RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [Nice - Septembre 1755] ~PV Amarok

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Zaveid


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MessageSujet: [Nice - Septembre 1755] ~PV Amarok   Dim 14 Mai - 19:15

Ah la France. Pays constamment en guerre à cause de son Roi qui ne cesse de vouloir conquérir les pays environnants. Enfin, ce n'est pas comme s'ils étaient les premiers de toute manière, mais il fallait reconnaître qu'à cette époque, mieux valait ne pas trop traîner près de Paris!

Heureusement pour Zaveid, il n'y allait pas. Il se rendait plutôt dans une contrée du Sud de la France qui avait également bien souffert de son poste frontalier. La ville de Nice, véritable bastion et fleuron de l'armée française, semblait souffler d'un peu de paix cette année là.

Quelques heures à peine après son retour au Sanctuaire Sous Marin, le Général avait rencontré une jeune capitaine sacrément prometteuse! Après un petit combat d'entraînement, il avait pu se rendre compte de son potentiel et de la probabilité qu'elle évolue un joue ou l'autre vers un niveau largement supérieur. Rien que le fait qu'elle soit éveillée au septième sens jouait grandement en sa faveur.

Cependant, il s'était rendu par la suite chez les érudits - dont le quartier avait bien changé suite à l'attaque de Pséma - où il avait pu avoir un aperçu de ce qu'il se passait sur l'île de la Reine Morte.

«Les chevaliers noirs sont puissants, Seigneur Zaveid... mais les étoiles sont claires, vous ne devez pas vous y rendre. Ce n'est pas le souhait de notre dieu.» lui avait dit l'un des vieux schnocks. Il ne lui semblait pas pourtant qu'à l'époque, ils étaient du genre à croire en la divination... mais peu importe. Ils disposaient de portails qui permettaient de voir d'autres contrées là où Poséidon souhaitait porter leurs yeux, ce qui lui avait permis de voir que bien peu des siens s'étaient rendus sur place. Et le pire était que les deux femmes présentes sur les lieux lui étaient inconnues, ou presque. Et pourtant, elles étaient toutes deux générales. La vache!

Bref... l'un des érudits observait un autre portail, et semblait bien soucieux. Dans sa barbe, il avait minutieusement observé un jeune homme qui travaillait à Nice, en France, dans un bar. Sa peau était trop foncée pour n'être due qu'au bronzage habituel de la ville, mais surtout, il dégageait une aura inhabituelle! Et si le Seigneur Poséidon avait montré ce jeune homme aux érudits, c'était pour une bonne raison.

«Seigneur Zaveid... je crois que nous avons besoin de vous...»
«Je croyais que je devais rester ici?»
«Il est vrai que votre présence serait des plus rassurantes en l'absence des autres Généraux, mais je crois que cette mission est bien plus importante...»


Et c'est comme ça que Zaveid se retrouva en France, au bord d'une plage, les pieds dans l'eau. Les mains sur les hanches, en tenue civile, à savoir un simple pantalon de toile noire et une veste de la même couleur, sans rien en dessous qui laissait sa peau bronzée et nue avec ses marques, il attirait déjà bien des regards. Mais il pistait surtout quelqu'un.

Une jolie fille passa, un sourire doux, une odeur suave, il commençait presque à la suivre avec un sourire abruti lorsqu'il secoua la tête en se souvenant qu'il était là pour une bonne raison.

«Bon euh... apparemment, si je me fie à ce que j'ai vu, ce gosse a l'air du genre à vivre de petits boulots...» tiens, ça lui rappelait quelqu'un... bref, il se gratta l'arrière de la tête et commença à remonter le long de la grande avenue qui bordait la mer, là où les bars étaient les plus nombreux. Voyons voir s'il avait de la chance aujourd'hui? Il intensifia volontairement son cosmos, histoire de voir si cet éveillé pouvait le sentir ou non, peut être qu'il pourrait l'attirer ainsi.
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Amarok


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MessageSujet: Re: [Nice - Septembre 1755] ~PV Amarok   Mer 17 Mai - 0:14

- Non, alors, on ne s'est pas compris vieil homme, j'ai dit « patron », mais c'était pas au sens littéral, vous voyez, et-
- Et qui va rembourser ta casse ?
- Les pièces. Sur le comptoir. A droite.
- Oh...

