RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [Fin Février 1755] A l'aube du changement [PV : Amarok]

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Asya L.


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MessageSujet: [Fin Février 1755] A l'aube du changement [PV : Amarok]   Sam 3 Juin - 21:10

Provenance : Port de l'Empire Russe


Fin Février 1755. Port de La Ciéutat, France.


Une longue traversée, pourtant lointaine déjà. Voici des jours que la jeune femme avait quitté les terres poudrées de sa naissance, remontant dans cet engin voguant sur les eaux avec moult hésitations. Un retour aux sources touchant à sa fin, tout comme cette brève rencontre sur les quais : celle d’un homme curieux, sans doute un peu trop d’ailleurs. Un homme dont elle avait d’ores et déjà oublié les signes distinctifs. Trouvaille sans réelle importance autre que cet appétence envers les récits de voyage. Et, une fois les paroles écoutées, seuls ces quelques narrations demeuraient. Trace d’une humanité envolée, négligée. Souvenir abandonné, au profit de ceux que les billes brunes dévoileraient une fois pied à terre. Une traversée, devant à l’origine la mener vers ce qui était désormais une nouvelle maison. Nouvelle famille, aussi. Pourtant, un avis changeant, alors même que l’embarcation quittait son nid. Des marches rapidement dévalées, laissant cet inconnu seul dans ce recoin dans la précipitation d’un désir nouveau. Son pèlerinage n’était point encore terminé. A vrai dire, c’était à ce moment précis qu’elle se rendit compte que l’excursion dans le pays de la rudesse hivernal n’était qu’une étape. Une première étape pour se rappeler, honorer ce jour durant lequel leur vie avait irréversiblement basculé. Parce qu’il y avait cette Odyssée qui n’avait jamais été menée à son terme. Nécessité d’un achèvement, pour un deuil refoulé. Ne plus pleurer les morts, arriver à destination, pour enfin faire son deuil.

Ainsi, la blanche mère avait trouvé l’un de ces bâtiments sillonnant les mers et les océans. Une embarcation prête à fendre les flots, et dont l’apparence différait de certains autres où hommes et femmes s’engouffraient. En effet, ne semblait monter dans celui-ci nul autre que des caisses. Lourdes et épuisantes caisses. Une approche, et quelques mots, cherchant à prendre des informations, pour finalement négocier.

« Ah non ma p’tite dame. On n’va pas à Massilia nous, mais juste à côté ! Puis on trimballe pas des gens, juste des boites » Avait alors répondu l’homme qui remplissait la feuille d’inventaire.

Mine faiblement boudeuse, à l’entente de cette révélation. Parce que ce n’était pas exactement le lieu de sa destination. Cependant, s’il s’avérait exact que le port dans lequel irait mouiller le navire n’était pas grandement éloigné de celui qu’elle espérait atteindre, alors y avait-il probablement moyen de négocier son embarcation sur le monstre de bois.

« Intéressant. Dans ce cas, je pourrais peut-être vous aider durant la traversée n’est-ce-pas ? N’avez-vous donc pas besoin de main d’œuvre ? » Renchérit-elle aussitôt.

Parce qu’elle avait vraiment besoin de s’y rendre, le plus tôt possible. Sans doute pensait-elle qu’il s’agissait là du bon moment. Ne plus vivre dans le passé, et cette ombre poursuivant cette silhouette. Il était temps que cela cesse. Passer le cap, en somme. Et, à ces quelques mots, une tête à l’expression réfléchie, et peut-être légèrement embêté, aussi. Probablement ne comprenait-il pas l’intérêt d’avoir une femme à bord. Alors, une hésitation, le temps d’un instant et, finalement, une réponse.

