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  A la recherche de son Etoile (Sivir - Minos) [début décembre 1755]

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MessageSujet: A la recherche de son Etoile (Sivir - Minos) [début décembre 1755]   Jeu 13 Juil - 23:30

Arrow Chronologiquement parlant, une petite semaine s'est passée depuis ces instants

Tant de messagers envoyés, si peu de réponses, et jusqu’à présent, rien d’autre que des refus.

*D’autres missions, d’autres priorités. Que notre Empereur doit rire en nous voyant ainsi divisé…*

Si peu de solidarité au sein d’une armée devant pourtant servir un but commun était au mieux étrange, mais il n’aurait alors servi à rien d’insister auprès de nos pairs. Une aide, si elle n’était pas offerte, était inutile. Ce que Sivir et moi-même pouvions faire seuls, seuls nous devrions donc le faire.

« Seigneur. »

Perdus dans mes pensées alors que je révisais une dernière fois l’équipement que je comptais emporter pour notre prochaine expédition, un garde squelette toqua à la porte de mon bureau qui s’ouvrit alors comme par magie.

« Entre. »

Distant et préoccupé, je réfléchissais encore aux moyens que nous avions à notre disposition pour nous défaire des éventuelles défenses présentes autour de l’édifice. Un édifice qui en lui-même ne représentait rien, mais qui en son sein, contenait sans aucun doute la relique dans laquelle nous avions tous été scellés jadis.

*Un écrin de pierre pour ce maudit chapelet impie…*

Un écrin qui deviendrait sa fosse, lorsque nous l’aurions fait s’effondrer sur elle-même.

« Voici les dernières réponses que vous attendiez. »

Une petite poignée de lettre manuscrites entre ses mains, le garde mis un genou à terre devant moi avant de me les tendre.

« J’imagine déjà leurs réponses… »

M’en saisissant avec mes créations, j’en parcouru rapidement le contenu avant de les froisser d’un air résigné.

« Sans surprise, nous serons donc seul. »

C’est ce que j’avais craint depuis que l’Etoile des Ténèbres s’en était allé à Londres pour concocter un des remèdes dont elle avait le secret en plus d’aller se régénérer dans la terre de ses ancêtres. Là-bas où dans le plus grand secret, elle préparait un antidote au mal qui rongeait sa nouvelle amie.

« Aucuns signes d’elle ?

Elle est en route. Elle devait arriver sous peu.

Parfait. Va, et qu’on la conduise à moi dès son arrivée. »


S’inclinant avant de tourner les talons, le garde disparu de ma vision avant que je ne la reporte sur le maigre matériel que j’avais sus récupérer en un aussi court laps de temps. Devant moi sur mon bureau, à côté d’un coffre de métal noir aux cotés frappés du blason du tribunal silencieux, se trouvait éparpillés sur une large carte représentant le sud est chinois divers cristaux luisant aux formes et aux couleurs diverses, allant du jaune au bleu en passant par le vert et le rouge. Des outils autant que des armes, entre des mains sachant les utiliser. Traqueur, senseur, projecteur, dissolvant, changeur de forme… Chacun son usage, chacun son intérêt.

Tant de possibilité passaient par les minerais et les joyaux en ce monde. Nos propres armures ainsi que celles de nos ennemis en étaient la preuve. Qu’une telle science se soit perdue était certes une fatalité pour les mortels, mais elle n’était pas réciproque nous concernant. La mémoire des morts nous appartenait, et si fort de cette connaissance, notre Empereur avait conçu les surplis, armure aux pouvoirs régénérant quasi sans pareille, j’avais pour ma part, dans une bien plus modeste mesure, appris à conjuguer le cosmos à certains matériaux. Espérons que cette fois encore, mon talent se révèle être à la hauteur.

*Voyons, une dernière fois. Onguents analgésiques, fortifiants, désinfectants, décoctions tonifiantes…*

Passant en revue la liste des préparations réservées à l’usage quasi exclusif de Sivir et de son corps encore désespérément humain, je réunissais en même temps dans une bourse de cuir pendue à ma ceinture l’ensemble des gemmes enchantées, fruit d’un savoir maintes fois millénaires et joyaux oh combien précieux.

*… Cartes, torches, outres d’eau, rations de sucre… Oui tout y est.*

Refermant alors le coffre d’onyx ressemblant à s’y méprendre à une de ces Pandora box qu’affectionnaient tant les chevaliers, je le saisi par ses sangles avant de le déposer à terre pour finalement entendre une voix familière m’appelant au travers de la porte.

« Entre. »

Et envoyant de nouveau mes créations se saisir des loquets interne, j’ouvris la porte sans un bruit.
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Sivir


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MessageSujet: Re: A la recherche de son Etoile (Sivir - Minos) [début décembre 1755]   Ven 14 Juil - 10:17

Ce rp se déroulera quelques heures après mon passage à Londres pour les soins
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Mauvais timing, il fallait le reconnaître. Malheureusement, la lettre était arrivée, Lydia l'avait reçue mais mon état était suffisamment inquiétant pour faire un choix. Cette malédiction, on ignorait totalement ce qu'Aerys de la Wyverne avait pu me faire, et si cela pouvait porter préjudice au cours de la quête. Il aurait surement mieux valu que des spectres plus puissants que moi accompagnent le Seigneur Minos pour rayer cette tour de la carte, mais j'étais l'une des seules qui avait vraiment une raison personnelle de m'y rendre. Je devais être sur place pour éveiller Queen et le remettre dans son corps, et surtout, trouver mon surplis qui m'éveillera à ma condition de spectre.

J'avais conseillé à Brunissen de rester à Londres le temps de mon périple. Elle devait aider Lydia dans cette affaire, elle était la mieux placée pour comprendre et aider la Vampire dans cette quête un peu particulière. Et surtout, je préférais qu'elle reste le plus loin possible de Caïna. Dès que je serai pleinement éveillée au Balrog, elle et moi irons nous installer dans la chambre que Minos m'avait montrée.

Les filles m'avaient bien soignées. Presque toutes mes blessures physiques étaient guéries grace aux potions, herbes et autres soins des deux expertes en plantes... la marque à mon cou était encore visible et donnait un étrange contraste avec celle du fouet du balrog. C'était comme un collier ras de cou légèrement rouge avec une petite fleur violette sur le côté... les deux marques de crocs de la Wyverne avaient laissé deux petits trous autour desquels s'étendaient des vaguelettes violacées. De toute manière, mon surplis en cachait une partie.

Je m'étais donc rendue seule auprès de Minos. Dans les instructions données dans sa lettre, il mentionnait le fait que nous ne pourrions attaquer directement les sceaux d'Athéna qui protégeaient la tour, aussi qu'il fallait prévoir des alliés de fortune pour les attaquer à notre place. Aussi, j'avais fait un détour en Caïna et récupéré quelques graines particulières. Je m'étais approchée de la Dionée géante qui gardait l'arbre où Brunissen pouvait travailler seule si elle le souhaitait - quoi que jusqu'à présent, elle avait préféré ma bibliothèque - et j'avais récupéré ses enfants. Je m'étais aussi pris des fléchettes imprégnées de curare et une sarbacane, des herbes capables de s'étendre en lianes au ronces acérées, et d'autres capables de grossir pour devenir des ponts ou simplement se déployer avec toute la force dont Dame Nature est capable. Certes, leur puissance sera dérisoire par rapport à la nôtre, mais si quelque chose bloque notre cosmos, au moins nous aurons autre chose apte à nous protéger, ça pourrait nous faire gagner du temps.

Je prenais aussi des biscuits faits à partir de plantes particulières qui pourraient me nourrir assez pour ne pas avoir à transporter cinquante kilos de vivres, je serais surement la seule à en avoir besoin, la seule encore vivante. Des feuilles qu'il suffisait de poser sur la langue pour qu'elles vous désaltèrent quelques heures aussi, et évidemment de quoi me tenir éveillée plusieurs heures d'affilée si jamais cette quête devait s'étendre sur quelques jours sans que je n'ai le temps de dormir.

Je portais une tenue assez près du corps pour le moment, composée de différents cuirs pour renforcer les points vitaux. J'ignorais s'il faudrait revêtir mon surplis immédiatement, pour l'heure, je gardais cette tenue civile. J'attachais mes cheveux en une longue natte, malheureusement, ça rendait la marque d'Aerys visible, mais je n'étais pas là pour faire la coquette. De là, avec mes petits baluchons cachés dans les différentes parties de ma tenue, je filais vers le Temple du Jugement. Galea et Éthyope m'avaient lancé un drôle de regard, cela ressemblait à un adieu, mais je pensais qu'ils en seraient ravis car j'allais leur ramener leur vrai Maître, mais ils semblaient un peu... triste? Je n'étais pas sure, pas très douée pour lire les sentiments des autres. Bref.

Je m'annonçais aux gardes squelettes, ils m'attendaient. Je me présentais à Minos en mettant un genou à terre

«Seigneur Minos... pardonnez mon retard. J'ai du passer en Caïna pour me préparer.» Je me redressais donc pour voir que lui aussi semblait s'être bien préparé. Je ramenais ma in à mon cou, grimaçant sous une nouvelle vague de douleur provoquée par la morsure. Ce n'était pas très douloureux, j'ignorais pourquoi ça faisait ça. C'était tellement bizarre... si elle avait voulu se venger, elle aurait du me faire quelque chose de vraiment pénible, je ne sais pas trop. Mais pour le moment, ça ne faisait que de légères vagues de douleurs de temps en temps, mais sans que ça ne soit trop pénalisant. Ça ne faisait que m'inquiéter sur ce que ça finirait par faire avec le temps.

«J'espère ne pas être un fardeau pour vous. Je n'ai pas eu l'occasion de beaucoup m'entraîner depuis Death Queen Island...» où ça n'avait pas été très fameux, il fallait le reconnaître. Je repensais malgré moi à Cassandra, son style de combat était impressionnant, et j'en avais mémorisé certaines aptitudes. Je comptais me servir en particulier de ce combat pour m'améliorer, mais rien ne disait que j'y parviendrais...
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MessageSujet: Re: A la recherche de son Etoile (Sivir - Minos) [début décembre 1755]   Ven 14 Juil - 12:53

En tenue de cuir, Sivir m’apparut alors, un air épuisé sur le visage. Qu’elle ne porte pas sur elle sa protection était déjà en soi un choix curieux, mais en son cas, il était vrai que son âme ne s’y trouvait pas. Pas dans celui-ci, et pas encore.

« Ne t’excuse pas. La préparation est notre force. A nous qui avons l’éternité, nous nous devons d’en tirer le meilleur parti. »

Lui rendant son salut en même temps que je lui intimais l’ordre de se relever, je notais la douleur éphémère, presque invisible sur son visage alors qu’elle portait la main à sa nuque, et lui fis signe d’approcher de mon bureau.

« Ne t’en fais donc pas pour tes capacités. S’il est vrai qu’il existe pour l’instant une énorme différence de puissance et de connaissance entre nous, tu es encore jeune, et tu possèdes déjà des talents qui me sont et me seront sans doute à jamais inaccessibles… Entre nous, je n’ai jamais eu la main verte. »

Et tout en espérant lui avoir quelque peu remontée le moral, je lui désignais du doigt la carte de la zone où nous allions nous rendre, plus précisément la zone entourée de rouge dans laquelle nous allions concentrer nos recherches.

« Sud-est de la Chine. Rozan et ses environs. A peu près mille kilomètres carrés de montagne et de foret à explorer. »

Faite à la main par mes soins d’après les mémoires de ceux y ayant vécu depuis des siècles et des siècles, la localisation précise de la tour m’était cependant inconnue malgré mes efforts les plus sincères pour en connaitre l’emplacement. Seule une estimation assez vague serai donc notre guide, pour l’instant tout du moins.

« D’après mes informations, il ne faut pas nous attendre à des gardes. Pas de chair et de sang tout du moins. Mais Athéna est une déesse retorse, appréciant les pièges et autre traquenard. Il nous faudra être prudent, d’autant que comme tu dois t’en douter à présent, nous ne serons que deux. »

Et préférant ne pas insister sur cette situation oh combien déroutante, je passais à la suite, tout en remarquant l’étrange marque en forme de fleur présente sur le cou de la jeune argentine qui me fit stopper net mes explications.

« Qu’est-ce que ceci ? »

Deux trous semblaient l’encadrer, comme des traces de morsures laissée par des canines particulièrement effilées.

« Qui est l’auteur de cette forfaiture ? »

Et tout en demandant cela, la réponse me vint comme si elle tombait d’elle-même. Rares étaient les êtres à posséder une telle dentition, et jamais, au grand jamais, Lydia ne se serait permise de porter les crocs sur celle destiné à être mon remplaçant. Ce qui en toute logique ne laissait qu’elle. L’auto-proclamée première des ouranies.

« Maudite créature perverse… »

Un tel acte ne resterait pas impunis. En mon fort intérieur, j'en faisais le serment silencieux.

« Laisse-moi regarder de plus près. »

Faisant par-là comprendre à la jeune argentine qu’elle devait me laisser l’examiner sans attendre, je retirais sa main de son cou et examinais avec soin la malédiction que la nymphe nymphomane lui avait laissée comme cadeau d’adieu.

« Cette marque… Je la connais. »

Elle n’était pas toute récente. Déjà quelques jours depuis son implantation. Ce qui lui avait amplement suffit à gagner en force.

« Est-ce que la douleur est toujours stable ? Ou a-t-elle commencée à croître dernièrement ? »

Et à la suite de la réponse que me donna Sivir, je poursuivis.

« Ecoute. Si je peux comprendre les raisons t’ayant poussées à ne pas venir m’en parler sur le champ après son implantation, tu dois comprendre que ce faisant, tu t’es mise en grand danger. Cette marque, cette malédiction, ne vas faire que grandir en force. Sa marque bientôt va se développer sur ta peau, jusqu’à te recouvrir entièrement et même pénétrer l’intérieur de tes os. La douleur te fera perdre l’esprit, et ton propre corps ne sera plus que la parodie dégénérée et odieusement transformée de ce qu’il fut. »

Le nécessaire pour contrer définitivement le venin maléfique de la nymphe me manquait ici, mais il n’était pas question que je laisse la jeune sud-américaine se dépêtrer seule avec sa malédiction.

« Je n’ai rien ici pour purger ton corps de son venin, les poisons sont plutôt la spécialité de l’Etoile des Ténèbres. Mais je peux t’aider à lutter contre la malédiction qui en est la conséquence. Cela ne prendra que dix minutes. »

Envoyant alors mes créations chercher dans les étagères de mon bureau le nécessaire pour le rituel qui allait suivre, je commençais à tracer sur le sol un cercle de poudre de cristal que je complexifiais encore et encore par l’ajout successif de cercles concentriques, de forme géométrique emboîtées, et autres mots de puissance intégrés.

« Place toi à genoux au centre du cercle, et retire ton haut. Tu peux garder ton dessous. »

Une demande qui devait lui paraître oh combien gênante, mais qu’elle savait que je ne formulais pas à la légère, aussi, lui laissant le temps de s’exécuter, je me tourner pour lui laisser l’intimité nécessaire.
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Sivir


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MessageSujet: Re: A la recherche de son Etoile (Sivir - Minos) [début décembre 1755]   Ven 14 Juil - 14:32

Il est vrai que dans la jungle, j'aurai surement un atout non négligeable dans ma connaissance des plantes. Je souriais doucement, Minos avait toujours su trouver les mots, soit il me connaissait bien mieux que je ne me connaissais moi-même, soit il avait un certain don d'empathie. D'un autre côté, ce don était quand même essentiel pour juger au mieux une âme. Il fallait pouvoir la sonder au plus loin de l'être lui-même pour démêler le vrai du faux. Encore un point qui ne faisait qu'augmenter le respect que je pouvais avoir pour lui.

«Je me souvenais que vous aviez bien des potions de soin dans votre bureau, aussi je me suis permise de prendre surtout des plantes aux effets offensifs. Poison, paralysie, armes tranchantes ou assommantes. Elles pourront être des alliés en cas d'imprévus.»

Mais j'avais porté machinalement ma main au cou, la douleur était encore supportable mais le regard de Minos n'échappa pas à la marque. Je rougissais légèrement alors qu'il souhaitait la voir. Je prenais une profonde inspiration, je me devais de lui mentir et pourtant, si je devais être son second, c'était une mauvaise idée.
«La... la version officielle est que ma Maîtresse m'ait punie de mon échec vis à vis du Trident de Poséidon.» mais à son regard, je savais qu'il comprenait que ce n'était pas la vérité «disons que je n'étais pas d'humeur très câline lorsque je l'ai rencontrée, chose qu'elle.. n'a pas trop apprécié.» j'étais venue lui faire mon rapport, lui raconter ma quête des artéfacts et surtout la prévenir de notre projet pour la tour, mais elle n'avait rien voulu savoir, tout ce qu'elle voulait, c'était... bref.

Il examina un peu mieux mon cou, j'avais tellement honte que j'en aurais presque eu les larmes aux yeux. J'aurais aimé que cette histoire reste loin derrière moi, que personne ne sache. C'était peut-être là sa vraie punition. Que tout le monde sache qu'elle m'avait humiliée. Je grimaçais un peu alors qu'il me posait des questions, je n'étais pas trop sûre

«La douleur elle-même n'a jamais varié. Elle va et vient comme des vagues, mais sans grandir en intensité.» et non, je n'avais pas voulu lui en parler, c'était... personnel. Mais visiblement, j'avais eu tort, car il m'expliqua que cette marque pouvait croître et devenir vraiment dangereuse? Je baissais les yeux, ne sachant pas trop quoi dire. Telle une petite fille en faute, autant l'idée de mourir ne me faisait pas peur, mais l'idée de devenir folle ou dégénérée par contre. Mon esprit était ce qui était le plus important pour moi, si je le perdais?

«Je suis... désolée. J'ai commis cette erreur en étant encore le Spectre de l'Alraune... cela.. ne devait pas vous concerner. Le clan des spectres est suffisamment divisé comme cela, je ne voulais pas prendre le risque d'attiser les flammes de la guerre entre nous/» il promit alors de m'aider, bien que l'étoile des ténèbres était la mieux placée pour cela «Dame Lydia s'occupe déjà de chercher un remède avec Brunissen. C'est pourquoi elles ne peuvent être des nôtres.»

Et oui, nous serions donc seules. En tout cas, je m'avançais vers le sceau qu'il avait dessiné au sol, et je retirais donc le haut de ma tunique sans grande pudeur. J'avais confiance en Minos, je savais qu'il ne chercherait pas à profiter de la situation. Je faisais surtout attention à ce que des graines et autres plants mis dans les poches ne s'échappent pas, puis je la posais délicatement au sol, je n'avais rien en dessous, cette tenue était suffisante pour soutenir, mais je ramenais mes bras croisés devant moi et je me mettais à genoux au centre du sceau

«Je suis prête.» bon par contre forcément, il allait voir les restes des blessures infligées également par la Wyverne. Certes, Lydia et Brunissen avaient fait des merveilles, les os avaient été ressoudés, les muscles calmés et les hématomes apaisés, mais ma peau demeurait celle d'une mortelle encore, et les horribles traces violacées parcouraient encore mon dos. C'était lui qui avait pris le plus gros des chocs après tout...