Et le vieil homme relève ses lunettes, fixe lesdites pièces. Un soupir s'échappe des lèvres d'Amarok, non loin. Le vieil homme semble éprouvé par le temps... Un sourire, finalement, amusé. Des minutes d'explication, à protester contre un malentendu s'éternisant. « Tu parlais de me dédommager en travaillant pour moi, non ? » répète-il en boucle. Des signes de tête négatif, des explications, de nombreuses approches différentes et variées, de la part de l'Amérindien. Une chance, le vieil homme bien que têtu et vaguement sénile, ne se souciait pas une seule seconde de l'ethnie du basané. Autrement, les choses auraient pu bien vite s'envenimer. Après tout... combien ont-ils été, ces tenants de bar à refuser sa présence sous quelques prétextes fallacieux. Les mœurs sont encore bien lointaines de l'évolution, hélas. Au mieux peut-il espérer un traitement vaguement meilleur en se faisant passer pour un natif de l'inde asiatique, celle si chère à ces britanniques. Il le fait, des fois, par amusement et facilité. Amusant, de voir la crédulité de certains. Abrutis.

Mais tout cela ne l'aide pas à avancer dans sa quête. Des informations, oui, mais trop minces. Confrérie, Cosmos, Dieux... Des choses qu'elle lui a expliquée, cette jeune femme, mais qu'il n'a pas tout de suite compris. Ou accepté. Non, Amarok ne manie pas le Cosmos, mais la force des esprits. Il ne prie aucun Dieu, mais le Totem-Loup. Ce sont tout du moins ses croyances du moment. Ca lui semble bien plus plausible, de son point de vue de jeune amérindien baigné dans la cosmologie de son peuple depuis la plus tendre enfance. Elle est loin, Athéna, très, trop loin du cœur comme de l'esprit du jeune homme. Anciennes divinités, dépassées, révolues. Son esprit logique comme son éducation ne sauraient croire ces choses qui sont pourtant des faits. Pas pour l'instant.

Puis j'ai assez cherché comme ça.

Oui, des années maintenant à chercher, un peu partout en Europe, à glaner des informations ici et là. Mais il faut bien décompresser, découvrir d'autres choses. Alors les bars, les ruelles et les étendues vertes. Des intérêts différents dans chaque lieu, mais tout pour lui parler. La boisson des tavernes, l'anonymat et les opportunités des basses-rues, la repos des coins sauvages. Repos familier. Prompt à l'adaptation qu'il est, Amarok ne souffre pas le moins du monde de la vie citadine, mais garde ses racines. Ses besoins. Tout ça, mais aussi son tempérament léger. Combien de fois il aura volontairement titillé quelques hommes aux opinions trop tranché sur qui n'est pas blanc de peau, pour s'en moquer, en rire, ou en défigurer de quelques hématomes durables. Combien de fois il a joué de son charme d'outre-mer pour attirer dans ses filets quelques une des moins réservées de ces dames. Combien de fois il a joué, triché, menti. Pourquoi ? « Parce que c'est drôle. » Et Dieu sait que cet esprit a besoin de rire, entre deux courses à la Vengeance. A la Justice.

- Bon, du coup vous ne m'en tiendrez pas rigueur vieil homme, mais je vais y aller mainten-..

Une phrase interrompue. Un sentiment, une impression au loin. La même, celle qu'il retrouve à chaque rencontre avec un autre élu des Esprits. Encore un... Froncement de sourcil furtif, puis le sourire revient bien vite sur les lippes, comme un masque à remettre en place.

- Maintenant. Bon vent chez vous, changez rien !

Un signe de tête, et il s'en va tranquillement, mains dans les poches de ce pantalon de toile blanche. Un maigre tissu en guise de haut, léger, pour laisser respirer sa peau comme il le ferait dans ses terres natales. Septembre s'avère relativement chaud, cette année, et c'est tant mieux pour lui. L'avancée se fait tranquille, mais prudente, car pour que ce soit si visible, c'est sûrement que la personne relâche son énergie à dessein. Crainte d'une embuscade, recherche dans des mémoires floues. Non... Non, il n'a pas le même ressenti que le jour où ce Benett est venu brûler le village. Un autre, différent. Relâchement rassuré, sur ces épaules sous tension, mais pas complet. Prudence, encore et toujours.

