de son regard, il ne la quittait pas des yeux. Jusqu'à pouffer de rire lorsqu'elle toucha le bois, penchant la tête sur le côté pour lui faire un clin d'œil taquin «Va falloir apprendre à avoir des yeux dans le dos!»

Il continua de marcher alors qu'elle cherchait la poignée, si elle ne se dépêchait pas de la trouver, il allait se retrouver collé à elle! Mais finalement, elle ouvrit la porte à la seconde où le torse nu du Général effleura sa poitrine et qu'elle put ainsi entrer dans la taverne «c'était juste dis donc! Y'a failli avoir un accident!» il entra à sa suite, grimaçant devant le portrait mythologique de Persée coupant la tête de la Gorgone pour laisser jaillir Pégase et Chrysaor en version humaine tenant une épée, puis il fit signe au tavernier pour qu'il lui serve la même chose que d'habitude, de l'hydromel! C'était son petit péché mignon!

Il alla s'installer à une table et attendit que la dame fasse de même devant lui, les coudes posés sur la table, la veste jetée nonchalamment sur le banc

«Bien.. c'est donc le moment de l'interrogatoire, c'est ça? Donc pour commencer, ça doit bien faire quinze ans maintenant que je suis au Sanctuaire, mais contrairement à toi visiblement, j'ai eu un mentor qui m'a appris à maîtriser mon cosmos, et notamment à l'utiliser tout en faisant usage de quelques armes!» fort heureusement, dans cette taverne, il y avait aussi une représentation pure et simple de son écaille, la lance de Chrysaor bien en évidence... il la désigna de l'index avec un air amusé «mais il fallait croire que j'étais destiné à obtenir cette écaille, car j'ai toujours été beaucoup plus doué avec les lances!»

Son regard s'assombrit alors qu'il baissait les yeux sur ses mains «enfin... avant du moins.» il fronça les sourcils, alors que tout se passait bien depuis quelques heures, voilà que son amertume et sa colère semblaient refaire surface. Il trembla un peu, puis leva les yeux vers le tavernier, sa voix avait un peu changé
«HEY? Ça vient?» il y eut un bruit de vaisselle qui tombe, puis des bruits de pas, on se précipitait un peu en cuisine, pour sûr. Il prit une profonde inspiration mais refusa de regarder à nouveau la jeune femme dans les yeux pour le coup

«Bref... j'ai passé quelques années au Sanctuaire avant d'avoir mon écaille. Jusqu'où se porte mon territoire? J'en sais fichtre rien. Je suis entouré de l’Antarctique, du Pacifique et de l'Atlantique il me semble... mais je sais pas, je suppose qu'on doit avoir une sorte d'instinct naturel pour connaître nos frontières, car on s'est jamais frités par rapport à un conflit de territoire ou autre. Ou alors on s'en fiche, du moment qu'on dégage l'intrus qui vient squatter nos mers.»

Une serveuse arriva vite avec une carafe d'hydromel et un verre, Zaveid s'en servit rapidement une belle rasade, levant son verre à l'attention d'Asya, mais toujours en fuyant son regard désormais
«Santé... bon et toi alors? Tu cherches quoi par ici? Tu as déjà choisi l'un de ces monstres?» dit-il en plaisantant et désignant les nombreux tableaux des lieux... il but son verre d'une traite, et s'en servit un autre. L'amertume transpirait dans chaque mot désormais.
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MessageSujet: Re: [Terminé] SSM - Juin 1752 [PV Asya]   Ven 21 Avr - 14:16

Vraiment intéressant, cet homme. C’était là, la pensée qui occupait l’esprit de la blanche femme, tandis que la conversation se poursuivait en un rythme qui lui était propre. Des sujets qui venaient, pour mieux repartir. Des curiosités en tout genre, aussi. Et, plus que tout cela : un étranger. Une personne ayant visiblement une habitude du voyage, compte tenu de l’emplacement de son pays natal. Plutôt, le trajet pour arriver au Sanctuaire sous-marin lui avait probablement permis de percevoir bon nombre de paysages encore inconnue pour celle qui exécrait les navires. Et cette curiosité, c’était ce qui importait à Asya, c’était ce qui la caractérisait : ça et son caractère encore un peu trop franc, semblait-il. Mais qu’importe. Parce que le désir de l’apprentissage était bien supérieur à tout cela, bien plus enivrant que toutes les autres possibilités à potentiellement envisager. Et c’était pour cela qu’elle les écoutait attentivement, ces mots concernant l’histoire de ces tatouages : ceux qui mettaient en avant la tradition d’un peuple méconnu de ses services. Parce qu’elle était constamment guidée par cette soif de connaissance.

Un hochement de tête, affirmatif, à l’entente de ces précisions. Et une remarque absente concernant les Généraux qui n’était pas relevée plus que cela. Elle n’était pas à relever d’ailleurs, plus simplement. Chacun à son travail, et les moutons seraient bien gardés, n’est-ce pas ? Le principal demeurait la protection du domaine, afin qu’un jour les nouvelles générations puissent reprendre le flambeau, et continuer ainsi jusqu’à ce que cette bille d’eau et de terre ne cesse de tourner. Et, effectivement, peu importait ce que faisait cet homme de son temps libre, tant qu’il réponde à l’appel des mers lorsque celui-ci sonnait de cette douce cloche annonciatrice de malheur. Peut-être.

Une veste récupérée, et bien vite tirée par ce petit bout de femme qui tentait d’attirer son attention vers un tout autre endroit. Un simple sourire, répondant à ces quelques mots empreint d’une certaine malice, certainement. Une remarque partagée, en un sens, tacitement dévoilée. Parce qu’il était intéressant, cet homme. Quant à savoir si l’apprentie était davantage concernée par le contenu de ces paroles qui revenaient à son oreille tel une douce mélodie, ou par cette haute apparence de part cette taille qui lui donnait cet air d’être un géant, elle-même l’ignorait. Pour le moment, sa seule envie était d’aller faire un tour dans les tavernes en sa compagnie afin de continuer toutes ces discussions aux multiples sujets. Et, au final, le lieu n’importait que peu en lui-même. La finalité dans ce geste relevait principalement de ce désir d’en savoir plus, et au plus vite. Et c’était exactement pour cela que la taverne la plus proche faisait l’affaire. Peu importait sa décoration, ou ce qu’il pouvait bien y avoir autour. Les liquides n’y étaient pas particulièrement plus mauvais qu’ailleurs, et la proximité la rendait rentable.

Une avancée qui se faisait alors à reculons, d’une humeur plutôt taquine, afin de continuer à fixer cette masse imposante d’homme. Une impression qui s’en dégageait, à laquelle la blanche aux mèches d’ivoire ne prêtait pas la moindre attention. Quelque chose qui aurait pu faire remonter quelques souvenirs d’une époque déjà bien et bel révolue, de ce qu’elle pensait en tout cas, mais ce n’en était pas le cas. Pas le moins du monde. Puis une porte bloquant l’avancée de ce corps fébrile. Mine surprise, l’espace d’un instant. Parce qu’elle ne l’imaginait pas si proche, ce bout de bois. Puis une main cherchant à enclencher la poignée, sans pour autant se retourner.

« Vous auriez pu me prévenir quand même, que la porte était si près » Insinua-t-elle, à demi rieuse. Amusée par ces comportements d’adolescents. « Mais oui, disons qu’on en croise pas beaucoup dans l’coin, des Généraux. Une espèce rare n’est-ce pas ? » Affirmation sur le ton humoristique, presque léger. « Surement tous occupés à la jouer paternel avec les apprentis » Haussement d’épaule, en cette taquinerie faisant référence aux évènements survenus plus tôt sans la moindre honte, sans détour.

Des corps qui se rapprochaient l’un de l’autre, dans cette restriction intimée par cette porte toujours fermée, d’une poignée introuvable. Pas que cela en était gênant, pas vraiment, d’ailleurs. Seulement, elle l’attendait, cette boisson, cette discussion. Tout, en fait, à peu de choses prêts. Puis finalement, une ouverture se faisant, alors même que les torses semblaient vouloir se frôler ne serait-ce qu’un instant. Proximité qui n’était pas passé loin. Aussi, un simple sourire dessiné afin de répondre à ces quelques mots prononcés avant que l’un et l’autre ne pénètrent dans cette pièce un peu plus sombre. Le temps que les yeux s’habituent, puis un regard tourné vers le Général qui grimaçait. Déformation non relevée pour le moment, parce qu’elle aurait tout le loisir de le faire plus tard, cette sans gêne d’apprentie. Puis, une place rapidement trouvée, dans un coin de la salle. Une veste jetée, et des regards tournés vers cet homme au torse dévoilé. Un rire aussi, celui d’Asya qui s’amusait de la scène se déroulant là. Aussi, une écoute, celle de l’homme qui déballait son histoire tel un enfant ouvrant un cadeau. Pas le moindre tabou, semblait-il. Et c’était tant mieux, parce que les tabous laissaient généralement cet arrière-gout salé dans les gorges de ceux qui écoutaient, autant que de ceux qui parlaient, d’ailleurs. Enfin, ce son plus fort, et cette vaisselle s’écrasant au sol, après que ce regard n’ait changé quelques instants. Un regard, mais aussi une attitude. Et, toujours, ces paires d’yeux tournés vers lui.