« Eh bien, c’est que j’suis pas certain que vous serez capable de suivre la cadence ma p’tite dame. On a besoin de bras solides pour transporter tout ça, pour laver l’pont. Puis… Vous savez cuisiner un peu ? » Regard filant, ignorant le hochement de son interlocutrice. Et, à la place, des prunelles noires se portant sur le Capitaine, attendant les traces d’un accord tacite. Puis, un soupir, avant que ses lèvres ne s’entrouvrent de nouveau. « Bon, c’est d’accord. Vos tâches seront celles énoncées plus tôt, et vous serez traitée comme un homme, c’est bien clair ? » Signe de tête, approuvant ces mots. « Bien. Et prenez ça, on n’est jamais trop prudent. Ça pourrait vous être utile en cas de pépin. »

Une main donnant alors un pistolet, tandis qu’une autre fournissait une maigre lame. Perles d’incompréhension, durant quelques secondes, avant de finalement comprendre que les terres n’étaient probablement pas les seules à connaitre le danger des hommes. Certainement les mers avaient également leur lot de bêtises humaines. Assurément, même.

« Allez moussaillon, il est temps de s’mettre à bosser maintenant. Le voyage est long, mais t’auras pas l’temps de t’ennuyer, t’inquiète pas. Pour le détail des tâches, on verra ça plus tard. Commence donc par transporter les caisses » Un regard scrutant, de haut en bas. « Et tu vas m’changer tes fringues dans la cabine. On n’est pas chez les clodos ici ! »

Corps se mouvant, afin de respecter les ordres donnés. Et corps disparaissant alors dans cette cabine, avant d’en ressortir quelques instants plus tard. Désormais vêtue d’une manière dont elle n’aurait jamais pu l’imaginer quelques années auparavant, elle espérait. Oui, Asya espérait que cet homme dise vrai : qu’il n’y ait pas le temps de s’ennuyer. Parce qu’elle était encore sensible, la jeune blanche, à ces remous sauvages : ceux qui rappelaient ce naufrage d’il y a quatre années. Quatre ans… C’est qu’il passait à une vitesse incroyable, ce temps maudit. Maudit des uns, bénit des autres.

« Dites… vous êtes certains que ça va, ces vêtements ? Entre la chemise ample et cet espèce de… Ceintu… Cors… ? Oh et puis merde, cet espèce de truc là. C’est pas un peu bizarre ? » Demanda-t-elle alors, tandis que le premier paquet parvenait enfin à ses mains.

Regard presque foudroyant, quelques secondes, avant qu’un sourire moqueur ne vienne résonner à son oreille. Un doigt aussi, lui intimant de commencer à s’activer, si elle ne souhaitait pas rester à quai.

« C’normal ma p’tite dame. C’est fait pour tromper l’ennemi. Puis c’est toujours plus pratique que votre truc dégueulasse. » Soupir « Assez traîné, au boulot ! » Ajouta l’homme avant de s’éclipser.

Plutôt pour se rincer l’œil, oui. Qu’importe la raison, cela semblait être une clause nécessaire pour qu’elle puisse prendre le large à bord de ce navire. Et ainsi, une fin d’après-midi avait été passé à tout ranger, trier. Préparatif nécessaire. Tout était fin prêt : il était temps de larguer les amarres. Une semaine à voguer dans les eaux turbulentes, à payer son trajet en effectuant diverses tâches. Pourquoi pas, après tout. Au final, elle n’avait pas réellement le temps de se sentir mal à l’aise, ni même de repenser à ce bateau sombrant dans les profondeurs marines, si ce n’était lorsqu’ils passèrent non loin de là. Nausées prenantes, un esprit qui n’avait pas encore oublié, visiblement. Et, plus que ça, une image encore fraîche dans sa mémoire. Sans doute trop.

Des jours qui avançaient, une destination qui semblait de plus en plus à portée de main. Et, avec cela, une certaine excitation. Parce qu’elle allait enfin découvrir cette contrée pour laquelle une vie avait été sacrifiée. Parce que cela marquerait pour elle un nouveau départ, ou tout du moins l’espérait-elle. Un besoin absurde, la blanche en était consciente, mais tout de même nécessaire. Une psyché dominée par cette pulsion indispensable, celle-là même qui lui avait fait prendre le chemin de ces terres enneigées, inconsciemment. Passer à autre chose. Cesser de ressasser inlassablement le passé. Il était temps pour elle d’avancer. Car, un nouveau but s’était offert à elle, une nouvelle allégeance. Une confiance à ne pas gâcher.

