RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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  A la recherche de son Etoile (Sivir - Minos) [début décembre 1755]

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Sivir


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MessageSujet: Re: A la recherche de son Etoile (Sivir - Minos) [début décembre 1755]   Mer 19 Juil - 18:45

Changement de stratégie pour le moment. Je n'étais clairement pas en état de combattre deux étoiles en même temps! Même terrestres! Si je ne pouvais pas faire usage de mon cosmos, j'étais dans l'incapacité de les battre! Je devais maintenir le peu de cosmos que j'avais pour empêcher mon surplis de m'écraser sous son poids, c'était tout ce que je pouvais faire pour le moment, bien que je demeurais quand même un peu plus rapide qu'une simple mortelle. Il y eut des bruits de coups, le plafond tremblait et je me demandais ce qu'il se passait là haut! Des morceaux de plafonds se détachèrent et je voyais là une bonne occasion de me défaire de ces deux abrutis qui me suivaient

«Allez, viens jolie fleur! Ce serait tellement dommage de détruire un si joli visage!» quoi encore? Je m'étais arrêtée sur le coup, je comprenais alors ce que Minos avait voulu dire, ce sentiment inconnu qui venait de grimper en moi au point de rougir mes joues, mon rythme cardiaque s'accélérait et je me tournais vers l'autre connard qui venait se lécher les lèvres avec envie? La colère... la haine... je venais serrer mes poings avant de fouiller dans mes petites poches secrètes pour récupérer plusieurs poisons... Belladone, Curare, baies pourpres... j'étais en train de préparer un putain de cocktail explosif et je m'en badigeonnais les mains, les doigts jusqu'au bout des ongles et je prenais un appui pour lui faire face

«Je ne suis pas une fleur, abruti... je suis le couperet qui va s'abattre sur toi et te réduire à l'état de simple pourriture dont personne ne se souviendra jamais du nom! Toi qui as trahi notre Seigneur pour une rédemption futile et éphémère, tu ne mérites pas de poser les yeux sur moi!» je lui fonçais dessus, il était plus rapide, plus fort, mais je m'en fichais sur l'instant! L'autre n'était pas loin aussi, je bondissais, armant mon poing alors qu'il rigolait déjà, les bras croisés, il comptait me laisser volontairement le frapper pour prouver combien j'étais faible à cet instant! Sauf que je desserrais le poing au dernier moment pour armer mes griffes et je venais lacérer sa joue juste au niveau de l'œil!

«Que????» il tituba alors, son visage commençait petit à petit à se paralyser et à brûler, il avait également perdu l'usage de son œil droit alors que je renouvelais l'opération sur l'autre joue, il m'arrêta cette fois, serrant mon poignet avec rage, je le sentais craquer et je devais serrer les dents pour contenir la douleur, puis je me soulever mais je basculais en arrière, me tordant totalement le bras moi-même pour lui donner un coup de genou dans le menton qui l'obligea à me lâcher, puis je retombais sur mes jambes pour refoncer sur lui et lui donner de nouveaux coups de griffes, visant chaque partie de son surplis, ses bras quand il essayait de se protéger de mes coups, laissant des plaies qui chaque fois, petit à petit engourdissaient ses membres, jusqu'à ce qu'au-dessus de nos têtes, le plafond tremble tellement et que je sente toute mon énergie affluer dans mon organisme

«Tu n'auras même pas la chance de retourner en Enfer! CRÈVE CONNARD!» j'ouvrais grand les bras alors que je déployais la puissance de mon cosmos, les lianes de mon surplis se déployèrent et lui foncèrent dessus pour le transpercer de part en part

«BLOOD FLOWER SCISSORS!!!» le sang vola partout, mais je n'avais pas fini, il y en avait un autre et celui-ci paraissait peu enclin à venir me trouver maintenant que le sceau avait été détruit. De proie, j'étais passée à traqueur et je déployais toute ma puissance pour lui courir après et le mettre en pièce! Il n'eut même pas l'occasion de me porter le moindre coup, j'avais retrouvé ma vitesse, ma puissance, s'il tentait de m'attaquer, j'esquivais ou je le bloquais avant de l'attaquer encore et encore! Son visage était en lambeaux, le poison le rendait totalement fou au point qu'il finit par se précipiter de lui-même dans le vide, mais j'attrapais une liane et avant qu'il ne saute, je lançais mon fouet pour entourer son cou et lorsqu'il se jeta dans les ténèbres, il fut freiné brusquement dans les airs et sa tête se détacha purement et simplement de son corps... j'entendis les deux parties tomber, des bruits différents avant de regarder autour de moi.

C'était de nouveau calme, aussi je gagnais l'étage où je retrouvais Minos. Le regard dur et froid, avant de prendre un peu d'eau pour m'essuyer les mains, il ne faudrait pas que je m'empoisonne moi-même, ce serait très con.

«Il nous faut monter. J'ignore si nous aurons encore d'autres obstacles, mais nous ne sommes plus très loin à présent.» trouver le rosaire, trouver les perles des nôtres, trouver Queen, et surtout, trouver mon surplis. Mais il fallait grimper pour ça, c'était désormais plus simple maintenant que nous avions retrouvé l'usage de notre cosmos.
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MessageSujet: Re: A la recherche de son Etoile (Sivir - Minos) [début décembre 1755]   Jeu 20 Juil - 13:36

Retrouvant rapidement la jeune argentine ayant également finie sa tâche, je notais en silence le sang constellant son surplis et ses mains, ainsi que son nouveau regard dans lequel se lisait les premiers signe d'un changement imminent. Un sentiment de fierté m'envahis alors, et face à mon sourire, Sivir ne pouvait que comprendre.

Chaque expérience apportait avec elle la sagesse nécessaire à sa propre évolution, et d’après ce que j’en voyais, Sivir avait déjà fait un grand pas sur le chemin qui la mènerait à devenir un parangon parmi les siens.

« Bon travail. »

Des mots mérités, et un sourire qui en laissait supposer encore d’avantage. D’autres épreuves nous attendaient encore, et qui sait ce qu’il resterait de l'ancienne Sivir à la fin de ce périple.

« Tu dis vrai. Grimpons, mais soyons prudent. »

Athéna n’avait certainement pas dit son dernier mot, et nous non plus.

Ouvrant alors de nouveau la voie, armé de mes gemmes multicolores, la jeune sud-américaine et moi-même gravîmes un à un les étages nous séparant du sommet, persuadés tous deux que c’était bien là-haut que se trouverait ce qui restait du rosaire impie.

Si ma gemme jaune demeurait elle parfaitement calme, comme j’avais fini par l’accepter concernant les pièges d’Athéna, notre périple n’en était pas pour autant de tout repos. Visiblement persuadée que son sceau d’affaiblissement et son armée de Déchus serait suffisant à retenir les pires de ses adversaires, Athéna n’avait apparemment laissée aux étages supérieurs que des pièges mécaniques rudimentaires.

De larges blocs de pierre hérissé de pointe et basculant du plafond, des trappes piégées déclenchant l’émergence de pointes acérées des murs et du sol, des vasques emplies d’huile qui se brisèrent avant qu’une étincelle n’y mette le feu…

Mesures dérisoires...

Sans compter notre puissance renouvelée, ces pièges certes mortels n’auraient pu retenir bien longtemps des soldats pour qui la mort elle même n’était qu’une sieste passagère.

Mais était-ce bien tout ? Ou cela n’était-il qu’un leurre destiné à émousser notre attention ? La connaissant, c’était plus que probable.

Soufflant d’un battement d’aile les flammes qu’une énième vasque avait répandues devant nous, je reportais mon attention sur celle qui tout en me suivant, devait en savoir plus long que moi sur la localisation de son propre surplis.

« Dis-moi, est-ce que le fait de châtier de ta main les Déchus t’a fait te sentir un peu plus proche de notre Empereur ? Est-ce que tu as sentis ton sang bouillir en appliquant Sa vengeance ? »

Pour elle qui désirait plus que tout devenir plus utile à notre cause, ce sentiment ne saurait trouver d’équivalent dans tous l’univers.

« Tu n'as pas à t'en cacher, bien au contraire. Par cet acte, tu as rendu un grand service à Notre cause. La mort de chaque hérétique est un service inestimable rendu à notre Empereur. Car s’il est notre dieu et notre protecteur, nous devons nous aussi le protéger, car Ses ennemis sont légions. »

Lorsque le temps sera venu, Sivir se rappellerait des maximes composant notre crédo, mais d’ici là, je les lui rappellerais aussi souvent que cela me serait possible.

« Aussi n’hésite jamais. Laisse-toi submerger par une vague de haine envers l'ennemi, qu'elle emplisse tout ton être. La haine est ton allié, car notre but ultime est la suprématie des enfers sur la création, et L'Empereur nous a confié le devoir sacré de la conquérir en Son nom. »

Il n’était pas de tache plus grande et plus glorieuse. Alors la jeune argentine pouvait être fière d’en être. Même ceux qui ne possédaient rien, s’ils passaient leur existence à servir l’Empereur, seraient bénis à Ses yeux et vivraient pour l’éternité dans Sa mémoire.

Une nouvelle dalle piégée, un nouveau balancier de pierre jaillissant du plafond, et une nouvelle fois, mes créations tissées en maillage très fin le découpèrent en petit cube de pierre et d’acier.

C’était trop facile, bien trop facile. Athéna avait forcément prévu autre chose.

« Que te dis la marque à ton cou ? »
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Sivir


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MessageSujet: Re: A la recherche de son Etoile (Sivir - Minos) [début décembre 1755]   Jeu 20 Juil - 15:51

Maintenant que j'avais retrouvé pleinement l'usage de mon cosmos, je me sentais un peu plus tranquille et assurée. Achever la dernière étoile terrestre fut beaucoup plus simple puisque j'avais pu utiliser toute ma puissance, malgré tout, il me fallut quelques secondes pour me calmer et reprendre tranquillement la marche. Minos semblait avoir compris le léger changement qui s'était opéré en moi, la découverte de la haine fut assez... perturbante pour moi.

Je ne disais mot, même quand il me félicitait, je me contentais de hocher de la tête avec gratitude. C'était quand même agréable d'être complimenté sur sa façon d'être et de faire, malgré tout je me sentais encore trop incomplète pour pouvoir profiter pleinement de ses félicitations. D'autant que plus on grimpait et plus il essayait de comprendre ce que j'avais pu ressentir, le rouge avait du me monter aux joues alors que je me refusais à répondre ce que j'avais pu ressentir en achevant ces traîtres. Mon rythme cardiaque s'emballait un peu, il semblait prendre ça pour de la honte, ou de la gêne, d'une certaine manière c'était le cas, mais pas pour les raisons qu'il mentionnait. Je venais me mordre légèrement la lèvre inférieure, en proie à une pointe d'agacement.