« Eh bien, on peut dire que vous attirez les regards Général ! » Une tentative pour détendre l’atmosphère. « Effectivement, je n’ai aucun mentor ici. Et autant dire que je n’en cherche pas particulièrement, en fait » Haussement d’épaule. « Quinze ans… Le temps passe vite n’est-ce pas ? » Bien trop vite… « Les armes… n’est-ce pas… Dois-je comprendre que vous exceller dans l’art des armes ? Peut-être un jour pourriez-vous m’apprendre. » Quelques mots, prononcés à la légère, avant de reprendre un air plus sérieux. « Et donc, que s’est-il passé pour que cette pratique ne relève plus que de l’avant ? » Une pause, silencieuse. « Et regardez-moi quand nous parlons, Zaveid. »

Un nouvel arrêt dans cet élan de bavarderie, levant le verre qui venait de lui être servie. Ce contenant d’eau de vie, qui s’en allait rejoindre celui d’hydromel le temps d’un son cristallin, avant de parvenir finalement jusqu’à ses lèvres. Quelques gorgées furent ainsi prélevées. De toute manière, son entrainement était terminé pour la journée, alors elle pouvait bien s’accorder ce petit plaisir. Une fois de temps en temps…

« J’imagine que nous commençons tous au même point, après tout. » Lâcha-t-elle dans un bruit de verre se posant sur la table. « Le principal, ce n’est pas tant de savoir jusqu’où s’achève un territoire et où commence l’autre, c’est plutôt que personne non désirée ne s’y aventure, non ? » Un faux problème, en somme. « Disons que j’ai simplement saisi la chance que l’on m’a accordée, enfin je crois ». Un soupir. « Cela doit faire une année que je suis ici, que j’ai quitté l’Empire Russe, quelque chose comme ça. Très honnêtement, je n’ai pas compté » J’ préfère pas. « Ce qui est bien, c’est qu’il y a pas mal d’endroits tranquilles et peu fréquentés, c’est l’idéal pour s’entrainer. » Nouvelle gorgée, entre deux phrases prononcées. « Quant à ce que je cherche, me rendre utile, probablement. Je n’irai pas jusqu’à parler de dette, car même s’il est vrai que je me sens redevable, ce n’est pas réellement ce qui détermine mon appartenance au groupe, en fait. » Un regard se posant brièvement sur les tableaux. « Pas vraiment. Mais qui sait, peut-être prendrais-je votre place un jour » Un rire pouffé, par l’absurdité même des propos tenus. « Ne paniquez pas, j’plaisantais. Honnêtement… Je ne sais pas. A mon sens, c’est l’écaille qui choisit son partenaire, et non pas l’inverse. Alors, autant ne pas tenter de trop se projeter. Ce que j’ai actuellement me suffit amplement. Il y a un temps pour tout, parait-il. Et pour l’instant, ce temps est à l’entrainement, au progrès. » Une paire de billes brunes se reportant dans celles dorées de son interlocuteur. « Ces tableaux ont l’air de vous déranger, j’ai tort ? Vous auriez pu me le dire… Nous aurions pu aller ailleurs, dans ce cas »

Un regret, ou quelque chose s’en rapprochant. Asya ne savait pas vraiment, en fait. Et, tout ce qu’elle pouvait faire en ce temps, c’était commander deux nouvelles boissons à la serveuse qui passait par là, tant les contenants s’avéraient déjà presque vidé de leurs liquides. L’une d’hydromel, puisque le géant immaculé semblait l’apprécier, l’autre d’eau de vie. Probablement était-ce là tout ce qu’il y avait à faire, pour le moment : s’alcooliser un peu. Ça, et se montrer bavard. Un peu.


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Dernière édition par Asya L. le Ven 21 Avr - 20:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Terminé] SSM - Juin 1752 [PV Asya]   Ven 21 Avr - 18:53

Le ton de la conversation avait un peu changé. De mauvais souvenirs revenaient en mémoire, Zaveid fuyait un regard trop heureux peut être, il n'était plus d'humeur d'un coup. Il écoutait tout de même ce que la belle avait à dire, et il haussa un sourcil lorsqu'elle lui parla de son expérience sur les armes, il afficha un air presque blasé en la regardant un bref instant avant de tourner encore les yeux, fronçant un peu du nez, il voulait plaisanter sans être d'humeur à ça, assez paradoxal il fallait le reconnaître!
«Tu dis que tu ne cherches pas de mentor, mais tu veux que je t'apprenne à manier les armes? Très logique... mais oui, je sais manier à peu près tout, épée, arc, même hache et fouet en fait...» le fouet, c'était surtout marrant pour se hisser quelque part, même si contrairement à ce que l'on pourra voir dans les films d'ici quelques centaines d'années, on ne peut pas le dérouler aussi facilement une fois qu'il est accroché à une branche!

Il but une nouvelle gorgée alors qu'elle s'interrogeait sur la raison pour laquelle il ne maniait plus la lance, et il se tourna brusquement vers elle, d'un air bien plus sérieux, fâché même, en levant sa main qui montrait clairement sa paume brûlée

«À ton avis? Tu ne vois pas que j'ai même du mal à tenir ce foutu verre? Comment tu veux que je manie une lance si je ne peux pas la tenir correctement?» les brûlures l'empêchaient de fermer les poings, ses doigts étaient trop raides, il tenait son verre avec seulement deux doigts à peine pliés, le maximum qu'il pouvait faire à l'heure actuelle. Heureusement, ça finirait par s'arranger un peu avec le temps, mais là, l'événement était trop récent pour qu'il puisse être aussi opérationnel qu'avant.

Il finit son verre et essaya de détourner la conversation, cherchant plutôt à en savoir plus. Elle essaya de plaisanter un peu, jouant sur la possibilité qu'elle devienne le prochain Chrysaor, mais il hocha directement la tête de gauche à droite

«Non. Tu as peut être le potentiel pour devenir Général un jour, mais pas Chrysaor. Ça je peux te le garantir.» parmi les jeunes qu'il entraînait, il en avait décelé quelques uns qui pouvaient prétendre à cette écaille un jour, s'il venait à tomber. Mais elle, il se dégageait quelque chose d'autre... une aura plus fine, plus subtile, et puis, elle n'était pas indienne. À sa connaissance, on ne pouvait prétendre qu'aux écailles liées à ses origines... comme elle le disait, les écailles choisissent leur porteur, mais encore faut-il être né près du bon océan. En théorie.

Son regard avait du se poser sur le tableau de sa version avec l'épée, chose qu'elle remarqua et il se contenta de hausser des épaules

«Disons que c'est... frustrant. D'imaginer qu'on représente un individu sans apparence véritable. Mon écaille représente un demi-dieu, le fils de Poséidon, tenant une lance. Hors, comme tu peux le voir, en dehors de la représentation de mon écaille là bas, les quelques tableaux mentionnant Chrysaor n'ont rien à voir avec ce qu'il doit être. C'est... déroutant. J'ai l'impression de ne pas trop savoir qui je suis en fait.»

Il est censé représenter le fils de Poséidon, le frère de Pégase aussi qui est un simple chevalier de Bronze chez Athéna. Mais personne ne sait à quoi il doit ressembler. C'était bête surement, mais Zaveid n'était pas tout à fait dans son état normal, il avait déjà perdu une partie de ses forces à cause de ses blessures, il avait le sentiment de perdre peu à peu l'intérêt que Poséidon pourrait avoir sur lui, et ainsi c'était comme perdre son identité.

«Laisse tomber. C'est stupide. Je ne devrais pas m'en préoccuper.» avant, il s'en foutait totalement. C'est depuis son passage sur Death Queen Island que ça le préoccupait. Il prit une profonde inspiration alors qu'on lui avait servi un autre verre et cette fois, il leva un regard toujours sombre vers la demoiselle, essayant de chasser ses idées noires comme il pouvait

«Tu es donc Russe... L'Océan Arctique... Je t'imagine pas trop en Kraken, t'as pas l'air d'un poulpe... peut être un de ses capitaines?» allez savoir comment la plaisanterie lui était venue, mais sa propre blague l'avait fait sourire. Un sursaut de bonne humeur du à l'alcool surement! Il savait que s'il avait eu le Kraken en face de lui à cet instant, il se serait pris une sacrée volée pour l'avoir traité de poulpe! «c'est pas facile de trouver sa voie. J'ai passé pas mal de temps à m'entraîner ici aussi quand je suis arrivé. J'avais pas la moindre idée d'où j'allais, mais on m'a conseillé de me focaliser sur l'Océan Indien. Bien que pour les Capitaines et les Lieutenants, l'origine soit moins importante.» il pouffa de rire alors que son verre était de nouveau vide. La serveuse revint avec deux bouteilles cette fois, comprenant bien que ces deux là étaient partis pour boire un moment. Il se resservit alors, sa main tremblait, preuve que même tenir la bouteille pouvait lui être difficile

«Et puis voilà. Un jour, elle m'attendait, tout simplement. La grande et belle Chrysaor...» son regard se posa sur le tableau représentant l'écaille, on sentait un élan de nostalgie dans son regard, cette sensation qu'il ne pourrait plus jamais la vêtir. Depuis l'incident, il ne l'avait plus portée, il avait envoyé ses capitaines à sa place lorsqu'il devait partir en mission, prétextant ses blessures toujours pas guéries. Combien de temps il pourrait ainsi fuir ses responsabilités? Il ne savait pas trop.

Il but un nouveau verre, semblant s'enfoncer à nouveau dans le silence et la mélancolie, dommage, c'était bien parti pourtant!
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MessageSujet: Re: [Terminé] SSM - Juin 1752 [PV Asya]   Ven 21 Avr - 21:19

Une conversation changeante, au moins autant que les différents tons qui s’élevaient au fil de la discussion et des sujets abordés. Parce qu’elle n’était pas dupe, la jeune mère, et avait certainement déjà jeté un œil discret sur ces mains abîmées sans pour autant prendre le temps de s’attarder dessus. Peut-être parce que cela ne s’avérait n’être qu’un détail, peut-être pas tant que cela d’ailleurs. Peut-être parce qu’elle préférait faire celle qui n’avait rien vu, justement pour ne pas ternir plus que cela l’ambiance déjà bien entamée par les regrets et la gêne. C’était pour cette même raison que l’apprenti avait pris soin de le rappeler à l’ordre lorsque celui-ci préférait regarder ailleurs plutôt que de lui faire face. N’était-il pas un homme, après tout ? Quelque chose de différent, qui n’était pourtant pas notifié à voix haute. Pas la peine. Et, à cela, Asya préférait continuer un temps dans ce mensonge d’inattention.

« En effet. Je ne cherche nul mentor sur tout ce qui concerne la maîtrise du cosmos. C’est une chose que je préfère apprendre seule afin que les habitudes des uns et des autres ne m’atteignent pas, afin que ces techniques que je développerais proviennent exclusivement de mes propres capacités, et non d’un recopié d’un autre, quel qu’il soit » Les rebords d’un verre se portant vers sa bouche, le temps d’une pause. « Cependant, c’est différent pour les armes. Il y a des règles, des façons de faire et ne pas faire, des méthodes pour tenir lesdits instruments, des positions à apprendre pour l’équilibre, pour moins en ressentir le poids aussi, n’est-ce pas ? Et cela, il n’y a que les livres ou les vétérans pour l’enseigner, le partager. S’il y a bien une chose dont je suis consciente, c’est que je suis incapable d’apprendre le maniement d’une arme seule. Il suffit de regarder ma carrure pour comprendre » Finit-elle par ajouter dans un rire à la teinte jaunâtre.

Une fébrile femme. Faible, petite, et cette maladie dissimulée non pas honteusement, mais seulement parce qu’elle ne souhaitait pas la moindre pitié provenant d’un autre. Elle ne l’accepterait pas. Parce qu’elle n’était pas de ces femmes-là, cette blanche. Et pourtant, elle refusait également d’être celle que l’on défendait, et c’était exactement pour cette raison qu’elle voulait apprendre à manier l’arme. Peu importait qu’elle ne l’utilise pas suffisamment, c’était seulement en cas de problème, si la nécessité s’avérait présente. Un cas qu’elle espérait rare, en somme. Puis un regard se posant de nouveau sur ces mains brûlées que Zaveid mettait sous son nez, de cet air sérieux qui ne lui allait pas un seul instant. Des doigts qui peinaient à se refermer, que cela soit sur eux-mêmes ou autour de ce verre rempli d’Hydromel. Une petite main s’en allait récupérer celles de l’homme une fois le verre terminé, afin de toucher plus précisément ce qui semblait être des blessures de guerre, alors même que le changement de sujet s’effectuait. Un contact qui cessait presque aussitôt, alors que celle aux billes brunes reprenait son verre, le touchant du bout des doigts, presque pensive.

