RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [Début Janvier 1756] Une moitié retrouvée. [PV Ishiro | Eirik]

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Eléonore T. Rousseau


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MessageSujet: [Début Janvier 1756] Une moitié retrouvée. [PV Ishiro | Eirik]   Ven 7 Juil - 3:54

Provenance : Ailleurs (à voir où lorsque l'occasion se présentera).


Des voyages amenant plus de questions que de réponses, forçant l’esprit à travailler toujours plus sur la compréhension et l’interprétation de chaque signe contradictoire perçu jusque-là. Et, accompagnant cela, cette mine de déception apparaissant sur mes traits, non dissimulée pour le moment. Car il n’y avait là aucun intérêt à s’en cacher. Les aléas de la vie, tout simplement. Et l’histoire d’une enfant nommée Eléonore, qui se cherchait encore malgré ses seize années. Celle-là même qui racontait les changements d’une âme, et son arrivée jusqu’à cette île, d’une manière peu ordinaire.

Ô il en avait fallu, des années de recherches. Quelques-unes au compteur, parsemées de rencontres plus farfelues les unes que les autres. Des visages qui s’effaçaient au détriment des voix et des légendes venues bercer mes oreilles. C’était comme cela que j’avais pu trouver cet emplacement, la première fois. Bien entendu, mes pieds ne s’étaient nullement fait priés pour fouler cette terre toute de sable constituée. Un début motivant une avancée plus franche, liée à la curiosité de voir la réalité telle qu’elle était. Cependant, mes pas n’étaient jamais parvenus à franchir la ligne de la naissance de ces temples plus haut. Sans doute était-ce là l’expérience, la mémoire qui m’en empêchait. Parce que, quelque part, cela me rappelait mon aventure au Sanctuaire d’Athéna, aussi courte fût-elle. Et toujours ce sentiment de trahison refaisant surface, vis-à-vis de ce vieil homme l’ayant pris sous son aile alors même que la poussière de la terre m’appelait à revenir parmi les siens. Une reconnaissance non pas oubliée, malgré ce que certains pourraient affirmer. Uniquement des chemins qui venaient à différer. Mais cela ne signifiait pour autant pas que leur route ne se croiserait plus, bien au contraire. Néanmoins, cette sensation faussée toujours ancrée, malgré la connaissance d’une vérité différente des possibles racontars ayant suivi mon départ.

Une hésitation. Et cette chaussure se posa finalement sur la première marche. Il était désormais temps de balayer ces inquiétudes, ces mensonges ainsi nourris. Puis des billes se posant sur les environs, remontant les pierres en même temps que mon corps me portait vers le haut, s’abaissant par moment afin de passer outre les colonnes effondrées. Que je me souvienne, ce n’était pas aussi délabré, la dernière fois. Et, en y repensant, la ville plus bas semblait également avoir souffert de dégâts. Que s’était-il donc passé pour que les fondations tombent de la sortent, finissant sur ce parterre par dizaine de morceaux. Sans doute la reconstruction prendrait-elle du temps. Et probablement avait-elle déjà débuté. C’était, en tout cas, là ma pensée en passant cette habitation dans un état visiblement meilleur que les autres. La maison des Gémeaux. Au moins, cela ferait moins à faire pour celui qui s’y attèlera.

Quelques heures passées à progresser, avant de finalement parvenir au sommet, à ce tapis de fleurs trépassées derrière cet ultime temple. N’y avait-il donc plus personne pour s’en occuper ? Une main effleurant presque les pétales de cendre, sans pour autant les toucher. Simple impression, avant de reprendre ma route vers cette toiture à l’apparence ancienne. Elle aussi semblait avoir souffert, mais des années cette fois. A l’horizon, se tenait le volcan. Une source de chaleur qui alimentait visiblement l’endroit, si j’en crois la chaleur omniprésente.

Et pourtant, malgré tout, je continuais de m’enfoncer dans les profondeurs de cet endroit où demeuraient quelques objets destinés à la forge. Abimés, eux aussi. Le tour du propriétaire réalisé, il ne semblait y avoir rien d’autre ici. Et pourtant, l’envie de partir restait absente. A la place, mes doigts approchaient un peu plus près des outils délaissés, l’air songeur.

« A quoi ça pouvait bien servir, tout ça. T’as une idée Raut’ea ?»

Un simple murmure, bien qu’audible pour qui serait suffisamment proche, tandis qu’un sifflement causé par cette langue doublée chantait à mes oreilles. Une mélodie me donnant cette envie irrésistible de sortir l’instrument de cet étui, disposé sur mon dos, qu’une paire de doigts vint frôler brièvement. Une tête secouée. Ce n’était pas le moment pour ça.
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Ishiro


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MessageSujet: Re: [Début Janvier 1756] Une moitié retrouvée. [PV Ishiro | Eirik]   Dim 30 Juil - 12:02

Ishiro toujours assis dans son temple, pensait à ce que son frère aîné aujourd'hui chevalier d'or du Capricorne lui avait dit. Il ferait un rapport à Corell concernant son état stabilisé, du moins pour l'instant. Ishiro savait que ça ne durerait pas il le sentait, il sentait son double diabolique vouloir revenir. Néanmoins, l'ancien chevalier d'Athéna, restait serein et ce même s'il ne pourrait plus jamais servir Athéna comme jadis il l'avait fait. Le black saint n'était plus le même et il ne pouvait risquer d'aller au sanctuaire sans que son ombre ne sorte et fasse des ravages. Il buvait son verre de vin tranquillement quand il sentit une présence non loin d'où il était. Ce n'était pas Eiso, celui ci était déjà parti depuis quelques minutes maintenant.

"Qui ose ?"


Le chevalier noir des Gémeaux déposa son verre sur la table du salon illuminé par quelques rares bougies, il sortit en vitesse de son temple et regarda en direction du volcan. La présence n'y était pas elle était un peu plus en bas dans les...

"Les forges noires ! Non!"


Il fonça à tout allure rejoindre l'individu qui avait osé y pénétrer sans son accord. Car oui, lui seul avait droit à l'accès de cet endroit et ce même s'il n'y avait pas encore déposé les pieds de peur que son ombre en profite pour encore faire n'importe quoi. Il entra dans les forges noires, des outils y traînaient et Ishiro pouvait voir des traces de pas sur le sol, la poussière ne les trahissant pas. Il sentit que la présence n'était pas loin et le black saint était prêt à toute attaque contre sa personne. Il entendait une voix légère mais il n'y comprenait rien apparemment une voix féminine d'après ce qu'il avait pu comprendre du peu qu'il avait entendu. Sans hésiter et signalant sa présence, le saint noir parla d'un ton net et sans quiproquo.

"Qui ose s'aventurer dans ce lieu interdit, qu'il parle ou il subira le courroux du maître des lieux ! Ishiro chevalier noir des Gémeaux !"


Sans hésitation, il avait prononcé son prénom en ne disant plus chevalier de bronze du Phoenix, il s'était fait une raison, rien ne serait plus jamais comme avant...


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Eléonore T. Rousseau


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MessageSujet: Re: [Début Janvier 1756] Une moitié retrouvée. [PV Ishiro | Eirik]   Mar 8 Aoû - 13:27

Une presque attente s’instaurait alors, comme si l’animal s’apprêtait à me répondre. Bien entendu, je n’étais pas sotte au point de croire que ce partenaire de serpent élèverait sa sifflante voix de manière parfaitement audible. Il restait un animal, après tout. Mais cela n’empêchait en rien cette impression que l’ophidien comprenait le sens de mes paroles. Parce qu’il y avait comme une connexion entre nous, je ne sentais bien. Et probablement que lui aussi, d’ailleurs. Sans doute était-ce là, la raison pour laquelle il ne m’avait pas encore prise pour repas. Ça, et le fait que j’étais peut-être un peu trop grande pour lui, aussi.

Pour seule réponse, il n’y eut que le son causé par cette langue bifide, chantant cette presque mélodie à mes oreilles. C’est qu’il savait y faire, Raut’ea, pour que je cède et sorte finalement cet instrument de son étui. Mais chaque chose en son temps et, actuellement, le temps n’était pas à la musique, à mon grand regret, fallait-il bien l’avouer. Parce qu’il y avait encore des questions demeurant sans réponse en l’instant. L’utilité de cet endroit, de ces objets… Et, le plus important : était-il toujours en activité, ce lieu ?

Bille passant furtivement d’un coin à un autre de la pièce, tandis que ces doigts frôlaient toujours cette couverture solide, comme pour faire taire cet appel incessant nommé « désir ». Les outils n’en demeuraient pas moins spécifiques, de ce que je pouvais observer. Et certainement ceux-ci étaient-ils liés à l’activité de la forge. Cependant, cette hypothèse ne faisait que donner naissance à de nouveaux questionnements. Encore et toujours, le cerveau s’activait, inlassablement. Me demandant quels objets furent auparavant créés en ces lieux, je me surpris à imaginer cet endroit sans doute quelques années auparavant, alors qu’il était encore en un état potable. Et lentement, les objets prirent place dans cet environnement qui m’était pourtant inconnu. Eux, et ces ombres, ces silhouettes sans visage parcourant la présumée forge, actionnant les divers mécanismes. En mémoire des temps anciens.

Billes tout d’abord émerveillées. Jusqu’à ce que l’imagination ne prenne brutalement fin, ne laissant que le lieu désertique qu’il était actuellement. Ça, et ces quelques poussières d’étoiles attirant mon attention, qui s’envolaient vers l’extérieur. Parce qu’une voix venait de s’élever par-delà l’entrée. Tiens, bizarre. Je pensais pourtant que l’endroit était vide, vu l’état désastreux des instruments. Haussement d’épaule, discret : Comme quoi les apparences pouvaient être trompeuses. Une voix masculine, un ton qui semblait presque sec et doté de ce petit quelque chose que je ne saurai nommer. Alors, mes pas prirent la direction de la source, sans pour autant quitter la pièce dans laquelle je me trouvais actuellement. Juste quelques enjambées, le temps de se retrouver à l’entrée de celle-ci, afin de voir qui était donc l’homme qui usait de ce ton des plus énervants.

« S’il est aussi interdit qu’tu le dis, tu devrais penser à foutre une pancarte à l’entrée. Ça aiderait p’t’être. Puis bon, tu devrais penser à nettoyer un peu d’ailleurs. Parce que bon, c’est l’foutoir quand même. »

Un peu comme les temples, plus bas. Parce qu’eux aussi étaient dans un état déplorable. Autant que ce parterre de fleurs laissé pour mort, non loin de celui qui dominait la zone, en point culminant qu’il était. Un esprit qui s’attardait également sur certains mots : Chevalier noir. Ah, il était donc l’un de ces hommes ayant attiré mon attention quelques années auparavant, au Sanctuaire. Pourtant, s’il avait bien ce petit quelque chose de familier, ce n’était pas pour cet aspect chevalier noir. Bien loin de là.