Sans savoir que ce sera sûrement bien peu utile, l'élu s'offre le luxe de réduire son énergie pour la rendre imperceptible. Une approche à laquelle il fût bien condamné à s'entraîner, à force de craindre l'identité de ces gens qui manient le Pouvoir. Ceci dit, cette énergie est ce qu'elle est : quelque chose de sauvage, instable, erratique. Du moins la sienne est comme ça. Donc, sans qu'il le sâche encore une fois, son pseudo-camouflage, il a des failles. Piètre prestation de discrétion spirituelle, pour l'homme plus habitué à être discret par ses pas de loups. Alors il approche, l'air de rien, l’œil baladeur mais alerte. Comme souvent, quelques regards qui se retournent sur la silhouette gracieuse mais foncée. Comme d'habitude, un réflexe : celui d'éviter « les autorités compétentes ». Et avec elles, d'éviter les soucis. Sûr de sa force, mais pas bête au point de l'étaler comme un despote, Amarok reste lucide.

Et la grande silhouette se traîne nonchalamment sur cette avenue non loin de la grande étendue d'eau. Océan traversé, intriguant pour l'amérindien par l'espèce d'attrait qu'il suscite chez lui. Drôle de sentiment. Ses yeux restent collés au jeu des vagues et reflets, juste le temps de quelques minutes. Une vue occupée à profiter du spectacle, tandis que son sixième sens lui indique la raison de sa venue à encore quelques mètres, donc, pas de raison de tourner la tête.

Ou presque pas. Peut-être cet homme en uniforme, venu s'écraser sur le torse mat.

Et ça tombe, parce que c'est petit. Un collègue tout vêtu de la même façon qui aide à se lever, l'air affolé. Hm, non, pas tout à fait de la même façon. L'homme tombé porte une tenue plus élaborée, de celles qui rendent compte d'un grade supérieur. Trois autres derrière, pour une troupe de quatre hommes en uniforme menée par un cinquième, bedonnant, mal rasé. Geignard, aussi.

- Saleté de... Humpf. Pas fou, l'officier. Avant de continuer sa phrase, veiller à ne pas être en face de qui que ce soit d'important. Constater ce grand bronzé d'Amarok, habillé modestement. Puis sourire de toutes ses dents, plier son regard en un torve malsain. Eh ben alors, racaille, on t'a jamais appris à regarder d'vant dans la rue ? Tu veux passer faire un tour au mitard, Huuuuum ?

Un soupir. Une réponse, brève, fatiguée d'avance, mais tout à la fois, une humeur joueuse qui commence à être titillée. Goût du risque.

- Oh, non, je suis de bien trop basse extraction pour être familier à tels codes de l'étiquette, mon bon monsieur. Mais sûrement un homme de votre stature aurait-il dû y être formé, et prendre l'initiative pour nous éviter cette malheureuse collision. Une comédie tirée d'un ton excessivement poli, mielleux, soufflée d'entre ces lèvres fendues d'un rictus féroce. Vous n'êtes pas blessé, au moins ?
- Joue pas trop au malin, l'ami, t'y gagnera rien de bon.
- Plaît-il ? Je m’enquiers simplement de l'état du bon officier. Et ils serrent la mâchoire, les sous-fifres en retrait. Furtivement, l'air arrogant d'Amarok s'étire encore un peu plus. Une comédie qui cesse, un ton qui reprend tout son mordant. Ultime provocation.

- Bah quoi, elles ont un souci, les danseuses du fond ?

Dit-il en apostrophant les autres gendarmes par-dessus l'épaule du petit officier. Déjà, les paires de mains se posent aux matraques prêtes à la ceinture, sous les yeux d'un Amarok impassible. Une paire d'épaules haussées, un air innocent.

- Woops, j'ai poussé trop fort ?
- Espèce de...

Et c'est reparti pour un tour.
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Zaveid


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MessageSujet: Re: [Nice - Septembre 1755] ~PV Amarok   Jeu 18 Mai - 11:59

C'était bien pratique le cosmos quand même! Malgré tout, Zaveid avait davantage l'impression d'être un chien renifleur à la recherche d'un trafiquant que d'un Général de Poséidon. Malgré tout, vu qu'il venait à peine d'être pardonné, il ne comptait pas faire le zouave à rechigner à la tâche! Les érudits l'ont lancé à la recherche d'un potentiel marina, ce n'était peut être pas très glorieux, mais malgré tout nécessaire à la constitution de l'armée de son Seigneur et Maître. Et honnêtement, de ce qu'il avait pu voir, y'en avait sacrément besoin!