«Je suis désolée, Seigneur Minos. Je ne peux vous mentir. J'ai bien ressenti cette colère, cette haine à l'égard de ces individus... la lâcheté est une chose qui n'a jamais eu lieu d'être dans ma culture ou mon éducation.» Un guerrier n'avait pas le droit d'être lâche, pas le droit de fuir, il devait braver sa peur quoi qu'il arrive. Peu importe les armes en face, peu importe les cadeaux de ces fichus espagnols, jamais ils ne devaient trahir les siens. Ainsi j'avais été élevée et comme n'importe quel guerrier de mon peuple, la punition pour ceux qui refusaient d'assumer leurs actes était la mort. «malgré tout, je ne peux vous laisser penser que j'ai agi purement par vengeance de notre Seigneur et Maître. Autant je ne pouvais accepter leur trahison, mais cela ne m'a point poussé à la colère, juste à la lassitude et peut-être au dégoût. Ma haine est venue...» je détournais les yeux et malgré moi, j'avais porté la main à la marque scellée à mon cou, la marque de la morsure de la Wyverne «lorsqu'il s'est permis de ne me juger que par mon physique.» mon rythme cardiaque s'emballa encore pendant que la colère pointait à nouveau le bout de son nez en moi, j'essayais cependant de rester calme autant que possible «disons que je n'aime pas l'idée que mon adversaire voit une femme en moi en premier, avant de voir le spectre. Mais... je suppose que je vais devoir m'y faire. Je vous prie de m'excuser.»

On continuait à monter, j'essayais de retrouver mon calme tout en gardant mon attention sur ce qui nous entourait. Nombreux étaient les pièges, mais faciles à esquiver maintenant que le sceau était détruit. J'avais soigneusement rattaché mes cheveux pour ne pas qu'ils se retrouvent bêtement coincés dans un piège, et j'avais aussi fait disparaître les pétales du surplis dans mon dos, trop encombrants et peu pratiques pour passer entre les lames... quoi que souvent, on détruisait directement les pièges plutôt que passer au travers, tout dépendait de ce qui était le plus pratique.

On approchait du dernier étage, il n'y avait plus de plafond ici. Les autres étages étaient en colimaçon tout autour en longeant les murs uniquement, tels de simples cercles alignés les uns au-dessus des autres. Je fixais alors le plafond, loin au-dessus de nos têtes, et je tendais le doigt dans cette direction


«Il est là.» on aurait pu le prendre pour un simple lustre, mais en y regardant bien, ce n'était pas de simples perles de décoration là haut, mais bel et bien le rosaire maudit. Plusieurs perles étaient noires, d'autres couleur brune. Les spectres emprisonnés se trouvaient là, et le seul moyen d'aller le récupérer, était de voler. Moi je ne pouvais pas, mais Minos le pouvait, cependant... c'était trop facile. Beaucoup de spectres ont des ailes sur leurs surplis, le rosaire n'avait pas pu être mis là haut que dans le maigre espoir que ce soit un spectre cloué au sol qui se pointe, d'autant que même sans voler, avec un peu d'élan, même moi je pouvais grimper là haut pour le chercher. Je regardais les autres étages, et je réalisais alors qu'il y avait de drôles de statues aussi qui semblaient être de décoration. Je faisais signe à Minos de me suivre, on grimpait progressivement, choisissant de ne pas foncer tête baissée vers le rosaire tout d'abord, on arrivait alors devant la première statue, il s'agissait d'un homme nu, les yeux clos, peut-être que Minos le reconnaîtrait... mais ce fut la statue suivante qui changea totalement la donne et nous fit comprendre ce dont il s'agissait

«Queen...» son corps était bien là, en m'approchant, mon surplis réagit et la statue ouvrit les yeux, explosant en une nuée de poussière, nous aveuglant Minos et moi au moment où mon surplis se détacha totalement de mon corps, me laissant en simple tenue civile et sans la moindre protection après m'avoir projetée sur une colonne au bord du vide!

«ENFIN!!!!!» je grimaçais de douleur, me prendre ainsi une poutre de pierre dans le dos sans la moindre protection ne faisait clairement pas du bien, surtout que mon corps était à peine remis des précédentes blessures provoquées par la Wyverne...

«Ah, je vois que tu n'es pas venue seule.» il fronça alors des sourcils en se mettant sur ses gardes, il n'était clairement pas prévu de son point de vue que je vienne avec Minos qui était à même de l'empêcher de me tuer! Je levais les yeux vers le rosaire, si je ne me trompais pas, l'une des perles venait de redevenir brune avec la libération totale de Queen... il fallait maintenant que je parvienne à libérer Rune, car désormais, sans surplis, j'étais vraiment mal barrée!
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MessageSujet: Re: A la recherche de son Etoile (Sivir - Minos) [début décembre 1755]   Ven 21 Juil - 0:10

« Tu n’as pas à t’excuser. Tu n’es qu’au début de ta nouvelle vie. Un enseignement n’a pas obligation d’être pleinement compris à l’instant où il est reçu. Souviens t’en juste lorsque le moment sera venu. »

Je lui faisais confiance pour ne pas oublier. Elle avait la mémoire faite pour retenir ce genre d’information. Le jour viendrait bien assez vite où de mes mots, elle tirerait la pleine sagesse. Mais d’ici là, comme tous les apprentis, elle devait arpenter une partie du chemin par elle-même, jusqu'à ce qu'elle comprenne.

*Jusqu’à ce que tu sois prête à en apprendre davantage.*

Suivant alors la jeune argentine sur le chemin que la marque sur son cou semblait lui indiquer, nous arrivâmes rapidement à ce qui semblait être le terme de notre voyage. Le sommet de la tour si l’on pouvait dire.

« Etrange de le laisser ainsi aux yeux de tous. »

Je n’étais pas dupe, et Sivir non plus. Cette mise en scène respirait le piège à plein nez. Après tout, le rosaire n’avait pas vocation à être retiré plus d’une fois tous les deux cents ans, alors quelle importance qu’il soit difficile d’accès ?

Envoyant alors quelques-unes de mes créations à sa rencontre, je n’y découvris ni fils cachés, ni champs de protections, ce qui acheva de me convaincre qu’il s’agissait effectivement d’un piège fort élaboré. Si mes créations passaient, qu'en serait-il de mon corps ? Et qu'en serait-il une fois le rosaire délogé ?

« Je te suis, mais soi prudente. »

Je n’aimais pas être derrière elle, mais il me fallait aussi lui laisser la chance de prouver sa valeur.

Continuant pour ma part de scruter le vaste lustre au-dessus de nos têtes alors que nous gravissions les marches de l’escalier nous y menant, je fus stoppé net dans mon ascension par le visage mille fois vu et revus de mon demi-frère, jusqu'à très récemment porteur du surplis de la Wyvern.

« Rhadamanthe ! Rhadamanthe est-ce que tu m’entends ? »

Le prenant alors par les épaules, je compris que son état était d’avantage qu’une simple paralysie ou même qu’un simple sceau apposé sur lui. Il semblait avoir été… pétrifié.

« Comme l’aurait fait Méduse… »

Etait-ce là l’œuvre du chevalier de Persée ?

« Rhadamanthe… »

J’avais beau ne pas le porter dans mon cœur, il ne méritait pas cela. Etre ainsi exposé comme un trophée dans cette tour méprisable…

Le libérer ne serait pas chose aisée. Son corps pouvait revenir à la normal, mais qu’en serait-il de son étoile ?

L’imaginer un seul instant en être réduit à devoir contempler l’écœurante parodie qui occupait alors ses appartements me fit comprendre qu’une seule décision s’imposait.

« Ton âme n'a que trop longtemps était emprisonné dans cette enveloppe. »

Et d’un revers de la main, j’envoyais mes créations trancher net cette coquille vide dans laquelle mon demi-frère ne devrait plus jamais se réincarner.

« Nous nous reverrons bientôt. »

N’ayant plus de raison d’être, l’enveloppe tomba alors en poussière, et je sentis comme un souffle glacé me traverser pour aller rejoindre le rosaire situé derrière nous. Sa prison de pierre alors détruite, il me restait désormais à libérer son âme ainsi que toutes celles piégées dans cette création maudite.

Furibond d’avoir assisté à ce spectacle aussi méprisable qu’odieux, je me tournais vers la jeune sud-américaine qui venait de murmurer un nom d’une aussi méprisable consonance, le nom de celui qui nous avait tous trompé.

« Il est là ? »

M'en allant alors pour rejoindre Sivir dans son inspection de la statue semblant être l’objet de ses recherches, je n’eus que le temps de m’envelopper dans mes ailes lorsque celle-ci vola en éclat.

« Queen… »

S’étant échappé du corps de Sivir, et ayant recouvré son surplis, il se tenait désormais devant moi, à peine à quelques mètres, tandis que de mes créations, j’aidais la jeune argentine à se relever de sa mauvaise chute. Elle semblait pouvoir bouger, mais elle était désormais sans protection.

« Sivir, occupe-toi de libérer ton surplis, je m’occupe de Queen. »

A l’air déçu qu’il avait sur le visage, il ne s’attendait visiblement pas à ma présence en ces lieux. Avait-il vraiment imaginé que Sivir allait aller le trouver toute seule ?

« Quant à toi… L'heure du jugement est arrivée. »

Se rappelait-il ? La dernière fois, il n’avait aucun corps que je puisse atteindre pour appliquer la juste punition que méritait les parasites et les criminels de son espèce. Mais maintenant…

« Queen de l’Alraune. En tant qu’un des trois magnats infernaux, et juge du tribunal silencieux, je t’accuse et te condamne. Tes crimes sont, possession d’une enveloppe corporelle appartenant à une autre Etoile, abus de puissance sur une non-éveillée promise à notre Empereur, multiples tentatives de meurtre aggravées sur la personne de la future étoile du talent, injures multiples faites à l’encontre d’un supérieur, viol caractérisé des points 8 alinéa 7 et 12 alinéa 3 de la Loi infernale, et pour finir, insubordination… »

Tout en lisant sa sentence, j’avais déployé autour de nous mes créations dans un maelstrom d’étoile scintillantes qui, en plus de nous isoler de Sivir s’en étant déjà allé trouver le moyen de libérer sa véritable Etoile, n’attendaient que le moindre de mes mouvements pour déchaîner sur mon ennemi dix milles mondes de lames acérées.