« Ishiro ? C’était pas l’nom du Phoenix ça ? Alors quoi, tu t’as quitté le Sanctuaire, t’en a eu ta claque des discours utopiques ?» Un soupir, inaudible.« Bref... ‘qui’ c’est moi. Moi et Raut’ea. Alors ouais, salut l’Gémeaux noirs qui semble pas connaitre les bonnes manières. Enchantée. »

Pas très étonnant, d’ailleurs. Mais bon, effectivement, c’était pas la politesse qui l’étouffait celui-là. Assurément pas. Tout avait été dit, et ne me restait qu’à attendre désormais, dans cette position qui ne semblait pas connaitre la crainte.


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Ishiro


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MessageSujet: Re: [Début Janvier 1756] Une moitié retrouvée. [PV Ishiro | Eirik]   Lun 14 Aoû - 9:52

La jeune personne qui se trouvait devant ne manquait visiblement pas de toupet en venant parler au saint noir et ce sans connaître le danger qui l'attendait.

"Parce que se faufiler dans mon domaine sans s'être annoncée au préalable, avoir ignoré ma présence dans mon temple fait preuve de bonne manière jeune fille ? Es tu consciente du danger que je représente ici ? Et encore, tu as de la chance, tu tombes sur moi quand je suis bonne humeur."


Ishiro n'en disait pas plus, il ne voulait pas lui parler de son double maléfique qui avait voulu tuer son propre frère. Pour l'instant, sa part d'ombre était endormie, enfouie bien profondément dans son subconscient mais pour combien de temps ? Bref, pour l'instant, elle n'était pas encore prête à refaire surface et c'était bien mieux ainsi surtout depuis sa rencontre avec la marina qu'il avait failli tuer il n'y a pas si longtemps. Raut'ea comme elle se faisait appeler avait pourtant l'air de la connaître.

"Des discours utopiques ? Ne compare pas les saints aux spectres s'il te plaît, tu ne les as pas côtoyer comme moi je l'ai fait et je regretterai toujours ce qu'il s'est passé, j'ai sans doute perdu tous mes amis maintenant à cause de mon sacrifice. J'ai même failli perdre mon frère qui est un chevalier d'or aujourd'hui. Il aurait pu me tuer, baisser sa lame mais il ne l'a pas fait."


Il croisa les bras.

"Trêve de bavardage sur ma vie, c'est toi que j'interroge, tu as l'air de me connaître mais moi je ne sais rien de toi, que viens-tu faire ici ? Tu te trouves dans les forges noires, tu es venue pour une armure ? Malheureusement, depuis la chute de Pséma, il n'y a plus de forgerons, ils ont du fuir après sa mort... Et puis, je n'ai pas encore donné mon accord si ça serait le cas... Parle !"


Visage sévère, il regardait fixement Raut'ea, elle n'avait pas l'air d'avoir été envoyée pour l'assassiner vu son discours sur ses anciens compagnons. Il savait que les marinas ne seraient pas assez fous pour venir le tuer et les spectres avaient sans doute d'autres chats à fouetter...


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Eléonore T. Rousseau


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MessageSujet: Re: [Début Janvier 1756] Une moitié retrouvée. [PV Ishiro | Eirik]   Mer 16 Aoû - 8:40

Une forme se dessinant peu à peu, laissant finalement mes yeux entrevoir cette présence de manière plus claire. Une âme sitôt arrivée, sitôt agressive. Rien de très original, bien que ma vision des Chevaliers de noir vêtus différait légèrement de cette impression que l’autre donnait. Sensation visuelle altérée avec les années passées à la vaine recherche d’information. Et sans doute était-elle bercée d’illusions d’enfants. C’était fort probable. Parce que je ne doutais pas un instant d’avoir pu croire trouver chez eux ce que je ne trouvais pas chez cette Athéna. Et s’il n’y avait là pas l’once d’une déception, le goût qui me restait en bouche n’était pas des plus agréables. Douce amertume.

Au-delà du manque de manière, je ne pouvais cependant pas enlever à cet homme le fait qu’il ait du répondant. Dans une certaine mesure, bien entendu. Mais ce n’était pas plus mal, comme cela. Parce que s’il y avait un côté agaçant à la chose, j’avais désormais la possibilité de tester ces « Black Saints », comme on les appelait autrefois.

« Je voulais juste monter jusqu’au Volcan admirer la vue, en fait » Mensonge. « Par contre, si tu faisais la sieste au moment où j’suis passée, j’y suis pour rien. On m’a toujours dit qu’il ne fallait pas réveiller un vieux qui dormait. »

Haussement d’épaule. Ni faux, ni vrai, cette petite raillerie. Disons que ces racontars d’enfants m’arrangeaient bien, en l’instant. Merci frangin de m’avoir bassinée avec ces conneries. Au moins, ça va me servir un peu. Un « De rien p’tite souris », bien vite lancée à l’intérieur. Un son que nul qu’elle ne pouvait entendre, semblait-il. Et, bien rapidement, cette réponse tacite donnée en une tête tombant légèrement sur le côté, un semblant de sourire amusée sur les lippes.

« Les quoi ? »

Interloquée. Il y avait donc des Spectres dans ce monde. Sans doute étaient-ils liés à Hadès, c’était la pensée la plus logique. Et, au final, malgré cet air qu’affichait mon visage, ce n’était guère étonnant. Car si Athéna existait, il était fort à parier qu’Hadès également. Et probablement d’autres Dieux majeurs, n’est-ce pas ?

« Hadès… ? » Ajoutais-je dans un murmure, pensive. Des billes cendrées à la lueur de la curiosité se levèrent ainsi vers lui. « Dis dis, alors Poséidon aussi, il existe ?! Qui d’autres ?!»

C'est que je sauterai presque comme une puce, à cette connaissance à venir. Réalisation : Je m’égarais un poil du sujet, à vrai dire. Une toux brève, le temps de calmer cet intérêt qui était mienne. Et déjà je retournais à mes moutons. Et aux siens, aussi.

« Bref. J’m’en fou, des Spectres. C’est pas l’sujet. » Vague soupir. « Comme je disais, j’étais sous la protection d’Athéna fût un temps, c’pour ça que ton nom m’parle un peu. Ceci dit, il n’ me semble pas qu’on se soit croisés. Mais oui, j’étais pas très à ma place là-bas. Et les discours d’Athéna, je sais pas, je les trouvais pas très… comment dire… réalisables. Parfois, je me demandais même si elle se foutait pas un peu d’la gueule du monde… Fin bref. Chacun ses croyances, hein. J’juge pas. »

Haussement d’épaule. En effet, je ne jugeais pas. Je donnais simplement mon avis, ma perception des choses durant cette année passée au Sanctuaire. Bien sûr, cela n’empêchait en rien le fait que j’étais reconnaissance envers cet homme, envers ce groupe, de m’avoir donné un toit. Mais mon âme ne s’était sentie proche d’eux à aucun instant. Un décalage affligeant. Et c’était d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle les hommes en noir avaient attiré mon attention, en premier lieu. Parce qu’ils ne semblaient pas soumis à ces forces soi-disant supérieures. Parce qu’ils suivaient leurs propres buts, et non pas ceux d’un autre.

« Une armure ? » Simple question, sans la moindre animosité. Presque crédule.« Comme celles que portaient ces hommes au Sanctuaire ? »

Une main alors posée sur l’une des anciennes tables, afin d’être plus à l’aise. D’avoir un appui. Et ce qui s’était déclenché plus tôt dans la journée revint alors. Tout semblait reprendre vie, une fois de plus. Imagination débordante. C’est en tout cas ce que je pensais, bien loin de me douter de la portée de cette capacité partiellement développée. Une forge reprenant vie, dans ce que je croyais être l’imaginaire. Et ces formes forgeant des objets que je ne saurais percevoir clairement contrairement à leurs voix, probablement disparues, elles aussi. Un pas. Deux pas. Un spectacle qui émerveillait mes prunelles, jusqu’à ce que tout cesse, une nouvelle fois.

« Tellement de voix… Ils sont pas plutôt morts, ces gens ? En tout cas, y’a pas mal d’activité, à l’intérieur. Ils avaient l’air attachés à ce lieu. Y’a quelque chose de particulier ici, pour qu’ils décident d’y rester malgré tout ? C’est marrant. Jusqu’ici, j’faisais que les entendre. Mais dans cette forge, je peux même voir les formes approximatives… » Interrogation toute simple, avant de répondre à cette question précédemment posée. « En fait, j’suis venue pour voir ceux qu’on appelait les Black Saints. Ils sont venus au Sanctuaire, pendant que j’y étais. C’est dingue, mais j’étais comme absorbée par leur présence. J’sais pas comment dire, mais ils avaient un certain côté attirant. Si bien que j’ai fini par partir à la recherche d’informations, ici et là. J’étais pas à ma place là-bas, de toute façon, alors j’me suis dit que ça changerait rien à la face du monde si j’partais, tu vois ? Alors j’ai entendu parlé de l’île. Et me voilà. »

Pas que je les trouvais attirant en tant qu’Homme et Femme. Mais plus cette présence, en elle-même. Ce qu’ils semblaient représenter, aussi. Haussement d’épaule, dans ce sourire taquin.

« En tout cas, si on m’avait dit que j’croiserai Ishiro du Phoenix ici, avec une armure de Gémeaux. Le hasard nous fait parfois de sales tours hein ? »

Oui, un peu comme cette maison d’enfance réduite en cendres. Un peu comme cet abandon forcé des siens. Un peu comme cette capacité : celle d’entendre les âmes disparues. Oui, tout n’était qu’un simple hasard. Un hasard sans doute trop joueur. Trop taquin. Mais force était d’avouer que je l’étais également. Et que la petite souris ne comptait pas se laisser faire.


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Ishiro


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MessageSujet: Re: [Début Janvier 1756] Une moitié retrouvée. [PV Ishiro | Eirik]   Sam 19 Aoû - 11:10

Aller au volcan pour admirer la vue ? Ishiro en avait déja vu des menteurs dans sa vie mais c'était tellement gros qu'il ne put que faire un sourire en coin continuant à dévisager la mystérieuse inconnue. Réveiller un vieux ? Il n'y avait donc plus de respect ? Sachant qu'Ishiro n'avait pas encore atteint la trentaine... Mais il est vrai qu'en cette époque, atteindre les trente ans était déjà considéré comme un vieil âge. Le black saint des Gémeaux continuait de lui sourire sans broncher face à la petite pique de la petiote. Elle n'avait pas l'air de connaître les spectres et lui demanda si les autres dieux existaient vraiment. Isdhiro éclata de rire devant cette question si naïvement posée. Elle connaissait Athéna pourtant, ceux qui l'ont accueillie aurait du lui en parler.

"PFUAHAHAHAHA ! Bien sûr qu'ils existent mais ne me demande pas pour les autres dieux, je ne sais pas ce qu'ils sont devenus. Seul Athéna, Poséidon et Hadès se disputent la terre maintenant que Zeus les a réveillé de leur sommeil. J'en sais pas plus sur les autres malheureusement."