Levant le nez après avoir encore vu passer une jolie fille en maillot de bain - malgré la saison, il faisait assez chaud - il tourna la tête vers la voie piétonne qui bordait la plage. Il avait senti ce cosmos, mais fut surpris de le sentir aussi instable. Une seconde brûlant, puis éteint, puis partiellement dissimulé


«Euh...» il fixait un point encore invisible devant lui, il avait senti la direction, mais ne savait pas comment aborder la question. Autant, des éveillés au cosmos maladroit, il en avait vu, sauf que sérieusement, le micro-cosmos qui avait été poussé à la violence lui avait un chouilla foutu les jetons «pourquoi je le sens mal?» ça sentait le gars - ou la fille - assez puissant pour lui coller une rouste s'il ne faisait pas gaffe, ou de se vautrer royalement s'il réussissait pas à se maîtriser. Rien n'était plus dangereux qu'un puissant éveillé qui ne maîtrisait pas sa force. Y'avait de quoi faire des victimes innocentes dans l'histoire. Groumph.

Il prit une profonde inspiration et se décida à prendre la direction du cosmos. Même si celui-ci était désormais camouflé, il persistait des fragments par moments, preuve que la personne devait être occupée à autre chose pour ne pas réussir à se cacher totalement. Par précaution, Zaveid continuait de manifester son cosmos, mais à petites doses cette fois, se montrant le plus rassurant possible pour ne pas effrayer - ou énerver - celui qu'il recherchait.

Il finit par apercevoir un groupe de soldats qui s'en prenait à un jeune homme à la peau foncée. Même si des gens pouvaient confondre les indiens d'Asie et ceux d'Amérique, il n'allait quand même pas se faire avoir de son côté hein? Il plissa les yeux avant de voir que les choses dégénéraient un peu.

«Un gosse...» se grattant la tempe, il essayait de se souvenir un peu de la mentalité française relative aux étrangers. Avec leur Roi qui se plaît à conquérir tout ce qui se trouve à sa frontière, ce n'était pas évident et il finit par chercher une solution pour régler cela de façon pacifique et entraîner ce gosse avec lui sans que les soldats ne s'en mêlent. Il finit par pointer du doigt la zone de la "confrontation" en parlant d'une voix forte et claire, poussant aussi un léger accent anglais pour attirer davantage l'attention de la foule

«Hey look! Les soldats s'attaquent à un garçon à cinq contre un? quel honneur!» il affichait un sourire amusé, les hommes le regardaient d'un air noir, mais rapidement la foule s'avança pour voir et ils se retrouvaient agacés

«Dégagez! Y'a rien à voir!» mais les badauds avaient surement envie d'assister à la bagarre, sauf que l'officier ne semblait pas trop vouloir se donner en spectacle non plus. Créer une émeute était le meilleur moyen qu'ils se prennent aussi des coups, aussi lorsque la foule commença à se faire un peu trop nombreuse, il fit signe à ses hommes de le suivre non sans lancer un regard noir au jeune garçon

«T'as de la chance...» Zaveid quant à lui s'avança et posa sa main sur l'épaule de l'éveillé

«Plutôt lui qui a eu de la chance, selon moi.» il attendit que la foule se disperse, réalisant le garçon qui venait d'être "sauvé" des griffes des soldats, ils ne semblaient plus trop avoir d'intérêt pour l'affaire finalement! C'était un peu le but recherché, et une fois la foule un peu dispersée, le Général de Crysaor libéra l'épaule du garçon pour se placer devant lui avec un sourire sympathique

«Boooon! Je me présente, Zaveid. Je viens d'Inde... et je crois bien qu'on a quelques points communs, toi et moi! Ça te dit qu'on discute un peu?» il fallait qu'il sache ce que ce gosse savait du cosmos, avant de se lancer dans quoi que ce soit. Il n'allait pas lui balancer qu'il était recherché par Poséidon pour potentiellement intégrer son armée, comme ça, cash de but en blanc hein?
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Amarok


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MessageSujet: Re: [Nice - Septembre 1755] ~PV Amarok   Dim 21 Mai - 23:34

- Dites-voir, vous avez pas trop peur à cinq ? Je sais pas, j'ai l'impression que vous êtes en sous-nombre, là...

