RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [Décembre 1755 - Londres] Besoin de soins? - Étape 2! {Brunissen, Ézéquiel, Lydia, Sivir}

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Sivir


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MessageSujet: [Décembre 1755 - Londres] Besoin de soins? - Étape 2! {Brunissen, Ézéquiel, Lydia, Sivir}   Dim 16 Juil - 21:50

Sivir et Brunissen viennent de Enfers {Caïna}
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Petite poupée de porcelaine. C'était un peu comme ça que je me sentais. Il régnait une ambiance étrange autour de moi, un sentiment d'adieux mêlé de crainte et d'appréhension. J'ignorais pourquoi, mais je n'aimais pas trop ça.

Éthyope avait envoyé un message auprès de Dame Lydia, expliquant la situation sur la délicatesse de me transporter, aussi avait-elle fait le nécessaire pour ouvrir un portail directement depuis sa maison à White Rose vers Caïna.

De mon côté, j'avais été apprêtée au mieux, une chemise ample, des vêtements d'hommes qui seraient assez faciles à enlever si besoin, même si désormais, nous y allions surtout pour la morsure à mon cou. Lorsque Brunissen arrivait, je ressentais un froid glacial qui émanait d'elle, mais vu l'environnement dans lequel nous nous trouvions, je ne pouvais faire le rapprochement avec son entraînement dévastateur! Je souriais cependant, heureuse de la voir

«Merci pour tes soins... je ne pense pas que j'aurais été aussi en forme sans toi!» c'était étrange de dépendre à ce point de quelqu'un, mais quelque part, ça... faisait du bien.

Je venais passer mon bras autour de ses épaules, Galea nous aida aussi mais j'arrivais à marcher. Mes jambes n'avaient pas été trop touchées, même si j'avais mal aux reins encore, me déplacer n'était pas aussi douloureux que la veille. Et puis, j'avais rechargé mes batteries, je pouvais faire usage du cosmos pour me porter.

On sortait du temple, monter les marches n'avait pas été aisé, et Éthyope avait pris soin de fermer l'escalier menant à la salle d'entraînement, dissimulant ainsi son existence à une étoile qui finalement n'était pas sa maîtresse.
Brunissen leur dit adieu, pour ma part, ce n'était pas encore le cas

«Il me faudra revenir pour ma part, je vais devoir venir chercher des affaires avant de partir pour la Chine.» les deux serviteurs hochèrent de la tête, mais regardaient Brunissen avec une certaine inquiétude, sans que je ne sache d'où elle venait.

Nous passions alors le portail, pour nous retrouver à Londres..

Tout de suite, le parfum entêtant des roses m'apporta une bouffée d'air frais, retrouver la surface avait tout de même quelque chose de vivifiant, surement parce que je suis encore mortelle et donc sensible à ce genre de choses.... Je me tournais vers la belle blonde alors que nous étions désormais dans le vaste jardin de White Rose, la demeure de Lydia


«Je suppose que nous devrions attendre qu'on nous accueille, sinon les gardes pourraient bien nous prendre pour une menace!» certes, Lydia avait fait ouvrir ce portail, elle ne devait donc pas être loin. C'est alors que la douleur à mon cou se manifesta, je grimaçais et entraînais un peu Brunissen vers le sol lorsque mes jambes cédèrent sous mon poids

«Argh... saloperie...» la marque violacée semblait s'étendre, elle formait un contraste étrange avec la trace laissée par le fouet du Balrog, une trace rouge ressemblant à une sorte de collier enroulé autour de mon cou... mais cette marque là n'était pas douloureuse, contrairement à celle de la morsure qui me donna quelques tremblements... saleté...
=======================

Il serait peut-être judicieux que l'ordre de passage soit: Sivir, Lydia, Ézequiel et Brunissen


Dernière édition par Sivir le Mar 18 Juil - 0:15, édité 1 fois
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Lydia


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MessageSujet: Re: [Décembre 1755 - Londres] Besoin de soins? - Étape 2! {Brunissen, Ézéquiel, Lydia, Sivir}   Lun 17 Juil - 14:58

[HRP : Ok, je vais suivre l'ordre. Je pense que cela va être intéressant ^^

J'ai précisé qu'Ezéquiel était toujours dans son rôle de surveillance/défense, le précédent rp n'étant pas encore achevé. Si cela pose souci, n'hésite pas à me mp Wink ]

Je suis revenue à White Rose quelques jours auparavant ici

La neige tombait doucement sur White Rose. Depuis son point de vue préféré, la somptueuse chasseresse interrogeait les quelques étoiles perçant la masse nuageuse. Si délicates en cette nuit que seuls ses yeux de vampires pouvaient les apercevoir entre les amoncellements de nuages. A quelques pas, Harcher se tenait, habillé de pied en cap comme le praticien qu’il était. Quant à Ezéquiel, il veillait à la sécurité du domaine et l’accueil d’éventuels importuns depuis le ciel. Bien singulière nouvelle que celle qui lui était parvenue par messager : un juge s’était donc permis de blesser volontairement une Etoile Céleste sans la moindre véritable raison. Cela lui paraissait si fou si dénué de sens mais rien ne pouvait être mis en doute et encore moins la véracité des faits qu’on lui avait si prestement contés. Enfin, si loin des Enfers, elle ne pourrait être d'aucune utilité en cette complexe affaire et encore moins habilitée à s'en occuper. Tout ce qu'elle pourrait faire en un premier temps, c'était s'occuper avec l'aide d'Harcher et de Brunissen des innombrables plaies infligées…

Ainsi pour l'instant, elle patientait contemplant la neige comme si, seulement, elle la découvrait...

Fées blanches dans la nuit, larmes glacées de la merveilleuse Nyx, tant de chants lui venaient à l’esprit à la vue des artistiques cristaux de neige avant que la voix d’Harcher à peine couverte par le courant d’air ne s’impose à l'infante de la nuit.

- Ma chère enfant, sans doute est-ce inutile de vous rappeler à quel point tout cela est imprudent ?
- Effectivement…
- Alors nous sommes bien d’accord. Dommage que le temps nous ait joué quelques tours… Sinon, tout aurait été prêt pour un accueil autrement plus adapté.
- Le sous-sol…
- N’est toujours pas prêt à accueillir le passage tel que vous l’auriez souhaité. Ce n’était pas déjà le cas des années auparavant et…
- Cela le sera bien un jour, Jonathan.
- Oui, un jour… Ou plutôt une nuit.


Et se concentrant sur les guetteurs alors que dans son dos, les autres faisaient de même.

- Moonlight shadow semble calme tout comme les chauves-souris. Les faire voler en hiver puise dans mes forces mais cela en vaut plus que la peine.
- Et bouleverse toute les lois de la nature telles que les hommes les connaissent.
- Nous sommes loin…
- Pas assez de son regard si par malheur…
- Rien n’est encore sûr.


Qui essayait-elle de convaincre en cet instant ? Lucile ? Harcher ? Peine perdue, tous deux étaient déjà au courant de ses soupçons.

- Mais vous avez des doutes sinon pourquoi cette requête à Minos. J’espère de tout cœur ne pas être celui qui lui porterait la nouvelle de ce qu’il pourrait se passer.
- Je te le promets...


Un regard de biais à Lucile qui n’avait pas encore pipé mot.

- Bien mais tue moi avant alors, Jonathan, cela nous fera gagner à tous du temps.
- Lame ou poison ?
- Lame, le poison est trop féminin pour toi, mon cher.


Un rire délicat avait suivi les paroles de la blonde suivante. Morte, elle l’avait déjà été plusieurs fois aux yeux des hommes mais mieux valait maintenir les apparences aux yeux de tous. La plupart des membres de la famille étaient des serviteurs liés à Lydia depuis des décennies voire des siècles capables d’aller et venir entre les mondes aux côtés de l’Etoile Céleste. Seulement, cela exigeait certains rituels quand ils le faisaient d’eux-mêmes et non en service commandé. Passer par un simulacre de mort était l’un des plus spectaculaires du lot et leur épargnait pas mal de désagréments. Les morts ne pouvant subir la question ou toute autre forme de réjouissances du même type.

Sans autre parole, le silence retomba sur le vaste salon. La chambre de Lydia et son bureau personnel se trouvaient tous proches. Le travail d’Ezéquiel avait été plus que remarquable et au fond d’elle, la No-Life Queen ne pouvait que se pencher sur la manière dont le jeune infant réagirait face à un élément auquel il semblait ne jamais avoir songé.

- Cela lui sera plus que profitable, ma tendre Etoile.
- Tu me connais trop bien…


Et croisant le regard complice de la jeune fille devenue succube suite à son passage au harem de Kisara avant qu’elle ne la libère en un lointain passé.

- Vous me connaissez trop bien tous les deux.

Un signe de tête affirmatif avant qu’un dégagement de cosmos spectral ne se fasse sentir en plein milieu du parc, quasi aux portes de White Rose. Fermant les yeux, Lydia déploya ses chiroptères en tous sens. En plus de la présence d’Ezéquiel au loin, elle pourrait se faire une idée des retentissements liés à cette manifestation dont la lumière avait une demi-lieue grand maximum à la ronde.

Puis, faisant un signe à Jonathan et Lucile…

- Le temps est venu, allons-y.

Silencieuse et rapide fut la marche vers les deux arrivantes. Debout entre les roses fanées mais encore totalement brûlées par un froid qui gagnerait en puissance avec l’avancement de la saison des frimas, les deux femmes patientaient.

-Sivir et Brunissen... Ce sont bien elles…

Le cosmos et les mouvements du sang de celle destinée à devenir le Balrog trahissaient sa souffrance alors que celui de Brunissen était étrangement agité. Signe de fureur ? Si c’était bien le cas, il faudrait veiller à ce qu’elle se calme. Ici, elles n’étaient pas aux Enfers mais à la surface, là où des saints de passage pouvaient toujours repérer certaines émanations un peu exotiques.

Un regard à Harcher avant qu’elle ne rappelle un Ezéquiel qui ne tarderait plus à revenir.

* Ezéquiel, Silver Arrow, il est temps pour vous deux de rentrer et vous présenter à dame Sivir. Vérifiez que rien ni personne ne traîne aux environs de White Rose. *

L’amener à user de plus en plus de ses dons de vampires tout en l’encourageant à développer son cosmos. Certains signes étaient déjà visibles en ces lieux mais si bien dosés qu’on ne pouvait à coup sûr les attribuer à l’action récente d’un éveillé.

- Ne les faisons pas attendre davantage.

Ainsi les quelques pas restants furent franchis. Harcher et Lucile s’empressant de rattraper une Sivir bien mal en point avant de l’inviter à prendre place sur la civière que tous deux avaient amenée.

- Soyez les bienvenues à White Rose, dame Sivir et dame Brunissen. Permettez que je vous présente mes deux plus proches suivants au sein de mon cercle intime. Le professeur Harcher, chirurgien, médecin, guérisseur et détenteur de bien d’autres talents encore. Le meilleur de tous mes compagnons en matière de soins et de traitements contre-poisons. Il a à peine plus de sept cents ans mais cela n’entache en rien ses compétences. Quant à dame Lucile, elle est ma suivante, camériste mais aussi garde du corps plus que rapprochée. Elle veille sur le moindre de mes pas en surface. Là où Ezéquiel ne peut décemment suivre une dame.

Un regard à Brunissen qui aidait le professeur à convaincre Sivir de prendre place sur le brancard.

-Jonathan, Lucile, je vous présente dame Sivir destinée à devenir l’Etoile du Talent et dame Brunissen, ancienne guerrière divine mais aussi guérisseuse.
-C’est donc vous… Bien avec notre lady Carminia, nous ne serons pas trop de trois pour venir à bout de ce mal. Et n’ayez aucune crainte, je suis tout entier dévoué à notre dame. Je lui offrirais mon propre cœur si cela pouvait servir à votre guérison.

Etait-il sérieux ou non ? Difficile de savoir avec lui.

Un instant se passa ainsi avant que la présence de la Rose Noire ne se fasse sentir. Son art du vol silencieux s’était magnifiquement développé. Une aide précieuse en plus d’une autre présence qui ne pourrait que réconforter la jeune brune blessée.
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MessageSujet: Re: [Décembre 1755 - Londres] Besoin de soins? - Étape 2! {Brunissen, Ézéquiel, Lydia, Sivir}   Mar 18 Juil - 11:29

Nous étions arrivés depuis deux jours peut-être. Lady semblait se remettre de ses blessures, et une vie plus tranquille pouvait débuter. Du moins c'était ce à quoi j'aspirais. J'avais voyagé beaucoup ces derniers temps, ainsi je devais admettre que je commençais à fatiguer, et puis il y avait mon entraînement, et voler me demandait beaucoup d'énergie.
Aujourd'hui, comme souvent, je traînais à l'extérieur du manoir, ma Maîtresse avait retrouvé son confort, il fallait dire qu'avec les autres serviteurs, nous avions travaillé dur pour reconstruire une grande partie de White Rose, j'étais fier de notre travail.