Elle continuait de lui parler d'Athéna et de ses discours pas réalisables, voir même si elle se foutait pas de la gueule du monde. Ishiro arrêta de sourire de suite face à tant de manque de renseignements. Cette jeune fille n'avait sans doute rien connu des guerres cosmiques qui se sont passées ces derniers temps.

"La seule chose dont je peux t'affirmer concernant Athéna, c'est que sans son existence, le monde serait bien plus en péril qu'il ne l'est aujourd'hui... Mais bref passons crois ce que tu veux..."


C'est alors que le ton devenait plus intéressant, elle posa sa main sur l'un des ateliers et aussi étonnant que puisse paraître, Ishiro put voir renaître l'activité de la forge, il écarquilla les yeux légèrement en la voyant reprendre vie, en voyant ceux qui y travaillaient.

"Je vois..."


Son cosmos noir sortit soudain, Ishiro ferma les yeux et se concentra au maximum. L'illusion qui se formait se brisa alors telle une vitre d'une maison où un môme y aurait jeté une pierre par mégarde. Il écouta ce qu'elle avait de nouveau à dire, le Phoenix ? Oui mais ça c'était avant.

"Tu ne sais pas mentir mais tu es assez bonne en matière d'illusions, je te félicite j'y ai cru pendant une seconde mais pas de chance pour toi, je suis un expert en illusion."


Bien sûr il ne parla pas du fait qu'avec sa nouvelle technique, il pourrait aisément interroger la nouvelle venue, non non il ne lui en parlait pas et ne l'utiliserait qu'en dernier recours mais sa curiosité avait pris le dessus pour lancer n'importe quelle technique qui pourrait endommager le cerveau de la petite sans compter qu'elle ne pourrait sans doute jamais s'en remettre. Mais ce qui l’interloquait c'était son passage quand les black saints étaient venus au sanctuaire afin de l'attaquer, mais cela date d'il y a un moment tout ça.

"Concernant les black saints dont tu parles, j'y étais également, j'en ai tué deux je crois... Mais ce n'était que de la vermine, de bons à rien qui n’atteignait même pas la puissance d'un chevalier de bronze lambda. Non non, on est loin de tout ça aujourd'hui. Pséma, l'ombre, les autres chevaliers d'or noir, c'était autre chose! Tu aurais du voir leur puissance !!!"


Ishiro était fasciné par ce qu'il disait puis s'arrêta net en se rappelant de l'ombre qui avait torturé lui et son meilleur ami Corell. Il se frotta le front comme pour chasser ses vilaines images et regarda la fouineuse continuant son discours.

"Aujourd'hui je suis le seul qui porte une armure noire. Le sort a fait que je sois devenu le maître de ses lieux... à jamais..."


Un long silence s'installa puis le chevalier noir reprit la parole.

"Tu as encore des questions ? Sinon tu peux déguerpir, cet endroit est maudit..."


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Eléonore T. Rousseau


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MessageSujet: Re: [Début Janvier 1756] Une moitié retrouvée. [PV Ishiro | Eirik]   Dim 3 Sep - 11:58

C’était officiel : Le respect était mort. Hélas, force était d’avouer qu’il était amusant de faire ce genre de remarque. De cette manière, peut-être pourrais-je observer ses réactions. Pour mieux les tourner en dérision, m’en amuser. Plus tard. Plus tard parce que, pour le moment, rien ne semblait s’échapper de ses traits quelque peu ridés. Ridés, mais pas trop. Pas comme ce vieil homme qui trainait dans les environs de la demeure quelques années auparavant. Ouais. Lui, pour le coup, c’était un vieillard au sens propre du terme. Puéril, assurément que ça l’était. Mais cela n’en demeurait pas moins une occupation comme une autre. Un amusement, afin de passer le temps. Et, quelque part, sans doute était-ce rassurant. Oui, probablement. Une rassurance nécessaire à l’écoute de ces quelques paroles finalement prononcées.

Ainsi donc, les Dieux existaient. En réalité, j’en étais parfaitement consciente. Et ce malgré le fait que j’avais si fortement nié leur existence lors de ma rencontre avec cet homme aux mèches semblables aux premières neiges de la saison. Pourquoi l’avais-je nié ? Parce que, quand bien même je connaissais l’existence d’Athéna, celle-ci n’était à mon sens d’aucune utilité dans ce monde, et ses projets relevaient bien plus d’une simple utopie, d’un caprice que d’une potentialité réalisable. Puis il y avait une différence, entre cette soi-disant femme de sagesse, et Hadès des Enfers. Parce que là où Athéna ne faisait rien, n’aidait personne, Hadès, lui, gérait les âmes. Une constatation émouvante, mais pas dans le bon sens du terme. En effet, cela signifiait qu’un jour Théodore pourrait disparaitre de mon champ de vision. Et ça, il n’en était pas question. Et ça, je pouvais d’ores et déjà assurer que je remuerai ciel et terre pour le retrouver, s’il venait à s’envoler. Plus encore, je n’hésiterai pas à détruire ce soi-disant Dieu, cette contrefaçon des Enfers et ses propres constructions, s’il y avait ne serait-ce qu’une chance qu’il soit là-bas. Nombreuses fois furent celles où il m’avait protégé, ce frère aimé. Désormais, c’était mon tour. C’était à moi de faire quelque chose pour lui. Et que les choses soient claires, je passerai à l’action sans la moindre once d’hésitation.

Il était d’ailleurs plus que probable que cette détermination se soit affichée un instant sur mon visage, sans pour autant en expliquer l’origine. Qu’importe : mes raisons et motivations ne regardaient que moi. Néanmoins, cette expression ne dura que quelques courts instants, retournant bien vite à l’émerveillement, imaginant les multiples Dieux des légendes, bien qu’inutiles selon-moi. De la figuration, en somme. Rien de plus. Ainsi, je continuais sur ma lancée, mon expérience : celle qui me disait qu’Athéna n’était qu’inutilité, que tout n’était qu’utopie. Et là, je vis enfin quelque chose sur ses traits. Un sourire s’effaçait alors, au fur et à mesure que mes paroles tranchaient la mémoire de cette femme. Une satisfaction dissimulée par le sérieux des paroles que je m’apprêtais à dévoiler.

« J’ crois pas à toutes ces conneries. Si les Dieux existent, alors c’est certain qu’ils n’servent que leurs propres intérêts. C’est obligé. Tout ça en mimant l’excuse du bien commun. J’trouve ça tout simplement dégueulasse. »

C’était obligé, oui. Parce que sinon, Théodore n’aurait pas disparu de cette surface aux multiples reliefs. Lui et bien d’autres. Mais je m’en fichais, des autres, très honnêtement. Tout ce que je voyais, c’était que cet adorable frère protecteur s’en était allé de la manière des plus anormales qui soit. Et elle, la justice, elle faisait quoi pendant ce temps-là à part se regarder l’nombril, hein ?

« Les Dieux… Athéna et la justice… Tout ça c’est qu’des conneries ».

Simples mots terminant cette tirade. Sons assassins. Et véridique. Parce que si ces notions étaient bien et bel réelles, cette fin prématurée n’aurait été qu’un mauvais rêve. Pourtant, les faits n’en demeuraient pas moins là, se dressant fièrement de leurs sombres présages.

Puis ce geste malencontreux, et les environs semblaient aussitôt reprendre vie à mes oreilles, mes yeux. Encore ces fantômes du passé, qui ne parvenaient pas à quitter le monde des vivants. Elles me l’avaient bien dit, les poussières d’étoile, que certaines âmes refusaient de renaitre. Non pas que j’y croyait foncièrement, à la réincarnation. Cependant, les esprits, eux, étaient réels. Oui. Aussi vrai que mes yeux pussent les percevoir. Quelques mots, deux pour être exact. Rares, mais suffisant pour que ma tête se retourne lentement vers cet homme aux mèches d’ébène. Billes écarquillées légèrement, lorsque cette aura noire s’offrit à mes sens. Ce n’était pas tout à fait cela, mais ça y ressemblait quand même fortement, à ce que j’avais connu. Et, avec cela, l’impression de retourner en arrière, ce fameux jour où les chevaliers noirs avaient débarqué au Sanctuaire. Si belles armures de cette ombre attirante. Toutefois, le retour à la normale fût quelque peu brutal, et les souvenirs des défunts furent réduit au néant par cette seule présence.

« Oui, alors non. J’sais pas comment c’est possible, mais tu les as vu aussi. C’est la première fois que ça arrive. Mais si c’est l’cas, tu peux aisément voir que ces gens sont morts. Sans doute depuis longtemps… Y’ parait qu’certains défunts refusent de partir, alors du coup ils restent là, à faire ce qu’ils ont toujours fait. P’t’être que l’endroit leur est précieux. » Haussement d’épaule, discret. « j’sais pas faire ça, moi, les illu-truc. J’fais que voir les morts, leur parler. Les écouter, aussi. Parfois ils racontent des trucs marrants d’ailleurs ! »

Un peu comme Théodore, en fait. Même s’il était parfois un peu agaçant. Vraiment, il se fourvoyait sur l’existence de ce don maudit. J’étais bien incapable d’imaginer tout cela. D’ailleurs, ma surprise était déjà suffisamment grande, à constater qu’il avait pu également voir toutes ces choses, ces âmes errantes. Condamnées.

« Tu t’trompes. »

Une réponse plus ferme, cette fois. Ce n’était pas parce qu’il était vieux qu’il avait forcément la science infuse, celui-là. Pour qui se prenait-il à la fin, à prendre cette allure supérieure pour je ne sais quelle raison. Tsh. Un jour, je lui ferais bouffer ce trop-plein d’assurance, c’est certain.

« Pséma… C’est le bélier, c’est ça ? Vrai qu’il en imposait, celui-là. J’m’en souviens comme si c’était hier. J’crois que c’est celui qui a le plus attiré mon attention, en fait. Sur’ment parce qu’y avait pleins d’trucs qui volaient autour d’lui. C’est un gars intriguant. J’l’aime bien. Mais pourquoi t’en parle au passé ? L’est toujours là, non ? »

J’espère. Parce que j’aurais bien aimé le rencontrer, en fait. Un gars assurément complexe, qui semblait avoir un but bien différent de ce qu’il montrait en apparence. Seulement, tout espoir d’une rencontre fût anéanti aux mots suivants. Pas besoin d’en dire plus, au fond de moi, j’avais compris qu’il n’était plus. Déjà parce qu’il y avait eu ce vide il y a quelques mois à l’intérieur, que je n’avais pas compris tout de suite. Mais aussi parce qu’Ishiro affirmait être le seul chevalier noir actuellement. Ainsi, lentement, mes réflexions faisaient leur chemin : Pséma n’était plus de ce monde, lui aussi.