Et il continue, toujours aussi confiant. Grand gamin sûr de sa force, pas même celle conférée par les esprits, mais tout simplement celle conférée par les années de conflit, d'entraînement, de vécu. Jeune, oui, mais chaque jour de cette vie a été mis à contribution d'une progression quotidienne. Jeune, mais déjà vétéran, par bien des aspects. En face, il y a ces gendarmes, sans doute un minimum formés, mais pas assez. Parce qu'ils sont habitués à frapper qui ne se défend pas, à encercler. Individuellement, faible. En groupe, pas coordonnés. Une stratégie simple – mais certes efficace contre l'adversaire lambda - : les coups successifs de cinq gourdin métallique à répétition.

Déjà, il y a ce sourire sur les traits du jeune homme. La lassitude laissant place à une malice prédatrice. Est-ce pour autant une bonne idée, que de se mettre à dos la gendarmerie niçoise ? Peut-être pas, pas si le jeune homme compte rester en ville un petit moment. Un faciès qui sort du lot, facile à repérer dans la foule. Des risques pris, inconsidérés, peut-être. Tant pis.

Ainsi, l'irréparable s'apprête à être commis. C'était sans compter une intervention extérieure, celle d'un homme qui n'aurait pas dû être oublié si facilement. C'est vrai que je suivais une trace, à la base... Une voix, un accent britannique peut-être un poil forcé, et l'apostrophe a vite fait d'attirer l'attention d'une foule, d'abord curieuse. Peut-être trop, tout du moins était-ce apparemment le point de vue des hommes en uniforme. De son côté, Amarok ne se départ pas de ce rictus confiant, provocateur. Des lèvres qui s'étirent, à passer un message aux goûts de « venez donc, je vous attends ». Et la foule gagne en épaisseur, un peu plus à chaque secondes. Quelque part, au centre de ce qui aurait pu être une belle arène improvisée, de l'adrénaline qui monte. Il se voit déjà partir, l'amérindien, partir se déchaîner sur ces balourds sûrs de la force de leurs futiles bouts de métal.

Mais l'officier en décidera autrement. Des gourdins rangés à la taille, des regards qui menacent, et des dos qui se tournent. Puis ces paroles, accueillies par une énième moquerie.

- C'est ça, allez, bisou les moustachus.

Un regard vers le bon samaritain venu faire sa bonne action du jour. Des yeux plissés, un peu moins suspicieux, à la vue d'une apparence moins... « britannique », que le laissait croire la voix lancée de prime abord. Des paroles entendues, répondues d'un énième sourire, amusé.

- « Héros du jour : A épargné un groupe de soldats ventripotents la branlée de leur vie, prodiguée par un gamin en début de vingtaine ». Je vois déjà les grands titres. Des grands titres s'ils étaient écrits par des journalistes omniscients, conscients de la réalité de choses cachées : celle du Cosmos, celles du vécu de ce jeune guerrier. Guerrier avant d'être éveillé, combattant avant d'être élu. Apprendre à hacher, avant d'avoir appris à écrire. Mais non, les journalistes s'ils devaient s'attarder sur de si futiles affaires parleraient plutôt de la clémence des autorités française face à l'insolence indigène. Du moins était-ce l'image peut-être légèrement caricaturale que se faisait Amarok.

Du coup, le grand tatoué.

Un regard qui se déporte vers le solide gaillard souriant, et ces quelques tatouages laissés visibles à l'oeil nu. Familiers, mais de loin, parce qu'il a eu l'occasion d'oublier beaucoup de ce qu'il a pu apprendre sur le monde extérieur, l'amérindien. Ces terres au-delà de l'Amérique ont encore beaucoup à lui montrer, à apprendre à cet esprit curieux. Des terres comme d'Inde, la vraie. Au moins Amarok ne s'était-il pas trompé sur la potentielle provenance de ces tatouages, devinée par un vague souvenir, puis part l’apparat dudit indien. Après tout, il aura bien fallu se renseigner quelque part sur ceux de cette culture parfois singée par malice et ingéniosité, pour que le déguisement reste crédible. Des choses en commun, tu dis? Un regard qui détaille la silhouette du dénommé Zaveid. Un haussement d'épaule, puis de nouveau, ce ton d’insouciance.