« Pour tous tes crimes, la sentence est, la mort. »

Je ne pouvais juger les âmes de ceux que notre Empereur avait décidé de prendre en pitié, mais je pouvais tout à fait les réduire à néant de telle sorte qu’ils s’en retournent sur la roue de la réincarnation, avec en mémoire, une leçon apprise concernant la mort infiniment pénible qui attendait ceux enfreignant la Loi Infernale et rompant leur serment.

« Comment comptes-tu plaider ? »

Ses derniers mots. Qu’il les choisisse avec soin, car alors que mon cosmos atteignait des zéniths de puissance, me faisant devenir fanal violacée au milieu des ténèbres, je ne sentais pour lui aucune clémence. Un vent puissant se leva alors dans la pièce où nous nous trouvions tout trois, et le sol se mit à trembler. Si Queen ne m'avait jamais vu en colère, cette fois il allait comprendre.
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MessageSujet: Re: A la recherche de son Etoile (Sivir - Minos) [début décembre 1755]   Ven 21 Juil - 9:26

Rhadamanthe? C'était lui? Je jetais un coup d'œil rapide, même s'il était presque nu sous sa forme de statue, il dégageait une telle stature que déjà, je trouvais qu'il correspondait davantage à ce qu'on attend d'un chef des armées des Enfers... je le regardais d'un air nostalgique, comment aurait été ma vie s'il avait été à son poste aujourd'hui?

Je laissais Minos avec son frère pour continuer d'avancer, jusqu'à arriver devant une autre "statue". Je n'eus aucun mal à reconnaître celui dont je portais le surplis, et au moment où je fus assez proche, mon surplis sembla justement réagir et la statue explosa en un nuage de poussière, décrochant mon surplis de mon corps par la même occasion pour venir recouvrir son véritable hôte! Je fus propulsée en arrière mais heureusement, Minos eut le temps d'amortir le choc, j'aurais peut-être pu être tuée sur le coup, mais ça n'avait pas fait du bien...

Que pouvais-je faire? Déjà qu'avec un surplis, j'étais pas forcément des plus puissantes, mais sans? Minos me suggéra alors d'aller chercher le Balrog pendant qu'il s'occupait de Queen, déjà il commençait à tisser une toile autour d'eux pour s'assurer surement que l'Alraune ne cherche plus à m'atteindre, aussi j'approuvais d'un signe de tête et je levais les yeux au ciel pour repérer le lustre. Contrairement à Queen, le Balrog a gardé son surplis, donc il ne devait pas être une statue quelque part... il devait être totalement enfermé dans l'une de ces perles.

De leur côté, les deux hommes étaient en plein jugement, mais Queen regardait le Griffon avec un air sombre, sans pour autant être menaçant, attendant sagement de prendre la parole

«Je plaide coupable, Seigneur Minos. Malgré tout, j'aimerais vous poser une question: avais-je vraiment le choix?» de sa main, il désigna ce qu'il restait du Juge Rhadamanthe, l'air profondément agacé sur le coup «quand nous sommes arrivés ici, le Seigneur Rhadamanthe et moi, affrontant sans trop de souci les différents pièges laissés par Athéna, nous avons été confrontés à sa dernière malédiction, la plus puissante qu'il nous ait été donnée de croiser.» il désigna le rosaire, quasi invisible de son point de vue à cause des fils dressés par Minos, mais dont il savait la direction, direction que j'étais justement en train de prendre, me dirigeant donc tout droit vers ce qui avait visiblement mis fin aux jours du Spectre de la Wyverne par le passé «quand Rhadamanthe a compris ce qui nous arrivait, lorsque son corps commença à se pétrifier, il a détaché son surplis pour le renvoyer en Enfer, sachant que lui seul pourrait le délivrer! Il lui fallait l'espoir que son successeur vienne ici pour achever ce qu'il avait commencé... aussi j'ai rapidement fait de même, sauf que comme il avait pris le plus gros de l'attaque, j'ai aussi réussi à détacher un fragment de mon âme pour m'échapper avec mon surplis.»

Je continuais de courir vers les étages pour atteindre au plus vite le plafond, de son côté, il expliquait juste la situation
«Nous savons tous deux qu'Aerys ne serait jamais venue ici. Je la soupçonne même de savoir pertinemment où était Rhadamanthe tout ce temps, mais qu'évidemment, elle n'a pas voulu perdre sa place. Aussi, pouvais-je vraiment prendre le risque que mon successeur ne vienne pas? Je devais la manipuler, je devais la faire venir à moi pour renaître et récupérer mon surplis! Peu importe qu'elle soit née sous une autre étoile, elle devait juste venir ici!»

Mais même s'il semblait avoir de bonnes raisons d'avoir agi ainsi, il gardait un léger côté sombre qui ne devait pas plaire à Minos
«Mais elle garde en elle des pouvoirs de l'Alraune. Vous devez me laisser les lui prendre! J'en ai besoin! Je ne dis pas qu'elle ne pourrait pas en mourir, mais si elle est vraiment destinée à être l'étoile du Talent, quelle importance?» il eut un léger sourire en écartant les mains comme si c'était une simple formalité «elle mourra et renaîtra ensuite pour accomplir son destin! Qu'est-ce que ça peut vous faire au fond? Je ne fais que récupérer ce qui est à moi!»

J'étais arrivée en haut, j'étais passée devant d'autres statues, mais la plupart n'avait été que de simples soldats, je me demandais quand même ce qui avait pu les pétrifier de la sorte... je me retrouvais à proximité du lustre, en usant de mes lianes, je ne devais pas avoir de problème pour atteindre le rosaire, mais je me méfiais encore: c'était trop simple? J'entendis alors un drôle de bruit et mon sang se glaça

«Ssssss» je baissais rapidement les yeux à l'opposé du bruit, une main à mon cou, j'avais ressenti un avertissement, quoi que je fasse, je ne devais pas regarder la source du bruit. Ça s'annonçait mal!

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MessageSujet: Re: A la recherche de son Etoile (Sivir - Minos) [début décembre 1755]   Ven 21 Juil - 13:40

Le choix ? Selon lui, son problème était une absence de choix ? Me retenant d’exploser devant son tissu de mensonge, j’attendais avec une patience qu'il ne pouvait imaginer qu’il termine sa pathétique plaidoirie avant de conclure.

« Le choix ? Tu dis ne pas avoir eu le choix ? Lorsque vint le moment de prendre une nouvelle enveloppe, tu pris celle promise à une autre étoile, tu n’avais pas le choix ? Lorsque tu choisis d’étouffer son cosmos et sa mémoire pour t’en faire un nouveau vaisseau, tu n’avais pas le choix ? Lorsque tu me bravas avec un tel acharnement, tu n’avais pas le choix ? Lorsque tu tentas de la détruire sous mes yeux, tu n’avais pas le choix ?! »

Son histoire ne tenait pas debout, et il devait s’en rendre compte, car il conservait un air passablement sombre qui ne trompait personne.

« Pitoyable fut la manœuvre de Rhadamanthe, mais au moins elle ne fut motivée que par la foi dans son successeur. La tienne, elle, si elle fut motivée par la même raison, a depuis longtemps été pervertie par la soif de pouvoir. Tu ne voulais pas seulement récupérer ton corps, tu voulais plus de puissance, quitte à aller la prendre chez une autre Etoile, et parmi les 108, il a fallu que tu jettes ton dévolu sur mon remplaçant… Une erreur qui va te coûter très cher. »

Lui qui avait su envoyer jusqu’à son âme dans une autre enveloppe, lui qui avait su posséder jusqu’à l’esprit d’une autre Etoile, voulait faire passer ses actes pour ceux d’un désespéré ? Il aurait pu si simplement aller posséder l’esprit d’un mortel pour venir nous prévenir, mais il avait agi autrement. Il aurait pu quitter le corps de Sivir lorsque je lui avais ordonné, et nous serions quand même venu pour le libérer, mais il avait choisi une autre voie.

« Tu ne la toucheras plus. Les pouvoirs qu’elle garde sont à elle, et à personne d’autre. Au fond, tu as raison, le problème, c’est le choix. Tes choix. »

Nous avions plus qu’assez échangé, et j’étais las de perdre mon temps avec sa malhonnêteté.

D’un mouvement de doigt, je déchaînais alors le maelstrom de mes créations sur sa misérable personne.

Il avait dû sentir la manœuvre, car son premier geste fut de frapper puissamment le sol sous ses pieds pour se dégager une issue. Habile, mais insuffisant.

Il était à pied, et j’avais des ailes. Il ne pourrait m’échapper.

Le temps pour lui d’atterrir au sol de l’étage précédent, j’avais déjà filé devant lui ; et ayant arraché au passage de larges piliers de pierre de leur socle, je les lui expédiais en plein torse dans autant de bangs supersoniques.

N’ayant aucun appui pour esquiver, il ne lui restait guère de choix, encaisser, ou détruire mes projectiles. Il choisit la seconde option.

Lançant alors son attaque attitrée sur les piliers de pierre, ceux-ci explosèrent en autant de gerbes de gravats incandescents, juste avant que ne se révèle ma véritable manœuvre.

« Ce piège si mortel que tu m’as narré, va donc me le montrer par toi-même ! »

Et faisant exploser mon cosmos tout en déployant mes ailes, je libérais à bout portant de l’Alraune la puissance d’un cyclone qui, en hurlant et déchiquetant nos environs immédiats, l’emporta corps et âmes vers sa prochaine destination : le lustre au plafond et ce qui restait du rosaire.

« Sivir écarte toi ! »

L’impact de l’Etoile de la Magie et du lustre se fit dans une immense gerbe d’étincelles. Entouré par un champ de protection anti-spectre de la plus sournoise des factures, le rosaire dévoilait donc sa dernière carte sous la forme de trois sceaux placés en triangle autour du lustre.

Et tandis que l’Alraune se tordait de douleur, collé au champ de force par les vents que je déchaînais sur lui, je ciblais pour ma part les trois sources d’émission de la barrière.

Une fraction de seconde plus tard, et d'un revers de la main, la dernière barrière tomba, en même temps que Queen retombait au sol l’air inerte.