« Je vois… Il reste donc que toi. »

Forte déception, qui ne fût pas dissimulée un seul instant. A quoi bon ? Je n’avais pas connu cet homme, et pourtant, étrangement, mes pensées allaient davantage vers lui et ses défuntes intentions, plutôt que vers celui qui restait aujourd’hui l’unique représentant du groupe. Mes lèvres restèrent légèrement entrouvertes quelques instants, demeurant pourtant silencieuse. La minute de silence pour cet homme intriguant.

« Enfin, j’dis ça… Mais on s'ra deux n'est-ce pas, si j'en porte une aussi ? »

Un sourire aux lèvres, et ce semblant d' excitation revenant presque aussitôt, sobrement. Un caprice d’apparence. Un caprice qui m’aiderait à comprendre, peut-être. Car je restais persuadée que ma présence ici avait un sens. Quelque part, mon esprit était certains que j’étais à ma place ici. Là où je n’avais jamais pu l’être ailleurs, que cela soit à la maison, ou bien au Sanctuaire. Parce que mon chez-moi s’appelait Théodore. Parce que mon chez-moi était parti en fumée, me laissant subitement seule dehors. Blessure cachée, invisible des humains.

Lentement, mes pieds commencèrent à bouger, faisant le tour des restes d’une table qui trainait là. Et, doucement, mes doigts effleuraient le bois abimé, abandonné. Qu’importe que l’endroit soit maudit… A vrai dire, je m’y sentais bien, dans cette possible malédiction. Sans doute était-ce parce que je me croyais moi-même maudite. Maudite par l’acharnement d’une disparition. Maudite par ce don rassurant autant qu’angoissant. Des êtres que j’étais heureuse de revoir, un en particulier. Cependant, ceux-ci me rappelaient également l’origine de ce changement qui m’avait touché. Et, avec cela, la naissance d’une haine profonde.

« Huuuuuum… nan. J’vais rester là en fait. J’aime bien cet endroit. J’sais pas pourquoi, mais il a ce p’tit truc qui m’attire. Puis il est reposant, aussi. »

Et s’il peut monter les morts que je ne faisais qu’entendre, peut-être aurais-je l’occasion de ne serait-ce que percevoir la silhouette de mon frère, si jamais je restais là un peu plus longtemps. Ainsi, mon avancée continuait à son rythme de larve. Progressivement, cette main parvenait à ce tiroir délaissé jusqu’à en tirer la poignée délicatement. Délicatement pour ne pas la briser, pour ne pas prendre le risque de détruire ce qui était à l’intérieur avec un mouvement trop brusque.

« Tiens, c’est quoi c'truc ? »

Bizarre. Intriguant, même.
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Eirik


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MessageSujet: Re: [Début Janvier 1756] Une moitié retrouvée. [PV Ishiro | Eirik]   Dim 1 Oct - 22:09

" Ce lieu, apaisant ? Voilà des goûts étranges pour une jeune femme. "

La fin de la conversation entre les deux personnages n'était pas tombée dans l'oreille d'un sourd. L'écho l'avait répandue sous le plafond de l'entrepôt. La montée des douze temples noirs n'avait été qu'une formalité pour Eirik. A première vue, l'asgardien avait conclu qu'ils étaient déserts. Mais fruit de la paranoïa ou de la lucidité, il avait eu aussi l'impression qu'on l'observait avec méfiance depuis l'ombre des ruines. Quoiqu'il en soit, son pas résonnait maintenant dans la forge. Le combattant du nord s'arrêta à distance respectable et entreprit d'observer cette étrange demoiselle accompagnée d'un serpent et cet homme à l'armure noire ornée de deux visages.

" Nous somme sur les pentes d'un volcan, et il n'est pas endormi. D'une chose l'une, soit tu ne sens pas ses soubresauts, soit tu n'as pas la prudence de les prendre au sérieux. "

Pendant une période qui lui avait paru une éternité, Eirik avait été prisonnier du volcan d'Asgard, où il avait été enfermé pour avoir tenté de renverser l'autorité des représentants d'Odin. Être capable d'écouter les tremblements de la terre avait été une question de survie pendant tout ce temps. Cela ne lui faisait pas plaisir d'explorer l'île de la Reine Morte, semblable à ce lieu où il avait souffert. Mais depuis plusieurs jours, il était résolu à découvrir l'antre de celui qu'on appelait Pséma, l'homme par lequel avait commencé le début de la fin.

Il avisa le chevalier protégé par l'armure noire aux deux visages et laissa tomber son sac sur le sol pour parlementer. Visiblement, l'homme en noir s'était auto-procclamé gardien de ce territoire, et tentait de faire partir la visiteuse en essayant de lui faire peur. La tension était perceptible, la jeune fille devait sans doute s'en amuser, tandis que le chevalier noir s'ingéniait à cacher quelque chose. Eirik adopta un ton assez calme. Il n'avait pas envie de chercher la confrontation, du moins pour le moment : l'homme était en armure, sur la défensive, et il devait être le détenteur de précieuses informations.

" Ainsi donc, tu es le gardien de ce lieu. Je m'appelle Eirik, et j'ai des questions pour toi qui porte une armure noire. Quelle est la raison d'être de cette confrérie ? Pourquoi a t-elle tout détruit sur son passage ? Je te parle de Pséma. "

Eirik ne savait que peu de choses sur ce qui s'était passé lors de la guerre durant laquelle il avait été prisonnier, seulement quelques rumeurs qui ne concordaient pas. Au fond, il n'avait rien à perdre à demander une version de plus. Il tenta d'avancer un argument pour faire parler le chevalier noir :

" Il faut que je sache tout cela. Je ne suis pas là pour une quelconque vengeance, mais il faut que tu sois conscient que j'ai tout perdu : un peuple à servir, une terre à protéger, la confiance dans les dieux. Je viens d'Asgard. "

Le dernier mot servait d'explication à tout, contenait toute sa tragédie dans ses deux syllabes. Mais le visage d'Eirik n'était pas tourmenté par la tristesse. Ses yeux perçants réflétaient plutôt la résolution de ceux qui n'ont rien à perdre et qui sont prêts à tout pour atteindre leur but.
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Ishiro


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MessageSujet: Re: [Début Janvier 1756] Une moitié retrouvée. [PV Ishiro | Eirik]   Jeu 5 Oct - 9:25

Malgré ses explications, la jeune fille n'était pas prête à être d'accord avec ce que lui avait dit le black saint. Las de ses explications, Ishiro se contenta de soupirer et arrêta net son envie de lui expliquer qu'Athéna était certainement celle qui fallait suivre. À quoi bon, pensa le saint noir, après tout, il avait perdu son armure du Phoenix, ses amis et sans doute l'amour d'Athéna à jamais. Défendre celle qu'il avait servi pendant tant d'années, était sans doute une des bribes qui lui restait au fond de lui. On ne change pas du noir au blanc en un jour. Ishiro haussa les épaules suivant la gamine de près qui fouillait dans les tiroirs des ateliers des forgerons. Elle en sortit un étrange parchemin. Le black saint écarquilla les yeux et deux temps trois mouvements lui prit le mystérieux papier des mains. Il regarda avec beaucoup d’intérêt ce qui y était noté. Il y avait des dessins d'armure et des notifications de comment il fallait la créer. Ishiro sourit en voyant cela il allait faire signe à la fille de le suivre quand il entendit les pas de quelqu'un qui était entré dans les forges noires.

"Décidément..."


En effet c'était la deuxième personne qui osa s'aventurer dans son île comme ci de rien était. Un homme en noir non loin de lui déposa son sac et parla directement au maître des lieux. Il se présenta sous le nom de Eirik et il posa des questions directement au chevalier noir déjà incommodé par la présence d'une seule personne. Ishiro haussa les sourcils devant tant de questions notamment portant celle sur Pséma, sans parler que le mystérieux individu venait d'Asgard. royaume qui fut le plus durement touché par le Bélier noir tant et si bien qu'il n'existait plus.

"Je vois... Je suis Ishiro, chevalier noir des Gémeaux, je suis le nouveau maître de ces lieux, non pas par choix mais par obligation. Pséma est mort depuis quelque temps déjà. Avec l'épée de Balmung, celui ci s'était amusé à vouloir détruire tous les royaumes protégés par les dieux. Odin, Poséidon, Athéna et même Hadès. Les trois Olympiens s'unirent afin de le détruire. Saints, spectres et marinas bataillèrent ensemble contre les douze chevaliers d'or noir. Après de terribles combats, Pséma fut vaincu par les trois hérauts possédant l'arme de chacun des dieux."


Il se retourna faisant signe aux deux autres de le suivre et continua ses explications en allumant une torche. Il entrèrent bientôt vers un long couloir sombre.

"La raison pour laquelle je suis ici c'est que j'y ai été forcé. L'ombre, mon ombre, possédant cette armure était le bras droit du chevalier noir du Bélier et c'était lui qui lui avait soufflé les idées telle que le vol de l'épée de Balmung. Nous étions deux à le combattre mais rien n'y faisait, il était bien trop puissant. L'ombre me voulait, elle voulait réintégrer son corps. Pour sauver Corell, chevalier d'or du Lion, je me suis sacrifié, en accueillant le mal en moi."


Ishiro sortit une grosse clef noire et ouvrit une énorme porte. La salle était sombre mais énorme. Tout doucement, le saint leva sa torche pour un peu illuminer les lieux. L'on pouvait des boîtes et les deux individus qui étaient avec lui avaient tout de suite compris de quoi il s'agissait, des Pandora box de couleur noir ! L'on pouvait voir des figures, des animaux ou d'autres choses gravées.

"Comme vous pouvez le voir, les douze chevaliers noirs n'étaient que l'amuse gueule de Pséma... D'autres armures que celles des saints y avaient été créé."


Il regardait les deux autres qui ne pouvaient qu'être attirés par la curiosité de ce que chacune des box pouvaient bien représentées. Ishiro quant à lui se contenta de ranger le parchemin parmi tant d'autres dans une armoires à proximité.

"Tu voulais savoir le but de cette confrérie ? La seule qu'elle a pour l'instant est de permettre à des personnes qui ont tout perdu en tant que défenseur de leurs dieux chez eux et d'avoir le luxe de refaire une nouvelle vie. Gamine, tu parlais d'avoir une armure toi aussi, tu as le choix mais choisis bien. Ce ne sont peut être que des armures noires, de pâles copies des originales mais ces armures ont une âme et n'obéiront qu'au porteur qui les scieront!"


Il regarda Eirik et lui parla à sont tour.

"Que comptes tu faire une fois ses infos révélées ? Choisis bien tes mots ou il t'en coûtera Asgardien."


Ishiro déposa la torche sur l'une des attaches du mur et regardait le nouvel invité les bras croisés. En effet, la méfiance était de mise et le black saint en avait trop dit, il se pourrait très bien que cet Eirik soit un espion à la solde d'Athéna ou autres dieux qui voudraient sa peau, poursuivre l'existence des chevaliers noirs était un pari risqué...