- Heh. Et ça t'arrive souvent de jouer les altruistes avec le premier basané venu, Zaveid d'Inde ? Bah, tant mieux pour eux, après tout. Amarok, « d'inde ». L'autre inde.

Des guillemets mimés par les doigts, puis une précision dispensable, mais tout de même apportée. Des choses en commun, oui. Une allure, une couleur de peau. Peut-être d'autres choses futiles, encore. Mais surtout : cette énergie que seuls quelques élus semblent pouvoir ressentir, manifester.

- Pourquoi pas. Mais pas ici, alors, ça m'embêterait d'importuner d'autres nobles personnes en marchant sur la même rue pavée qu'elles. Et de commencer se diriger vers plus loin, en longeant la plage. Quelques pas engouffrés, et déjà, un estomac qui gargouille. Une main qui vient passer derrière la tête en grattant. Puis va bien falloir que l'on puisse s'entendre au-dessus des plaintes de monsieur, plus bas. J'ai la dalle, pfiou...

Alors cette direction, c'est celle de petits commerces où la nourriture sera présente, mais à bon prix. Les mains reviennent dans les poches, et la démarche se fait détendue, malgré qu'un filtre de vigilance reste encore dressé, discret. Attendre que l'autre parle avant de poser soi-même ses éventuelles questions, puisque apparemment, l'homme le cherchait aussi. De quoi intéresser Amarok.
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Zaveid


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MessageSujet: Re: [Nice - Septembre 1755] ~PV Amarok   Mar 23 Mai - 5:26

Ce gamin ne manquait pas d'air. Mais Zaveid le comprenait un peu. À son âge et avec sa couleur de peau, c'était soit il s'écrasait comme une grosse larve, soit il ne se laissait pas faire quitte à prendre des coups. Et vu son caractère, il semblait clairement être du genre de la seconde catégorie. L'indien aurait pu dire qu'il se revoyait un peu en lui, mais ce n'était pas du tout le cas. Honnêtement, le jeune homme avait eu la chance d'avoir une vie vraiment sympa où il n'avait jamais été persécuté pour sa différence de peau ou d'origine. L'avantage d'avoir vécu sur un navire qui voyageait énormément et où de nombreuses ethnies étaient déjà rassemblées.

Un léger sourire étira les lèvres de l'homme aux cheveux blancs alors que le gamin se vantait de son pouvoir. Oui, c'est clair qu'il aurait pu lui foutre la branlée de sa vie, mais Zaveid concentra un peu son cosmos pour lui rappeler qui il était. Le gosse jouait encore les rebelles, mais ça ne le dérangeait pas plus que ça, il en avait vu d'autres. Oh, pas des indiens de l'autre Inde comme il le disait, mais des jeunes au caractère bien trempé, ça oui! D'ailleurs, un souvenir fugace passa dans sa mémoire, rapidement balayé par un voile de brume, il secoua la tête en revoyant cette fille aux cheveux blancs, ce Général du Kraken qui brandissait le trident de Poséidon sur Death Queen Island. Pourquoi il l'associait à ce gosse? Elle ne lui ressemblait en rien. Bref... un grondement sourd se fit entendre et l'Indien sourit en baissant les yeux vers l'estomac coupable


«Je ne joue pas les altruistes, mais c'est mon devoir de prendre soin de certains élus. Viens, je t'offre à bouffer.» l'avantage d'avoir récupéré son statut de Général, il avait aussi accès à ses coffres, et ses prédécesseurs ne semblaient pas avoir été bien dépensiers. Il entraîna le gamin vers l'endroit qu'il voudrait, peu importait le prix. D'abord vers ces petits marchés de produits frais qui préparaient les poissons, fruits ou légumes sur place pour ceux qui voulaient goûter pour acheter, ici le poisson était vraiment bon, mais cher! Malgré tout, histoire de mettre son "invité" à l'aise, il lui prit des brochettes bien grillées au feu de bois, glissant quelques pièces d'or entre les mains du marchand qui semblait plus que ravi et lui proposait alors d'autres choses...

«Ok, je te prends carrément un panier.» ravi, il y avait évidemment du poisson cru dans le lot, celui qui était cuit fut mis à part et donné carrément à Amarok qui allait devoir se dépatouiller avec tout ça le temps qu'ils se trouvent un coin où manger tranquillement. Ils se trouvèrent un coin tranquille dans l'herbe, à l'ombre d'un arbre et Zaveid commença à prendre l'un des poissons pour le découper, retirant la peau délicatement et le vidant pour pouvoir le manger cru.