Silver Arrow était avec moi, comme souvent, il m'aidé dans ma tâche, une aide précieuse il fallait l'admettre.
Nous étions là, dans le jardin, gardant ce lieu sacré. Nous faisions des rondes régulières, j'utilisais mes nouveaux talents pour détecter des ondes souhaitant causer du tord à la vampire couronnée.
* Tu progresses bien Ezequiel, l'énergie que tu déploies protège le manoir de nombreux chasseurs, même si ne sont que des êtres faibles. C'est déjà bien. * Me lança le renard argenté qui se mit à sprinter soudainement pour s'amuser. Je me mis alors à le suivre, en déployant mes ailes sans vraiment m'élever dans les airs.

Il était vrai que je pensais avoir gagné en assurance, j'en étais fier, comme j'étais satisfait de mes progrès. Le chemin était encore long, mais j'y allais à mon rythme.
Je m'étais également fait à mon rôle, je savais qu'il était sans importance, mais j'en connaissais l'aide qu'il apportait à Milady. Je ne cherchais pas plus, non, je me sentais à l'aise ainsi, je m'amusais, et l'ambiance était des plus remarquables.

-" Attend-moi ! Voyons. Il nous faut sortir pour observer les alentours de la demeure." Lançais-je pour respecter scrupuleusement le protocole de surveillance du manoir de Lady Lydia.

Ce fut alors, que notre Maîtresse nous envoya un message télépathique.
* A vos ordres Milady * Répondis-je.
Dame Sivir était ici ? Pourquoi donc. Tout cela me semblait étrange, toutefois, l'ordre était donné, je m'élevais dans les airs en donnant la consigne à Silver de faire le tour pour vérifier qu'il n'y ait rien qui puisse molester la tranquillité de la visite de la spectre.
Le renard m'indiqua que tout était en ordre. De mon côté ce fut également le cas. Les environs sous contrôle, en me rendant au manoir, j'usais mes yeux pour les dernières vérification d'usage.
Le vol silencieux je parvins dans les jardins de la demeure, au milieu il y avait du monde.

Je posais le pied au sol, et m'approchais de Lady Lydia respectueusement.
-" Nous sommes là Milady ! Tout est sous contrôle, il n'y a rien qui puisse nous déranger." Me contentais-je de dire en inclinant la tête. Puis je vis Dame Sivir dans un état inquiétant. Néanmoins je préférais rester en retrait. Demandant simplement à ma Maîtresse.
-" Que s'est-il passé ? "
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Brunissen


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MessageSujet: Re: [Décembre 1755 - Londres] Besoin de soins? - Étape 2! {Brunissen, Ézéquiel, Lydia, Sivir}   Mer 19 Juil - 16:01

J'ai quitté la Caïna avec Sivir ici

Si simple avait été de quitter la Caïna. Nul regret, nul désir de retour sinon pour geler le bas ventre et les ardeurs d’une nymphomane patentée. Un bien joyeux programme qu’il lui avait fallu reporter à l’éternité sans le moindre doute. Entre les sentiments de justice, de vengeance, sa fureur et la raison, c’était cette dernière qui finalement l’avait emportée. Plus que tout, ce choix lui avait fait mal mais pour Sivir, c’était le meilleur de tous.

Embraser son cosmos glacial à destination de la Wyvern aurait été une faute impardonnable et sans la moindre merci Minos l’aurait renvoyée en sa prison voire au Cocyte. Quant à Sivir…

Elle aurait porté le poids de ma faute. Quand bien même fut-elle la vraie victime en toute cette histoire.

Se faire violence, remporter sa première victoire seule contre les afflux de haine pure qui remontaient à l’état brut du plus profond de son être, Brunissen y était parvenue sans en retirer la moindre joie ou la plus petite fierté. En aurait-elle davantage lorsque le spectre du Griffon lui répondrait ? Si l’envie lui prenait. Après tout, il ne lui devait rien et elle ne faisait même pas partie de l’armée.

Une nouvelle fois, cette question existentielle reprenait le dessus. Cruelle même si la gentillesse à son égard de l’ancienne Etoile de la Magie l’avait quelque peu réconfortée.

- C’est tout à fait naturel, Sivir, entre amies, on s’entraide. Avait-elle répondu sans la moindre hésitation à la maudite au sujet des soins prodigués.

Le reste s’était ensuite passé sans trop de difficultés, bien moins que lors de précédentes évacuations. Soutenant la jeune femme brune, elle l’avait aidé à gravir les marches avant de prendre la voie de la sortie. Une seule ombre était alors apparue au tableau.

- Revenir aussi prêt de cette folle ? Sois, prudente Sivir. Attends d’être bien remise physiquement et surtout que je sois là pour te soutenir en cas de mauvaise rencontre. J’ai beau savoir qu’elle t’a chassée, rien n’exclut que l’envie de recommencer lui reprenne par simple caprice. Ce genre de femme imbue de sa personne ne supporte pas qu’on lui résiste et n’hésite pas à le rappeler si le hasard lui fait rencontrer l’une de ses anciennes cibles.

Des paroles qui firent s’élever de nouvelles volutes de froid. L’ancienne guerrière du grand nord avait décidément bien du mal à apaiser le Souffle glacé qu’il lui restait de son ancienne existence. Sans doute la seule chose de concrète maintenant que tout le reste était voué à s’effacer lentement pour céder la place à une nouvelle réalité.

Détruire le vieil homme…

Cela lui prendrait encore bien du temps avant qu’elle ne commence à raisonner en spectre.

Sais-je seulement ce que cela signifie ?

En cela son retour en surface serait plus que profitable. La surface, cet ancien monde qu’elle avait pensé ne plus jamais refouler serait une réelle source salvatrice. Quant à celle qui les accueillait, elle la connaissait et ce serait l’occasion d’enfin discuter avec elle sans l’ombre du juge Minos qui planait entre elles deux.

D’un soupir d’aise, elle savoura l’air frais qui les accueillit en plus des premiers flocons de neige. De temps à autres, des chauves-souris glissaient sur les courants. Une bien singulière présence pouvant trahir le côté un peu surnaturel de ce jardin comme le délicat parfum de roses. Quoique ce n’était rien en comparaison de ce que devait dégager le portail.

Souriante, elle se tourna vers Sivir qu’elle n’avait cessé de soutenir, s’assurant qu’elle ne puisse pas tomber.

- C’est l’idéal en effet et elle ne devrait pas trop tarder. Ce genre de passage ne doit en aucun cas rester trop longtemps ouvert. Quant à ces lieux… Sivir ?

Raffermissant soudain sa prise, elle empêcha la jeune femme de s’effondrer sur le sol parsemé de flocons en train de s’accrocher.

- Sivir ? Pourquoi ne m’avoir rien dit ?

Sans sa vigilance de tous les instants, les deux jeunes femmes auraient pu rudement atterrir sur le sol.

- Personne ne te juge. Saches le. C’est normal d’avoir des instants de faiblesses quand on est blessé. Ne t’en caches surtout pas… Ce serait fierté mal placée…

Puis, écoutant les paroles de la jeune Etoile, elle examina la marque à son coup. Visiblement, cette chose grossissait et pire encore semblait décharger dose sur dose de venin. A ce rythme, même un spectre ne pourrait que devenir fou de souffrance.

D’une main, elle s’empressa de créer une zone de froid.

- Voilà, cela devrait te soulager quelque peu…

C’était tout ce qu’elle pouvait faire pour l’instant : tenter de ralentir la progression de la douleur par le froid. Malheureusement au vu de l’emplacement de la morsure, elle ne pouvait faire plus sans mettre en danger la vie de la jeune brune. Soupirant de rage, elle redressa la tête en voyant apparaître deux personnes qui s’empressèrent de relever Sivir avant de tenter de l’allonger sur une civière et à leurs côtés se tenaient Lydia.

- Merci, dame Vampire mais je pense qu’il ne vaut pas trop traîner en ces jardins.

Elle n’avait pas voulu paraître irrespectueuse envers Lydia et ce devant ses serviteurs mais elle n’avait guère le temps pour ces politesses. Ce qui ne l’empêcha pas de prendre le temps dévisager l’homme qui venait de parler. Plutôt grand, de corpulence moyenne, les cheveux sombres juste éclairés de quelques mèches blanchies par le temps et noués avec soin, il dégageait avec son regard sombre en plus de sa prestance une telle assurance qu’on ne pouvait que l’écouter.

- A nous trois ? Vous comptez donc bien nous aider, vous aussi ? Et elle... ? Fit-elle en désignant la blonde Lucile. Elle ne sera donc pas de la partie ?

A peine eut-elle poser la question qu’un autre spectre parut, accompagné d’un renard argenté. Plus exactement, il tomba directement du ciel.

- Elle a été sévèrement blessée et mieux vaudrait en parler à l’intérieur, une fois que nous aurons enfin pu examiner l’évolution de ses plaies, spectre de… Et ne pouvant répondre. Excusez-moi mais je ne connais pas encore tous les surplis. Permettez aussi que je vous remercie de veiller à notre sécurité. Cet accueil, c’est bien plus que je n’aurais imaginé de votre part, Lydia Carminia…

Une certaine rancœur était toujours là mais en même temps, la blanche féline portait ses propres blessures et les circonstances de la fin de leur alliance était encore plus que présentes en son esprit. Lydia était une fidèle de Minos, une arme entre ses mains et quand elle la voyait, Brunissen ne pouvait craindre que l'avenir... et d'y perdre sa relation avec Sivir.

Comme elle, il nous séparera comme il l'a fait avec elle...
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Sivir


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MessageSujet: Re: [Décembre 1755 - Londres] Besoin de soins? - Étape 2! {Brunissen, Ézéquiel, Lydia, Sivir}   Mer 19 Juil - 18:14

Quel froid... j'allais devoir sérieusement m'y habituer, mais il fallait reconnaître que la neige avait quelque chose d'agréable à l'œil. Cette sensation que la nature se meurt sous le froid et la glace pour ensuite renaître encore plus grande et plus forte qu'avant. N'était-ce pas un peu déjà ce que les Enfers représentaient? La mort, la délivrance pour apporter la véritable paix? Je me disais que là aussi peut-être, le fait que Brunissen était aussi proche de la glace, était un signe qu'elle était bien parmi nous.

Mais en arrivant, une douleur violente se manifesta au niveau de mon cou, j'en perdais un peu l'usage de mes jambes sur le coup et sans la jeune blonde, j'aurais fini à genoux dans la neige! Elle m'engueulait presque de ne rien lui avoir dit, mais sur quoi?

«Je... je n'y suis pour rien! C'est la première fois que ça me fait ça!» dois-je lui rappeler que l'autre cinglée ne m'a mordue qu'hier? Je la sentais mettre une onde glacée dessus et déjà ça allait mieux, je me redressais doucement, reprenant peu à peu l'usage de mes sens

«Si sa malédiction consiste juste à m'envoyer ces vagues de douleurs à intervalles réguliers, ça devrait aller...» mais qui sait si ça ne cache pas autre chose. C'était aussi pour ça que nous étions là.

Lydia fut la première à arriver avec deux de ses servants qu'elle présenta vite, j'approuvais d'un signe de tête pour la remercier de sa sollicitude

«Bonjour, Dame Lydia... je suis sincèrement désolée de me présenter à vous dans ces conditions, j'avoue que j'aurais préféré venir ici dans d'autres circonstances...» je lui souriais tout de même alors que les serviteurs s'approchèrent pour me mettre sur un brancard, mais je refusais. J'avais quand même encore un minimum de fierté

«Je suis à même de marcher si Brunissen m'aide un peu. Bonjour, Ézequiel... tu as l'air d'avoir déjà bien mûri depuis notre dernière rencontre! J'espère que tu as bien étudié les ouvrages que je t'ai montrés la dernière fois...» ou bien s'était-il contenté de développer ses capacités de vampire? Possible, après tout, il était l'infant de Lydia.