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Eléonore T. Rousseau


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MessageSujet: Re: [Début Janvier 1756] Une moitié retrouvée. [PV Ishiro | Eirik]   Dim 8 Oct - 19:54

Il n’était pas faux d’affirmer que mon avis sur la question était plus que tranchée. Sans doute la courte expérience et le décalage entre ce que j’eus espéré et la réalité était-elle trop grande. A l’image d’un immense gouffre sans fin, celle-ci me paraissait aujourd’hui encore infranchissable. Qu’importe ce que pourrait affirmer cet homme, il n’avait simplement jamais vu Athéna de la même manière que celle que j’avais pu percevoir. Chacun son passé, chacun son expérience. Une phrase qui n’avait jamais sonné aussi véritable à mes oreilles. Une Ouïe qui grinçait pourtant de ce désagréable son parfois apprécié. Pas maintenant, Théo. Plus tard. Parce que là, tu vois, j’avais d’autres chats à fouetter. Ou plutôt, mon attention était davantage attirée par cet étrange parchemin dormant paisiblement entre ces fines mains. A vrai dire, le fait que celui-ci puisse avoir une quelconque importance n’avait pas percuté mon esprit plus que cela ; il n’y avait pas la moindre raison pour qu’un document d’une certaine importance en vienne à se retrouver dans un lieu désertique. Déserté. N’est-ce pas ?

Ainsi donc, ma voix s’éleva brièvement en un bruit incompréhensible, faisant comme un écho l’air surpris que prit cet homme, avant qu’il ne me prenne l’objet des mains. Billes d’incompréhensions, mais également de mécontentement. Car il était avéré que ces façons de faire tendaient à me mettre sur les dents. Quelle éducation cet animal avait-il bien pu recevoir, pour se comporter de la sorte ? Un grincement silencieux balayé sitôt que ce sourire apparut sur ses lippes. Intriguant. Et l’envie de savoir ce que cela contenait me prenait de nouveau aux tripes. Furtivement, mon corps balança son poids d’une jambe à l’autre, afin de s’approcher de quelques centimètres. Vaine tentative, pour laquelle je ne reçus qu’un signe de la main, m’invitant à le suivre.

Des pas débutant alors, s’arrêtant presque aussitôt lorsque cette voix inconnue résonna jusque dans la pièce, tandis que quelques mèches volèrent le temps d’une tête retournée. Une allure telle que je saurais affirmer s’il était un élu des poussières ou non, lui aussi. Une personne qui ne venait probablement du coin, si j’en croyais également mes pupilles, fixant cette peau d’une clarté sans égal. Un homme des pays froids, c’était vers là que me guidait mon instinct, bien que la provenance n’avait que peu d’importance en état.

« Apaisant, c’est le mot. J’sais pas pourquoi, mais j’aime bien cet endroit, alors pas question de partir si vite. Peut-être qu’c’est effectivement les soubresauts qui m’plaisent. Qui sait, va savoir ? Peut-être qu’le volcan apporte une certaine chaleur au coin. T’sais, si on commence à émettre des hypothèses, y’en a pour un moment. Et là, l’vieux allait me montrer un truc. Alors si ça pouvait attendre ? »

Haussement d’épaule. Oui, quelque chose de bien plus intéressant qu’un débat sur le « pourquoi » d’un « comment ». En tout cas, j’osais l’espérer. Malheureusement, ni l’un, ni l’autre ne semblait prêts à attendre quelques minutes supplémentaires, le temps que le trésor soit découvert. A la place, il n’y avait que des questions supplémentaires posées à cet homme. Certainement aurais-je pu faire entendre cette voix une fois de plus. Néanmoins, les demandes s’avéraient pertinente, et nul doute que la réponse m’intéressait également. Une partie de celle-ci, tout du moins.

Un Pséma bien différent de ce que j’imaginais, ou ne serait-ce que de l’image qu’il renvoyait fût un temps, lorsque j’étais encore apprentie au Sanctuaire de la Sagesse. Sagesse, mon cul ! Toujours était-il que je ne pouvais m’empêcher de croire que le sel de cet ancien d’Athéna le détournait de la réalité de la chose.

« J’pense pas qu’il soit aussi con pour s’amuser à détruire des royaumes sans raison. Puis bon, c’est bien beau de dire qu’on est forcé. Mais ton ombre, c’est toi. Ou plutôt, c’est une partie de toi. Appelle ça comme tu veux, l’inconscient, la conscience, etc. On s’en fou du mot en lui-même. J’pense surtout que t’avais déjà cette part de noirceur en toi. Ça vient pas d’nulle part, ce truc. Mais bon, chacun son avis hein ».

Quelques mots acerbes ainsi prononcés, faisant clairement comprendre le désaccord qui nous opposait lui et moi, alors même que les pas avaient repris en direction de ce long couloir d’ombre. Malgré tout, il semblait que l’on allait enfin pouvoir avoir le fin mot de l’histoire, de ce que contenait ce maudit parchemin, de ce misère qu’Ishiro entretenait d’une certaine manière. Finalement, tout s’arrêta dans cette salle aussi noire que les armures de cette confrérie noire. Ne restait qu’à attendre, patienter silencieusement que le guide dévoile ce secret si bien gardé.

Bouche entrouverte d’excitation, à la vue de ces boites dans lesquelles se trouvaient des gravures diverses et variées. Billes pétillantes, quelque chose de particulièrement fascinant était sur le point de se produire, n’est-ce pas ? Ainsi, sans même attendre l’aval du gardien des lieux présumé, je commençai à parcourir les différents boxes posés là. Un arrêt momentané, le temps que ces doigts n’effleurent les inscriptions, et déjà je repartais en direction d’une seconde. Puis d’une troisième. D’une quatrième. Pour autant, mon avancée ne se fit jamais en direction des reproductions des armures d’Athéna, qui m’avaient toujours faites horreur. Non, bien plus que ça, mes billes cendrées étaient purement et simplement incapable de se détachées de celles à l’apparence plus originales. D’une en particulière, sans vraiment l’avouer.

« …J’ai déjà vu ce type de gravure dans les livres de mon enfance. Ce sont celles de Poséidon, hein ? Elles paraissent tellement différentes en vrai. »

Rêveuse, assurément. Ainsi, mes pas finirent par suivre les ordres dictés par mon regard persistant sur cette unique boite. Plus précautionneusement qu’auparavant, le creux de la main partit à la découverte de ces écritures et autres formes. Vaguement, et étrangement, celle-ci me parlait. Une obnubilation telle que la présence des deux autres furent instantanément oubliés.

« C’est quoi ça ? »

Des paroles davantage murmurées, prononcées pour moi-même. Doucement, le contenant semblait prendre vie. Ou plutôt, pas l’intérieur en lui-même, mais la totalité qui s’éclairait de ces poussières. Durant de longues années, elles m’avaient dit qu’un jour je trouverais cette moitié manquante. Qu’elles me guideraient jusqu’à elle. Quelque part, j’avais l’impression que ce second moi était là, juste ici. Qu’il m’attendait, m’avait attendu.

« EH ISHIRO, J’PRENDS CELLE LA OK ? »

D'toute façon, j'te demande pas ton avis.Un cri adressé au nouveau maître des lieux, bien que cette nomination m’agressait étrangement la gorge. Parce que je ne comprenais pas encore. Parce que j’étais sans doute naïve, aussi. Malgré tout, la sensation que cette moitié était là demeurait un excitant certain. Alors qu’importait ce gout amer dans mes papilles ; sans même me retourner, j’avais d’ores et déjà indiqué quel était mon choix. Une décision irrévocable.


[HRP : je ferai une petite correction plus tard, vu que je voulais pas vous bloquer]
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Eirik


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MessageSujet: Re: [Début Janvier 1756] Une moitié retrouvée. [PV Ishiro | Eirik]   Mer 11 Oct - 16:09

Finalement, Eirik ne souhaitait pas non plus s'étendre sur les raisons pour lesquelles cette jeune fille bavarde comme une alouette trouvait cette ancienne forge reposante. Son instinct lui murmurait que ces motifs n'étaient pas sains pour l'esprit. Il l'observait du coin de l'oeil papillonner dans la forge avec une curiosité d'enfant, en donnant largement son avis à tout.

Oui, peut-être avait-elle raison sur le fait que le bélier noir n'avait pas détruit Asgard pour son simple divertissement personnel, mais Pséma était mort, alors que son conseiller était seulement scellé par la volonté d'Ishiro. Les motifs de l'ombre étaient ceux sur lesquels Eirik aurait préféré en apprendre plus. Quant à savoir quels étaient les liens exacts de l'ancien chevalier d'Athéna à ce dangereux personnage ...

Eirik méditait ces choses sans rien exprimer, l'expression indéchiffrable. Cependant, lorsqu'il découvrit l'étonnante salle secrète des armures, il laissa échapper un murmure d'étonnement à la vue de toutes ces urnes. Chacune était ornée de la silhouette de la créature, du héros ou de l'objet mythologique dont elle recelait la puissance. Et à ce que pouvait deviner l'asgardien en repérant une écaille de marina, il n'y avait pas seulement des copies d'armures de saints.

Aussitôt qu'il eut terminé son récit, Ishiro engagea la jeune fille à choisir une protection. Sans se faire prier, elle commença à prospecter. Sans doute allait-elle choisir une bricole, une petite armure pas trop lourde, aux formes baroques, issues de la fantaisie d'un forgeron en mal de créativité. L'asgardien ferma brièvement les yeux d'une manière un peu dédaigneuse.

Désormais il restait seul face à Ishiro. Celui-ci lui l'interrogea alors sur ce qu'il allait faire de tout ce qu'il venait d'apprendre. La suspicion se lisait dans les yeux du Gémeaux noir. Eirik eut un petit sourire, accentué par l'ombre projetée par la flamme dansante de la torche. Lui aussi pouvait prétendre se méfier légitimement de ce prétendu gardien.

" Je t'ai dit que la vengeance ne m'intéressait pas. Ce que tu m'as dit concernant Psema et celui que tu appelles ton ombre prouve à quel point il est facile de retourner les armes des dieux contre eux-mêmes. Se sacrifier pour eux en échange de leur dérisoire protection est un marché de dupe. Ma seule préoccupation désormais est de ne plus être dans le rang de ceux qui subissent. "

Et pour ne plus subir, il fallait en avoir les moyens : avoir la connaissance de ce que les dieux tramaient, avoir une protection, même inférieure. La voix de la jeune fille se fit entendre à quelques pas de là. Elle avait trouvé son bonheur. Eirik ne se laissa pas distraire et continua :

" Tu me disais que refaire sa vie de chevalier était un luxe, mais serais-tu en train de me demander la cause que je défendrais si tel était mon but ? Tu te donnes un droit de regard sur les motifs personnels de ceux qui accèdent à cette forge, mais qui es-tu pour nous juger ? "

Le ton de l'asgardien, qui avait jusque-là été assez calme, était en train de changer, et son menton se relevait avec fierté.