« Pour l’instant, je préfère ne pas voir aussi loin. J’ai trop souvent brûlé les étapes par le passé pour me le permettre de nouveau aujourd’hui. Peut-être le serais-je un jour, peut-être pas. Ce n’est pas une fin en soi, d’être Général, après tout. Que ce soit Chrysaor, Kraken ou un autre, d’ailleurs. Ma voie, j’ai encore le temps pour la trouver. Et probablement que, d’une certaine manière, on me l’indiquera discrètement » Haussement d’épaule, tandis que ses marrons se portaient sur le tableau « Soyons clair, je ne crois pas à toutes ces histoires affirmant que l’écaille choisit son porteur en fonction de son lieu de provenance, mais plus en fonction de ce qu’il y a au fond. En gros, des affinités, des valeurs, des ressentis et bien d’autres encore…Alors, nous verrons bien… Pour le moment, je ne reste qu’une petite apprentie, et c’est très bien comme ça » Des yeux fixant cette image « Au fond, cela importe-il réellement de ne pas connaitre l’apparence véritable de celui que l’on représente ? Ces images n’ont pas pour but d’être fidèle à une possible réalité, seulement de faire travailler l’imaginaire. Un peu comme… ces histoires que l’on raconte aux enfants, vous savez ? » Dieu qu’elle était bien placée pour parler de cela. « Pourquoi s’en préoccuper ? Cette armure, c’est vous qui la portez non ? C’est vous qui faites d’elle ce qu’elle est aujourd’hui, pas ces dessins. Disons qu’elle est simplement ce que vous voulez qu’elle soit, cette Scale » Un sourire, franc.

Un regard suivant celui d’or de cet homme, qui observait cette fois une peinture représentant son écaille. Probablement faisait-il quelques années qu’ils étaient liés, tous les deux. Armure et porteur. Un nouveau verre attrapé et finalement porté aux lèvres au même moment où le supérieur hiérarchique buvait le sien. Des yeux qui observaient désormais en silence, quelques instants. Le temps de percevoir cette nostalgie dans son regard, la même que la jeune femme pouvait avoir lorsqu’elle observait l’horizon : celle qui était mélangée à ce dégoût pour l’eau depuis l’incident, celle qui espérait retrouver ce fils disparu. Ce fantôme des souvenirs. Dangereux inconscient. Un verre fût alors bu dans son intégralité, afin de chasser cette idée de la tête, laissant apparaître une fine couleur rougie sur les joues. La couleur de l'alcool, certainement.

« Oublie ça ma vieille, aujourd’hui t’es là pour boire ... » Un simple murmure, qui ne saurait être entendu.

Puis, finalement, ces doigts récupérant l’une des mains du blanc, la ramenant vers elle cette fois, après qu'il eut posé la bouteille. Une manière de voir d’un peu plus près ces marques d’un passé qui ne semblait pas encore révolu pour ce soldat. Une main qui restait proche du contact de la table, seulement prise dans celle menue de la jeune femme, dont quelques doigts glissaient le long des brûlures, les effleurant.

« Bref, ne changez pas de sujet, Zaveid. Vos mains, qu’est ce qui est arrivé pour que les paumes en soient brûlées ? C’est arrivé quand exactement ? » Demanda-t-elle alors.

Une main qui frôlait toujours celle dont les cicatrices demeuraient. Puis, ce fil blanc, presque transparent s’enroulait alors machinalement autour de celle-ci, créant une légère sensation de froid, tandis que la douleur allait probablement disparaître un instant. Ou pas, cela dépendait sans doute de la réceptivité de l’autre. Un acte non voulu, ceci-dit. Un simple automatisme, un mécanisme d’énergie qui se mettait en place sans qu’on ne lui demande de le faire. Parce qu’il était instinctif, le cosmos d’Asya. Sans doute un peu trop à son gout, d’ailleurs. Si bien qu’elle-même ne se rendait pas compte de ce qui se passait actuellement.


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MessageSujet: Re: [Terminé] SSM - Juin 1752 [PV Asya]   Sam 22 Avr - 9:54

L'argument pour les armes se tenait, Zaveid approuva d'un signe de tête
«Ok je vois. Ben si tu veux. Tu n'auras qu'à venir à mon pilier quand tu voudras que je te forme.» ce sujet là était clos pour le moment, en venaient d'autres plus ou moins plaisants.

Les origines de la belle blanche pouvaient la guider vers l'armure du Kraken, aux yeux de Zaveid, l'origine était assez déterminante pour que l'écaille vous choisisse, bien que les océans étant souvent reliés les uns aux autres, cela pouvait laisser certaines variables. Après tout, la Russie donnait aussi sur la Mer du Nord, voire même sur le Pacifique Nord sur certaines frontières... les pays ne sont apparus que bien plus tard, bien après que ces écailles aient été créées.

Les verres s'enchaînaient, cette Asya semblait vouloir jouer les psychologues, mais Zaveid n'était pas vraiment en état de l'envoyer bouler parce qu'elle fouinait trop sur sa vie. Il se contentait de hausser des épaules, s'enfonçant peu à peu dans ses idées noires sur son avenir incertain. Il ne vit pas le regard de la demoiselle posé sur lui, comme si elle le scrutait aux rayons X, il se contentait de fixer son verre, jusqu'à ce qu'elle se mette à murmurer quelque chose, il fronça les sourcils, n'étant pas sur d'avoir bien entendu, mais c'est là qu'il remarqua son air tout aussi mélancolique que le sien


«Chacun ses démons, hein?» il eut un léger sourire puis avala son verre cul sec avant de se resservir, elle finit par prendre sa main pour voir ses brûlures, il se crispa malgré lui, n'aimant pas qu'on regarde cette marque de sa défaite et de son impuissance. Il n'avait pas du tout envie de répondre à ses questions, mais l'alcool aidait souvent à délier la langue, et la manière dont elle caressait ses paumes... il ne saurait le dire, mais ça lui faisait du bien.

«Début de l'année. Il faut que tu saches une chose... tu vas surement acquérir une puissance phénoménale. Tu pourras transpercer des montagnes, encaisser des coups qui tueraient n'importe quelle créature sur cette planète...» il lui attrapa alors la main, comme pour l'empêcher de continuer son petit manège avec son cosmos - car lui, le sentait et ne voulait pas de ce qui pouvait passer pour de la pitié «mais tu ne pourras pas lutter contre la planète elle-même.» il soupira en gardant la main de la jeune femme dans la sienne. Elle avait la peau douce, bien que marquée par l'entraînement, parfois un peu calleuse là où ses ongles se sont surement enfoncé pour serrer les poings, l'habitude de ses jeux de séduction peut être, il commença à caresser sa paume du bout de l'index «la lave... j'ai eu la mauvaise idée de me battre à flanc d'un volcan en éruption. J'ai eu de la chance que seules mes mains ne soient touchées.»

Il ne la regardait toujours pas. Elle lui avait pourtant demandé, mais il ne pouvait s'y résoudre. Il fixait un point droit devant lui, qui pouvait laisser croire qu'il fixait la poitrine de la jeune femme d'ailleurs... mais il ne regardait pas vraiment. Il finit par se redresser quand même, son air un peu brumeux à cause de l'alcool, et pourtant perçant de celui qui ne voulait pas trop se laisser faire. Leurs mains étaient toujours liées
«Comment es-tu arrivée ici? Naufrage? Tsunami? Tu as sauté dans un tourbillon? Je suppose que tu n'as pas suivi quelqu'un puisque tu dis ne pas avoir de mentor...» quoi qu'il pouvait avoir fait comme son propre mentor, l'amener ici et la lâcher après...
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MessageSujet: Re: [Terminé] SSM - Juin 1752 [PV Asya]   Ven 28 Avr - 17:48

Certainement irait-elle le trouver à son pilier, si l’occasion venait à se présenter un jour. Mais le sujet n’était plus à toutes ces histoires d’entrainement depuis bien longtemps déjà, et sans doute la blanche se laissait un peu aller dans les dialogues. Une allure moralisatrice qu’elle portait, assurément. Le pli d’avoir été une mère durant plusieurs années, cette habitude, ce n’était pas une chose qui pouvait aisément s’envoler. Une discussion à la fois bavarde et silencieuse. Doux paradoxe. Bavarde parce que les voix s’élevaient sans réelle difficulté, dans cette petite pièce. Silencieuse par ce contact visuel qui ne se faisait pas, malgré les multiples demandes de l’apprentie à ce sujet. Ainsi, elle l’observait parfois, afin de tenter de contrebalancer ce manque de communication. Parce qu’elle était tactile, Asya. Mais cela ne s’arrêtait pas au physique à proprement parler, cela touchait également les gestes plus tacites : ceux de la vision.

Puis elle était trop bavarde, même. Bien plus que qu’à l’habitué. Saleté d’alcool, aurait-elle pensé, si seulement elle s’en était rendu compte. Et pourtant, elle continuait encore et toujours, jusqu’à ce que ce murmure ne parvienne à s’échapper de ses lèvres. Boire, se détendre : Elle était là pour ça, après tout. Un sourire, en face, alors qu’il prononçait quelques mots. Un hochement de tête d’une blanche, aussi. Oui, chacun ses démons. Et tous étaient relayés au même niveau, concernant cela.

Des joues rougies, et une main attrapant celle de l’homme. Une crispation perçue, mais ignorée. Acte volontaire. La fierté d’un humain, sans aucun doute. Et les questions continuaient alors, plus pointues, plus profondes, aussi. Probablement n’y aurait-il pas répondu, en temps normal. Et sans doute ne les aurait-elle pas posés, également. Qu’importe : ce qui est fait, est fait. Pensées rassurantes d’une illusion débordante. Sacrée mère qu’elle était, cette Asya.

Puis il y eut cette action involontaire, celle de ce cosmos se manifestant dans une légère brise empreinte d’une certaine froideur, afin de peut-être soulager quelques douleurs du corps, à défaut de pouvoir aider celle de l’âme, de la fierté. Une chose dont la jeune femme n’avait pas conscience, elle qui ne maîtrisait pas encore parfaitement cette énergie nouvelle. Enfin, une main attrapée, mettant fin à cette invocation spectrale. Et un air surpris.