Je restais donc solidement accrochée à Brunissen pour avancer jusqu'à entrer dans la demeure, prenant garde de ne pas tomber sur une plaque de givre. Une fois à l'intérieur, les travaux semblaient avoir bien avancé, c'était moins le bazar que la dernière fois. Je me tournais vers Lydia tout en marchant vers une pièce où je serais soignée

«Avez-vous des nouvelles d'Ostro? Spectre du Rhinocéros? Vu que c'est lui qui a démoli la moitié de ton... de votre manoir...» j'avais failli la tutoyer, oubliant un peu son rang. Je n'étais pas trop habituée à tutoyer les gens à vrai dire, autant avec Minos c'était facile, évident même... avec Aërys, c'était facile aussi mais pas pour les mêmes raisons, mais avec Lydia, c'était plus difficile car elle me semblait surement plus accessible. Bref, j'allais devoir faire attention.

Ostro.. depuis que ma mémoire s'était libérée, je m'étais souvenue l'avoir rencontré par le passé quand j'étais petite. Mais cette andouille ne m'a même pas reconnue quand on s'est battus côte à côte à Death Queen Island. J'étais trop jeune, j'ai bien changé. Mais j'avais quand même envie de le retrouver pour le lui dire. Ça attendrait. Pour l'heure, il convenait que je m'allonge un peu, aussi je suivais docilement mes hôtes pour voir ce qu'ils pensaient de cette drôle de marque qui semblait, au premier abord, n'être qu'une petite malédiction sans trop d'importance, mais vu le côté perfide de son auteure, c'était surement plus compliqué que ça.
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Lydia


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MessageSujet: Re: [Décembre 1755 - Londres] Besoin de soins? - Étape 2! {Brunissen, Ézéquiel, Lydia, Sivir}   Mer 19 Juil - 22:46

- En voilà de bien sages paroles, dame Brunissen…

Avait-elle répondu d’un ton doux, ne relevant pas l’animosité certaine que semblait lui porter la blanche féline. A moins que ce fut cette tempête intérieure qui l’agitait presque constamment depuis son arrivée en ces lieux qui lui jouasse des tours, au point de se méprendre sur les intentions de l’Etoile des Ténèbres. Enfin, Lydia en avait vu d’autres et était plus que décidée à venir en aide à une jeune sœur d’armes destinée tout comme elle à servir Minos. C’était autant son devoir que son vœu…

- Dirigeons-nous donc vers l’entrée. Êtes-vous réellement certaine de ne pas vouloir de notre aide pour franchir la porte ? Quant à votre état, n’en rougissez donc pas. C’est le propre de tout guerrier d’être blessé au combat. Qui ne s’est jamais retrouvé couvert de plaies ? Pas moi en tout cas ni dame Brunissen ou encore mes deux amis ici présents.

C’était volontairement que le spectre du Vampire avait mentionné le terme combat car cela en avait été un pour la jeune Etoile brune. Une lutte certaine qu’elle avait déjà en partie remportée. En était-elle consciente ? La rousse chasseresse au teint d’albâtre l’ignorait. Elle ne la connaissait vraiment pas assez pour en décider.

- En fait, soyez plutôt fière des infimes marques qu’elles vous laisseront une fois que nous en aurons fini avec elles. Elles seront le signe de votre victoire, de votre valeur et de votre courage face à l’adversité.

Des mots tout empreints de dignité et de fierté avant que la Rose Noire ne se pose à quelques pas de leur petit groupe, lui faisant son rapport sur-le-champ. A la plus grande joie du spectre du Vampire, sa voix avait même gagné en assurance. Plus le temps passait et plus ses talents s’épanouissaient.

- Bien, cela ne pouvait mieux tomber en cette nuit. Merci, Ezéquiel. Puis se tournant vers Brunissen, elle ajouta. Spectre de la Rose Noire de l’Etoile terrestre du Parfum…

Et s’adressant de nouveau à son infant.

- Ezéquiel, cette blonde combattante est dame Brunissen, une ancienne guerrière divine doublée d’une guérisseuse. Tu connais déjà dame Sivir. Quant à son état, nous pourrons en juger une fois à l’intérieur et elle pourra tout t’expliquer elle-même si elle le désire. Pour l’instant, le plus urgent est de rentrer. Guide-les le temps que je vérifie la totale fermeture du passage.

Un ordre donné sur un ton doux mais clair. La No-Life Queen ne souhaitait aucunement que ses décisions fussent en cet instant discutées. Tout juste jeta-t-elle un œil à Harcher et Lucile quelque peu inquiets à l’idée d’exposer White Rose encore inachevée aux yeux du monde. Yeux qui par chance étaient encore fermés…

Instants qui n’appartenaient qu’à elle avant qu’elle ne rattrape en quelques secondes le petit groupe qui progressait sur un sol presque gelé droit vers l’entrée. A leur venue, les portes s’ouvrirent, laissant s’échapper une bouffée de chaleur avant que les deux invitées n’entrent en premier sous le regard désapprobateur du professeur. Cette manie de ne pas vouloir accepter l’aide de professionnels ne cesserait jamais de l'étonner. Enfin, il n’allait pas s’opposer à la volonté d’un spectre sous le regard de Lady Lydia.

Au vestibule succéda rapidement la pièce principale dont le feu ronflant faisait littéralement passer le poêle à l’entrée pour une petite flammèche. Deux escaliers sculptés s’étiraient face à face le long des murs encadrant celui soutenant le vaste foyer. Quatre portes s’y ouvraient mais ce n’était pas elles que le petit groupe allait emprunter pas plus que celles s’ouvrant à l’étage. Pour les soins, le rez-de-chaussée de l’aile gauche avait été spécialement aménagé selon les directives d’Harcher. Celle-ci contenait en plus des quatre chambres et du laboratoire du professeur, un jardin intérieur dans lequel les plus fragiles de toutes les plantes médicinales étaient cultivées. Hormis Lydia, Lucile et quelques autres, nul n’était autorisé à franchir le seuil s’ouvrant sur le laboratoire. Tout ce qui s’y trouvait était trop précieux pour être exposé à la première maladresse venue. Et puis, certaines des potions concoctées nécessitaient des ingrédients plus que particuliers.

C’était donc vers cette aile et la plus vaste des chambres que le petit groupe allait se diriger mais auparavant, Lydia préféra satisfaire la curiosité de Sivir, bien qu’elle doutât que cela puisse l’aider.

- Et bien, je l’ignore totalement. La dernière fois que je l’ai croisé, c’était à la Cathédrale lors de la mission de sauvetage de Lucinda. Ensuite, j’ai quitté les lieux en entraînant la sainte de la Vierge avec moi et depuis, plus aucune nouvelle de notre Rhinocéros préféré…

Elle-même s’était inquiétée pour le mastodonte mais il était un peu comme elle, d'une certaine façon, ne tenant pas vraiment en place par exemple. Nul doute qu’il avait du encore du trop s’éloigner, ou pire, mais comme à chaque fois, il finirait bien par repointer le bout de son nez pour ne pas dire sa corne. Et lorsque cet instant enfin arriverait, elle le saisirait d’office au collet. Il était en effet que temps que le Vampire et le Rhinocéros aient enfin une petite explication entre quatre yeux…

D’ailleurs parlant d’explications…

- Je sais que ce n’est pas la première fois que vous mettez les pieds chez moi, dame Sivir mais il se peut que certaines choses vous paraissent changées depuis la dernière fois. Cette porte sur la gauche va nous faire accéder à l’aile ouest qui est spécialement aménagée pour les soins. Vous aurez la première chambre, celle qui donne bien sûr sur le parc mais aussi sur la fontaine toute proche. C’est la plus spacieuse et si vous le souhaitez, nous pouvons même y installer un second lit pour dame Brunissen. Sinon, elle ira dormir à l’étage dans l’une des chambres libres. Tant qu’elle ne s’aventure pas dans les deux dernières pièces qui sont entièrement dévolues à Harcher, cela devrait aller.

Et jetant un regard à un Jonathan plus qu’agacé par l’attitude de la spectre qui était selon ses propres dires empoisonnée, elle termina.

- Le lit est prêt tout comme le reste de la chambre. Je vous invite à vous déshabiller pour que nous puissions vous examiner le plus vite possible ainsi que cette chose à votre cou. A moins que vous n’ayez autre chose à dire à Ezéquiel ou Lucile avant qu’ils ne nous quittent le temps des examens et des soins. En tout cas, quoique vous décidiez, faites le vite. Juste le temps pour Jonathan et moi d’enfiler des tenues autrement plus appropriées.
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MessageSujet: Re: [Décembre 1755 - Londres] Besoin de soins? - Étape 2! {Brunissen, Ézéquiel, Lydia, Sivir}   Jeu 20 Juil - 11:21

Je me trouvais au milieu de nombreuses personnes. De ma nature, je préférais rester discret, de toute façon je ne possédais point les compétences pouvant apporter une aide. Une dame répondit à mon interrogation. Encore une fois j'avais pêché de vitesse et j'oubliais de me présenter.

Quand je voulais le faire, Milady m'avait devancé. J'inclinais alors la tête.
-"Enchanté de vous rencontrer Dame Brunissen..." Dis-je immédiatement après les présentations.
-" A vos ordres Lady Lydia..." Répondis-je de suite lorsqu'elle m'ordonna de conduire la blessée dans la manoir. Le ton de la voix de ma maîtresse avait changé, exprimant là un désir d'écouter Minos, et aussi de me montrer que la situation exigeait un respect total.

Silver Arrow était resté à côté de moi, tranquille, lui aussi ne semblait pas vraiment à l'aise au milieu d'une foule. Même s'il avait l'art de se faire oublier et ainsi trouver la tranquillité.

Puis Dame Sivir m'adressa quelques mots malgré son état. Je devais avouer que j'étais un peu inquiet pour elle et que je n'aimais point la voir dans cet état. Je m'approchais un peu, un sourire sur les lèvres.
-" Bonjour Madame, j'ai eu le temps de bouquiner les ouvrages, même si les événements actuels, m'ont occupés."

En effet, depuis notre rencontre j'avais travaillé dur, entre la reconstruction du manoir de Lady Lydia, mon voyage en enfer, et dernièrement cette rencontre avec Minos alors que la vampire couronnée était blessée, j'avais dû laisser un peu de côté tout ça. Même si j'étais détérminé à progresser en tant que spectre.
-" J'espère que vous serez rapidement sur pied pour poursuivre mon entraînement." Lui dis-je d'un ton aimable plein d'encouragement. En effet ce fut la première personne que j'ai rencontré ici, et je la portais en haute estime.

-" Suivez-moi ! " Dis-je en m'engouffrant dans le manoir. Je me sentais fier du travail que j'avais accompli avec les autres serviteurs.
Nous nous dirigions alors vers les quartiers des soins. En silence, j'ouvrai le chemin de la petite troupe jusqu'à une salle jusqu'à un lit qui attendait la blessée.
-" Dame Sivir, installez-vous là s'il vous plait."
Il ne restait plus qu'à attendre la Maîtresse des lieux qui arriva, je m'écartais un peu, prêt à me retirer lorsqu'on me le dirait, car je savais qu'ici je n'avais rien à faire, du moins en apparence.
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MessageSujet: Re: [Décembre 1755 - Londres] Besoin de soins? - Étape 2! {Brunissen, Ézéquiel, Lydia, Sivir}   Jeu 20 Juil - 20:13

Un regard quelque peu gêné avait suivi la réponse de Sivir suite à ses paroles un peu trop passionnées. Sans doute l’effet du trop-plein de tension en plus de la frustration que la blonde nordique portait en elle sans pouvoir l’évacuer. Le fait d’être remontée en surface, en pleine tombée de neige, ne l’avait guère apaisée, pas plus que la fraîcheur d’une nuit d’automne…

Songeuse, elle se demanda quoi dire…

Devrait-elle s’excuser de s’inquiéter de son état ? Ou la laisser se draper dans sa fierté au point de s’épuiser ? Au final, elle ne savait plus vraiment. Leur relation ayant pris un tour un peu différent depuis l’attaque de la Wyvern. Un peu comme l’annonce du futur bouleversement à venir…

Se concentrant sur la marque qui ne lui inspirait aucune confiance, elle préféra au final ne rien dire. Pas sans certitude et cela passerait par l’avis d’autres guérisseurs dotés du matériel qui lui avait tant manqué.

Ainsi, n’avait-elle pas protesté quand la future Etoile du Talent avait refusé l’aide des deux suivants tout comme elle s’était contentée de saluer le spectre de la Rose Noire lorsque Lydia le lui avait présenté.