" Se sacrifier pour sauver un supérieur de l'armée d'Athéna, voilà un comportement soldat dévoué. Qui est-il ce grand Corel, chevalier d'or du lion, incapable de vaincre une ombre, et dont la vie est si précieuse pour que tu choisisses l'exil pour son salut ? Ton frère ? Ou le champion favorit de cette chère Athéna ? Si cette île est une dépendance vassale du Sanctuaire et que tu en es le régent, je préfère le savoir dès maintenant. "

La provocation cachait à peine une volonté farouche de ne pas avoir de comptes à rendre. Certes Ishiro était toujours en armure, Eirik n'en avait pas, mais la situation était différente : ils étaient maintenant dans la salle des armures.
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Ishiro


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MessageSujet: Re: [Début Janvier 1756] Une moitié retrouvée. [PV Ishiro | Eirik]   Mar 17 Oct - 9:31

Eirik avait eu le don d'être honnête à cent pourcents avec le black saint et un sourire apparut sur le coin du visage du Gémeaux noir. L'ancien Phoenix l'écouta attentivement tout en regardant la gamine du coin de l’œil qui n'en faisait qu'à sa tête comme s'y attendait Ishiro, ce qui avait le don de l’exaspérer au plus haut point. Cet homme ne voulait donc plus subir la protection dérisoire des dieux, c'était un motif tout à fait acceptable pour le chevalier noir mais Eirik continua son récit. Ishiro ? Un juge ? Le black saint des Gémeaux eut un rictus des plus démoniaque, un sourire limite carnassier. La voix du chevalier noir se fit plus sombre.

"Je suis bien le dernier à juger de quoique ce soit sur les autres Eirik, j'aime à savoir sur qui je tombe, ce n'est pas un magasin ou les gens peuvent se servir en achetant n'importe quelle armure en cette endroit, je pense que tu peux comprendre ça. Quand à tes motivations, elles ne me regardent en rien tant que tu me dis la vérité. Le seul motif inacceptable ici sont les agents doubles et tu n'en es pas un."


Ishiro se frotta le front, il n'était plus aussi calme qu'auparavant, l'ombre se réveillait tout doucement et le black saint eut bien du mal à écouter la dernière question de l'ancien serviteur d'Odin. Il lui répondit malgré tout.

"Si j'ai choisi de me sacrifier c'est pour tout ce que tu as mentionné, Corell est mon ami, un serviteur dévoué et était mon frère d'armes lorsque nous combattions côte à côte contre cette ombre. Mon sacrifice était mon dernier acte en tant que chevalier d'Athéna. Sans ça, le chevalier d'or ne serait plus de ce monde aujourd'hui."


Le mal de tête que subissait l'or noir était de plus en plus présent quand une voix se fit entendre dans la tête du saint.

"Je te parle par la pensée, ne réponds pas à haute voix, tu ne voudrais pas faire peur à cet homme du nord non ?"


"Toi? Mais c'est impossible, mon frère t'avait pourtant scellé pour un bon bout de temps."


"Sceller ? Il m'a surtout affaibli mais peu importe, laisse moi m'occuper de la gamine !"


"Non ! Ne la tue pas !"


"N'aie crainte, je ne la tuerai pas et d'ailleurs, j'en suis incapable. Ton frère n'a pas réussi à m'endormir complétement mais son cosmos associé au tien m'empêche de faire quoique ce soit de disons maléfique. Ta bonté est devenue bien trop grande et m'empêchera à présent de faire ce que je veux, c'est toi qui tire les ficelles de ton corps, tu devrais remercier ton frère pour ça. Néanmoins, cette fille mérite une bonne leçon. Tu es trop gentil, elle n'a plus qu'à ramasser l'armure qu'elle a choisie et s'en aller comme si de rien était. Tu dois montrer qui commande ici et même si les chevaliers noirs font ce qu'ils veulent, tu es le seul à juger si la personne sera digne de porter son armure ou non. Je prends les choses en main un petit instant."


Ishiro regarda Eirik et lui répondit, sa voix avait changé mais elle resta des plus calme.

"Félicitations ex guerrier divin, tu peux choisir l'armure qui te correspondra le mieux, tu as passé le test! Quand à elle..."


Ishiro s'éloigna de Eirik et alla vers la jeune fille encore en train d'admirer la Pandora box qui était à ses pieds. Sans plus attendre, le chevalier noir la prit par le col et l'éloigna de l'urne en l'éjectant d'un simple geste du bras.

"Alors "Madame je sais tout sur tout le monde" tu crois vraiment que tu mérites de porter une armure noire ? Au lieu de parler de ce que je suis vraiment avec tes histoires d'inconscience, tu ferais bien de te regarder un peu dans la glace. Je sais pas qui t'a éduqué mais ici on obtient pas tout en claquant des doigts !"


Le cosmos noir du saint gonfla d'un coup, sa puissance était énorme, bien plus grand que les deux individus ici.

"Tu vois ce cosmos, je l'ai obtenu en trimant, en souffrant, en me sacrifiant, en me battant ! Si j'ai cette armure noire c'est que je l'ai méritée. Je ne suis plus le chevalier de bronze auquel tu as fait illusion, ma puissance n'a plus rien de comparable ! Donc si tu veux cette armure dont tu as l'air de vouloir chérir, il va falloir le mériter."


Ishiro regarda soudain l'Asgardien, il pouvait voir une légère lueur rougeâter émaner des iris du saint noir, il lui parla.

"Eirik, tu sais me faire une petite fleur ? Empêche là de se barrer s'il te plaît."


Il regarda la gamine se relever tout doucement. Le chevalier noir devant ses précieuses boîtes noires croisa les bras. Son cosmos toujours gonflé à bloque, ses longs cheveux noirs et sa cape virevoltant, il croisa ses bras.

"Si tu veux avoir cette armure, je te mets au défi de me toucher ne fut ce qu'une seule fois avec tes poings. Si tu y arrives, la Pandora box est à toi. Autant te dire que tu n'as pas le choix. Si tu refuses et que Eirik te laisse passer malgré ma demande, tu seras non seulement enfermée dans la prison noire mais tu seras privée de l'armure. Tu seras enfermée jusqu'au moment ou tu craquas pendant que je siroterai mon vin tranquillement dans mon temple."


Un grand sourire apparut sur le visage du chevalier d'eben.

"T'as plus le choix, attaque-moi !


Citation :
Donc voila, tu tires un dés à savoir que le nombre qui en sortira sera le pourcentage de chance que tu auras de toucher Ishiro. Donc si tu fais 1, ça sera 10%. En fonction du résultat je verrai si tu me toucheras ... ou pas mrred Bonne chance mrred


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Eléonore T. Rousseau


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MessageSujet: Re: [Début Janvier 1756] Une moitié retrouvée. [PV Ishiro | Eirik]   Dim 22 Oct - 19:39

Conversation ne parvenant pas à mes oreilles. A vrai dire, sans doute n’avais-je que faire de toutes ces histoires. Après tout, elles n’étaient bonnes qu’à endormir les enfants, ces êtres naïfs qui croyaient encore en toutes ces belles choses promises. Ce n’était malheureusement plus mon cas. Et, force était de l’avouer : je n’étais pas certaine que cela soit pour le mieux. Ni même pour le pire. Juste une transformation, en somme. Un apprentissage, également. Une expérience qui s’était ainsi forgée contre le gré des uns et des autres.

S’en était suivi une tension néanmoins perceptible, et pourtant non relevée. Parce que mon esprit, mon attention était déjà subjuguée par cette boite dans laquelle demeurait enfermée cette chose semblable à celles vues auparavant. Proches, et pourtant si différentes. C’était en tout cas ce que m’indiquaient les poussières dansant non loin d’elle. Une attirance nullement refoulée, bien au contraire. Si bien que j’en avais crié mon intention à celui qui disait être le maître des lieux. Soupir silencieux. Qu’il le dise, si cela lui permettait de s’en convaincre. A mes yeux, le seul demeurait ce Pséma qui était la source de mon obsession depuis plusieurs années déjà.

Nul n’allait sans dire que je me fichais éperdument de ce qui se passait plus loin. Autant que des pas de l’autre que j’entendais s’approcher à grands sabots. Fallait bien avouer que la discrétion, ce n’était pas véritablement son truc. Mais bon. La sensation qu’on me prit alors par le col, me propulsant plus loin comme une vulgaire chaussette. Un gars qui parlait comme s’il savait tout, se plaignant à n’en pas assumer ce qu’il était désormais. C’était à se demander s’il était conscient qu’il était loin d’être le mieux placer pour prononcer un quelconque mot à ce sujet. Ce qui était sûr, c’est qu’il ne se prenait pas pour de la merde, le vioque. Ah, ça non.

Sans doute s’attendait-il à ce que j’acquiesce silencieusement, m’enfuis. Tristement pour lui, ce n’était pas le genre de la maison. Autant le mien, que celui de ces petites lucioles qui m’accompagnaient partout depuis si longtemps maintenant. Lui montrer, intimaient certains. Tandis que d’autres semblaient se faire plus discret. Hélas, je n’étais pas non plus de celles à baisser la tête si facilement. Et cela en était encore moins le cas, que je ne le considérais en rien l’égal du feu Bélier noir. Une perte à laquelle j’étais bien incapable de croire, d’ailleurs.

Toujours était-il qu’il n’y avait pas la moindre once de peur dans ces prunelles cendrées. Non, bien au contraire. Celles-ci étaient davantage teintée de cette hargneuse haine, cette détermination à faire mordre la poussière à cet homme qui, visiblement, ne se sentait plus pisser droit. Tous les mêmes, les hommes. Tous les mêmes, les humains. Ou presque. Mais j’vais te botter l’cul mon gars. Tu vas rien comprendre à ta vie. Parce que -soyons honnête- je n’avais que faire du potentiel différentiel de force. Car s’il avait l’expérience, j’avais les poussières d’étoile. S’il avait la prétention, j’avais la sournoiserie. Et surtout, j’avais Théodore. Une aide indécelable.

« J’peux te retourner la question, m’sieur-je-me-crois-au-dessus-du-Bélier-Noir » Quelques mots filant rapidement entre mes lèvres, acerbes. « Tu crois peut-être impressionner les autres avec ton soi-disant super cosmos ou j’sais pas quoi. Mais ton énergie, elle est même pas au quart de celle de Pséma. Rends-toi à l’évidence, tu lui arrives pas à la cheville ».

Ouais, t’impressionnes personne mon vieux. Tu t’rends juste ridicule à mettre en avant cette « force » que tu aurais eu en te sacrifiant. C’est à se demander dans quel monde tu vis. Parce que tout le monde trimait, tout le monde faisait des choix. Sauf que les autres, on ne les entendait pas se plaindre. Ils ressassaient seulement en silence ces choix qui furent les leurs. Elle était là, la différence entre toi et ces autres. Entre toi et moi, Ishiro.