« Hein ? » Ne comprenant pas la raison de cette prise. Puis un soupir, changeant de sujet « Je n’ai pas l’intention de lutter contre la planète elle-même. Cela ne reviendrait-il pas à défier les Dieux, après tout ? » Haussement d’épaule, un verre porté à des lèvres de cette autre main libre « Non, tant que cela ne touche pas le Sanctuaire sous-marin, je n’irai pas lutter contre ». Obéir aux ordres, n’est-ce pas… ?

Une main fixée par ces billes brunes, celle qui tenait la sienne doucement, celle dont les doigts frôlaient cette paume. Des paroles prononcées qui n’avaient pas le moindre rapport avec les actes réalisés à côté. Un regard perçu plus bas, qu’elle ne releva pas plus que cela, si ce n’était peut-être cette rougeur sur les joues, causée sans aucun doute par l’alcool. Peut-être un peu la situation, aussi, admettons. En somme, il s’agissait là d’un jeu qui commençait, continuait même. Un jeu apprécié par les deux protagonistes, quand bien même la discussion ne semblait pas donner une telle impression. Un contraste entre des paroles et des actes, voilà tout.

« Touché. C’est bien ça: un naufrage. » Cracha-t-elle, avant de boire une nouvelle gorgée. « On voulait juste voyager, voir d’autres choses aussi rapidement que possible. Et, au final, ça a marqué le début d’une fin, et d’un renouveau aussi » Un murmure, prononcé entre ces lèvres qui emprisonnaient une fois de plus ce contenant « Quelle sombre blague… » Puis un retour à la normale « Enfin bref, le bateau a essuyé une sorte de tourbillon dans le ciel, et a sombré dans les eaux. Et pouf, je me suis retrouvée seule ici. Sans doute Poséidon s’est-il dit qu’une nouvelle recrue pourrait être utile, que sais-je. Toujours est-il que je préfère m’entraîner seule. Donc non : pas de mentor. »

Des billes embrumées par le pourcentage d’alcool dans son verre, ce qui ne l’empêchait pas pour autant de demander à la serveuse qui passait par là de lui apporter quelque chose de plus fort. Carte blanche sur le liquide, tant que celui-ci brumait un peu plus son esprit. Puis ses marrons reportèrent leur attention sur le Général, tandis qu’un fin sourire se dessinait sur ses lèvres.

« Bon, même si c’est le décolleté, au moins vous me regardez cette fois ! » Remarque rieuse, reprenant un semblant de sérieux, le temps d’un instant : « Ou alors faites-vous semblant, Zaveid ? »

Un soupir discret, et des remerciements à celle qui venait d’apporter une nouvelle boisson à la blanche apprentie. Une femme, certes, mais cela n’empêchait pas ses pupilles de se perdre quelques secondes sur cette silhouette, la parcourant brièvement.

« Bref, et vous alors ? A en croire les non-dits, c’est un vieux barbu servant de mentor qui vous a ramené dans le coin, n’est-ce pas ? Alors, qu’a-t-il bien pu vous raconter pour vous enrôler chez les Marinas ? » Simple question, sans la moindre trace d’ironie.

Parce que cela l’intéressait, de connaitre les différents moyens de parvenir jusqu’à cette voie inconnue de la plupart des hommes. Femme curieuse, certes. Et elle ne s’en cachait pas, pas plus que cette main qui cherchait toujours le contact de celle plus grande de son interlocuteur. Jeu dangereux, mais tellement exaltant.




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MessageSujet: Re: [Terminé] SSM - Juin 1752 [PV Asya]   Sam 29 Avr - 10:53

Elle n'avait pas trop compris ce qu'il avait dit, mais pas grave. Il n'était pas sur d'avoir été clair de toute manière. Et surement qu'elle ne pouvait pas comprendre encore. Rien n'était plus terrifiant que le jour où vous déployez toute votre puissance sans en avoir le contrôle. Peut être que ça ne lui arriverait jamais, cette demoiselle paraissait bien déterminée et douée pour parvenir à maîtriser son cosmos au fur et à mesure sans jamais le faire déborder. Pourtant, certains bâtiments du Sanctuaire ne se souviennent que trop bien des débordements de cosmos des apprentis. Lui non, il avait développé ce talent loin d'ici.

Il sourit d'un air amusé, tournant la tête, mais peu importe où il posait ses yeux, il ne regardait jamais vraiment. L'air vide, il revenait vers Asya à intervalles réguliers, mais son regard devait être porté trop bas pour que ça ait l'air naturel... mais au moins écoutait-il ce qu'elle racontait. Un naufrage. Ça reste l'un des procédés préférés de Poséidon pour acquérir de nouvelles âmes. Qu'elles soient destinées à rejoindre le Sanctuaire mortes ou vives.

«Une blague? Tu ne te rends pas compte à quel point Poséidon t'a donné exactement ce que tu cherchais?» il ricana un peu, baissant les yeux sur la main qu'elle tenait toujours avec des caresses douces, peut-être innocentes, il n'en savait trop rien, mais elle continuait d'user son cosmos pour apaiser la douleur sur ses mains, et il ne pouvait nier que ça lui faisait du bien. Pour ça qu'il ne la retirait pas, même si ça faisait tourner une autre partie de son cerveau malgré lui.

Elle finit par lui faire remarquer la direction de son regard et il redressa à nouveau la tête, plantant ses billes dorées dans les perles brunes avant de sourire, les joues un peu rouges

«Désolé! Je regardais juste devant moi, mais je vais me redresser un peu, ça relèvera le niveau!» il prit une profonde inspiration et attrapa son verre pour le vider une nouvelle fois. Il suivit donc la demoiselle lorsqu'elle demanda un alcool plus fort. Au point où ils étaient, leurs esprits commençaient à s'embrouiller, mais en détendant l'atmosphère, déliant les langues aussi au point que ça semblait.. plus simple.

Mais il éclata de rire à l'évocation de son ancien mentor, un peu trop fort surement car ce n'était pas "si" drôle, mais on ne contrôle plus vraiment sa voix dans ces cas là!

«Mouahahaha! Personne ne sait à quoi ressemble celui qui m'a conduit ici. Je donne toujours une description différente à chaque personne à qui j'en parle! J'avais oublié que je l'avais décrit comme un vieux monsieur une fois, tiens! Mais il a déjà été une femme petite, grande, très belle ou au contraire masculine, un homme mûr brun, blond, roux..» il essayait de fouiller dans sa mémoire, il y avait eu aussi un gars du même âge que lui peut être? Il ne se souvenait plus tant il avait donné des versions différentes.

Il but une nouvelle gorgée de son verre et en regarda le fond avec un sourire amusé, son autre main était toujours dans celle d'Asya, et lui-même se risquait désormais à caresser sa peau du bout du pouce

«Il a été mon mentor en dehors du Sanctuaire. Nous étions sur le même navire, et il m'a entraîné, toujours à l'écart des autres. Sur une plage, dans une prairie verdoyante, sur un rocher perdu en mer. Mais quand je suis arrivé ici, il m'a juste dit que je devais trouver tout seul pourquoi Poséidon m'avait choisi pour rejoindre le Sanctuaire, et il a disparu. Je l'ai croisé parfois furtivement, mais on a fait le plus souvent comme si on ne se connaissait pas...»

Zaveid n'avait jamais su pourquoi son mentor l'évitait. Peut être parce qu'il avait grimpé les échelons trop vite. Devenir Général du premier coup, alors qu'il avait davantage galéré? Aucune idée.

«Bref, il ne m'a rien raconté. Il m'a fait assister au naufrage de notre navire, là où il y avait tous nos amis, notre famille... du moins c'est comme ça que je les voyais tous. On avait voyagé si longtemps tous ensembles, le Capitaine était comme un père, pour moi. Au début, j'espérais que comme moi, il y en aurait certains dans le lot qui auraient été envoyés ici, mais non. Ce navire était l'un des plus puissants et des plus riches du monde, ses trésors reposent désormais auprès de Poséidon...»

Il eut un sourire amer, il n'en voulait cependant pas au Dieu des Mers, quoi que... peut être un peu en fait.
«Même si je pense qu'on peut choisir son destin, les dieux auront toujours un rôle à jouer. Ce jour là, j'ai eu beau essayer d'en sauver quelques uns, Poséidon avait déjà pris sa décision.»

Il savait au fond, que même ceux qui avaient fuit sur un canot de sauvetage avaient fini par sombrer dans les flots. Il leva de nouveaux les yeux vers Asya, continuant de caresser sa peau du bout du pouce
«Chacun ses démons hein?» il répétait cette phrase volontairement, au moins maintenant, elle avait une petite idée de pourquoi il l'avait dit plus tôt.
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MessageSujet: Re: [Terminé] SSM - Juin 1752 [PV Asya]   Mar 16 Mai - 23:06

« Tsh. »

Une simple langue claquant brièvement contre son palais, attendant qu’une gorgée de ce breuvage de l’oubli ne vienne l’envahir de bien-être. Non pas un énervement, mais plutôt la conséquence d’une constatation silencieuse. Parce qu’elle savait pertinemment combien Poséidon avait été bon, avec la mère naufragée. Oui, elle le savait, tout ça. Et c’était d’ailleurs très exactement l’une des raisons qui l’avait poussé à entrer à son service. Bien entendu, elle n’y était pas encore réellement, et certainement avait-elle encore une montagne de chose à apprendre avant de prétendre pouvoir protéger son domaine. Mais l’intention n’en demeurait pas moins là, bien ancrée au fond d’elle, depuis qu’il lui avait accordé ce renouveau.

« J’sais pas ce que je cherchais, juste à voir des choses nouvelles avant d’en être incapable, je suppose. Je n’irais pas nier l’aide de Poséidon et lui suis reconnaissante de cette chance qui m’a été accordée. Mais je n’imaginais pas que le prix à payer serait si lourd, en fait. » Une pause, hésitant. « Parce que vous voyez Zaveid, la personne qui m’accompagnait à ce moment-là, c’était ma famille. »

La bombe venait ainsi d’être lâchée, assez salement d’ailleurs, sans doute autant préciser la nature même de cette famille. Parce que plus le temps avançait, moins la jeune femme était capable d’y mettre les formes. Notamment sur ce genre de révélations. Après tout, il n’y avait là aucune raison de tourner autour du pot n’est-ce pas ? Et probablement ce changement d’alcool dans son verre n’y était pas pour rien, à ces déliements de langues.

« Chacun ses démons, comme vous dites » lâcha-t-elle finalement dans un semblant de sourire, qui n’avait pourtant rien d’heureux.

Un mélange entre nostalgie, peine, et une multitude d’autres sentiments qu’elle ne saurait nommer dans l’immédiat. Non pas qu’elle ne les connaissait
pas, seulement que cela ne l’intéressait pas le moins du monde, de mettre un mot sur ces sensations. Elle était là, c’était tout. Purement et simplement tout.

« Ce que vous regardez ne regarde que vous, Zaveid. Je me fiche d’où se porte votre regard s’il est dirigé vers moi lorsque nous parlons » Simple tentative pour rassurer.