Je prenais une profonde inspiration en penchant la tête sur le côté pour qu'il voir la marque au mieux et puisse la sceller afin qu'elle n'évolue plus. Au moins, ça éviterait que les choses ne s'aggravent d'ici que je revois Brunissen et Lydia. Je ne demandais même pas si ce serait douloureux ou non, je n'en avais cure. Je voulais juste qu'on s'en débarrasse et vite.
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MessageSujet: Re: A la recherche de son Etoile (Sivir - Minos) [début décembre 1755]   Ven 14 Juil - 15:53

Infusant lentement de mon cosmos le cercle que j’avais tracé au sol, celui-ci se mit alors à luire d’une aura rougeâtre avant que Sivir n’y pénètre. Au moins d’après ses dires, la marque n’avait pas eu le temps de croître au point d’en devenir plus douloureuse. C’était déjà cela.

« T’infliger cela par pur sadisme… Les voies de notre Empereur sont décidément bien impénétrables. Mais si cela peut te consoler, elle prétend à qui veux bien l’entendre avoir jadis séduit le dieu de la guerre, pourtant alors amant de la Beauté en personne, mais de toute évidence, elle ne parvient même pas à te séduire toi… Amusant tu ne trouves pas ? »

Un paradoxe des plus savoureux et qui en disait long sur la mythomanie aigue de cette pauvre créature ainsi que sur ses réelles capacités. Peut-être de quoi donner le sourire à celle qui en cet instant se sentait si humilié. Peut-être réaliserait-elle alors qu’elle n’était pas la plus humiliée des deux.

« Allons ne t’excuse plus. Si ce n’est de ne pas être venue me voir plus tôt, ta seule erreur a été d’aller la voir en ne portant pas ton surplis. Je pense comprendre quelles en furent les raisons, mais entre nous, elle t’aurait sauté dessus quelque aurait été ta tenue. »

Et entendant plus que voyant Sivir ôter son haut de cuir, je fus agréablement surpris par son apparente absence de gène. Etant donné son expérience en matière de relation intime, j’avais imaginé qu’elle serait plus gênée à l’idée de se dévêtir devant autrui, qui plus est un membre du sexe opposé, mais de toute évidence, elle était déjà au-delà de cela.

Sans doute sa confiance envers moi lui avait déjà permis de surpasser son gène, ou peut-être avait-elle déjà compris que je n’étais plus porté sur ces choses depuis un formidablement grand nombre d’années.

Sentant mon ire croitre davantage à la vision des horribles marques constellant le dos de la jeune argentine, je fis de mon mieux pour la contenir et me focaliser sur la tâche qui m’attendait.

« Ne te tracasse pas à mon propos. Je n’en parlerais à personne. Ton honneur n’a été que trop souillée par cette créature dégénérée. Je ne lui ferai pas le plaisir de répandre la nouvelle de sa dégénérescence. Mais te concernant, tu lui as dit non, alors qu’elle était encore ta supérieure hiérarchique officielle. Cela a dut te demander autant de force mentale que de courage. Ces marques sur ton dos, si elles sont la marque de sa folie, sont aussi celles de ton succès sur ses intrigues. J’avoue que je suis très fier. »

Concernant Sivir, je la considérais déjà comme digne d’être ma remplaçante, et concernant la nymphe… Je n’étais pas son juge, du moins pas encore, mais j’étais au moins son égal. Lorsqu’elle n’avait songé qu’à satisfaire ses pulsions lubriques, j’avais puisé la sagesse des plus grands esprits humains. Lorsqu’elle s’était affalée parmi ses esclaves, ivre de passion et de plaisir, j’avais affronté les plus grands guerriers de l’humanité. Je m’étais formé dans le tourbillon des âmes et dans le feu des batailles. Où donc s’était-elle formée ?

« Voilà donc pourquoi elle m’avait répondu être indisponible. J’avoue que sa réponse négative m’avait surpris, mais désormais j’en connais les raisons. »

Ayant réagis aux dires de la jeune argentine concernant les absences de l’Etoile des Ténèbres et de Brunissen, j’envoyais mes créations se saisir de dizaines de pinceaux et d’encrier avant de reprendre.

« N’ai crainte. Quand bien même l’existence de cette créature demeure pour moi une véritable insulte faite à son rang et à la mémoire de celui qui l’a précédé, je ne suis ni son juge, ni son supérieur. Aussi, je ne peux que m’assurer qu’elle ne reproduira plus jamais cet acte répugnant. Et prier le sombre Empereur qu’un jour, elle reçoive le châtiment qu’elle mérite. »

En ce monde comme dans l’autre, tout était politique, y compris les relations entre serviteurs du sombre empire. Qu’un spectre, fut-il appelé juge, porte la main sur un spectre servant sous les ordres d’un autre, ne devait être prit autrement que comme une attaque lancée à l’encontre de celui-ci. Une attaque qui invariablement entrainerait son lot de conséquences.

*Tout se paiera en temps voulu.*

Sivir était prête. Les bras en croix sur sa poitrine, elle se tenait sans crainte au centre du cercle.

« Alors commençons. Fais de ton mieux pour ne pas bouger. »

Et plongeant une dizaine de pinceaux de calligraphie dans autant d’encriers, j’envoyais mes filaments dessiner à l’encre noir sur le corps de la jeune sud-américaine de longues lignes de mots ésotériques en partant de la marque présente sur sa nuque pour descendre le long de son dos, de ses bras et de son ventre. Une étape essentielle du rituel qui ne dura pas plus de quelques secondes avant que je ne rappelle à moi pinceaux et encriers.

« A présent, respire profondément, et détends-toi. »

Faisant moi-même de mon mieux pour ne pas prêter attention aux ecchymoses et autres hématomes parcourant son corps et que la lumière du cercle rendait encore plus désagréable à voir, j’apposais ma dextre sur la marque vénéneuse avant que ne s’élève ma voix. Une voix forte, s’exprimant dans une langue ancienne, et dont les mots, chargés d’une puissance mystique, l’étaient plus encore.

« O skoteiní aftokrátora, o Lytrotís tis anthropótitas, o Kýrios ólon ton kyríon, daneízoun me ti dýnamí sas kai tin anapnoí sas, to kakó nikiétai. »

Et faisant exploser mon cosmos, j’instillais alors mon pouvoir dans les mots inscrits sur la jeune argentine, avant que ceux-ci ne s’embrasent en même temps que le cercle sous nos pieds. Un vent puissant balaya alors nos environs, faisant teinter les cristaux dans leurs étagères, et trembler les bibliothèques chargées de livres.

« I psychí mou eínai dikí sas. Pár 'to. I zoí mou eínai i chrísi sas ekeí. »

Devenu de feu, les mots convergèrent alors vers ma dextre, commençant à former le sceau dans lequel je comptais bien enfermer le poison de la nymphe malfaisante ainsi que la malédiction qui en découlait.

« Me ti dýnamí mou, sas tha gínei. Símera kai méchri tin ekplírosi symfónou mas. »

Achevant alors de prendre forme, la marque en forme de fleur se vit désormais entourée d’un cercle de lettre grecques. Le rituel était désormais terminé, et le vent cessa.

« C’est terminé. Le sceau est posé. Tu peux te relever. »

Et alors que Sivir se relevait et se rhabillait, j’en profitais pour faire un peu de nettoyage et de rangement. Pinceaux, encriers et poussière de cristal allèrent alors retrouver leur places respectives. Quelques millénaires à gérer les affaires des morts m’avaient rendu quelque peu maniaque concernant la place de chaque chose en mes domaines, ainsi que sur la question de la propreté.

« Comment te sens-tu ? »
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Sivir


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MessageSujet: Re: A la recherche de son Etoile (Sivir - Minos) [début décembre 1755]   Ven 14 Juil - 19:10

Incapable de me séduire. En soit, ce n'était pas tout à fait vrai. Le problème n'était pas forcément elle à proprement parler, oui elle était belle et attirante, mais disons qu'il y avait quand même un moment pour tout. Et chaque fois, on ne pouvait pas dire qu'elle l'avait bien choisi. Me sauter dessus au bout de quelques minutes sans même laisser le temps au désir de monter, ou me sauter dessus quand j'ai quelque chose d'important et sérieux à dire... y'avait vraiment pas de quoi donner envie.

Je ne répondais pas, cependant... je supposais que ça ne servait à rien. Après la première fois, disons que je n'avais pas eu envie de renouveler l'expérience. Trop de choses en tête.

Il essayait malgré tout de me faire comprendre que ma véritable erreur fut de ne pas porter mon surplis. Ça, je le savais bien, mais en même temps...

«Quand elle a commencé à attaquer, j'ai préféré ne pas le revêtir. Je ne voulais pas qu'elle ait le plaisir de me voir lui résister.» ça n'aurait fait que l'exciter davantage selon moi. Je prenais une profonde inspiration avant de me déshabiller sans la moindre gêne. N'ayant jamais té pudique, cela ne me posait pas de problème, d'autant que je savais que Minos ne me demandait pas cela par voyeurisme. Je dissimulais tout de même ma poitrine de mes mains, je sentais sa colère monter en voyant les hématomes dans mon dos, mais je souriais face au ton de sa voix plus qu'agacé et sur sa promesse qu'elle ne me toucherait plus

«N'avez-vous jamais porté la main sur vos subalternes qui vous auraient manqué de respect?» je tournais légèrement la tête vers lui avec un léger sourire un peu triste «si l'on se place de son point de vue, n'est-ce pas ce que j'ai fait? Où est le mal, où est le bien, si ce n'est une question de point de vue? Pour elle, qu'elle me fasse ces avances était un honneur et une chance que j'aurais du saisir, je lui ai fait l'affront de refuser. Une insulte pour quelqu'un comme elle qui méritait punition. Ne me dites pas qu'à sa place, bien que pour d'autres affronts évidemment, vous n'auriez pas agi pareil?» je doutais fort que Minos soit le genre à se laisser insulter. Même si je sais qu'il ne se serait pas rabaissé à déchaîner une colère évidente, il aurait su garder son sang froid et attribuer une punition juste en fonction du crime commis. Il est vrai que là, ça pouvait paraître exagéré.

Enfin.. l'incident était clos, bien que j'ignorais qu'il ne comptait tout de même pas laisser cet acte impuni pour autant. Il n'avait pas de compte à rendre à la Wyverne et c'était réciproque, malgré tout, Aërys savait à ce moment là que j'étais née sous l'étoile du Talent et non de la Magie, elle savait donc pertinemment qu'elle s'en prenait à l'un des serviteurs de Minos, bien que je n'avais pas mentionné ce détail au Juge du Griffon.

J'écartais les bras, libérant ma poitrine mais pour pouvoir poser mes mains au sol et le laisser agir comme il le fallait, et surtout ne pas bouger comme il me le demandait. Je fermais les yeux en sentant les pinceaux poser leur encre sur ma peau, dans un premier temps, le contact était glacé et je frissonnais, mais dès qu'il commença à parler, les mots devinrent de feu et je serrais les poings, toujours posés sur le sol en serrant aussi les dents.

La sensation était étrange, un peu comme des insectes qui se glissaient sous ma peau, c'était parfois douloureux, parfois juste une caresse, j'ignorais ce qu'il se passait concrètement, mais cela parcourait tout mon corps tout en prenant le même chemin, vers mon cou. C'était comme des dizaines de serpents de feu qui me grimpaient dessus, je frissonnais alors qu'un filet de sueur coula le long de ma nuque, jusqu'à ce que petit à petit, les "serpents" atteignent tous leur cible et que la douleur cesse. J'avais l'impression cependant d'avoir une marque au fer rouge à l'emplacement de la morsure, je ramenais ma main dessus, mais pas de sensation de brûlure.

Je me relevais en titubant, au départ, c'était comme si j'étais vidée de mes forces, mais je restais quelques secondes de bout, puis je me penchais pour attraper le haut de ma tunique et le remettre sur mes épaules en réfléchissant à la question du Seigneur Minos

«Je crois que ça va. Je me sentais toute faible mais ça revient vite. J'ai...» je roulais un peu des épaules, c'était bizarre comme sensation «j'ai l'impression de porter une petite plaque de métal sur le trapèze, ça gène un peu mais ce n'est pas douloureux en soit.»

Enfin, je finissais de refermer ma tunique en vérifiant que mes affaires n'étaient pas tombées, puis je me tournais vers Minos en réajustant ma queue de cheval qui s'était un peu défaite
«Je suis prête... devons-nous nous montrer discret ou dois-je mettre mon surplis?» disons qu'il valait mieux savoir, je pouvais me déplacer plus librement sans mon surplis - ironique, mais les pétales dans le dos n'aidaient pas à la discrétion à s'accrocher facilement à n'importe quoi! - aussi je préférais le garder sous le coude pour le cas où j'ai vraiment besoin de me protéger.

La douleur et la fatigue avaient totalement disparu, la gêne était encore là, mais au moins, je ne ressentais plus trop la douleur des crocs de la marque. C'était quand même mieux qu'avant, même si je sentais qu'elle était toujours là, quelque part dans mon corps.


«Pouvons-nous y aller? Il y a pas mal de surface à couvrir. Malgré tout, j'en ai visité une partie pendant que je cherchais l'épée de notre Maître, il y a certaines zones qu'il ne sera pas nécessaire de revoir...» vu que je pistais justement un cosmos divin, même si elle était protégée, il était peu probable que je ne repère pas cette tour...
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MessageSujet: Re: A la recherche de son Etoile (Sivir - Minos) [début décembre 1755]   Ven 14 Juil - 21:36

« Je doute fort qu’elle éprouve plus de plaisir à se battre pour obtenir ce qu’elle désir, que lorsqu’elle l’obtient sans aucune forme de résistance. »

Mais alors que je répondais à Sivir concernant les raisons qu’elle avait évoqué pour ne pas avoir porté son surplis, je comprenais du même coup les véritables raisons de son apparent abandon. Elle était lasse, terriblement lasse de cette créature, et par-dessus la douleur qui l’avait transpercée alors qu’elle avait été malmenée, par-delà l’humiliation que cette marque lui avait fait subir, par-dessus tout, elle avait voulu en finir avec elle le plus vite possible. Et en cela, le plus court chemin était en effet de subir. Subir la tempête avec stoïcisme.

Elle avait donc accompli son objectif, ce n’était donc pas une erreur, mais un choix, et cela changeait tout.

« Ne cherche pas à la défendre devant moi Sivir. La hiérarchie infernale ne nous autorise pas à exiger des autres des sentiments à notre égard, pas plus qu’elle nous donne le pouvoir de les imposer. Si en effet, je ne suis pas étranger au châtiment de ceux provoquant mon courroux, jamais je ne mélangerai déception sentimentale, soif de vengeance et abus d’autorité. Ce qu’elle a fait ne saurait trouver d’excuse dans la seule application de son droit de commandement. Car bien d’autre manières étaient envisageables sans avoir à recourir à… Tout cela. Non Sivir, ce n’était pas là la réprimande d’un chef à son subordonné. C’était un acte capricieux, cruel, et parfaitement injustifiable au regard de la Loi infernale. Rien d’autre qu’un abus de pouvoir sur un subordonné. Et je suis prêt à aller le prouver devant notre sombre Empereur si un jour le besoin s’en fait sentir. »

En ayant comparée la réaction de la nymphe à ce qu’elle supposait être la mienne dans une situation similaire, le ton de la jeune argentine s’était fait plus hésitant, comme si elle avait elle-même déjà compris qu’Aerys et moi n’avions rien à voir, et que jamais ses travers ne seraient les miens.

« Mais avant de passer à autre chose, précise moi juste un détail. Lorsqu’elle t’a attaquée, savait-elle qui tu es vraiment, et à quelle Etoile tu es promise ? »

Tout acte était politique, mais certains l’étaient plus que d’autres. Et en fonction de la réponse de Sivir, les conséquences du geste de la nymphe pourraient bien être d’une toute autre intensité.

Ma réponse obtenue dans une apparente indifférence faciale et sans plus dire un mot concernant cette affaire que Sivir tardait de voir derrière elle, j’avais poursuivi le rituel sans autres interruptions.

La jeune sud-américaine se releva bientôt en chancelant, un air épuisé sur le visage, mais d’après elle, ses forces revenaient peu à peu, et la douleur semblait avoir disparue

« Cette sensation passera. Bientôt tu ne sentiras plus rien. Prends déjà ceci. »

Je tendis alors à Sivir un petit rouleau de parchemin dont le cachet de cire portait mon sceau privé.

« Ce parchemin contient la clé du sceau que j’ai placé sur ton épaule. Lorsque l’Etoile des Ténèbres et Brunissen seront prêtes, elles n’auront qu’à l’ouvrir, et lire ce qu’il contient. Quand à ceci… »

Prenant en main les hanses de cuir du coffre d’onyx frappés du symbole du tribunal silencieux, je soulevais avec aisance notre bagage enchanté avant de le tendre à la jeune argentine.

« Ce sera ton bagage. Il s’ouvre et se ferme au cosmos, et offrira une protection bien supérieure à celle de ta tunique de cuir à tout ce que tu transportes. Aussi, ne garde sur toi que ce que tu comptes utiliser dans un combat, ou face à un danger imminent, le tout en quantité raisonnable bien sûr. Le reste, met le à l’intérieur avec ce que j’y ai déjà mis. »

Ramassant pour ma part la carte qui nous servirait de guide tout du moins pour un temps, j’attendis que Sivir eut achevé de faire son tri avant de lui répondre.

« Ne te préoccupe pas d’être discrète. Nous n’allons pas là-bas pour espionner. C’est une expédition punitive en plus d’une sorte de sauvetage. Nos priorités seront la rapidité et l’efficacité. Aussi, ne te méprends pas. Nous n’allons pas seulement explorer une jungle et escalader une montagne, nous allons devoir faire face à toute l’ingéniosité d’Athéna en matière de technique anti-intru, et si tu récent une gêne à porter ton armure, je pense qu’une série de fléchette d’orichalque dans le ventre te gênerait davantage. »

Sivir avait beau être rapide, sans doute même d’avantage qu’un chevalier de bronze, elle n’en était pas encore au niveau où ses seuls réflexes lui permettraient de rire de toute menace. Qui pouvait d’ailleurs se targuer d’un tel exploit quand même les dieux portaient des protections ?

« Ravis de l’entendre, cela nous fera gagner un temps précieux. A présent allons y. Nous n’avons déjà que trop fait attendre cette maudite tour. »

Et ouvrant la voie vers la sortie du Tribunal silencieux, puis vers la porte des enfers, je volais devant la jeune sud-américaine en prenant soin de ne pas aller trop vite, avant qu’enfin, le monde des vivants ne nous apparaisse avec son éblouissante clarté.