« Pas besoin ». Et t’auras pas besoin d’me le dire deux fois sal’té d’vieux. Parce qu’au-delà de la possible acquisition de cette armure, l’envie de lui foutre ma main dans la gueule dominait pour le simple fait de le remettre à sa place. Une bonne fois pour toute. Néanmoins, je n’étais pas de ces dames à attaquer de face. Chacun son domaine de compétence, parait-il. Les miens demeuraient en ces capacités que je ne maitrisais pas encore, ces morts à ramener l’espace de quelques instants afin de les voir maudire, prononcer leurs dernières paroles. Qu’ils les prononcent à d’autres qu’à moi.

Ainsi, cette flamme brûlant toujours dans mes billes grisâtres, cette énergie fila à travers ce corps d’adolescente, tant est si bien que les poussières virevoltèrent davantage encore. Rapidement, ça tournoyait autour de toutes les personnes présentes, sans pour autant parvenir à les toucher concrètement. C’était quelque chose de différent de mes fidèles poussières d’étoiles, ce n’était pas elles. Qu’importe, ça ferait l’affaire. Qu’importe le nombre de fois qu’il faudrait essayer, je finirai à l’avoir.

Pour le moment, ne demeuraient que ces poussières mêlant noir de jais et le blanc d’ivoire. Étrange mélange, force était de l’avouer. Et s’il n’y avait pas le moindre coup, restait cette impression malaisante qui étaient sans aucun doute perceptible dans les environs ; une aura de mort telle que l’on se croirait dans un cimetière hanté.

Prépare toi, vieil homme. Parce que tu vas pas tarder à les prendre dans la gueule. Ca, j’peux te l’assurer.

Eléonore a écrit:
Echec critique. Ca ne touche donc pas. Cependant, vous pouvez sentir l'aura de mort qui s'incruste dans la pièce.
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MessageSujet: Re: [Début Janvier 1756] Une moitié retrouvée. [PV Ishiro | Eirik]   Mar 24 Oct - 0:31

Les réponses et les explications d'Ishiro avaient l'air de convenir à l'Asgardien. Le gardien des armures n'était plus un saint d'Athéna, et lui-même n'était pas là en tant que guerrier divin. Le reste avait peu d'importance, du moins, c'était ce que chacun prétendait. Ainsi, jusque-là, tout semblait aller pour le mieux. Pourtant, il y avait des éléments qu'Ishiro évitait soigneusement de mentionner. Eirik continuait de dévisager le maître des lieux comme si cela pouvait lui permettre de lire dans ses pensées. Mais quoiqu'il en soit, la pointe d'hostilité à l'égard d'un agent d'une influence divine s'était dissipée.

* Cet attachement à ce compagnon est peut-être sincère au-delà du devoir moral ou de la fidélité à un dieu. Cela arrive parfois, j'ai pû le constater par moi-même lorsque je faisais partie de l'armée d'Asgard. Quel dommage que je n'aie pas eu un tel soutient lorsque j'ai tenté mon coup d'état. Enfin, il était écrit de toutes façons que ce royaume était voué à la ruine. Ces regrets ne sont nés que de mon amour-propre blessé. Je ne dois plus y penser, et aller de l'avant. Il faut avant tout que je comprenne exactement ce qui se joue sur cette île. *

Le chevalier noir des gémeaux n'avait rien dit depuis quelques instants. Eirik s'était rendu compte qu'il avait donné des signes de malaise. Il finit par demander :

" Quelque chose ne va pas ? "

Mais Ishiro se reprit et le félicita soudainement. Il lui permettait de s'approprier une armure. Eirik n'était pas tout à fait sûr de comprendre quel test il avait réussi à passer avec succès, mais il était sûr d'une chose : le ton de cet homme était étrange.

Il y avait bel et bien une armure qui obsédait Eirik depuis longtemps : la robe du tigre viking. Son grand-père lui avait raconté l'histoire de ses ancêtres, et il savait que l'un d'entre eu l'avait portée. Eirik n'avait pas pû supporter de la voir attribuée à quelqu'un d'autre que lui , et au fond, il brûlait de savoir si une belle copie existait ici, dans cette forge abandonnée. Pourtant, la scène à laquelle il assistait était assez déconcertante pour qu'il ne pense même pas à commencer ses recherches. Sous ses yeux ébahis, Ishiro qui avait été jusque-là assez mesuré commença à rudoyer la fille au franc parler.

* Comment ? Cet homme a permi à cette fille de s'accaparer une armure il y a à peine cinq minutes, et voilà qu'il l'attaque ? Mais il est fou ! Ou alors ... ou alors cette inconsciente aurait-elle fait un mauvais choix ? *

Le cosmos d'Ishiro était réellement impressionnant. Il était certainement aussi puissant que ceux qui avaient été l'élite des guerriers divins d'Asgard, peut-être davantage encore. Sur la défensive, Eirik surprit alors une lueur rouge et surnaturelle dans les yeux d'Ishiro. Ce flamboiement sourd avait de quoi donner des sueurs froides. La colère tonitruante de la jeune fille n'était pas moins inquiétante. Se rendait-elle compte de ce qu'elle disait ? Une atmosphère étrange émanait d'elle. Non décidément, si elle était arrivée jusque-là, ce n'était pas un hasard, et ce joli minois cachait certainement une âme qui n'était pas si innocente.

Lorsqu'Ishiro lui demanda de l'aider à piéger la jeune fille, le guerrier du nord tressaillit. Pourquoi ? Pourquoi se mêlerait-il des affaires de ces deux dérangés ? Après tout, cette enfant avait assez de rage pour avoir envie de se venger sans chercher la fuite. Et pourquoi aiderait-il ce gardien qui changeait d'avis aussi facilement ?

* Parce que ... je veux savoir ce qu'il est réellement. Cet homme. Je sens qu'il détient un morceau de vérité. Il faut que je l'apprenne. Je dois faire un geste ... *

Aussi dures les paroles d'Ishiro soient-elles envers cette enfant, Eirik avait décidé de prendre son parti. Uniquement par intérêt. Sans un mot, sans une explication, il resta à l'entrée de la salle pour couper toute retraite à la malheureuse admiratrice de Pséma qui ne décolérait pas contre son ennemi déclaré. Lorsqu'elle passa à l'attaque, Eirik fut frappé par la coloration obscure de son cosmos. Ce n'était pas une force jaillie d'émotions seyantes à une jeune fille. La colère avait dû l'embrouiller, car elle avait échoué à toucher son adversaire. Tant de haine pour un tel résultat ? C'était assez risible.

Le coin des lèvres de l'asgardien se releva, mais à peine. Si Eléonore n'avait pas réussi son coup, l'ambiance qu'elle avait répandue dans la salle n'était guère plaisante. Il avait l'impression d'être dans un endroit aussi lugubre que la forêt d'améthystes en Asgard. Quelque chose l'avait-il frôlé, ou était-ce le fruit de son imagination ? Pour en avoir le coeur net, l'asgardien déploya furtivement son cosmos. Le sol se couvrit petit à petit d'une fine pellicule de gel. C'était ainsi qu'il chassait autrefois. Geler la surface de la poudreuse ou du sol rendait les traces du gibier plus lisibles. Ainsi, s'il y avait bel et bien un mouvement, il pourrait le déceler et réagir. Peut-être même qu'Ishiro profiterait de cette technique et lui en saurait gré, pensa t-il en attendant avec patience la réaction du chevalier noir.
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MessageSujet: Re: [Début Janvier 1756] Une moitié retrouvée. [PV Ishiro | Eirik]   Jeu 26 Oct - 21:35

"Pfu..."


Ishiro pouffa de rire mais il ne put se retenir longtemps...

"Pfu ! HA ! HA ! HA ! HA !"


Il riait aux éclats se tenant le front. Comme il s'y attendait, il ne fut pas étonné de voir la petite princesse s'énerver contre le chevalier noir, ce qu'avait fait le maître des lieux ne lui avait pas plu et pour cause, la petite lui lança toute une tirade dont le seigneur noir se fichait éperdument. Lui plus fort que Pséma ? Il n'avait jamais lâché ça et il se disait qu'elle était tellement empli de rage qu'elle lâcha n'importe quoi au vétéran pour le déstabiliser. Pséma était certes plus puissant que le saint noir, c'était à n'en point douter sauf peut être pour son ombre qui n'était que pure cosmos noir. Et encore Pséma avait l'épée, bref nul ne saura jamais ce qui aurait pu se passer si le Bélier noir avait survécu. Sûrement une sévère punition, lui qui l'avait laissé tombé pour aller retrouver Ishiro. Mais son rire était surtout sur la pauvre démonstration qu'elle lui avait fait. Certes il avait ressenti un effet bizarre du à cette poussière et l'ambiance autour de lui le faisait penser aux enfers de chez Hadès mais rien de dangereux.
"Non mais t'es pas sérieuse là j'espère ? Ton attaque vaut même pas celle d'un bronze ou pire même les black saints que t'avais croisé au Sanctuaire. Que de déception..."
Le Gémeaux noir poussa encore un peu plus loin son cosmos, une onde cosmique noire chassa la poussière d'étoile repoussant même la peutiote de quelque pas en arrière.

"Ton pouvoir est risible, qui t'a entraîné ? Un soldat ? PFUHA ! HA ! HA ! HA !"

Ishiro poussa un peu plus loin la gamine afin qu'elle soit encore plus vénère mais aussi pour montrer ce qu'elle savait vraiment faire car pour l'instant elle n'était pas digne de porter l'armure noire qu'elle visait. Le saint noir ne pouvait pas donner une armure à n'importe qui...
"Allez gamine, tu peux faire mieux que ça !"


Le black saint, les bras croisés attendait. Il regardait Eirik assister au spectacle, bloquant l'entrée comme convenu, il lui fit un signe de tête en remerciement.

Citation :
Si tu fais un 1, tu peux relancer ^^ on va dire que tu es à 10% de ton pouvoir Wink




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MessageSujet: Re: [Début Janvier 1756] Une moitié retrouvée. [PV Ishiro | Eirik]   Ven 10 Nov - 0:30

Perles cendrées momentanément tournées vers cet orifice qu’un corps obstruait désormais ; brève attention d’un flou apparaissant tout d’abord au coin de l’œil, disparaissant promptement à la seconde suivante. A cette vision sommaire, naquit cet étirement matois des lippes. Une impression tantôt acariâtre, tantôt avide de revanche. Malgré tout, celui-ci conservait de cette satisfaction malsaine qui s’emparait des tripes. Il apparaissait vraisemblablement que, tant l’un que l’autre, ne se rendaient compte de la stupidité de la manœuvre. Acte vain d’un temps perdu. Parce qu’elle était têtue, la petite souris. Ah ça oui. Sans doute trop, même. Et, plus que cela : elle n’appréciait guère se faire traiter comme une carpette. Foi d’Eléonore, ce vieillard allait le payer. Qu’importe les valeurs précédemment transmises, affirmant qu’il ne fallait en aucun cas maltraiter une personne âgée ; cet homme me sortait par les yeux. Et s’il tenait à jouer avec les flammes. Soit, elles brûleront jusqu’à ce que les os ne deviennent poudres, tel une dépouille défigurée.