« Maintenant Sivir, libère ton Etoile ! Libère les toutes ! »

A elle l’honneur d’accomplir un acte qui resterait gravé dans les mémoires du sombre empire.
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MessageSujet: Re: A la recherche de son Etoile (Sivir - Minos) [début décembre 1755]   Ven 21 Juil - 16:11

Pauvre Queen. Croyait-il vraiment pouvoir berner le Spectre du Griffon aussi facilement? Avait-il vraiment compté sur une éventuelle compassion de sa part? Si j'avais pu entendre leur conversation, même moi je l'aurais trouvé pitoyable! Et rapidement, il se plaça sur ses gardes, si tôt ressuscité que déjà il allait retourner en Enfer! À voir s'il mériterait une nouvelle résurrection ou non.

«Comment pouvais-je savoir à quelle étoile elle était rattachée à l'époque! Je ne suis pas comme toi Ô grand Minos! Je ne lis pas dans les âmes! J'ai vu une éveillée passionnée de plantes et je l'ai choisie, rien de plus. C'est quand elle t'a rencontré toi que les choses se sont enchaînées et tu crois que de là où j'étais j'avais la possibilité de faire quoi que ce soit? Tu voulais surement que j'attende encore une nouvelle incarnation qui serait apte aussi à venir me chercher peut-être? J'avais déjà failli la perdre à cause de ce fichu nécromancien!»

La colère le gagnait, c'était évident, mais Minos n'en avait que faire et rapidement, le combat commença.

De mon côté, je sentais une présence là haut, je n'étais pas seule, mais je devais pouvoir récupérer le rosaire si je voulais retrouver mon surplis! Je fermais les yeux, faisant de mon mieux pour me concentrer sur tous mes autres sens et m'avancer avec prudence tout en gardant certaines distances avec les sifflements. Jusqu'à ce qu'il y eut un grand fracas! Tant pis, j'avais ouvert les yeux, mais peu importe ce qui me tournait autour, ça semblait lui avoir fait diversion car il n'y avait rien autour de moi d'abord! Juste un triangle de lumière avec un Queen accroché au plafond et piégé par les vents de Minos!

Le rosaire avait éclaté et je me précipitais pour ramasser toutes les perles noires - les autres pour le moment ne m'intéressaient pas! Le sifflement revint mais j'essayais de garder les yeux rivés au sol pour ne pas croiser le regard de quoi que ce soit. Une, deux, trois, quatre perles.. chaque fois que je les avais en main, il ne se passait rien mais je les rangeais soigneusement dans mes poches! Je n'avais plus mon surplis, j'étais vulnérable, jusqu'à ce que je vois une queue géante reptilienne me passer sous le nez qui tenta de me faucher les jambes!

J'eus le réflexe de sauter à temps, une petite roulade qui me mit hors de portée de l'attaque... la créature, quelle qu'elle soit, était dans mon dos



d'autres perles étaient tombées, je me précipitais pour les ramasser alors que derrière moi, la créature revenait à la charge! Queen était encore perché au plafond, Minos le maintenait et j'ignorais le choix qu'il ferait, libérer l'Alraune pour venir me soutenir face à une créature dont j'ignorais tout, ou continuer de maintenir l'autre au plafond et me laisser me débrouiller...

Je sentais que la chose se déplaçait derrière moi aussi je profitais de ma vitesse pour foncer et courir sans arrêt en larges cercles, ramassant systématiquement les perles en cours de route, jusqu'à ce que l'une d'entre elles me balance une décharge électrique qui me tétanisa et me cloua littéralement au sol!

«OUAH Put...» j'étais sur le dos, les yeux clos et plaquée au sol avec les bras en croix, serrant la perle qui continuait de m'électrocuter sans que je ne sache pourquoi! La créature se pencha alors sur moi, heureusement que j'avais les yeux clos, sinon elle m'aurait pétrifiée sur place!

BalrogIgnorant toujours où se trouvait Minos, au moment où la bête se prépara à m'empaler de ses griffes, la perle à ma main explosa! Un fouet jaillit alors pour se placer entre sa main et moi et un nuage sombre m'enveloppa, des ailes grandissaient dans mon dos et me propulsèrent droit sur la bête que je renversais en passant avant de m'envoler sans n'avoir encore aucun contrôle sur ce que je faisais et gagner l'un des étages plus hauts... un genou à terre, je regardais mes mains avec étonnement pendant qu'en bas, la créature criait de rage, visiblement pas contente d'avoir laissé échappé sa proie!

Je regardais Minos qui n'était pas très loin de moi, petit à petit, j'étais submergée par trop de choses à la fois, j'avais mal à la tête et l'esprit embrumé pendant que mes souvenirs de mes vies passées refaisaient surface

«S... Seigneur Minos... qu'est-ce que je fais là?» passé, présent se mélangeaient, il fallait que je retrouve mes esprits et vite...
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MessageSujet: Re: A la recherche de son Etoile (Sivir - Minos) [début décembre 1755]   Ven 21 Juil - 19:10

L’Alraune était fini, et il le savait. L’ensemble des actes qu'il avait accomplis depuis sa tentative de parasiter une autre Etoile l’ayant conduit inexorablement à ce jugement, il ne lui restait désormais que la colère d’avoir été ainsi contré, et l’impuissance devant un sort qu'il savait aussi implacable qu’inéluctable.

« Essaies-tu vraiment de me faire croire à une simple coïncidence ? Que parmi les milliards d'enveloppe possible peuplant la terre, et les milliers étant des éveillés, tu sois malencontreusement tombé sur le réceptacle de la future Etoile du Talent ? Me prends-tu donc à ce point pour un imbécile ? »

Après avoir tenté de corrompre, puis d’assimiler, et enfin de détruire Sivir, voilà qu’il essayait de se présenter comme la victime d’un malheureux concours de circonstances.

« Tu as eus ta chance de coopérer. Tu aurais pu t'éviter cela. Maintenant c’est bien trop tard. Trop tard pour avoir des regrets, trop tard pour essayer de négocier. Désormais il ne te reste plus qu’à prier notre Empereur de t’accorder ta résurrection. »

Ce furent les derniers mots que je lui adressais, avant que ne commencent les hostilités.

Tandis que du plafond, me parvenaient faiblement comme de longs sifflements, je m’accaparais l’Alraune et sa folie en une dance qu’il n’oublierait jamais, avant d’enfin, lui trouver une ultime fonction digne de lui.

Grace à lui révélé et sans protection, le dernier sceau fut brisé, et le rosaire suivit aussitôt après, libérant ainsi une pluie de perles brunes et noires que Sivir s’empressa d'aller ramasser tandis que levant les yeux là où s’était tenu le lustre, je vis avec surprise et stupeur émerger une créature appartenant à une autre époque.

« Par tous les feux du sombre empire… Une gorgone… Une gorgone ! »

Serpentant hors de ce qui semblait être son nid situé dans le plafond, la reptilienne créature déploya alors ses ailes d’or, et de ses mains d’airain, chercha à s’emparer de l’Etoile de la Magie, alors chutant comme une pierre.

« Oh non, tu ne l’auras pas ! »

Queen avait beau être coupable au dernier degré, la mort ne lui serait pas donnée par la main de ce monstre mythologique issue du fond des âges. Seul un serviteur du sombre empire en avait le droit.

Ramenant alors à moi le corps inerte de l’Alraune à l’aide de mes créations, je baissais immédiatement les yeux pour ne pas croiser le regard de la maudite. Une manœuvre temporaire qu’il me faudrait rapidement optimiser, mais qui, tant qu’elle se concentrerait sur l’Alraune devenu mon pantin, suffirait amplement.

Profitant des yeux clos de Queen pour en faire mon avatar combattant, je lui fis esquiver autant les coups de griffes que les coups de queue, avant de décrochant de son bras un formidable uppercut au visage de la créature aux cheveux de serpent, qui sous la puissance de l'impact, alla s’écraser en contrebas avant que mon sourire de satisfaction ne se change aussitôt en mine inquiète. Sivir était en bas elle aussi !

« Ferme les yeux Sivir ! Je m’occupe d’elle ! »

Toujours sans surplis, courant de droite et de gauche pour esquiver les coups furieux du monstre passablement énervé de mon dernier geste, je crus sa fin arriver lorsque après avoir sécuriser le corps de Queen, je la revis allongée sur le sol, prête à se faire transpercer par la gorgone ne parvenant pas à lui faire ouvrir les yeux.

« Lâche la saleté ! »

Mes créations s’enroulèrent alors autour de son bras armé, juste de quoi dévier sa course, avant qu’une explosion cosmique ne recouvre le corps de la jeune argentine d’un nuage sombre.

« Enfin… »

Ce cosmos… Ce fouet étant venu entraver lui aussi les bras de la créature serpentine… Le Balrog était de retour.

« Envole toi ! »

Je n’eus pas à le lui redire, agissant avec toute la célérité d’une âme ayant vécue mille et milles combat, l’Etoile du Talent s’envola alors en percutant au passage le torse de son adversaire qui en tomba à la renverse.

Sifflant de plus belle d’avoir ainsi perdue sa proie, la créature en contrebas se débattait comme un diable tandis que mes créations et le fouet du Balrog immobilisaient toujours ses bras au sol. Quelques précieuses secondes offertes durant lesquelles je jetais un œil à Queen toujours inerte non loin, et à Sivir enfin devenue entière.

« Nous sommes ici dans la tour aux étoiles, et tu viens de retrouver ton Etoile. Tu auras le temps de poser tes questions Sivir. Maintenant il faut que tu te concentres, nous avons une gorgone à détruire. »

Et lui posant ma dextre sur l’épaule, je l’invitais à se relever tandis qu’en bas, dans les gravats et la poussière, la créature hurlait sa fureur à notre égard.

« Je m’occupe de l’immobiliser et de lui fermer les yeux. Porte-lui le coup final. »

Comme aux temps jadis, lorsque nos étoiles étaient toutes deux incarnées. Ensemble, nous étions invincibles.

Et tirant alors puissamment sur le bras de la gorgone, je la fis soudainement décoller du sol pour m’en aller la rejoindre en une fraction de seconde. La créature avait beau être encore plus ancienne que moi, elle n’avait pour ainsi dire aucun cosmos, et comparée à la nôtre, sa vitesse était dérisoire.

Tout ce qu’il nous fallait faire, c’était percer sa peau que l’on disait aussi dure qu'une armure de chevalier, et s’en serait fini de ses sifflements. Restait juste à savoir de quel type d'armure la légende voulait parler.