« Je vais te porter à partir d’ici. Cela nous permettra d’aller plus vite. »

Et prenant Sivir dans mes bras tout en la laissant assurer sa propre prise, je songeais que le voyage de la cathédrale jusqu’au sud-est de la Chine ne serait pas une partie de plaisir pour celle qui se remettait encore de ses blessures et du scellement de la marque vénéneuse. Aussi, avais-je eu cette idée. Pour la première fois de sa vie, elle allait connaitre le bonheur de voler.

« Accroche toi bien. »

Et décollant dans un bang supersonique qui très étrangement, ne laissa qu’un faible sentiment d’accélération à ma passagère, je laissais derrière nous l’Italie et ses paysages méditerranéen pour filer vers l’est, et vers la tour aux étoiles.
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MessageSujet: Re: A la recherche de son Etoile (Sivir - Minos) [début décembre 1755]   Sam 15 Juil - 10:28

Je m'y attendais, oui. Minos avait bien châtié ses subalternes quand la situation l'exigeait, mais jamais pour des motifs personnels. C'était là, la différence entre elle et lui. Je repensais à la colère de Brunissen, sa rage et sa volonté de faire justice par elle-même. La belle blonde ressemblait bien à un dragon dans mon esprit, et elle aurait surement été tellement plus à sa place dans le rôle de la Wyverne. Même si j'avais du me retrouver sous ses ordres, cela ne m'aurait pas dérangé tant elle correspond davantage à l'idée que je me fais d'un chef.

Je ne répondais pas aux paroles de Minos, mais il devait voir dans mon regard que non seulement je comprenais, mais que j'avais eu l'espoir qu'il réponde ainsi. Je m'étais plutôt déshabillée, mais il vint poser une dernière question qui commençait à me faire douter de quelque chose. Lisait-il dans mes pensées? Est-ce qu'il utilisait ses fils cosmiques pour s'assurer que je ne lui cachais rien? Je m'étais figée un instant, peut-être voulait-il savoir si je pouvais lui mentir aussi, tout cela paraissait de plus en plus être un test.


«Si je vous réponds, m'accorderez-vous une question une fois que vous en aurez fini?» je sais que je n'avais pas besoin de son autorisation pour poser une question, mais ce serait là plus personnel et qui demanderait une certaine franchise aussi. Je prenais une profonde inspiration avant de me mettre à genoux au centre du sceau
«Oui. Elle le savait. C'est d'ailleurs ce qui a attisé son désir je crois. Elle voulait me dire adieu.» j'eus un léger goût de bile dans la bouche, j'étais venue lui faire mon rapport sur les artefacts, l'échec du Trident, l'épée d'Hadès, mais aussi notre quête pour attaquer cette maudite tour, et tout ce qu'elle avait retenu, c'est que je n'allais plus être à son service... c'était quoi ce sens des priorités absurde?

Je supposais que Minos allait éclater, mais je ne pouvais pas lui mentir. Je devais être l'étoile du Talent à l'avenir, j'allais devoir me montrer, moi aussi, la plus juste possible dans mes choix, je me devais d'être ouverte d'esprit et clairvoyante, j'avais toujours été curieuse de tout, mais j'allais devoir aller encore au-delà. Mais je ne voyais pas les conséquences de ce qu'il se passait ici, j'avais une peur sourde en moi de créer un conflit de trop grande envergure...

Mais je n'avais pas trop l'occasion d'y réfléchir pour le moment, Minos parvint à sceller la marque d'Aërys, pas pour la faire disparaître, mais au moins pour qu'elle ne s'étende pas, ce qui laisserait le temps à Brunissen et Lydia de trouver un moyen de la retirer. Qui sait, peut-être que je prendrai mon courage à deux mains pour aller demander à Aërys elle-même de la retirer si jamais personne n'y parvenait. Mais une fois devenue l'Étoile du Talent, pas avant.

L'épreuve terminée, je reprenais peu à peu mes forces. Minos me confirmait que ça allait passer. Je revêtais mon surplis tel qu'il me le demandait, mais avant de le laisser me prendre dans ses bras, je levais doucement la main

«Vous m'avez permis de vous poser une question, Seigneur Minos...» juste une. Je plongeais mon regard dans le sien, assez sérieuse et espérant qu'il ne serait pas offensé par ma demande «vos questions, aujourd'hui, ont toutes été très pertinentes et étrangement tournées sur ce que je souhaitais... vous cacher. La raison pour laquelle Dame Aërys m'a attaqué alors que je sais que Brunissen vous a envoyé un message à ce sujet... le fait que je ne portais pas mon surplis, ou encore le fait que je lui ai dit pour mon étoile. Est-ce votre don naturel qui vous a permis de savoir que je vous cachais des choses ou bien avez-vous sondé mon esprit malgré moi?» disons que même si je lui faisais confiance, je n'aimais pas l'idée qu'il puisse user de son pouvoir pour pénétrer mon esprit sans mon autorisation. Il en avait surement le droit, de par son rang, mais je n'aimais pas l'idée tout de même. Après, ayant tout le temps vécu seule, je n'avais jamais éprouvé le besoin de mentir, peut-être que je ne sais pas bien le faire. Quand j'étais petite, j'avais un visage très neutre d'où ne transpirait aucune émotion, mais depuis que je suis aux Enfers, ma vie a tellement changé que je suppose que je me suis mise à ressentir davantage de choses... colère, frustration, mais aussi joie et découverte.

Bref, une fois ce fait mis à plat, je me rendais compte que ce serait compliqué d'être dans ses bras avec ces énormes pétales dans le dos! Ce surplis était une vraie plaie niveau pratique. Mais je sentais alors Queen se manifester, je ramenais une main sur mon cœur, et dans un battement de cils, juste les pétales disparurent de mon dos?

«Je... je pouvais faire ça?» certes, je n'avais plus les lianes non plus, donc il y avait certaines attaques que je n'étais pas en mesure de faire, mais au moins pour la défense, c'était toujours là. On était revenus à la surface et je venais donc dans les bras de Minos, ne sachant pas où m'accrocher en fait - pas comme si on m'avait portée souvent - mais je finissais par trouver une accroche au niveau de son col, et il s'envola!

J'écarquillais les yeux en ressentant le souffle du vent sur mon visage! C'était la première fois que je quittais le sol et que je voyais ainsi la terre s'éloigner sous mes pieds! Je me penchais malgré moi en essayant de ne pas faire perdre l'équilibre au Seigneur du Griffon, mais j'avais besoin de tout voir! Le paysage défilait si vite en plus qu'un œil normal n'y verrait rien! Mais moi je voyais les champs, les villes, les maisons, les monuments, les temples, la mer aussi... mon cœur battait vite, j'avais l'impression d'être dans un tout autre monde et de voir même cette planète pour la première fois! Une part de moi espérait qu'une fois pleinement éveillée, je pourrai continuer à parcourir ce monde... j'aimais les Enfers, et je m'étais vraiment sentie chez moi dans la Demeure du Jugement, mais j'avais encore trop soif d'exploration et de découverte pour m'y enfermer pour l'éternité...

On approchait de la Chine, il se dirigeait vers l'Est et je tendais le bras vers un emplacement

«Inutile d'aller par là, nous sommes trop près de Katmandou et j'ai soigneusement exploré cette zone l'autre fois... continuez vers l'Est...» on allait peut-être devoir se poser à présent, mais au moins, on savait où ne pas aller!
Spoiler:
 


Dernière édition par Sivir le Sam 15 Juil - 14:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: A la recherche de son Etoile (Sivir - Minos) [début décembre 1755]   Sam 15 Juil - 14:08

Une question, une simple question. Au nom du lien que nous étions en train de tisser Sivir et moi-même, je l’avais enjoins à me poser toutes les questions qu’elle jugerait acceptable. Cela me servirait non seulement à lui faire redécouvrir celui avec qui elle devrait travailler, mais cela me permettrait aussi de voir les limites de ce qu’elle qualifiait d’acceptable.

Le rituel fini, et mes pensées focalisées sur la réplique à donner à la nymphe pour avoir osé porter la main sur celle destinée à devenir ma remplaçante, j’eus un sourire énigmatique lorsque la jeune argentine me posa enfin la question qui lui avait brulée les lèvres depuis maintenant quelques minutes.

« Qu’est-ce que tu en penses ? Penses-tu que j’ai besoin de lire dans tes pensées pour lire en toi ? Où penses-tu être un livre ouvert ? »

Se connaitre soi-même. Tel était le premier pas dans l’évolution de toute conscience, et Sivir n’y ferai pas exception.

« J’ai plus de trois milles ans Sivir. Tu n’imagines pas ce que cela peut signifier pour un esprit qui fut autrefois humain. L’indicible épreuve que représente le défi de vivre avec soi-même pour l’éternité. Cette épreuve, je l’ai surmontée par la tâche sacrée à laquelle je me suis consacré corps et âme depuis mon éveil au sombre empire. Et pour cette tâche, je n’ai désormais pas mon pareil. Déjà de mon vivant, j’étais capable de desceller le mensonge dans les mots de mes sujets, et l’éternité n’a fait qu’accroitre ce don. Même sans le Registre des Morts, je suis capable de lire les signes corporels et oraux d’une personne. Mes sens et mon esprit s’étant affûtés avec les années, je distingue désormais la dilatation des pupilles, le changement du rythme cardiaque et du souffle. Et dans ton cas, de simples regards fuyants, des doigts qui s’animent involontairement, et des joues rougissantes me suffisent à comprendre. »

Sivir avait sa réponse. Pour moi qui avait passé toute ma vie à démêler le vrai du faux, elle était un livre ouvert.

« De plus, tu sais déjà que je ne me permettrais pas de lire en toi sans ton autorisation. Pas plus que je ne lis en l’Etoile des Ténèbres sans la sienne. Le don de lecture ne doit pas être utilisé à loisir. Il y a des limites, surtout pour nous qui avons la charge des âmes et devons montrer l’exemple. »

Je sentais le sang monter au visage de la jeune sud-américaine, une preuve de son humanité encore préservée, en même temps que le signe de son incapacité à contenir des émotions qu’elle ne contrôlait pas.

« N’en sois pas gênée. Tu es encore jeune. Avec le temps et l’expérience, tu apprendras à contenir en toi ces émotions pour que personne ne puisse s’en servir. D’ici là, apprends déjà à les reconnaitre et à les contrôler. Car même s’il n’en transparait que des signes, un esprit affuté saura en tirer les réponses qu’il cherche.
Prenons pour exemple le fait que tu n’as pas souhaité revêtir ton surplis. Tu ne me l’as pas dit, pas plus que tu ne m’en as dit la raison. Mais en voyant les marques constellant ton corps, il est évident que tu n’avais aucune protection en allant la voir. Mais dans ce cas, pourquoi ne pas l’avoir enfilée alors qu’elle s’en prenait à toi ? Selon toi pour ne pas lui montrer de signe de résistance ? Oui, ceci est vrai, mais cela n’est qu’une conséquence, pas une cause. Pourquoi ne voulais-tu pas l’exciter davantage ? Que voulais-tu vraiment ce faisant ? Comment puis-je le savoir ? Je ne peux que m’en douter. Le fait que tu n’ais pas souhaité venir m’en parler, ajouté au fait que tu as su retenir la fureur vengeresse de Brunissen qui transparaissait dans son message, ainsi que ton absence de réactions concernant cette agression des jours plus tard, tout ceci me révèle que tu ne souhaitais alors et ne souhaites toujours qu’une chose, laisser cela derrière toi et ne plus jamais y penser…
Tu vois ? Nul besoin de pouvoir. Le plus souvent, un œil affûté et la logique suffisent.
»


Le don de lecture était puissant, tout comme l’était le cosmos, mais au final, l’arme la plus puissante demeurait l’esprit.