- De même, spectre de la Rose Noire… Des mots dits sur un ton très doux, quelque peu tremblant mais qui n’étonnerait personne au vu des circonstances…

Ensuite, la marche avait débuté. Son esprit se laissant aller à chaque nouveau pas fait dans la fine couche de neige, elle se contentait d’avancer. Des pas lents sur un sol traître, le poids de Sivir pesant sur son épaule et son bras. Non pas qu’elle fût lourde, loin de là, mais plutôt que la marque ne cessait de hanter la blanche féline et que l’idée de prendre le risque de s’empoisonner encore plus vite en bougeant plus que de nécessaire la tourmentait.

Enfin, les vastes portes ne tardèrent pas à paraître et avec elles, la future pièce qui accueillerait le spectre blessé. Soulagée à l’idée qu’au moins, cette fois, elle ne serait pas seule au chevet de Sivir, elle jeta un œil à Lydia et au professeur tout proche. Un sourire finit par s’épanouir sur ses traits à destination de la rousse chasseresse. Elle avait eu la gentillesse de les accueillir et que ce fut sur ordre ou non, cela n’avait pas réellement d’importance à ses yeux. Rien ne l’aurait en effet empêchée de déléguer cette tache à ses serviteurs tout comme la Wyvern l’avait fait avec elles avant qu’elles ne partent toutes pour l’Océanie.

Supérieure lui avait parue alors l’attitude du juge sans d’autres commentaires. Première impression qui avait pas mal évolué depuis. En un sens qui n’aiderait certainement pas la tigresse à s’intégrer davantage en des rangs qui ne lui correspondaient que très peu…

Même si certaines Etoiles s’avéraient plus que surprenantes comme le jeune Ezéquiel et son renard. Par politesse, elle n’était en aucun cas intervenue dans les différentes discussions tournant tantôt autour des études du jeune homme tantôt autour de cette brute tout en sucre d’Ostro.

Non, j’ai vraiment du mal… Ostro, Raïmi, Lydia, Minos, Sivir et maintenant la Wyvern et la Rose Noire…

Elle avait beau faire tous les efforts d’imagination possibles, elle n’arrivait toujours pas à se projeter dans l’un des surplis du sombre empereur.

Laissons faire le temps…

Quelle autre solution avait-elle pour l’instant sinon profiter un peu de la surface dès que l’état de Sivir le lui permettrait ? Se rapprocher des serviteurs de Lydia l’aiderait sans doute aussi à trouver sa place. Aucun d’eux ne semblait absolument soumis ou brimé par le spectre du Vampire. Une certaine arrogance se dégageait parfois même d’eux. Tout le contraire d’esclaves brisés…

C’était donc bien autre chose qui les liait à la splendide chasseresse.

Quelques signes d’assentiments aux différentes paroles et elles franchirent enfin le seuil de la chambre qu’occuperait Sivir. Vaste, lumineuse et agréable en dépit de son mobilier quelque peu dépouillé, elle serait l’idéal pour une patiente désireuse de vite récupérer. Quant à la fontaine toute proche, son chant devait plus qu’agréable à écouter au printemps ou en été, la belle nordique préférant éviter de donner froid à celle qu’elle s’était jurée de servir et protéger.

- C’est comme il plaira à dame Sivir. Avait-elle répondu spontanément d’une voix douce, souriant à l’intéressée comme pour lui faire oublier ses récentes rudesses.

Et puis, ce n’était pas vraiment à elle de décider et elle l’avait bien compris. Qui pouvait savoir si sa présence dans la même chambre que Sivir serait appréciée par cette dernière ? Même si la féline comprenait les motivations de la No-life Queen, elle ne pouvait en aucun cas s’imposer. Aussi, d’un regard, elle interrogea celle qu’elle considérait comme une amie, ne sachant si la réciproque se maintiendrait une fois que sa mémoire ancienne lui aurait été révélée.

Puis, la conversation dérivant sur les soins, elle réalisa le propre état de ses vêtements et se tournant spontanément vers Lydia.

- Excusez-moi, Lady Lydia, mais auriez-vous aussi une tenue pour moi ? Je ne peux pas vous aider dans des vêtements trop souillés. Ce serait trop mauvais pour les plaies de dame Sivir et il est hors de question que je prenne le risque de l’infecter en plus du venin qui la ronge déjà. S’il le faut, je ferais les retouches moi-même.

Des paroles limpides et claires, celles d’une guérisseuse s’adressant à des collègues à quelques pas de la patiente que tous trois s’apprêtaient à soigner.

- J'en profiterai pour t'en trouver une autre, plus à ta taille et surtout moins virile...

Un clin d’œil amusé avant qu'elle ne se glisse dans les pas d'Harcher.

- Cela peut avoir son charme mais celle-la ne te va absolument pas.

Quelques mots pour détendre l'atmosphère entre elles. Brunissen ne se sentait pas chez elle aux Enfers et ce qu'il venait de se passer en toute impunité, du moins pour le moment, ne faisait que la choquer en plus de réveiller certains de ses pires instincts.
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MessageSujet: Re: [Décembre 1755 - Londres] Besoin de soins? - Étape 2! {Brunissen, Ézéquiel, Lydia, Sivir}   Ven 21 Juil - 0:16

Brave petit. Il semblait avoir bien grandi en peu de temps. Chose difficile dans sa condition. Spectre, vampire, il avait tant à apprendre. Solidement accrochée à Brunissen, je ne me rendais pas compte que je pouvais lui être un fardeau plus lourd à porter encore, je m'appuyais sur elle sans me rendre compte à quel point elle était ma bouée de sauvetage en cet instant.

Je gravissais les marches de ce manoir, juste avec elle comme appui, ne réalisant pas que forcer ainsi sur chacun de mes muscles encore endoloris pouvait aggraver mon cas. Oui, fichu égo. Je faisais aussi de mon mieux pour ne pas trop montrer ma douleur, jusqu'à ce qu'on soit enfin à l'intérieur. Voir les réparations me faisait penser à Ostro, responsable de tout ce bazar! Un léger sourire étira mes lèvres, qu'est-ce qui lui avait pris? Pourquoi est-ce qu'il était venu ici pour enlever Lydia? Lui et sa cervelle de petit pois, je le revoyais, désormais bien net dans ma mémoire, en train de sucer la plaie à son bras après avoir été empoisonné au curare qui l'avait paralysé. Sa langue avait été aussi paralysée par la suite, il n'arrivait plus à parler. Imbécile... mais un imbécile sympathique quand même.

Je me retrouvais dans une large salle de soins et je pouvais enfin m'allonger, j'attrapais la main de Brunissen, grimaçant alors que je me détendais et que mes muscles criaient encore de ne pas être totalement guéris.

«Elle reste avec moi...» dis-je en serrant les dents, puis je prenais une profonde inspiration, fermant les yeux tout en refusant de la lâcher. Elle l'avait dit, nos destins étaient désormais liés, même si j'étais destinée à être une autre, une autre étoile, une autre personne peut-être aussi, elle serait toujours l'autre face de ma pièce.

Mais elle devait se changer, malgré tout, je tardais à la lâcher, plongeant mon regard dans le sien avant de rire lorsqu'elle parla de mes vêtements

«Comme tu voudras, tant que je ne suis pas... enfin tu sais.» désirable. S'il y avait un mot que je ne voulais plus entendre, c'était ça. Jolie, mignonne, séduisante, peu importe le synonyme tant que ça ne me correspondait plus. Je tremblais un peu mais je me décidais enfin à la lâcher, je me laissais aussi déshabiller sans pudeur, ce n'était pas comme si c'était important, il fallait bien qu'ils m'auscultent pour voir clairement mon état. Grace à la belle blonde, la plupart de mes blessures graves guérissaient, il me restait surtout quelques hématomes, et une bonne fragilité musculaire au niveau du dos et du ventre surtout à cause des chocs. De tels coups portés sans avoir de surplis sur le dos, c'était forcément dur à encaisser.

«J'ai déjà bien récupéré grace à mon cosmos... il n'est pas nécessaire de m'examiner plus que de raison sur ces blessures physiques. Il faut surtout se concentrer sur cette morsure. J'ignorais même que la Wyverne soit capable de mordre de cette manière...» et je n'étais pas la seule à l'ignorer, pour que Galea ne l'ait jamais su, c'est qu'Aërys avait du réserver ce sort qu'à peu de ses ennemis. Le souvenir de son squelette décomposé comme jouet de compagnie me fit légèrement grimacer de dégoût, non pas parce que j'aurais pu être à sa place, mais plutôt que je ne comprenais pas pourquoi elle m'avait voulue alors qu'elle semblait avoir des goûts si discutables.

Bref... j'attendais surtout que Brunissen revienne, bien changée, je la cherchais du regard. Elle était bizarre depuis cet accident et je n'aimais pas trop ça. Au delà de l'idée qu'elle puisse s'attaquer à la Wyverne, c'était surtout ce qu'il se passait dans sa tête qui m'inquiétait. Je me tournais malgré tout vers Lydia, si quelqu'un pouvait s'y connaître en morsure, c'était plutôt elle, non?
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MessageSujet: Re: [Décembre 1755 - Londres] Besoin de soins? - Étape 2! {Brunissen, Ézéquiel, Lydia, Sivir}   Ven 21 Juil - 21:11

[HRP : ne sachant pas trop ce que fera Ezéquiel pendant la période de soins, je le considère présent, dans la salle ou juste à côté. En cas de souci, mp moi et j'éditerai.

Vu la taille qu'a pris le post, j'ai préféré ne pas achever de suite la partie avec la morsure.]

- Oui, bien sûr…

Avait répondu la somptueuse chasseresse à la demande de la blonde nordique. A bien la contempler, quelque chose n’allait pas en son attitude. Son flot interne, les battements parfois désordonnés de son cœur et tant d’autres signes trahissaient une agitation certaine. Il était vrai qu’elle avait vécu des bouleversements majeurs en très peu de temps et que le seul repère qui lui avait paru réellement stable changeait lui aussi.

Et pas dans les meilleures conditions…

Échangeant alors un regard rapide avec sa première suivante, le spectre du Vampire préféra ne rien évoquer à ce sujet pour l’instant. Si les choses étaient aussi graves qu’elle le pensait, mieux valait les annoncer avec tact une fois le moment venu.

Aussi, reprenant la parole, elle ajouta d’un ton enjoué, totalement en décalage avec ce qu’elle ressentait Brunissen.

- Lucile va se charger de vous fournir toutes les deux en vêtements et surtout ne soyez pas gênées. Prenez ceux qui vous plaisent le plus. Nous les fabriquons nous-mêmes et c'est avec plaisir que nous vous les offrons. Un bon exercice de concentration que de filer la laine à la vitesse d’une Etoile Céleste. Cela apprend autant à doser sa puissance qu’à accroître sa dextérité. Vous devriez essayer un jour…
- Évitez juste les jours où dame Lydia s’amuse avec sa navette ou ses aiguilles. Elle a trop de goût pour certaines armes. Et je ne compte plus le nombre de fois où une simple séance de tissage a fini en bataille rangée mêlant effusions de sang et destruction de murs…
- Allons Lucile, pourquoi elle seule ? Nous avons tous la même passion pour les armes blanches…
-Un défi, Harcher ?


Un sourire charmeur à l’adresse de l’ancienne guerrière divine avant qu’il ne réponde de sa voix grave.

- Je pense que cela pourrait changer les idées de notre blonde invitée. Puis, j’avoue que je suis curieux de voir quels sont nos autres points communs à elle et moi.

Et son regard perçant filant vers la jeune Etoile brune, le professeur s’empressa de finir en posant un genou à terre, accentuant encore plus son attitude galante d’un long salut élégant.

- Ce qui ne vous exclue nullement, dame Sivir, enfin si nos jeux peuvent vous amuser. Dame Lydia ne se limite pas qu’aux seuls arts de la danse, du chant et de l’élevage de familiers. En plus de talents de guérisseuse plus que certains, elle a aussi une certaine passion pour les armes blanches. Il suffit de jeter un coup d’œil à l’armurerie de la Tolomea pour s’en convaincre.

Des mots, des gestes, des tons trahissant une réelle complicité entre le spectre du Vampire et ses deux suivants. Tout cela montrait à quel point, l’infiltration de la No-Life Queen pouvait prendre des proportions importantes au vu de l’art avec lequel les membres de la maison se fondaient dans la masse. Rien que le charisme d’un Harcher ou le charme subtil d’une Lucile pouvait déjà ouvrir certaines portes et les deux visiteuses étaient loin d’avoir pu contempler ce que deviendrait le spectre de la Rose Noire au fil du temps.