*Tout d’abords, les ailes.*

Happée comme elle l’avait été, elle n’avait guère eu le temps de les déployer, mais si désormais Sivir et moi-même pouvions lutter sur ce terrain, il était aussi dans notre intérêt d’être les seuls à savoir y évoluer. Mes deux premiers coups furent donc dirigés vers les articulations reliant le dos de la gorgone à ses immenses ailes d’or qui après une paire de craquement sinistre, ne s’animeraient plus jamais.

*Ensuite, les yeux.*

Rendue encore plus dangereuse par la douleur de ses ailes brisées, la créature allait sans aucun doute vouloir se retourner pour voir son assaillant, car aussi redoutable que soient sa force et ses griffes, les malédictions que lançaient ses pupilles étaient de loin son arme la plus mortelle. Une arme qu’il me fallait neutraliser aussi vite que possible, et dont mes créations se chargèrent également, en tissant autour de son visage un masque scintillant la rendant aussi aveugle qu’incapable de nous changer en pierre.

*Et maintenant, le coup de grace.*

Assemblant alors sous son corps un véritable tapis de pointes acérées, je la percutais sans le moindre ménagement après m’être enveloppé dans mes ailes, pour tel un boulet de canon, la propulser droit vers son trépas.

Un trépas que Sivir serait seule à donner. Elle n’avait qu’à aider de son fouet la créature à rencontrer son destin.

Notre impact ayant fait trembler par sa violence les murs déjà affaiblis du sommet de la tour, ce fut finalement l’atterrissage cataclysmique qui survint quelques fractions de seconde plus tard qui acheva de faire s’écrouler une partie des murs nous entourant.

La lumière du jour éclaira alors les derniers instants de la gorgone, pauvre créature surinée dont le corps transpercé attestait d’une mort imminente, celle que le fouet du Balrog allait lui délivrer.
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MessageSujet: Re: A la recherche de son Etoile (Sivir - Minos) [début décembre 1755]   Ven 21 Juil - 19:49

BalrogBeaucoup de choses arrivaient en même temps, mais je sentais aussi mon instinct qui parvenait au fur et à mesure des secondes passées à faire le tri, entre les priorités, replacer mes souvenirs dans le bon ordre aussi, c'était comme si d'un coup je venais d'acquérir des siècles d'habitudes, de sagesse et de connaissance! Ce sentiment au creux de ma poitrine, ce trou, ce vide que je pouvais ressentir avant, semblait avoir totalement disparu! Je me redressais en ressentant cette puissante fierté de pouvoir combattre auprès de Minos. Un sentiment que je n'avais encore jamais vraiment ressenti jusqu'à présent! Des émotions nouvelles naissaient en moi, des émotions que je ne connaissais pas, y compris l'une des plus rudimentaires: l'amour. Rune avait aimé par le passé, bien qu'aujourd'hui ce ne soit que souvenir, je savais désormais ce que cela pouvait faire, et c'était bizarre.

Mais pas l'heure pour ça, en bas, la gorgone se débattait avec rage et se précipitait déjà vers l'Alraune qui était resté en bas. Si quelques minutes avant encore, je doutais de mes capacités, c'était comme si j'étais désormais pleinement consciente de ce que je pouvais faire! Pourtant, je ne pouvais m'empêcher de baisser les yeux sur mon surplis, je ressentais une certaine gêne, première fois que je me réincarnais dans le corps d'une femme en fait, je baissais les yeux vers Minos qui venait de briser les ailes de la bête, et avec un sourire amusé, je venais fouiller dans mes poches pour sortir l'un des poisons paralysants que j'avais emporté.

Sivir était toujours bien là, c'était tout ce qui comptait pour le moment! Mes idées, mes pensées, mes envies aussi, même si j'étais gagnée de bien plus encore, j'étais toujours bien moi. Je prenais donc mon élan pour m'envoler, demeurant toujours dans l'angle mort de la créature, avant de bifurquer au dernier moment pour passer dans son dos et lui décocher un bon coup de la paume de la main en plein sur ses blessures! Le poison s'infiltra aisément alors que je remontais vers le plafond pour me percher en hauteur et observer la scène d'en haut, étant ainsi hors de portée de son regard maléfique... J'admirais Minos, j'avais l'impression de mieux voir ses mouvements, pourtant ma puissance elle-même n'avait pas changé, mais l'habitude de savoir où et comment le suivre me gagnait peu à peu.

Mais lorsque Minos parvint à l'aveugler en créant un tissu de ses fils, je savais qu'il faisait une erreur! Rien ne pouvait ainsi bloquer le pouvoir d'une gorgone! On dit que même se couvrir soi-même les yeux ne suffit pas à empêcher son pouvoir! Alors lui couvrir les siens, même avec les fils cosmiques de mon maître... je plongeais alors, il avait réussi à l'empaler au sol et l'écrasait de son poids pour que je puisse l'achever, mais j'avais une autre priorité pour l'heure! La gorgone parvint à se soulever et tourna son regard vers le Griffon! Au lieu de la viser elle, je l'avais visé lui et je le percutais de plein fouet pour qu'il sorte de là!


«Son pouvoir ne peut être dissimulé de la sorte, Seigneur Minos!!» par réflexe, je m'assurais qu'il n'avait pas eu le temps de croiser son regard alors qu'elle se débattait de fureur pour se dégager de ces pics et de la douleur provoquée dans son dos, mais le poison commençait à faire effet et je me dirigeais donc vers mon fouet, je le regardais une seconde en tournant le dos à la bête qui rageait de ne pas savoir à qui s'en prendre! Je laissais Minos l'immobiliser à nouveau, simplement avec ses fils comme il le souhaiterait! Du moment qu'il faisait désormais attention à ne pas la regarder, je savais qu'il ne risquait rien aussi, je prenais une profonde inspiration, venant aussi fermer les yeux pour jeter mon bras en arrière...

Mon fouet semblait désormais être une partie de moi-même, une extension de mon bras au lieu d'une arme, et même si mes gestes étaient encore un peu maladroits, il me faudrait du temps pour retrouver parfaitement mes habitudes, je le sentais s'enrouler autour du cou de la gorgone et le serrer à l'en étouffer. Je décollais alors Minos la maintenait au sol, et moi j'avais pris une puissante impulsion pour m'envoler au point le plus haut et tirer de toutes mes forces sur mon fouet qui emporta la tête de la créature avec lui en un râle à peine audible.

Le silence semblait régner à présent alors que je regardais autour de moi, surement à la recherche d'un nouveau piège, mais tout semblait calme, aussi je descendais prudemment pour récupérer les dernières perles du rosaire, les dernières perles noires... puis je redescendais souplement auprès de mon Maître, enroulant mon fouet autour de mon épaule avant de regarder Queen au sol. Celui-ci se réveillait enfin et se tourna vers moi en affichant un air blasé


«Ah ben voilà... ainsi donc, tu es pleinement éveillée maintenant?»
«Il semblerait, oui. Je vais malgré tout devoir réparer le mal que tu as fait à mon esprit, mais ça ne devrait pas prendre trop de temps.»
«Tsss... qu'on en finisse.»
je déroulais doucement mon fouet avant de le tendre vers l'Alraune qui s'était juste mis à genoux, prêt à entendre sa sentence
«Queen, n'ayant pas encore récupéré tous mes pouvoirs, je ne peux lire l'étendue de tes pêchés, je vais me contenter de ceux qui me sont connus.» cela me semblait à la fois simple et compliqué. je ne savais pas trop ce que je faisais, c'était juste naturel, comme faire du feu, une fois qu'on sait en faire, on peut rester des années sans avoir à créer la moindre flamme qu'on y arrive à nouveau... «Pour avoir pris possession du corps d'une autre Etoile, altéré sa mémoire et dévié sa capacité à aider notre Empereur, pour avoir tenté de la tuer à de nombreuses reprises autant dans son corps que son âme, sans oublier les parjures et insubordinations à l'égard du Juge du Griffon de l'étoile Céleste de la Noblesse, et violation de nombreux traités de la Loi infernale, je te condamne à subir la sentence de la Mort. Puisse notre Seigneur et Maître avoir pitié de toi et de ton âme. »

Je déroulais mon fouet qui vint l'entourer, il n'avait même pas bougé, de toute manière, peu d'entre nous avions vraiment peur de la mort, surtout les anciens spectres tels que Queen. Il fallait juste espérer que notre Seigneur souhaite vraiment sa résurrection. Je venais tirer d'un geste sec, on aurait dit que j'avais simplement retiré mon fouet de son corps, mais de fines traces de sang apparurent sur le corps de Queen avant qu'il ne tombe en tranches et ne disparaisse en poussière...

Je rangeais de nouveau mon fouet, le temps semblait s'être arrêté de nouveau, mais je regardais autour de nous avant de fixer Minos et poser un genou à terre

«Mon Seigneur... ravie de vous retrouver pour de bon. C'est un honneur d'avoir pu combattre à vos côtés» j'avais encore tant à apprendre encore et à redécouvrir... malgré tout, c'était bon d'être enfin... moi.
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MessageSujet: Re: A la recherche de son Etoile (Sivir - Minos) [début décembre 1755]   Ven 21 Juil - 21:43

Quelque chose n’allait pas. Même lorsque la gorgone s’était écrasée sur le piège que j’avais tissé pour elle, j’avais senti quelque chose m’échapper la concernant. Elle était trop calme, trop assurée dans sa défaite pour une créature n’agissant que par instinct. Malgré sa colère et malgré sa douleur, elle conservait le contrôle, et en cela, elle était beaucoup plus dangereuse.

J’avais senti le vol rapide de l’Etoile du Talent alors qu’elle avait usé de poison pour ralentir les mouvements de la créature, et même si au début, j’avais douté de l’efficacité de telles méthode sur une créature quasi-divine, force était de reconnaitre que cela avait l’air de fonctionner.

Un sentiment de confiance m’avait alors envahit devant les capacités retrouvées de celle depuis toujours destinée à devenir mon plus proche lieutenant. Après tant d’années, qu’il était bon d'enfin le retrouver...

Sans doute ce sentiment fut-il la raison pour laquelle je ne sentis pas mes fils se changer en pierre devant le regard du monstre. Et lorsque la créature se releva soudainement sous mes pieds, mes créations éclatant sous la puissance de son regard, je crus que j’allais payer au prix fort cette seconde d’inattention.

« Malédiction ! »

Mes ailes auraient-elles suffit à me protéger du regard mortel de la gorgone ? Aurai-je eut le temps de tourner la tête ? Mes créations auraient-elles put plaquer de nouveau le visage du monstre au sol ? Ou allais-je finir pétrifié comme l'avait été mon demi-frère ?