« Maintenant, si tu n’as pas d'autres questions, allons-y. Nous avons un long voyage à faire. »

~~~~~~~~~~


A en juger par les yeux écarquillés qu’elle fit en quittant la terre ferme, le premier envol de Sivir fut pour elle une expérience des plus formidables. Un émerveillement qui se confirma alors que notre vol se poursuivait, et que tandis que je balayais l’horizon du regard à la recherche de point de repères, elle de son coté, fixait le sol, cherchant à desceller les champs, les villes, les humains sous mes ailes. Comme si je venais de lui faire un fantastique présent, elle semblait oublier un instant ses peines et sa douleur.

Les paysages défilèrent sous mes ailes. D’abord la mer, puis le sable du désert, puis les montagnes et la jungle avant de revenir aux montagnes.

« Hum ? »

Je savais avoir bien entendu sa réplique, mais la surprise qu’elle provoqua chez moi me fit lui demander de répéter.

« Oui je sais cela. Mes sources placent la tour quelque part à proximité des cinq vieillards dans la région de Jiangxi, situé à l’extrémité Est de la Chine. Katmandou et le Népal étant à l’Ouest de la Chine, cette région ne nous intéresse pas, tout comme tout ce qui se trouve à l’Ouest de Jiangxi. »

Et envoyant une de mes créations se saisir de la carte que j’avais à la ceinture juste à côté de ma bourse de cuir, je l’offris à Sivir afin qu’elle se familiarise davantage avec ce gigantesque pays que nous étions alors en train de survoler.

« Tu vois ? Katmandou est ici, et nous allons ici, à l’opposé. »
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MessageSujet: Re: A la recherche de son Etoile (Sivir - Minos) [début décembre 1755]   Sam 15 Juil - 14:39

Ainsi donc, j'étais si prévisible... cela ne m'étonnait pas plus que ça, malgré tout, j'espérais pouvoir être un jour aussi imperturbable que lui. Je me rassurais au moins de savoir que maintenant, j'avais bel et bien le temps. Il y a encore quelques jours, je pensais que mon temps ici était compté, que je ne pourrais servir le Seigneur Hadès que quelques années tout au plus avant de sombrer à mon tour dans l'une de ces prisons. Mais le Seigneur Minos m'avait ouvert les yeux et dévoilé ma véritable destinée, et pourtant... j'allais avoir besoin de temps d'années pour parvenir à être ne serait-ce qu'un peu utile!

Ce don ne pouvait s'acquérir en quelques jours, la sagesse, l'expérience étaient indispensables, et je levais alors les yeux vers le Seigneur pour poser une nouvelle question, mais je ne lui en avais demandé qu'une seule. Plus tard peut-être. On avait autre chose à faire...

On regagnait donc la surface, je me rendis compte que je pouvais faire disparaître les pétales de mon surplis dans mon dos, tant mieux car cette partie était assez handicapante - et ne servait pas à grand chose, il fallait le reconnaître! Trop de failles pour que cela serve de bouclier, et nulle pratique pour attaquer en dehors des lianes! Bref... je m'accrochais comme je pouvais au cou du Seigneur Minos avant qu'il ne décolle et qu'on ne file vers l'Est en direction de la Chine!

En chemin, nous passions au-dessus de l'Inde et je précisais qu'il ne servait à rien de longer ainsi la frontière... il en était conscient et me montra alors la carte, j'approuvais d'un signe de tête

«Oui, je sais... je voulais juste signaler qu'il ne servait à rien de surveiller cette zone, je l'ai étudiée sur une centaine de kilomètres à la ronde, cela supprime déjà une partie de la zone que vous me montrez...» mais une toute petite, je devais le reconnaître. Je ne m'attendais pas à ce que la Tour soit tellement à l'Est à vrai dire!

Enfin, nous finissions par rejoindre la région de Jiangxi et il nous posa enfin. Nous étions bien au centre tout en sachant donc qu'il ne servait à rien de partir à l'Ouest.

«Nous aurions du demander à Lydia deux de ses roussettes, nous aurions pu nous séparer le temps de la recherche...» mais je savais qu'il n'aurait pas été prudent de me laisser y aller seule, même si je suis guérie, je reste trop faible pour affronter seule les dangers potentiels de cette tour.

On se mettait donc à courir, cherchant des effluves de cosmos parmi les nombreuses odeurs qui flottaient dans les environs. Il y en avait beaucoup, beaucoup plus que quand je m'étais approchée de l'Ouest... j'accélérais le pas, ne voulant pas ralentir le Seigneur Minos malgré encore certaines douleurs dans mon dos. On débouchait finalement sur une immense chute d'eau, on la voyait de loin depuis les hauteurs, et elle dégageait un certain cosmos bien qu'aucune tour ne semblait visible.


«Cette chute d'eau semble particulière, non?» je la regardais quelques secondes, me souvenant de ce que je souhaitais demander au Seigneur Minos... je savais qu'à un moment ou un autre il me dirait de la lui poser, il devait bien voir mon air songeur après tout

«Seigneur Minos... si je suis amenée à être l'étoile du Talent, même en récupérant les souvenirs de mes précédentes incarnations, est-ce que... est-ce qu'il ne vaudrait pas mieux que je découvre d'abord le monde avant de pouvoir exercer correctement mes fonctions?» n'était-ce pas logique de savoir de quoi le monde était fait avant de pouvoir le juger? Même si je ne doutais pas que j'allais en avoir des souvenirs par la suite, est-ce que ce serait la même chose que mes propres souvenirs?

Je ressentais alors un picotement au niveau de ma gorge, malgré moi, je ramenais ma main avant de sentir comme une vibration plus intense

«S... Seigneur.. le Balrog, je crois qu'il m'appelle...» je me tournais un peu vers le Sud, cela semblait venir de cette direction?
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MessageSujet: Re: A la recherche de son Etoile (Sivir - Minos) [début décembre 1755]   Sam 15 Juil - 18:50

Visiblement, la géographie n’était pas le fort de la jeune sud-américaine. Mais après tout, elle semblait n'avoir à peine qu'une vingtaine d’année de vie. Alors qui pourrait lui reprocher les lacunes de son éducation, elle qui était déjà chanceuse de savoir lire et écrire étant donné son sexe et ses origines ?

Ayant dépassé le plus haut sommet que la terre eu jamais porté, nous survolâmes les rizières en terrasse de Yuanyang dans la province du Yunnan, les chutes Huangguoshu dans la province de Guizhou, et enfin les hauts piliers de grès de Wulingyuan, dans la province de Hunan.

« Nous approchons. »

Revoir par moi-même ces lieux que la mémoire des morts m’avait dépeints tant et tant de fois n’éveilla que fort peu d’émois en ma personne, mais j’imaginais tout à fait l’effet que de telles visions pouvaient avoir sur Sivir, dont les yeux criaient son envie de ralentir pour mieux apprécier les joyaux que la terre avait à lui offrir.

« Arrêtons-nous ici. »

Le mont Lu s’offrit à nous alors que je nous y faisais atterrir.

« Tu n’es pas en état de partir seule à la découverte de la tour. Qui sait quels pièges elle renferme, et quelles protections l’entoure. »

En effet nous resterions ensemble, mais telle était ma volonté. Et je ne pensais pas qu’elle y trouverait à redire.

« Nous allons rester au sol un moment, Lorsque nous aurons une piste, nous reprendrons de la hauteur. »

Et ouvrant alors la marche, j’ouvrais également la voie à la jeune argentine en nous découpant un chemin au travers de la végétation. Un sentier que les autochtones attribueraient sans doute à des ogres ou à des esprits de la forêt. Peut-être même laisseraient-ils quelques offrandes à leur intention qui sait ?

« Tout va bien ? Tu parviens à me suivre ? »

Le terrain était très escarpé. Après tout, nous étions en pleine montagne, et sans mes créations, il nous aurait fallu composer avec une forêt presque vierge de toute présence humaine et foncièrement peu disposée à recevoir des visiteurs.

« Faisons une halte ici. »

Et arrivant alors au pied de la chute d’eau appelée Chute à Trois Paliers, je fus rapidement rejoins par Sivir s’étonnant de la beauté de cette chute dont le dénivelé de plus de 300 mètres en faisait une des plus haute du monde des hommes.

« En effet. Tu as les sens perçants. Je comprends mieux comment tu as fait pour trouver l’Epée sacrée de notre Empereur avant moi... Il est dit qu’au fond du bassin d’eau où tombe cette cascade se trouve un des derniers dragons mythologiques, et qu’il veille jalousement sur son trésor de jade. Une bien belle légende, mais si tu plongeais au fond de ce bassin, tu n’y trouverais ni dragon, ni trésor, car beaucoup ont déjà essayé avant toi, mais tu découvrirais surement une forte concentration de poussière d’étoile, amassée là depuis des millénaires par le cours des eaux. »

Sivir devait surement l’ignorer, mais la poussière d’étoile était un élément clé constituant les armures des chevaliers. Un élément pour lequel cependant nos surplis n’avaient aucun usage.

« Et si tu posais enfin cette question qui t’obsède ? »

Elle ne s’en cachait même pas, son air préoccupé était à lui seul une véritable supplique.

« Ne vaudrait-il pas mieux ? Comprends bien que lorsque tu seras éveillé, tu recevras une mémoire plusieurs fois centenaire dont tu ne peux actuellement même pas soupçonner l’étendue. Ces connaissances que tu ignore encore, ces lieux qui te sont inconnus, toute ces lacunes qui gênent ton avancée, lorsque tu seras à nouveau entière, elles disparaîtront. Comme ta mémoire se reforme après un rêve, tu conserveras le souvenir de ce que tu fus en tant qu’hôte de l’Etoile de la Magie, mais tu seras tellement plus que cela. Vaudra-t-il mieux alors pour toi parcourir le monde ? Attends plutôt de voir ce qu’il te restera d’envie de le visiter une fois que tu seras éveillée, et alors tu auras ta réponse. »

En tant que juge du tribunal silencieux, j’étais seul à même de pouvoir décider si oui ou non, mon remplaçant était apte à me succéder. Et si en l’état, Sivir n’était pas prête, rien ne pouvait m’affirmer qu’une fois qu’elle serait entière, ce serait encore le cas. Seul l’avenir le dirait.

« Il t’appelle ? Cette marque ! Bien sûr. Ce n’est pas une malédiction. C’est un moyen pour toi de localiser ton surplis. »

Rangeant alors la carte à ma ceinture, je fixais du regard la direction vers laquelle s’était tournée la jeune argentine avant de l’inviter à nouveau à venir dans mes bras.

« Si tu as déjà une direction, nous y serons plus vite par la voie des airs, et nous éviterons ainsi une partie des pièges présent au sol. »

Et quittant dans un battement d’aile la Chute des Trois Paliers, nous filâmes alors plein sud, sous les indications de Sivir semblant focalisée sur les sensations que sa marque lui transmettait.
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MessageSujet: Re: A la recherche de son Etoile (Sivir - Minos) [début décembre 1755]   Sam 15 Juil - 19:34

Suivre Minos fut plus simple que je ne l'aurais pensé. Même s'il déblayait le chemin devant moi, j'étais suffisamment rapide et agile pour me faufiler, et je connaissais bien les plantes pour savoir par où passer et lesquelles esquiver, même à pleine vitesse...

On débouchait sur une immense cascade qui me semblait dégager quelque chose, Minos me parla alors d'une légende à propos d'un dragon, cette légende m'était familière, quelque chose d'écrit, encore cette sensation de déjà vu, comme quand je lisais les livres de Rune. Surement avais-je lu cette légende par le passé...

«Un dragon de jade...» toujours tant de questions se bousculaient dans ma tête quant à ma vie à venir. Ma mort aussi évidemment, ma mémoire, ce que j'allais perdre, ce que j'allais gagner. Je repensais à Brunissen, au fait qu'elle ne serait pas à son aise dans la demeure du Jugement, au fait que je voulais explorer le monde. Je devais paraître bien songeuse au point que Minos finit par me demander de poser la question qui me brûlait les lèvres.

Je hochais de la tête, sachant bien que j'étais encore trop facile à décrypter. Un trait qui risquait aussi de disparaître lorsque je serai pleinement éveillée. Je parlais, donc, comme à chaque fois, sans crainte. C'était agréable de pouvoir parler librement et de se sentir respectée. Sa réponse ne me surprit qu'à moitié, mais entraînait d'autres questions au final, et je me tournais donc une dernière fois vers lui
«Est-ce que je serai toujours moi?» difficile à dire, il mentionnait bien que cette vie humaine serait toujours présente dans le tumulte de toutes les précédentes, ce serait à moi de faire le tri entre ce que je suis, ce que je fus et ce que j'allais être. Ce serait aussi un travail probablement long, et les gens autour de moi seraient surement déterminants dans cette affaire aussi.

Mais je ne pus y réfléchir davantage, car mon cou commença à me brûler légèrement, une sensation de fourmillement, comme un appel de cosmos... je ressentais le pouvoir de mon surplis, comme un aimant qui m'attirait quelque part, et Minos comprenait enfin la raison de l'attaque du fouet. C'était le lien qui m'appelait vers mon surplis. Avec réactivité, il me souleva pour que l'on prenne la direction que m'indiquait cette marque


«Le Sud... mais méfiez-vous je sens qu'il me prévient d'un danger...» il filait alors comme le vent, je gardais une main sur ma gorge, fermant les yeux pour ressentir l'appel de mon surplis, jusqu'à ce que mes sens soient trop en alerte et que je me retourne pour faire pleinement face au Minos et lui boucher la vue

«STOP!!!» par réflexe aussi, j'avais déployé mes pétales dans mon dos qui percuta de plein fouet un champs de cosmos juste face à nous! Je m'écrasais contre le Griffon et grimaçait de douleur, sa vitesse n'avait pas arrangé nos affaires mais il avait quand même eu le temps de freiner un peu... je me retournais en me tenant la tête, j'avais percuté son casque, mais ça allait dans l'ensemble... puis je tendais la main pour toucher le champs invisible, il n'était pas agressif, pas encore du moins

«La tour... elle est là...» invisible... il descendait et on se retrouvait au sol, je faisais doucement rouler mes épaules en regardant devant nous... de la végétation à perte de vue, il fallait donc trouver un moyen de passer ce champs de force.. mon cou me démangeait encore, signe que la tour était bien là. Je posais doucement mes mains sur la barrière invisible, essayant de réfléchir à la façon de passer

«La force brute ne fonctionnera pas... il.. je crois qu'il y a un sceau quelque part autour qui doit maintenir cette barrière...» il fallait donc le trouver. J'ignorais la taille du champs de force, mais normalement, en quelques minutes au grand maximum, nous en aurions fait le tour...
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MessageSujet: Re: A la recherche de son Etoile (Sivir - Minos) [début décembre 1755]   Sam 15 Juil - 22:06

Focalisée sur son devenir, Sivir en oubliait de réfléchir à l’instant présent. Tant de questions animaient son esprit, et seules les plus évidentes et les plus obsédantes parvenaient à franchir ses lèvres.

N’ayant pas plongé dans son esprit, je n’en connaissais pas toutes les subtilités, et à moins que cela ne devienne nécessaire, elle et moi conserverions l’un pour l’autre une sorte de jardin secret, un lieu bien à nous où nous pourrions dissimuler ce que nous avions de plus cher.

*Même quand tu auras récupéré ton don de lecture et les capacités d’occlumancie allant avec.*

« Ce qui te compose à l’heure actuelle, tu l’auras toujours. Mais tu auras alors tellement plus. Seras-tu la même ? Bien sûr que non. Seras-tu toi-même ? Bien sur que oui. Et même plus que jamais. Aussi ne crains pas ton avenir Sivir. Le temps répondra à tes questions. Penser à ton avenir est une bonne chose, mais cela ne doit pas se faire au dépend de l’instant présent. L’esprit doit rester concentrer pour pouvoir donner le meilleur de lui-même. Dis-toi bien qu’à présent, ton avenir n’aura plus de fin. »

Un avenir sans bornes, des vies à ne plus savoir quoi en faire. Un constat qui devait faire tourner la tête à la jeune argentine, mais il fallait qu’elle se ressaisisse. Ce n’était ni le lieu ni le moment de s’interroger, ni sur son devenir, ni sur ce que l’obtention de ses mémoires passées allaient provoquer chez elle.

Prenant bonne note de ses mises en garde concernant un éventuel danger sur notre chemin, je ne volais alors qu’à très faible vitesse, tout au plus quelques centaines de kilomètre à l’heure, laissant ainsi le temps à Sivir de se focaliser sur ses sensations.

« Alors ? Que ressens-tu à présent ? »

Rien de nouveau pour l’instant. Une minute passa.

« Toujours rien ? »

Un non de la tête fut ma réponse. Je jugeais alors qu’il était inutile que je lui demande encore des nouvelles, et attendrais donc qu’elle me les transmette d'elle même.

Continuant alors mon vol silencieux, j’étais pour ma part aux aguets. Même ainsi cachée parmi les nuages, je demeurais une cible potentielle en ces terres reculées.

Et soudain, la jeune sud-américaine m’intima l’ordre de stopper mon vol. Immédiatement, je contre-braquais mes ailes pour ralentir ma course, mais n’eus guère le temps de les faire battre, car sentant alors du bout des ailes que juste devant nous, quelque chose allait nous heurter de plein fouet, avec Sivir dans mes bras je n’eus que le temps de déployer mes créations cosmiques pour les assembler en un amortisseur filandreux, de quoi juste amoindrir les dégâts d’un impact alors inévitable.

Percutant alors cette protection en tout point invisible à mes sens, je recevais Sivir en pleine poitrine tandis que nos surplis crissaient l’un sur l’autre. Si le choc pour moi n’avais été que léger, pour elle, cela devait être autre chose.

« Sivir ? Est-ce que tu vas bien ? Tu n’as rien ? »

Elle se tenait la tête, mais son propre surplis semblait l’avoir protégée du plus gros de l’impact. Elle avait été sage de finalement le revêtir.

« Une chance que nous ne volions pas à la vitesse de la lumière n'est-ce pas ? Cet impact aurait put nous tuer... »

Elle semblait bien se porter, et tendit alors la main pour toucher cette barrière que nous avions heurter.

« Non ne la touche pas ! »

Trop tard, la jeune argentine posa sa main sur le champ de force qui ondula à ce contact comme il l’avait fait à notre précédent impact, mais encore cette fois, rien ne semblait suivre.

« Tu as de la chance... Mais ne refais jamais cela. Qui sait quels effets peuvent avoir les champs de force ennemi. »

C’était bien pour cela que j’avais déployé devant nous mes créations. Ne jamais rentrer en contact soi-même avec un dispositif ennemi, surtout pas quand cet ennemi n’était autre que la rusée Athéna.

« Un champ d’invisibilité doublé d’un champ de force. Je n’en ai jamais vu d’aussi imposant. Dire que nous sommes à près de mille mètres du sol… »

L’énergie cosmique dépensée pour alimenter une telle projection n’avait à ma connaissance qu’un équivalent. Le sanctuaire lui-même.

« Athéna elle-même a dut concevoir les seaux protégeant ce lieu. Il est donc fort possible que nous devions lutter contre son propre sang. »

Utilisant alors mes créations pour nous repousser en une fraction de seconde de ce mur invisible nous interdisant d’aller plus loin, je repris mon vol et commençais à décrire des cercles autour de ce champs de force que mes créations m’aidaient alors à deviner.

Bien plus haut que large, il ne couvrait qu’une zone de deux cents mètres carrés, et semblait monter jusqu’à l’infinie, ou tout du moins, jusqu’à ce que je cesse de vouloir passer par-dessus.

« Nous ne passerons pas par-dessus. Nous allons devoir nous poser. »

Et envoyant une de mes créations se saisir d’une des gemmes contenues dans ma bourse de cuir, je fis tomber au sol ce joyaux jaune qui après une longue chute, heurta la végétation en contrebas sans autre incident.

« Pas d'enchantement. »

Une deuxième gemme la suivie alors, cette fois, noire et brillante. D’une matière que Sivir ne pourrait que reconnaître. Et comme pour la première, elle ne fit que heurter le sol sans encombre.

« On dirait qu’il n’y a pas d’enchantement ni de dispositif anti-spectre au sol. Mais reste sur tes gardes. Nous autres adeptes du cosmos en venons trop souvent à sous-estimer l’efficacité d’une bonne fosse piégée. »

Descendant alors à un mètre du sol, j’examinais de mes créations les environs à la recherche de cordes tendues, de mécanismes dissimulés, et autres trappes cachées, et une fois que les dix mètres alentours furent sécurisé, je nous fis mettre pied à terre.