- Mais pas avant que nous en ayons fini avec cette vilaine plaie en plus de toutes les autres blessures. Aussi, cessez de perdre du temps, tous les deux. Vous avez entendu la réponse de dame Sivir en plus de la demande de dame Brunissen ?
- Il en sera fait comme vous le souhaitez, my lady…

Une révérence avait succédé aux paroles de la Succube, annonçant le retour à un peu plus de sérieux. Si Lydia acceptait plus qu’aisément quelques instants de relâchement même en présence d’autres spectres, ses ordres n’en demeuraient pas moins réels…

-Venez, dame Brunissen, je vais vous montrer où nous rangeons les tenues pour les soins. Dame Lydia a déjà les siennes mais vous êtes quelques peu plus en courbes qu’elle. Laissez-moi juste le temps de vous en ajuster une vite fait…

Les deux blondes parties sous l’impulsion douce mais franche de Lucile, Lydia s’approcha de Sivir avant de quitter la chambre à son tour, Harcher s’étant effacé avec une discrétion plus qu’impressionnante.

- Pas mal de choses me sont encore inconnues, sur Brunissen et vous ainsi que toute cette histoire à Caïna, mais je peux reconnaître une bombe sur point d’exploser quand j’en vois une. Seul votre état et votre demande ont pu l’empêcher de venger votre honneur mais cela ne demeurera jamais qu’un sursis. Aussi, à moins de l’emmener avec vous pour rechercher votre Etoile, je vous conseille de tout faire pour la convaincre de rester ici. Seule aux Enfers sans votre influence ou celle de Minos, elle pourrait très bien succomber à la première provocation venue.

Attrapant la main de Sivir, elle fit un signe aux serviteurs qui amenaient le second lit. Lesquels agirent tout en silence et en discrétion.

- Pensez à cela… Même si votre état vous fait souffrir, pensez aussi à elle… Des mots doux, tendres, preuves que Minos n’avaient pas détruit le cœur de l’Etoile des Ténèbres même si une immense brèche s’était ouverte en son âme et pas encore totalement refermée. Plus que sa mémoire, une autre part de son être allait cette fois être malmené…

Se relevant, elle quitta alors la chambre, faisant signe à Ezéquiel pour qu’il tienne compagnie à Sivir aussi longtemps que les trois guérisseurs seraient absents…

Ainsi s’écoulèrent les quelques instants précédant les soins à venir. Nerveuse à l’idée de ce que la préparation d’un antidote pourrait exiger, Lydia ne s’en détournerait pas. Si cette chose était aussi perverse qu’on le lui annonçait, elle userait des grands moyens sans hésiter. Se préparant aux gestes qu’il lui faudrait d’ici peu accomplir, elle noua sa splendide chevelure de feu en une longue tresse qu’elle remonta ensuite en chignon. Puis, sortant ses premiers gants d’un bain d’alcool, elle plaça à une vitesse hallucinante une sorte de charlotte sur eux, les isolant totalement. Puis, ce fut au tour de son corps de se retrouver habillé d’une longue tenue blanche, ayant bouilli plusieurs fois et totalement dénuée du plus petit contact.

Ne lui restait plus qu’à passer une nouvelle paire de gants généreusement baignée dans l’alcool le plus pur.

Quelques pas rapides, presque un vol et elle retrouva la chambre de Sivir où se trouvait déjà Brunissen que Lucile avait vraisemblablement aidé à se vêtir. Ne restait plus que Harcher qui les rejoignit juste après.

- Excusez-moi, dame Sivir, mais tout ce qui va concerner l'ordre d'exécution des soins et de cette morsure n'est plus que de notre ressort à tous les trois.

La voix de Lydia était douce, extrêmement douce avant qu’elle ne se tourne vers Harcher et Brunissen.

- Je vais me concentrer sur la voie de son sang et tout ce que je peux lire au travers de son corps. A mes sens, aucune hémorragie même minime ne pourra se cacher. Tout ce que je vais voir, vous le verrez aussi au travers des illusions que je suis capable de projeter dans votre esprit, dame Brunissen. Pour Harcher, nous communierons en tant que No-Life Queen et infant.

Ainsi commença l’examen global du corps de Sivir. C’était une façon incroyablement fine de passer le corps de la jeune femme en revue sans trop lui faire de mal en la remuant. Lydia était plus qu’un simple Vampire, elle était la reine vampire trois fois millénaire, transformée par Hadès lui-même. Nul cœur, nul sang ne pouvait lui échapper.

Quant aux gestes qui suivirent pour palper l’ensemble des zones touchées. Eux aussi étaient d’une infinie douceur. Jusqu’à ce qu’elle ne cesse et s’adresse directement à la patiente.

- Vous avez déjà bien récupéré grâce aux soins de dame Brunissen. Vous avez vraiment eu beaucoup de chance. Je ne compte plus les hématomes et coups violents. Cette sauvagerie ne mérite aucune excuse. Avec du temps, du repos et quelques-unes de potions que je vais vous donner en plus de celles de Brunissen qui ne sont malheureusement pas éternelles, vous devriez vite vous remettre.

Et échangeant rapidement par la pensée avec les deux autres soigneurs, elle reprit.

- Mais j’ai aussi une autre nouvelle. L’une de vos cotes a commencé à mal se ressouder et le processus est déjà plus qu’avancé.

Un instant s’écoula pour laisser la parole à ses deux collègues avant qu’elle ne poursuive.

- Nous n’avons pas trop le choix. Il va falloir fracturer et remettre correctement en place en y ajoutant une bonne dose de mon aura régénératrice.

Et faisant un signe à Brunissen pour qu’elle la tienne fermement.

- Bien, Harcher et moi sommes habitués à agir de concert. Il va se charger de la partie la plus rude et moi de replacer correctement votre cote. A nous deux, nous irons si vite que vous n’aurez qu’à peine le temps de souffrir. Faites-nous confiance.

Jetant un œil à Brunissen, elle la vit bloquer Sivir, de telle sorte à ce que tous les deux puissent agir au mieux.

Un regard entre eux et les gestes se succédèrent à la vitesse ahurissante que pouvait atteindre n’importe quel infant de la nuit. Sublimé par le sang que Lydia lui avait offert, le professeur n’eut aucun mal à frapper exactement où il fallait avant d'aider à remettre les éléments en place aux moyens de gestes trop rapides pour une vision normale. Ceci fait, il laissa le cosmos curatif de Lydia prendre le relais et précipiter la soudure de l’os.

Tout avait été très vite, aussi vite que tous deux l’avaient pu et Lydia espérait ne pas lui avoir fait trop de mal…

- Brunissen, vous pouvez la lâcher et lui refaire un pansement correct. Ensuite, dès qu’elle s’en sentira capable, qu’elle avale ceci.

Et épongeant elle-même le front de Sivir.

- J’espère que cela n’a pas été trop pénible. Nous avons fait en sorte d’aller le plus vite possible, avant même que votre corps ne puisse ressentir une trop vive douleur.

Et changeant ses gants quelque peu ensanglantés, elle se tourna vers la table où reposait une série d’aiguilles creuses ainsi que des scalpels plus que fins.

- Maintenant, voyons ceci…

Se penchant sur la morsure, elle commença à détailler la taille, la finesse des trous laissés, la cicatrisation, la coloration de la peau mais aussi le goût du sang tout proche. Mais plus que tout cela, c’était bien le cosmos latent s’en dégageant qui retenait son attention.

- Définitivement, cela n’a rien d’une morsure de Vampire. Tout semble être fait pour maintenir votre sang en vous et éviter toute fuite de venin. Cette chose s’étend sous la peau et visiblement, elle libère des décharges successives qui ne pourront qu’augmenter crescendo.

A ces paroles, Harcher s’était approché, examinant à son tour la marque.

- Je ne peux que confirmer les paroles de ma tendre amie. Cela ressemble plus à une morsure de serpent. Les points d’entrées sont très fins et visibles à nos yeux malgré le soin mis pour les cacher. Une technique en laquelle rares sont ceux capables de rivaliser avec nous, infants de Nyx. Maintenant, il va falloir tout tenter pour ponctionner le venin. Nous ne pourrons faire d’antidote qu’avec une part de votre sang saturé de cette saleté. Mais nous ne le ferons qu’avec votre accord car cela va nécessiter une surveillance de tous les instants de cette méprisable marque, l’idéal étant d’agir au moment où elle s’active. Où que vous soyez…

Se taisant alors, le professeur contempla le visage pâle de Brunissen. Visiblement, elle ne s’attendait pas à ce qu’une telle épreuve soit imposée à Sivir mais c’était bien la seule façon de l’aider. Prélever ce qui pouvait l'être et fabriquer un contre-venin au plus vite.
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MessageSujet: Re: [Décembre 1755 - Londres] Besoin de soins? - Étape 2! {Brunissen, Ézéquiel, Lydia, Sivir}   Dim 23 Juil - 15:20

[HRP : Ezéquiel passant son tour, j'enchaîne directement.

J'ai aussi fait intervenir les PNJs Lucile et Harcher avec l'accord de Lydia]

D’un regard, elle avait marqué son accord à la réponse de Sivir. Plus qu’une joie, c’était même un terrible réconfort de savoir qu’elles pourraient rester ensemble tout le long de la convalescence de la belle brune en cette demeure peuplée de vampires, enfin au moins trois, ne sachant trop ce que pouvait être exactement la blonde Lucile.

Et posant sa main sur celle de l’Etoile du Talent, elle confirma, un sourire soulagé aux lèvres.

- Oui, ce sera bien plus simple pour veiller sur l’évolution de ses plaies et de cette morsure. Et puis, je serais là en cas d’attaque. Votre demeure est en surface, dame Lydia, et je ne pense pas que cela soit le plus sûr des endroits pour deux spectres tels qu'Ezéquiel et vous, dame vampire.

Ce n’était sans doute pas le meilleur moment d'en parler mais la blanche féline était plus que certaine du danger que courraient les habitants de ce manoir si jamais les saints leur tombaient dessus.

- Comptez sur moi pour vous lutter à vos côtés tout comme je le fais déjà avec dame Sivir.

Des paroles dites sur un ton tellement ardent qu’on ne pouvait douter du désir intense de rattraper une faute qu’elle n’avait aucunement faite. Sans doute cette frustration qui la rongeait en plus de la fureur qu’elle s’efforçait de maîtriser.

Et serrant à son tour la main de l’ancienne Alraune dans les siennes, elle répondit d’un ton plus calme à Lydia.

- Merci, lady Carminia. C’est très généreux de votre part et je pense que notre dame Sivir devrait trouver son bonheur dans certaines des tenues que vous portez pour combattre, vous entraîner ou chevaucher lors de vos sorties. Avant de se tourner de nouveau face à Sivir. Sinon, je pourrais très bien t'en confectionner dans les tissus de ton choix, en attendant que tu acceptes de reprendre des tenues plus féminines…

Ce qu’elle espérait voir revenir assez vite. Au fond d’elle-même, la nordique était convaincue que même vêtue avec un sac à patates, Sivir aurait excité le désir malsain de cette femme. C’était encore pire qu'une obsession mal placée…

Et achevant sur ces quelques mots, elle se libéra de la poigne de la brune Céleste. Le temps de se changer était venu et suivant la conversation entre les deux suivants, elle répondit à son tour.

- Si vous avez quelques haches d’armes en plus des épées et poignards, ce sera avec plaisir, professeur Harcher. Je me suis toujours demandée qui était le plus rapide entre une chauve-souris et un félin sacré. Je vous garantis juste une chose : je ne me servirai pas de la glace. Ce serait bien trop simple de vous plonger en hibernation et je ne pense pas que cela plaise à votre merveilleuse reine.

Enfin quelqu’un qui avait l’esprit un peu plus guerrier que les serviteurs de la Caïna. Ce qui ne l’étonnait pas plus que cela. Lydia devait avoir des passages à vide durant lesquels c’était sur la Rose Noire et ses serviteurs qu’elle comptait pour assurer les défenses de ce lieu.

- Et puis, tant que ce n’est pas à la Caïna, c’est parfait. Par contre, je pense qu’une visite de vos serres lui plairait tout autant voire plus… D’ailleurs, votre laboratoire mériterait bien lui aussi une petite visite.

Et un clin d’œil avant qu’elle ne se lance à la suite de Lucile.