«Bien... je suppose que ça ne doit pas forcément te plaire que je t'offre à manger hein? Je crois bien que dans ton pays, les hommes blancs qui sont pavés de bonnes intentions au premier abord ne sont pas forcément gentils? Sauf que moi, je suis pas là du tout pour t'offrir monts et merveilles... c'est plutôt le contraire en fait.» son regard s'obscurcit un peu alors qu'il coupait un morceau de poisson à l'aide de son couteau - glissé à l'origine dans sa botte - pour le porter à ses lèvres, il fixait l'horizon, la mer à l'infini

«Tu le sais, n'est-ce pas? Que t'as un don particulier, un pouvoir en toi qui te rend terriblement plus fort.» il se tourna alors vers lui pour planter ses billes dorées dans les perles noires du gamin, oui, il le savait, ça se sentait à la manière dont il avait tenté de le dissimuler un peu plus tôt. «et tu sais aussi que d'autres personnes ont ce don. Dont moi. Mais sais-tu pourquoi?» était-il de ceux qui avaient pu en apprendre là dessus? Avait-il eu un mentor? Ça par contre, il ne pouvait pas le deviner...

«Qu'est-ce que tu sais des dieux?» ça aussi,
valait mieux qu'il en sache quelque chose.
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Zaveid


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MessageSujet: Re: [Nice - Septembre 1755] ~PV Amarok   Mar 13 Juin - 7:57

Cette petite balade au marché était agréable, bien que Zaveid n'était pas là pour ça. Heureusement, ils purent s'installer tranquillement sur l'herbe et manger, il espérait que le ventre plein, le garçon serait plus ouvert à la conversation. Celui-ci semblait curieux, de toute évidence, il avait connaissance de ses pouvoirs, bien que les Dieux lui échappaient un peu. Enfin disons qu'il n'avait pas les mêmes surtout. Lui, ça tournait plutôt autour des Grands Esprits tout ça...

«La Mythologie est un récit des hommes à propos des Dieux. Il y a forcément des choses qu'ils ont oubliées, ou qu'ils n'ont pas voulu dire, ou simplement qu'ils n'ont jamais su. Mais bon nombre de récits sont vrais, tu vas apprendre au fil des jours et des semaines à venir combien ils ont une place importante dans ce monde...»

Picorant son poisson cru, il fixa la mer que l'on voyait d'ici, lorsqu'une espèce de surcharge électrique, un cosmos puissant et dévastateur, écrasa toute la zone autour d'eux! Zaveid se leva d'un bond, Amarok aussi avait du le ressentir et même les gens autour semblaient un peu déboussolés sans savoir pourquoi. Cette explosion de cosmos n'était pas normale, et à peine quelques secondes après, le chevalier de Crysaor ramena une main sur son front, recevoir un message télépathique de son dieu... il avait oublié ce que ça faisait.

«Argh... je me souviens pas c'était quand la dernière fois que j'ai eu autant de trucs à faire en une seule journée! Désolé mon gars... mais va falloir que je te laisse.» il se tourna alors vers lui, agitant légèrement la main, il fit apparaître une pièce d'or et la tendit au jeune indien

«Tiens, prends ça... le jour où tu te sentiras prêt, serre fort cette pièce dans ta main et plonge dans l'eau. Si tu es celui que je pense être, tu arriveras dans un lieu tout nouveau où l'on pourra t'apporter les réponses aux questions que tu te poses.» il sera aspiré directement dans le Sanctuaire Sous Marin. S'il est un élu, il y arrivera sans encombres, sinon... il venait de conduire un mortel à la mort.

Bref, il laissa tout sur place, le panier de victuailles et le reste des achats du marché, au moins Amarok aurait à manger pour quelques jours, puis il se mit à courir, ne voulant pas attirer l'attention, il alla vers le port, fonçant sur le ponton avant de se jeter à l'eau. Rejoindre le Sanctuaire sous-marin pour gagner le pilier de l'Océan Arctique, moyen le plus rapide par la suite pour gagner la Chine... Si Scylla s'y trouvait, il serait facile de pister son cosmos une fois là bas...
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Direction: La Chine
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MessageSujet: Re: [Nice - Septembre 1755] ~PV Amarok   

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[Nice - Septembre 1755] ~PV Amarok

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