Sivir s’approchant alors une nouvelle fois de la barrière, je récupérais pour ma part mes deux gemmes avant de scruter la forêt devant nous. Etions-nous surveillé ? Il était étrange que tout soit aussi silencieux.

« Et vu l’énergie que doit demander le maintien d’un tel champs, il doit même y en avoir plus. D’après le rapide tour que nous en avons fait, ce champ est carré. Je dirais donc qu’il pourrait bien y en avoir quatre. Un par point cardinaux. Un par élément. Un nombre cosmique extrêmement puissant. »

Le moment était venu de faire bon usage de la gemme verte que j’avais apporté avec moi. Tout cosmos laissait derrière lui une trace. Qu’il soit de nature humaine, animal, ou divine. C’était une loi aussi universelle que celle de la gravité ou de l’électromagnétisme. Et avec les bons enchantements, et les connaissances appropriés, découvrir ses traces était chose facile.

« Les chevaliers doivent probablement utiliser une clé pour passer cette barrière, mais comme nous ne l’avons pas, il va nous falloir nous faire nous même une entrée. »

Et prenant à bout de bras la gemme verte qui se mit à luire de plus en plus intensément alors que je l’approchais de Sivir, je me mis à doucement tourner sur moi-même vers la droite. De brillante, la gemme devint plus terne, puis se raviva quelque peu une première fois tout en restant moins brillante qu’elle ne le fut au contact de la jeune argentine.

« Il y a quelque chose par là-bas... »

Tournant toujours, la gemme redevint pale, puis recommença à luire, cette fois plus intensément encore qu'avec Sivir, de plus en plus intensément, jusqu’à de nouveau dépérir alors que je l’éloignais cette fois de la tour. Nous avions notre cap.

« Il y a une source de cosmos particulièrement puissante de ce coté-là. Je te parie qu’il s’agit d’un sceau. »

N’ayant parcouru du bras que la moitié de la zone, j’avais cru desceller déjà deux points d’émissions tout proche, dont l’un était de l’autre côté du champ. Avais-je vu juste concernant le nombre de sceau ? Où Athéna nous réservait-elle encore quelques surprises ?

« Suis-moi. Et dorénavant, ne passe jamais devant moi, sauf si je te le demande. A présent chaque mètre autour de nous pourra contenir un piège mortel. Qu’il soit cosmique ou mécanique, il ne nous préviendra pas. Nous avons eu de la chance avec la barrière, cette fois, je ne veux prendre aucuns risques. »

Ma gemme verte à la main, j’envoyais mes créations s’occuper de tâter le terrain devant nous, tandis que tous les dix mètres, je lançais à nouveau mes gemmes jaune et noire devant nous.
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MessageSujet: Re: A la recherche de son Etoile (Sivir - Minos) [début décembre 1755]   Dim 16 Juil - 10:54

Heureusement que Minos ne volait pas trop vite et que ses fils cosmiques m'avaient protégée en plus de mon surplis. Au final, je risquais surtout d'avoir une petite bosse à la tête provoquée par l'impact quand j'ai heurté son surplis en me serrant contre lui. Il avait pris mille précautions là où au contraire, je m'étais montrée trop hasardeuse, notamment en touchant la barrière, mais j'avais eu cette espèce d'instinct que je pouvais le faire... c'était.. compliqué.

«Je crois que Rune a pris le temps d'étudier cette barrière de l'intérieur... même si je ne sais pas clairement ce que c'est, j'ai comme une intuition sur ce qu'elle peut faire ou non... mais vous avez raison, on ne peut pas se fier uniquement à mon instinct.» on descendait prudemment, je le regardais lancer des pierres qui devaient servir de test sur la présence de pièges ou non. Une fois que l'on fut en bas, je fouillais à mon tour dans mes poches alors qu'il faisait l'état des lieux. L'idée des quatre sceaux me semblait bonne, y compris pour les éléments

«Oui je pense... en tout cas, si votre pierre sent la présence d'un cosmos, moi je ressens davantage du feu...» je n'avais pas du tout la même perception que lui sur l'instant, surement à cause de mon côté plus près de la nature... je ne savais pas trop. Mais je me tournais dans la direction opposée, r là, il y avait comme une charge d'air... bref, autant procéder étape par étape.

Minos passait devant, mais je venais quand même poser ma main sur son bras avec un air sérieux

«Attendez... on va avoir besoin de ça... ce sera plus sûr, et plus efficace pour le premier sceau» il s'apprêtait à s'avancer tout en lançant ses pierres alors que moi, je déployais mes premières graines, je les posais au sol et je sortais une petite outre et j'y versais quelques gouttes d'eau avant d'insuffler mon cosmos. La plante commença à s'étendre et s'étirer telles des ronces, leur épaisseur atteignait rapidement plus d'une vingtaine de centimètres, ressemblant davantage à des racines qu'à des plantes. Je me relevais et je faisais signe à Minos de les suivre, bien qu'il restait devant moi

«Elles vont se gorger d'eau, et chercher la source de chaleur la plus proche, le sceau donc...» on avançait donc avec prudence, si le Haut Juge surveillait les effluves de cosmos menaçant, moi je surveillais les plantes. Cette végétation autour de nous paraissait vivante, et ça ne me plaisait pas trop. La liane ne pouvait pas se déployer à l'infini, mais elle commença à arrêter d'avancer pour grimper vers les hauteurs

«Elle l'a trouvé...» on s'avançait doucement, le sceau n'était pas visible, car dissimulé sous de nombreuses plantes, je tendais la main pour ne pas que Minos s'en approche

«Quoi qu'il arrive, votre peau ne doit pas toucher cette plante... dans mon pays, on l'appelle la plante de feu. Elle vous donne une sensation de brûlure plus vive que les flammes elles-mêmes... et si elles sont gorgées de cosmos divin, je crains que même vous ne puissiez supporter cette douleur.» il fallait les débroussailler, mais je n'étais pas sure que l'usage des fils cosmiques soit suffisant. Je regardais la plante grimpante qui, elle-même, les avait contournées. Elle formait une sorte de couronne tout autour, n'osant pas aller plus loin que ce buisson derrière lequel se trouvait surement le premier sceau.
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MessageSujet: Re: A la recherche de son Etoile (Sivir - Minos) [début décembre 1755]   Lun 17 Juil - 15:16

Dix mètres nous séparaient alors de notre point d’atterrissage, et jusqu’à présent, aucun piège ni aucun obstacle ne nous était encore apparu.

*Etrange. Mes gemmes fonctionnent pourtant bien.*

Vingt mètres passèrent alors tandis que suivant la lueur de ma gemme, nous nous approchions de ce que nous pensions être le premier sceau. Progressant avec lenteur et précaution, Sivir se rappela soudainement à moi alors qu’elle me proposait son aide dans la détection de pièges éventuelles.

« Fort bien, montre-moi ce que tu sais faire. »

Et à l’aide de graines et d’eau, la jeune sud-américaine fit alors pousser un véritable mur de lianes dont les extrémités s’élancèrent en direction de la source du cosmos agitant ma gemme.

« Fascinant… »

Ce que ma gemme faisait via le cosmos, la plante de Sivir le faisait donc par la chaleur. Une chance alors qu’aucun de nous n’utilise pour l’instant de technique basée sur le feu.

Et lançant alors pour la cinquième fois mes gemmes noire et jaune devant nous, je vis les racines de la plante de Sivir s’élever comme pour entourer un obstacle invisible. Invisible, ou qu’elles voulaient éviter.

« Ma gemme verte s’affole. C’est ici. »

La jeune argentine et moi-même semblions d’accord sur ce point. Ce buisson devant nous semblait être d’importance.

« Ne t’inquiète pas. Je ne suis pas de ceux qui utilisent leur poing pour faire plier le monde. »

Envoyant à l’aide de mes créations mes gemmes noire et jaune en direction du buisson, je fus surpris de n’y découvrir ni enchantement ni dispositif anti-spectre pour le protéger, rien à l’exception de cette plante vénéneuse. Quelque chose me disait alors que le piège était déjà là, sous nos yeux.

« Sivir… Lorsque j’aurai détruit ce buisson et le sceau qu’il dissimule. Sois prête à réagir. J'ignore de quelle nature sera le piège, mais je sais qu'il y en a un. Tout est trop calme, trop silencieux... »

Cela ne serait pas aussi simple. Cela ne pouvait pas être aussi simple. Et si mes gemmes m’assuraient que rien ne nous attendait, mon instinct lui, m’avertissait d’un danger pour l’instant invisible et omniprésent.

Entourant alors de mes créations le buisson dissimulant le premier sceau, je le recouvris bientôt d’un dôme scintillant au travers duquel rien, pas même la lumière ne pouvait passer. Une coupole de protection au sein de laquelle j’aménageais néanmoins un trou à peine plus grand qu’une main d’homme, avant de réunir les miennes devant ma poitrine.

Faisant croître mon cosmos, le vent autour de nous s’intensifia, hurlant à présent sa puissance tandis qu’entre mes doigts, un orbe sifflant fit son apparition.

Gagnant rapidement en intensité en même temps que mon cosmos croissait, l’orbe de vent atteignis bientôt sa pleine puissance tandis qu’autour de nous, le vent avait comme disparu, ne laissant que le bruit strident de mon arcane que d’un geste sur et mille fois répété, j’envoyais droit dans l’ouverture du dôme scintillant qui se referma sur lui.

La puissance d’un cyclone, déchainée dans une zone faisant au pire un mètre cube. Aucun son ne nous parvint, aucuns signes de la tempête qui se déchainait au sein du dôme argenté et des vents contraires qui y déchiquetait autant le végétal que le minéral. Aucun signe, jusqu’à ce que la barrière derrière nous se mit à scintiller, comme accusant le coup d’une notable agression qui la fit alors frémir.

Le dôme disparut alors, s’effilochant pour révéler un cratère parfaitement hémisphérique, avant que le sol ne commence à trembler.

« Ça commence. Prépare-toi. Dos à dos. »

La réaction ne se fit pas attendre. Eventrant le sol comme s’il s’était agi de feuille de papier, d’énormes racines se jetèrent alors à notre rencontre. Une forme d’assaut avec laquelle Sivir devait être des plus familières.

« Maudite déesse perfide ! »

User ainsi de la nature contre nous. Se jouer de mes dispositifs de détection… Je la reconnaissais bien là. Mais elle ne nous aurait pas si facilement. J’avais bien d’autre cordes à mon arc.

Déployant mes créations en autant de filaments acérés, je commençais à trancher, découper, et raccourcir tout ce qui dans mon champ de vision ressemblait de près ou de loin à un végétal agressif.

Une scène qui ne durerait pas plus d’une fraction de seconde, avant que ne retombe au sol une pluie de petit cube de bois finement taillé.

*C’est trop facile…*

Même pour un chevalier de bronze, ces racines, quoi que nombreuses, étaient lentes et fragiles. Il ne pouvait s’agir là d’un piège destiné à tuer les plus puissants d’entre nous. Alors où était l’astuce ?

Je n’eus cependant pas le temps de demander l’avis de Sivir. La terre sous nos pieds recommença à trembler, et de nouvelles racines en jaillir, plus nombreuses encore que la première fois.

*J’ai compris.*

Le piège n’était pas dans la dangerosité de ces agresseurs, mais dans leur nombre. Générés sans doute par les arbres présents dans la zone couvertes par la barrière, leur nombre promettait d’être incroyablement grand, sinon quasi infinie.

« Sivir, ces gardiens ne sont pas là pour nous tuer, mais pour nous épuiser. Rester ici ne ferai que leur rendre service. Hâtons-nous vers le prochain sceau ! »

Le premier sceau à présent détruit, la gemme verte dans ma main m’indiqua alors la position du second point de convergence cosmique situé à une centaine de mètres devant nous. Une distance dérisoire, mais qui en plus de pouvoir être piégée, devrait cette fois être parcourue avec la pression de ces racines.

« Occupe-toi de localiser les pièges et d’avancer. Je m’occupe de ces gêneurs. »

Rangeant alors mes gemmes noire et jaune dans ma bourse, je laissais la partie traque à Sivir qui, s’en étant fort bien tiré jusqu’à présent.
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MessageSujet: Re: A la recherche de son Etoile (Sivir - Minos) [début décembre 1755]   Lun 17 Juil - 16:07

Un sceau de feu... dans ma tête, je voyais plutôt de l'eau pour le briser, mais Minos semblait avoir une autre idée. Je me tenais donc en retrait, les mains posées au sol et je fermais les yeux. Inutile de regarder ce qu'il faisait, le plus important était de me concentrer sur notre environnement et d'une éventuelle attaque.

Attaque qui ne tarda pas. Je ressentais les effluves de son cosmos puissant qu'il parvenait à projeter dans le cocon autour du sceau, le déchiquetant avec aisance avant que les éléments ne se déchaînent

«Le sol!» Je me relevais donc pour me placer dos à lui, je déployais les lianes de mon surplis qui déchiquetaient les attaques avec un peu trop de facilité... tout comme Minos, je comprenais que c'était trop facile. Que ça le soit pour lui n'était pas si inquiétant, que ça le soit pour moi l'était davantage.

«Il en arrive d'autre! Elles semblent venir de la forêt entière, nous n'en finirons jamais!» il avait compris comme moi, le but n'était nullement de nous tuer avec ces attaques pitoyables, mais de nous affaiblir à lutter sans fin. On décidait donc un repli stratégique vers le sceau suivant, celui-ci était détruit, il ne servait à rien de continuer, mais les branches, racines et autres épines nous poursuivaient! Il voulait les ralentir, mais je venais lui faire signe de poursuivre

«Continuez! N'oubliez pas que j'ai ramené des alliés!» je concentrais alors mon cosmos de manière à me connecter à la liane qui avait trouvé le sceau! Celle-ci se déploya alors pour se placer sous nos pieds, grossissant de façon à créer un pont totalement imperturbable par les assauts venant en dessous! La nature contrait la nature... la déesse Athéna n'était pas la seule à se faire aider de cette alliée précieuse et dévastatrice! Les lianes finirent par se refermer autour de nous, créant un tunnel parfait qui continuait de longer le dôme protecteur jusqu'à s'arrêter pour le moment au niveau du sceau suivant qu'elle avait détecté...

«C'est étrange, les lianes n'auraient pas du le reconnaître... elles cherchaient juste une source de chaleur? Qu'est-ce que c'est que ça?» au lieu d'un buisson cette fois, il y avait des perles. Des centaines de perles, de différentes tailles mais d'un magnifique blanc nacré? J'eus un frisson cependant et je venais fouiller dans mes affaires, prenant alors une poudre noire qui servait d'ordinaire à détecter les poisons

«On n'a pas beaucoup de temps, le tunnel ne durera pas des heures comme ça sans que je ne m'épuise moi-même...» n'oublions pas que la liane géante était alimentée par mon cosmos.. je jetais la poudre et les perles changèrent radicalement de couleur pour virer au vert, je tirais Minos en arrière «bon sang! Ce doit être le sceau de terre! Si je ne me trompe pas, il s'agit de perles de venin souvent utilisées par certaines nymphes des bois dans la mythologie pour se venger de ceux qui se faisaient trop pressants!» pour ça que la liane s'est arrêtée ici, tel un piège des nymphes, elle a été attirée par les perles pour que nous aussi on se stoppe là... l'envie de les prendre était irrésistible, ce piège était surtout réservé aux hommes qui devaient avoir une envie folle de s'en saisir, elles avaient souvent moins d'effet sur les femmes... j'espérais que Minos était suffisamment détaché de tout ça pour ne pas se laisser influencer. Hors de question de les détruire, ces perles ne devaient surtout pas être crevées. Je supposais que les fils de Minos seraient suffisamment fins pour les repousser délicatement, aussi je lui indiquais la marche à suivre

«Quoi qu'il arrive, il ne faut surtout pas les crever. Si les spores s'échappent, nous risquons de perdre la raison et chercher à nous entretuer... essayez juste de les pousser assez pour que le sceau soit visible...» de mon côté, je sortais ma sarbacane et je me tenais prête... je tremblais légèrement à cause du cosmos nécessaire pour maintenir le tunnel autour de nous, et surtout.. les assauts des branches tout autour nous faisaient trembler, même Minos pouvait faire un faux pas suite à un assaut trop fort! Mais dès qu'un fragment d'un sceau d'Athéna apparut, je prenais ma sarbacane et je crachais une fléchette empoisonnée... il y eut un crépitement, le papier devenait noir, puis se mit légèrement à flamber avant de disparaître.

Autour de nous, les assauts semblaient avoir cessé?

«Est-ce que le fait de détruire un sceau calme les assauts précédents?» je nous libérais, de toute manière, pas le choix, nous étions comme dans une bulle et pour parvenir au sceau suivant, il fallait bien que la liane se désintègre... tout semblait calme, trop calme. On était tous deux sur nos gardes lorsque soudain, le sol s'anima à nouveau!

J'ignorais si Minos l'avait vu venir pour décoller, mais moi non. Telle une main gluante et poisseuse, la terre avait pris forme et m'avait enveloppée pour me faire plonger, avaler dans le sol! J'avais à peine une main libre, mon surplis était totalement englouti par la terre et je ne pouvais me servir de mes lianes pour m'extirper!

«Pire que des sables mouvants ce truc!» surtout, ne pas s'agiter, ça ne faisait qu'accélérer ma descente vers les profondeurs de la terre... j'en étais déjà jusqu'au cou avec juste un bras au dehors, il fallait espérer que Minos puisse nous sortir de là!
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MessageSujet: Re: A la recherche de son Etoile (Sivir - Minos) [début décembre 1755]   Lun 17 Juil - 18:30

Les unes après les autres, les lianes et ronces se jetant à notre rencontre tombèrent sous mes couperets. Bougeant les mains nonchalamment tandis que Sivir préparait notre évasion, je m’occupais quant à moi de lui assurer un peu de paix, le temps pour elle de faire jaillir du sol une véritable tranchée de végétation sur laquelle s’écrasèrent nos assaillants végétaux.

« Bien joué. Je doute qu'Athéna apprécie l’ironie de la situation, mais cela ne la rends que plus savoureuse pour nous. »

Suivant alors la jeune argentine dans ce tunnel de bois et de chlorophylle, mon regard fut bientôt attiré par l’opaline blancheur d’une centaine de perles de toutes tailles semblant comme jaillir de nulle part.

« Mais qu’est-ce que… ? »

D’une beauté des plus saisissantes, l’ensemble de ces joyaux semblait m’appeler à eux. Un désir irrésistible de les faire mien commença alors à croître en mon cœur, et avant que je ne m’en rende compte, ma dextre s’était avancée à leur rencontre.

« Si… belles. »

La voix de Sivir me parvint alors. Lointaine, si lointaine. Comme un murmure, comme l’écho d’un rêve. Elle ne comptait pas, elle ne comptait plus. A présent, seules comptaient ces perles et leur brillances irréelles.

Me faisant soudainement tirer en arrière par une force étrangère, je perdis un instant le contact visuel avec ces merveilles, et sentis en mon âme une déchirure se créer. Une lutte interne entre l’envie de les revoir, et la certitude qu’un tel trésor en ces lieux ne pouvait etre que maléfice.

« Si… Sivir ? »

Un piège ? Non, cela ne se pouvait.

« Comment serait-ce possible ? Elles sont d’une telles beauté… »

Ma propre voix me semblait alors celle d’un étranger. Non. Quelque chose n’allait pas. Définitivement.

« Mais attends… Depuis quand suis-je attiré par ce genre d’objet ? »

Ce n’était pas moi. En temps normal, ces perles n’auraient même pas dû retenir mon regard.

« Par tous les feux du sombre empire, tu as raison. »

Elle avait raison, mais les fait étaient là. J’avais succombé une fois au charme de ces perles empoisonnées, saurais-je y résister à présent ?

« Ecoute moi, nous avons peu de temps. J’ignore si je saurai résister à ce piège. Visiblement mon esprit n’est pas encore immunisé à ce genre de chose… Je croyais que seules les sirènes possédaient de tels pouvoirs, mais ces perles… Il faut que tu me prêtes tes yeux. Sois mon guide dans cette épreuve. »

Ne pouvant alors être sur qu'un deuxième essaie aurait été couronné de succès, j'avais choisi la solution la plus rapide à mettre en place. De la même manière qu’Ulysse avait su préserver la vie de ses marins du chant des sirènes en bloquant le sens qui les rendait vulnérables, je fermais les yeux en les entourant d’un ruban de filament cosmique rendant ainsi le charme des perles totalement inopérant sur ma personne.

