RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [Début Janvier 1756] Une moitié retrouvée. [PV Ishiro]

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Eléonore T. Rousseau


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MessageSujet: [Début Janvier 1756] Une moitié retrouvée. [PV Ishiro]   Ven 7 Juil - 3:54

Provenance : Ailleurs (à voir où lorsque l'occasion se présentera).


Des voyages amenant plus de questions que de réponses, forçant l’esprit à travailler toujours plus sur la compréhension et l’interprétation de chaque signe contradictoire perçu jusque-là. Et, accompagnant cela, cette mine de déception apparaissant sur mes traits, non dissimulée pour le moment. Car il n’y avait là aucun intérêt à s’en cacher. Les aléas de la vie, tout simplement. Et l’histoire d’une enfant nommée Eléonore, qui se cherchait encore malgré ses seize années. Celle-là même qui racontait les changements d’une âme, et son arrivée jusqu’à cette île, d’une manière peu ordinaire.

Ô il en avait fallu, des années de recherches. Quelques-unes au compteur, parsemées de rencontres plus farfelues les unes que les autres. Des visages qui s’effaçaient au détriment des voix et des légendes venues bercer mes oreilles. C’était comme cela que j’avais pu trouver cet emplacement, la première fois. Bien entendu, mes pieds ne s’étaient nullement fait priés pour fouler cette terre toute de sable constituée. Un début motivant une avancée plus franche, liée à la curiosité de voir la réalité telle qu’elle était. Cependant, mes pas n’étaient jamais parvenus à franchir la ligne de la naissance de ces temples plus haut. Sans doute était-ce là l’expérience, la mémoire qui m’en empêchait. Parce que, quelque part, cela me rappelait mon aventure au Sanctuaire d’Athéna, aussi courte fût-elle. Et toujours ce sentiment de trahison refaisant surface, vis-à-vis de ce vieil homme l’ayant pris sous son aile alors même que la poussière de la terre m’appelait à revenir parmi les siens. Une reconnaissance non pas oubliée, malgré ce que certains pourraient affirmer. Uniquement des chemins qui venaient à différer. Mais cela ne signifiait pour autant pas que leur route ne se croiserait plus, bien au contraire. Néanmoins, cette sensation faussée toujours ancrée, malgré la connaissance d’une vérité différente des possibles racontars ayant suivi mon départ.

Une hésitation. Et cette chaussure se posa finalement sur la première marche. Il était désormais temps de balayer ces inquiétudes, ces mensonges ainsi nourris. Puis des billes se posant sur les environs, remontant les pierres en même temps que mon corps me portait vers le haut, s’abaissant par moment afin de passer outre les colonnes effondrées. Que je me souvienne, ce n’était pas aussi délabré, la dernière fois. Et, en y repensant, la ville plus bas semblait également avoir souffert de dégâts. Que s’était-il donc passé pour que les fondations tombent de la sortent, finissant sur ce parterre par dizaine de morceaux. Sans doute la reconstruction prendrait-elle du temps. Et probablement avait-elle déjà débuté. C’était, en tout cas, là ma pensée en passant cette habitation dans un état visiblement meilleur que les autres. La maison des Gémeaux. Au moins, cela ferait moins à faire pour celui qui s’y attèlera.

Quelques heures passées à progresser, avant de finalement parvenir au sommet, à ce tapis de fleurs trépassées derrière cet ultime temple. N’y avait-il donc plus personne pour s’en occuper ? Une main effleurant presque les pétales de cendre, sans pour autant les toucher. Simple impression, avant de reprendre ma route vers cette toiture à l’apparence ancienne. Elle aussi semblait avoir souffert, mais des années cette fois. A l’horizon, se tenait le volcan. Une source de chaleur qui alimentait visiblement l’endroit, si j’en crois la chaleur omniprésente.

Et pourtant, malgré tout, je continuais de m’enfoncer dans les profondeurs de cet endroit où demeuraient quelques objets destinés à la forge. Abimés, eux aussi. Le tour du propriétaire réalisé, il ne semblait y avoir rien d’autre ici. Et pourtant, l’envie de partir restait absente. A la place, mes doigts approchaient un peu plus près des outils délaissés, l’air songeur.

« A quoi ça pouvait bien servir, tout ça. T’as une idée Raut’ea ?»