- Je reviens le plus vite possible, dame Sivir.

Bien que ses troubles fussent toujours présents, elle se sentait un peu mieux depuis son arrivée à White Rose et les premiers échanges avec Harcher et Lucile. Ces deux-là avaient eu un effet apaisant sur la blonde guerrière en plus de l’éloignement forcé de la Caïna. Ce qui l’empêcherait pendant tout un temps d’aller casser la figure de la Wyvern. Déjà une bonne chose d'accomplie…

Le chemin vers la salle contenant les tenues était relativement court. Un escalier menant à l’étage avant de déboucher sur le couloir où s’ouvrait une gigantesque porte. De quoi faire passer des meubles complets.

- Venez…

Lui avait juste glissé la suivante avant de lui faire signe de se déshabiller et de se laver au plus vite. Ce qui se fit sans perdre la moindre seconde avant qu’elle ne découvre la tenue que lui tendait l’apparente jeune femme gantée.

[color=black]- Ceci devrait vous aller mais auparavant, il faut que je noue votre magnifique chevelure.
- Bien…


Peu habituée à être servie de la sorte, Brunissen se laissa faire. La dextérité et le talent de cette camériste dépassait tout ce qu’elle pouvait espérer. Quelques secondes à peine lui avait suffi pour monter la lourde chevelure d’or en un chignon épais aussitôt recouvert d’une pièce de tissu blanc.

- Voilà, vous êtes vraiment splendide…
- Merci mais je ne pense pas que cela vaille la peine de s'y attarder...
- Vous l’aimez depuis longtemps ?
- Pardon ?
- Sans doute n'est-ce encore que l’amitié pour l’instant mais on sent une véritable relation entre vous. Les Vampires et les Succubes sont très réceptifs à cela. Et je suis un succube pour répondre à votre question. L’un des gardes du corps les plus secrets de lady Carminia, la préservant des hommes du commun…

Se tournant alors vers la jeune femme, Brunissen ressentit alors l’aura un peu entêtante qui s’en dégageait.

- C’est donc cela. Vous êtes au service de la famille de Lydia tout comme Harcher. Par contre, vous n’avez rien d’une guérisseuse.
- Non, je me contente de tuer ceux qui veulent profiter du sommeil de ma dame pour toutes sortes de raisons. Malheureusement, vous avez raison sur un point.
- Aucun de vous deux ne serait de taille contre…
- Oui… Mieux vaut ne pas y penser même si Lady Lydia a du prévoir ce genre d’éventualité depuis son installation en ces lieux. Elle le sait, elle le sait bien plus que tout autre. Depuis plus trois mille ans, elle est au service d’Hadès. Maintenant, laissons-cela de côté. Je viens d’ajuster cette tenue à vos mensurations.
- … ?


Et lisant l’interrogation dans les yeux de Brunissen, Lucile enchaîna.

- Je peux estimer sans erreur la taille de n’importe quelle femme. Maintenant, je vais vous laisser vous rhabiller. Réfléchissez juste à ce que je viens de vous dire. Il se peut que vous trouviez ici de quoi passer votre rage tout en aidant votre amie. Bien plus que vous ne pourriez l’imaginer.

Sur ces derniers mots, elle s’était éclipsée.

Des chauves-souris, un immense étalon noir caracolant comme il le veut dans cette propriété, trois vampires dont deux spectres et un succube… et je viens seulement d’arriver…

Évitant de poser les mains sur sa tête et ruiner de la sorte les efforts de la suivante, Brunissen songea à tout ce qu’elle venait de lui dire. Les soins de Sivir ne seraient visiblement pas ses seules occupations. Autre chose planait et les paroles de Lucile semblait suggéraient que cela toucherait aussi Lydia.

L’esprit occupé par toutes ces informations, elle regagna la chambre de Sivir où la belle brune patientait déjà. Croisant au passage un Ezéquiel quelque peu gêné par la tenue plus que légère de son mentor, elle lui fit un signe de tête. Un peu trop raide mais déjà bien plus doux qu’à son arrivée.

Puis, se retrouvant près de sa patiente et amie.

- Voilà, je suis de retour.

Toute de blanche vêtue, coiffée d'une espèce de capuche tout aussi immaculée, elle semblait tout droit surgie de la neige qu’elle se plaisait tant à faire tomber.

- Lydia et Harcher ne devraient plus tarder. A nous trois, nous viendrons à bout de tout cela… Et ensuite, nous pourrons aller chercher votre surplis.

Un ton enjoué puisque dans la tête de la féline, elle ne pouvait qu’être de la partie. De légers bruits de voix se firent ensuite entendre et les deux guérisseurs apparurent. Prenant d’office la tête des soins, Lydia s’imposa de fait à Sivir en tant que première guérisseuse. Ce qui ne laissait que peu de marge à Brunissen sans qu’elle ne s’en offusque. C’était entre spectres et une nouvelle fois, elle se heurtait à cette réalité. Aussi, se concentrant de son mieux tout en se plaçant auprès de Jonathan Harcher, elle sentit un cosmos s’élever.

Ce serait cela ?

Jamais elle n’avait pu s’imaginer une telle précision dans les flux de sang et de vie. Sans doute fallait-il être dans la peau d’un vampire pour avoir accès à tous ces talents.

Mais c’est…

Un regard échangé avec Harcher tout proche et elle le vit faire un signe de tête. Lui aussi avait remarqué cet os en processus de régénération tout comme Lydia. C’était infime et encore trop précoce pour un être normal mais avec de tels amplificateurs de sens, c’était plus que flagrant tout comme les coups et les bleus meurtrissant le corps de Sivir. Il fallait être habitué pour faire la part des choses mais Brunissen n’était pas qu’une simple jeune femme. Aussi tint-elle le coup tout en s’accrochant aux visions que lui projettait Lydia.

Maintenant, je comprends mieux pourquoi Minos la garde aussi jalousement sous sa coupe exclusive. Elle doit être capable de déceler n’importe quel être vivant…

Ce qui devait avoir un prix certain mais dont elle n’avait encore aucune idée.

Puis, sentant le cosmos de Lydia retomber, elle se concentra sur ses paroles.

- Bien, je vais faire en sorte que dame Sivir ne bouge aucunement et cela, je peux vous l’assurer. Quant à la douleur, je peux toujours l’atténuer. Faites juste au plus vite et au mieux, tous les deux.

Habitués à œuvrer de concert, à les voir, on ne pouvait en douter. Si vifs étaient leurs mouvements que seuls des éveillés pouvaient les contempler. Spectacle dont elle priva sans le moindre scrupule Sivir en lui plaquant une sorte de bandeau sur les yeux. Autant qu’elle ne se voit pas ainsi traitée surtout lorsque le petit marteau entra en jeu. Quant à sa poigne, la belle brune eut tout le loisir de savourer sa puissance. Brunissen l’avait en effet si bien plaquée contre elle tout en jouant de sa glace que le futur Balrog n’avait aucune possibilité ne serait-ce que de bouger un petit doigt avant que tout ne soit achevé.

Si peu, si peu de temps, cela avait nécessité avant que tout ne finisse et que la blonde nordique ne refasse le pansement de Sivir.

- Oui, je l’ai soignée… Et je le referai… à vos côtés, Lydia…

Un ton plus calme et plus doux, la distance entre elles semblait comme s’être atténuée.

- Merci pour vos mots mais je n’ai fait que mon travail…

C’est tout ce qu’elle m’a laissé faire. Acheva-t-elle pour elle seule. Ce n’était vraiment pas le moment de jeter des reproches à Sivir, vraiment pas.

Puis, s’éloignant quelque peu, elle écouta les commentaires des deux autres.

- Pas une morsure de Vampire…

Cela, la blonde s’en était un peu doutée, Aerys lui ayant été présentée comme étant une nymphe et non un infant de Nyx. Cette information confirmée de la bouche même des deux soigneurs, elle jeta un œil au matériel qui attendait sur la table toute proche et elle comprit.

- C’est donc à cela que vont servir les aiguilles et ces lames plus que fines en plus du reste. Expliquez-moi ce qu’il faut faire, professeur et j’assurerai tous les prélèvements au cours de la nuit et des instants où nous ne serons que toutes les deux. Plus vous en aurez et plus vous pourrez fabriquer au mieux l’antidote…

Aussi, il n’y a pas à hésiter… Dame Sivir sera plus à l’aise avec moi qu’avec l’un de vous deux, sans vous offensez, professeur Harcher et dame Lydia…


Prête à veiller des jours et des nuits s’il le fallait, Brunissen se sentait plus utile en cet instant qu’elle ne l’avait jamais été depuis sa résurrection. Un sentiment qu'elle pensait avoir oublié.
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MessageSujet: Re: [Décembre 1755 - Londres] Besoin de soins? - Étape 2! {Brunissen, Ézéquiel, Lydia, Sivir}   Dim 23 Juil - 18:25

D'un regard un peu inquiet, j'avais regardé Brunissen s'éloigner pour être changée. Lydia avait alors demeuré un peu avec moi, et commençait à se rendre compte de l'état réel de la blonde nordique. Je venais saisir le poignet de Lydia, plantant mon regard dans le sien avec un air assez sombre mais plus que sérieux

«Dame Lydia... croyez moi que si j'avais le choix, je ne vous ferais pas une telle demande... mais j'ai besoin de votre aide.» je sentais venir un nouvel élan de douleur en provenance de la morsure, mais le gel de Brunissen l'apaisait aussi, ça ne me fit donc pas aussi mal que la première fois, je serrais juste davantage le poignet de Lydia pour le coup avant de la regarder à nouveau «elle ne peut pas demeurer en Enfers... pas tout de suite du moins, pas tant qu'elle n'aura pas trouver l'étoile qui la protégera! Vous vivez à la surface, je vous en prie, aidez-nous à pouvoir faire de même... elle et moi. S'il vous plaît, je sais qu'en tant qu'Étoile du Talent, je devrai être disponible au Temple du Jugement, mais je suis sure qu'il est possible de trouver un endroit sur terre où je pourrais rejoindre les Enfers dès que l'on aura besoin de moi. Si quelqu'un peut le savoir, c'est vous... aidez nous à mettre le plus de distance possible entre Caïna et nous.»

Je savais que Minos ne laisserait plus Aërys m'approcher, je savais au fond qu'il devait déjà être au courant même si j'ignorais le contenu du message de Brunissen à son attention, mais voilà. J'allais bientôt avoir une nouvelle vie, de nouveaux souvenirs aussi, peut-être au fond que je ne serais plus totalement moi-même... j'allais avoir besoin de temps pour faire le tri là dedans et je savais que j'aurais besoin de m'éloigner de tout ça.

«Brunissen ne pourra pas venir avec moi chercher mon surplis, elle devra rester avec vous. Pas seulement pour me trouver un remède, mais aussi pour nous trouver un second chez nous. Ma demeure est en Enfer, le Seigneur Minos m'a montré mes appartements et je sais que c'est chez moi. Mais pour Brunissen, si je veux la protéger et si je veux qu'elle devienne pleinement l'une des nôtres, elle a besoin d'un chez nous. Elle ne pourra jamais rejoindre pleinement notre cause si elle ne se sent pas chez elle quelque part. Nous devons lui laisser le temps...»

Je prenais une profonde inspiration avant de la laisser, les autres revenaient et visiblement, mes soins allaient s'avérer plus compliqués que prévu. Je prenais la main de Brunissen alors qu'elle pensait devoir m'accompagner pour venir chercher mon surplis, je serrais davantage sa main, hors de question de lui mentir
«Mon amie, je suis désolée... mais tu vas avoir une autre tâche à accomplir. Tu ne pourras pas venir avec moi.» je venais alors l'inciter à s'approcher pour qu'elle seule puisse entendre, même si Lydia avait déjà entendu ma requête «tu dois nous trouver notre nouvelle demeure... il n'y a que toi pour savoir vraiment ce qui pourra nous convenir.» et avec l'aide de Lydia pour s'assurer qu'il s'agisse d'un lieu facilement accessible aux Enfers, je savais au fond que tout se passerait bien. Je savais aussi qu'elle s'inquiéterait de me savoir loin d'elle, mais je plongeais mon regard dans le sien avec un air sérieux «je serai avec le Seigneur Minos. Et je ne pense pas qu'il souhaite attirer ta fureur en ne faisant pas attention à moi.» c'était dit sur un ton léger, j'en profitais tant que je pouvais, car la suite n'allait pas me plaire.