« Guide moi face à elle, et je nous dégagerais un chemin. »

Mes filaments s’activèrent alors. Suivant les instructions de Sivir, et tachant d’être le plus concentré possible malgré les soubresauts dont alors été parcouru notre refuge, j’écartais avec mille précautions les perles empoisonnées l’empêchant d’accéder au sceau cosmique, avant que je ne l’entende souffler dans une sarbacane.

Un crépitement s’en suivit alors, suivit aussitôt par un nouveau frémissement dans le cosmos environnant, puis le calme plat sembla revenir.

« Puis-je ouvrir les yeux ? »

Les assauts extérieurs avaient cessé. Sivir s’interrogea alors sur une hypothèse intéressante, mais nous n’eûmes pas le temps de la vérifier, car dans ma bourse de cuir, une puissante lueur jaune se mit alors à briller.

« Un enchantement… Attention ! »

Comme des mâchoires ouvertes sous mes pieds, le sol s’ouvrit soudain, me laissant choir en lui tout en voulant m’avaler. Mes chevilles avaient déjà plongées dans la gueule béante d’une masse de sable enchantée, mais cette fois, je n’étais plus ni aveugle, ni impuissant.

Aussi rapides que furent le sable et l’eau, j’avais l’avantage d’avoir sur moi de quoi détecter le cosmos placé dans un objet ou dans une zone située à proximité immédiate. Et si les arbres situés derrière la barrière étaient trop loin pour que ma gemme ne les détecte, le sol sous nos pieds lui, n’y couperait pas.

Bâtant puissamment des ailes pour m’extirper de ce bourbier enchanté, j’envoyais derrière moi mes créations se saisir de la jeune argentine avant de l’extirper de sa prison terrestre. Ce fut tout du moins mon intention, avant de réaliser que le sol n’était pas de cet avis, et s’accrochait avec une formidable puissance à celle qu’il essayait à présent d’étouffer.

L’étreinte était pour l’instant contenue par le surplis de l’Alraune, cela ne durerait pas, et notre échange de force durerait trop longtemps. Prenant alors de l’élan tout en entourant avec soin le corps de Sivir de mes créations, je filais à pleine vitesse vers le ciel, entraînant avec moi la jeune sud-américaine ainsi qu’une longue colonne de terre la reliant au sol.

« Libère la saleté ! »

Et assemblant dans ma dextre un long fouet barbelé, je tranchais alors d’un revers de la main ce cordon reliant Sivir à la source de l’enchantement de cette boue agressive. Ce qu’il en resta sur elle, privé de son pouvoir, redevint sable mêlé d’eau, et s’écoula sans plus attendre.

« Sivir. Comment te sens-tu ? »

L’amenant alors à moi tout en conservant une bonne distance de l’étendue de sable enchantée, j’examinais rapidement le jeune spectre au corps résolument humain, avant de l’inviter à poursuivre notre chemin vers le troisième sceau. Un sceau qui promettait d’être tout proche si l’on en croyait ma gemme verte.

« Il semble que les pièges soient tous d'origines naturelles, mais soyons sur nos gardes, cela peut encore changer. »

Me méfiant alors du sol qui semblait aussi calme que je le savais désormais hostile, je crus desceller chez lui de légères oscillations, comme s’il frémissait de frustration de ne pouvoir ainsi nous atteindre à cette hauteur.

« Le sceau est là, juste en bas. Il va falloir descendre… »

Le sol sous nos pieds frémis à nouveau, semblant n’attendre que cela. Il nous faudrait faire vite.

« Le feu, la terre... Il nous reste l’air et l’eau. »

A quelques dizaines de mètres sous mes ailes, un assemblage naturel de blocs rocheux semblait comme crépiter faiblement, et alors que je laissais choir sur lui ma gemme jaune, d’immenses arcs électriques en jaillir et vinrent la frapper pour la poursuivre jusqu’au sol avant de cesser, pour reprendre leur assaut une seconde plus tard.

« Va pour l’air. »

Sans le savoir, ce sceau venait de me donner l’arme pour gérer ce sol par trop agressif.

« Ne panique pas. Mais je vais t’éloigner du danger le temps de m’en occuper. Tu me fais confiance, n'est-ce pas ? »

Et lançant soudainement la jeune argentine dans les airs, je pus alors déployer toute ma vitesse sans être un danger pour elle ni etre ralenti. Le monde sembla alors comme à l’arrêt, et effectuant soudain un piquet en direction du monticule rocheux, j'en vis sans surprise jaillir de nouveaux arcs électriques comme je l'avais prévus.

Nous déplaçant alors à la même vitesse, je pus voir leur trajectoire autant que je pus les éviter encore et encore jusqu’à atteindre le sol commençant à peine à s’ériger en de timides monolithes vaseux.

Une fraction de seconde se passa alors, une fraction de seconde durant laquelle le sol s’élança à ma poursuite tandis que de nouveaux éclairs venaient à ma rencontre. Un timing très précis allait être nécessaire pour la suite, mais j’étais prêt.

Ces éclairs n’étaient pas animés de cosmos, seuls le sceau semblait les produire, et en conséquence, une fois lancée, ils ne pouvaient plus être déviés. Ce qui en cet instant était exactement ce que je désirais. Et alors que les langues de terre s’avançaient petit à petit dans mon dos, les éclairs quant à eux fusaient plus rapidement encore vers ma poitrine.

La suite fut pour moi d’une évidence rare.

Usant de toute la vélocité du 7eme sens, j’esquivais les arcs électriques qui allèrent alors s’écraser contre les langues de terre derrière moi. Le choc des deux puissances illumina notre arène tandis que sous la chaleur de l’impact, la roche s’assécha jusqu'à en devenir incandescente et inerte. Un bref répit entre deux vagues d’assauts que je comptais bien mettre à profils pour en finir avec ce sceau maudit.

Me saisissant alors d’un stalagmite ardent que la chaleur et la pression avaient changé en bloc de granit, je l’arrachais du sol avant de le propulser de toute ma puissance en direction du monticule rocheux qui vola alors en éclat à cet impact et tomba en miettes.

Et filant alors dans les airs récupérer Sivir alors qu’elle commençait à peine à chuter, j’assistais avec elle au crépitement de la barrière dans notre dos et dont la présence se faisait encore plus précise, avant que le troisième gardien de la zone n’apparaisse.

« Il ne manquait plus que cela… »

Au-dessus de nos tête, d’énormes nuages noirs se massèrent soudain, et un vent puissant se mit à souffler. Une terrible tempête approchait à grands pas, et cette fois, je n’en étais pas à l’origine.

« Vite, gagnons le sol. Et espérons qu’il ne soit plus agressif ! »

N’ayant pour ma part aucune forme de protection contre la foudre, il était à souhaiter que la jeune sud-américaine en dispose quant à elle, car d’après ma gemme verte, le dernier sceau n’était pas loin.
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MessageSujet: Re: A la recherche de son Etoile (Sivir - Minos) [début décembre 1755]   Lun 17 Juil - 19:23

Guider Minos afin qu'il repousse délicatement les perles de ses fils ne fut pas chose aisée. Les mains sur ses épaules, je m'étais placée juste derrière lui pour être au plus proche de sa position et ainsi li indiquer au mieux l'emplacement de chaque perle. Je ne m'étais pas attendue à ce que cela fasse cet effet sur lui, mais l'on dit que ces perles ont été un cadeau des sirènes aux nymphes qui se les sont appropriées. Au final, il n'est pas étonnant qu'elles aient un tel pouvoir sur les hommes. Moi je tenais bon, même si je ressentais également une certaine attirance, mais pas suffisante pour me faire perdre ma concentration.

J'avais sorti doucement ma sarbacane pour tirer une fléchette empoisonnée sur le sceau, ce même poison de feu que nous avions affronté juste avant et qui calcina le sceau avant de réveiller le second gardien. Un gardien qui se trouvait sous nos pieds et qui m'avala comme une simple friandise!

Ne pas trop bouger, surtout ne pas me débattre. Je m'étais suffisamment retrouvée dans de grosses mares de boues pour savoir comment en sortir lorsqu'elles étaient normales! Surtout ne pas bouger les jambes et trouver une liane ou un truc pour me hisser vers le haut. Sauf que là, ben je n'avais pas de liane à portée, et je ne pouvais pas utiliser les miennes! Même mes bourses contenant les graines et autres plantes ne m'étaient d'aucune utilité ici... mais finalement, Minos me lança ses fils cosmiques qui tentèrent, tant bien que mal, de se faufiler jusque sous mes aisselles pour me tirer vers le haut!


«Il est très collant!» dis-je à Minos qui devait lutter entre sa prise d'altitude et sa vitesse, il ne devait pas aller trop vite sous peine de me couper en deux! Mais il finit par m'attirer dans les airs, avec une bonne partie de la terre qui s'arrachait et soulevait la forêt avec elle! Il revint en arrière au moment où j'allais être totalement engloutie pour découper la partie entre moi et le sol... détruisant le pouvoir qui maintenait la matière vivante et qui me libéra!

«SEIGNEUR MI...» il revint avant même que je n'ai le temps de finir de l'appeler, car j'étais en train de retomber sur le sol.. il me demanda comment j'allais, à part que j'étais couverte de boue et que je sentais la vase, ça allait je crois? «mon surplis m'a bien protégée... je ne pense pas avoir quoi que ce soit de cassé. Mais il n'avait pas envie de me lâcher pour sûr!»

On filait donc par la voie des airs pour arriver au sceau suivant, soit l'air, soit l'eau... je regardais en bas alors qu'il jetait l'une de ses gemmes censées détecter le danger, et de toute évidence, nous étions confrontés à l'air si je me fiais aux arcs électriques
«C'est sûr que l'électricité, c'est bien plus agressif que le vent! Une façon ingénieuse et détournée d'utiliser les éléments...» des plantes qui brûlent pour le feu, du poison pour la terre, l'électricité pour l'air... je supposais donc que nous n'aurions pas de l'eau à proprement parler pour le dernier. D'ailleurs, je n'eus pas trop le temps de réfléchir, il me demandait de lui faire confiance, mais j'avais même pas le temps de hocher de la tête pour approuver car je me sentais jetée dans les airs comme une poupée de chiffon

«Hey!!» c'était comme voir un film au ralenti... Minos filait à la vitesse de la lumière, j'avais du mal à suivre tous ses mouvements... je le voyais aller et venir autour des arcs électriques sans comprendre ce qu'il faisait, il revenait ensuite vers le sceau précédent, le sol cherchait de nouveau à l'attraper, telles des mains maléfiques qui voulaient se refermer sur sa proie! Lorsque j'arrivais à mon point le plus haut, il avait réussi à entraîner le sol vers les rochers électriques, on aurait dit des vagues d'oursins qui le suivaient pour le transpercer à défaut de l'attraper! J'allais presque amorcer ma descente lorsque je vis les éclairs qui avaient cherché à le frapper et les aiguilles de terre l'empaler en même temps, je n'étais même pas sure qu'il s'en soit sorti indemne tellement le timing fut précis! Je le vis alors prendre les épines de terre transformées en granit pour pulvériser les rochers électriques et détruire le sceau, avant de remonter vers moi pour me rattraper

«Ça va? Je ne vous ai pas trop dérangé?» c'était dit avec une pointe d'amusement, c'était assez original comme façon de faire, mais au moins, je ne l'avais vraiment pas gêné!

On allait devoir se poser à nouveau au sol par contre, car une véritable tempête s'ouvrait devant nous... il fallait s'en protéger et je me dépêchais de fouiller dans mes affaires pour en sortir des petites pousses de plantes

«Vite, tenez... il faut les jeter à environs deux mètres de nous sur le côté là bas...» ce n'était pas du tout l'usage que j'avais prévu pour ça, mais tant pis... en jetant ces pousses, elles vinrent s'agripper aux arbres environnants et grandirent simplement en s'enroulant autour... les épines acérées dégageaient un léger éclat rouge sang «C'est une espèce que j'ai réussi à créer dans mes terres natales, ce sont des ronces de sang. Leurs épines sont gorgées de sang, et donc de fer...» il y eut un puissant éclair qui frôla notre tête, l'électricité statiques hérissa mes cheveux, même attachés, mais l'éclair avait été détourné pour foncer vers les arbres «il faut utiliser tout mon stock jusqu'à ce qu'on soit hors de portée de la tempête! Tant pis, je voulais m'en servir d'arme mais là, je n'ai pas prévu de métal pour attirer la foudre autrement!» on se mettait donc à courir, libérant les ronces à une certaine distance de nous au fur et à mesure. La foudre claquait, frappait, brûlait aussi, mais il s'était mis à pleuvoir aussi, comme si la nature ne voulait pas créer un incendie avec ce maléfice!

Minos me stoppa en arrivant près du sceau suivant, sa gemme ayant senti le danger, mais pour le moment, on ne voyait rien. On avançait aussi prudemment que possible, jusqu'à se retrouver en face du sceau... il était juste là?

«Ce n'est pas possible... ok il pleut, mais n'allez pas me dire que le sceau de l'eau est juste protégé par de la pluie?» je le laissais s'avancer ou user de ses fils cosmiques, mais peu importe que ce soit lui ou moi qui ayons fait "le" mouvement qu'il ne fallait pas, le monde autour de nous sembla se déformer! Des dizaines, non des centaines de miroirs de glace émergèrent de partout autour de nous et il y eut un étrange courant d'air qui sembla nous faire perdre nos repères! Il n'y avait plus de sol, plus de plafond, juste de la glace partout autour de nous en des millions e reflets...

«Bon sang! Où est passé le sceau?» c'était impossible de le trouver pour le moment, je m'approchais doucement et j'attendais qu'il m'autorise à toucher la surface avant de voir... je retirais très vite ma main qui se retrouvait bien engourdie.. la température chutait mais restait encore à peu près supportable, mais pour combien de temps?
«Évidemment... du zéro absolu, ou presque. Je ne suis pas à même de la détruire pour ma part, peut-être que vous pourrez, vous?» est-ce qu'il fallait tout casser? En tout cas pour le moment, même Minos n'en semblait pas capable. Le problème était qu'il ne pouvait déployer toute sa puissance alors que j'étais si proche, il risquait de me tuer en passant... Peut-être qu'il fallait juste trouver le sceau là dedans? Bonne question, en tout cas pour l'heure, j'essayais de réfléchir si je pouvais avoir quelque chose sur moi qui nous aiderait...

Mais là, je n'avais pas d'idée sur le coup, mes plantes n'étaient d'aucune utilité dans la glace, mes épines non plus, ce genre de mur ne pouvait être détruit comme ça. Mais je me disais alors qu'il y avait peut-être un autre moyen de repérer le vrai sceau de ses doubles... je fouillais donc dans mes affaires pour en sortir simplement des feuilles que j'imbibais d'eau

«Au lieu de se geler, autant utiliser des leurres?» je lançais donc les feuilles sur toutes les parois que je pouvais voir et où se trouvait le sceau, chaque fois, les feuilles gelaient sur place, mais ça nous faisait en plus des marqueurs pour pouvoir se déplacer librement dans cette bulle de glace géante!

Cela me prit du temps à jeter ainsi des feuilles, il y en avait bien une centaine après tout jusqu'à ce qu'une feuille ne gèle pas et qu'elle mouille légèrement le papier du sceau


«Ah! Te voilà!!!» je laissais Minos le détruire avec sa puissance, mais les parois de glace ne disparurent pas pour autant!

«Que? Il semblerait que cette fois, le gardien protège non seulement le sceau, mais aussi toute intrusion!» je venais frapper sur la glace du poing, on pouvait voir au travers et le dôme de protection avait disparu!!! Sauf qu'on ne pouvait pas entrer dans cette maudite tour qui était désormais parfaitement visible tant qu'on était enfermés là dedans...

Saleté d'Athéna! Avait-elle prévu que le sceau de l'eau serait forcément le dernier franchi? Pour que celui qui tenterait de pénétrer dans la tour se trouverait forcément piégé au moment de sa victoire? Quelle peste! La température continuait de descendre, de la buée sortait de mes lèvres à chaque expiration... je n'étais pas sure de pouvoir survivre très longtemps, surtout si la température continuait à chuter...
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MessageSujet: Re: A la recherche de son Etoile (Sivir - Minos) [début décembre 1755]   Lun 17 Juil - 22:46

Amusé autant que soulagée d’être ainsi de retour à terre après son vol improvisé, Sivir se révéla de plus avoir dans ses poches quelque chose de fort efficace pour essuyer la tempête se déchaînant au-dessus de nos têtes.

« Ce sera déjà bien plus utile que mes créations. »

Etant toujours reliées à moi, et cela, quel que soit la complexité des formes que je leur donnais, mes filaments cosmiques ne m’étaient en effet d'aucun secours contre l'électricité qui pouvait les remonter à la vitesse de la lumière.

Certes il m’aurait été possible d’esquiver les points de chute de la foudre, mais qu’en était-il de la jeune argentine ? Nous étions aussi venus pour elle. Si elle ne franchissait pas les portes de la tour aux étoiles, alors la mission ne pourrait être au mieux qu’un demi-succès.

« Je te suis. »

Et arrachant du sol de hauts arbustes tout en disant cela, j’offrais aux éléments déchainés de nouvelles cibles en envoyant dans le ciel ces projectiles improvisés qui retombèrent bientôt en torche de lumière.

Suivant alors tous deux l’éclat de ma gemme verte qui nous conduisit rapidement au dernier sceau, nous fumes accueillis par une pluie battante d’où les éclairs semblaient avoir disparu. Seul restait à présent l’eau dans laquelle nous pataugions.

« En effet. Cette eau doit faire partie du prochain piège. Nous ferions bien de nous en éloigner. »

Et disant cela, je prenais légèrement de la hauteur, à peine quelques dizaines de centimètre, en entraînant la jeune sud-américaine avec moi.

« Comme ça, nous ne serons pas en contact avec elle si jamais... »

Le mouvement avait été fait à temps, car à peine avions-nous quitté le sol, que l’eau sous nos pieds se changea en glace. Une seconde plus tard, et nous aurions été fait prisonnier.

Mais le piège ne s’arrêta pas là. Car de la surface miroitante sous mes ailes, des centaines de miroirs jaillirent alors, nous entourant dans une sorte de cercueil de glace aux milles reflets au sein desquels dansaient aussi bien les nôtres que celui du responsable de notre sort.

« Le dernier sceau d’Athéna ! »

Estimant qu’à l’heure actuelle, il n’était pas encore nécessaire d’utiliser ma pleine puissance pour en finir avec cette technique, je préférais cependant ne pas poser pied à terre devant la chute fort rapide de la température ambiante qui laissait supposer celle de ces surfaces de glace, et m’apprêtais à apposer ma main sur l’une d’elle quand Sivir me devança.

« Très bien, mais fais attention. Ces surfaces doivent être extrêmement froides pour que la température ait chuté aussi vite. »

Et une fraction de seconde plus tard, la main engourdie, la jeune sud-américaine confirma mes craintes. Notre temps ici était compté.

« Si cette glace était au 0 absolue, ta main ne serait plus qu’un bloc de glace, et ton surplis aussi. Ni l’un ni l’autre n’ont gelé. Alors il doit nous rester encore un peu de temps. Il nous faut détruire ce sceau. Mais avant cela, il nous faut trouver le bon. Tu t’occupes des reflets de droite, je m’occupe de ceux de gauche. »

Chacun à sa manière, elle avec des feuilles humides, moi avec mes créations, nous nous mirent à identifier les uns après les autres les reflets en les frappants. Déjà, une vingtaine de miroir avait été identifié, bientôt, se furent quarante, puis soixante, et enfin, Sivir identifia le sceau original que je m’empressais alors de réduire en lambeau d’une série de cisaillement.

La barrière trembla une dernière fois, avant de finalement disparaitre, révélant au travers de notre prison sa hauteur délabrée mais toujours écœurement debout.

« Et à présent, sortons d’ici. »

Tenant toujours Sivir dans mes bras, je posais pied à terre, et sentis déjà le froid pénétrer au travers de ma protection. C'était désormais évident, le 0 absolue n’était pas loin.

« Accroche toi dans mon dos, ne pose surtout pas le pied au sol. Ne touche plus aucune paroi, cela te gèlerai sur place. »