Parce qu’elle s’en fichait, de ce qu’il pouvait peut-être reluquer. Ou de ce qu’il ne reluquait pas, d’ailleurs. Pour l’instant, c’était l’identité mystérieuse de ce soi-disant mentor qui avait toute son attention. Ça, mais aussi cette main dans la sienne, sur la table.

« Etrange, ce mentor. Pourquoi ne donnez-vous pas une description correcte à ces curieux qui souhaiteraient en savoir plus sur cet homme et sur votre parcours ? » Une pause.« Je vois, il est du genre bien silencieux, votre mentor. Sans doute faut-il comprendre nous-même pourquoi nous sommes là, afin de pouvoir être compétent dans notre travail, de renforcer notre foi ? »

Des mots s’arrêtant, lorsque le blanc parla du navire. Décidément, ces transports démoniaques semblaient un point commun à nombreuses personnes ayant atteint le Sanctuaire sous-marin. Un mot qui revenait régulièrement dans les histoires qu’elle pouvait entendre ici et là, en fait. Et ainsi se retrouvaient seuls ces serviteurs des mers, délaissés par une famille morte ou vive. Des gens qui trépassaient, un prix à payer pour une vie nouvelle, semblait-il.

« Vous m’en voyez navrée pour vos amis, Général. » Un soupir. « Il semblerait que le prix à élever pour atteindre le renouveau soit élevé pour chacun d’entre nous. Mais peut-être d’autres auront eu plus de chances, espérons-le ».

Sourire amer à la fois aperçu et comprit. Parce qu’ils étaient probablement dans le même bateau, tous les deux, à nager dans le vide avec ces quelques souvenirs ressassés. A faire croire que l’on pouvait aisément oublier. Sombre illusion d’un cœur en perdition, parait-il. Une main qui continuait ce contact avec sa compère tandis que les billes brunes observaient toujours cet homme à la chevelure de neige : celui dont la tête paraissait refuser tout contact direct, visuel tout du moins.

« Probablement les Dieux ont-ils un rôle à jouer, ou alors peut-être les choses devaient-elles se passer de cette manière-là, qui sait. Mais si nous sommes ici aujourd’hui, vous et moi, c’est que nous sommes utiles pour cet endroit. » Probablement. « Le Monde et ses régents sont parfois bien capricieux, n’est-ce pas ? »

Des yeux qui se levaient enfin vers elle, tandis que le contact des doigts demeurait. Chacun ses démons, oui. Et quelle idée avaient-ils eu d’aborder le sujet de cette manière-là, l’un comme l’autre. L’alcool délie les langues, parait-il. Sans doute un peu trop, même.

« Chacun ses démons ». Répétition d'une simple affirmation, d’un air plus fermé qu’auparavant.

Puis une main libre s’en alla à la rencontre d’un énième contenant, demandant à la jeune femme qui les servaient de rapporter une nouvelle fois de quoi boire. Ils en auraient besoin, tous les deux. Assurément.

« Mettez nous quatre bouteilles cette fois, merci » Lança-t-elle alors à celle qui repartait déjà pour les servir.

Ambitieuse demande, mais qui trouverait certainement son lot de compréhension, autant que d’acceptation. Idées farouches qui voulaient être chassées au plus vite. Parce qu’ils n’étaient pas là pour ça, mais bien et bel pour boire. Profiter, tant qu’ils le pouvaient. Période tranquille, et Dieu savait que les périodes comme celle-ci n’était que calme avant la tempête. Regard se tournant vers la serveuse lorsqu’elle revint avec les bouteilles, sur son petit plateau de bois. Un fin sourire, la remerciant. Puis une attention reportée vers son partenaire de beuverie.

« Bon, nous sommes-là pour boire n’est-ce pas ? Alors voyons lequel de nous deux tiendra le moins l’alcool » Déclara-t-elle à lui tendant finalement l’une des bouteilles. « Buvons, et le perdant aura un gage, d’accord ? »

Amusée, superficiellement. Une tentative pour redorer un tant soit peu cette journée assombrie par les discussions sérieuses précédemment abordées. Et, les joues déjà rouges, elle empoigna le col de la bouteille afin d’en porter le goulot à la bouche.

A nos souvenirs, à nos morts. Que les fonds marins les protègent des âmes malfaisantes.


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MessageSujet: Re: [Terminé] SSM - Juin 1752 [PV Asya]   Mer 17 Mai - 12:26

Des histoires comme celles-ci, tout le monde en avait. C'était souvent le prix à payer pour être un élu. Laisser derrière soi tout ce qui nous appartenait pour pouvoir être totalement dévoué à son dieu. Oui, ça correspondait plutôt bien à l'idée que se faisait Zaveid des méthodes pour arriver ici.

Les verres s'enchaînaient et ne se ressemblaient pas, sauf que la conversation tournait un peu au morose... pourtant, le jeune homme n'était pas de ceux à l'alcool triste, en général, il était plutôt à avoir l'alcool gai même! Quoi que ces derniers temps, avec l'histoire de ses mains, il avait aussi l'alcool mauvais par moments... Bref. Aussi, lorsqu'Asya demanda carrément quatre bouteilles, il se redressa et tapa du plat de la main sur la table

«Un petit concours? Ok c'est parti!» tout comme elle, il se saisit d'un verre et le but cul sec, bon par contre, même si ces derniers temps il s'était mis davantage à l'alcool, il n'avait jamais été du genre à tenir beaucoup. Déjà que là, il commençait à avoir le tournis hein? Mais peu importe, il aimait bien les défis, surtout les défis à la con!

Sauf que lorsqu'ils eurent chacun fini une bouteille, entre les mélanges et la dose assez forte, il commença à avoir le tournis et se leva d'un bond pour filer dehors où il rendit une bonne partie de ce qu'il venait de boire!! Les gens de la taverne se mirent évidemment à rire, mais le jeune homme ne s'en laissa pas trop démonter! Il revint dans la salle, s'essuyant la bouche du dos de la main avant de choper un verre d'eau sur le comptoir et de se rincer la bouche pour cracher dans un pot prévu à cet effet


«Et merde! Je crois bien que j'ai perdu!» il attrapa un verre - fallait soigner le mal par le mal et ne comptait pas garder son haleine de chacal! - et but un nouveau verre d'une traite. L'avantage d'avoir vidé son estomac, c'est qu'il avait de nouveau les idées presque claires! Il afficha donc un sourire amusé à l'attention de la dame qui tenait vachement bien du coup!

«Allez vas y ma belle! C'est quoi mon gage?» pitié qu'elle lui demande pas de danser à poil non plus!!!
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MessageSujet: Re: [Terminé] SSM - Juin 1752 [PV Asya]   Ven 19 Mai - 17:04

Les souvenirs allaient et venaient, dans un temps qui semblait comme figé dans cet éternel cercle qui les poussait à se devoir de mémoire. Maudit cercle vicieux. Et probablement certains autres avaient le même problème, et sans doute que d’autres ne l’avait point. Quelques-uns diraient sans doute que les moyens mis en œuvre par les Dieux n’étaient qu’horreur. Honteusement condamnable. Asya, elle, pressentait les choses de manière différente : celle où la vie avait fait son chemin, décidant d’une certaine fin pour eux. Une fin qui ne saurait être enlevée. Et pourtant, certains le pouvaient : ces personnalités Divines. Un pouvoir incroyable, mais très certainement limité à ceux qui pourraient les servir, obligeant les survivants à regarder ceux avec qui il aurait dû partager le destin, impuissant.

Pensée filante, tandis que les verres se multipliaient sur la table de bois. Puis une demande pour quatre bouteilles, suivie de ces quelques mots qui proposaient un concours. Et, à la clef, un gage pour le perdant. De quoi rendre l’alcool heureux et amusant pour tous : pour eux et ceux qui s’amuseraient très certainement à observer les deux alcooliques du jour. Sourire répondant à cette attitude positive, presque malicieux. Des verres remplis, avant d’être amené devant chacun d’eux. Nouvel étirement, et une main s’en alla récupérer l’un deux pour le vider d’une traite. Puis un second, un troisième. Trop pour pouvoir les compter, au bout d’un moment.

Des joues totalement rouges, et des billes comme éclatée qui fixaient cet homme aux mèches blanches se lever et quitter la pièce. Incompréhension d’une femme qui, avec tout l’alcool qu’elle avait ingurgité, avait oublié toute cette histoire de concours. Juste un instant. Le temps qu’il revienne, attrapant un verre d’eau, recrachant le contenu dans un pot plus loin. Elle, elle avait toujours cette bouteille pour remplir une nouvelle fois ce verre, alors même qu’elle commençait à s’avachir sur la table, jouant avec le rebord du contenant du bout des doigts, l’air plus serein. Serein pour un temps. Parce que le retour à la réalité du lendemain serait assurément compliqué.

Quelques mots, avouant une perte. Puis un sourire vague alors qu’il buvait de nouveau. Verre passant du jeu à ses lèvres dans un rire non dissimulé.

« Mwein ? » Quelques mots avant de le reposer sur la table.

Une main qui balaye, sans réellement faire attention. Qui balaye et qui fait tomber. Le bruit d’un verre qui se brise sur le sol, et celui d’un liquide qui s’étale jusque sous ses chaussures.

« Mince… » Murmuré. « Ah oui, gage ! »

Et pourtant, elle riait, Asya, à n’en pouvoir s’arrêter. Si bien qu’un homme arriva finalement jusqu’à eux, un air grave sur le visage. Fermé, même. Un instant de battement, et ces yeux alcoolisés remontaient vers lui. Vision floue, mais les traits d’un homme visiblement d’un certain âge. Massif, aussi. Un air d’ancien donné par ces cheveux courts et cette barbe noire oscillant doucement vers le gris.

« Ah ! Patron !! » S’exclama-t-elle alors, dans cette joie de boisson. « Chui désolée patrooon » Courte pause.

Un regard d’un homme qui se dérida alors un peu, à la vue des mèches blanches qu’une main tentait désespérément de retenir. Un soupir, aussi, voyant l’état des uns et des autres. Puis un ensemble de doigts se posant brièvement sur la tête de la jeune femme, à en ébouriffer quelques mèches.

« C’est vrai que t’as l’alcool bavard, toi. » Nouveau soupir, avant d’observer celui qui l’accompagnait. « Ça va, elle est pas trop encombrante la p’tite Asya ? » Rire étouffé à cette remarque d’une petite Asya, pas si petite que cela, dans les faits.

Perles brunes se relevant, fixant tout d’abord Zaveid pour finalement se porter sur ledit Patron de la taverne.

« Maaaais patrooooon » Capricieuse petite Asya.

Une main quittant enfin les mèches immaculées de la jeune femme, pour s’approcher finalement de l’homme, feignant d’ignorer la fausse mine triste de celle qui se comportait pour plus jeune qu’elle ne l’était en réalité.