Un simple murmure, bien qu’audible pour qui serait suffisamment proche, tandis qu’un sifflement causé par cette langue doublée chantait à mes oreilles. Une mélodie me donnant cette envie irrésistible de sortir l’instrument de cet étui, disposé sur mon dos, qu’une paire de doigts vint frôler brièvement. Une tête secouée. Ce n’était pas le moment pour ça.
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Ishiro


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MessageSujet: Re: [Début Janvier 1756] Une moitié retrouvée. [PV Ishiro]   Dim 30 Juil - 12:02

Ishiro toujours assis dans son temple, pensait à ce que son frère aîné aujourd'hui chevalier d'or du Capricorne lui avait dit. Il ferait un rapport à Corell concernant son état stabilisé, du moins pour l'instant. Ishiro savait que ça ne durerait pas il le sentait, il sentait son double diabolique vouloir revenir. Néanmoins, l'ancien chevalier d'Athéna, restait serein et ce même s'il ne pourrait plus jamais servir Athéna comme jadis il l'avait fait. Le black saint n'était plus le même et il ne pouvait risquer d'aller au sanctuaire sans que son ombre ne sorte et fasse des ravages. Il buvait son verre de vin tranquillement quand il sentit une présence non loin d'où il était. Ce n'était pas Eiso, celui ci était déjà parti depuis quelques minutes maintenant.

"Qui ose ?"


Le chevalier noir des Gémeaux déposa son verre sur la table du salon illuminé par quelques rares bougies, il sortit en vitesse de son temple et regarda en direction du volcan. La présence n'y était pas elle était un peu plus en bas dans les...

"Les forges noires ! Non!"


Il fonça à tout allure rejoindre l'individu qui avait osé y pénétrer sans son accord. Car oui, lui seul avait droit à l'accès de cet endroit et ce même s'il n'y avait pas encore déposé les pieds de peur que son ombre en profite pour encore faire n'importe quoi. Il entra dans les forges noires, des outils y traînaient et Ishiro pouvait voir des traces de pas sur le sol, la poussière ne les trahissant pas. Il sentit que la présence n'était pas loin et le black saint était prêt à toute attaque contre sa personne. Il entendait une voix légère mais il n'y comprenait rien apparemment une voix féminine d'après ce qu'il avait pu comprendre du peu qu'il avait entendu. Sans hésiter et signalant sa présence, le saint noir parla d'un ton net et sans quiproquo.

"Qui ose s'aventurer dans ce lieu interdit, qu'il parle ou il subira le courroux du maître des lieux ! Ishiro chevalier noir des Gémeaux !"


Sans hésitation, il avait prononcé son prénom en ne disant plus chevalier de bronze du Phoenix, il s'était fait une raison, rien ne serait plus jamais comme avant...


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Eléonore T. Rousseau


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MessageSujet: Re: [Début Janvier 1756] Une moitié retrouvée. [PV Ishiro]   Mar 8 Aoû - 13:27

Une presque attente s’instaurait alors, comme si l’animal s’apprêtait à me répondre. Bien entendu, je n’étais pas sotte au point de croire que ce partenaire de serpent élèverait sa sifflante voix de manière parfaitement audible. Il restait un animal, après tout. Mais cela n’empêchait en rien cette impression que l’ophidien comprenait le sens de mes paroles. Parce qu’il y avait comme une connexion entre nous, je ne sentais bien. Et probablement que lui aussi, d’ailleurs. Sans doute était-ce là, la raison pour laquelle il ne m’avait pas encore prise pour repas. Ça, et le fait que j’étais peut-être un peu trop grande pour lui, aussi.

Pour seule réponse, il n’y eut que le son causé par cette langue bifide, chantant cette presque mélodie à mes oreilles. C’est qu’il savait y faire, Raut’ea, pour que je cède et sorte finalement cet instrument de son étui. Mais chaque chose en son temps et, actuellement, le temps n’était pas à la musique, à mon grand regret, fallait-il bien l’avouer. Parce qu’il y avait encore des questions demeurant sans réponse en l’instant. L’utilité de cet endroit, de ces objets… Et, le plus important : était-il toujours en activité, ce lieu ?

Bille passant furtivement d’un coin à un autre de la pièce, tandis que ces doigts frôlaient toujours cette couverture solide, comme pour faire taire cet appel incessant nommé « désir ». Les outils n’en demeuraient pas moins spécifiques, de ce que je pouvais observer. Et certainement ceux-ci étaient-ils liés à l’activité de la forge. Cependant, cette hypothèse ne faisait que donner naissance à de nouveaux questionnements. Encore et toujours, le cerveau s’activait, inlassablement. Me demandant quels objets furent auparavant créés en ces lieux, je me surpris à imaginer cet endroit sans doute quelques années auparavant, alors qu’il était encore en un état potable. Et lentement, les objets prirent place dans cet environnement qui m’était pourtant inconnu. Eux, et ces ombres, ces silhouettes sans visage parcourant la présumée forge, actionnant les divers mécanismes. En mémoire des temps anciens.