Il était un temps pour tout, un temps pour la finesse, un temps pour la force brute. Jusqu’à présent, mes filaments s’étaient révélés d’une aide inestimable, mais face à une surface aussi lisse que dure, dépourvue de tout point d'accroche et de toutes arêtes saillantes, ils ne nous serviraient de rien. Seul un impact incroyablement puissant pourrait nous faire sortir de là.

Sentant le froid geler petit à petit mes pieds et remonter le long de mes jambes, je fis abstraction de la douleur et du froid, et plongeais en mon propre esprit. Briser une technique usant du froid absolu demandait une force proprement titanesque, une force capable d’activer le mouvement de ce qui avait été gelé. Seul l’ultime cosmos en était capable, et pour l’atteindre, j’avais besoin de toute ma concentration.

« Ne regarde pas. »

Faisant alors croître mon cosmos de manière vertigineuse, j’usais de mes créations encore capables de se mouvoir pour m'entailler les poignets.

« Oh inconcevables seigneurs de la Nuit et de l’Obscurité. Eternels gardiens de la vie et de la mort, que par mon sang, votre œuvre s’accomplisse... »

Et colorant alors mon surplis de larges éclaboussures carmines, j’invoquais en mon âme toute la puissance de l’outre-monde tandis que mon sang, gelant à peine sortis de mon corps, s’évaporait en une brume à la couleur du plus éclatant des saphirs.

« Et que par mon cosmos, votre volonté soit faite. »

Absorbant alors en un éclair la brume étincelante, je fus submergé par un flot de puissance brute me faisant devenir fanal violacée. Véritable étoile de lumière irradiant au travers de notre cercueil de glace alors que ma puissance atteignait son paroxysme.

La souffrance et la puissance, le sacrifice et le 7eme sens. Ce n’était qu’aux bords de l’Abysse que l’âme humaine révélait son véritable potentiel, et seul ceux ayant frôlé la mort pouvait l’avoir compris.

Ayant désormais les pieds libérés de la glace par la puissance que je dégageais, je lançais alors mon poing à la rencontre de ce mur de glace arrogant ayant osé penser pouvoir nous retenir ici plus longtemps.

Mon bras le perfora comme s’il eut été fait de givre. Et dans une explosion cristalline, l’ensemble de la structure glacée fut pulvérisé à cet impact, nous laissant alors Sivir et moi au cœur d’une pluie d’étoile.

« Et de quatre… »

Disant cela avec un sourire aux lèvres, je déposais doucement la jeune argentine au sol avant d’accuser le contre-coup de ma propre technique en sentant ma vitalité s'effiler peu à peu.

« Huuurrr… »

J'aurai alors voulu attendre que ma régénération soit accomplie, mais il ne fallait pas rester ici. Surtout pas maintenant. Je ne devais pas me montrer faible. Sivir avait foi en moi, et elle avait besoin de moi. Me reprenant alors, il me fallait simplement tenir bon, le temps que mes capacités régénératrices réparent les dommages que j’avais causé à mon propre corps. Quelques minutes, juste quelques minutes à tenir.

« Avançons. Ne restons pas là. »

La barrière était tombée, la tour se dressait désormais devant nous.
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MessageSujet: Re: A la recherche de son Etoile (Sivir - Minos) [début décembre 1755]   Mar 18 Juil - 0:12

Prisonniers de la glace, petit à petit, je sentais mes sens s'engourdir un à un... accrochée au dos de Minos, j'avais froid, c'était pire encore que mon séjour au Canada lorsque j'ai marché dans la neige pour retrouver l'épée de notre Seigneur, là, j'avais l'impression que je mourrais à petits feux. Au fond, c'était presque.. agréable?

Fermant les yeux comme il me le demandait, je ressentais son cosmos qui me réchauffait, mais j'étais incapable de savoir ce qu'il faisait réellement sur l'instant. Mais au bout d'une seconde, l'odeur de fer me chatouilla les narines avant de disparaître aussi vite qu'elle était venue, je me risquais alors à ouvrir les yeux, oubliant ce qu'il avait pu dire quelques secondes avant.

L'air me manquait, la pièce où nous étions enfermés commençait à être à cours d'oxygène, et sa concentration était telle qu'il avait fait fondre une partie de la glace au sol. Le sang recommençait à circuler dans mes veines alors que j'étais proche d'un coma une seconde plus tôt, et je le vis armer son poing...

Son poing? Depuis que nous avions commencé cette quête, je ne l'ai pas vu se servir une seule fois de ses mains autrement que pour utiliser ses fils cosmiques... je n'eus même pas le temps de réaliser ce qu'il faisait, tout était allé trop vite. J'avais vu son poing serré, et la glace avait volé en éclat. Obligée de fermer les yeux pour me protéger des éclats, mais je le sentais basculer légèrement vers l'avant pour me poser au sol... j'étais faible, j'avais encore froid malgré la chaleur qu'il avait dégagé! Je ne vis même pas qu'il était affaibli.


«Bien... bien joué.» je fouillais doucement dans une des bourses cachées dans mon surplis pour en sortir de la poudre de piment. Un puissant contre poison et qui peut s'avérer efficace pour aggraver certaines blessures! Mettez en à peine sur une plaie fraîche et vous allez danser la conga pendant une semaine... c'était au cas où, mais une fois de plus, rien ne se passait comme prévu, et cette poudre allait avoir un autre usage. J'en déposais un peu sur ma langue et le feu me monta aux joues! Je me redressais vivement, ramenant ma main à ma gorge et écarquillant les yeux avant de tousser violemment

«Koff koff!!! Je brûle!!!» ironique après ce que nous venions de vivre, je me relevais d'un bond et je me contenais de ne pas sauter partout et être ridicule! Il pleuvait toujours, peut-être pas à grosses gouttes comme à notre arrivée, heureusement qu'on était loin de la période de la mousson... je cherchais de l'eau dans mes affaires, même si j'aurais pu boire l'eau de pluie, nous étions trop près de cette fichue tour pour que j'ai confiance, et je buvais une large rasade avant de regarder Minos qui semblait juste... m'attendre.

Je rougissais légèrement, ignorant que lui-même avait pu profiter de ces quelques secondes de repos pendant que je me remettais du froid, et je réalisais alors que le mur derrière lui.. c'était un vrai mur. Je levais alors les yeux pour regarder cette tour...

«Mais elle est...» immense. Je sentais alors la chaleur à mon cou, je ramenais ma main sur la marque du Balrog, il était là. On se remettait en route, on n'était pas tout à fait devant la porte, et on se demandait déjà quel nouveau piège nous attendait. Au fur et à mesure, je récupérais mes sens, et lorsque la porte imposante se tenait devant nous, j'attendais qu'il m'en donne l'ordre pour l'aider à l'ouvrir.

À l'intérieur, l'obscurité totale.


«Qui ose venir troubler notre repos?» je venais hausser un sourcil, une sorte de grosse voix qui semblait vaguement se faire menaçante?
«Personne n'avait jamais franchi cette porte en dehors d'Athéna et ses protecteurs» il y a un début à tout. Je me refusais de répondre, dans l'obscurité totale, ils cherchaient peut-être à nous repérer à nos voix. Je ne voyais pas dans le noir après tout hein? Mais j'avais sur moi quelques graines des plantes phosphorescentes que j'avais mises dans l'arbre de Brunissen. Mais pour l'heure, peut être pas nécessaire de les utiliser, pas tant qu'on ignore qui nous parle
«Y'a personne?»
«Allez!!! Parlez quoi! ça fait si longtemps qu'on n'a pas parlé à quelqu'un d'autre que nous!!»
combien ils sont? Chaque fois, ça me semble une voix différente, je suis presque sure qu'il n'y a pas eu deux fois la même
«Uh uh uh... vous pensez peut-être être les premiers à venir pour tenter de libérer vos frères?» je fronçais les sourcils avant de sentir la présence se rapprocher. D'instinct, je m'étais placée dos à Minos de façon à ce que chacun puisse couvrir les arrières de l'autre et éviter l'attaque en traître, bien qu'il était plus grand que moi...
«Le Grand Minos, lui-même. Étrange que tu ne te sois jamais demandé où étaient passés certains de tes soldats! Sans qu'ils ne passent par ton tribunal!» je tournais la tête vers Minos sans comprendre, pas dit qu'il comprenne lui-même
«Pauvres spectres que nous sommes... Athéna nous a accordé son pardon, elle. Elle a eu pitié de notre âme! Au lieu de la renvoyer dans le Royaume d'Hadès, elle nous a confié la garde de cette tour!»
Athéna? Elle a ce pouvoir? Non, elle ne les a pas ressuscités, impossible, elle ne peut pas... ou alors, elle les a épargnés et enfermés dans cette tour? Mais depuis quand? Ils ne vieillissent pas? Cette tour a quel pouvoir exactement?
«Et toi, petite fleur... l'Alraune est bien perfide pour avoir réussi à s'échapper en partie de cette tour!»
Je serrais légèrement les poings, on en était à combien? Huit? Neuf? Mais j'avais le sentiment qu'ils étaient beaucoup... beaucoup plus nombreux. J'essayais de prendre une profonde inspiration et de me fier à mes autres sens que la vue, mais je sentais aussi quelque chose qui me bloquait... aussi, je relâchais doucement mes doigts, une fine poudre tomba à mes pieds alors que les lianes commençaient à se déployer. Pas les énormes lianes utilisées pour nous protéger après le sceau du feu, celles là, il ne m'en restait plus beaucoup... mais d'autres, plus fines qui peuvent me servir de fouet en temps voulu, mais qui peuvent aussi s'accrocher en cas de besoin... et aussi, tels des serpents, détecter d'éventuels ennemis qu'elles croiseraient sur leur route.

Rapidement, je ressentais les vibrations lorsqu'elles effleuraient les pieds de nos interlocuteurs, leur nombre ne faisait que croître... ils étaient bien une vingtaine pour l'instant...

«Hum? C'est quoi ça?» mes plantes s'immobilisèrent toutes, j'ignorais où se trouvait celui qui avait parlé
«Groumph... encore ces fichues racines. Cette tour est en train de se transformer en arbre!» je venais ramener ma main au creux de celle de Minos, et du bout des doigts, je lui signifiais le nombre auquel j'en étais...

26.

Est-ce que ce serait problématique? Tout dépendrait de leur puissance je suppose... si ce n'étaient que de simples soldats, ils n'étaient peut-être même pas du niveau d'une étoile terrestre. Mais s'ils étaient... justement, d'anciennes étoiles? Et si au lieu d'être simplement scellées ici, certaines avaient retourné leur veste?

Il fallait espérer que ce soient plutôt juste des soldats... ça risquait d'être beaucoup plus compliqué que prévu sinon.
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MessageSujet: Re: A la recherche de son Etoile (Sivir - Minos) [début décembre 1755]   Mar 18 Juil - 16:20

A chaque seconde qui passaient, je sentais ma vitalité revenir comme autant de vagues qui fluaient et refluaient toujours plus fortes en moi. A chaque seconde qui passaient, mes membres se faisaient moins lourds, mon corps se faisait moins raide. Si nulle fatigue ne s’était emparée de mon esprit, je n’en étais pas pour autant au point d’ignorer la lassitude. En cela, mon surplis était encore supérieur à mon enveloppe corporelle, en cela, il m'était encore indispensable.

*Viendra peut être le jour où je n'aurai plus à craindre la fatigue. Viendra peut être le jour où mon cosmos n'aura plus de fin, et ce jour là, mon armure elle même ne sera plus qu'accessoire. Un jour peut être. Si l'Empereur le veut bien.*

Profitant donc du répit que Sivir m’offrait sans le savoir, j’attendais avec un sourire qu’elle se soit requinquée pour lui indiquer d’un signe de tête la tour aux étoiles que nous étions venus chercher.

« Contemple le tombeau de nos confrères. Le reliquaire de ce qui reste du rosaire maudit. »

Semblant presque aussi ancienne que moi, aucune mémoire d’homme n’avait jamais su me dire qui en avaient été les bâtisseurs ni qui en avait été à l'origine. C’était comme si un beau matin, elle avait jailli de terre, ou comme si ceux l’ayant bâti n’avaient jamais franchis les portes de mon tribunal.

*Sceller les bâtisseurs de la tour. Cruel, mais efficace. Et bien digne d’elle.*

Longtemps j’avais cherché les âmes de ceux ayant construit cet édifice impie, mais le monde était vaste, et Athéna rusée. Seules les moires savaient quand ma soif de connaissance serait étanchée.

« Avançons. Cette pluie ne me dit rien qui vaille. »

Sentant toujours bruler dans mon âme le pouvoir de l’ultime cosmos, j’avançais alors aux devant de la jeune argentine jusqu’aux larges portes de pierre n’ayant vraisemblablement pas été ouvertes depuis longtemps.

« Recule un peu. Elles peuvent être piégées. Utilise tes alliés pour ouvrir la porte de gauche. »

Et envoyant mes créations aider les lianes de Sivir à entrebâiller les énormes plaques de pierre tout en nous mettant à l’abris, je fus presque désappointé de n’entendre aucun mécanisme se mettre en branle, ni aucun enchantement s’activer.

Mes gemmes restant désagréablement silencieuses et sombres, j’en conclus donc qu’il nous fallait de nouveau avancer.

Avec milles précautions, j’ouvrais donc la voie en pénétrant dans ce lieu oh combien maudit par ceux de notre allégeance.

« Surtout reste près de moi. Ce lieu a été conçus pour emprisonner les nôtres. Alors pas question de nous séparer. »

Si le premier couloir était encore éclairé par la lumière du jour, je compris rapidement que ce ne serait pas le cas du reste de la tour, plongée dans un noir d’encre. Les chevaliers devaient également venir avec leur lumière, car rien, pas même une torche ne se trouvait là pour être utilisé.

« Attends une seconde. »

Mettant la main dans ma bourse de cuir, j’en tirais une gemme blanche à peine plus grosse qu’un œuf mais fut soudain interrompu par une voix étrangère semblant provenir de devant nous.

Une première voix, suivie bientôt d’une autre, puis d’une autre, et d’une autre. D’après leur bruit de pas, ils étaient plus de vingt à s’approcher ainsi de notre position, mais ce qui me dérangeait, ce n’était pas leur nombre, mais leur absence de respiration.

*Ils possèdent tous un cosmos plus ou moins puissant, mais aucun humain ne peut vivre sans respirer. Alors cela veut dire qu’ils seraient…*

L’un d’eux m’avait formellement reconnu même dans la pénombre. Le doute était fort mince. Mais ce furent les mots de l’un d’eux concernant un marché fait avec Athéna qui me firent comprendre à quoi nous avions alors affaire.

« Je vois… Ainsi la corruption s’est étendue jusqu’à nos propre rang. »

Sivir me traça alors dans la paume le nombre 26 du bout des doigts, et mon sang ne fit qu’un tour.

« Risquons-nous à faire un peu de lumière. »

Et déversant une poussière de cosmos dans la gemme blanche que je tenais en main, je la changeais en étoile scintillante qui illumina nos environs d'une lumière froide et blanche en révélant à mes yeux des visages autrefois familiers, aujourd’hui méconnaissables par leur trahison.

Comment avaient-ils pu survivre aussi longtemps à la vengeance de notre Empereur ? Cette tour les avait-elle protégées de Son regard ?

« Vous qui furent autrefois au service du sombre Empereur, vous qui furent autrefois à mon service... Comment avez-vous put troquer quelques années d’emprisonnement contre une éternité de souffrance ? Avez-vous tout oublié ? L’Empereur est l’unique lumière en ce monde, et qui renonce à Sa bénédiction renonce à tous espoirs. »

Je n’attendais aucune réponse de leur part. Lorsque l’on traitait avec un traitre, la haine mutuelle était tout ce à quoi il fallait s’attendre.

« Vous avez trahis… Et ce faisant, vous avez commis le péché au-delà de tout repentir. »

Je n’étais pas juge de mes semblables, mais ce que j’avais devant les yeux n’était en rien semblable à moi. En oubliant leur serment et leur devoir, ils avaient perdu leurs âmes et étaient devenu moins que des animaux.

« Sivir. Retiens bien cette leçon. Un hérétique peut voir la lumière et chercher la rédemption. Son passé ne peut lui être pardonné que lorsqu'il sera absout par la mort. Par contre, pour un traître, il ne peut y avoir de pardon, ni paix en ce monde ou dans l'autre. Rien n'est plus pervers, rien n'est plus abject qu'un traître. »

Et sentant ma colère venir renforcer encore d’avantage ma puissance déjà proche de son paroxysme des suites de mon précédent rituel, je déversais autour de moi de larges vagues de fils scintillants annonciateur de mort cruelle pour ceux se reflétant alors dans mes yeux.

« Tu ne dois avoir pour eux ni pitié ni empathie. Car quand d’autre auraient péché par ignorance, eux ont utilisé leur intelligence pour tromper. Ils se sont vautrés dans le péché avec concupiscence et en cela, ils sont infiniment plus coupables. Il te faut les haïr, les haïr sans hésitations, sans regrets. Sans même chercher à les comprendre, car la trahison corrompt tout, et face à elle, un esprit ouvert est une citadelle sans portes et désertée par ses gardes. »

Emplissant alors nos environs immédiats par mes créations ondulantes et scintillantes, je pouvais déjà sentir dans le regard de nos ennemis l’hésitation et les premières traces de cette émotion conçue spécifiquement pour préserver l'existence des lâches et des incompétents.

« Raccroche-toi à ta haine, Sivir, car elle est juste. Telle une puissante épée, brandis-la fièrement devant toi, et plus rien ne pourras t’arrêter. Tu pourras compter tes victoires par milliers. »

Anciens gardes squelettes, anciennes étoiles terrestres, ou étoile céleste, cela n’avait pour moi aucune importance. Aurai-je vu mon propre demi-frère dans cette triste troupe que ma réaction aurai été la même. Aucun d’eux n’en réchapperait, j’en faisais ici le serment silencieux.

« Je m’occupe de l‘ancienne Etoile Céleste et des dix Etoiles Terrestre de gauche. Occupe-toi des anciens gardes et des Etoiles Terrestres restantes. »

Et sans bouger de ma position, n’animant que mes bras qui semblèrent alors orchestrer une musique que j’étais seul à entendre, je déchaînais sur nos ennemis trois milles ans de dogme religieux voués à l’éradication de ceux de leur espèce. Les cris se mêlèrent bientôt aux bruits d'os brisés, de chairs déchiquetées et de métal broyé.
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MessageSujet: Re: A la recherche de son Etoile (Sivir - Minos) [début décembre 1755]   Mar 18 Juil - 17:55

Qui étaient-ils ? Des spectres? des chevaliers? des esprits? je ne savais pas trop, ce monde m'était encore trop inconnu sur trop de points pour que je comprenne ce qu'il se passait ici. D'autant que leur cosmos semblait dissimulé, j'ignorais encore ce que cette tour nous réservait, mais leur nombre ne me plaisait pas. Certes, s'il ne s'agissait que de simples gardes, la chair à canon destinée juste à contenir les âmes humaines un peu rebelles, il n'y aurait pas de quoi s'inquiéter, mais si notre cosmos était bloqué en ces lieux?

J'écoutais la conversation de Minos, fronçant les sourcils au fur et à mesure de ses paroles. Je prenais une profonde inspiration, la haine ne faisait pas vraiment partie des émotions jamais ressenties, même Dame Aërys je ne la haïssais pas en réalité. Je crois qu'au fond, je ne connaissais pas ce sentiment là. Je ne m'étais jamais vraiment mise en colère, sauf peut-être lorsque l'on me poussait à bout comme sur Death Queen Island, mais ça ne m'a jamais mené à haïr qui que ce soit. Malgré tout, je savais ce qu'était la pitié, et aux paroles de Minos, je ne pouvais qu'approuver

«Je ne comptais pas leur accorder la moindre pitié. Mais vous me demandez de ne pas chercher à les comprendre alors que mon rôle à venir sera justement de comprendre les actes pour les juger au mieux. Mais de ce que je vois là, il n'y a que misère d'individus ayant eu peur du jugement de notre Seigneur et ayant préféré lui tourner le dos plutôt qu'affronter leur défaite. Peu importe leurs justifications, ils sont des traîtres et méritent la pire des punitions.»
«Depuis quand l'Alraune est destiné à juger?»
au signal de Minos, je me déportais donc vers la droite, le laissant déchaîner ses fils vers ceux qui allaient mourir sans avoir le temps de battre d'un cil. Jetant une poignée de graines dans les airs, des fleurs se mirent progressivement à éclore et produire une douce lueur phosphorescente qui se dispersa au-dessus de nous! S'accrochant à tout ce qu'elles pouvaient trouver pour nous éclairer au mieux. Cette fois, je les voyais, mais je ne les sentais toujours pas. Cela me perturbait...

«Rapide!» un surplis, je n'eus pas le temps de voir duquel il s'agissait... le souvenir de Cassandra me revint en mémoire, sa vitesse, son agilité, je sautais pour attraper une des lianes que j'avais déployée plus tôt pour m'en emparer et la décrocher, et je venais concentrer mon cosmos pour frapper avec davantage de force!