Souvenirs ressassés d’un passé envolé en une fine brisure. Celles de comportement qui m’en feraient bien volontiers vomir mes boyaux, aujourd’hui encore. Quelque part, l’amalgame s’installait entre les deux situations, se superposant l’une l’autre dans cet outil maudit nommé esprit. Superficiellement, tout du moins. A l’exception près que quelque chose manquait. Et, ce quelque chose, c’était Théodore. Toutefois, c’était mal me connaitre que de penser à l’abandon. Une solution qui n’en était pas réellement une ; la fuite était arrivée bien trop souvent pour que je puisse l’accepter une fois de plus.

« Toutou, va »

Remarque acerbe destinée à ce nouvel arrivant, je l’avouais bien volontiers. Mais qu’importe ce que cet inconnu pouvait tenter ; Ishiro et moi étions les seuls à mener cette danse des nerfs. Une opposition glaciale, comme le seraient deux pôles contraires. Gémeaux versus Lyumnades : Voilà qui s’annonçait intriguant. Autant que cette fine couche de gel parvenant jusqu’à ses pieds, qui dévoilaient cette lueur satisfaite. Qu’ils tentent de savoir ce qui me passait par la tête, ce que je ferais dans mes prochains mouvements ; le « maitre » des lieux finirait empalé au moindre faux pas.

« Personne. Pas besoin d’entrainement pour t’coller un coup d’pieds au cul ».

J’avais une revanche à prendre, des atrocités à anéantir. Tout comme ils avaient immolé la mémoire d’une enfant. Et si la gamine était encore dans ce corps, c’était bien l’ensorceleuse qui le hantait désormais, l’articulait comme l’on maniait un pantin. Guignol de son état, cet homme à l’armure noire.

Posant un pied à terre, mon corps s’appuyait toujours sur ce genou maintenu au sol, tandis qu’une main s’en alla furtivement vers l’objet du désir. Instrument de bois posé non loin de ce menton, tandis que la mèche de crins dansait d’ores et déjà sur ces fragiles cordes. Fragiles, et pourtant si fortes. Dès lors, cette mélodie entama son ascension, résonnant entre les parois des presque ruines ; craintes d’une paire de perles désormais fixées dans celles de l’adversaire. Assurée, déterminée. Bientôt, il mordrait la poussière.

« Voyons voir… » Voyons voir à quel point tu côtoies la mort ; est-elle proche de toi ? J’ai dans l’idée que c’est effectivement le cas. Alors montrez-vous, esprits d’autrefois. Dévoilez votre colère aux yeux de celui qui refuse de voir. A vrai dire, je savais pertinemment que cet outil était nécessaire pour le moment. Parce que je ne contrôlais pas encore grand-chose, c’était un fait. Mais mes pas étaient guidés par ces poussières d’étoiles. Et surtout, Théodore me soutenait, à sa manière. Drôle de façon de faire, d’ailleurs. Toutefois, force était d’avouer qu’il demeurait présent à mes côtés, quoi qu’il arrive. La nature de l’homme le rendait inconstant, possessif, jaloux et parfois même malade au point d’en pourrir gracieusement, bénévolement, la vie d’un autre. Les faits étaient là : on ne pouvait faire confiance à personne, en ce bas monde. Amis, famille, ces êtres que l’on croyait proches de nous : tout n’était qu’illusion, trahison. Cependant, s’il y avait bien quelqu’un qui ne me décevrait jamais, c’était bien lui.

« … Qui as-tu donc tué ? »

Parce qu’assassiner quelqu’un ne signifiait pas pour autant l’avoir abattu de ses propres mains. Les actes, les conséquences, les paroles ; toutes ces choses rendaient le meurtre indirect. Pourtant, on en était bien la cause. Et ce, qu’importe le déni, les raisons, les rassurances que l’on tentait d’avoir. Car une chose était certaine : chaque acte pouvait briser une vie. Ou plusieurs.

Qu’on le nie ou non, la responsabilité est bien et bel là, dissimulée dans l'abysse des âmes.


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MessageSujet: Re: [Début Janvier 1756] Une moitié retrouvée. [PV Ishiro | Eirik]   Dim 12 Nov - 11:44

La jeune fille était furieuse. Sa réserve de venin avait dû se remplir suite à l'humiliation de la première passe d'armes, et elle en avait désormais pour tout le monde. Bien entendu, pour quiconque avait un tant soit peu de fierté, ce simple mot, "toutou", était une insulte que l'on n'encaissait pas sans grincements de dents. Surtout lorsqu'elle touchait un fond de vérité.

Eirik plissa les yeux et lui envoya le regard le plus méprisant qu'il put. Si rien ne venait rabattre l'insupportable caquet de cette crâneuse, il se promettait de s'en charger le moment venu.

Pendant ce temps, Ishiro continuait ses provocations. Ou ses encouragements ? La différence entre les deux n'était pas perceptible. Il avait croisé les bras. Pourquoi pas, sa puissance lui permettait cette décontraction après tout ...

Quoiqu'il en soit, la coupé était pleine pour la "gamine", et son aura se fit plus hostile. Elle eut un mouvement étrange, difficile à interprêter à revers, comme si elle cherchait un objet dans ses affaires. Et elle murmura quelque chose comme : " qui as-tu tué ? " Eirik fronça un sourcil. Que signifiait cette question, que pouvait importer qui cet homme avait tué ou non ? En quoi cela permettrait de l'atteindre ?

Pendant un moment, il n'y eut aucune manifestation de la technique que la jeune fille avait exécutée. Et puis soudain, Eirik vit quelque chose perturber la fragile couche de gel qu'il avait créée, comme brisée par une présence invisible. Un pas en arrière d'Ishiro.

" Attention, derrière toi ! "
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Ishiro


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MessageSujet: Re: [Début Janvier 1756] Une moitié retrouvée. [PV Ishiro | Eirik]   Lun 13 Nov - 8:57

Tout se passait comme le saint noir avait prévu, le fait de charier la jeune fille jusqu'à son paroxisme permettrait de prouver qu'elle était digne de porter l'armure qu'elle avait choisie. C'était juste la manière qui n'y était pas, ce côté enfant gâté qui se permettait tout avait exasperé Ishiro et il devait prouver qu'il était le maître des lieux, qu'il était le seul à pouvoir dire si oui ou non le candidat mérite son trophée quit à craindre pour sa vie, ce qui fut le cas dés à présent. En effet le cosmos de la gamine augmenta et montrait bien plus de puissance que précédemment, Ishiro eut un moment de recul mais grace à l'intervention d'Eirik, il s'arrêta net. Il la vit alors sortir un violon qu'elle utilisa. Le pire dans tout ça c'est qu'elle continuait à être hautaine vis à vis de ses aînées n'hésitant pas à insulter l'Asgardien de toutou. En quoi est-ce un serviteur de rendre service à quelqu'un? Surtout que l'homme du nord n'avait aucune obligation vis à vis du black saint et que contrairement à la peste devant lui, il avait mérité son armure rien que par son attitude et ses paroles. Il fit un geste de remerciement rapide au nouveau venu puis regarda à nouveau celle à qui on ne pouvait rien dire. Ishiro se sentit bizarre, il savait que quelque chose se passait et que sa tête était aux prises dans les filets de la violoniste.


"Genro Mao-Ken ..."

Le black saint eut juste le temps d'utiliser une de ses plus puissantes technique et de par sa pensée, il empêcha la gamine de jouer d'avantage la faisant lacher son archet et lui ordonnant de planter son index dans le biceps de son autre bras mais c'était bien tout ce que pouvait faire le gémeaux noir. Car déployée à pleine puissance, la petite saleté serait totalement sous son contrôle comme son ombre avait avec le Lion noir. Malgré tout, Ishiro subissait l'illusion des Lyumnades et vit une silhouette apparaître. Des cheveux roux, une armure de marina, des yeux verts et cette allure dont le saint d'autrefois était tombé amoureux... La voix d'Ishiro changea elle aussi, l'ombre ne jouant plus son rôle, prise par la musique qui avait résonné dans toute la salle des armures noires tout à l'heure. Son visage affichait celui de la tristesse et seuls un mot sortit de sa bouche.

"A... Ann?"

Dit-il d'une voix fébrile. Le chevalier noir n'y croyait pas ses yeux oubliant presque c'était une illusion, comment Ann pourrait être morte ? Il ne l'avait pas tué lors de son combat ou alors était-ce de sa faute ? La jeune fille avait disparue depuis la dernière bataille au Sanctuaire, Ishiro avait pour objectif de la sauver et frôla la mort face au requin noir après un combat impitoyable entre les deux hommes. Il avait échoué dans sa mission et Ann avait disparue depuis. Son seul amour qu'il n'avait jamais eu, il l'avait oublié, la considérant même comme morte à ses yeux. Un amour impossible qu'il avait enterré dans les tréfonds de son âme torturée par lui et son double maléfique de nouveau endormi. La silhouette de son amour impossible disparut lentement laissant à jamais l'image de la marina dans son esprit une nouvelle fois que le seigneur noir tenta d'effacer à nouveau. Ishiro avait décroisé les bras mais ne plissa pas son genoux, combattant son chagrin intérieurement, retenant ses larmes de tomber telle une chute d'eau. Reprenant ses esprit petit à petit, le black saint reprit son visage froid et dénoué de toutes émotions. Le maître des lieux alla vers la sortie et s'arrêtant devant Eirik, il parla à la musicienne yeux en direction de l'adolescente.


"Bravo gamine, tu as passé le test, tu as fait jeu égal avec ma technique, je t'en félicite, prends ce qui t'appartient, tu l'as méritée."


Il n'en dit pas plus et regarda alors Eirik.


"Merci pour ton aide Eirik, tu peux aller prendre aussi ce qui te revient de droit."


Ishiro lui donna alors les clés de la porte de cette pièce puis prit le pas de la sortie.


"Tu me les rendras quand vous en aurez fini ici, je te fais confiance, jette quand même un œil à ce qu'elle ne fasse pas de bêtises. Je retourne à mes appartements me reposer. N'oubliez pas de choisir le temple qui vous plaira, c'est un bonus à l'obtention de votre protection."


Une petite tape sur l'épaule de l'Asgardien puis Ishiro s'en alla sans se retourner. Ce n'était qu'une fois dans le couloir sombre et hors de la vue des deux nouveaux seigneurs noirs que les larmes de l'ange déchu se mirent à couler...


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MessageSujet: Re: [Début Janvier 1756] Une moitié retrouvée. [PV Ishiro | Eirik]   

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