Billes tout d’abord émerveillées. Jusqu’à ce que l’imagination ne prenne brutalement fin, ne laissant que le lieu désertique qu’il était actuellement. Ça, et ces quelques poussières d’étoiles attirant mon attention, qui s’envolaient vers l’extérieur. Parce qu’une voix venait de s’élever par-delà l’entrée. Tiens, bizarre. Je pensais pourtant que l’endroit était vide, vu l’état désastreux des instruments. Haussement d’épaule, discret : Comme quoi les apparences pouvaient être trompeuses. Une voix masculine, un ton qui semblait presque sec et doté de ce petit quelque chose que je ne saurai nommer. Alors, mes pas prirent la direction de la source, sans pour autant quitter la pièce dans laquelle je me trouvais actuellement. Juste quelques enjambées, le temps de se retrouver à l’entrée de celle-ci, afin de voir qui était donc l’homme qui usait de ce ton des plus énervants.

« S’il est aussi interdit qu’tu le dis, tu devrais penser à foutre une pancarte à l’entrée. Ça aiderait p’t’être. Puis bon, tu devrais penser à nettoyer un peu d’ailleurs. Parce que bon, c’est l’foutoir quand même. »

Un peu comme les temples, plus bas. Parce qu’eux aussi étaient dans un état déplorable. Autant que ce parterre de fleurs laissé pour mort, non loin de celui qui dominait la zone, en point culminant qu’il était. Un esprit qui s’attardait également sur certains mots : Chevalier noir. Ah, il était donc l’un de ces hommes ayant attiré mon attention quelques années auparavant, au Sanctuaire. Pourtant, s’il avait bien ce petit quelque chose de familier, ce n’était pas pour cet aspect chevalier noir. Bien loin de là.

« Ishiro ? C’était pas l’nom du Phoenix ça ? Alors quoi, tu t’as quitté le Sanctuaire, t’en a eu ta claque des discours utopiques ?» Un soupir, inaudible.« Bref... ‘qui’ c’est moi. Moi et Raut’ea. Alors ouais, salut l’Gémeaux noirs qui semble pas connaitre les bonnes manières. Enchantée. »

Pas très étonnant, d’ailleurs. Mais bon, effectivement, c’était pas la politesse qui l’étouffait celui-là. Assurément pas. Tout avait été dit, et ne me restait qu’à attendre désormais, dans cette position qui ne semblait pas connaitre la crainte.


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Ishiro


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MessageSujet: Re: [Début Janvier 1756] Une moitié retrouvée. [PV Ishiro]   Lun 14 Aoû - 9:52

La jeune personne qui se trouvait devant ne manquait visiblement pas de toupet en venant parler au saint noir et ce sans connaître le danger qui l'attendait.

"Parce que se faufiler dans mon domaine sans s'être annoncée au préalable, avoir ignoré ma présence dans mon temple fait preuve de bonne manière jeune fille ? Es tu consciente du danger que je représente ici ? Et encore, tu as de la chance, tu tombes sur moi quand je suis bonne humeur."


Ishiro n'en disait pas plus, il ne voulait pas lui parler de son double maléfique qui avait voulu tuer son propre frère. Pour l'instant, sa part d'ombre était endormie, enfouie bien profondément dans son subconscient mais pour combien de temps ? Bref, pour l'instant, elle n'était pas encore prête à refaire surface et c'était bien mieux ainsi surtout depuis sa rencontre avec la marina qu'il avait failli tuer il n'y a pas si longtemps. Raut'ea comme elle se faisait appeler avait pourtant l'air de la connaître.

"Des discours utopiques ? Ne compare pas les saints aux spectres s'il te plaît, tu ne les as pas côtoyer comme moi je l'ai fait et je regretterai toujours ce qu'il s'est passé, j'ai sans doute perdu tous mes amis maintenant à cause de mon sacrifice. J'ai même failli perdre mon frère qui est un chevalier d'or aujourd'hui. Il aurait pu me tuer, baisser sa lame mais il ne l'a pas fait."


Il croisa les bras.