Les moires semblaient en avoir décidé autrement, car déjà, quelqu’un veillait sur moi.

Me faisant alors happer à mon tour par un surplis des plus familiers, je n’eus que le temps de nous envelopper dans mes propres ailes pour éviter toutes collision avec le reste de notre décor, avant que mon sauveur ne reparte à l’assaut.

« Sivir... »

Rien ne pouvait donc entraver le regard d’une gorgone. Une information capitale que j’étais ravis de posséder à mon tour.

« Ne compte pas sur moi pour faire la même erreur une deuxième fois ! »

Si rien d’aussi fin que mes fils cosmiques ne pouvait stopper le regard de cette créature maudite, alors il ne me restait qu'à faire en sorte que plus jamais elle ne pose les yeux sur nous !

Me servant alors d’un large gravât pour dissimuler ma personne à ses yeux, je passais à l’offensive en déployant l’ensemble de mes créations en un véritable raz de marée argenté qui ensevelis alors le monstre mythologique dans un tombeau scintillant.

« Essaie maintenant de nous regarder ! »

Resserrant soudain ma prise sur elle la couvrant ainsi de bout à bout, plaquée au sol et incapable de bouger ne serait-ce qu’une écaille de sa queue, le reste ne fut que formalité. Sa tête retomba lourdement au sol alors que Sivir, rappelant son fouet à elle, s’en allait récupérer les dernières perles noires.

« Je m’occupe de la tête de la gorgone. »

Une telle arme ne devait pas rester ici à la portée du premier chevalier venu. Aussi, sortant de ma bourse de cuir une petite gemme argenté, j’y insufflais mon cosmos pour la changer progressivement en un coffre d’onyx semblable à celui que j’avais laissé à la jeune argentine lors de notre départ du tribunal silencieux.

Un réceptacle idéal pour une prise aussi exceptionnelle. Un présent que le Sombre Empereur ne pourrait qu’apprécier. Sans parler de la destruction du rosaire et des perles contenant les âmes de nos confrères, ces perles maudites qu’il nous faudrait à présent détruire en même temps que cette tour impie.

Assistant alors sans dire un mot au jugement de Queen par l’Etoile du Talent nouvellement ressuscitée, je sus que sa mémoire ne lui était pas entièrement revenue, mais qu’elle était sur la bonne voie.

*Il lui faudra du temps et de l'aide pour faire le point. Nous nous occuperons de ceci une fois sortie de cette maudite tour.*

Sans aucun doute la concernant, le plus dur avait été fait, et en voyant alors le corps de l’Alraune rendu à la roue de la réincarnation, et le Balrog un genou à terre face à moi, je pouvais sans trop m'avancer me dire que cette mission était déjà un franc succès.

« Plaisir partagé Sivir, étoile du Talent et spectre du Balrog. »

Marquant une seconde de pause pendant laquel je l'observais avec fierté, je poursuivis alors.

« Sivir... Cette fois sans ton aide, je crois que je ne m'en serai pas sortie, alors je crois que des remerciements s'imposent. »

L’invitant alors à se relever en lui tendant la main, je scrutais son regard ayant déjà changé du tout au tout, puis avec un sourire de satisfaction, parvins à y retrouver l’âme de celui qui avait été mon bras droit depuis des siècles et des siècles.

« Tant d’années nous ont séparées. Mais aujourd’hui enfin tu es de retour. Ton Etoile et ton surplis ainsi retrouvés, plus rien ne t’empêchera de t’éveiller à ce que tu fus, ce que tu es, et ce que tu seras. »

Et prenant une hanse du coffre contenant la tête de la gorgone sur une épaule, je l’attachais solidement au creux de mes ailes avant de jeter un regard aux murs lézardés de la tour nous entourant.

« A présent que nous avons les perles, et que tu as retrouvées la plus grande partie de ton pouvoir de jadis, que dirais-tu d’envoyer cette tour maudite s’écraser en enfer ? »

Elle avait compris. Toute chose dressé hors du sol n’avait que l’envie d'y retourner, et cette construction, désormais privée de tout enchantement, n’échappait pas à la règle. Il nous suffisait de l’aider par une pichenette, et la gravité ferait le reste.
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MessageSujet: Re: A la recherche de son Etoile (Sivir - Minos) [début décembre 1755]   Dim 23 Juil - 11:04

Spoiler:
 


BalrogComment est-ce que je savais que le pouvoir de cette créature ne pouvait être ainsi camouflé? Je n'étais pas sure, j'avais du le lire il y a des siècles de cela, dans l'un de mes nombreux ouvrages. Étrangement par moi-même, j'avais à la fois tendance à penser à moi en tant que Rune, mais aussi en tant que Sivir, c'était comme si j'étais deux personnes, même si je ressentais aussi les nombreuses personnalités qui avaient été miennes au cours de mes différentes incarnations.

Toujours est-il que je n'avais pas eu le temps de réfléchir, me précipitant vers Minos pour l'empêcher de croiser le regard de la Gorgone, le plaquant au sol alors qu'il nous entourait de ses fils cosmiques pour nous empêcher d'être trop gravement blessés à l'impact, et me relever pour observer la situation. Nous n'avions plus besoin de parler, nos mouvements semblaient se coordonner avec évidence et facilité. J'avais enroulé mon fouet autour du cou de la créature alors qu'il l'avait plaquée au sol de millions de fils cosmiques et indestructibles. Je m'étais élevée dans les airs pour lui détacher la tête de son corps, et le calme était revenu.

Pendant que je m'attardais à récupérer les dernières perles du rosaire et à les enfermer précieusement dans une petite bourse qui avait gardé quelques temps avant les boutures des ronces de sang, il s'occupait de la tête de Sthéno pour qu'elle puisse servir d'armes un jour peut-être. Qui sait, à l'image d'Athéna qui a enfermé le pouvoir de Méduse dans le bouclier, peut-être qu'il pourrait créer une arme avec ce pouvoir également. Peu importe, nous nous étions désormais retrouvés, et je me devais de juger Queen pour ses crimes. C'était à moi de le faire, même si je sentais qu'il me manquait encore une partie de mes pouvoirs, dont le don de lecture entre autre. Heureusement, j'avais connaissance de suffisamment de crimes de la part de l'Alraune pour le punir à sa juste mesure, dans l'attente qu'il revienne avec les idées plus claires et sa dévotion revenue à son origine. Au final, il avait suivi Rhadamanthe ici et s'était retrouvé piégé, mais il avait succombé à la peur et à la panique et agi sans réfléchir, c'était tout aussi punissable que s'il avait agi par pur égoïsme.

Un genou à terre, je sentais cette fois-ci toute la force des liens qui avaient pu nous unir par le passé. Et j'étais surtout soulagée de sentir le fait que jamais, Minos n'avait profité de sa supériorité sur moi en des siècles d'amitié là où j'avais eu à subir l'humiliation d'Aerys en même pas quelques mois. Et oui, je sentais aussi que l'on pouvait parler d'amitié. C'était.. étrange. Bien qu'au fond de moi, j'avais encore ce sentiment très fort pour Brunissen que je me refusais de mettre de côté, mais dont je pourrais réfléchir une fois au repos.

Je m'étais relevée, souriant sincèrement à mon maître je sentais monter en moi ce souffle de fierté que je n'avais jamais ressenti. Même face à notre Seigneur Hadès, je n'avais pas osé ressentir une telle chose, là où je me laissais davantage aller. C'était... bizarre.

«Je redécouvre bon nombre d'émotions, et les dommages de Queen sur mon esprit sont encore considérables. Je suis encore à la fois Sivir et Rune, cette dernière âme n'est pas encore totalement liée aux autres et bloque certaines de mes capacités. J'ai raté tant de choses pendant mon sommeil, et Sivir ne sait que trop peu sur ce monde.» je levais les yeux pour regarder cette tour, c'était étrange comme je sentais que ce serait presque impossible de la détruire, du moins en son état originel. Là, elle avait bien souffert des combats déjà menés ici

«Je suis perturbée par des connaissances que je ne croyais pas maîtriser. Les plantes notamment. Même en les ayant longuement étudiées, j'ignorais pouvoir en savoir autant, cette partie appartenait à l'Alraune après tout et pourtant, ce pouvoir est mien aujourd'hui. Je suis partagé entre ce que je sais, et ce que je vais encore découvrir au fur et à mesure que mes pouvoirs et mes souvenirs vont me revenir.» mon ton était déjà différent, plus posé, plus calme. J'analysais chaque chose, chaque situation, et pendant que je parlais, j'observais les fissures dans la tour, je cherchais ses points faibles, bien qu'il nous faudrait forcément redescendre pour tenter quoi que ce soit

«Nous pourrions utiliser les lianes qu'il me reste, celles qui peuvent grossir jusqu'à devenir aussi grosses que des troncs d'arbre. Je les avais appelées des ronçaponts car j'ignorais à l'époque leur véritable nom, aujourd'hui je sais qu'il s'agit simplement de Banyan.» tel un puzzle dans mon esprit, mes lacunes semblaient se combler, c'était à la fois agréable et terrifiant! «en combinant votre cosmos au mien, nous pourrions les rendre assez puissantes pour qu'elles encerclent les fondations et affecter la structure de cette tour dans l'espoir de la faire s'effondrer sur elle-même. J'ignore cependant si ce sera suffisant. Après tout, il ne s'agit pas d'une tour ordinaire.»

Nous prenions donc la décision de redescendre. Tout en marchant, je faisais le tri dans mon esprit, ce que je voulais en tant que Rune, ce que je voulais en tant que Sivir. Malheureusement, il y avait certaines contradictions par moment, mais je ne comptais pas me laisser détruire moi-même par ce genre de conflit, et je savais au fond que j'aurai des personnes de confiance pour m'aider. Cette confiance envers mes confrères, elle venait de Rune, un nouveau sentiment que je ne connaissais pas vraiment avec ce que j'avais vécu en tant que Sivir, mais là, j'avais des siècles d'expériences qui parlaient pour moi, ça changeait bien la donne.