« T’as plus l’âge pour ça, ma p’tite ! » Une main cherchant à se poser sur l’épaule du second blanc, tandis qu’il arrivait à sa hauteur. « Même si elle a l’air de bien tenir, c’est des bobards. Cette fille est bien incapable de boire autant en restant consciente, haha. Toi au moins t’as eu la présence d’esprit d’aller te vider l’estomac. » Haussement d'épaule.

En arrière-plan, un faible grognement de mécontentement à l’entente de ces quelques mots. Sacré patron. Un patron qui, de son autre main, fit pendre une clef devant les yeux du Général.

« A l'étage, quatrième porte à droite. Allez, vas la foutre là-bas et restez-y. J'veux pas d'bordel et de vomi dégueulasse dans ma taverne.»

Et déjà, une nouvelle trace d’un mécontentement perceptible. Des petits poings dénués de force frappant le bois de la table. Sale gosse.

« Mais Patroon… » Un regard sévère qui la fit changer de sujet. « Bon, alors on garde les bouteilles avec nous ! » Mine faussement boudeuse.

Hochement de tête. Tant qu’elle montait, cette sale gosse.

Un gage qui allait devoir attendre un peu, le temps qu’il monte. Mais pour cela, fallait-il encore qu’elle s’en souvienne, cette blanche femme. Ainsi, une main attrapa les deux goulots des bouteilles qui n’étaient pas encore vidées de toute substances. Puis une autre, attrapant celle du Général pour le faire bouger. De toute manière, le patron ne les voulait plus dans la salle. Sal’té de patron.



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MessageSujet: Re: [Terminé] SSM - Juin 1752 [PV Asya]   Dim 21 Mai - 9:10

Bon, maintenant qu'il avait l'estomac vidé, Zaveid avait un chouilla les idées plus claires pour la suite de leur petit duel stupide! Sauf qu'ils n'allaient pas avoir l'occasion de poursuivre, car le patron rappliqua bien vite, pas très content de voir le spectacle qu'ils offraient ces deux là! Et visiblement, il connaissait bien Asya car il se fâcha surtout après elle, d'autant qu'elle venait de casser un verre - m'enfin ça encore il devait en avoir l'habitude!

«Elle tient pas l'alcool, mais elle semble être venue suffisamment souvent pour que vous la traitiez comme votre fille!» un air un peu moqueur sur le visage, Zaveid en fut quitte pour une pichenette sur le front alors que le patron lui remettait la clé d'une chambre de l'établissement «aïeuh»
«Fais pas le malin toi! N'oublie pas que je t'ai servi à boire alors que t'étais même pas encore apprenti ici! T'es peut être Général maintenant, mais depuis que je t'ai vu danser à poil sur une table, tu ne m'impressionneras plus aussi facilement, même avec ton cosmos!»
«Meeeeh!»
les deux jeunes gens se retrouvaient bien penauds d'un coup, et Zaveid se retrouva finalement entraîné par une Asya déterminée à aller se planquer quelque part, avec quelques bouteilles à la clé! Mais elle commençait déjà à tituber, et vu que des deux, il avait à peu près les idées claires, il l'attrapa par la taille et la souleva comme une plume pour la mettre en mode sac à patates sur son épaule, le patron haussa les épaules en les regardant s'éloigner vers l'étage convenu.

«Bon, quatrième porte à droite.. ah c'est là.» avec une Asya pas très contente d'être trimbalée comme un simple colis sur l'épaule, ce fut difficile d'ouvrir la porte et il se décida à la poser pour faciliter les choses.. puis il entra en l'entraînant avec lui avant de fermer la porte derrière lui

«On dirait qu'on a tous les deux nos dossiers hein?» dit-il d'un air amusé avant de prendre l'une des bouteilles qu'elle avait ramenée pour boire directement au goulot! Au point où ils en étaient après tout... il retira sa veste, avec tout ça, il crevait de chaud, et se retrouva donc torse nu avant de s'approcher de la fenêtre qui ne donnait que sur l'arrière cour, donc pas terrible la vue! Il revint vers la demoiselle avec cet éternel air bête à cause de l'alcool, mais sacrément souriant du coup

«Bon alors... on disait donc. Mon gage?» bon au moins là, si elle lui demande de se foutre à poil, ce sera moins dérangeant! Y'a plus de témoins!
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MessageSujet: Re: [Terminé] SSM - Juin 1752 [PV Asya]   Ven 2 Juin - 18:44

Un homme grisonnant, les enguirlandant tel qu’on le ferait avec des enfants, les empêchant de faire des bêtises dans le dos des adultes. Un ton bien méconnu de la jeune femme, avant qu’elle ne le rencontre. Et, malgré son âge probablement proche de celui-ci, il avait cette rassurance dans son comportement envers les proches. Rustre, mais pour autant affectueux. Traces d’une figure paternel, vraisemblablement. Ainsi, la jeune femme protestait vaguement à l’écoute de ces quelques mots. Plaintive, mais uniquement pour la forme. Parce qu’elle avait l’impression d’être une enfant, dans ces moments-là. Parce qu’elle imaginait qu’elle pouvait faire tout ce qu’elle n’avait osé faire plus tôt. Une enfant capricieuse, en somme.

Regard furtif, jouant avec les deux silhouettes qui l’entouraient. Echange qui avait un côté amusant, assurément. Puis un rire, à l’entente de ce franc parler tant apprécié. Des mots qui interrogeaient sur une proximité entre les deux hommes, mais qui donnaient aussi quelques idées farfelues. Pensées allant et venant au gré des sons, tandis que ces lippes s’étiraient sans l’ombre d’un doute.

Bouteilles en main, elle décida finalement de se rendre dans les étages, où se situaient quelques chambres. Réservées au personnel, ou pour les alcooliques non assumés, qui sait ? Cela n’avait pas une réelle importance, dans le fond. La clef de l’endroit leur était gracieusement offert, autant en profiter un peu. Eloignement bref, jusqu’à ce que cette sensation apparaisse. Celle où ses jambes ne semblaient plus toucher le sol. Questionnement silencieux, alors même que ce rire continuait de retentir entre les murs. Puis des mains baladeuses, profitant d’être portée pour jouer avec tout ce qui lui tombait entre les doigts. Eternel enfant.

Une sensation qui, après quelques secondes, commençaient à l’agacée. Parce qu’elle préférait la terre ferme, Asya. « Si on était fait pour voler, ça se saurait » Aimait-elle répliquer aux amateurs du genre. Ainsi, le mouvement des jambes prit une connotation différente, bien loin de ces balancements amusant d’un peu plus tôt. Une bien maigre protestation, d’ailleurs. Probablement y trouvait-elle son compte, dans le fond. Finalement reposée, elle observa de ces billes sombres le général qui prenait sa part du butin. Mine boudeuse naissante sur ces traits alcoolisés. Parce qu’il s’agissait de son trésor de boisson, et qu’il se permettait d’en boire le liquide comme si de rien n’était.

« Heeee. Qui vous a permis de prendre mon butin ?! » Déclara la blanche, s’approchant de celui qui revenait d’ores et déjà vers elle.

Une main partant à la volée, afin de récupérer ce qu’elle avait piqué dans la salle, sous les yeux même de celui qui revêtait les habitudes d’un père. Puis, ces quelques doigts se rapprochant du goulot, resserrant cette partie plus fine pour espérer une meilleure prise. Des lèvres cherchant le contact avec le verre, avant que cette main ne le relève pour en faire couler le liquide tant espéré.

« Visiblement » Un murmure, avant de reprendre de manière plus assurée. « Alors comme ça, vous connaissez aussi l’vieux ? »

Des paroles aussitôt envolées dans l’oubli, ou plutôt dans cette nouvelle gorgée. Geste rapide, et le corps de la bouteille commençait déjà à se balancer au rythme de ce poignet. Pas d’risque, j’sais c’que j’fais. Dans une certaine mesure. Un verre frôlant de tomber, finalement récupéré d’un ultime réflexe. ‘Reus’ment que j’suis pas mauvaise là d’su. Et finalement, ce contenu tendu vers l’homme qui partageait cette couleur de coton, tout en ne cessant pas de l’observer. Des billes s’ancrant dans les siennes, rieuses.

« Exact, le gage ! » Mine de réflexion, tandis qu’elle s’approchait de Zaveid. « Raaaah, c’difficile de trouver un truc marrant… » Puis, des bribes de souvenirs d’un peu plus tôt. « Ah, trouvé ».

Des mots prononcés, dont l’on attendait encore la suite, qui demeurait à la barrière de ces deux bouts de chair. Un corps qui s’approchait, également, jusqu’à parvenir si près de celui de ce Général qu’elle pourrait aisément le toucher. Et d’ailleurs, était-il seulement question de s’en priver ? Des rouges rougies par l’alcool, qui lui affirmait que non.

« Dessapez-vous, et dansez un coup, tiens. Comme ça, ça me donnera une p’tite idée de la raison pour laquelle il n’est plus impressionné ! » Puis un rire. « Ah, mais attention, il y a des mouvements imposés hein ! » Et déjà, elle s’éloignait de nouveau. « Mouvement des bras et des jambes, la poule et…. Tiens, la grenouille aussi ! Voilà, c’est ça ! »

Un dos tapant dans le mur plus loin. Une décidément bien sale habitude, cette façon de marcher constamment à reculons. Une main passant brièvement sur l’arrière de son crâne, avant que son attention ne se reporte sur son partenaire de beuverie.

« Alors, partant ? » Court silence. « Aaaah, la bouteille … Partagez un peu... ».



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MessageSujet: Re: [Terminé] SSM - Juin 1752 [PV Asya]   Sam 3 Juin - 13:49

Un bon coup dans le nez, y'a rien de tel pour faire des bêtises! Bon par contre, vu qu'il avait vidé en partie le contenu de son côté, il avait les idées un chouilla plus clair! Concernant le vieux de la taverne, bah...

«Hmm.. je connais presque tous les taverniers du Sanctuaire, ça fait quoi... 15 ans maintenant que je suis là?» il avait eu le temps de visiter les lieux en long, en large et en travers hein? Donc bon, il n'y avait pas grand monde qu'il ne connaissait pas au final!

Bref, maintenant qu'ils étaient seuls avec des bouteilles, il était temps de parler du gage! Il s'attendait à un peu tout et n'importe quoi, et ne s'attendait surtout pas à ce que le vieux ait donné une idée à la demoiselle! Il écarquilla les yeux, l'air limite choqué sur le coup!

«Non mais hé! C'est quoi ce gage tout pourri? » il afficha une mine boudeuse alors qu'elle en rajoutait une couche avec des mouvements imposés et tout? Euh.. autant la poule, il voyait à peu près mais la grenouille? «je suis trop grand pour faire la grenouille... sérieux avec mon truc qui va pendouiller, ça va ressembler à rien!»