"Trêve de bavardage sur ma vie, c'est toi que j'interroge, tu as l'air de me connaître mais moi je ne sais rien de toi, que viens-tu faire ici ? Tu te trouves dans les forges noires, tu es venue pour une armure ? Malheureusement, depuis la chute de Pséma, il n'y a plus de forgerons, ils ont du fuir après sa mort... Et puis, je n'ai pas encore donné mon accord si ça serait le cas... Parle !"


Visage sévère, il regardait fixement Raut'ea, elle n'avait pas l'air d'avoir été envoyée pour l'assassiner vu son discours sur ses anciens compagnons. Il savait que les marinas ne seraient pas assez fous pour venir le tuer et les spectres avaient sans doute d'autres chats à fouetter...


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Eléonore T. Rousseau


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MessageSujet: Re: [Début Janvier 1756] Une moitié retrouvée. [PV Ishiro]   Mer 16 Aoû - 8:40

Une forme se dessinant peu à peu, laissant finalement mes yeux entrevoir cette présence de manière plus claire. Une âme sitôt arrivée, sitôt agressive. Rien de très original, bien que ma vision des Chevaliers de noir vêtus différait légèrement de cette impression que l’autre donnait. Sensation visuelle altérée avec les années passées à la vaine recherche d’information. Et sans doute était-elle bercée d’illusions d’enfants. C’était fort probable. Parce que je ne doutais pas un instant d’avoir pu croire trouver chez eux ce que je ne trouvais pas chez cette Athéna. Et s’il n’y avait là pas l’once d’une déception, le goût qui me restait en bouche n’était pas des plus agréables. Douce amertume.

Au-delà du manque de manière, je ne pouvais cependant pas enlever à cet homme le fait qu’il ait du répondant. Dans une certaine mesure, bien entendu. Mais ce n’était pas plus mal, comme cela. Parce que s’il y avait un côté agaçant à la chose, j’avais désormais la possibilité de tester ces « Black Saints », comme on les appelait autrefois.

« Je voulais juste monter jusqu’au Volcan admirer la vue, en fait » Mensonge. « Par contre, si tu faisais la sieste au moment où j’suis passée, j’y suis pour rien. On m’a toujours dit qu’il ne fallait pas réveiller un vieux qui dormait. »

Haussement d’épaule. Ni faux, ni vrai, cette petite raillerie. Disons que ces racontars d’enfants m’arrangeaient bien, en l’instant. Merci frangin de m’avoir bassinée avec ces conneries. Au moins, ça va me servir un peu. Un « De rien p’tite souris », bien vite lancée à l’intérieur. Un son que nul qu’elle ne pouvait entendre, semblait-il. Et, bien rapidement, cette réponse tacite donnée en une tête tombant légèrement sur le côté, un semblant de sourire amusée sur les lippes.

« Les quoi ? »

Interloquée. Il y avait donc des Spectres dans ce monde. Sans doute étaient-ils liés à Hadès, c’était la pensée la plus logique. Et, au final, malgré cet air qu’affichait mon visage, ce n’était guère étonnant. Car si Athéna existait, il était fort à parier qu’Hadès également. Et probablement d’autres Dieux majeurs, n’est-ce pas ?

« Hadès… ? » Ajoutais-je dans un murmure, pensive. Des billes cendrées à la lueur de la curiosité se levèrent ainsi vers lui. « Dis dis, alors Poséidon aussi, il existe ?! Qui d’autres ?!»

C'est que je sauterai presque comme une puce, à cette connaissance à venir. Réalisation : Je m’égarais un poil du sujet, à vrai dire. Une toux brève, le temps de calmer cet intérêt qui était mienne. Et déjà je retournais à mes moutons. Et aux siens, aussi.

« Bref. J’m’en fou, des Spectres. C’est pas l’sujet. » Vague soupir. « Comme je disais, j’étais sous la protection d’Athéna fût un temps, c’pour ça que ton nom m’parle un peu. Ceci dit, il n’ me semble pas qu’on se soit croisés. Mais oui, j’étais pas très à ma place là-bas. Et les discours d’Athéna, je sais pas, je les trouvais pas très… comment dire… réalisables. Parfois, je me demandais même si elle se foutait pas un peu d’la gueule du monde… Fin bref. Chacun ses croyances, hein. J’juge pas. »

Haussement d’épaule. En effet, je ne jugeais pas. Je donnais simplement mon avis, ma perception des choses durant cette année passée au Sanctuaire. Bien sûr, cela n’empêchait en rien le fait que j’étais reconnaissance envers cet homme, envers ce groupe, de m’avoir donné un toit. Mais mon âme ne s’était sentie proche d’eux à aucun instant. Un décalage affligeant. Et c’était d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle les hommes en noir avaient attiré mon attention, en premier lieu. Parce qu’ils ne semblaient pas soumis à ces forces soi-disant supérieures. Parce qu’ils suivaient leurs propres buts, et non pas ceux d’un autre.