L'une de mes côtes était mal soignée, aussi il fallait la briser pour la ressouder. J'allais douiller. Brunissen se plaqua sur moi, usant de son froid pour apaiser la douleur lorsque je sentis les premiers coups de marteau. J'aurais aimé me cambrer et me relever même, mais la nordique avait une force incroyable! Une part de moi aurait pu se sentir menacée, mais non, je fermais juste les yeux, serrant les dents et subissant la douleur qui finalement s'estompa très vite. Lydia ne mentait pas sur la façon dont elle opérait.

Je reprenais ma respiration avant d'écouter la suite concernant cette histoire de poison et de malédiction. Elle semblait savoir ce qu'il fallait faire, c'était tout ce qui comptait.

«Est-ce que je vais devoir rester ici le temps que vous trouviez le dosage adéquat?» autant j'avais bien compris qu'ils devraient rester autour de moi jusqu'à ce que j'ai une nouvelle crise, mais après? Une fois qu'ils auraient pris le sang nécessaire? J'approuvais en tout cas l'idée que ce soit Brunissen qui se charge de ça, aussi je les laissais déjà prélever un peu, n'ayant aucun moyen de prévoir quand la nouvelle crise aurait lieu.

Il se passa d'ailleurs quelques heures avant que ça n'arrive, j'avais du rester au lit tout ce temps et la blonde nordique était restée près de moi, je venais serrer son poignet en sentant la douleur arriver et je la regardais rapidement

«C'est maintenant!!!» je prenais une profonde inspiration en penchant la tête pour laisser la jeune femme agir, éventuellement aidée des autres... faites que ça se passe vite, ça aussi! La douleur grimpait en intensité au niveau de mon cou et me faisait un mal de chien, j'espérais que tout ce monde autour de moi finirait par me retirer cette saleté au plus vite.
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MessageSujet: Re: [Décembre 1755 - Londres] Besoin de soins? - Étape 2! {Brunissen, Ézéquiel, Lydia, Sivir}   Lun 24 Juil - 23:03

[HRP : j’enchaîne directement avec la suite de la morsure. Les réponses à certaines demandes apparaîtront au fil du post ^^

J'ai essayé de ne pas faire trop long]


Ne pas en ajouter plus que de nécessaire… Semblait être devenu son leitmotiv en cet instant. Face au terrible spectacle de la morsure maudite, la somptueuse chasseresse s’était efforcée de n’évoquer que la nature des plaies et les actes à accomplir pour soulager Sivir tout en prélevant le maximum de venin. Le reste ne serait que de son ressort et de celui d’Harcher. Un processus dont elle avait usé de par le passé et que Minos n’avait pu que lire en ses actes passés.

Oui… Ce sera le seul moyen…

Et répondant aux paroles de Brunissen, elle s’empara de quelques-unes des aiguilles avant de lui en tendre une.

- Je vais me charger de la première prise de venin. Jonathan en profitera pour vous expliquer le moindre de mes gestes. Ensuite, il vous apprendra à vous en servir pour tout prélèvement accessible aux humains…

Une précision qui marquait de nouveau la nature vampirique de Lydia mais aussi d’Harcher. Tous deux étaient des maîtres des flux de sang et disposaient de moyens autres que ceux mis en place pour prélever le sang saturé de venin de Sivir. Surtout quand il ne s’agissait que se nourrir du sang des vivants.

Et se penchant vers Sivir…

- Je vais aller le plus vite possible. Faites-moi confiance. Jamais, je ne serai une sadique…

* Et surtout ne vous inquiétez pas pour Brunissen, nous allons tous l’occuper pour qu’elle ne se morfonde pas durant votre absence. Quant à votre demande et vos recherches d’un havre où vous poser, j’ai eu le temps d’en toucher deux mots avec Jonathan. Il dispose encore d’une demeure éloignée de tous et de toutes. *

Et souriant doucement.

* Elle a bien son histoire mais celle-ci s’est effacée avec le temps et le nom de l’Ange qui l’avait si souvent occupée. Elle aussi été versée en l’art des soins en plus d’être une grande voyageuse. Tout ce qu’elle a pu écrire et ramener de ses périples s’y trouvent encore. Sa bibliothèque secrète n’a rien à envier à celle de White Rose tout comme les autres ouvrages que Jonathan y a déposés ces derniers mois. C’est un terrain neutre et un lieu de passage immense qui vous permettra de partir où vous voulez sans que cela soit en rapport avec ma présence et mes actions en surface. Ainsi ne risquerez-vous rien. Personne ne songera à aller vous y chercher le temps que je puisse vous rejoindre et vous expliquer comment mettre en place toutes les défenses et les précautions nécessaires pour éviter de vous faire repérer. *

Ne pas trop en dire comme lorsque Sivir lui avait fait cette demande, cette requête et qu’elle l’avait assurée de tout faire pour veiller sur la blonde nordique aussi longtemps que le futur Balrog serait éloigné de sa protégée.

Tout juste se rappela-t-elle ses paroles lorsque Sivir lui exposa sa requête quelques temps auparavant…

" Hum… Je pourrais prendre cela pour un manque de confiance en moi, dame Sivir, alors que nous sommes toutes les deux destinées à œuvrer sous les ordres du juge Minos jusqu’à l’ultime dénouement de tout. Sachez que vous n’avez aucune honte à avoir en me demandant de l’aide. C’est même une preuve de sagesse et de la sagesse, il vous en faudra pour seconder notre seigneur. " Son ton s’était fait si doux à l’évocation de l’Etoile de la Noblesse, unique relâchement avant qu’elle ne reprenne. " Aussi soyez assurée que je consacrerai tous mes talents et tout mon savoir pour vous aider à trouver la demeure qui vous conviendra à toutes deux. Un lieu que je suis certaine de trouver si vous me laissez en apprendre bien plus sur vous…

Cela demande de la confiance mais aussi de l’abandon. Laissez-moi la possibilité de vous aider et je vous trouverai le meilleur de tous les havres… "


Mots qui avaient largement eu le temps de faire leur chemin en l’esprit de Sivir exactement comme l’aiguille plus que fine qui lui transperça la peau. Si menue, si légère en un point différent des autres au sein de cette marque qu’elle ne put manquer le flux sanguin le plus exposé. Celui qui servirait de point d’entrée avant de contaminer tout le corps de la brune étoile. Ainsi, venait-elle de créer un puits minuscule par lequel elle s’empressa de prélever le précieux fluide directement à la source la plus contaminée. Ce ne serait pas le plus atteint entre deux crises mais suffirait pour débuter.

Un flacon rempli de sang et elle retira la fine aiguille, la détruisant aussitôt d’un flamboiement de cosmos.

- Voilà, comment vous sentez-vous ? Aucun vertige ?
Pressant doucement sur le point avec un petit linge propre, elle poursuivit.

- Cela devrait déjà nous aider à y voir plus clair. Pour la quantité, mieux vaut avoir suffisamment de sang et surtout de venin pour tout lancer d’un seul coup. Je dirais une crise, deux, trois, au grand maximum, devraient largement suffire et puis, nous savons exactement où prélever. Espérons juste qu’elles ne soient pas trop rapprochées.

Ajouta-t-elle avant de poser la main sur le front de Sivir, sous le regard plus qu’inquiet de Brunissen.

* Comprenez, nous avons tous les trois de quoi vous soulager après coup mais rien pour l’instant ne peut nous permettre d’estimer l’ampleur de la souffrance reçue lors de chaque décharge. Si jamais, cela se passait alors que vous êtes dans la tour… Puisse Hadès nous éclairer avec cela…
*


Une hypothèse pas si fausse que cela même si elle savait que Minos veillerait sur Sivir, il serait plus qu’handicapant pour la jeune brune de subir cette torture en pleine action.

Et reprenant.

- Je vais vous laisser maintenant. Brunissen veillera sur vous dès que Harcher aura fini de tout lui expliquer. Pour ma part, je vais déjà me pencher sur ce que j’ai.

Sur ce, elle quitta la salle, laissant Sivir aux soins de Brunissen et Harcher. Le plus dur allait commencer. Elle savait ce qui l’attendait mais préférait ne rien en dire. Hormis le professeur et sans doute Minos, personne n’avait réellement idée de la manière dont les deux vampires pouvaient obtenir certains remèdes.

Ezéquiel… Il faudra faire en sorte de ne pas l’inquiéter.

La moindre interruption pouvait tout compromettre, aussi, mieux valait prendre toutes les précautions les plus pointues.


~~ ~~ ~~ ~~ ~~ ~~ ~~ ~~ ~~ ~~ ~~ ~~ ~~


Quelques heures s’écoulèrent ensuite, Sivir se reposant sous la garde vigilante de Brunissen tandis qu'en ses appartements les plus secrets, Lydia s’était attaquée à l’étude du venin, tachant d’en estimer la quantité. Il marquait bien le sang de Sivir, lui donnant un goût qu’elle n’avait pu reconnaître. C’était si nouveau…

-Ma tendre amie…
- J’ignore ce que cela peut-être…
- Cela aurait été trop simple. Est-ce que vous souffrez ?
- Non, l’avaler ne semble pas avoir d’effet sur moi et cela fait déjà plusieurs heures que je l’ai ingéré. Maintenant, c’était sans doute trop tard ou plutôt bien trop peu...
- Oui, elle ne souffre pas en permanence. Ce venin doit sans doute disparaître au fil du temps. Malgré tout votre talent, vous n’avez du prendre que du sang presque redevenu sain…
- Pourtant, je l’ai senti…
- Il ne reste plus qu’à espérer…
- Je réprouve ce genre d’actes.
- Tout comme moi, puisse le seigneur Minos châtier le coupable. Aucun spectre ne devrait infliger librement cela à un autre. Surtout sachant…


A ses mots, le spectre du Vampire jeta un œil à tout ce qui l’entourait. Le sol de la pièce contiguë débordait de terre sacrée. Si ancienne, arrachée à sa première demeure, celle que nulle autre qu’elle ou les plus anciens parmi la lignée connaissaient. Pas même ce monstre de…

- Ce n’est pas le moment de vous laisser aller à ce genre de doute. Nous sommes là, en cette salle, pour vous, ma lady, et vous êtes là pour sauver l’une de vos sœurs d’armes. Minos a beau vous avoir sérieusement blessée, il ne vous a pas détruite ni condamnée non plus. Même si la Bête vous a été arrachée, votre cœur, lui, est toujours là.

Un geste avant qu’il ne pose un doigt sur sa poitrine sans qu’elle ne le repousse, elle savait parfaitement ce qu’il recherchait.

- Tout comme le reste. Jonathan, hormis le juge Minos ou le spectre du Balrog pleinement incarné, personne d’autre que toi ne devra plus franchir cette porte une fois le processus lancé.
- Cela va…
- Je refuse que l’on passe cette porte.
-Comme vous le souhaitez… Il faudra que j’aie une conversation d’homme avec la Rose Noire par contre. Il serait capable de tout défoncer s’il vous croit en danger.
- Veillez bien sur lui et si jamais…
-Nous savons tous quoi faire et je pense que notre blonde nordique ne pourra qu’être heureuse de se sentir de nouveau guerrière et reconnue comme telle.
- Oui, elle le fera pour Sivir…
- Laissez-lui le temps d’apprendre à réellement vous connaître.


Ils en étaient là lorsque des cris leurs parvinrent. Tous deux pouvaient librement entendre tout ce qu’il se passait en leur demeure. Sous la montée de la douleur, Sivir n’avait pu retenir ses premiers cris et les deux guérisseurs avaient de suite rejoints Brunissen, à la vitesse hallucinante que pouvait posséder tout vampire digne de ce nom…

- Nous sommes là, dame Brunissen. On va se charger du prélèvement, endormez toute douleur. Qu’elle ne souffre pas plus que de nécessaire.

Fut tout ce que dit Lydia avant qu’Harcher ne s’efforce de bloquer les mouvements du futur Balrog. En un geste, l’Etoile des Ténèbres perça la peau juste sous l’une des piqûres et aspira tout le fluide qui s'y trouvait. La prise était cette fois autrement plus brûlante entre ses mains. Impressionnée malgré elle par une telle violence, la No-Life Queen serra les dents tout en entrant en transe. Le sang n’était plus le même à cet endroit précis. Le prendre, prendre le maximum sans risquer de trop affaiblir Sivir. Trois flacons s’en retrouvèrent remplis avant que la décharge ne cesse. Toute cette saleté venait quasi d’être aspirée par les gestes de la rousse chasseresse. Quant à Brunissen, elle s’était empressée d’atténuer la douleur de son froid avant que le professeur Jonathan ne relâche enfin sa prise.