Au final, il tituba un peu en récupérant la bouteille pour boire à nouveau car bon, il lui faudrait une sacrée dose de courage! Mais Zaveid n'était pas de ceux qui renoncent, aussi il retira d'abord ses bottes, juste avec le bout des pieds - de toute manière, elles étaient pas très bien lacées - et les jeta plus loin, il but une nouvelle gorgée avant de retirer son pantalon et le reste, se retrouvant de le plus simple appareil! Il écarta les bras, il tanguait encore un peu

«Tadaaa! Bon euh.. la danse... sans musique, c'est galère. Tu veux pas chanter ou faire le rythme au moins?» bon ben en attendant, il commençait à me trémousser un peu, lui tournant le dos en ramenant ses poings sous mes aisselles pour faire comme des ailes de poulet

«Allez c'est parti pour la poule! Côt côt côooooot!» et on roule un peu du cul, gauche droite, gauche droite, puis petit à petit, il eut une petite musique dans sa tête qui l'aidait à trouver un petit rythme, il ferma les yeux et se mit à simplement danser sans vraiment ressembler à n'importe quoi! Jusqu'à ce qu'il se cogne le petit orteil sur le pied du lit!

«Aïiiieeeeuh!!!» pour la peine, il s'écroula sur le lit en se tenant le bout du pied dans une position assez grotesque! «homme à terre! homme à terre! Infirmière siouplaïiiiit!»

Bobo...
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MessageSujet: Re: [Terminé] SSM - Juin 1752 [PV Asya]   Mar 20 Juin - 4:24

Il n’était pas faux d’affirmer qu’en quinze années, l’homme avait probablement et largement eu le temps de traîner dans la plupart des tavernes du domaine. Ainsi, sans doute les connaissait-il presque tous, en effet. Et c’est en cela que la jeune femme trouvait la situation amusante, quelque part. Car elle, ne fréquentait que très peu de ces bâtiments ou plutôt : disons qu’elle avait ses petites habitudes et préférences, comme tout le monde. Alors, oui. Le fait qu’ils connaissent tous deux cet homme à l’aura presque paternel en était amusant. Amusant, mais pas que. Parce qu’il n’était jamais très agréable de se faire gronder par un père, parait-il.

Un « Moui, pas faux » sortit alors de ses lèvres, tandis que cette mine faussement gênée changeait d’ores et déjà de sujet. Car l’important n’était pas tant là que le fait qu’il y avait un gage à donner. Et sans doute, si cela devait en être équitable, elle aussi devrait en avoir un. Mais pour l’instant, c’était au tour de l’homme, de faire la grenouille, puis la poule. Une danse qui commençait en éclat de rire, tandis que le goulot retrouvait sa place plus haut. Un alcool passant d’une main à l’autre, comme ça, durant un moment. Puis quelques mots, lui demandant de chanter quelque chose. Des yeux s’écarquillant alors, n’ayant que très peu l’habitude de ce genre de demande.

« Ma foi, Vous devriez surtout demander ça à la sirène ! » Assura-t-elle, jouant presque.

Et malgré ces paroles, cet air arrivant en tête, jusqu’à finalement passer la barrière de la gorge. Débuts difficiles, mais le temps était à l’amélioration. Enfin, elle-même ne saurait le dire, tant la jeune femme s’estimait peu apte à se juger elle-même. En état, elle faisait simplement ce que l’on lui avait demandé. Une chanson, dont un rythme n’avait pas été imposé, ni même une nationalité. Alors, une musique à la fois douce et entraînante, déliée dans cette langue natale. Souvenirs d’une période révolue.

Décalage énorme avec ledit gage, mais cela n’en était que plus divertissant, au final. Une voix qui avait bien du mal à garder son sérieux, à voir cet homme faire l’imbécile. Mais bon, elle l’avait voulu, et elle en riait. Puis, tout s’arrêta brutalement, autant la mélodie que la danse, par l’existence de ce bruit marquant la douleur. Mais aussi par ce poids qui venait de tomber sur elle, bien trop lourd pour ce corps de femme.

« L’infirmièèèèère est lààààààà » Cria-t-elle en riant de plus belle. « Mais pas avant d’avoir la grenouille hein. Ça fait partie du gage n’oubliez pas ! » Une main posée sur le torse. « Allez, poussez-vous z’êtes louuuurd. Puis plus vite vous ferez la grenouille, plus vite vous pourrez me filer mon gage »

Oui, parce qu’elle y tenait à ce gage, en fait. Parce que les choses s’annonçaient incohérentes, mais intéressantes. Très intéressantes. Peu ordinaire, également. Mais qu’importe, ils n’étaient pas là pour parler de toutes ces choses ennuyeuses et banales. Non, pour le moment, seul l’amusement comptait. L’amusement, l’alcool et l’oubli.

« Alleeeeeeeeez on danse »

Dernière tentative, alors que la blanche ne prenne les devants.






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MessageSujet: Re: [Terminé] SSM - Juin 1752 [PV Asya]   Mar 20 Juin - 23:03

Spoiler:
 

Même avec les idées "presque" claires pour avoir vidé son estomac, on ne pouvait pas dire qu'il savait ce qu'il faisait! Non mais vraiment, danser à poil en imitant une poule, se trémoussant de gauche à droite avec une musique dans la tête qui n'avait ABSOLUMENT rien à voir avec celle de la belle! Comment on pouvait faire autant le pitre face à une chanson aussi douce et triste à la fois? Fallait pas chercher à comprendre, c'était mieux!

Malheureusement, un petit coup de rein sur le côté de trop et son petit orteil rencontra douloureusement l'un des pieds du lit! Le jaune homme tituba, se plaquant temporairement contre la femme collée au mur pour l'entraîner avec lui dans sa chute! Aïe! Y'avait-il pire douleur au monde que se cogner le petit orteil contre un morceau de bois? Non, impossible! Et le pire, aucune compassion de la part de la dame qui voulait seulement sa grenouille? Ah ben ça tombe bien tiens, car voilà qu'elle le fout par terre, les mains au sol et les genoux sur le parquet, presque la position idéale tiens!


«T'es méchante! Je souffre le martyre et tu penses qu'à ta grenouille? Vilaine!» l'impression d'être deux enfants dans la cour de récréation. Pourtant, jamais Zaveid n'avait eu ce genre de jeux étant enfant... la tête tourne un peu, sur le coup, il se demande comment faire la grenouille tout en dansant? Autant faire la poule c'est gérable, mais là?? Osef, sauf que euh... pourquoi elle parle de gage, elle? Il est normalement le seul à en avoir non?

«Coa?» bon, ben allez, si elle veut sa grenouille... hop, un petit bond, puis deux, puis boum! C'est que la chambre est petite, lui il est grand, en deux sauts il a déjà atteint le mur et se le prend en plein front! Décidément, c'est clairement pas sa journée... ou sa soirée.. quelle heure est-il en fait? Basculant à la renverse, voilà qu'il se retrouve les quatre fers en l'air, une main sur le front où une bosse pourrait peut être naître s'il n'avait pas la tête aussi dure!

«Aïeuh... mais... c'est pas juste. C'est moi qui me prends tous les coups et toi t'arrêtes pas de rigoler»
«C'EST PAS BIENTÔT FINI CE BOUCAN???»
un sursaut alors que le jeune homme se remet souplement sur ses jambes tel un chat, les mains un peu écartées, il regarde autour de lui à la recherche de la source de ce cri, mais déjà les pas lourds du tavernier s'éloignent et le calme revient un peu, à part peut être les rires de la dame qui semble avoir du mal à s'arrêter! Plissant les yeux d'un faux air boudeur, voilà que le général prend un petit appui sur ses jambes et saute pour de bon! Fini la grenouille et place au kangourou peut être? En tout cas, il arrive sur le lit où la dame était assise et se place presque nez à nez avec elle d'un air un peu provoquant

«Bon, et si c'était à moi de rire maintenant?» bon, il fallait déjà qu'il se remette les idées en place.. pourquoi avait-elle droit à un gage, elle?
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MessageSujet: Re: [Terminé] SSM - Juin 1752 [PV Asya]   Ven 7 Juil - 3:34

Dans quel état fallait-il donc être pour lancer ce type de défis, faisant cette requête à l’homme qui l’avait accompagnée durant ce moment alcoolisé ? Un air s’échappant malgré tout de ses lèvres, ne pensant d’ores et déjà plus à ce qui s’était passé quelques minutes auparavant, à commencer par cette connaissance de gérant sans doute un peu trop bavard pour son propre bien. Et pour le leur, aussi. Surtout pour le leur, d’ailleurs. Parce qu’il n’était guère surprenant que celui-ci dispose de quelques dossiers alarmants sur la jeune femme, à défaut de peut-être en avoir sur le blanc également. Qui sait.

Toujours était-il que celui-ci dansait alors dans un rythme qui n’avait pas le moindre rapport avec la mélodie. Et un rire retentissant, arrêtant par la même occasion la musique, lorsque le pied se cogna contre un morceau de bois. Une fausse détresse bien volontiers ignorée, tant elle espérait avoir sa grenouille. Et ça, elle l’assumait avec légèreté, riant de plus belle, insistant pour que la grenouille soit. Avec cela, l’impression de retomber en enfance. Une enfance qu’elle n’avait jamais réellement connu, pour celle qui n’était pas familière de ce genre de jeu dans son Empire Russe natal.

Et finalement, elle arrivait, la grenouille. A la grande joie d’Asya et ce malgré le manque d’intérêt du Général. Compréhensible : quoi de plus irritant pour la fierté d’un homme, qui plus est général de Poséidon, que de se retrouver à imiter la grenouille totalement nue comme un ver, dans une chambre de taverne ? Sans doute pas grand-chose. Et pourtant, elle s’amusait bien, la jeune femme.

Un Chrysaor tombant une nouvelle fois, permettant à l’apprentie d’échapper un nouvel éclat de rire. Pas de doute, cet homme était un sacré numéro. Et probablement ne l’aurait-elle pas cru si on lui avait raconté une telle chose. Sans doute se laissait-elle également allée car elle se doutait que la douleur n’était pas réellement si importante qu’il voulait bien le dire. Et, dans le cas contraire, il y avait toujours cette possibilité, celle utilisée plus tôt sur cette main abîmée par les flammes.

Un cri, la sortant alors de son état de fou rire brutalement. La voix du tavernier venait de s’élever non loin de l’entrée, leur intimant d’une manière des plus directes d’arrêter leurs âneries. Des pas qui s’en allaient aussi sec, reprenant la direction de la salle du bas. Et pourtant, ce retour du sérieux ne dura que quelques secondes tout au plus. Parce qu’il y eu cet air faussement boudeur, accompagné de cet alcool dans le sang, et que le mélange n’était pas tout à fait au gout du sérieux.