« Une armure ? » Simple question, sans la moindre animosité. Presque crédule.« Comme celles que portaient ces hommes au Sanctuaire ? »

Une main alors posée sur l’une des anciennes tables, afin d’être plus à l’aise. D’avoir un appui. Et ce qui s’était déclenché plus tôt dans la journée revint alors. Tout semblait reprendre vie, une fois de plus. Imagination débordante. C’est en tout cas ce que je pensais, bien loin de me douter de la portée de cette capacité partiellement développée. Une forge reprenant vie, dans ce que je croyais être l’imaginaire. Et ces formes forgeant des objets que je ne saurais percevoir clairement contrairement à leurs voix, probablement disparues, elles aussi. Un pas. Deux pas. Un spectacle qui émerveillait mes prunelles, jusqu’à ce que tout cesse, une nouvelle fois.

« Tellement de voix… Ils sont pas plutôt morts, ces gens ? En tout cas, y’a pas mal d’activité, à l’intérieur. Ils avaient l’air attachés à ce lieu. Y’a quelque chose de particulier ici, pour qu’ils décident d’y rester malgré tout ? C’est marrant. Jusqu’ici, j’faisais que les entendre. Mais dans cette forge, je peux même voir les formes approximatives… » Interrogation toute simple, avant de répondre à cette question précédemment posée. « En fait, j’suis venue pour voir ceux qu’on appelait les Black Saints. Ils sont venus au Sanctuaire, pendant que j’y étais. C’est dingue, mais j’étais comme absorbée par leur présence. J’sais pas comment dire, mais ils avaient un certain côté attirant. Si bien que j’ai fini par partir à la recherche d’informations, ici et là. J’étais pas à ma place là-bas, de toute façon, alors j’me suis dit que ça changerait rien à la face du monde si j’partais, tu vois ? Alors j’ai entendu parlé de l’île. Et me voilà. »

Pas que je les trouvais attirant en tant qu’Homme et Femme. Mais plus cette présence, en elle-même. Ce qu’ils semblaient représenter, aussi. Haussement d’épaule, dans ce sourire taquin.

« En tout cas, si on m’avait dit que j’croiserai Ishiro du Phoenix ici, avec une armure de Gémeaux. Le hasard nous fait parfois de sales tours hein ? »

Oui, un peu comme cette maison d’enfance réduite en cendres. Un peu comme cet abandon forcé des siens. Un peu comme cette capacité : celle d’entendre les âmes disparues. Oui, tout n’était qu’un simple hasard. Un hasard sans doute trop joueur. Trop taquin. Mais force était d’avouer que je l’étais également. Et que la petite souris ne comptait pas se laisser faire.


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Ishiro


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MessageSujet: Re: [Début Janvier 1756] Une moitié retrouvée. [PV Ishiro]   Sam 19 Aoû - 11:10

Aller au volcan pour admirer la vue ? Ishiro en avait déja vu des menteurs dans sa vie mais c'était tellement gros qu'il ne put que faire un sourire en coin continuant à dévisager la mystérieuse inconnue. Réveiller un vieux ? Il n'y avait donc plus de respect ? Sachant qu'Ishiro n'avait pas encore atteint la trentaine... Mais il est vrai qu'en cette époque, atteindre les trente ans était déjà considéré comme un vieil âge. Le black saint des Gémeaux continuait de lui sourire sans broncher face à la petite pique de la petiote. Elle n'avait pas l'air de connaître les spectres et lui demanda si les autres dieux existaient vraiment. Isdhiro éclata de rire devant cette question si naïvement posée. Elle connaissait Athéna pourtant, ceux qui l'ont accueillie aurait du lui en parler.

"PFUAHAHAHAHA ! Bien sûr qu'ils existent mais ne me demande pas pour les autres dieux, je ne sais pas ce qu'ils sont devenus. Seul Athéna, Poséidon et Hadès se disputent la terre maintenant que Zeus les a réveillé de leur sommeil. J'en sais pas plus sur les autres malheureusement."


Elle continuait de lui parler d'Athéna et de ses discours pas réalisables, voir même si elle se foutait pas de la gueule du monde. Ishiro arrêta de sourire de suite face à tant de manque de renseignements. Cette jeune fille n'avait sans doute rien connu des guerres cosmiques qui se sont passées ces derniers temps.