- Doucement… C'est fini. Cela va aller maintenant...

Respirant profondément, la splendide rousse ne put détacher son regard du trio formé par Sivir, Brunissen et Harcher. La crise passée, la jeune femme ne souffrait quasi plus. Toute cette substance avait été évacuée avant de pouvoir réellement l’empoisonner. Avec une crise de plus, elle était maintenant certaine d’en venir à bout…

Une crise qui vint un jour plus tard, quasi une heure après que Lydia n’eut reçu le message de Minos. Sivir allait devoir quitter White Rose au moment précis où tout allait se mettre en route. Échangeant un regard avec Lucile et Jonathan, la reine des vampires se prépara à ce qui allait suivre. Mieux valait en effet que Sivir soit déjà partie lorsque tout commencerait. Qui sait comment elle le prendrait une fois qu’elle saurait…
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MessageSujet: Re: [Décembre 1755 - Londres] Besoin de soins? - Étape 2! {Brunissen, Ézéquiel, Lydia, Sivir}   Mar 25 Juil - 9:45

C'était une requête délicate et j'en savais encore trop peu sur les règles des Enfers pour oser vraiment demander quoi que ce soit. Ce n'était pas une question de manque de confiance en Lydia ou autre, mais surtout que j'espérais que ce ne serait pas dangereux pour Brunissen et moi de demander à vivre à la surface. Lydia pouvait, mais elle était si ancienne au sein de notre armée qu'elle pouvait peut-être se permettre ce genre de privilège, que moi je ne pouvais pas. Quoi qu'une fois devenue pleinement l'étoile du Talent, peut-être que j'aurais certains droits aussi.

La télépathie me fit sursauter, je ne m'y étais pas attendue et je m'étais crispée sur le moment! Mais je m'y faisais ensuite et je me mettais à sourire avec un profond soulagement.

«Merci.» quelle plaie de dépendre ainsi autant des autres. Je n'y étais pas habituée, mais en même temps, cela faisait du bien de sentir que je pouvais avoir confiance en certaines personnes dans mon propre camps. On ne peut pas dire que j'avais eu droit aux exemples flagrants depuis mon arrivée.

Les jours qui suivirent furent pénibles. Que ce soit la première prise ou les autres, chaque fois que je faisais une crise, j'essayais de l'anticiper au mieux pour que tout le monde soit prêt à récupérer le venin directement sur la plaie. Lydia avait été la première à le faire pour montrer la marche à suivre, ensuite Brunissen s'en occupait et je préférais au fond.
Elle ne m'avait jamais quittée, au point qu'on avait demandé à ce qu'ils rapprochent nos deux lits pour qu'elle soit en permanence auprès de moi et ainsi apte à réagir en cas de crise.

J'allais beaucoup mieux. La plupart de mes blessures était totalement guérie, il ne restait donc que cette fichue marque qui continuait de me balancer des crises de douleurs à certains intervalles. Malheureusement, ce n'était pas régulier, je ne pouvais prévoir quand aurait lieu la prochaine crise, et j'allais devoir prévenir Minos afin de ne pas être un handicap pour notre escapade à la Tour des étoiles.

Lydia était dans son laboratoire, ses "amis" allaient et venaient de temps en temps pour juger de mon état, mais la plupart du temps, nous restions seules avec Brunissen. J'avais pris plaisir à lire certains ouvrages, je pouvais désormais me déplacer après tout, et j'avais aussi visité les serres avec Ézéquiel lorsqu'il ne se baladait pas autour de la maison pour surveiller les environs. On avait aussi beaucoup discuté avec Brunissen et Lydia de ce que l'on cherchait comme havre de paix, moi il me fallait la mer, et de la végétation évidemment. Et une partie du monde tempérée pour qu'on ait de la neige en hiver... après pour le reste, qu'il fasse chaud, froid, sec, humide le reste de l'année, je m'en fichais un peu.

Près de la fenêtre, je regardais dehors avec une certaine nostalgie, les bras croisés, j'avais lâché mes cheveux pour dissimuler la marque de morsure encore bien visible. Elle formait une sorte d'étoile violacée malgré les premiers soins de Lydia et Harcher, je savais que je n'allais pas pouvoir la cacher au Seigneur Minos. De toute façon, il était au courant de l'attaque d'Aërys, puisque Brunissen l'avait mis au courant.

J'étais prête à partir, mais il me serait difficile de partir sans elle. Je prenais une profonde inspiration et je venais m'approcher d'elle pour la serrer dans mes bras

«Merci pour tout ce que tu fais pour moi... et je sais que ce n'est pas seulement à cause de ta dette envers moi.» cela allait au-delà, nous l'avions toujours senti elle et moi. Les deux faces d'une même pièce, à la fois différentes et pourtant indissociables. Je reculais doucement et je plongeais un regard sérieux dans le sien «je vais devoir y aller... je dois retourner rapidement en Caïna pour préparer des affaires pour le voyage. Mais toi... toi, tu vas devoir rester encore un peu à la surface.»

Je serrais légèrement les dents, je savais qu'elle n'allait pas apprécier de savoir que je me rendais en Caïna, et surtout sans elle
«Ne t'en fais pas... je vais prendre l'une des roussettes de Lydia pour m'accompagner afin qu'elle vous prévienne s'il m'arrive quoi que ce soit, d'accord? De toute façon, Aërys sait que je suis destinée à servir Minos, elle ne s'en prendra pas à moi une seconde fois. Déjà, si Minos laisse passer sa première attaque, ce sera un miracle.» même si je ne comptais pas lui dire qu'elle était au courant, il était possible qu'il l'apprenne quand même.

Je prenais une profonde inspiration et je lui souriais en posant une main sur son épaule

«Quand je reviendrai... je serai peut-être... surement... différente. Mais je serai toujours moi.» je tremblais un peu, mon cœur s'emballait un peu et je faisais une légère moue embêtée... je suppose que c'était notre crainte à toutes les deux quelque part, mais peu importe ce que je deviens, elle et moi étions liées par un pacte de notre Seigneur en personne! Rien ne pouvait donc nous séparer, pas même mon changement d'étoile.
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Brunissen


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MessageSujet: Re: [Décembre 1755 - Londres] Besoin de soins? - Étape 2! {Brunissen, Ézéquiel, Lydia, Sivir}   Hier à 15:42

Même si elle n'en montra rien, les mots de la désormais ancienne Étoile de la Magie la touchèrent en plein cœur. Ne pouvoir l'accompagner en cette quête qui allait bouleverser le reste de sa non-vie était une épreuve de plus. La dernière espérait-elle…

Déçue plus qu’elle n’aurait pensé l’être par ce nouveau coup du sort, la blonde nordique s’efforça toutefois de ne rien en montrer. Plus que tout, elle souhaitait conserver sa dignité et regagner cette puissance destructrice qui autrefois avait été la sienne. Future Etoile parmi les cent-huit ou non, qu’importait au fond, elle était et resterait à jamais auprès de Sivir. Hadès lui avait rendu la vie pour cela, pour qu’elle serve au mieux les intérêts des Enfers au travers de sa sauveuse, le temps qu’une Etoile puisse finalement fusionner avec elle et là était toute la question…

Quelle Etoile pourrait lui convenir et quand ?

Question dont tous ignoraient la réponse et qui au fond, passait maintenant en second. Après tout, ce n'était pas cela le plus important. Qu'importait la couleur et le nom de l’armure qu’elle porterait, elle avait enfin une nouvelle destinée…

Et se penchant davantage sur la brune Céleste, elle finit par lui répondre, étreignant sa main avec chaleur.

- Bien, Sivir, mon amie. Je vais te laisser partir seule. Pour la dernière fois, j’espère et dis bien à Minos qu’il a intérêt à veiller sur toi. Sinon, lui aussi se prendra un terrifiant coup de froid quand nous nous reverrons, juste après Aerys.

Un sourire de connivence avait suivi ces quelques mots. Jouant de son va-tout, Brunissen savait aussi n’être aucunement de taille contre le puissant spectre du Griffon mais elle n’hésiterait pas à défendre celle à qui elle s’était déjà si attachée. Un instant s’écoula encore sous le regard de Lydia et d’Harcher avant qu’elle ne lâche soudain la main de son amie.

- Promets-moi juste de revenir… De ne pas m’oublier une fois que tu seras devenue celle que tu aurais toujours du être…

Des mots lourds de sentiments, d’une certaine tristesse avant qu’elle ne s’éloigne, laissant la première prise de venin aux mains expertes de Lydia. La rousse chasseresse était en effet d’une dextérité à toute épreuve. Si peu de sang était sorti lors de la toute première prise mais cette fois, au plus profond de la crise, la quantité s’avéra autrement plus conséquente.

Se tournant alors vers Harcher, elle écouta avec une attention plus que soutenue ses explications avant de le suivre en une autre salle, histoire de s’entraîner sur d’autres chairs, d’autres corps, tous différents mais bien volontaires…

Quelques heures qui lui furent plus que profitables en bien des aspects…

- Merci, professeur Harcher…

Furent ses paroles les plus importantes au milieu de tout le flot que l’ancienne Zeta Prime lui offrit au fil de leurs échanges. Cet homme, ce professeur plus que savant, avait vraiment de quoi impressionner n’importe qui et même la blonde guerrière. Tout comme la pièce encore fermée avait le don de l’attirer mais il était hors de question de forcer quoi que ce soit en cette demeure. Pas après tout ce que les habitants faisaient pour elles.

Ainsi les lits des deux jeunes femmes furent rapprochés au point de n’en faire qu’un seul. Une précaution plus qu’utile pour l’ensemble des crises suivantes. Un bienfait que la blanche tigresse appréciait tout comme les pas effectués côte à côte en cette vaste demeure. Parler de leur projet lui faisait aussi un tel bien tout en lui rappelant l’incertitude planant sur leurs têtes et leurs avenirs. Ainsi leur terre idéale prenait forme ne leurs esprits mais celle-ci pouvait ne jamais exister et il leur faudrait accepter un premier lieu autrement moins parfait que le havre de leurs rêves. Avoir du concret serait le premier pas… Vers un avenir encore plus prometteur. Et puis, Lydia les aiderait.

Ainsi s’écoulèrent les jours avant que l’heure du départ de Sivir ne sonne. Un instant plus que décisif pour la belle brune et qui marquerait un passage certain en leurs vies. Se laissant prendre entre les bras de son amie, Brunissen ne réagit pas immédiatement. Silencieuse, elle savoura juste ce dernier instant qui avait des relents de deuil. Le deuil de son ancienne vie, de ces quelques jours de paix malgré tout ce qu’il venait de se passer. Complicité et soin s’étaient mêlés jusqu’à faire croître et embellir une relation aussi extraordinaire qu’inattendue.

Lentement, sans même le moindre mot, ses bras finir par se poser sur le corps de l’ancienne Alraune, répondant à son étreinte avec une douceur dont elle pensait avoir tout oublier. Chaleur, tendresse, apaisement, tout cela se rassemblaient en ce seul geste. L’ancienne dame d’Asgard était morte mais quelque chose d’elle avait survécu, quelque chose qui ne demandait plus qu’à grandir et se transformer.

- Sois prudente, Sivir, sois prudente… Évite cette monstruosité de Wyvern même si le nom de Minos devrait largement suffire à lui seul lui ôter toute velléité de récidive.

Serrant encore davantage la brune contre son cœur, elle finit pourtant par s’en détacher avant de déposer un baiser sur ses mains. Seul geste de douceur que la belle se permit en cet instant avec la belle Sivir. Puis, la relâchant soudain.

- Pars mon amie, pars et promets-moi de revenir saine et sauve, qu’on puisse te ôter cette chose…

Finit-elle en passant les doigts le long de la marque que la Céleste dissimulait sous de longues mèches avant de doucement s'éloigner.

[HRP : Voilà, je pense qu'on a plus rien à ajouter pour cette partie sans que cela devienne trop redondant.

Merci pour ce splendide rp qui offre des tas de possibilités pour l'avenir des persos. Ce fut un plaisir Very Happy ]
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MessageSujet: Re: [Décembre 1755 - Londres] Besoin de soins? - Étape 2! {Brunissen, Ézéquiel, Lydia, Sivir}   

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[Décembre 1755 - Londres] Besoin de soins? - Étape 2! {Brunissen, Ézéquiel, Lydia, Sivir}

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