« Parce que t’es le plus maladroit des deux, semblerait ! Puis bon, entre nous… T’as pas réellement mal n’est-ce pas ? C’est un peu comme cet air, là. J’suis certaine que tu en ris toi aussi ! »

La place au tutoiement, entre deux sons de rire. Plus fous les uns que les autres. Si bien que cela fût la seule réaction, lorsqu’il se plaça nez à nez avec elle. Alors comme ça, monsieur est taquin, n’est ce pas ? Ne restait qu’à espérer qu’il soit à la hauteur de ses attentes. Parce qu’elle en avait certainement, inconsciemment, Asya. A commencer par ce gage, par exemple. Oh oui, elle l’attendait impatiemment celui-ci. Au moins autant qu’une enfant attendant de déballer ses cadeaux. Sans doute était-ce le même effet, à peu de choses près.

« Et que propose donc ce cher Zaveid pour rire à son tour ? J’attends toujours mon gage, tu sais ? » Une main cherchant les mèches de coton, semblables aux siennes. « Et c’est pas que j’m’impatiente, mais un peu en fait. Si »

Un ton d’amusement, à défaut de se vouloir provoquant, lui aussi. Rien de bien méchant, cela-dit. Une simple signification : Elle attendait son tour. De voir ce qu’il allait lui concocter, comme gage. Comme jeu.

« Alors ? »

Fichu alcool. Fichue chambre. Fichue ambiance. Fichu tout.


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MessageSujet: Re: [Terminé] SSM - Juin 1752 [PV Asya]   Ven 7 Juil - 12:24

Spoiler:
 

C'était tellement pas juste! Il n'arrêtait pas de tomber partout et de se cogner et elle, elle se moquait encore davantage! Déjà qu'il était à poil et qu'il devait faire le pitre, si en plus il se faisait mal, c'était pas drôle. Bon en fait si, parce qu'il avait encore un petit coup dans le nez et qu'il riait pour pas grand chose! En tout cas, il s'avança vers la demoiselle pour voir un peu ce qu'elle voulait pour la suite, elle parla également d'un gage, il leva les yeux au plafond, l'air d'être pris dans une très très très profonde réflexion

«Euh... pourquoi t'as un gage toi? Bref, peu importe! Si t'en veux un.. voyons voir.» lui faire faire la poule à poil, ce ne serait pas très original! Il devait trouver autre chose de plus rigolo. Elle disait venir de Russie non? Y'a quoi comme bestiole là bas? Ouuuuh!!! Trouvé!

Il afficha un petit air malicieux et clairement moqueur avant de reculer pour aller s'asseoir sur le lit, en tailleurs - oubliant qu'il était à poil mais passons

«Boooon! Moi j'ai du me coltiner la poule et la grenouille, toi tu vas me faire le pingouin! Ou le manchot, je sais jamais lequel des deux vit pas loin de chez toi, mais de toute manière, ils marchent pareil! Tu fais le tour de la chambre! Ah... et évidemment, à poil!»

Y'avait pas de raison qu'il soit le seul à se retrouver tout nu hein? Non mais oh! Il attrapa la bouteille et but encore un peu au goulot, ah que ça faisait du bien de rigoler n'empêche! Ça faisait un moment qu'il ne s'était pas senti aussi bien, loin de ses pensées sombres et de ses souvenirs honteux.
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Asya Leskov


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MessageSujet: Re: [Terminé] SSM - Juin 1752 [PV Asya]   Mer 12 Juil - 17:52


Il n’y avait décidément rien de mieux que l’alcool pour détendre l’atmosphère. Et, plus que cela : pour se détendre d’une ardue journée. Parce qu’elle s’entrainait, cette jeune femme, sans doute un peu trop. La sensation d’être redevable était certainement bien plus fort qu’on ne pourrait le croire. En somme, probablement que tout cela dépendait de la personne, de son caractère, de sa façon d’aborder la vie. Mais Asya, elle, était malheureusement du genre fidèle. Malheureusement, oui. Car l’intérêt du bien commun passait assurément avant son propre bien. Un esprit qui intimait à la prudence, afin de mieux percevoir les risques pour la communauté. Et qu’importe ce qu’elle récupérait ou non en échange, qu’importe ce que cela pourrait bien lui infliger. Le peuple avait une existence prédominante. Alors, ce genre de moment faisait très certainement du bien à cette cervelle pensante. Si pensante que certains pourraient croire la voir fumer, parfois. Et, en échange, c’était le porte-monnaie qui trinquait. Amèrement, d’ailleurs. Heureusement que cela ne se faisait que très rarement, quelque part.

Une blanche qui riait derrière cette petite main. L’espoir que les sons produits ne soient pas entendu en bas, afin de le vieil homme ne reviennent pas les gronder tel on gronderait des enfants faisant des bêtises. Cependant, il se pourrait que le fait qu’il remonte soit une bonne chose : tout dépendait du contexte. Parce que l’ancienne mère n’avait strictement rien contre un la venue d’une nouvelle bouteille, dans les faits. Ou peut-être deux, comme ça : chacun aurait la sienne. Mais cela demeurait impossible pour le moment, parce qu’il y avait eu cette question qui intimait une réflexion de sa part. Une tête faiblement penchée, avant que quelques doigts ne passent grattouiller quelques mèches d’ivoire. Et enfin, la lumière.

« Aaaaaaah » S’écria-t-elle alors. « Mais j’ai rien gagné moi. R’garde-moi, j’ai l’air fraîche p't'être ? » Autant en état qu’en âge, d’ailleurs. « Puis c’est plus marrant si j’ai aussi un gage, non ? »

A ces mots, ce doigt s’était dressé à la verticale, comme pour annoncer une chose importante. Banalité déconcertante. Et déjà, elle s’impatientait, la jeune femme. Parce qu’elle voulait jouer, parce qu’elle voulait boire, aussi. Parce que la dernière bouteille était déjà vidée de tout contenu. Un éclair apparu néanmoins dans ses billes, lorsqu’elle remarqua l’air moqueur. Mais qu’avait-il donc en tête ? Qu’importe, tant que cela s’annonçait amusant.

« Heeeee ? Meh… Bon d’accord, j’te dois bien ça après tout. Par contre tu regardes pas hein ? » Un silence, n’avait-elle pas oublié de préciser autre chose ? « Ah oui, et ce sont des pingouins non ? ».

Mauvaise information. Car là n’était pas les mots qu’elle aurait voulu prononcer. Qu’importe. Oubliés les paroles, dans cet élan de fausse gêne. Une gêne pas si fausse que cela, en réalité. Parce qu’il y avait ses marques précédemment laissées sur son corps. Pourtant, il ne suffit que de quelques instants pour que les mains entament se retrait de tissus, bien que la tête ne semblât pas vouloir passer. Bataille de quelques secondes sans doute bien trop longue, avant de percuter le mur. Morceau balancé au sol, ne demeurait que ses doigts qui cachaient ce qu’ils pouvaient. Vainement, faussement.

« Tu chantes ou pas ? » Renchérit-elle alors qu’elle tentait finalement de prendre une position adéquate. Puis un retour de deux billes sur ce cadavre de bouteille, brièvement. « Dis, on reprend pas à boire ? »



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Zaveid


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MessageSujet: Re: [Terminé] SSM - Juin 1752 [PV Asya]   Jeu 13 Juil - 15:39

Ok en fait, aucun des deux n'avait gagné! C'était plutôt drôle comme ça! Sur le coup, le général trouvait ça forcément plus intéressant mais mit quand même quelques secondes pour voir qu'est-ce qu'il pourrait bien lui faire faire! Vu qu'il avait été un poil ridiculisé, il comptait bien lui rendre la pareille! À poil et on fait la danse du pingouin! Il pouffa de rire devant sa mine boudeuse

«Hey! T'as voulu un gage, t'en as un!» il alla s'installer en tailleur sur le lit pour laisser tout le loisir à la demoiselle de se dévêtir! M'enfin voilà qu'elle jouait un peu les vierges effarouchées l'espace d'une seconde avant qu'elle ne commence à se dévêtir! On était loin de la danse sensuelle des damoiselles françaises, surtout qu'elle manqua de se vautrer en essayant de retirer le haut, l'alcool n'aidant pas, Zaveid pouffa de rire encore avant de lever les yeux pour réfléchir à cette idée de chanson, ne profitant même pas de la situation pour admirer le corps de la belle blanche, bien que quelque peu abimé par les combats déjà menés!

«Ouais je vais chanter, mais ce sera plus gai que ce que t'as fait toute à l'heure! Je connais surtout des chansons de marins moi!» mais avant, il décroisa les jambes et se hissa hors de la pièce - oubliant qu'il était à poil sur le coup - et gueula dans le couloir

«Hey le vieux! Oh salut!»
«Salut Zaveid! Toujours en forme à ce que je vois!»
dit l'une des employées en passant et en prenant bien soin de le regarder de haut en bas
«Toujours!» répondit-il avec amusement «Dis, tant que t'es là, y'a moyen que tu me files d... trois ou quatre bouteilles de plus s'il te plaît?»
«Je suppose que tu ne parles pas d'eau?»
«Roooooh allez... attends!»
il fit demi-tour aussi sec et rentra dans la chambre pour fouiller dans ses affaires jusqu'à retrouver sa petite bourse d'or, il en sortit quelques piécettes, bien plus que le prix des bouteilles demandées et revint vers la demoiselle qui haussa un sourcil en voyant Asya planquée au coin du mur aussi nue qu'un ver
«Ah lala... d'accord! Essaie de ne pas trop la faire crier celle la s'il te plaît!»
«Non mais hé!»
elle éclata de rire et fila avec les pièces, il alla s'asseoir après avoir fermé la porte et ramena une main sur son menton pour réfléchir

«Ça va? T'as pas froid? On va attendre quand même qu'elle ramène les bouteilles, ce serait con que tu sois interrompue!» ils avaient l'air un peu con à attendre bêtement qu'elle revienne, tous deux nus dans une chambre, l'une plaquée contre un mur et l'autre assis en tailleur, puis on frappa à la porte, il se dépêcha d'aller ouvrir, et récupéra quatre belles bouteilles! Visiblement, le chef savait pour qui c'était puisqu'il y avait deux bouteilles d'eau de vie et deux bouteilles d'hydromel... cool!

Il prit donc une bouteille pour lui et laissa les siennes à la belle blanche, puis il retourna s'installer sur le lit, prenant une bonne rasade avant de se mettre à chanter une bonne chanson grivoise! Un peu fort peut-être, le patron risquait de revenir pour qu'il la ferme en fait! Même s'il ne chantait pas si faux que ça...
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MessageSujet: Re: [Terminé] SSM - Juin 1752 [PV Asya]   

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[Terminé] SSM - Juin 1752 [PV Asya]

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