"La seule chose dont je peux t'affirmer concernant Athéna, c'est que sans son existence, le monde serait bien plus en péril qu'il ne l'est aujourd'hui... Mais bref passons crois ce que tu veux..."


C'est alors que le ton devenait plus intéressant, elle posa sa main sur l'un des ateliers et aussi étonnant que puisse paraître, Ishiro put voir renaître l'activité de la forge, il écarquilla les yeux légèrement en la voyant reprendre vie, en voyant ceux qui y travaillaient.

"Je vois..."


Son cosmos noir sortit soudain, Ishiro ferma les yeux et se concentra au maximum. L'illusion qui se formait se brisa alors telle une vitre d'une maison où un môme y aurait jeté une pierre par mégarde. Il écouta ce qu'elle avait de nouveau à dire, le Phoenix ? Oui mais ça c'était avant.

"Tu ne sais pas mentir mais tu es assez bonne en matière d'illusions, je te félicite j'y ai cru pendant une seconde mais pas de chance pour toi, je suis un expert en illusion."


Bien sûr il ne parla pas du fait qu'avec sa nouvelle technique, il pourrait aisément interroger la nouvelle venue, non non il ne lui en parlait pas et ne l'utiliserait qu'en dernier recours mais sa curiosité avait pris le dessus pour lancer n'importe quelle technique qui pourrait endommager le cerveau de la petite sans compter qu'elle ne pourrait sans doute jamais s'en remettre. Mais ce qui l’interloquait c'était son passage quand les black saints étaient venus au sanctuaire afin de l'attaquer, mais cela date d'il y a un moment tout ça.

"Concernant les black saints dont tu parles, j'y étais également, j'en ai tué deux je crois... Mais ce n'était que de la vermine, de bons à rien qui n’atteignait même pas la puissance d'un chevalier de bronze lambda. Non non, on est loin de tout ça aujourd'hui. Pséma, l'ombre, les autres chevaliers d'or noir, c'était autre chose! Tu aurais du voir leur puissance !!!"


Ishiro était fasciné par ce qu'il disait puis s'arrêta net en se rappelant de l'ombre qui avait torturé lui et son meilleur ami Corell. Il se frotta le front comme pour chasser ses vilaines images et regarda la fouineuse continuant son discours.

"Aujourd'hui je suis le seul qui porte une armure noire. Le sort a fait que je sois devenu le maître de ses lieux... à jamais..."


Un long silence s'installa puis le chevalier noir reprit la parole.

"Tu as encore des questions ? Sinon tu peux déguerpir, cet endroit est maudit..."


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Eléonore T. Rousseau


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MessageSujet: Re: [Début Janvier 1756] Une moitié retrouvée. [PV Ishiro]   Dim 3 Sep - 11:58

C’était officiel : Le respect était mort. Hélas, force était d’avouer qu’il était amusant de faire ce genre de remarque. De cette manière, peut-être pourrais-je observer ses réactions. Pour mieux les tourner en dérision, m’en amuser. Plus tard. Plus tard parce que, pour le moment, rien ne semblait s’échapper de ses traits quelque peu ridés. Ridés, mais pas trop. Pas comme ce vieil homme qui trainait dans les environs de la demeure quelques années auparavant. Ouais. Lui, pour le coup, c’était un vieillard au sens propre du terme. Puéril, assurément que ça l’était. Mais cela n’en demeurait pas moins une occupation comme une autre. Un amusement, afin de passer le temps. Et, quelque part, sans doute était-ce rassurant. Oui, probablement. Une rassurance nécessaire à l’écoute de ces quelques paroles finalement prononcées.

Ainsi donc, les Dieux existaient. En réalité, j’en étais parfaitement consciente. Et ce malgré le fait que j’avais si fortement nié leur existence lors de ma rencontre avec cet homme aux mèches semblables aux premières neiges de la saison. Pourquoi l’avais-je nié ? Parce que, quand bien même je connaissais l’existence d’Athéna, celle-ci n’était à mon sens d’aucune utilité dans ce monde, et ses projets relevaient bien plus d’une simple utopie, d’un caprice que d’une potentialité réalisable. Puis il y avait une différence, entre cette soi-disant femme de sagesse, et Hadès des Enfers. Parce que là où Athéna ne faisait rien, n’aidait personne, Hadès, lui, gérait les âmes. Une constatation émouvante, mais pas dans le bon sens du terme. En effet, cela signifiait qu’un jour Théodore pourrait disparaitre de mon champ de vision. Et ça, il n’en était pas question. Et ça, je pouvais d’ores et déjà assurer que je remuerai ciel et terre pour le retrouver, s’il venait à s’envoler. Plus encore, je n’hésiterai pas à détruire ce soi-disant Dieu, cette contrefaçon des Enfers et ses propres constructions, s’il y avait ne serait-ce qu’une chance qu’il soit là-bas. Nombreuses fois furent celles où il m’avait protégé, ce frère aimé. Désormais, c’était mon tour. C’était à moi de faire quelque chose pour lui. Et que les choses soient claires, je passerai à l’action sans la moindre once d’hésitation.