Mais...


«Que???» au moment d'exploser, il ne se passa rien! J'avais dépassé l'étoile terrestre pour fouetter l'un des gardes au visage, je perdais l'équilibre et roulais sur moi-même dans la poussière sur le sol dur et froid, je me redressais rapidement en faisant de nouveau claquer ce fouet improvisé

«Bordel, quelque chose doit bloquer notre cosmos!» est-ce que Minos le ressentait aussi? Ou bien sa force était supérieure? Je n'aimais pas ça, j'allais être obligée d'utiliser de mes artifices... trois hommes se jetèrent sur moi armés de lance, je parvenais au moins à les esquiver, me prenant tout de même deux légères entailles, une à la joue et l'autre au bras, sans trop de gravité pour le moment... je jouais du fouet, moi qui n'avais jamais été si habile que ça avec ce type d'arme, je sentais monter en moi des souvenirs sur la manière de m'en servir... si d'abord je ne faisais que m'en servir pour fouetter l'air ou le claquer sur des parties du corps de mes adversaires, je finissais par réussir à me saisir d'une jambe pour projeter l'individu sur son compagnon! Petit à petit, je sentais a dextérité croître, des sentiments familiers alors que j'encerclais un des hommes pour l'immobiliser

«Ne croyez pas que vous m'aurez aussi facilement» je retirais ma sarbacane et je venais cracher des fléchettes empoisonnées... il y eut un cri guttural alors que la flèche avait transpercé la gorge de l'un d'eux et je sautais derrière lui pour m'emparer de sa tête et la fracasser sur l'un des murs avoisinants... un qui était mort à coup sûr vu le bruit des os, il en restait encore beaucoup mais j'ignorais lesquels étaient KO, sure de ne pas encore en avoir tués assez... attendez que tous mes sens se remettent en éveil, la petite fleur va vite se transformer enfoirés!
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MessageSujet: Re: A la recherche de son Etoile (Sivir - Minos) [début décembre 1755]   Mer 19 Juil - 0:14

Au fur et à mesure que mes paroles s’enchainaient, je notais à l’absence de réponse de Sivir alors derrière moi qu’elle écoutait avec attention. Même quand mes créations emplirent son champ de vision, elle écoutait encore. Ne voyant pas son visage, je ne pouvais qu’imaginer d’après son souffle que mes mots ne trouvaient pas entièrement leurs échos en elle, mais nous aurions tout le temps de remettre cette leçon à plus tard une fois notre tâche accomplie.

« La compréhension n'est pas indispensable à l'application d'une sanction jeune âme, l'essentielle repose sur l'identification du péchés, et parfois, certaines connaissances peuvent perdre plus qu'elles ne sauve. »

Elle était encore jeune, si pleine de cette boulimie de savoir qui caractérisait tous les esprits curieux. Mais étant son responsable, il était à présent de mon devoir de la mettre en garde concernant les méandres du savoir, ces connaissances si dangereuses qu'elles pouvaient vous détruire.

« Ta deuxième leçon. Apprendre à identifier quel doit être ton rôle en fonction des situations. Ici, nous ne sommes pas dans un tribunal, et encore moins aux Enfers. Ici, nous sommes sur un champ de bataille. Et un tel lieu n’a que faire de juges. Détrompe toi donc, nous ne sommes pas ici pour juger ces traîtres, la Loi infernale l’a déjà fait. Nous sommes ici en tant qu’envoyés du sombre Empereur pour accomplir Sa volonté. Nous Ses anges de la mort, nous Son bras vengeur, nous serons aujourd’hui leur bourreau. »

L’application prompte et sans détour de la Loi infernale dans ce qu’elle exigeait pour une trahison. Une exécution sommaire et sans délais.

« Un jour très proche viendra où reposera sur tes épaules le jugement de millions d’âmes, et ce jour-là, tu devras observer et comprendre, mais aussi infâmes puissent être leurs crimes, rien ne saura jamais surpasser la trahison de celles-ci, car il n’est pas péché plus abjecte. Le comprendre c'est déjà lui offrir une porte d’entrée dans ton esprit. Et pour ton propre salut, il te faut t’en préserver. T’en préserver corps et âmes et pour cela, la foi et la haine seront tes meilleures armes. »

Sivir était jeune, mais elle pouvait comprendre ces mots, autant que je la savais comprendre mon propos. Un jour peut être aurions-nous une longue discussion sur l’hérésie et la trahison ainsi que sur les milles visages qu’elles pouvaient prendre, mais d’ici là, elle devait renforcer les murailles préservant sa propre foi.

« Aussi, aime notre Empereur, et hais ses ennemis. Hais les pour leur faiblesse, hais les pour leur lâcheté, hais les pour leur erreur, hais les pour leur bêtise. Hais-les de toute ton âme, et jamais tu ne deviendras aussi misérable qu’eux. »

Tel était mon crédo depuis plus de trois milles ans, un crédo qui m’avait permis de rester fort quand toute lumière semblait avoir disparue. Un crédo qui m’avait permis de garder la foi quand tout espoir semblait avoir été perdus. Un crédo qui portait en lui-même sa propre justification.

A ceux qui m’accusait de ne songeais qu’à satisfaire ma propre ambition, je rétorquais que ma seule ambition était l’accomplissement de la vision de notre Empereur, et que seuls ses ennemis devaient donc la craindre.

A ceux qui m’accusait de conserver pour moi les secrets du sombre empire, je leur répondais qu’ils n’avaient aucune idée du poids que représentaient de telles connaissance. Nombre des mystères de notre Ordre m’étaient connus. Nos secrets ne sauraient être dissimulés à mes yeux. C’est moi et moi seul qui accordait l’accès à notre Cercle Intérieur, qui pouvait distinguer le fort du faible, la vérité du mensonge. Moi seul qui détenait le Livre de la Rédemption, les chroniques sacrées de nos pêchés et du chemin tortueux que nous avons parcouru pour nous en absoudre. Moi seul connaissais les noms de ces Déchus qui ont rejeté la grâce de l’Empereur et sont revenus à lui, par le repentir de l’âme ou l’absolution de la chair. Moi seul portais ce terrible fardeau, et je ne saurais trouver le repos tant que ces crimes entacheraient notre honneur.

Une tache immense qui ce soir aurait été déjà quelque peu allégée. Car devant moi, gisaient déjà les corps brisés des traîtres que je m’étais désigné comme condamnés.

Sivir avait pour sa part à peine commencé les hostilités, qu’un message de sa part me fit comprendre à quel point sa situation était périlleuse.

« Un sceau d’Athéna ! »

Etant montée à l’étage, Sivir devait par là-même être entrée dans le champ d’action de ce dispositif visant à considérablement réduire la puissance de frappe de ceux le pénétrant. Il me fallait aller l’aider, mais pas en m’occupant moi-même de ces propres cibles. Il me fallait aller directement à la source du problème…

« Tiens bon ! Je m’occupe du sceau ! »

Et bondissant alors dans un puissant battement d’aile, je m’en allais perforer le plafond de la salle d’entrée pour commencer à gravir un à un les étages devant me mener à la source de ce champ de force maudit.

Au fur et à mesure que je progressais, chaque bond, chaque pas devenaient plus difficile que le précédent, mais je n’étais pas moi-même un frêle nouveau-né. J’avais au fil des millénaires développé une puissance propre qui faisait de moi surement le plus puissant de notre Ordre. Même Athéna elle-même n’avait su me briser lors de notre affrontement jadis, alors ces misérables sceaux ne le pourraient pas non plus !

Avançant alors parmi les couloirs sombres que j’éclairais de la lueur faiblissante de ma gemme blanche, je suivais la lueur croissante de ma gemme verte, sachant bien qu’elle me mènerait à la source de ce champ maudit.

« Hey toi là ! Ou crois-tu aller comme ça ? »

Ma solitude n’avait pas durée. D’autres anciens soldats de l’armée sombre de la précédente guerre sainte m’entourèrent alors.

« Traitres… »

Des gardes squelettes et d’autres Etoiles. Restaient-ils donc si peu d’âmes encore prisonnières dans le rosaire ?

« Vous qui avez renoncés à vos Etoiles pour une existence de trahison, recevez le châtiment qui vous est dut ! »

Ils n'étaient plus spectres, ils n'étaient plus rien. Et même sans ma pleine puissance, j’étais toujours infiniment plus qu’ils ne seraient jamais. Aussi, si nous étions tous affaiblis par ce champ cosmique, j’étais toujours infiniment supérieur.

Ne pouvant cependant plus invoquer qu’une dizaine de fils à la fois, j’orchestrais une nouvelle purge dans une cacophonie de cri de terreur et d’os brisés. Laissant leur lance se rompre sur ma protection en riant de leur folie.

« Pauvres fous, vos lances et vos épées ne peuvent rien contre ce que le Sombre Empereur à construit de Ses mains ! »

Leur rendant la pareille en assemblant deux épées courtes dans mes mains, je frappais encore et encore dans la masse fuyante que mes ennemis étaient devenus.

Hurlant à l’avant du cul de sac dans lequel ils s’étaient engouffrés, ils hurlaient aussi à l’arrière des épouvantables souffrance que mes lames scintillantes leur causaient. Un chant délicieux qui me faisait me sentir à chaque coup un peu plus près de l’expiation de nos péchés.

*La prière purifie l’âme, mais seule la douleur peut purifier le corps.*

Frappant encore et encore jusqu’à ce que les cris cessent enfin, je ramenais à moi mes créations dégoulinantes de fluides écarlates, et repris alors mon chemin sans me retourner.
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MessageSujet: Re: A la recherche de son Etoile (Sivir - Minos) [début décembre 1755]   Mer 19 Juil - 9:46

Juge et bourreau à la fois. Oui, ça, je l'avais un peu compris sans pour autant totalement le réaliser. Cette tour était totalement biscornue à l'intérieur, comme creuse en son centre et de nombreux étages qui grimpaient en colimaçon. Parfois un plafond, parfois non, difficile de savoir exactement combien d'étages il y avait, mais surement beaucoup. Je sentais monter en moi une bouffée de confiance et d'enthousiasme lorsque Minos m'expliqua la manière dont il fallait servir Hadès. L'aimer, haïr ses ennemis, c'était pourtant si simple. Et pourtant je savais que ça ne l'était pas, les ennemis allaient toujours tenter de nous corrompre, de nous montrer que nous avons tort de servir le Dieu des Enfers et de la Mort, et pourtant... je savais qu'ici, mes ennemis tenteraient de me tenter, de me corrompre par ces belles paroles hypocrite d'Athéna et de sa paix et amour sur Terre!

Aussi, je m'étais élancée.. grimpant dans les étages où nos ennemis essayaient de se cacher dans l'obscurité, mais mes plantes phosphorescentes eurent tôt fait d'éclairer les environs et je pouvais alors voir de nombreux soldats me barrer la route. En quelques coups j'avais bien remarqué que quelque chose clochait. Ma vitesse était diminuée, pas au point d'une simple mortelle, mais mes réflexes ne furent pas aussi efficaces que d'ordinaire, au point que les soldats parvenaient à atteindre les zones libres de mon corps, non protégées par mon surplis sans que je ne puisse éviter chaque coup. Et je ne pouvais faire usage de mes techniques cosmiques librement, peut-être la plus puissante si je me concentrais assez, mais je ne jugeais pas nécessaire de m'épuiser trop vite. D'autant que je devais maîtriser le peu de cosmos auquel j'avais accès pour que mon surplis ne devienne pas un poids trop lourd à porter.

Alors je changeais de stratégie... naturellement, les lianes que j'avais accrochées plus tôt, qui m'avaient servi de détecteurs tels des serpents affûtés, me servaient désormais de fouet. D'abord maladroite, je m'en servais pour blesser légèrement mes adversaires, mais petit à petit, je sentais grimper en moi un sentiment de familiarité, cela me paraissait plus simple, plus facile, il devenait une arme à proprement parler, suivait mes pensées, mes envies... un corps maintenu avant qu'une flèche ne l'achève en transperçant la gorge, puis un cou encerclé et je me servais des poteaux pour tourner autour et briser la nuque d'un geste vif... En bas, j'avais entendu Minos parler d'un sceau d'Athéna, c'était donc ça? Il allait s'en occuper pendant que je continuais de m'occuper de mes adversaires.

J'avais quelques coupures sans gravité, je plongeais ma main dans ma poudre de piment et j'en recouvrais la nouvelle liane que je tenais désormais en main! Le fouet claqua, les cris grimpèrent en intensité, ce qui ne faisait qu'accroître mon sentiment de... de quoi en fait? J'ignorais ce que je ressentais exactement, c'était un peu comme si j'étais... contente de leur souffrance? J'avais presque envie de leur crier "prends ça! bien fait! ça t'apprendra!" sans comprendre pourquoi je voulais autant leur souffrance, mais au fond, ça me plaisait et ça ne faisait que m'aider à surmonter mon handicap de cosmos...

Chaque coup de fouet se voulait plus douloureux que le précédent, jusqu'à ce que je me prenne un coup de poing si fort dans le ventre que j'en eus le souffle coupé, volant en arrière jusqu'à me fracasser contre un poteau

«Urgh...» je levais les yeux pour voir un gars plus balèze que les autres... «ah oui, je me disais aussi que c'était trop simple!»
«Bordel mais t'es qui toi? Tu portes le surplis de l'Alraune mais tu ne te bas clairement pas comme Queen!»
«Et?»
je prenais mon élan et le fouet claqua, il l'intercepta en l'enroulant autour de son poignet sans trop s'en soucier mais j'en profitais surtout pour foncer droit sur lui et d'un geste vif, je plantais deux doigts dans ses yeux! Des doigts encore enduits de poudre de piment qui le firent forcément reculer alors qu'il hurlait de douleur en se tenant le visage

«Raaaah! Mes yeux sale garce!!!» je pivotais sur moi-même, jambe tendue à ras le sol pour le faucher et le mettre à terre, puis je me plaçais rapidement au-dessus de lui afin de prendre non pas une, mais trois fléchettes enduites de poison et sans même user de ma sarbacanes, je venais les planter à mains nues dans sa gorge! Il m'attrapa au cou, il avait une poigne d'enfer et je sentais que j'étouffais!

«Tu vas crever et rester pourrir dans cette tour, Hadès n'en a rien à foutre de toi, il va te laisser ici comme nous tous!» je sentais l'air me manquer, je m'agrippais à son poignet pour essayer de le forcer à lâcher prise! Le poison faisait effet mais il tenait bon le bougre! Il était bien plus fort que les autres soldats que j'avais déjà tués... mais je venais finalement tendre la main pour attraper l'une des flèche que j'avais plantée dans sa gorge pour l'extraire et je visais cette fois carrément l'œil afin qu'elle lui transperce le crâne! Il y eut un râle sourd, puis il me lâcha enfin et je le regardais d'un air presque furieux

«Si tu ne l'avais pas trahi, connard, t'en serais pas là...» je me massais la gorge en essayant de reprendre mon souffle, ils étaient déjà bien moins nombreux mais ce type m'avait quand même bien amochée! Mais ça allait quand même. Si mes calculs étaient bons, il devait y avoir au moins une autre étoile terrestre près de moi, si ce n'est deux! Normalement par contre, j'avais tué les simples soldats - ou alors ils étaient tombés en bas et Minos avait du s'en occuper, aucune idée, mais j'avais bien besoin d'un coup de boost de mon cosmos là!

«Alors? ça vient? Je croyais que vous vouliez me donner une leçon?» il y eut un bruit de pas, visiblement, les deux arrivaient en même temps... ça allait être plus compliqué d'un coup! Surtout sans cosmos...
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MessageSujet: Re: A la recherche de son Etoile (Sivir - Minos) [début décembre 1755]   Mer 19 Juil - 18:24

J’approchais, je le sentais. Chaque mètre parcouru dans ce dédale obscur était un mètre de moins sur le chemin qui me mènerait au sceau maudit. Un sceau qui en plus de réduire considérablement mes forces, me forçait en cet instant à courir comme un simple mortel et à remettre à plus tard la cicatrisation totale de mes blessures.

*Pourvu que Sivir tienne bon.*

Brûlant ce qui me restait de cosmos pour maintenir mes créations et alléger mon surplis qui autrement m’aurait cloué au sol, je filais aussi vite que mes jambes me le permettaient au travers des couloirs et des escaliers de pierre décrépies, suivant toujours la lueur croissante de ma gemme verte jusqu’à ce qu’enfin, je ne parvienne à l’autel où se trouvait le reliquaire.

« Enfin… »

Ne perdant pas une seconde dans la contemplation absurde de l’œuvre d’art qu’était cet alcôve sacrée, j’assemblais mes créations en une large masse hérissée de pointes, que j’abattais alors de toutes mes forces sur le reliquaire qui explosa dans un bruit sourd.

« Pourquoi cela ne m’étonne-t-il pas ? »

Un autre gardien. Un gardien de pierre cette fois. Un golem de trois mètres de haut dont le bras avait explosé à l’impact de mon arme cosmique, et qui déjà se reconstituait.

« Et bien approche. Viens à la rencontre de ton destructeur. »

Je doutais même qu’il me comprenne, les golems n’étaient pas connus pour leur intelligence, mais cela ne l’empêcha pas d’armer ses poings pour se préparer au combat.

Pour ma part, sans dire le moindre mot, j’envoyais mes créations se saisir de ses membres pour l’immobiliser, mais après une lutte de puissance aussi courte qu'instructive, je dus me rendre à l’évidence : dans mon état, sa force était supérieure à la mienne. Et au regard des formidables capacités régénératrices dont il avait fait preuve en réparant son bras, il était évident que ce combat ne se réglerait pas par un simple échange de coup. Encore une fois, ce serait une bataille d’esprit.

Arrachant alors du sol une large dalle de pierre, mon assaillant s’en servit comme un bouclier improvisé lorsqu’il fonça sur moi à pleine vitesse. Une masse d’une lenteur en somme toute rafraîchissante, mais fort encombrante, et notre arène il est vrai, n’était pas des plus spacieuse.

Il était clairement à son avantage sur ce terrain, mais je n’allais pas pour autant m’avouer vaincu. Lorsqu’il me lança son bouclier au visage après que je l’eus esquivé d’un bond par-dessus sa hauteur, je n’eus aucun mal à m’en saisir en plein vol pour le lui retourner. S’attendant visiblement à la manœuvre, le golem s’en empara à nouveau, et tenta à nouveau sa chance tandis que pour ma part, j’atterrissais enfin.

Envoyant alors mes créations s’en saisir, j’eus cette fois l’avantage d’un bras beaucoup plus long, et d’une amplitude beaucoup plus grande. La dalle pulvérisa les mains rudimentaires de mon ennemi avant de profondément pénétrer sa poitrine. Le monstre de pierre s’écrasant alors lourdement au sol, je savais n’avoir obtenu là qu’un court répit, car déjà ses mains se reconstituaient.

Les golems étaient ainsi faits. Animés par le cosmos à partir d’un sceau placé quelque part sur leur corps, ils pouvaient se reconstituer encore et encore tant que celui-ci ne serait pas compromis.

Ce combat aurait donc pu durer des jours et des jours, jusqu’à ce que je tombe à court de cosmos, mais mon petit vol par-dessus sa tête m’avait permis de repérer ma prochaine cible. Un simple mot inscrit sur sa nuque en lettre de lumière.

*Iτάνατος.*

Une lettre devait disparaitre, une seule, comme il était écrit dans les rituels anciens.

Envoyant mes créations s’emparer de la tête massive de la créature de pierre, j’employais alors toute ma puissance à la lui retourner pour faire apparaître ce sceau à mon regard. Une bataille de volonté autant que de rapidité que sans l’aide de ses bras, il perdit dans un craquement sourd.

Ses orbites creuses fixant pour la première fois son dos, mon index se posa alors sur la première lettre du sceau de lumière, et l’effaça de son passage.

« θάνατος ! »

La mort. Dans un soubresaut inattendu, le golem, privé de l’énergie qui l’avait maintenu entier, s’effondra pour redevenir le tas de pierre inerte qui avait servis à sa composition.

Et après un dernier geste de ma dextre en direction du reliquaire, je le fis voler en éclat tandis que comme après l’ouverture d’un robinet sous la surface de l’océan, je sentis alors mes forces revenir en moi à un rythme effréné.

Et mon œuvre accomplie, je m’en retournais alors vers Sivir en laissant derrière moi un bang supersonique.
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A la recherche de son Etoile (Sivir - Minos) [début décembre 1755]

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