« On est arrivé à La Ciéutat ma p’tite dame. L’est temps de rendre votre tablier, vous voilà à destination. Dommage qu’on puisse pas vous garder avec nous, vous faisiez un moussaillon plutôt potable. Enfin, on trouvera bien quelqu’un d’autre qui fera l’affaire. Ah, et vous pouvez garder les bouts d’tissus » Des yeux se portant sur celle qui portait un sac de toile, dans lequel se trouvait ses vêtements d’origine. « Pour rejoindre Massilia, il faut s’enfoncer plus profondément dans les terres, et vous y trouverez le chemin à suivre. Dans quelques jours, vous y serez. Mais si vous avez un peu de temps, j’vous conseille de passer faire un détour du côté de Ceiresto. C’pas très loin, et j’suis certain que l’coin vous plaira. »

Et, en guise de première réponse, celle qui venait bien avant les sons, un sourire de cette chaleur que la jeune femme connaissait bien.

« Merci pour les vêtements et le trajet. Et pour le conseil, aussi » Un rire alors dévoilé. « Qui sait, peut-être qu’on se recroisera un jour, lorsque je chercherais de nouveau à voyager et que vous chercherez un peu de main d’œuvre ! »

Un signe de la main, puis un éloignement dans un dernier remerciement. Des pas s’arrêtant finalement quelques mètres plus loin, afin que ce nez puisse humer les odeurs, profitant par la même occasion de cette brise marine. Quelques mèches d’ivoires dansant ainsi avec le souffle tourbillonnant. L’impression de se sentir peut-être un peu plus légère, bien que le moment le plus redouté n’était pas encore présent. Des billes fixant les lignes d’un paysage à en couper le souffle. Ville entre mers et terres, cela n’avait jamais été aussi vrai qu’à cet instant. Parce qu’il y avait ce contraste entre l’étendue bleutée et celle verdâtre des forêts de pins dominant les collines. Surement aurait-il aimé voir cela, lui aussi.

« Nous y sommes presque, мой ребенок* » Murmure envolé, ne laissant qu’un soupir désolé. « мой ребенок вот-вот увидит мир. ** »

Puis, finalement, une main se portant sur son torse. Rien, il n’y avait rien. Absolument rien. Une paume frappant alors plus fort, espérant y déloger quelque chose, mais ne restait toujours que le néant. Des billes s’écarquillant alors d’effroi, mêlant un ensemble de questions qui se bousculaient à la porte de l’âme. Une présence manquante. Si récente, et pourtant indispensable. Des pas reprenant alors d’un rythme un peu plus rapide, mais dont l’apparence demeurait maîtrisée, pour le moment. Fidèle ami évaporé, laisser en arrière. Et, machinalement, cette main qui se collait non loin du coin de ces lèvres, afin de lancer un appel discret à cet être absent.

« Ilya, où tu te caches encore ? Allez, viens. On a encore de la route à faire ! Ilya ?! » Nouvelle expiration, dans cette pensée qui se mélangeait. Superposition entre cet enfant déchu et cette Zibeline farouche. « Chacun à sa manière de faire son deuil et d’avancer., n’est-ce pas ? » Simple bruissement s’unifiant au vent.

Oui. Parce que chaque chemin emprunté menait sans doute au même endroit, mais le voyage n’en demeurait pas moins différent. Certains prendront certainement la route la plus courte. Asya, elle, avait choisi ce long trajet : celui qui remettait en question tout ce en quoi elle avait secrètement espéré jusqu’à ce jour. Et probablement l'animal l'avait-il fait, lui aussi. Des yeux dont le voile se levait peu à peu : cette ombre de noir vêtue avait d’ores et déjà remblayé son drap immaculé.

N’y pensons plus…


Citation :
Note * : мой ребенок - Mon enfant.
Note ** : мой ребенок вот-вот увидит мир - Mon enfant lutte pour rejoindre ce monde.
Note² : Ilya est une Zibeline farouche. Attention, elle mord.


Memories are like a stain that is branded on my brain.
Cause every stranger has your face, just let me fade away.
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