Il était d’ailleurs plus que probable que cette détermination se soit affichée un instant sur mon visage, sans pour autant en expliquer l’origine. Qu’importe : mes raisons et motivations ne regardaient que moi. Néanmoins, cette expression ne dura que quelques courts instants, retournant bien vite à l’émerveillement, imaginant les multiples Dieux des légendes, bien qu’inutiles selon-moi. De la figuration, en somme. Rien de plus. Ainsi, je continuais sur ma lancée, mon expérience : celle qui me disait qu’Athéna n’était qu’inutilité, que tout n’était qu’utopie. Et là, je vis enfin quelque chose sur ses traits. Un sourire s’effaçait alors, au fur et à mesure que mes paroles tranchaient la mémoire de cette femme. Une satisfaction dissimulée par le sérieux des paroles que je m’apprêtais à dévoiler.

« J’ crois pas à toutes ces conneries. Si les Dieux existent, alors c’est certain qu’ils n’servent que leurs propres intérêts. C’est obligé. Tout ça en mimant l’excuse du bien commun. J’trouve ça tout simplement dégueulasse. »

C’était obligé, oui. Parce que sinon, Théodore n’aurait pas disparu de cette surface aux multiples reliefs. Lui et bien d’autres. Mais je m’en fichais, des autres, très honnêtement. Tout ce que je voyais, c’était que cet adorable frère protecteur s’en était allé de la manière des plus anormales qui soit. Et elle, la justice, elle faisait quoi pendant ce temps-là à part se regarder l’nombril, hein ?

« Les Dieux… Athéna et la justice… Tout ça c’est qu’des conneries ».

Simples mots terminant cette tirade. Sons assassins. Et véridique. Parce que si ces notions étaient bien et bel réelles, cette fin prématurée n’aurait été qu’un mauvais rêve. Pourtant, les faits n’en demeuraient pas moins là, se dressant fièrement de leurs sombres présages.

Puis ce geste malencontreux, et les environs semblaient aussitôt reprendre vie à mes oreilles, mes yeux. Encore ces fantômes du passé, qui ne parvenaient pas à quitter le monde des vivants. Elles me l’avaient bien dit, les poussières d’étoile, que certaines âmes refusaient de renaitre. Non pas que j’y croyait foncièrement, à la réincarnation. Cependant, les esprits, eux, étaient réels. Oui. Aussi vrai que mes yeux pussent les percevoir. Quelques mots, deux pour être exact. Rares, mais suffisant pour que ma tête se retourne lentement vers cet homme aux mèches d’ébène. Billes écarquillées légèrement, lorsque cette aura noire s’offrit à mes sens. Ce n’était pas tout à fait cela, mais ça y ressemblait quand même fortement, à ce que j’avais connu. Et, avec cela, l’impression de retourner en arrière, ce fameux jour où les chevaliers noirs avaient débarqué au Sanctuaire. Si belles armures de cette ombre attirante. Toutefois, le retour à la normale fût quelque peu brutal, et les souvenirs des défunts furent réduit au néant par cette seule présence.

« Oui, alors non. J’sais pas comment c’est possible, mais tu les as vu aussi. C’est la première fois que ça arrive. Mais si c’est l’cas, tu peux aisément voir que ces gens sont morts. Sans doute depuis longtemps… Y’ parait qu’certains défunts refusent de partir, alors du coup ils restent là, à faire ce qu’ils ont toujours fait. P’t’être que l’endroit leur est précieux. » Haussement d’épaule, discret. « j’sais pas faire ça, moi, les illu-truc. J’fais que voir les morts, leur parler. Les écouter, aussi. Parfois ils racontent des trucs marrants d’ailleurs ! »

Un peu comme Théodore, en fait. Même s’il était parfois un peu agaçant. Vraiment, il se fourvoyait sur l’existence de ce don maudit. J’étais bien incapable d’imaginer tout cela. D’ailleurs, ma surprise était déjà suffisamment grande, à constater qu’il avait pu également voir toutes ces choses, ces âmes errantes. Condamnées.