Nous étions de retour en bas et nous examinions tous deux la tour

«Avant de tenter quoi que ce soit, nous devrions nous assurer qu'il n'y a plus de sceau d'Athéna. Peut-être qu'elle en a placés juste pour renforcer cette tour, si c'est le cas, nous ne pourrons rien faire pour la détruire tant que ces sceaux seront présents.» à voir si Athéna avait vraiment accordé tant d'importance à cette tour pour qu'elle ait agi de la sorte. D'ailleurs, la question de ceux qui l'avait bâtie se tenait toujours.. sauf si elle avait usé de son propre cosmos pour la faire sortir de terre?
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MessageSujet: Re: A la recherche de son Etoile (Sivir - Minos) [début décembre 1755]   Lun 24 Juil - 19:33

HRP:
 

Un commencement était toujours un moment d’une délicatesse extrême. Aussi, pour les premiers pas de Sivir comme la nouvelle étoile du Talent, je prenais mille précautions à ce que son éveil se fasse sous un regard expert et bienveillant, car comme toutes choses avec la jeune argentine semblait-il, il ne s'était pas fait comme il aurait dut se faire.

A la couleur de ses yeux, j’avais compris que leurs consciences n’avaient pas encore fusionnées, mais s’étaient plutôt liée l’une à l’autre en attendant de se mélanger complètement. Elle était donc dans une période assez instable, une période où il lui faudrait du temps et des êtres de confiance.

« Tes siècles d’existences passés t’apprendront bien plus que ces émotions que tu pensais ne jamais ressentir. Bientôt, une sagesse comme tu ne peux l’imaginer te sera transmise, et avec elle, cet état d’esprit propre aux seuls véritables juges des enfers. »

Elle savait, elle ne pouvait que déjà le savoir. L'estime que je lui portais depuis le premier jour, depuis que notre Empereur me l'avait confié pour que j'en fasse mon bras droit. Je l’avais toujours jugé infiniment plus digne du titre de juge des enfers que ne l’étaient mes deux demi-frères. Eux qui n’avaient jamais jugés la moindre âme, eux qui abhorrait la simple notion d’une justice appliquée par une Loi écrite, eux qui se vautraient dans leur lacunes et ne croyaient qu’en la force brute… Eux cependant appelé juges...

Sans nul doute cela était une des nombreuses bizarreries dont les moires avaient le secret.

« Le savoir est infini, tout comme l’est l’univers. La somme des connaissances d’un homme n’est jamais qu’une goutte infime dans un océan de connaissance. Et même nous, qui puisons à la source même de ce savoir, n’en sommes que des réceptacles. De plus important réceptacle certes, mais nous ne sommes pas infinies. »

Notre mémoire et notre esprit, même s’ils avaient été transcendés par notre nature et nos expériences, n’en restaient pas moins limités par un monde bâtit sur des normes, sur des lois. Des lois qui ne toléraient que très rarement les singularités.

« Oui, ton idée tient la route. En assemblant tes dons aux miens, je suis sûr que nous pourrons réduire cet édifice à néant. Même les piliers de l’Empire Sous-Marins ne sont pas indestructibles, et ils furent fait avec un talent bien supérieur à celui visiblement utilisé pour bâtir cette tour. »

Les dégâts occasionnés sur les murs environnants en étaient la preuve. Cette tour, aussi ancienne fut-elle, ne semblait pas plus résistante qu’un temple zodiacal. Elle était juste… Mieux protégée, si l’on pouvait dire.

*De multiples sceaux invisibles et silencieux, ou un chevalier d’or intelligent et versatile ? Le choix est difficile.*

Laissant désormais le spectre du Balrog ouvrir la marche, nous redescendîmes sans encombre par le chemin que nous avions emprunté lors de notre ascension, alors que bien plus posés qu’à notre premier passage, nous laissions désormais nos regards se perdre sur des détails qui jusqu’à présent nous avaient échappés.

« Tu dis vrai. Des sceaux de protections peuvent encore être présent, dissimulés dans la roche, et attendant le bon moment pour protéger les points vitaux de cette tour de nos agressions, mais leur recherche en l’état serait beaucoup trop laborieuse. Je propose de les débusquer en leur donnant la chance d’accomplir leur travail. Détruisons ce que nous pouvons, et si jamais l’un de nos coups vient à être retenu par l’un d’eux, alors il ne nous restera plus qu’à le détruire. »

Toute la tour n’avait pas été protégée de la sorte, nos combats l’avaient démontré. Aussi, s’il n’y en avait pas partout, autant ne pas courir après, mais les laisser se signaler à nous.

« Commençons avec ceux-ci. »

Entourant de mes créations le pilier se trouvant à ma droite, ce fut sans surprise que je parvins à le faire s’écrouler. Les murs tremblèrent alors, et une portion du plafond s’effondra devant nous dans l’indifférence totale, tout du moins jusqu’à ce que dans les gravats, nous ne fîmes une macabre découverte.

« Par tous les feux du sombre empire… »

A demi écrasée par la roche la recouvrant , se trouvait devant nous la momie remarquablement préservée d’un homme vraisemblablement mort depuis des milliers d’années.

« Serait-ce… »

Me penchant doucement sur le corps poussiéreux et emmailloté gisant sous les blocs de pierre, je confirmais par la lecture des inscriptions parsemant son linceul une théorie qui m’avait maintes et maintes fois traversée l’esprit.

« C’est un des bâtisseurs de la tour. Regarde. »

Comme une dernière bénédiction de leur déesse avant qu’ils ne soient emmurés avec leur secret dans leur propre création, leur linge mortuaires portaient sur lui les derniers sacrements consacrés aux serviteurs de la Sagesse.

« Θάνατος για την Σοφία, μπορεί η ψυχή του δεν θα μάθουμε ποτέ το σκοτεινό Άδη και η μνήμη του δεν θα σβήσει από τις μνήμες μας. »

Mort pour la Sagesse, puisse son âme ne jamais connaitre le sombre séjour des morts et son souvenir ne jamais s'éteindre de nos mémoires.

Un geste dénotant une foi totale envers celle que ces pauvres fous avaient décidés de suivre jusqu’à la mort et même au-delà.

« Quel gâchis… Ils auraient pu voir la lumière s’ils s’étaient tournés vers le Sombre Empereur… Au lieu de ça, leurs âmes sont enfermées dans cette tour comme le furent celles de nos confrères dans le chapelet. »

Avaient-ils tous été consentant lors du rituel ? Avaient-ils tous sciemment choisie de passer l’éternité dans ces murs qu’ils avaient bâtis ? Ou avait-on abusé de leur confiance et de leur dévotion ?

Eux seuls pourraient me répondre. Ce qui me donnait une raison de plus de voir cette tour réduite à un tas de ruines.

« Tant de pilier… »

Tant de tombeaux ? Il n’y avait qu’un moyen de le savoir.
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MessageSujet: Re: A la recherche de son Etoile (Sivir - Minos) [début décembre 1755]   Lun 24 Juil - 23:20

BalrogJ'avais l'impression de regarder simplement l'océan. L'on croit à une simple unité, une étendue d'eau à l'infini alors qu'elle est composée de milliards de gouttes d'eau et d'autres organismes vivants. Ma mémoire et mon existence toute entière me paraissait ainsi semblable à l'océan, et j'étais un peu partagée entre ma vision humaine et trop simpliste et l'autre vision en tant que spectre qui discernait parfaitement chaque chose.

Mais je me tournais vers Minos, un léger sourire aux lèvres alors que notre complicité et notre respect passés me revenaient comme le reste

«Peu importe les difficultés, j'ai désormais l'éternité devant moi.» ce que je n'avais pas avant. Je regardais donc autour de nous alors que nous descendions les étages, me surprenant moi-même par mes connaissances et mes lacunes, et je devais me remémorer ce que j'avais encore sur moi et qui pourrais nous être utile.

Sivir aurait vu une utilité simpliste de racine de Banyan, Rune voyait une solution concrète. Mes différents savoirs se combinaient peu à peu, et ma relation avec Minos jouait aussi. Je savais ce dont nous étions capables ensembles, bien que mes pouvoirs étaient encore trop bridés pour que ce soit vraiment efficace. Peu importe, je sais, ça fait toute la différence.

Mais avant d'user de mes lianes pour achever cette tour maudite, nous devions nous assurer qu'aucun autre sceau ne se mettrait en travers de notre route. J'écoutais donc le plan de Minos avec attention avant de me tourner à mon tour vers le pilier de gauche, là où mon Maître prenait celui de droite. Mon fouet claqua avec violence avant d'encercler la tour de jais, d'un éclair sombre mon cosmos transperça la pierre qui éclata au point que je dus m'en protéger... sur l'instant, je ne vis rien avant que le Griffon ne remarque quelque chose... je m'étais tournée vers lui, penchant la tête sur le côté


«Ce corps.. son âme est encore scellée à l'intérieur.» je n'avais jamais vu ça, même en plongeant dans mes lointains souvenirs, jamais je n'avais assisté à une telle chose. Maintenir de force une âme dans un corps éteint? Je me mettais accroupie en regardant le sceau d'Athéna et en lisant sans problème la note qui y était transcrite. Je savais déjà lire le grec avant que mes souvenirs ne reviennent, mais ça m'était encore plus simple aujourd'hui.

«Athéna aurait scellé leur corps et leur âme ici pour que jamais ils ne passent la porte de notre Tribunal?» NOTRE tribunal... mon cœur avait manqué un battement en prononçant ces mots, cela m'avait semblé naturel et en même temps étrange. Combien de temps me faudrait-il? Des jours? Des semaines? Je secouais la tête, ce n'était pas le moment de penser à cela «Elle qui scande que les hommes ne devraient pas avoir à souffrir après leur mort, elle ne leur offre même pas le moindre repos?» quelle hypocrite. Déjà que je ne la portais pas dans mon cœur jusqu'à présent, j'en venais à me demander jusqu'où pouvait aller sa perfidie. Elle qui se targue d'être si honnête et juste, enfermer ces pauvres hères ici juste pour que personne ne puisse nous révéler l'emplacement de cette tour? Et tout ça pour quoi? Pour que nous la trouvions malgré tout?

Oh, surement qu'elle s'était arrangée pour que cette mort ressemble à une douce somnolence pour eux, si nous venions à l'interroger j'étais presque sure qu'elle dirait qu'ils n'ont pas souffert et qu'au moins ils n'auront pas eu à souffrir au-delà de la mort, mais qu'elle l'ait fait par ce qu'elle croit être de la charité ou de la pitié, elle n'a fait ni plus ni moins que les condamner à une prison éternelle qui ne concerne en rien ce qu'ils auraient pu faire de leur vivant. Où est la justice là dedans?

Je me relevais pour regarder autour de nous et je m'approchais du pilier que j'avais moi-même détruit, je poussais du pied certains décombres, un torse apparut. Coupé net en son milieu là où mon fouet était passé et je comprenais alors qu'effectivement...

«Tels les spartiates qui ont battu le mur de leurs défenses face aux perses avec les corps de leurs ennemis...» hm? oh oui, un précédent jugement qui remonte à bien des siècles ma foi... je me surprenais un peu à retrouver certains éléments de ma mémoire, car cela, j'étais sure de ne pas l'avoir lu en tant que Sivir. Bref... je m'approchais du corps du pauvre homme que j'avais coupé en deux et je posais juste mon doigt sur son front, désintégrant doucement mais surement les bandelettes marquées du sceau trop vieillissant d'Athéna

«Peut-être que nous nous retrouverons bientôt...» je me redressais alors pour regarder Minos et hocher de la tête. J'armais mon fouet, nous ne pouvions pas détruire tous les piliers, la tour pourrait s'effondrer sur nous, mais nous nous devions d'en détruire le plus possible au moins... il y eut alors un grondement sourd et quelque chose commença à bouger et à s'approcher de nous. Mon Maître allait forcément reconnaître un autre golem comme lui qu'il avait déjà affronté plus tôt

«Si vous me le permettez, Seigneur Minos, je m'en occupe...» après tout, il me fallait juste trouver le sceau d'Athéna et le détruire, non? Je me sentais faible, j'avais été blessée et je n'étais pas encore habituée à ce surplis, mais j'avais besoin de me défouler et justement, de retrouver mes repères. Je décollais doucement, ressentant cette sensation grisante du vol avant de me mettre à tourner rapidement autour du colosse de pierre. Celui-ci arma son poing mais avant même qu'il ne finisse son mouvement, j'étais déjà derrière lui et je vis le parchemin sur sa nuque. Mais je ne m'attendais pas à ce qu'il bascule de lui-même en arrière et seuls mes réflexes m'empêchèrent de me retrouver écrasée dessous! Mais le sceau n'était plus visible maintenant qu'il s'était allongé au sol!

«Je n'ai plus le temps de jouer...» je m'élevais de quelques mètres pour ensuite retomber lourdement sur le ventre du golem qui se plia en deux sous l'impact, de là, avec une agilité qui m'étonnait moi-même et à laquelle j'allais surement devoir m'habituer, j'entourais son cou de mon fouet qui déchargea sa puissance et sectionna purement et simplement la tête de mon adversaire. Le sceau d'Athéna fut lui aussi coupé en deux, et la créature resta inanimée pour de bon.

C'était étrange de ne plus m'inquiéter ou paniquer pour un rien. Même sans avoir connaissance de ma vraie force désormais, même en sachant que je suis loin de mon potentiel réel, je gardais une confiance en moi et en mes capacités. Le savoir, l'expérience. Ça changeait tant de choses. Je me tournais vers Minos qui avait peut-être détruit encore un ou deux piliers


«Il y en a peut-être d'autres, mais à force de détruire les sceaux présents ici, je pense qu'ils s'affaiblissent les uns les autres.» autrement dit, ce serait probablement de plus en plus simple désormais, sauf si Athéna nous réserve encore quelques surprises.
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MessageSujet: Re: A la recherche de son Etoile (Sivir - Minos) [début décembre 1755]   Mer 26 Juil - 22:28

HRP:
 

La surprise de notre macabre découverte passée, nos esprits analytiques reprirent rapidement le dessus.

Analysant les bandelettes couvrant les corps desséchés nous faisant face, la vérité nous apparue alors avec une rare clarté.

« Voilà pourquoi le secret de la tour a toujours échappé à nos regards. Athéna ne recule décidément devant rien. »

Un geste aussi cruel qu’efficace. Pour ces pauvres âmes, le temps avait du paraitre aussi interminable qu’abominable. Qu’avaient-ils bien pu rejoindre, sinon le néant ?

« Il nous faut les libérer de leur prison de pierre. Les âmes des morts appartiennent au Sombre Empereur, et seulement au Sombre Empereur. »

Reprenant alors mes assauts contre les piliers de pierres me faisant face, les uns après les autres, comme des dominos, je les fis s'écrouler, entraînant avec eux la structure qui y était rattaché.

Murs et plafonds se lézardèrent avant de tomber en lambeau, et la lumière du jour commença à illuminer notre décor.

Un décor dans lequel se firent bientôt entendre les pas lourds et puissants d’une nouvelle marionnette enchantée.

« Fort bien, je te le laisse. »

Le nouveau Balrog semblait plus qu’avide d’en découdre, et avec ses pouvoirs nouvellement retrouvés, un golem serait un parfait entrainement.

Et alors que je reprenais mon œuvre de démolition, la nouvelle Etoile du Talent elle, s’attelait à la tache de réduire le colosse de pierre en gravât inertes.

Avec la nouvelle célérité que ses ailes lui offraient, Sivir se fraya un chemin jusqu’à son massif adversaire, et après une bataille aussi courte qu’efficace, jeta à bas son ennemi qui tomba en poussière sous nos yeux.

« On dirait que tu te fais à tes nouvelles ailes, et à ta nouvelle arme. »

Le temps jouait désormais en notre faveur. A chaque minute qui passaient, Sivir se rapprochait un peu plus de son plein potentiel, et dorénavant, avec chaque épreuve que le destin lui imposerait, elle s’en approcherait davantage.

« On dirait bien que plus rien ne nous empêche de réduire cette tour en poussière. Allons, nous n’avons que trop traîné céans. Renvoyons-la à la terre qu’elle n’aurait jamais dû quitter. »

Détruire un à un comme des allumettes les piliers supportant la tour était en soi une méthode fort efficace, mais elle prenait un temps considérable, un temps qui pourrait être tellement mieux utiliser.

Jusqu’à présent, rien ne nous avait contrarié dans la destruction de cet édifice, et comme le disait l'Etoile du Talent, les sceaux n'avaient fait que perdre en puissance avec leur destructions. Alors il n’y avait pas de raison que cela change.

« De la poussière à la poussière… »

Faisant alors croître mon cosmos, je sentis Sivir alors faire de même. Une dernière attaque combinée serait la fin de notre quête, et de ce reliquaire maudit.

M’enfermant dans mes ailes pour y concentrer toute la puissance du cyclone que je venais de faire naître, j’en fis croître la colère encore et encore, jusqu’à ce qu’autour de moi, l’air lui-même se mit à crier sa douleur.

« Une fois que nous aurons frappé, il nous faudra quitter cet endroit avant qu’il ne s’effondre totalement. Ce devrait être un jeu d’enfant au vu de ta nouvelle vitesse. »

Et libérant alors la tempête autour de nous, je laissais la puissance des vents pulvériser aussi bien la roche que les corps qu’elle contenait. Une fin qui, réalisée par nos forces combinées, sonnait la fin d’un édifice autant impie qu’insultant.
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MessageSujet: Re: A la recherche de son Etoile (Sivir - Minos) [début décembre 1755]   Sam 29 Juil - 21:54


Des piliers qui tombent, une pierre qui se meurt. Chaque seconde à encaisser ardument, avant l’instant tant attendu. Parce qu’elle était condamnée, cette tour. Ou, tout du moins, une partie de celle-ci : Celle qui subit sans relâche les offensives en sa base. Tour solide, dressée par le divin. Et pourtant mis à mal par ces quelques faibles humains. Une bien triste fin, pour cette gardienne des temps passés. Une roche qui pleure, qui interpelle, dans ce silencieux appel. Mais cela parviendra-il à ses destinataires, disséminés sur d’autres terres au-delà des eaux. ? Rien n’en est moins sûr, et tout dépend de la réceptivité de ceux-ci.

Construction, destruction. Un éternel cycle, recommencement. Une énergie qui fuse, provenant tout d’abord de ces êtres de chair et de sang. Parce qu’ils veulent vraisemblablement la fin de cet endroit, de ce qu’il représente. Juste cause, diront certains. Une action certainement méritante envers ce Dieu, que la tentative de libérer ce qu’il reste de bloquer ici. Une action ayant son lot de conséquences. Parce que derrière la libération, se dissimule une revendication envers la Sagesse même. Sourde interprétation. Délicate, aussi.

Toujours est-il que cette tour n’a pas encore dit son dernier mot. Sans doute va-t-elle tomber sous les coups des assaillants. Mais une chose est certaine : elle ne tombera pas seule. Parce que la volonté de ceux qui gardent est sacrée, et agissent comme des griffes acérées, se refermant alors sur leur proie alors même qu’ils pensent que l’aventure se terminera là. Vile pierre. Sournoiserie sans nom : Celle de ce rire retentissant alors que des fils d’énergie sortent du sol. Des lumineux, des sombres. Un panel bien large pour qui prendrait le temps d’observer. Observer, et éviter.

Un rire, retentissant alors, comme s’il provient de l’au-delà. Son d’outre-tombe. A la fois lointain et si proche, quand bien même il n’y a nulle autre trace de vie aux alentours. Alors, ils attrapent brutalement, ces fils. Ils projettent à terre, également. Une ultime défense qui n’est pas tant celle de ses murs, malgré les apparences. Parce que tout ce qu’ils peuvent voir, ces fourbes humains, c’est ce qui provient de cette tour. Une piste habillement brouillée. Une supercherie que personne ne saurait percevoir, ne demeurant aux yeux de tous qu’une simple tour attaquant les agresseurs. Une tour qui tirait sa dernière carte, avant de s’éteindre. Avant de s’écrouler sur ces êtres insignifiants à ces yeux.

Sal’té d’humains.


Fatality a écrit:
Bonjour,

Le RP étant désormais clôturé, je peux donc passer valider tout cela.

Comme convenu, la publication est modifiée afin de permettre la mort du personnage. L’évolution en Balrog est donc un échec.

Concernant votre Topic RP, C’est bon pour la tour. Pour le rosaire, je ne suis pas certain qu’il était à cet endroit-là. Mais bon, admettons. Par contre… Une fois coupée, la tête de la gorgone ne devient qu’une simple tête de cadavre, sans le moindre pouvoir. Cela ne peut en aucun cas servir d’arme, ou être forgé pour en faire une arme ou un objet divin. Car au-delà de ça, il s’agit d’une tâche que seul Héphaïstos peut réaliser.

RP Verrouillé.
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MessageSujet: Re: A la recherche de son Etoile (Sivir - Minos) [début décembre 1755]   

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A la recherche de son Etoile (Sivir - Minos) [début décembre 1755]

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