« Tu t’trompes. »

Une réponse plus ferme, cette fois. Ce n’était pas parce qu’il était vieux qu’il avait forcément la science infuse, celui-là. Pour qui se prenait-il à la fin, à prendre cette allure supérieure pour je ne sais quelle raison. Tsh. Un jour, je lui ferais bouffer ce trop-plein d’assurance, c’est certain.

« Pséma… C’est le bélier, c’est ça ? Vrai qu’il en imposait, celui-là. J’m’en souviens comme si c’était hier. J’crois que c’est celui qui a le plus attiré mon attention, en fait. Sur’ment parce qu’y avait pleins d’trucs qui volaient autour d’lui. C’est un gars intriguant. J’l’aime bien. Mais pourquoi t’en parle au passé ? L’est toujours là, non ? »

J’espère. Parce que j’aurais bien aimé le rencontrer, en fait. Un gars assurément complexe, qui semblait avoir un but bien différent de ce qu’il montrait en apparence. Seulement, tout espoir d’une rencontre fût anéanti aux mots suivants. Pas besoin d’en dire plus, au fond de moi, j’avais compris qu’il n’était plus. Déjà parce qu’il y avait eu ce vide il y a quelques mois à l’intérieur, que je n’avais pas compris tout de suite. Mais aussi parce qu’Ishiro affirmait être le seul chevalier noir actuellement. Ainsi, lentement, mes réflexions faisaient leur chemin : Pséma n’était plus de ce monde, lui aussi.

« Je vois… Il reste donc que toi. »

Forte déception, qui ne fût pas dissimulée un seul instant. A quoi bon ? Je n’avais pas connu cet homme, et pourtant, étrangement, mes pensées allaient davantage vers lui et ses défuntes intentions, plutôt que vers celui qui restait aujourd’hui l’unique représentant du groupe. Mes lèvres restèrent légèrement entrouvertes quelques instants, demeurant pourtant silencieuse. La minute de silence pour cet homme intriguant.

« Enfin, j’dis ça… Mais on s'ra deux n'est-ce pas, si j'en porte une aussi ? »

Un sourire aux lèvres, et ce semblant d' excitation revenant presque aussitôt, sobrement. Un caprice d’apparence. Un caprice qui m’aiderait à comprendre, peut-être. Car je restais persuadée que ma présence ici avait un sens. Quelque part, mon esprit était certains que j’étais à ma place ici. Là où je n’avais jamais pu l’être ailleurs, que cela soit à la maison, ou bien au Sanctuaire. Parce que mon chez-moi s’appelait Théodore. Parce que mon chez-moi était parti en fumée, me laissant subitement seule dehors. Blessure cachée, invisible des humains.

Lentement, mes pieds commencèrent à bouger, faisant le tour des restes d’une table qui trainait là. Et, doucement, mes doigts effleuraient le bois abimé, abandonné. Qu’importe que l’endroit soit maudit… A vrai dire, je m’y sentais bien, dans cette possible malédiction. Sans doute était-ce parce que je me croyais moi-même maudite. Maudite par l’acharnement d’une disparition. Maudite par ce don rassurant autant qu’angoissant. Des êtres que j’étais heureuse de revoir, un en particulier. Cependant, ceux-ci me rappelaient également l’origine de ce changement qui m’avait touché. Et, avec cela, la naissance d’une haine profonde.

« Huuuuuum… nan. J’vais rester là en fait. J’aime bien cet endroit. J’sais pas pourquoi, mais il a ce p’tit truc qui m’attire. Puis il est reposant, aussi. »

Et s’il peut monter les morts que je ne faisais qu’entendre, peut-être aurais-je l’occasion de ne serait-ce que percevoir la silhouette de mon frère, si jamais je restais là un peu plus longtemps. Ainsi, mon avancée continuait à son rythme de larve. Progressivement, cette main parvenait à ce tiroir délaissé jusqu’à en tirer la poignée délicatement. Délicatement pour ne pas la briser, pour ne pas prendre le risque de détruire ce qui était à l’intérieur avec un mouvement trop brusque.

« Tiens, c’est quoi c'truc ? »

Bizarre. Intriguant, même.
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[Début Janvier 1756] Une moitié retrouvée. [PV Ishiro]

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